- Newt ?!
Le Sorcier en question était dans le salon, occupé à changer les bandages de Clay même si ça devait le faire serrer les dents à chaque fois qu'il faisait des mouvements trop amples de son épaule meurtrie.
Il se tourna vers les escaliers où il avait entendu le cri.
- Salon !
Il entendit une cavalcade dans les escaliers et aurait pu croire que c'était Croyance qui pouvait vite devenir aussi enjoué que ça. Ou encore Joachim qui ne savait pas ce n'était lenteur. Autant dire que ça pouvait également être Sammy tant il était brusque…
Mais il avait bien reconnu la voix de son compagnon et il lança un sourire à Percival lorsqu'il arriva auprès de lui. Il avait encore des parchemins dans les bras, une bouteille d'encre dans la poche de son pantalon, et elle fuyait légèrement, et une plume dans les cheveux.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je travaillais quand Croyance est venu me voir…
- Tu veux que je m'occupe de lui ? Questionna Newt.
Il savait comme son amant pouvait être très vite très occupé et débordé. S'ils aimaient bien l'adolescent, celui-ci était également envahissant des fois. Que ce soit avec ses questions, comme le ferait un petit enfant, ou ce besoin d'attention qu'il avait. Il tentait constamment de le cacher mais ils ne pouvaient que le voir, eux…
- Non. Enfin… si. Ça m'arrangerait. Reconnut-il.
Il s'approcha pour poser les parchemins sur la table basse.
- Je n'en finis pas de tout ça. La prochaine guerre, je ne la fais pas. Soupira-t-il.
Newt eut un léger sourire à cette mention. Il se redressa pour lui voler un tendre baiser qui fut remercié avec un bras qui roulait autour de son corps pour le coller contre le torse ferme.
- Il a demandé ce qu'il devait faire maintenant qu'il semble avoir développé des pouvoirs magiques et j'ai pensé aux répertoires du Ministère de la Magie.
- Tu crois qu'il était dessus ? Il n'a jamais dit qu'il avait reçu sa lettre pour Poudlard, ce n'est pas normal. Il est bien Anglais ?
- Je… suis né en Amérique.
Newt leva les yeux vers les escaliers et lança un sourire au jeune homme, bien que surpris de le voir. Il tourna la tête vers son compagnon et puis perdit ses yeux dans les plis des tentures.
- Je ne suis pas sûr qu'ils ont son nom dans les archives du Ministère de la Magie.
- Non, je ne pense pas, moi non plus.
- Et ça doit faire beaucoup de paperasse, non ? Il a dix-sept ans. Je peux peut-être voir ce qu'il en retourne ? Tenta le magizoologiste.
- Bien sûr. Lui dit son aimé. Mais je pensais surtout à quelqu'un d'autre : Tom Jedusor.
Newt fronça les sourcils durant quelques secondes avant de réaliser, enfin, ce qu'il voulait dire par là !
- Tu penses qu'on peut le retrouver ?
- Je pense.
- Mais tu sais aussi qu'on ne pourra pas obtenir tout ce qu'on veut ? Seraphine ne voudra pas nous aider, je pense… Ce n'est pas légal. Pas vrai ?
- Je suis Maire et c'est un des habitants de la ville. Mais je ne pense pas qu'elle acceptera. Reconnut-il.
- Dommage qu'elle ne sort plus avec toi. Plaisanta Newt.
Il lui caressa la joue.
- Je pensais, de ce fait, qu'on pourrait plutôt aller voir ta mère…
Le travesti tourna la tête vers lui, surpris.
- Ma mère ?
Bien sûr, il était ravi à l'idée de pouvoir revoir sa mère ! D'un autre côté, allez la déranger à son travail n'était pas toujours de très bonne augure…
Cependant, on parlait d'un Sorcier qui avait fomenté une rébellion moldue et qu'il leur avait ensuite jeté à la figure. Alors que, jamais auparavant, le village de la Forêt de Dean n'avait été trouvé…
- D'accord. Dit Newt. Allons trouver ma mère. J'espère qu'on pourra arrêter cet homme. J'ai l'impression qu'il est pire que nos pères.
- Je ne sais pas, je trouve ses pratiques assez proches des leurs, au final…
Le magizoologiste ne dit pas le contraire. Comme ses sœurs, il avait encore la mauvaise habitude de se voiler la face parce que c'était tellement plus facile de se dire que votre père vous avait aimé jusqu'à la fin.
Mais ils savaient.
Ils se leurraient. Et depuis qu'ils avaient appris la vérité, il semblait que les évènements multipliaient à la vitesse grand V.
Est-ce que c'était demain qu'ils pourraient avoir un tout petit peu de temps ? Dire que quelques semaines plus tôt, tout ce que Percival voulait, c'était partager sa vie avec la personne étrange et pourtant tellement enivrante qu'il aimait du fond du cœur.
