Bonsoir à tous,

Voici la suite de protection rapprochée, bientôt finie. Merci pour toutes vow reviews, et bonne lecture !


Chapitre 25 : Nothing else matters

- Potter, avez-vous une idée d'où elle pourrait se trouver ? demanda Minerva en conjurant trois thé.

Ils avaient fouillé le village de fond en comble, des boutiques aux petites ruelles, sans rien trouver.

- Non, je ne vois pas… répliqua l'attrapeur de gryffondor en buvant le liquide chaud.

Ron ne disait rien, il était plongé dans une intense réflexion.

- Je crois savoir où… finit-il par dire. Suivez-moi.

Le préfet se mit à courir en direction des dernières maisons de Pré au Lard. McGonagall et Harry le suivaient de près.

- Nous avons déjà fouillé là-bas ! haletait le professeur aux deux jeunes hommes.

- Je vois où tu veux en venir, Ron… murmura Harry.

- Mione était très attachée à Sirius, malgré ce qu'elle pouvait dire, répondit simplement le gardien de gryffondor.

La directrice adjointe écoutait avec intérêt la conversation des deux adolescents. Ils finirent par arrivée à l'endroit où Sirius s'était cachée pendant le tournoi des trois sorciers. Au loin, un corps était immobile. McGonagall s'approcha et son cœur rata un battement. Son amante était là, dans un état effroyable. C'est à peine si elle avait réussi à la reconnaître. Le professeur se pencha sur la préfète et fut heureuse de constater qu'elle était en vie. Elle remercia muettement Merlin et fit signe à Harry et Ron de s'approcher.

- Monsieur Weasley, pouvez vous retourner le plus rapidement à Poudlard, et demander à Pomfresh de se préparer pour une grave urgence. Que Rogue vienne l'aider si besoin. Monsieur Potter, allez chercher Hagrid, et amenez le devant les grilles de l'école. Il m'aidera à transporter Hermione.

- Vous voulez un coup de main ? demanda le Survivant.

L'animagus regarda le jeune homme. Elle pouvait lire dans son regard de la compassion.

- Je vous remercie, Harry, mais je vais m'occuper d'elle…

Minerva souleva délicatement la gryffondor de terre et la serra contre elle. Elle se mit à marcher en direction de Poudlard tandis que les deux gryffondors partaient devant en courant. McGonagall pressa le pas, mais n'arrivait pas à détacher ses yeux du visage tuméfié d'Hermione.

« Tout est de ma faute… Pourras-tu un jour me pardonner ? » pensa-t-elle en déposant une bise sur le front de son amante.

Quand elle pénétra dans le village sorcier, quelques personnes s'arrêtèrent de stupéfaction.

- Professeur McGonagall, on peut vous aider ? demanda l'un.

- Voulez-vous qu'on prévienne Mme Rosemerta ? demandait l'autre.

- Non, je vous remercie. Cette jeune personne vient d'échapper à Vous-Savez-Qui. Je dois l'emmener d'urgence à Poudlard, où elle doit recevoir des soins, répondit doucement la directrice adjointe.

Elle accéléra le pas et arriva 15 minutes plus tard aux grilles de Poudlard. Harry et Hagrid l'attendaient, impatient. Minerva, fatiguée, donna doucement Hermione au demi géant. Ce dernier lança un regard triste à sa collègue avant de partir rapidement vers l'infirmerie. Minerva ne prit pas le temps de se reposer. Elle suivit le professeur de soin aux créatures magiques, tout en frictionnant ses bras endoloris. Pomfresh était sur le qui-vive. Quand les deux professeurs pénétrèrent dans l'infirmerie, la médicomage se précipita sur l'élève. Hermione fut allongée dans un lit, ses plaies furent nettoyées, et Pomfresh commença à ressouder les os.

- Mais qui l'a mis dans un tel état ? demanda cette dernière.

- Bellatrix Lestrange… grogna Minerva.

La médicomage posa une main réconfortante sur l'épaule de la directrice adjointe.

- Vous pouvez aller vous reposer, professeur McGonagall, miss Granger est entre de bonnes mains.

- Non, je reste !

Minerva prit un fauteuil qu'elle installa à côté du lit de son amante et tomba dessus. Elle observa un long moment Pomfresh prodiguer les soins à la préfète, puis, sans s'en rendre compte, elle s'endormit. Cependant, sa sieste fut de courte durée : une demie heure plus tard, Albus la tirait du sommeil, un grand sourire aux lèvres.

- Elle s'est réveillée ? murmura McGonagall en passant une main sur ses paupières.

- Non, pas encore… Mais ce que j'ai à vous montrer vous rendra le sourire… répondit Dumbledore. Venez dans mon bureau.

La directrice adjointe se leva et s'étira, s'endormir sur une chaise n'ayant jamais été très confortable. Elle suivit son collègue dans le dédale de couloir. Dans le bureau du directeur les attendaient le professeur Rogue, Potter et Ron Weasley. Le maître des potions jeta un regard noir à la directrice des gryffondor. Elle n'y fit pas attention et s'adossa contre un mur, les bras croisés.

- Si je vous ai tous convoqué ici, c'est qu'Harry a bien voulu déposer son souvenir dans ma pensine. Alors, pour une fois, moquons-nous de bon cœur de Voldemort.

Le directeur invita ses collègues à se rassembler autour de la pensine. Minerva y alla en traînant des pieds. Elle n'avait aucune envie de voir son amante se faire torturer. Elle fit néanmoins comme les autres et plongea dans le souvenir de Potter. Ce qu'elle vit l'horrifia. Hermione était soumise au doloris et Minerva voulut se précipiter vers elle. Cependant, elle ne bougea pas, consciente que cela n'aurait aucun intérêt, puisque c'était le passé. Elle se contenta de serrer les poings et d'attendre. Elle regarda rapidement Dumbledore. Ce dernier observait la scène, le visage sérieux. Rogue était impassible, Weasley bouillonnait de colère tandis qu'Harry semblait absent. Soudain, Hermione eut la fameuse réplique du dindon qui fit hurler de rire l'assistance. Elle attira à elle la baguette de Voldemort et transplana avec. Minerva eut un petit sourire. Le lord noir poussa un long hurlement, et le souvenir se finit.

Dumbledore ricanait, et Severus avait, chose inhabituelle, les yeux qui brillaient d'amusement.

- Vous-Savez-Qui privé de sa baguette, voilà un avantage dont il faut profiter… murmura le maître des potions.

- Vous avez raison, Severus. Mais il ne faut pas oublier que Voldemort a d'autres ressources…

Minerva tourna les talons et allait sortir du bureau quand Dumbledore l'interpella.

- Vous ne restez pas avec nous, professeur McGonagall ?

- Non, je vais voir si Miss Granger est réveillée…

- Bien, tenez-moi au courant.

La directrice adjointe ne répondit rien et quitta la pièce rapidement. Elle se força à ne pas courir vers l'infirmerie. Une fois sur place, elle s'assit à côté d'Hermione et attendit que cette dernière se réveille. Vers la fin de l'après-midi, Dumbledore traîna de force sa collègue dans la grande salle, pour qu'elle puisse se restaurer à peu près convenablement. Le professeur de métamorphose passa le repas le nez dans son assiette. Elle ne se sentait pas le courage de supporter les regards de ses élèves, regards tantôt compatissants et inquiets, tantôt moqueurs et dégoûtés. Albus jugea bon de faire un discours une fois les derniers plats disparus. Il expliqua que le préfète de gryffondor s'était échappée cet après midi du quartier générale de Voldemort. Les élèves de Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor poussèrent des sifflements admiratifs. Minerva profita de ce mini chahut pour quitter la table des professeurs et regagner l'infirmerie. Quand elle pénétra dans la pièce, elle s'arrêta, interdite. Hermione était debout, près de la fenêtre, et regardait le paysage, les yeux vagues.

- Bonjour Minerva… murmura la jeune femme.

- Comment te sens-tu, Hermione ?

La directrice se força à ne pas bouger. Elle ne savait pas ce qu'avait pu subir Hermione en 24 heures aussi elle ne voulait pas la brusquer. La gryffondor ne répondit pas, semblant perdue dans ses pensées.

- Que t'est-il arrivée ? demanda doucement le professeur.

La préfète se retourna lentement, la tête baissée, fixant le sol de son regard vague.

- Tout ça n'a plus d'importance. Je suis là maintenant… répondit-elle en chuchotant.

McGonagall fit un pas en sa direction, mais la jeune femme frissonna.

- Regarde-moi…

- Je ne peux pas, Minerva… Je suis désolée, je ne peux pas…


A bientôt pour le prochain chap,

Bisous,

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