Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message : Cette histoire prend en considération tous les livres d'Harry, hormis l'épilogue, et le fait qu'Hermione et Ron finissent ensemble.

Message de l'auteur : Oh mon Dieu… quelle bonheur… Je peux écrire DEUX CHAPITRES dans une semaine (pleure de joie). Cette année a été si horrible avec l'université et mes deux emplois (fatigue extrême beurk), mais maintenant je n'ai qu'un seul travail (besoin de repos avant de faire une crise de nerfs). Alors me voici de retour pour vous jouer des mauvais tours! (J'ai trop regardé Pokémon sérieusement…)

Chapitre 25

- Vous devez être au courant, Monsieur Malfoy, du meurtre qui est survenu hier soir dans la résidence de Monsieur et Madame Appleton.

Drago se contenta d'hocher sereinement la tête, bien que son cœur battait à la chamade dans sa poitrine. L'auror Jones le regardait avec une certaine froideur qu'il reconnaissait aisément. Après tout, n'avait-il pas vu ce regard tous les jours depuis la fin de la guerre? Ces petits yeux porcins qui ne cessaient de lui rappeler qu'il n'était absolument rien… qu'un mangemort raté qui ne méritait pas la deuxième chance que le grand Harry Potter lui avait offert. Ses mains se crispèrent sur ses genoux à cette pensée.

- Ce que vous ne savez pas, par contre, est que la personne qui a été assassinée a été mutilé. Une horrible mutilation.

Le blond hocha de nouveau la tête. Qu'espérait-il qu'il fasse en entendant cela? Était-ce supposé pousser un petit cri d'horreur que personne ne croirait? Il avait vécu dans la même maison que le Seigneur des ténèbres. Il avait vu bien pire qu'une mutilation après la mort d'une personne. Il avait vu la torture, les pleurs et le sang… Qu'est-ce que cet homme espérait de lui exactement? Ou bien peut-être que son manque de réaction ne ferait que prouver qu'il était un être sans âme et sans bonté…

- Le meurtrier n'a pas hésité à graver sur le corps de la défunte la marque des ténèbres. Comme s'il était fier de cette marque.

Drago avait l'impression d'être un robot en hochant encore la tête et en déglutissant lentement. Pourquoi n'avait-il pas accepté d'avoir un avocat? Pourquoi avait-il voulu prouver à Potter que ces aurors ne lui faisaient pas peur? Après tout, il n'avait rien à cacher… mais cet homme semblait prêt à le condamner avant même de lui demander son alibi. Il n'était pas courageux… pourquoi avait-il voulu agir comme s'il l'était?

- Je vois. Se contenta-t-il de dire.

- Êtes-vous sur de bien voir Monsieur Malfoy? Après tout, Monsieur et Madame Appleton n'ont pas invité plusieurs mangemorts… seulement votre famille.

Le blond releva alors la tête, qu'il avait tenu baisser durant tout le monologue de l'auror.

- Anciens mangemorts. Fit-il remarquer doucement.

- Oui, c'est ce que j'ai dit non? Répliqua l'auror Jones.

- Il semblerait que j'ai mal entendu.

L'auror eut un petit sourire satisfait avant d'appuyer les coudes sur la table qui les séparait. Drago n'était pas terrifié, mais il avait l'envie folle de se recroqueviller sur lui-même et de ne plus parler. Un peu comme lorsqu'il parlait à son père. Pourquoi ouvrir la bouche alors qu'il savait pertinemment que celui-ci se fichait de ses arguments? Non… Il s'agissait d'une enquête pour un meurtre et il n'allait certainement pas se retrouver à Azkaban pour cela.

- Alors, comme je le disais, la victime a été tué par quelqu'un qui semble avoir un profond respect pour le Seigneur des ténèbres. Il ne serait donc pas difficile de croire que des anciens mangemorts puissent avoir retrouvé leurs anciennes allégeances. Votre père, votre mère et vous-même étiez présents lors de cet évènement… La victime a été tuée à l'aide d'un couteau… Il est extrêmement rare qu'un sorcier tue en utilisant une arme moldue… sauf si ce sorcier s'avérait ne plus avoir de magie. Si mes souvenirs sont exacts, la peine pour les anciens mangemorts est le blocage de tout pouvoir non?

- C'est exact.

Il aurait adoré prendre une gorgée d'eau, mais il pouvait aisément deviner que l'auror Jones prendrait sa réaction comme étant un signe de faiblesse. Merlin… comme cela lui manquait les jours bénis où il était enfermé dans sa chambre et où personne ne pouvait lui faire le moindre mal… Les jours où Harry Potter n'étaient pas dans sa vie… Un frisson glacial lui traversa l'épiderme à cette pensée. Comment pouvait-il imaginer retourner à une vie sans ce crétin? Il ignorait ce sentiment qui bouillonnait dans sa poitrine, mais il ne pouvait ignorer ce qu'il ressentait et, à cause de cela, il ne pouvait pas agir comme un lâche.

- Jouons franc-jeu si vous le permettez Auror Jones. Déclara-t-il soudainement.

Le regard du vieil homme s'acéra avant qu'il n'approuve en faisant un signe de tête. Drago se permit alors de prendre une gorgée d'eau avant de poursuivre. Il ne savait plus comment jouer avec les mots. Il ne savait plus comment dire quelque chose qui pouvait sous-entendre autre chose. Il n'était plus ce Drago Malfoy. Il ne pouvait qu'être lui-même… ce nouveau Drago…

- Je n'ai jamais eu le moindre intérêt pour les mangemorts et pour la cause du Seigneur des ténèbres. J'étais, tout simplement, trop faible et trop lâche pour me refuser à lui. Je me fiche éperdument des moldus, des sangs mêlés ou des sorciers qui sont nés de parents moldus. Je veux avoir la paix. Je ne cherche pas la gloire. Je ne cherche pas la justice. Je ne cherche rien. Vous pourriez perdre votre temps à me soupçonner… vous verrez bien, en faisant vos recherches, que je n'ai jamais choisi mon destin auparavant.

- Auparavant?

- Maintenant, je choisis ce que je vais devenir. Je ne veux pas être celui qui va essayer de rendre justice à un fou qui a détruit ma vie plus qu'autre chose. Ma mère est comme moi. Faible… Elle n'a pas eu ma chance. Elle ne s'est pas mariée à un homme qui lui a permis de chercher sa propre force… sa propre volonté…

- Et votre père…

Drago prit une nouvelle gorgée d'eau avant de se racler la gorge. Parler de son père… n'était-ce pas une trahison? Cela allait contre tout ce qu'il avait appris… contre tout ce qu'il avait assimilé durant des années? Mais, il avait promis de jouer franc-jeu et l'auror Jones ne le regardait plus comme s'il était un insecte qu'il devait écraser à tout prix. N'était-ce pas quelque chose? Ne devait-il pas penser à Potter? À sa réputation?

- Mon père aime le pouvoir.

- Nous savons tous…

- Non, je ne crois pas que vous comprenez vraiment ce que cela veut dire. L'interrompit Drago. Mon père n'a pas de loyauté. Il ne croit pas en un Dieu, en une idéologie. Il veut le pouvoir et il est prêt à profiter du chaos pour l'avoir. Il a rejoint le Seigneur des ténèbres parce que celui-ci semblait être le plus fort. À présent…

L'auror Jones pencha la tête de côté, semblant visiblement très intéressé par ce qu'il disait. Il ne se souvenait pas avoir déjà vu quelqu'un le regarder avec autant d'intérêt. Il n'avait jamais eu l'impression que ses paroles avaient la moindre importance. C'était… très étrange comme sentiment…

- À présent, il est le beau-père d'Harry Potter, le Sauveur du monde sorcier… il ne renoncera jamais à cela. Il n'aime pas Harry. Il n'aime pas le côté de la lumière. Il se fiche de tout cela. Par contre, il aime le pouvoir. Il vit pour le pouvoir. Cette personne qui tue ces innocents en souvenir d'un Seigneur déchu… peut-elle donner la moindre chance de prestige à mon père? Non. Elle ne peut que lui donner la déchéance. Mon père n'est pas assez noble pour mourir pour ses idéaux. Il n'est pas le meurtrier.

Drago n'aurait su dire s'il venait de défendre son père ou bien de le démolir. Son regard était plongé dans celui de l'auror Jones et il ne cilla pas une seule fois. Ce type ne lui faisait plus peur. Il ignorait pourquoi il n'était pas tétanisé par la terreur. Il ignorait comment il avait pu ouvrir sa bouche et dire que sa mère était faible et que son père était un obsédé du pouvoir… mais, il l'avait fait. Il l'avait fait… Et il n'en avait pas honte.

- Qui est cette personne, selon vous Monsieur Malfoy?

- Une personne qui n'a rien à perdre.

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Harry eut un petit sourire en coin en observant Drago. Il ignorait s'il avait envie de le féliciter ou de lui faire l'amour sur la table. Il se secoua doucement la tête face à cette pensée ridicule. Drago n'était certainement pas prêt à faire l'amour, par contre il avait tenu tête à Jones qui était réputé pour ne pas faire le moindre cadeau. Jones sortit alors à l'extérieur et se dirigea vers lui, un semi-sourire aux lèvres.

- Je dois te dire Potter… je croyais que tu étais fou quand j'ai su que tu as marié un ancien mangemort, mais ce Drago Malfoy… Chapeau.

Jones le planta alors là avant même qu'Harry puisse dire quoi que ce soit. Ce fut alors au tour de Drago de sortir et le brun s'empressa de se diriger vers lui et de lui prendre le visage entre les mains. Les yeux gris s'écarquillèrent en le voyant et il ne put s'empêcher de sourire.

- Tu as été extraordinaire là dedans. Même moi, j'ai terriblement peur de Jones.

- Merci.

Drago sembla, pendant quelques secondes, réfléchir intensément à ce qu'il allait faire, puis il se décida à se mettre sur la pointe des pieds pour poser un léger baiser sur sa bouche. Malgré lui, Harry se sentit devenir écarlate alors que Drago baissait précipitamment la tête.

- Me raccompagnes-tu à la maison?

Le brun ne put qu'hocher stupidement la tête. Merlin… peut-être serait-il plus difficile pour lui de s'abstenir de le jeter sur la table…

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Ron cogna avec insistance sur la porte de Blaise Zabini. Le mulâtre lui ouvrit immédiatement la porte, habillé impeccablement et semblant prêt à partir au combat. Il écarta les yeux en le voyant avant de faire une grimace explicite.

- Que me vaut le plaisir de ta visite Weasley? Siffla-t-il, visiblement de mauvaise humeur. Oh! J'oubliais!

Il lui tendit alors une enveloppe jaune et Ron n'avait nullement besoin de l'ouvrir pour savoir qu'elle contenait les photos de sa nuit de folie. Il fronça les sourcils en remarquant que le mulâtre avait des cernes sous les yeux.

- Tu ne sembles pas être en pleine forme. Fit-il remarquer.

- Tu sais certainement comment parler pour être charmant Weasley. Donne-moi cinq secondes et je baisserai mes pantalons pour que tu puisses me baiser comme s'il n'y avait pas de lendemain.

Jamais Ron n'oserait toucher Zabini. Il avait probablement des caméras dans les cheveux, et il pouvait parier qu'il n'hésiterait pas à les utiliser pour lui faire, à nouveau, du chantage.

- Tu dois aller au poste pour être interrogé aujourd'hui. Déclara Ron. Je suis venu d'escorter.

- Pourquoi? Suis-je donc en état d'arrestation? Demanda sarcastiquement le mulâtre.

- Non.

- Alors, ta présence est inutile.

Zabini s'apprêtait visiblement à le contourner lorsque Ron posa la main sur son épaule. Le regard mauvais que le mulâtre lui lança le fit presque lever les mains en signe de paix.

- Est-ce que tu as dormi… cette nuit? Murmura le roux.

- J'ai vu un corps, hier soir. Rétorqua Zabini. Pas vraiment.

- Si tu veux, je peux…

- Quoi? Me donner le nom de ton psychologue? C'est trop de bonté Weasley, mais je refuse cette généreuse offre.

Pourquoi essayait-il donc d'être gentil avec cet enfoiré? Il l'ignorait complètement. Surtout qu'il l'avait fait chanter pendant quelques semaines. N'avait-il pas encore compris la leçon? Comme il détestait ces anciens Serpentards de malheur…

- Juste ferme-la Zabini et accepte ma compassion.

- Non merci.

Ron se contenta de rouler des yeux avant d'enrouler son bras autour de la taille du mulâtre. Il ne put s'empêcher de remarquer que sa chute de rein était vraiment… spectaculaire. Bordel! À quoi pensait-il?

- Lâche-moi. Cracha le mulâtre.

- Accroche-toi.

Et il transplana sans laisser le temps à Zabini d'hurler.

À suivre…