Chapitre 25 : Foyer sweet foyer !

« Comme disait l'autre :

"Show must go on". »

Quelques semaines… C'était ce que nous avaient dit les Kages pour la date de l'examen Chunin. Nous nous étions séparés en pensant nous revoir dans quelques semaines, un mois maximum… Nous nous sommes finalement revus quatre mois après. De nombreuses missions, des conflits et des soucis d'organisation ont décalé la date de l'examen d'origine. Quatre mois durant lesquels je n'ai pas pu voir Ibuki. Les communications entres ninjas étant surveillées et réservées aux cas d'urgence, je n'eu que peu de nouvelles.

Il m'a fallut de nombreux jours pour ravoir envie de travailler. Tsunade, compréhensive, demanda à Sakura de lui donner de mes nouvelles. Puis, lorsque je commençais à me relever et à ressortir, Tsunade me donna plusieurs missions à effectuer dans le but de m'occuper. Elle me laissa le temps de m'entrainer, afin de rester en forme, mais aussi du temps pour ma famille et mes amis: Sakura et moi nous sommes entrainés pour l'examen; Kiba et moi sommes devenus inséparables, plus encore que nous l'étions ; je discutais longuement avec Shikamaru ; je m'entraînais avec Neji, rigolais avec Ino et Hinata, consolais Tenten…

Toute ma peine, je la déversais dans mes missions, mes amis…Et ma mère : elle fut là pour moi comme elle ne l'avait jamais été. C'est la personne qui m'a le plus soutenu. Elle m'a consolé, m'a rassuré, m'a encouragé…Cette séparation avec Ibuki m'aura rapproché de beaucoup de monde aujourd'hui… Cela n'empêche que je dormais très mal. La seule chose me rassurant étant le pendentif que m'avait offert Ibuki.

Nous sommes à présent le 18 février. Cette date n'avait aucune valeur pour moi. Tsunade m'avait envoyé en mission de reconnaissance avec Shikamaru dans une base supposée de l'Akatsuki. Après avoir désarmés 2-3 gardes (moi en les gelant/brulant/enterrant, Shikamaru en les étranglant avec son ombre), nous sommes entrés dans cette grotte. Peu de lumière, quelques lampes tous les 20 mètres, des gardes qui faisaient des rondes…Mais aucun indice ne faisant penser à l'organisation Akatsuki. Après de nombreuses heures passées à parcourir des kilomètres de tunnels, nous avons finalement réussis à trouver ce que nous cherchions…ou presque ! Au lieu d'une base de l'Akatsuki, cette grotte était un tripot clandestin : combats de coqs et de chiens, blackjack, machines à sous…Rien de bien choquant, si ce n'était la vente aux enchères…d'êtres humains.

Suivi un moment de flottement, je sentis la rage monter en moi, et ai demandé à Shikamaru de reculer. L'espace d'un instant, je dis à Gobi "Lâche toi ma belle.Fais-moiconfiancemongrand." Ma louve me prêta une bonne dose de chakra, puis s'absenta. Je laissai émerger ma rage contre ces vendeurs d'esclaves. Ce fut un tel déchainement de violence que j'en perdis la mesure. Après avoir mis hors d'état de nuire ces vendeurs d'esclaves, je me suis précipité vers ces prisonniers. Je savais que j'avais été dans leur cas, mais je ne me rappelais plus de rien. Les souvenirs ne m'étant toujours pas revenus, je suis ressorti accompagnés de ces personnes à présent libres, et Shikamaru et moi les avons escortés jusqu'à Konoha, tout en gardant prisonniers certains malfrats.

Arrivés à Konoha, nous conduisîmes tout le monde dans le bureau de l'Hokage, qui se retrouva très vite à l'étroit. Une fois les affaires expédiées, les ex-esclaves libérés et les malfrats emprisonnés, Tsunade me donna pour mission d'aller chercher différents objets à travers la ville: du Calcium, de l'Antimoine, du Strontium, du lithium, du Cuivre, du Sodium, du souffre, du salpêtre et du charbon. Après avoir eu cette liste, je me suis dépêché de parcourir la ville, en long, en large et en travers, à la recherche de ce que me demandait l'Hokage. Vers 16h, une fois que j'avais tout trouvé, Tsunade me convoqua et récupéra tous ses biens. Elle m'ordonna d'aller surveiller les jeunes ninjas de l'académie pendant qu'Iruka lui faisait un débriefing sur sa mission précédente.

Me voici donc dans la cour de l'académie, en train de servir de jouet à des gamins de 8 ans…Punaise ! Et Iruka qui n'arrive pas, Sakura qui ne répond pas à mes appels, Kiba qui n'est pas là quand on en à besoin, Gobi qui n'était pas en moi non plus... Et moi, qui subis les affres d'une bande d'affreux gamins … Pendant 2 heures, j'ai été peint, attaché, pincé, mordu, arrosé…Tous ça pour pouvoir rentrer chez moi, et me reposer. Arrivé à la maison, ma mère me regarda et me dit:

"-Tiens Heizeru-kun? T'as l'air d'avoir passé une journée…pleine d'énergie, dit elle en rigolant.

-Ouais. Je t'explique…

Et j'ai expliqué ma journée à ma mère: ma rage de la matinée, mes courses de l'après midi, mon occupation en tant que baby sitter…Bref, je me suis plaint pendant quelques minutes…30 minutes en fait. Après m'avoir écouté, Tsugumi reprit la parole:

-Oh pauvre petit…Va prendre ta douche et habille toi ! Ce soir, c'est resto ! Ok ?

-Hum…Ce soir ? Demain, ça serait pas mieux ?

-Heizeru-kun. Tu fais ce que je te dis, me dit-elle avec un regard sadique. (Au moins, je sais d'où Sakura tient son regard …)

-Ok. J'ai combien de temps ?

-20 minutes. Sinon….

-Ok, d'accord, fis-je en traînant les pieds et en montant dans la salle de bain.

Je me suis déshabillé, et me suis glissé sous ma douche. Si j'étais resté à la maison j'aurais pris une douche chaude, avec mon shampooing citron meringué. Au lieu de quoi ce fut une douche froide avec gel douche corps/cheveu à la caféine. Une douche froide, après une journée aussi intense, c'était un vrai délice! Même si le froid régnait encore en ce mois de février.

Puis je suis sorti de la salle de bain, et ai été chercher des vêtements dans mon placard : les seuls vêtements qu'il me restait étaient une chemise à carreaux verts et bleus foncés, et un jean blanc. Une paire de converses vert pomme, puis je suis retourné dans la salle de bain. Sakura-chan avait acheté de la teinture non-permanente et m'avait appris à faire des mèches. Une fois coiffé, je suis redescendu dans le salon. Ma mère m'attendait, habillé d'un ensemble bordeaux contrastant avec ses cheveux clairs. Elle était maquillée discrètement et cela la rajeunissait. On ne lui aurait pas donné la petite vingtaine ! A part lorsqu'elle me vit descendre et que ses yeux s'écarquillèrent. Devant sa tête surprise, je pris la parole:

-Maman ? C'est pas bien ?, lui demandais-je en tournant sur moi-même. C'est tout ce qui me restait….

-Hei…Heizeru ! En 20 minutes, t'as eu le temps de t'habiller, te laver et te faire une teinture ?

-Euh…oui. Pourquoi ?

-Et en plus, même avec rien dans tes placards, t'arrives à être éblouissant, me dit-elle en me souriant avec amour. Ce vert pomme te va très bien, fit-elle en attrapant une de mes mèches.

-Merci maman ! On y va à ce resto ?

-C'est parti !

Elle avança vers la porte d'entrée, puis je me rappelais une question que je m'étais posé dans la salle de bain:

-Et Sakura ?

-Quoi ?

-Elle ne vient pas ? Elle n'a pas encore finit de travailler ?

-Oui, c'est ça me répondit-elle sans autres explications.

Puis en passant sous la porte, en regardant le sceau de Gobi-peluche, je lui ai posé une autre question.

-Et t'as pas vu Gobi aujourd'hui ? Je l'ai pas entendue depuis cet après-midi ?

-Hum…Non désolée, me dit-elle un sourire crispé sur les lèvres.

-Tant pis, lui répondis-je tout en la suivant des yeux.

Puis nous sommes sortis. Nous nous sommes baladés pendant quelques minutes dans l'avenue de Konoha, où les rues bourdonnaient d'activité. Malgré l'heure tardive, les gens ne cessaient de s'agiter. La rue grouillait de vie, les échoppes d'objets plus ou moins utiles, les restaurants de nourriture… Pendant quelques minutes je me suis demandé dans quel restaurant nous irions manger: celui de ramen ? De yakitoris ? Des sushis ? Ou alors…peut-être… de la cuisine française ! J'avais déjà l'eau à la bouche rien que d'y penser…

Cependant, j'eu un doute lorsque nous quittions la rue des restaurants et autres bars. Ma mère continuait son chemin comme si de rien n'était. Peut-être qu'un nouveau restau avait ouvert dans une autre partie de la ville? Je la suivais sans trop poser de questions… Une fois arrivés sur le bord de la rivière, elle bifurqua sur la droite, moi à sa suite.

Tout se passait bien quand soudain, un fumigène explosa entre nous deux. Ne pensant qu'à ma mère, je me suis jeté tête la première dans la fumée. Toutefois, ce brouillard était si dense que je ne la retrouvais pas. Ayant entendu des bruits vers la rue, j'ai bondi hors du nuage de fumée, et je vis une personne couverte d'une grande cape, avec dans ses bras, ma mère évanouie. Puis ce fantôme bondit de toit en toit. N'écoutant que ma colère, je me mis à sa poursuite.

Après une course poursuite qui dura pendant une dizaine de minutes, je le perdis de vue. Cette chose m'avait emmené près d'une maison inhabitée, au bord de la rivière. Cette maison n'était pas immense, mais restait assez respectable. Elle formait un H avec, à la place de la barre centrale du H, une pièce semblable à un grand carré. Les deux ailes de la maison entouraient cette pièce. Un toit en ardoise noire recouvrait le tout, et une cheminée fumait, preuve de la présence de personnes à l'intérieur. Malgré cela, toutes les fenêtres étaient fermées par des volets rouges, qui se détachaient des murs en bois sombre. Cette maison ne contenait qu'un seul étage, mais était majestueuse à sa façon.

Cependant, je ne voyais aucune présence de ce kidnappeur… Je regardais autour de moi, mais la maison était le seul endroit ou il avait pu aller. Je me suis approché, ai traversé la cour, où une petite mare et des roseaux mettaient un peu de vie. Je remarquais dans le sol de nombreuses empreintes de pas…Dont celles de ma mère, qui s'étaient profondément marqué es dans la boue. J'avançais vers l'entrée tout en regardant si je voyais d'autres empreintes similaires.

Ce que je vis : des empreintes de peluche, de chien géant et de chaussures que je reconnaissais : celles de Sakura.

C'est alors que ça a fait tilt dans ma tête : cet homme avait enlevé ma sœur, mon meilleur ami, et même la peluche de Gobi! Et maintenant, il s'en prenait à ma mère ! Il allait voir de quoi j'étais capable: je ne perdrais pas ma famille une seconde fois !

Je me suis rapproché de la maison, laissant la rage couler en moi. Quelques signes, et je prononçais "Danseélémentaire,Rougecalciné", sentant les flammes danser autour de mes membres. Ca allait être un vrai massacre ! Pas de pitié !

Je poussais la porte, quand le spectre blanc me fit face. Je bondis à l'extérieur, et il resta dans l'embrasure de la porte. J'hurlais :

-Où sont ma famille et mes amis ? Réponds ou je te crame !

L'homme en blanc recula, et m'invita à le suivre. Une fois à l'intérieur, la porte se referma. Il régnait à l'intérieur de la pièce un noir total. La seule chose qui brillait était le masque du kidnappeur. Il sembla me regarder à travers son masque et l'enleva. C'est là que l'incompréhension me submergea:

-Ka…Kakashi-sensei ?

-Yo !

-Mais… pourquoi ?

-Pourquoi quoi ?

-Pourquoi avoir kidnappé Sakura ? Et Kiba ? Et ma mère ? Et Gobi ? Pauvre Akamaru…

-Ah ça !

- Pourquoi ?, redemandais-je en haussant le ton. Pourquoi eux ?

-Sais-tu seulement quel jour nous sommes Heizeru ?

-Le 18 février pourquoi ?

-Sais-tu seulement ce qu'il y a le 18 février ?

- Non, fis-je en me demandant si ses revues pornos ne lui avaient pas grillé définitivement les neurones. Mais où sont-ils ? Et quel rapport ?

Kakashi s'avança vers moi, se pencha à mon oreille pour chuchoter:

-Le 18 février, c'est…

Les lumières s'allumèrent et la panique me submergea…


Fin du chapitre 25

Oui, je sais je suis sadique !

Mais c'est si bon !

Pourquoi Kakashi a-t-il fait ça ?

Qu'Heizeru a-t-il vu ?

D'autres questions/commentaires/coups de gueules ? Alors reviewez !

La suite dans le chapitre 26 : Ma tension joue au yoyo !