Repost du 08/01/2017 : j'ai décidé de reposter tous les chapitres pour corriger quelques erreurs ou maladresses de traduction ! J'espère que la lecture sera plus fluide, et qu'il y aura moins de coquilles/erreurs de frappe.
SevLiLyHarry
Voilà le chapitre 25 !
Bonne lecture, et Joyeuses Pâques à tous ! Et ne tombez pas trop malade avec les chocolats ;-)
Harry sourit alors qu'il finissait d'écrire sa dernière phrase avec enthousiasme. C'était fait. Il était presque certain que c'était parfait. Ca devait être assez bon cette fois.
Sautant sur ses pieds, Harry réprima à grand peine l'envie d'agiter son parchemin triomphalement dans l'air avant de commencer à mettre toutes ses affaires dans son sac.
De l'autre côté de la table dans la bibliothèque, Hermione fit une pause dans son propre travail et haussa les sourcils en regardant son ami essayer de caser son manuel de potions entre deux autres de ses livres.
"On n'a pas potions aujourd'hui," Ron brisa soudainement le silence, levant les yeux de son exemplaire de Voyages avec les vampires. "Pourquoi fais tu ton devoir de potions, Harry?"
Hermione leva les yeux en se tournant vers Ron. "Tu sais, certaines personnes aiment faire leurs devoirs avant le jour où il est dû, Ronald."
"Ce n'est pas un devoir," répondit Harry, toujours souriant. "C'est un essai que je travaille en retenue. Snape n'arrête pas de me le faire réécrire."
"Ce connard graisseux", déclara Ron automatiquement.
"Ouais," répondit Harry distraitement, en levant son lourd sac jusqu'à son épaule, incapable de cacher l'excitation de son visage.
"Est-ce que tout va bien, Harry?" Demanda Hermione, inquiète. "Tu ne te sens pas encore malade, n'est-ce-pas?"
Harry secoua la tête. Il avait dit à ses amis que la raison pour laquelle Snape avait dû l'escorter à l'infirmerie l'autre soir était qu'il avait été malade pendant la retenue.
Il se sentait un peu coupable de ne pas leur dire quoi que ce soit à propos de la voix, bien sûr. Mais il se sentait encore assez réticent à révéler cette information à tout le monde. Il était toujours inquiet que les gens pensent qu'il était fou.
"Je vais bien, Hermione," dit Harry avec un sourire. "J'ai un bon sentiment à propos de celui-ci. Snape ne peut pas trouver quelque chose de mal avec cette version."
"Bon sang, combien de fois t'a t-il fait écrire cette chose?" Demanda Ron, les yeux écarquillés.
Harry haussa les épaules. "Je ne sais pas ... quelques-unes. Pourquoi?"
"Parce que je ne t'ai jamais vu aussi heureux avant sur la finition d'un devoir."
Harry laissa échapper un rire alors qu'il poussait sa chaise et commençait à s'éloigner. "Ouais, je pense que je vais aller le lui rendre, maintenant."
"Quoi? Tu dois voir la grande chauve-souris pour ta retenue ce soir, de toute façon. Pourquoi ne pas simplement attendre jusque-là?" Demanda Ron, incrédule.
"Je veux juste que ce soit terminé, je suppose," Harry dit par-dessus son épaule, gagnant un regard réprobateur de Madame Pince qui était au coin de la bibliothèque la plus proche.
"Désolé, madame," dit Harry en hâte, en passant près d'elle et il se dirigea vers la sortie de la bibliothèque.
Ron et Hermione le regardèrent partir, puis échangèrent des regards perplexes quand leur ami fut hors de vue.
"Qu'est-ce qui lui arrive?" Demanda Ron.
Hermione fronça les sourcils, pensive. "Je n'en ai aucune idée."
Harry regarda sa montre alors qu'il descendait vers les cachots. Il avait un peu plus de quinze minutes avant les cours de l'après-midi. Il devrait faire vite.
Supposant que Snape passait probablement la pause du matin dans son bureau, Harry se dirigea directement là-bas, et n'hésita pas à frapper fermement contre la porte.
"Entrez," dit une voix traînante de l'intérieur du bureau de cachot. Alors Harry poussa la porte en bois, et entra.
Les yeux de Snape rencontrèrent presque immédiatement les siens, et Harry dû faire de son mieux pour maintenir le contact visuel. Tout comme l'homme le lui disait toujours de faire.
"Mon dieu, mon dieu, est-il déjà l'heure de la retenue?" dit Snape sarcastiquement, les sourcils levés. "Je dois avoir perdu la notion du temps."
Le visage d'Harry devint rouge, et il ne put s'empêcher de détourner le regard, puis, le courage le rattrapa enfin.
"Non, monsieur," répondit-il calmement. "C'est juste ... eh bien, j'ai fini mon essai." Il s'avança, serrant son parchemin fermement dans les deux mains.
"Et cela ne pouvait pas attendre jusqu'à ce soir, M. Potter?" demanda Snape, ennuyé.
"Eh bien, euh ... Je voulais juste vous le donner maintenant."
Les yeux de Snape se posèrent sur le garçon, le scrutant pendant un long moment avant qu'il ne tende finalement la main.
"Alors, donnez-le moi et partez"
Harry fronça les sourcils en tendant l'essai. "Je pensais que vous pourriez le regarder maintenant, monsieur," dit-il bravement.
Snape plissa les yeux. "Vraiment?" répondit-il avec un ricanement. "Et pensez-vous que je n'ai pas d'autre travail à faire aujourd'hui, Potter?"
"Non, monsieur," répondit Harry rapidement. La dernière chose qu'il voulait faire maintenant était d'irriter ou de mettre en colère le professeur. "C'est juste ... eh bien, je veux dire ... Je pense qu'il est vraiment fini cette fois-ci," le garçon trébucha sur ses mots en remettant son essai.
Snape n'offrit pas immédiatement une réponse. Il regarda attentivement le garçon pendant quelques secondes, fixant l'enfant avec un regard glacial en prenant possession du parchemin.
Harry bougea inconfortablement d'où il se trouvait, mais se força à soutenir le regard de l'homme, en attendant.
"Je lirai votre essai plus tard dans l'après-midi, M. Potter," dit enfin Snape d'une voix traînante. "Vous recevrez mes commentaires ce soir en retenue."
Harry essaya de son mieux de cacher sa déception. "Oui, monsieur," répondit-il finalement, avant de se tourner vers la sortie.
Snape regarda simplement le garçon partir, sans dire un mot.
Harry laissa échapper un soupir alors qu'il montait le grand escalier et se dirigeait dans la direction de la salle de classe Métamorphose. Maintenant que Snape avait son essai, il se sentait beaucoup moins certain au sujet de son travail. Peut-être qu'il aurait dû attendre ce soir pour le remettre. Au moins, il aurait eut un peu plus de temps pour le vérifier.
"Potter!" cria une voix tout à coup derrière lui, ce qui sortit Harry de ses pensées.
Harry laissa échapper un autre soupir en se retournant. "Que veux-tu, Malfoy?" demanda t'il, irrité.
Pour une fois, le garçon blond était seul. Ni Crabbe ni Goyle, ni aucun autre deuxième année de Serpentard n'était dans le couloir avec lui.
Il n'y avait qu'eux deux.
Malfoy sourit et croisa les bras. "Tu sais, j'ai réfléchi, Potter. Tu pourrais avoir raison."
"A propos de quoi, exactement?" Demanda Harry. "Que tu as empoisonné mon hibou pour ta stupide vengeance?"
Draco se moqua. " Tu es vraiment un imbécile, Potter. Je t'ai déjà dit que je ne l'ai pas fait. Je n'en ai rien à faire de ton stupide hibou."
"Alors qu'est-ce que tu veux ?" répondit Harry, s'avançant également et croisant ses bras en imitant la position de Malfoy.
"Je pense que nous devrions régler cela avec nos baguettes."
"Régler quoi, exactement?" Demanda Harry, exaspéré.
"Ton mensonge m'a causé des ennuis avec Snape-"
"Je n'ai pas le temps pour ca," interrompit Harry, en commençant à se détourner.
"Alors, tu ne vas pas me battre en duel?" railla Malfoy. "Quoi, tu as peur?"
Harry se retourna. "Je me souviens de l'année dernière quand tu avais dit que tu voulais un duel, tu étais seulement à la recherche d'un moyen de me faire attraper après le couvre-feu. Non, merci."
"Oh, ça va être un vrai duel cette fois. Juste toi et moi", répondit Draco, un sourire en coin. "Allez, Potter. Qu'en dis tu?"
"C'est non," répondit Harry presque immédiatement. Snape le tuerait s'il osait faire quelque chose d'aussi stupide.
Mais presque aussitôt que cette pensée traversait son esprit, Harry se sentit un peu confus. Pourquoi se souciait-il tant de ce que Snape pensait? Il serait probablement dans tout autant des problèmes avec McGonagall ou même Dumbledore s'il acceptait le plan de Malfoy.
"Je savais que tu étais un idiot, Potter. Mais je dois admettre que je ne te croyais pas aussi lâche."
Les mains d'Harry tremblaient. Il ne voulait rien de plus que d'attraper sa baguette. Mais il résista.
Tout juste.
Et puis quelque chose de petit sortit furtivement de l'ombre d'une alcôve et s'approcha des deux garçons dans le couloir.
Les yeux de Malfoy s'élargirent immédiatement à la vue de Miss Teigne, sans doute inquiet que Rusard ne soit pas loin derrière.
"Laisse-moi savoir ce que tu décides, Potter," Malfoy prit finalement la parole, bousculant Harry et se dirigeant dans le couloir.
Dès que le Serpentard tourna au coin, Harry sourit à Miss Teigne, qui commença immédiatement à se frotter contre sa jambe.
"C'est bon de te voir, aussi," dit joyeusement Harry, s'accroupissant pour gratter derrière les oreilles du félin. "Tu m'a vraiment sauvé à l'instant."
Le chat ronronna, et continua à se frotter contre le jeune Gryffondor tandis qu'Harry parlait doucement.
"Je suis désolé, je ne peux pas rester plus longtemps," Harry finit par dire. "J'ai Métamorphose dans quelques minutes, et McGonagall ne sera pas très contente si je suis en retard."
Miss Teigne sembla accepter cette explication, car elle donna un dernier coup à la main d'Harry, avant d'étirer ses jambes, puis de partir furtivement au loin. En quelques secondes, elle avait disparu.
Harry se dirigea dans la direction de la salle de classe du professeur McGonagall.
La journée passa beaucoup trop lentement au goût d'Harry. Il ne pouvait s'empêcher de regarder sans cesse sa montre dans toutes ses classes, sa capacité de se concentrer presque inexistante.
Malfoy ne cessait de regarder vers lui de temps à autre, un regard interrogateur dans ses yeux accompagnant le sourire presque constant sur son visage. Et Harry se demandait ce que le Serpentard avait vraiment l'intention de faire.
Parce qu'il n'y avait aucun moyen pour que ce duel soit aussi simple que Malfoy l'avait suggéré. Il avait certainement autre chose en tête, et Harry savait qu'il ferait bien de mettre cette situation au clair.
En supposant même que ce soit possible. Parce que d'une certaine manière, Harry ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'il semblait toujours se laisser entraîner dans des situations qu'il aurait mieux fait d'éviter.
Harry arriva pour sa retenue ce soir bien dix minutes plus tôt que prévu. Il avait tenté de se distraire avec des devoirs, mais il avait très peu progressé, et avait abandonné après seulement environ une demi-heure de ne serait ce qu'essayer. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps. Il avait besoin de savoir.
Snape fronça les sourcils quand il entra dans la salle de classe de potions, et ferma immédiatement le livre qu'il lisait, le posant sur le côté.
"Vous êtes en avance, M. Potter," dit Snape d'une voix traînante, ne semblant pas le moins du monde impressionné.
"Je sais, monsieur," répondit Harry, marchant plus en avant dans la salle, un regard déterminé sur son visage.
Le silence dura pendant quelques secondes avant que le maître des potions ne réponde finalement.
"Je suppose que vous êtes désireux d'apprendre les résultats de votre dernière tentative?" demanda l'homme, son ton presque ennuyé alors qu'il tendait un morceau de parchemin à Harry. Son essai.
"Oui, monsieur," acquiesça Harry, se dépêchant vers le bureau de l'homme.
Harry avait presque trop peur de regarder. Mais le parchemin était entre ses mains, et ses yeux parcoururent avidement la page.
Il semblait n'y avoir qu'un seul commentaire écrit sur l'ensemble du parchemin, à l'encre rouge, tout en bas.
Vous avez maintenant prouvé, M. Potter, que vous êtes plus que capable de composer un essai très bien organisé, bien pensé, et bien raisonné. J'attends de vous que TOUT votre travail reflète ces capacités à l'avenir. Je refuserai d'accepter moins.
Harry regarda le bas du parchemin pendant ce qui devait être une minute, ou peut-être plus. Il ne savait pas quoi penser. Il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir une énorme quantité de fierté à son travail, bien que la perspective d'être tenu à un niveau beaucoup plus élevé ne l'inquiète un peu.
"Je vous remercie, monsieur," réussi finalement à dire Harry, en regardant son professeur avec un petit sourire.
"Vous avez fait le travail, M. Potter," dit Snape dédaigneusement. "J'ai simplement offert mon analyse."
Le sourire d'Harry s'élargit alors qu'il regarda de nouveau le bas du parchemin.
"Maintenant," dit Snape enfin. "Je crois qu'il est temps pour moi de suivre ma part du marché. Et nous allons enfin pouvoir clore cette conversation."
Harry leva les yeux avec impatience et se déplaça vers le côté du bureau de l'homme.
"Vous allez me dire ce que "un millier de mots " signifie?" interrogea le jeune garçon.
Snape ne répondit pas immédiatement, mais ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit une grande enveloppe blanche.
Harry regarda le maître des potions placer l'enveloppe sur la surface en face de lui, et refermer le tiroir.
"Je suppose que vous avez entendu l'expression "Une photographie vaut un millier de mots ", M. Potter?"
Harry hocha la tête. "Oui, monsieur. Je l'ai entendue."
Snape acquiesça avant de faire courir lentement un doigt d'un côté à l'autre de l'enveloppe, tout en continuant à parler.
"Eh bien, votre mère était très friande de ce dicton" dit-il. Et Harry nota que la voix de son professeur avait pris tout à coup une intonation étrange, non identifiable. Il n'avait jamais entendu l'homme parler comme ça avant. C'était comme s'il était perdu dans un souvenir.
"Quand nous étions enfants," continua Snape, tentant maintenant de garder sa voix brusque et professionnelle, "nous étions, comme vous le savez maintenant, de très bons amis, votre mère et moi. Nous vivions dans le même quartier. Nous communiquions constamment. Nous nous voyions presque tous les jours, et nous nous envoyions mêmes des lettres. Nous en avons fait une sorte de concours, en fait. "
"Un concours?" Demanda Harry, intrigué, les yeux écarquillés alors qu'il était pendu à chaque mot.
Snape regarda l'empressement et la lumière dans les yeux d'Harry, dans les yeux de Lily, pendant un moment, avant de répondre.
"Oui, nous avons parié à qui pourrait envoyer les plus longues lettres. Nous échangions nos lettres, puis nous comptions les mots."
"Qu'est-ce que vous vous écriviez?" intervint Harry, penché en avant maintenant contre le bureau, de plus en plus excité par l'histoire de seconde en seconde.
Le regard de Snape retourna à l'enveloppe, et sa voix s'adoucie à nouveau. "Tout. Tout ce que nous pouvions penser. La plupart du temps c'était sur la façon dont nos jours se déroulaient. Elle aimait aussi écrire au sujet de sa famille. Après un certain temps, cependant, il est devenu de plus en plus difficile de trouver de nouvelles choses à écrire. Nous savions tout deux déjà presque tout ce qu'il y avait à savoir sur l'autre ".
Harry sentit soudain une douleur aiguë d'injustice. Il ne savait presque rien sur ses parents. Ce n'était tout simplement pas juste.
"Qu'est-ce qu'il y a dans l'enveloppe, monsieur?" demanda finalement Harry. "Les lettres de ma mère?"
"Seules quelques-unes d'entre elles. Quelques-unes que j'ai pensé que vous aimeriez voir."
Harry ne pouvait pas en croire ses oreilles. Il n'avait jamais imaginé que Snape serait prêt à lui montrer tant de chose. Il se pencha encore plus vers l'avant, pouvant à peine le croire quand Snape finalement prit l'enveloppe et la lui offrit.
Harry prit l'enveloppe dans ses mains, embarrassé de constater que ses doigts tremblaient légèrement, et ouvrit le volet non scellé.
Il s'était attendu à voir du papier. De vraies lettres. Mais il fut surpris.
"Des photos?" demanda t'il doucement, tirant deux photos. Et il y avait sa mère, une fois de plus lui souriant dans chacune des nouvelles photographies.
Presque instinctivement, Harry tourna chacune des images, et vit les trois mêmes mots écrits sur leurs dos.
Un millier de mots.
Harry leva les yeux vers Snape, qui semblait le regarder attentivement.
"Votre mère a finalement trouvé un moyen de toujours me battre dans le concours, " expliqua l'homme tranquillement. Il soupira alors, avant de continuer.
"Elle envoyait tout simplement quelques-unes de celles là. Et les mots qu'elles valaient représentaient toujours plus que je ne pouvais jamais écrire."
