La « Princesse » de Jardin Radieux.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Mystère, romance, shonen-ai et OMG pas de drame !
Couple : Pas de mystère dans cette partie si : DilanXKairi, Sokai, Soriku.
Disclaimers : A Part Kaly, que je fais un piti peu vivre et qui appartient à Mikukearu et Mikea qui est à moi, tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.
Note : Mikukearu relit et aide dans les idées.
Chapitre 25 : Dans un balancier.
Dilan portait les affaires de Kairi en la suivant jusqu'aux jardins extérieurs de leur monde natale. Il était déjà l'heure pour la demoiselle. Si elle ne partait pas maintenant, elle devrait prendre un portail et, sans manteau de l'Organisation, ça n'aurait pas été possible.
Kairi aurait bien voulu rester mais elle était forcée de penser à ses deux meilleurs amis. Ils lui manquaient et elle était sûre que l'inverse était vrai.
Elle s'avança jusqu'à l'endroit où les navettes se posaient toujours. Il y avait encore des personnes qui attendaient. Une nouvelle fois, Kairi put voir qu'on lançait des regards noirs à son protecteur.
Ce dernier ne sembla pas s'en inquiéter et il se contenta de donner ses affaires à l'auburn quand la navette arriva. Celle-ci le remercia avant de le regarder, ne sachant pas quoi lui dire exactement.
Elle aurait voulu lui dire au revoir d'une façon peu singulière, qu'il ne l'oublie pas, mais elle ne voulait pas être trop théâtrale.
- J'ai quelque chose pour toi. Dit le brun.
Kairi lui sourit de toutes ses dents. L'homme sortit des cahiers qu'il lui tendit. Ils étaient plus grands, plus larges mais plus fins que les journaux. L'auburn fut surprise par ce point. Elle se demandait ce que c'était.
- Ce sont les idées de ta sœur à propos des réformes, ce dont on a parlé.
- Oh… j'ai hâte de voir. Sourit l'auburn.
Elle avait beaucoup entendu parler des réformes et elle voulait savoir ce qu'il en était réellement. Heureusement, Dilan lui avait donné ce qu'elle recherchait. C'était une magnifique opportunité pour elle.
Elle serait plus proche de sa sœur ainsi et, si le poids du Monde lui tombait sur les épaules, elle serait parfaitement au courant de tout ce qu'il s'était passé ici.
La demoiselle sourit à peine, néanmoins. Triste de devoir partir, de laisser l'homme aux rastas derrière elle. Elle s'efforça de lui sourire quand les portes de la navette s'ouvrirent. Elle préférait rester un peu éloignée pour l'instant. Avec les bousculades de ceux qui voulaient entrer et sortir.
- Bon voyage…
- Merci. Au revoir… on se reverra… et je t'appellerais.
L'homme sourit et hocha la tête. L'auburn se força à se détourner et elle entra dans la navette. Elle montra son billet en regardant vers le manipulateur de vent. Un léger sourire passa sur ses lèvres avant qu'elle ne s'éloigne légèrement. Elle se trouva une place et laissa le dispositif happer sa valise.
Kairi s'assit, s'attacha puis elle regarda par l'hublot en serrant les livres contre elle. Elle agita la main pour dire au revoir à Dilan.
La navette sortit du monde et l'auburn soupira. Elle regarda ses livres et, tout à coup, elle se mit à en vouloir à sa sœur comme elle en avait voulu à Riku. Elle ignorait si ses sentiments pour le manipulateur de vent avaient vraiment mutés et qu'elle commençait à l'apprécier plus qu'une amie le devrait ou, est-ce que c'était les sentiments qu'elle avait pour Sora qui avait juste changé de « récepteur » ?
Quoi qu'il puisse en être, elle était jalouse. Encore une fois, elle espérait quelque chose et ça se fermait sous ses yeux.
Kairi regarda les livres et elle serra les dents. Elle tenait vraiment à être digne de son statut de princesse mais elle sentit une nouvelle vague de colère entrer en elle. Elle était dégoûtée d'avoir perdu les deux seules personnes qui comptaient vraiment. En ce sens là. Parce que, bien sûr, Riku comptait aussi beaucoup pour elle.
Elle aurait voulu hurler. Mais pas ici.
Elle regardait en arrière. Une partie de son cerveau lui disait, aujourd'hui, qu'elle savait que Sora et Riku s'aimaient. Sinon pourquoi aurait-elle joint leur main, poussé Sora à accepter la nouvelle apparence de Riku ?
Mais pour Dilan, c'était différent. Elle pouvait en vouloir à Kaly. Il ne s'agissait pas de ses amis.
Elle ne la connaissait même pas.
µµµ
Dilan regarda la navette décoller avant de s'éloigner pour retourner dans le château d'Ansem. Il ne passa pas voir après ses amis, bien que sachant que Lea ne serait pas là et que Even et Ienzo liraient.
Il s'installa sur son lit avant de soupirer. Il pensait plus à Kairi que le bon sens ne le laissait faire.
C'était dérangeant. Il avait presque l'impression de trahir Kaly qui avait été bien plus qu'une amie.
Comme tous les jours, Aeleus et moi prenions notre tour de garde à huit heures. Quand tout va mal, on devait rester quatre heures debout à guetter absolument rien. Puis vient le repas où on a au moins le plaisir d'être un peu avec Kal' et de pouvoir nous distraire. Avant de devoir supporter six heures de vide intersidéral.
Enfin seulement, on rentrait chez nous et on essayait de faire nos devoirs. Ce qui n'était pas toujours facile.
Nous restâmes bien une heure seuls sans avoir le moindre problème avant que la porte ne s'ouvre de l'intérieur. Je me tourna alors pour voir Kal'. Celle-ci revêtait ses vêtements qui nous faisait signe, à Aeleus et moi, qu'elle comptait bien faire une virée dans la ville.
Depuis un an, ça arrivait de plus en plus souvent. Elle séchait ses cours sans honte et elle nous laissait la couvrir. Si Aeleus n'avait pas été particulièrement pour au début, c'était presque triste à dire, mais c'était notre travail.
Nous devions protéger Kal' quelque soit les circonstances. Contre son père car elle allait faire des virées. Ou contre le peuple. Mais, aussi, si elle commettait, par exemple, un meurtre, il était de notre devoir de la protéger, de faire sauter sa peine ou, pire, en prendre la totale responsabilité.
Il était plutôt bon de savoir que Kal' n'était pas de ce genre-là.
- Je vais au marché. Inutile de venir avec moi hein. Sourit-elle.
- Ce n'est pas très sûr.
Aeleus était de loin le plus responsable. Je savais que Kal' savait s'en sortir seule et je la laissais souvent, trop au goût de mon meilleur ami, se débrouiller seule.
- Ienzo attaque câlin ! Lança Kal'.
Nous remarquâmes alors seulement le petit, qui allait atteindre trois ans sous peu, se jeter dans les jambes d'Aeleus. Ce dernier l'attrapa. Ienzo détourna assez l'attention de mon meilleur ami pour que Kal' puisse s'enfuir.
Je lui fis un signe de main sous le regard désapprobateur d'Aeleus.
- …Leus ! Prononça Ienzo en se blottissant dans ses bras.
- Au moins, tu n'es pas seul. Le taquinai-je.
- Comique. Lâcha mon meilleur ami.
Une heure et demie plus tard, Aeleus était entré dans le château pour ramener Ienzo à son père adoptif : Even. Le petit commençait à se refroidir et on préférait éviter de se mettre Even à dos. Il avait accès à nombres de produits dangereux. Et, surtout, il était le conseiller du souverain de Jardin Radieux.
C'est ce moment que Kal' décida de revenir. Elle avait les joues rouges noyées par les larmes et la morve au nez. Je laissais mon poste derrière moi et je la rejoignais immédiatement.
De toute façon, au diable la protection du château ou du Seigneur quand il s'agissait de Kal'.
Avec sa tenue toujours moyennement boueuse, impossible de savoir si elle pleurait car elle était blessée ou pas. Même si je doutais sérieusement qu'elle puise pleurer pour quelque chose de si futile qu'être blessée.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Dilan… c'est horrible… c'est Blanche…
- Quoi ?!
Je songeai immédiatement aux réformes. Elle était pauvre, au service direct du souverain. Pour une raison X ou Y elle avait pu être battue ou encore enfermée. Voire pire. Mais pas question de le sous-entendre tant qu'elle ne l'aurait pas clairement dit.
- Je… j'étais avec elle, comme d'hab et…
Elle redoubla de pleurs alors que ses mains tremblaient. Je la pris immédiatement dans mes bras. Je veux la rassurer. Je sais ce que c'est. Mon père a été kidnappé pour cette réforme. Battu sur la place publique puis enfermé dans un cachot.
On ne l'a plus vu depuis.
C'est pour ça que je travaille ici. Je ne veux pas que Kal' soit au courant de ça. Je ne veux pas qu'elle doive subir ça. Même si au début, comme beaucoup, je souhaitais que la parfaite petite princesse sache de quoi était fait ce monde.
- J'ai… embrassée Blanche… je sais pas ce qui m'a pris… Et… elle a répondu au baiser… je sais pas trop ce qui s'est passé… puis je lui ai peloté les fesses, elles étaient cool sous la main… c'est pas la question, mais…
Elle hoqueta puis renifla bruyamment d'une façon absolument pas distingué. Je souris, rassuré. Je la serre un peu plus contre moi.
- Ce n'est rien ça, Kal'.
- Papa va me tuer !
- Mais non…
- Il dit que ce n'est pas convenable !
- Ce n'est pas utile de lui dire…
- Lui mentir ?!
- Vu ta tenue, tu le fais déjà… un de plus ou un de moins… Lui dis-je.
Elle me regarda avant de sourire faiblement. Elle essuya ses yeux avant de se blottir un peu plus contre moi. Je pouvais bien me douter que ça ne devait pas être facile pour elle. Avoir une telle attirance… surtout dans ce milieu.
Mais je me jurais d'une chose : Je serais toujours aux côtés de Kaly. Quoi qu'il puisse arriver.
Je lui caressais doucement les cheveux, essayant de la détendre au maximum.
- Je ne ferais plus jamais ça… c'est encore plus simple… se rouler dans la boue, c'est moins grave.
- Ne laisse pas ce monde, ton père ou qui que ce soit te changer, Kal'.
Elle me sourit faiblement.
- J'essaierais.
Je la serrai à nouveau dans mes bras. Elle s'y blotti, semblant rassurée. Et c'était tout ce qui comptait pour moi.
