Disclaimer : La plupart des personnages de cette histoire appartiennent à Joanne K. Rowling que je remercie pour ce prêt le temps de cette fic. L'histoire commence durant la sixième année de nos héros. Sirius Black est toujours en vie car je l'adore ! Je ne l'ai pas précisé dans le résumé mais il y aura du M-preg.
Rating : M (on va essayer de citronner !)
Avertissement : Ceci est un slash et le rating est là pour une raison (ou même plusieurs)… âmes sensibles, chastes, jeunes gens, s'abstenir !
Chapitre 25:
Lorsque Drago ouvrit les yeux une nouvelle fois, ce fut pour se trouver sous les draps, toujours dans les bras de Potter endormi. La magie de celui-ci s'était calmée car les douces ailes blanches avaient disparues. La chambre était dans l'obscurité. Il fronça les sourcils. Qu'est-ce qui l'avait réveillé ? Il avait cru entendre des bruits derrière la porte de sa chambre. Il grommela dans sa barbe et regarda l'heure.
Minuit et demi.
Des coups se firent entendre. Il se redressa, et comprit que quelqu'un se trouvait derrière la porte. Il sortit du lit, en réveillant son amant sans le vouloir.
-… Qu'est-ce qui se passe ? Demanda celui-ci, endormi.
-On frappe à la porte.
Drago mit son pantalon et alla ouvrir la porte pour tomber nez à nez avec une femme au regard triste et aux cheveux châtains qui lui tombaient le long du visage jusqu'au cou et qu'il n'avait jamais vu.
-Que puis-je faire pour vous si tardivement ? Interrogea-t-il d'une voix dure.
La jeune femme regarda le haut de son corps dénudé avec surprise et une telle insistance qu'il finit par déclarer, d'une manière espiègle et en levant un sourcil :
-Je ne voudrais pas briser vos rêves, mais ce que vous voyez ne vous appartiendra jamais.
-Heu… Bien sûr, dit la jeune femme qui ne savait plus où se mettre…. Heu… Harry est là ?
-Potter ? Fit Drago surpris. Il dort. Il est minuit passé, vous savez.
-Écoute, Malefoy, reprit la femme avec insistance. Je dois absolument le voir, c'est important !
-Mais bien sûr. Et cela ne peut pas attendre demain ? De plus, vous semblez me connaître alors que moi, je n'ai pas ce privilège…
-Drago, c'est qui ? Demanda Harry d'une voix toujours endormie et qui venait de le rejoindre, vêtu lui aussi de son pantalon.
-Harry par Merlin, il faut que tu m'aides ! S'exclama la jeune femme en lui sautant dans ses bras et en se mettant à pleurer.
Drago, qui était totalement réveillé, demanda des explications du regard à Harry qui haussa les épaules.
-S'il-te plaît Harry, dit la jeune femme en pleurant dans son cou. Il n'y a que toi qui puisses le sauver !
Harry ouvrit les yeux de surprise car il venait de reconnaître le parfum de la personne qu'il avait dans les bras.
-Tonks ! S'écria-t-il. Mais que fais-tu là ? Et qu'est qui est arrivé à tes cheveux ?! Pourquoi ont-ils cette couleur ?
La femme s'écarta de lui et lui sourit tristement. Elle s'expliqua avec douceur :
-Dumbledore a réuni l'Ordre à Pré-au-Lard en début de soirée.
-Les mangemorts ! S'exclama Harry qui venait de se souvenir de ce qui c'était passé au grand dam de Drago qui grimaça en fermant la porte. Ils étaient là-bas tout à l'heure ! Comment s'est passé le combat ? Il y a des blessés ? Avons-nous…
-Il n'y a eu aucun blessé dans nos rangs, Harry, l'interrompit Tonks. Écoute, Dumbledore te fera un compte-rendu demain… Moi, si je suis venue te voir, c'est que je suis désespérée et que j'ai besoin de toi…
-Ça, nous l'avons compris, répliqua Drago d'une voix sarcastique, les bras croisés. Mais cela ne me dit pas qui vous êtes et ce que vous voulez exactement.
-Heu, Drago désolé, fit Harry gêné. Voici Tonks, un membre de l'Ordre…
-Harry, coupa Tonks, on m'a dit que Ron avait reçu le sort qui sépare le corps et l'esprit et que tu l'as soigné. Est-ce vrai ?
-Heu… Oui… Mais, je…
-Alors, il faut que tu viennes avec moi à l'hôpital ! Remus est atteint du même sort et personne ne peut rien faire !
-Remus ?! S'écria Harry surpris. Mais Rogue doit préparer la potion pour battre ce sort et…
-La potion n'est pas prête, Harry. Et Remus… S'il-te plaît, viens le soigner…
Tonks se mit à pleurer. Harry regarda Drago en se mordant la lèvre inférieure. Il ne savait pas quoi faire. Il s'agissait de Remus, le meilleur ami de son père et celui qui l'a toujours soutenu. Il devait aller à l'hôpital le sauver. Il savait que si les rôles étaient inversés, Remus et Sirius remueraient ciel et terre pour le soigner. Et voir Tonks dans cet état…
Il voulut accepter la demande de la jeune femme, mais Drago le devança et demanda d'une voix douce en s'approchant de Tonks :
-Tonks ?... Écoutez, il faut que vous sachiez que Potter a dû être aidé de la potion Foedus Paria qu'avait un mangemort prisonnier, ce soir-là. Donc, même, si vous l'amenez avec vous à l'hôpital, Potter ne pourra rien faire de plus que vous pour votre ami. Il va falloir attendre que Severus finisse la potion pour avoir des résultats.
-Mais… Pour Ron… Commença Tonks, en larme.
-Je vous l'ai dit, insista doucement Drago. Nous avions en notre possession une fiole contenant la Foedus Paria. Potter a eu la bonne idée d'interroger le prisonnier sur ce sort et l'obliger à nous dévoiler l'antidote. C'est de cette manière que Weasley a put être sauvé…
-Cela veut dire que… Remus…
-… Va s'en sortir, termina Harry en la regardant droit dans les yeux. Rogue est peut-être un con, mais il obéit à Dumbledore et il est le maître des potions. Il fera en sorte qu'elle soit bientôt prête et que l'on puisse l'administrer à Remus. Mais en attendant, Tonks, il faut que tu prennes soin de toi. Ce serait bête qu'il revienne à lui et trouve un visage triste ! Non, je suis sûre qu'il voudra avoir devant lui une Tonks qui pète la forme et qui a des cheveux roses !
-C'est si dur, Harry !... Le voir dans cet état… Je…
-Soit courageuse, et ait confiance, il va s'en sortir. Personne ne l'abandonnera.
Tonks renifla et fit un micro sourire avant de dire :
-Tu as raison… Je suis désolée… Pour tout ça…
-Tu n'a pas à l'être, chuchota Harry en la prenant de nouveau dans ses bras. Le seul responsable est Voldemort. Et il va payer, ne t'en fais pas.
-Merci, Harry… Je vais y aller…
Harry resserra son étreinte et lui murmura d'autres paroles réconfortantes avant de la laisser quitter la chambre.
-Qui est Remus ? Demanda Drago, une fois qu'ils se retrouvèrent seuls.
-Mon deuxième parrain… Remus Lupin.
-Le loup-garou ?
-Oui… Je ne savais pas qu'il était atteint…
-Potter, avant que tu ne commences à te morfondre, saches que tu ne peux rien faire. Severus prépare la potion et on sait tous les deux qu'elle sera efficace. Alors patientons, ok ?
-Mais j'ai soigné Ron…
-Par Merlin, Potter ! Tu n'as pas la même relation avec Remus que Ron ! Même si il est ton parrain et que tu l'apprécies, ce sera plus difficile de réunir son esprit et son corps que dans le cas de Ron qui est ton meilleur ami, et qui vit à tes côtés continuellement ! Et sache que si tu le fais, le monde entier sera au courant de tes capacités magiques, car les gens vont parler. Et toi-même, tu en ressortiras faible.
-Je le sais, mais…
Drago le prit dans ses bras et le força à le regarder.
-Il n'y a rien à faire, Beau Brun. Je refuse de te perdre à cause de tes pouvoirs qui vont t'épuiser, je te l'ai déjà dit. Soyons patient. Laisse Severus le sauver, tu peux avoir confiance en lui.
Harry hocha la tête et enfouit sa tête dans le cou du blond. En ce moment, il ne voulait qu'une seule chose : tuer Voldemort.
OoooOoooO
Séphiroth regarda les lumières au loin de la ville de Newcastle illuminer l'horizon noir de la nuit. Il se tenait sur une colline qui surplombait le paysage du Nord de l'Angleterre. Il était tellement en colère que l'aura qu'il propageait était lourde et si épaisse que non seulement, on pouvait la découper avec un simple couteau de table, mais en plus tout être dépourvue d'un certain degré de magie ne pouvait pas se trouver à proximités. Iribessa, quant à elle, était tranquillement assise sur son épaule en train de brosser sa chevelure rousse à l'aide de ses mains.
-Comment ose-t-il ? Demanda le sorcier d'une voix glaciale. Parce qu'il est Harry Potter, il croit qu'il peut m'ignorer à sa convenance ? Ce n'est pas parce que Drago a décidé de quelque chose qu'il faut absolument l'écouter ! Quand je disais que Potter n'était que le larbin de Drago, et qu'on lui accordait trop d'importance ! Et ces stupides mangemorts qui se permettent de m'interrompre comme si je n'existais pas... Jamais je n'ai été autant humilié de la sorte de toute ma vie, Iribessa ! Mais peut-être que si je leur montrais l'étendu de mes pouvoirs, ils prendront le temps de faire attention à moi, tandis que Potter me supplierait de prendre un café afin me parler ? Allons-y, Iribessa, allons leur montrer qui est le maître de cette planète. Puisque Potter ne veut pas m'écouter, nous allons nous-même nous présenter aux moldus et leur faire comprendre la place qu'ils doivent occuper. Et nous tueront ceux qui voudront se rebeller... Il faut bien montrer l'exemple, n'est-ce pas Iribessa ?
La fée s'envola jusqu'à son visage et fit apparaître un calepin et se mit à dessiner un visage qu'elle montra au sorcier. En reconnaissant Ronald Weasley, le regard de Séphiroth se fit plus dur.
-Ne t'inquiète pas ma belle. Je ne l'ai pas oublié. S'il n'avait pas existé, Potter se serait éloigné des moldus, et je n'aurais pas quitté mon époque pour faire son éducation ! Je tuerai ce rouquin et ce stupide "amour" qu'ils éprouvent pour les moldus, de mes propre mains. Mais avant tout, détruisons cette ville.
Iribessa se remit sur ses épaules tandis qu'à l'aide de sa baguette il fit un mouvement de la main vers la ville où retentirent aussitôt plusieurs explosions en son sein. Lorsque les cris de terreurs et des pleurs lui parvinrent à l'oreille, il éclata de rire.
OoooOoooO
Sirius Black ferma les yeux et repensa à ce qui s'était passé la veille. Severus était venu le voir à l'heure du dîner pour lui dire de se rendre à Pré-au-Lard, car Harry y aurait aperçut des mangemorts sur place. Il s'y était rendu avec Severus, Minerva, Gabriel, Pomona et Dumbledore lui-même. Arrivé sur place, il avait été surpris de voir l'état de la rue principale. Le sol était couvert de morceaux de verre.
Tandis qu'ils prenaient des nouvelles des commerçants et des clients qui étaient sous le choc, et que des membres de l'Ordre firent leur apparition, Gabriel les avaient appelés car il avait trouvé les corps d'une dizaine de mangemorts au bout de la rue principal. Mais ce qui les avait tous choqué c'était de les constater tous morts.
Revenu du choc, Dumbledore avait fait venir des médicomages de Ste Mangouste afin d'amener les corps et soigner les quelques blessés, ainsi que des Aurors. Et même après avoir interrogé les commerçants, ils n'avaient pas appris grand chose.
Personne ne savait ce qui s'était passé. Tout était arrivé très vite.
Plus tard, lorsqu'ils étaient de retour au château, Gabriel leur avait avoué que c'était Séphiroth qui avait tué les mangemorts car il avait ressenti sa magie. Il avait demandé à ce que Pré-au-Lard soit évacué car son fils était capable de raser la petite ville sous une simple colère. Albus était donc partis à Londres pour s'entretenir avec Fudge.
Quant à lui, il avait voulu voir Harry mais il ne l'avait pas trouvé dans le château.
Il soupira et quitta le lit. Il alla dans la salle de bain où il retrouva Serverus qui sortait de la douche et prenait une serviette afin de s'essuyer. À la vue du corps de son amant, un sourire vint se placer sur son visage.
-C'est vraiment dommage de cacher ce corps sous des vêtements, dit-il en s'approchant.
Il plaça sa main sur le torse et se mit à effectuer une légère caresse, et poursuivit :
-Laisse-moi profiter un peu…
-N'y pense même pas, Sirius. Je dois retourner à Pré-au-Lard afin de découvrir ce qui nous aurait échapper hier soir.
-Sev, Gabriel a dit que c'était Séphiroth le responsable…
-Et la présence des mangemorts ? Pourquoi se trouvèrent-ils tous là ? Et je suis sûr que le Maître va riposter s'il apprend ça. Il faut que la Foedus Paria doit être prête car ce sort va être beaucoup utilisé si il y a une attaque et…
Il ne put continuer sa phrase car Sirius l'embrassa. Au début il fut surpris, mais il répondit au baiser et le rendit passionné. Une fois que le besoin d'air se fit ressentir, il s'écarta de lui en effectuant des baisers papillons.
-Severus, reprit l'animagus contre ses lèvres, tu n'as pas à quitter le château car Albus est absent et que les élèves ont besoin de toi. Si tu juges que la Foedus Paria est une priorité, alors fais-la, et peu importe ce qui se passe à l'extérieur du château, toi tu seras prêt à soigner toutes les personnes qui seront touchés par ce sort. Tu n'as pas à porter la responsabilité de ce qui s'est passé hier, Severus. Séphiroth était présent. Et d'après ce que l'on sait sur lui, on n'a aucune chance contre lui. Regarde ce qui est arrivé aux Mangemorts qui étaient sur les lieux. Regarde dans quel état se trouve Pré-au-Lard. Alors oui, Voldemort va répliquer car il nous croira responsable de cette tuerie, et cela précipitera sûrement la bataille finale, mais il ne faut pas qu'il apprenne la présence de Séphiroth. Imagine qu'il arrive à s'allier avec lui ? Nous n'aurons plus aucune chance de le battre, même avec les présences de Harry et de Gabriel à nos côtés !
-… Je connais le Maître, Sirius. Il attaquera dès aujourd'hui, et il me voudra à ses côtés…
-Va faire tes cours, Severus. Il ne peut pas t'appeler en plein travail, il n'est pas aussi bête. Il tient à garder ses yeux et ses oreilles au sein de Poudlard. Je vais voir ce qui se dit au QG de l'ordre. Et si il y a une moindre rumeur, je reviens te prévenir, ok ?
Severus soupira et colla son front contre celui de Sirius.
-D'accord, mais reviens-moi vite.
Sirius lui sourit et l'embrassa de nouveau.
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Drago Malefoy et Harry Potter marchaient dans le couloir pour se rendre à leur premier cours de la journée. Le blond avait attaché ses cheveux qui lui arrivaient maintenant aux épaules en queue de cheval et semblait épuisé, tandis que le brun avait toujours les cheveux en pagaille et affichait un visage fermé. À leur passage les élèves s'écartaient. Si certains les saluaient ouvertement, d'autre se contentaient de les regarder avec les yeux emplis de convoitises.
Ils passèrent devant un groupe d'élèves de Gryffondors et de Serdaigles qui semblait se diriger vers la tour d'astronomie quand Romilda Vane se plaça devant eux. À cette vue, Drago lui lança un regard remplis de haine. La voir regarder Harry avec un sourire le réveilla complétement. La voyant se diriger vers le brun, le regardant avec gourmandise, il crut qu'il allait utiliser l'Avada Kedavra, même si cela lui donnait un billet simple à Azkaban.
-Bonjour, Harry, dit la jeune fille sans se soucier du blond à leurs côtés. Comment ça va ? Je ne t'ai pas vu dans la Grande Salle au petit déjeuner.
-Vane… Commença Drago d'une voix froide
-Je vais bien, le coupa Harry sur le même ton. Mais je te prierai à l'avenir, de ne pas t'inquiéter pour moi. Je suis en couple avec Drago et je ne suis pas prêt de rompre, donc arrête ton jeu de séduction, tu perds ton temps, je ne te regarderai jamais. Soi tu comprends ça, et tu pourras vivre assez longtemps pour voir tes enfants et tes petits enfants, soit tu persistes et je te tue de mes propres mains. Je me suis fait comprendre ?
À la fin de sa tirade, il avait relâché une partie de sa magie. Comme il était très en colère, l'aura qu'il dégageait pétrifia les élèves autour de lui. Romilda le regardait avec surprise. Son sourire s'était figé et elle sursauta lorsqu'il reprit la parole sur un ton plus dur et tranchant :
-Je n'ai pas entendus ta réponse, Vane. Vas-tu laisser mon couple tranquille ?
Drago regarda le brun. En temps normal, il aurait été heureux. La caniche sur patte avait été remis à sa place. En temps normal, son cœur se serait gonflé d'orgueil en entendant clamé haut et fort que leur couple était incassable et qu'il n'était pas éphémère comme le semblaient croire certains. Mais le seul sentiment qu'il ressentait à ce moment là était la peur.
Non, il n'avait pas peur que la caniche se fasse pipi sur elle-même tellement qu'elle tremblait. Il n'avait pas peur d'Harry, car il s'agissait de son amant et qu'il l'aimait. Non il avait peur de sa colère.
La veille, Harry avait apprit sa propre mort de la bouche d'un psychopathe, il avait laissé des mangemorts à Pré-au-Lard ne sachant pas ce qui c'était passé après son départ et pour couronner le tout, Remus Lupin, un être qui lui était cher, se trouvait à Ste Mangouste, le corps séparé de son esprit, et il ne pouvait pas lui venir en aide.
La colère et la frustration que le brun avait emmagasiné étaient élevées et l'attitude de la jeune Gryffondor avait été la goutte d'eau pour qu'elle sorte de lui. Cela aurait put arriver à n'importe quel moment et devant n'importe qui.
Drago avala sa salive. Oui, il avait peur. Harry était prêt à tuer sans une once de remord. En le regardant, il avait l'impression de se trouver auprès de Nathaniel. Harry avait la même voix, le même regard, la même attitude… Un frisson glacial le parcourut. Par Salazar, ne disait-on pas que les chiens ne faisaient pas des chats ?
Il ferma les yeux un instant. Même si il voulait se venger de cette caniche sur patte, il ne voulait pas que son amant se salisse les mains pour sa mort. Elle n'en valait pas la peine. Il prit le brun par la taille et le força à le regarder.
-Allons, Potter, bien sûr qu'elle a compris. Elle ne s'approchera plus de toi, sois en sûr.
Étant donné qu'Harry le regardait avec un mélange de colère et de surprise, il lui sourit et l'attira vers lui pour l'embrasser. Il profita de son état pour glisser sa langue dans sa bouche et commença à approfondir le baiser jusqu'à ce qu'il l'entende gémir. Il le connaissait. Il savait qu'il adorait se faire embrasser de la sorte. Il quitta ses lèvres pour effectuer des baisers de sa mâchoire jusqu'à son cou que le brun lui offrit sans résistance en inclinant la tête tout en s'accrochant à lui et en soupirant.
Il sourit. Il avait dans ses bras son Harry. Il savait que sa colère n'était pas partie, mais au moins, son attitude meurtrière avait disparue. Il reprit ses lèvres avec plus de douceur et lui dit d'une voix douce :
-Aller, viens, Beau Brun, on va être en retard.
Après avoir effectué des baisers papillons, il lui prit la main et l'entraina hors du couloir en laissant une Romilda Vane qui n'avait toujours pas bougé, des larmes de rage coulant sur son visage, et des élèves qui étaient sous le chocs de ce qu'ils venaient de voir.
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Théodore Nott soupira et regarda Neville Londubat qui se tenait accroupit sur le mur de la salle où allait avoir leur premier cours de la journée. Il avait l'air fatigué, comme s'il n'avait pas dormi de la nuit. Ce n'était pas la première fois qu'il constatait cet état de grosse fatigue chez son petit-ami, mais à chaque fois qu'il lui demandait ce qui n'allait pas, Neville lui assurait que tout se passait bien pour lui.
En temps normal, si à ce stade de leur relation il constatait que son compagnon n'était pas épanoui à ses côtés, il n'aurait pas cherché le "comment du pourquoi" et aurait rompu aussitôt, mais il s'agissait de Neville Londubat, le plus Poufsouffle des Gryffondors qui était persuadé d'être un horrible cancre qui ne savait rien faire. Celui-là même qui l'avait attiré par sa simplicité, sa loyauté envers ses amis et sa beauté. Oui, Neville était beau, et Théo savait qu'il avait beaucoup de succès auprès des filles de Poufsouffle et même certaines de Serdaigle même si lui-même n'en avait pas conscience.
Il soupira de nouveau. Même si c'était frustrant, il le prendrait sur lui et attendrait que le Gryffondor vienne lui parler de lui-même. Après tout, ne pouvait-il pas l'embrasser maintenant à pleine bouche alors qu'il y avait quelques semaines, il devait se contenter d'une bise sur les mains ? Bon, il admettait qu'il faisait attention à ce qu'il n'y ait personne aux alentours mais pour Théo, c'était un grand exploit qu'il savourait totalement car il savait que Neville était un grand timide et que pour lui embrasser une autre persone était un signe de confiance absolue. Bientôt, ils s'afficheront publiquement et ils feront l'amour. Ça prendra du temps mais ils y arriveront.
L'arrivé du couple Potter-Malefoy le tira de ses pensées. Il les regarda, surpris, car ils étaient enlacés. Non que cela soit dérangeant, mais ils n'avaient pas l'habitude de s'afficher devant tout le monde. Le fait que tous savait qu'ils étaient ensembles leur suffisait. Mais il avait dut se passer quelque chose car en observant bien, Théo constata que Drago était en mode protecteur et Potter semblait revenir d'un autre monde.
Il ne fut pas le seul à constater l'étrange état du golden boy car Granger s'avança vers le couple et voulut parler mais la Belette, qui lui aussi venait d'arriver, la devança et demanda :
-Par Merlin, Harry, tu as oublié de dormir cette nuit ou quoi ?
-Est ce que je te demande comment tu passes tes nuits avec Zabini, moi ? Répliqua aussitôt Drago.
-C'est bon Malefoy, range tes crocs, je m'inquiète juste pour mon meilleur ami, soupira le rouquin, blasé.
Sans attendre la réponse du blond, il sortit de sa robe deux flacons rouges et en tendit une à Potter en lui disant :
-Tient, bois ça, cela va te requinquer. On a Rogue au premier cours, et ce serait dommage de lui donner une raison pour qu'il s'acharne sur toi, n'est-ce-pas ?
Il hocha la tête lorsque Potter lui fit un petit sourire en prenant le flacon et se dirigea vers Neville à qui il tendit le deuxième flacon. Celui-ci le regarda, surpris, mais finit par le prendre à son tour.
Théodore fronça les sourcils. Ronald Weasley savait ce qu'avait Neville. Il venait d'arriver et avait sortit deux potions revigorantes et, même s'il en avait donné une à Potter, il avait réservé le deuxième au bottaniste et l'avait forcé à boire en le regardant alors qu'il n'avait pas pris cette peine pour Potter, qui était censé être son meilleur ami. Cela voulait-il dire que les deux flacons étaient censé être pour Neville ? Que ce passait-il à la fin ? Avaient-ils passé la nuit ensemble ? Si c'était le cas, pourquoi seul Neville était au bord de l'évanouissement ?
Il ne put pousser plus loin ses pensées car Rogue ouvrit la porte et les invita à entrer dans la salle en silence.
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Drago Malefoy marchait à toute vitesse dans le couloir. La matinée était déjà terminée et bientôt tout le monde se retrouverait dans la Grande Salle, mais il avait quelque chose à faire avant. Le comportement d'Harry l'intriguait. Il semblait fatigué et donnait l'impression qu'il allait s'écrouler à tout moment. La potion revigorante que lui avait donné la Belette ce matin l'avait maintenu éveillé, mais il n'aimait pas le savoir dans cet état. Potter n'était pas faible. C'était un stupide Gryffondor qui ne réfléchissait jamais et fonçait tête baissée dans les ennuis, qui possédait une chance de cocu et dont la magie était inégalable.
Sa mâchoire se serra. Il savait ce qui c'était passé. De tout ce qu'il avait appris la veille, c'était sa future mort que son amant ne digérait pas. Certes, tout le monde mourrait, mais l'apprendre de la bouche de votre petit-fils qui voulait vous nuire était assez déstabilisant. Potter avait laissé sa magie sortir sous forme de colère, mais il avait dut la brider de force à cause du baiser qui lui avait fait prendre conscience de sa présence à ses côtés. Depuis, sa magie se déchaînait en lui et c'était le contrôle permanent pour l'empêcher de sortir de son corps qui l'épuisait à ce point. Par Salazar, si jamais il recroisait ce petit-fils de malheur, il lui montrerait ce qui en coûtait de s'en prendre à Potter !
Arrivé à destination, il s'arrêta devant une porte qu'il ouvrit sans prendre le temps de frapper. C'était une salle de classe où il découvrit un homme châtain dont les cheveux étaient attachés en catogan, qui se tenait la tête dans ses mains dont les coudes se trouvaient sur le bureau.
-Wouah, pour que tu sois si abattu, c'est qu'il se passe quelque chose de grave, je me trompe ? Demanda-t-il de sa voix traînante.
L'homme châtain, qui avait sursauté lorsqu'il avait commencé à parler, lui sourit quand il le reconnut.
-Drago ? Fit le professeur surprit en s'efforçant de sourire. Que puis-je faire pour vous ?
-Arrête ça, Gabriel, ce n'est que moi. Répliqua le blond en allant s'asseoir sur une table en face du professeur. Que se passe t-il ? La bataille d'hier s'est mal passée ? Pourtant on nous a dit qu'il n'y avait pas eut de blessés du côté de l'Ordre.
-Il n'y a pas eut de blessés de notre côté, mais il s'agit d'une bataille, Drago, soupira Gabriel. Les mangemorts sont morts et...
-Comment ça "mort" ? Tu veux dire que Potter...
-Non, rassure-toi, Harry ne s'est pas battu hier. Et avant que tu me poses la question c'est Séphiroth qui les a tous tué car sa magie était présente sur tout les cadavres.
-Décidément, il aime que l'on parle de lui, celui-là. Mais comment l'as-tu élevé ? Demanda l'adolescent en soupirant. Bon, dis-moi ce qui te chiffonne car même si ses méthodes sont extrêmes , il nous a débarrassé de quelques mangemorts...
-Là n'est pas la question, Drago ! Il n'est pas sensé exister ! Imagine que le ministère découvre sa magie, que va-t-il se passer ? Et s'ils remontent jusqu'à lui, Séphiroth n'en fera qu'une seul bouchée et...
-Arrêtes de t'inquiéter, Gabriel. À chaque fois qu'il s'agit des mangemorts et de leur maître, le ministère fait l'autruche car il ne veut pas reconnaître le retour de celui-ci. Du coup, c'est l'Ordre qui est obligé de faire face à toutes leurs attaques .
-Ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. Si cela continue, Séphiroth prendra le contrôle du ministère et éliminera Voldemort lui-même. Cela va compromettre le futur ! Tout ce que je voulais c'était juste...
-... Empêcher ton fils de devenir ce qu'il est, on le sait, termina l'adolescent. Mais sache une chose, Gabriel, je ne veux pas de ton futur. Je ferais le tout pour qu'il ne voit jamais le jour. Si Nathaniel a décidé que notre époque est plus attractive que la vôtre c'est son problème, mais ni Potter, ni moi et encore moins nos proches, le laisseront tranquille.
-Drago...
-... Mais le plus important est qu'il faut que tu lui dises de faire attention. À chaque fois qu'il croise Potter, je dois réparer ses bêtises et rester là à rien faire tout en regardant ton père se battre contre lui-même. Je ne le supporte plus. Dis lui bien que la prochaine fois qu'il le provoque, je le tuerai de mes propres mains sans hésitation.
L'adulte soupira et se passa la main sur le visage d'un air las.
-Harry n'a pas digéré la nouvelle de sa mort ? Demanda-t-il d'une petite voix.
-Comme si c'était une nouvelle facile à digérer pour tout le monde, ricana Drago en levant un sourcil.
-Je comprends... Surtout qu'il faut tenir compte de la manière dont il lui a dit... Comment va-t-il?
-Il ne va pas bien, Gabriel. Et pour couronner le tout, il a appris aussi hier soir que Remus, le loup-garou, a reçut le sort qui sépare le corps de l'esprit et je lui ai interdis d'aller le soigner comme il l'a fait pour la Belette.
-Je vois... Sa magie est hors contrôle maintenant...
-Comme si je le permettrais, Gabriel ! Va parler à ton fils, je m'occupe de Potter.
-Drago... Même si je le pouvais, et c'est dur de l'admettre, mais je n'ai plus aucune autorité sur lui. La seule personne qui a la moindre chance d'attirer son attention c'est... Toi.
-Tu parles de qui là ? De Nathaniel ou de Séphiroth ?
L'adulte le regarda, surpris, et répondit:
-Drago... Il s'agit de la même personne...
-C'est là que tu fais erreur, Gabriel. La raison pour laquelle aucune personne de ton époque n'arrive à lui tenir tête est que vous voyez toujours en lui le petit garçon que vous avez connus. Mais ici, le seul Nathaniel que nous connaissons est l'adulte qu'il est devenu et aucun de nous n'hésitera à le tuer, et je le répète, moi le premier.
Devant le regard perdu du professeur, le blond soupira et reprit d'une voix douce:
-Dis-toi que toute cette histoire vas nous permettre de changer ton présent.
-... Bien sûr... Je vais me pencher sur la potion qui soignera Harry...
-Non. Si Séphiroth a tué les mangemorts hier, alors il y a de forte chance que Voldemort contre-attaque. Le sort qui sépare l'esprit du corps va être beaucoup utilisé dans les jours qui viennent. Aide Severus à finir la Foedus Paria, on va en avoir besoin... Faut-il que je me joigne à vous ?
-Non, nous pourrons gérer. Reste auprès d'Harry. Il ne faut pas qu'il perde le contrôle de sa magie.
-J'ai confiance en lui, Gabriel, répliqua l'adolescent en se mettant debout. Bon, je vais le rejoindre pour manger.
Le professeur le salua et une fois que l'élève ait quitté les lieux, il reprit sa tête dans ses mains pour réfléchir à tout ce qui avait été dit. Au bout d'un certain temps, il se leva brusquement et quitta la salle de cours précipitamment.
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Hermione Granger se pinça les lèvres tout en regardant Harry qui marchait entre elle et Ron. Nos trois amis venaient de quitter la serre où ils avaient eut cours avec les Serdaigles, et se dirigeaient vers la Grande Salle pour déjeuner. Harry semblait si fatigué qu'il était sur le point de s'écrouler à même le sol. La jeune fille était persuadée que la nouvelle que lui avait annoncé Nathaniel la veille était responsable de son état. Qui pourrait bien réagir lorsque l'on apprenait sa propre mort, que l'on réalisait que nos rêves les plus précieux ne verront jamais le jour ? Hermione le comprenait, mais cela ne l'empêchait pas s'inquiéter.
Durant le cours de botanique, elle avait appris ce qui c'était passé le matin même avec Romilda Vane par la bouche des Serdaigles. Ce n'est pas qu'elle ne les croyait pas mais comment expliquer que l'on puisse passer d'un état colérique extrême à une fatigue qui nous faisait porter toute la misère du monde ? Est-ce que les baisers de Malefoy permettaient de changer d'état ?
La jeune fille soupira et demanda avec douceur :
-Est-ce que ça va, Harry ?
Le brun la regarda et lui répondit d'une voix qu'il voulait rassurante :
-Ne t'inquiète pas, 'Mione. Je vais bien.
-Tellement bien que tu as voulu tuer Romilda Vane ce matin à peine sortit du lit, répliqua aussitôt Ron.
Harry soupira. Cette histoire avait déjà fait le tour de Poudlard. Il ferma les yeux et essaya de calmer sa colère quand le visage de Romilda vint dans son esprit.
-Je ne regrette rien, Ron, déclara-t-il d'une voix dure. Il fallait que je lui fasse comprendre que je ne suis pas libre.
-Mais hier, tu avais dit qu'il fallait la laisser tranquille ! Fit remarquer Hermione.
-Comme si Drago n'avait rien prévu ! Répliqua Harry en rigolant.
-Mais... Mais... Commença Ron surpris. Mais comment tu sais ça ? Tu n'étais pas là quand il a demandé de... Bref, comment l'as-tu su ?
-Je connais la personne avec qui je sors, Ron. Et il était hors de question qu'il se salisse les mains pour cette greluche ! Au moins aujourd'hui, elle sait que je ne suis pas prêt de quitter Malefoy.
-Au point d'avoir voulut la tuer ? Demanda Ron septique.
-Et que penses-tu qu'a prévue ma tendre moitié ?
-Non Harry, dit Hermione d'une voix scandalisée, Malefoy s'est assagie depuis que vous êtes en couple. Il n'ira pas jusqu'à la tuer... Il...
-Non, il se serait juste contenter de lui faire revivre son pire cauchemar encore et encore jusqu'à sa mort !
-Harry ! S'exclama son amie tandis que le brun ricanait et que le rouquin se pinçait les lèvres pour s'empêcher de rire.
Hermione soupira, résignée. Après tout, Malefoy était toujours le même. Ils étaient arrivés dans le hall du château quand une personne, provenant de l'un des nombreux couloirs, se mit à hurler le nom du brun. Ils se retournèrent et virent Colin Crivey arriver devant eux et dire d'une voix essoufflée :
-Harry... Le... Le professeur Jackson... Il veut te voir après son cours. Il a dit que c'est pour le cours de soutien... Mais il se trompe, n'est ce pas ? Tu es Harry Potter. Tu n'a pas besoin de soutien pour les défenses contre les forces du mal !
-Heu... Colin, dit Ron en l'entraînant vers la Grande Salle. Merci pour l'info, mais il faut que tu saches que c'est un secret.
-Un secret ?!
-Oui, il s'agit de cours de soutien que donne Harry.
-C'est vrai ?! Je peux y participer aussi, Harry ? S'exclama le cinquième année.
-Heu... Commença le brun gêné.
-Ça ne marche pas comme ça, Colin !S'exclama Ron. On doit recevoir une invitation de la part de Dumbledore lui même. Sinon, si cela venait à se savoir, imagines-tu le nombre d'élèves qui viendront au cours de soutien ? Harry a beau être fort, il ne pourra pas suivre le rythme !
-... Tu as raison. J'espère vraiment avoir mon invitation, Harry. Je suis sûr que tu as tant de chose à m'apprendre !
-J'en suis sûre, Colin dit Hermione en souriant. Soit patient et tu recevras sûrement ton invitation. Merci de nous avoir prévenu, mais maintenant il faut que tu ailles manger, sinon il ne restera plus rien.
Colin lui sourit et les salua avant de rentrer dans la Grande Salle.
-Merci Ron, dit Harry en lui souriant. Pourquoi Gabriel voudrait me voir durant le cours de Flitwick ?
-Peut-être parce qu'il est parti avec Dumbledore à Londres... Supposa Hermione. Allons manger, nous avons cours avec Gabriel après le déjeuner.
Ses deux amis acquiescèrent et la suivirent dans la Grande Salle.
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Drago Malefoy regardait le combat qui se déroulait devant ses yeux. Les deux adversaires s'envoyaient des sorts sans utiliser de baguette et sans prononcer un seul mot. Bien évidemment, Potter était à la hauteur de sa réputation et ne laissait pas de répit à son adversaire en utilisant toute sa magie à pleine puissance tout en gardant ses ailes en lui. Il avait laissé sortir sa colère et avait repris son regard glacial. Malgré tout, Gabriel, son adversaire, n'avait pas à rougir de sa propre prestation car même s'il combattait Harry Potter, il arrivait à lui tenir tête.
Après leur cours de Défense Contre les Forces du Mal qu'ils avaient en commun avec les Gryffondors, il avait vu Potter, la Belette, Granger et Londubat rester auprès de leur professeur. Il décida de rester aussi et fut suivit évidemment de Blaise, Théo, Vincent, Greg et Pansy.
Une fois qu'ils furent réunis, Gabriel leur avait appris ce qu'avait fait Nathaniel la veille et des conséquences que cela pourrait avoir. Cela avait mis le brun aux yeux émeraudes si en colère, que sa magie s'était mise à crépiter autour de lui. La Belette et lui-même avaient commencé à le calmer, mais ils furent arrêté par le professeur qui leur expliqua que Potter devait faire sortir sa colère maintenant car non seulement les jours à venir s'annonçaient sombres, mais que s'il gardait tout en lui, il risquait de faire un carnage sur le champ de bataille. Il lui avait donc proposé un combat sans aucune restriction et avait demandé au blond et au rouquin de sortir afin que Potter ne soit pas gêné, mais ceux-ci refusèrent.
Et maintenant, ils assistaient à un duel qui leur coupait à tous le souffle.
-Par Salazar, s'exclama Pansy qui se tenait près de lui, Gabriel cachait bien son jeu. Il est puissant ! Je dirais même que c'est le plus puissant de tout les professeurs réunis !
-Cela va de soit, dit Drago de sa voix traînante tout en ne quittant pas le combat des yeux. Il s'agit de mon fils. Avec les gènes de Potter et moi, il ne peut qu'être puissant.
-Même si cela me tue de l'admettre, tu as raison. Je suis quand même rassurée que tu arrives à contrôler la force de Potter, car si jamais il nous fait une crise de suprématie, tu l'empêcheras de devenir un mage noir. Tu te rends compte qu'il sera plus terrible que le Maître des Ténèbres ?
-Potter ne peut pas devenir un mage noir, Pansy. Il est trop bien entouré, et pas seulement par moi. Mais je suis d'accord avec toi, ne t'avise pas à le mettre en colère si tu ne veux pas que ta dernière heure ait sonnée.
-Sauf toi. Tu es le seul à qui il ne ferait jamais du mal.
-Tu te trompes. Je suis la cause de la plupart de ses...
Il fut interrompu par le cri qu'Hermione, qui se tenait à l'opposée du blond et de son amie, poussa. Gabriel, perturbé par le cris, lança un sort d'emprisonnement sur Harry et se précipita vers la jeune fille. Tous les élèves qui regardaient le combat se trouvaient de part et d'autre de la salle de cours et étaient protégés par un bouclier qu'il avait lui même érigé. Arrivé à sa hauteur, il vit une fissure au niveau du bouclier. Il se pinça les lèvres et voulut parler mais il fut interrompu par Ron, qui se trouvait à côté de la jeune fille, et qui s'écria :
-Professeur, attention !
Gabriel eut juste le temps de regarder son adversaire avant de recevoir un sort qui le propulsa contre un des murs libres de la salle. En sentant la douleur dans son dos qu'avait provoqué le choc, il grimaça. En se relevant, tout essoufflé, il regarda Harry, qui lui ne montrait pas une once de fatigue. Il avala sa salive : hormis sa taille, il avait l'impression de se retrouver face à Séphiroth. Même regard glacial, même aura étouffante de haine, et même posture de combat. Le fait qu'il n'avait mit que quelques secondes à se libérer de son emprisonnement l'impressionnait, mais il savait que ce n'était pas le moment de baisser sa garde, et se remit en position de combat.
Mais avant de faire quoi que ce soit, il vit avec surprise Drago se mettre entre eux. Il voulut parler mais il fut devancé par la voix froide d'Harry.
-Dégage, Malefoy !
-Le bouclier qui protège Granger et les autres a été fissuré, Potter, répondit calmement le blond. À moins que tu ne veuilles les tuer, le combat est terminé.
Harry grogna, et d'un mouvement de main, sans le quitter du regard, répara et solidifia le bouclier.
-Voilà, c'est fait. Retourne derrière ton bouclier et laisse moi finir mon combat.
-Bien sûr, mais je te rappelle que ceci est un entraînement et non une mise à mort. Tu n'as pas devant toi Nathaniel ou encore Voldemort, mais ton fils qui te permet de défouler ta magie.
Harry le regarda. Il était fou amoureux de ce blond, ça il en était certain. Mais malgré tout l'amour qu'il lui témoignait, il avait envie de lui tordre le cou. Déjà la veille, il lui avait interdit d'aller sauver Remus. Ce matin, il l'avait empêcher de se défouler sur Romilda qui voulait les séparer et l'avait forcé à garder sous contrôle sa magie ce qui l'avait épuisé et maintenant il voulait mettre un terme à son combat alors qu'il s'amusait avec un adversaire de son niveau ? Mais que cherchait-il à la fin !
-Malefoy, je ne ferais pas de mal à ton fils, dit-il agacé. Maintenant, dégage !
-Tu ne le toucheras plus, Potter. Je suis ton adversaire.
-Non, Drago ! S'écria Gabriel.
-Ne discute pas, Gabriel, reprit Drago d'une voix ferme qui n'admettait aucune réplique. Avec le dernier sort qu'il t'a lancé, tu t'es fait très mal au dos. Cela fait une heure que tu te bats avec lui et tu es épuisé alors que Potter pète la forme. Tu ne feras pas long feu. Va derrière le bouclier et laisse-moi le combattre.
Gabriel soupira. Il savait que l'adolescent avait raison. Sans rien dire il alla se mettre auprès de Pansy.
-Je ne vais pas me retenir, Malefoy, précisa Harry en le regardant.
-Je ne te le conseille pas si tu ne veux pas finir ta nuit à l'infirmerie, Potter, répliqua Drago en sortant sa baguette. Prends ta baguette, je ne veux pas que l'on me reproche de lancer des sorts sur une personne désarmée.
Harry fit un micro sourire et sortit sa baguette. Un frisson lui parcourut. Sa magie était excitée. Un autre adversaire à sa taille !
-J'arrive, Malefoy.
Ron regarda les deux amants se battre. Les sorts pleuvaient et aucune des deux ne se laissaient devancer. Il avait l'impression d'être retourné au temps où ils étaient ennemis, à l'époque où le seul but de leurs querelles était de faire le plus de mal possible à l'autre. Cela lui donna des sueurs froide. Il les regarda s'affronter comme s'ils avaient oublié qu'ils formaient un couple.
Et ce durant plus d'une heure.
Gabriel regardait Harry. Comme à chaque fois qu'il le voyait combattre, il était fasciné. La puissance qu'il dégageait de lui était tout simplement incroyable. Sa magie soignait aussitôt chaque égratignure que lui faisait Drago. Mais ce qui le mettait mal à l'aise était que le jeune homme souriait. Comme s'il s'amusait. Chaque sort qu'il lançait était plus puissant que le précédent. L'image de Séphiroth torturant une fillette moldue lui vint à l'esprit. Il ferma les yeux à ce souvenir. Lorsqu'il regarda le brun de nouveau, il constata qu'il ne s'était pas trompé. Harry Potter prenait plaisir durant ce combat. Avait-il conscience que son adversaire n'était qu'autre que Drago Malefoy, son amant ?
-Professeur, regardez Drago ! S'écria Vincent, le faisant sortir de ses pensées.
Gabriel regarda alors son deuxième père et eut le souffle coupé. Le blond était tellement essoufflé qu'il s'appuyait sur ses genoux pour ne pas s'écrouler au sol. Il avait enlevé sa robe et sa chemise était déchirée à plusieurs endroits qui laissait apparaître plusieurs blessures ensanglantés. Ses cheveux qui étaient plus sombres à cause de la sueur, lui collaient à la peau. Mais malgré cet état d'épuisement extrême, il y avait toujours dans son regard mercure, la motivation de poursuivre le combat.
Et quand un énième sort de son adversaire le propulsa à terre, Gabriel n'y tient plus. Il se plaça entre les deux adolescents et dit d'une voix ferme en regardant le brun:
-Cela suffit, Harry. L'entraînement est terminé.
-Quoi ?! S'écria le brun énervé. On vient juste de commencer le combat !
-Cela fait plus d'une heure que tu t'acharnes sur lui, Potter, l'informa Théo d'une voix froide tout en l'assassinant du regard. Tu veux quoi ? Le tuer ?
Tandis qu'il parlait, Blaise et Vincent avaient aidé Drago à se relever.
-Par Salazar, s'exclama Pansy qui se tenait près d'eux et qui était en larme, il faut l'amener à l'infirmerie !
-Écartez-vous de lui ! Cria Hardy en colère.
-Harry, s'il-te plaît, supplia Hermione qui tremblait, ce n'est pas Voldemort que tu combats, mais Malefoy. Il est blessé et il faut le soigner...
-J'AI DIT ÉCARTEZ-VOUS DE LUI !
Un vent violent se propagea dans la salle qui envoya Blaise, Vincent et Drago au sol et qui fit crier Pansy. Théo et Grégoire, tremblant de peur et colère, regardèrent le brun avec rage. Ron soupira en regardant la scène. Il s'avança près de Gabriel et s'adressa à son meilleur ami d'une voix lasse :
-C'est bon Harry, calme-toi. Malefoy n'est plus en état de se battre, je serai ton prochain adversaire. Défoule-toi sur moi, mais s'il-te plaît ne touche pas aux autres.
-Ron, non ! S'écria Blaise qui s'était relevé avec ses amis.
-Laissez... Le combat n'est pas terminé, dit Drago, épuisé, en avançant tout en regardant son amant et en faisant sursauter tout le monde.
-Arrêtes tes conneries, Malefoy, s'énerva Ron. Tu es HS alors qu'Harry a encore de la colère en...
Il ne put finir sa phrase car Harry transplana et se retrouva devant le blond. Ils se regardèrent quelques instant dans un grand silence, puis Harry prit son amant dans ses bras après avoir soupiré.
Combien de temps restèrent-ils ainsi ? Personne ne put le dire car chacun était hypnotisé par ce qui arrivait au couple. En effet, les deux adolescents étaient entourés de l'aura du brun qui était de couleur orangée et les changements qui opéraient chez le blond. Ses blessures avaient disparues, sa chemise et son pantalon étaient comme neufs, ses cheveux étaient secs et lui arrivaient maintenant à la nuque. Il se tenait droit, signe que la fatigue qu'il éprouvait auparavant avait disparue. Lorsqu'il s'écarta du brun, il provoqua la disparition de l'aura orangée autour d'eux et fit remarquer en ricanant, tout en se passant la main dans ses cheveux :
-Tu me les as coupé, finalement.
-Tu n'auras qu'à les laisser repousser si cela te plaît tant, expliqua Harry calmement en haussant les épaules. Mais entre-nous, tu ressemblais trop à ton père.
-J'en prend note... Tu vas bien ?
Le brun le regarda et lui dit une petite voix :
-Imagine qu'on arrive pas à changer le futur ? Que je te laisse seul avec Gabriel uniquement ? Que la Foedus Paria n'est pas prête à temps et que Remus meurt ? Qu'il arrive malheur à nos proches ? Que puis-je faire pour tous vous protéger sans devenir ce monstre qui dort en moi ?
-Harry...
Drago le prit dans ses bras. Gabriel, qui comme les autres avaient entendu leur discussion, dit d'une voix douce:
-Ne t'inquiètes pas pour Remus, Harry. Lorsque j'allais à Poudlard, il avait encore des appartements au Manoir Malefoy. Quand à toutes les personnes qui sont présentes dans cette salle, je les ais tous connu durant mon enfance et j'ai côtoyé leurs enfants que ce soit à Poudlard ou encore lors des repas de famille.
-Tu as entendu, Beau brun ? Demanda Drago tout en remerciant du regard le professeur. Ne t'occupe pas de nous. Nous veillons les uns sur les autres. Et n'aies pas peur de toi-même car nous, nous avons confiance en toi. Alors laisse-nous nous occuper du reste, y compris Nathaniel. Toi, focalise-toi sur Voldemort et uniquement sur lui car il n'y a que toi qui peut le vaincre. Dirige toute ta colère vers lui. Utilise toute ta magie pour le réduire en charpie afin qu'il nous laisse tous tranquille, et je te promets que je ne laisserai personne te traiter de monstre à ton tour, car tu ne seras jamais un mage noir.
Harry hocha la tête en le serrant plus fort, puis s'écarta de lui et regarda toutes les personnes qui l'entourait et leur déclara d'une voix penaude:
-Je suis désolé si je vous ai fait peur et je sais que mon comportement n'est pas excusable, que beaucoup d'entre vous souhaiterait me donner un bon coup de poing sur le visage. Je tenais à vous remercier car non seulement personne n'a quitté les lieux mais chacun de vous n'a pas hésité à me tenir tête malgré mon état d'esprit. Je veux que vous sachiez néanmoins que malgré tout ce que vous avez vu, je ne ferais pas souffrir Drago si j'étais persuadé qu'il ne pourrait pas contrer mes coups. Je lui fais confiance, et jamais il n'aurait prit la place de Gabriel s'il n'était pas à la hauteur de m'affronter.
-N'empêche, répliqua Greg toujours en colère, la prochaine fois que tu t'acharnes comme ça sur lui devant nous, tu nous trouveras sur ton chemin, que tu sois puissant ou pas.
-Il a retenu la leçon, répondit Drago en souriant. Ne vous en faites pas. Maintenant vous devez aller dans la Grande Salle car cela doit être l'heure de manger. Potter, amène-nous dans la chambre il faut que l'on parle.
Harry interrogea du regard Ron et Hermione qui lui firent un signe de tête en lui souriant et attrapa son amant avant de transplaner.
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Un grand merci à Voracity666 pour sa correction, et à vous d'avoir lut jusque là.
Bisous, à la prochaine!
