Hey !

Chapitre à l'heure – bien que ce ne soit pas réellement surprenant au vu du fait qu'il s'agit de l'un des plus courts de cette fanfic – 3K environ. Si court que je l'aie écrit en une après-midi seulement. J'espère que son contenu compense sa taille ^^

Sinon, je tenais à vous informer que ces vacances me permettent d'écrire énormément. Je commence aujourd'hui la rédaction du chapitre 29, pour vous dire ! Et il se trouve que ça tombe bien, cette petite avance : je tiens à m'appliquer, encore plus que d'habitude, pour les tous derniers chapitres (33 à 42). Sans cela, j'aurais été obligé de faire une pause pour tous les rédiger d'un coup. Toutefois, cette pause est inévitable, elle sera juste plus courte. J'ai donc décidé de passer le rythme de publication à un chapitre pour trois semaines (vous m'en voyez navré), pour la raccourcir encore plus. Ainsi, vous pourrez avoir un chapitre de manière régulière jusqu'au mois d'octobre ou novembre. D'ici là, je devrais pouvoir écrire un certain nombre de chapitres, notamment pendant les vacances (si l'année de Première avec la triplette scientifique me le permet). Dans l'idéal, je publierai les tous derniers chapitres à partir du mois de février ou avril, à un rythme d'un chapitre par semaine, pour cette dernière ligne droite !

Eh bien, je n'ai pas grand-chose à vous dire de plus – à part un grand merci pour vos reviews et vos lectures (la fanfic vient de dépasser les 60K vues, yeah !).

Je vous laisse apprécier la suite des aventures d'Harry )

Bonne lecture !


Réponse aux anonymes :

Guest : Merci beaucoup pour ta review ! Tu auras toutes les réponses dans ce chapitre ! Et sinon, oui, il s'agit bien du tombeau de Merlin... qui n'est autre que Loki, lorsqu'il s'est incarné physiquement :) ça a été dit dans le chapitre 18 ! Hermione est entrée dans la Chambre car elle se souvient de quelques mots de Fourchelang, comme Ron. Les Aurors sont venus bien plus tard, ils ne savent même pas qu'Hermione est là.


Auteur : Le Cerf-Pentard

Correcteurs : NVJM et Wrapochou

Disclaimer : Rien ne m'appartient. L'univers et les personnages sont à J.K. Rowling. Beaucoup d'éléments sont tirés de l'univers d'Assassin's Creed, propriété d'Ubisoft. J'essaie de tenir compte du canon des deux univers, bien que ce ne soit pas parfaitement possible. Ce n'est pas le cas pour les évènements des films Les Animaux Fantastiques, la fanfiction étant en cours de rédaction au moment de leur sortie. Ceci est une reprise de « Jeu de Magie » de WriteraAddicted. Alors même si je me l'approprie énormément, l'idée de base provient de cet auteur. Je ne gagne rien en écrivant cette histoire, à part l'immense plaisir ainsi que la satisfaction de l'écrire et de la partager.

Image : Wiki Assassin's Creed

Corrigé le : Samedi 31 juin 2019 (NVJM), Dimanche 07 juillet 2019 (Wrapochou)

Publié le : Mercredi 10 juillet 2019


Harry Potter et le Jeu de Magie

Partie IV

Chapitre 25 : Une arme sans égale


« Sorciers et sorcières, nous sommes réunis aujourd'hui en ce quatorze décembre 1992, pour juger Harry James Potter, assigné à comparaître devant le Magenmagot en séance plénière au vu de la gravité de ses crimes. Le prévenu sera interrogé par Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, président sorcier du Magenmagot Cornelius Oswald Fudge, ministre de la magie et Amelia Susan Bones, directrice du Département de la justice magique. Greffier : Ulys Wright. Le prévenu est accusé de transplanage sans permis, de posséder deux baguettes non-certifiées par le ministère, de l'usage de la magie sur des moldus, du non-respect de la Restriction de l'usage de la magie chez les sorciers de premier cycle en dehors de l'établissement scolaire, d'effraction à Gringotts, de vol dans une chambre forte de Gringotts, du vol d'un dragon à Gringotts, d'un accident ayant causé la mort de six gobelins et trois sorciers de sécurité de Gringotts, de l'usage de Sortilèges Impardonnables sur des moldus, de l'usage d'un Sortilège Impardonnable sur un sorcier, de l'altération des souvenirs d'un sorcier par legilimancie, ainsi que des meurtres de George Weasley, Quirinus Quirrell, Blaise Zabini et Severus Rogue. »

Lorsque Dumbledore eut achevé l'introduction du procès, la salle sembla exploser. L'arrestation d'Harry Potter trois semaines auparavant avait fait la Une des journaux, exposant la véritable nature de mage noire du Survivant suite à l'ouverture de la Chambre des Secrets. Mais aucun sorcier ne s'était imaginé que ses crimes étaient si horribles et si nombreux.

La salle était bondée : tous les sièges du Magenmagot étaient occupés, les autres bancs accumulaient quant à eux une nuée de journalistes et curieux qui n'étaient là que pour assister à un procès historique.

Harry était assis sur un siège en face de toute cette assemblée. Il se sentait légèrement fatigué, ayant été exposé aux Détraqueurs sur le chemin du tribunal. Être ainsi pris au piège le mettait dans une colère noire, bien que sa situation ne fût pas sans espoir pour autant. Au vu de ses pouvoirs aquatiques, il n'aurait aucune difficulté à s'échapper d'Azkaban – car c'était bien là ce qui lui était réservé.

Que Dumbledore ait trouvé d'autres chefs d'accusation pour le condamner ne l'étonnait que très peu, au vu de la rancune qu'il devait lui porter.

« Nous allons à présent étudier le premier chef d'accusation, reprit Dumbledore d'une voix forte qui ramena le silence dans la salle. Le quatorze avril de cette année, à quatorze heures vingt-sept, les services du Département des transports magiques ont enregistré un transplanage sans permis, portant la trace de l'accusé. Monsieur Potter, niez-vous avoir transplané ce jour-là de manière illégale ?

— Non. » souffla-t-il faiblement. Il lui était impossible de le faire.

Amélia Bones prit alors la parole : « La peine encourue pour ce délit est d'un an d'emprisonnement à Azkaban, ainsi qu'une somme due au ministère de la Magie de treize mille Gallions. La loi prévoit une réduction de la moitié de la peine d'emprisonnement dans le cas d'un mineur. Qui se prononce pour une condamnation avec réduction ? »

Les sorciers du Magenmagot levèrent la main à l'unanimité. Des chuchotements émanèrent du public.

« Bien. » sourit Dumbledore. Il se pencha sur ses feuilles avant de continuer : « Harry Potter est accusé de posséder deux baguettes achetées dans un commerce non-certifié par le ministère. Messieurs et mesdames du Magenmagot, les preuves sont dans le document posé devant vous. Le vendeur a été arrêté il y a quelques mois, dans l'Allée des Embrumes, et a révélé le nom de l'accusé. Monsieur Potter, niez-vous posséder ces deux baguettes ?

— Je ne les possède plus, répondit-il, déjà las.

— Vous admettez donc avoir été en possession – illégale – de ces deux baguettes ? »

Après un silence, il répondit : « Oui. »

La condamnation fut cette fois-ci d'un an à Azkaban et de trente-deux mille cinq cents Gallions. Il ne prit pas la peine de nier pour l'usage de la magie sur les moldus, le ministère ayant effectivement retrouvé des traces de magie sur les Dursley. Cela lui valut une simple amende de dix-sept mille six cents Gallions. L'usage de la magie en dehors de Poudlard dans une situation ne présentant aucun danger lui valut l'exclusion définitive de l'établissement, ainsi que la destruction de sa baguette – peine déjà appliquée. Harry écoutait toute la procédure d'une oreille distraite, sachant pertinemment que tout cela n'était qu'un spectacle.

« Les gobelins ont récemment porté plainte contre vous, monsieur Potter, pour les crimes suivants : effraction à Gringotts, vol dans une chambre forte de Gringotts, vol d'un dragon à Gringotts, accident ayant causé la mort de six gobelins et trois sorciers de sécurité de Gringotts. Niez-vous cela ? Auquel cas vous devriez vous confronter à un document de cent pages fourni par les gobelins, accablantes de preuves. »

Harry n'osa pas nier. Il se souvint que le directeur de Gringotts avait semblé être son allié, lorsqu'il l'avait rencontré. Toutefois, voler la banque devait être une insulte suffisamment grande pour qu'il coopère avec les plans de Dumbledore. Pour ces crimes, il écopa de trois ans d'emprisonnement pour l'effraction, de huit ans pour le vol d'une chambre forte, de deux ans pour le vol du dragon, d'un an pour la mort de six gobelins, de soixante mille Gallions pour le dédommagement à la banque, ainsi que de trois condamnations à perpétuité pour la mort de trois sorciers de sécurité, réduites à trois condamnations de soixante ans en raison du caractère accidentel et indirect de leurs morts.

« Une inspection approfondie de la famille Dursley a révélé des traces du sortilège de l'Imperium. La signature de ces sortilèges correspond à une baguette non-certifiée par le ministère. » continuait Dumbledore, les yeux brillants de joie. Il obtint de ce crime un emprisonnement à vie à Azkaban.

« Qu'en est-il de la Chambre des Secrets, Dumbledore ? » fit la voix de Cornelius Fudge. Cela faisait bien longtemps que l'on jugeait Harry, et le ministre semblait sur le point de s'endormir. Le directeur acquiesça, semblant trouver cette remarque bienvenue.

« Il y a peu, la Chambre des Secrets a été rouverte à Poudlard. Des élèves ont été pétrifiés, mais cela relève de la juridiction de Poudlard. Monsieur Potter a déjà été exclu de l'école, et sa baguette détruite. En manipulant le monstre de Serpentard, un basilic, ce criminel a causé la mort d'un élève, Fred Weasley. Le professeur McGonagall l'a surpris, et un combat s'est engagé entre eux. Après l'avoir honteusement vaincue à l'aide de la magie noire, monsieur Potter a pris soin d'altérer les souvenirs du professeur McGonagall. Cette pratique de la legilimancie est punie par la loi. L'accusé nie-t-il avoir commis cet acte ?

— Non, mais je n'ai jamais...

— Mrs. Bones pourra nous rappeler la peine pour ce délit.

— L'accusé doit vingt-deux mille Gallions. »

Le Magenmagot vota cette condamnation à l'unanimité.

« Au cours du combat, monsieur Potter a également fait usage du sortilège Doloris sur le professeur McGonagall. Niez-vous cela ?

— Non, répondit-il en grinçant des dents.

— S'ajoute alors une condamnation à perpétuité. »

Une folle idée traversa son esprit embrumé par la colère. Il s'était retenu de tuer Dumbledore pour justement éviter d'être envoyé à Azkaban. Maintenant qu'il y finirait à coup sûr, qu'est-ce qui l'empêchait de passer à l'acte ?

« Pour ses crimes les plus graves, monsieur Potter est accusé des meurtres de Blaise Zabini, de Severus Rogue, de Quirinus Quirrell ainsi que de Fred Weasley – tué après l'ouverture de la Chambre des Secrets. Sorciers et sorcières de cette assemblée, les preuves sont présentées devant vous avec plus de détails. »

Harry avait été arrêté trois semaines auparavant, et avait été depuis enfermé dans les cellules du ministère dans l'attente du procès. Les Aurors l'avaient dépouillé de toute possession, hormis ses vêtements et deux de ses armes : sa lame secrète et ses senbon – aiguilles enduites d'un poison mortel. C'était grâce à sa maîtrise de la magie sans baguette couplée à ses charmes de sirène qu'il avait pu manipuler les forces de l'ordre.

« Blaise Zabini a été poussé du haut du septième étage de Poudlard par monsieur Potter, reprit Dumbledore, succombant à ses blessures quelques mois plus tard. Fred Weasley, qui l'avait croisé avec son frère peu avant ce malheureux évènement, a témoigné à ce sujet. Severus Rogue est quant à lui mort dans une explosion d'origine magique – un Feudeymon – peu après avoir rencontré monsieur Potter, qui s'avère maîtriser ce sortilège – il l'a en effet utilisé dans la Chambre des Secrets, quelques Aurors et moi-même pouvons en témoigner. Quirinus Quirrell a été retrouvé mort dans la forêt interdite par le garde-chasse de Poudlard, à moitié dévoré par les Acromentules, et entouré de cadavres de ces arachnides. Après une étude approfondie, il s'avère que Quirinus Quirrell est mort après être entré en contact avec du venin de basilic – venin qui a également tué les araignées. Or, le seul qui ait accès à ce venin particulier est celui qui a ouvert la Chambre des Secrets : Harry Potter ! »

Dumbledore avait crié son nom, provoquant un petit brouhaha dans la salle.

« Enfin, George Weasley a été tué par le basilic de la Chambre des Secrets, qui n'obéissait qu'à notre accusé ici présent. Monsieur Potter, niez-vous avoir assassiné ces quatre sorciers ?

— Je nie avoir tué George Weasley, Severus Rogue et Blaise Zabini. »

La salle explosa. C'était la première fois qu'il niait l'une des accusations. Bien sûr, son action était vaine et ne réduirait en rien sa peine. Il avait seulement besoin de gagner du temps. Pendant que Dumbledore tentait de ramener le silence dans la salle d'audience, Harry étendait très lentement, de manière imperceptible, sa magie autour de lui. Un mouvement trop brusque aurait attiré l'attention du directeur. Il lui fallait encore franchir quelques centimètres avant que ses pouvoirs n'atteignent ses poches, où reposaient sagement les aiguilles empoisonnées.

« Vous avouez donc avoir tué Quirinus Quirrell ?

— Oui, dit-il haut et fort. Ce professeur de Défense contre les forces du mal, que vous avez accepté à votre service, cachait derrière son turban nul autre que Voldemort. »

Un froid sembla couvrir la salle. Le nom du mage noir avait paralysé tous les sorciers présents.

« Si vous me reprochez ce crime, alors vous devriez peut-être me reprocher d'avoir mis fin à la guerre, onze ans plus tôt, reprit Harry.

— Cela est ridicule ! s'écria le ministre. Vous-Savez-Qui est mort ! Ne cherchez pas d'excuse pour votre meurtre ! Vous serez condamné à perpétuité – une nouvelle fois – à Azkaban. »

Harry était tout proche. Plus que deux ou trois minutes encore, et il aurait tout le loisir de voir Dumbledore mourir.

« En ce qui concerne les morts de Severus Rogue, George Weasley et Blaise Zabini... possédez-vous actuellement les preuves de votre innocence ? reprit le directeur de Poudlard.

— Non, mais...

— Or, face aux faits qui vous accablent, les preuves de votre innocence vous reviennent, et non à ce tribunal. Vous ne possédez pas de telles preuves. Ainsi, vous êtes considérés comme coupable de ces crimes. Vous obtenez trois condamnations à vie supplémentaire. Tous les chefs d'accusation ont été étudiés, ce qui nous laisse une condamnation totale de...

— Cent quatre-vingt-quinze ans et six mois d'emprisonnement fermes à Azkaban, déclara Amélia Bones, cinq condamnations à perpétuité à Azkaban, ains qu'une somme due de cent quarante-cinq mille cent Gallions. »

Les sorciers et journalistes s'attendaient à une telle peine, mais entendre cette lourde condamnation provoqua tout de même un certain effet. Pour accentuer l'aspect dramatique, Dumbledore se leva de son siège central et descendit en plein milieu de la salle. C'était l'occasion parfaite pour Harry ! Il ne lui restait plus que quelques millimètres pour atteindre ses armes...

« Monsieur Potter est accompagné d'un phénix, commença-t-il d'une voix forte. »

Les lumières de la salle semblèrent faiblir. Soudainement, une violente gerbe de flamme apparut et se posa sur le pupitre de Dumbledore. L'apparition se fit plus distincte, révélant la forme d'un phénix. Puis, les flammes semblèrent s'éteindre, laissant voir les vives plumes de Fumseck. Cloué au pupitre par ses serres, Altaïr, le plumage noir, tentait vainement de se débattre.

« Un phénix sombre ! ajouta Dumbledore, déclenchant une réaction horrifiée dans la salle. Vous n'êtes pas sans savoir que ce genre de créature accompagne les destructeurs – les mages noirs ! – de la même façon que les phénix de feu suivent les bienfaiteurs. Aujourd'hui, un être odieux par ses actions vient d'être arrêté. Il revient à son phénix de subir le même sort ! »

Et Fumseck s'enflamma de nouveau, englobant Altaïr avec lui. D'horribles cris émanèrent de la boule flamboyante que formait à présent leur couple. Les flammes cédaient parfois sous la résistance de l'eau, mais elles étaient en définitive plus fortes.

Harry ne pouvait qu'observer ce spectacle, cloué à son siège par des chaînes. Il tentait toutefois de se débattre, provoquant des bruits métalliques qui accompagnaient l'agonie de son phénix.

Il y eut alors une immense explosion de lumière. Fumseck s'éleva dans les airs, victorieux. Il n'y avait plus aucune trace d'Altaïr.

Dumbledore s'avança encore un peu, souriant : « Les phénix sont immortels. Mais si un autre de leurs congénères porte le coup fatal, ils ne reviennent pas. Monsieur Potter, la partie est terminée. »

Il était mort, à jamais. Plus de renaissance. Harry contempla cette idée un instant, laissant un trou béant se creuser dans sa poitrine suite à la mort d'un de ses amis les plus proches. La peine, amère et piquante, remplit cet espace allègrement. Elle ne resta cependant pas longtemps, se transformant peu à peu en une substance bouillante et ravageuse, remontant jusque dans ses yeux pour les faire briller de colère.

Dumbledore s'approcha davantage jusqu'à se pencher au-dessus de lui, une jubilation intense flamboyant derrière ses lunettes en demi-lune. « Où est la Pomme ? » demanda-t-il dans un souffle froid.

Les aiguilles partirent à une vitesse affolante. Elles se figèrent une à une dans le corps du vieux directeur, le forçant à reculer. L'incompréhension emplissait ses yeux. Il tenta de parler, mais un jet de sang prit la place des mots, coulant lentement sur sa longue barbe blanche. Alors, Dumbledore s'écroula en arrière. Mort.

Un silence pesant s'abattit pendant quelques secondes, durant lesquelles la salle prit conscience de ce qui venait de survenir. Le premier à le briser fut Harry. Il éclata de rire.

Les sorciers se mirent alors à crier et s'agiter. Le ministre Fudge criait des ordres, sa voix peinant à couvrir le rire fou du Serpentard. Quelques instants plus tard, la température chuta brusquement. Deux Détraqueurs venaient d'entrer dans la salle d'audience. Il fut alors détaché et emmené hors de la salle. La présence des deux créatures l'avait fait taire, mais un rictus satisfait étirait néanmoins sa bouche.

Loin derrière, comme une voix séparée de lui par un voile, il entendait les vociférations du ministre, ordonnant qu'on l'envoie sur le champ à Azkaban.

Une demi-heure plus tard, on lui fit prendre un Portoloin avec deux Aurors. Ils atterrirent tous trois dans une plage, froide, avec un ciel plein de nuages noirs. Un bateau les attendait non loin, entouré de quelques Détraqueurs. Un Auror tendit un morceau de parchemin à l'un de ses collègues sur le bateau : « Ce sont les directives du ministère. Il sera récupéré dans deux semaines pour la sentence capitale. »

Harry blêmit en entendant ces mots. La sentence capitale, cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : le Baiser du Détraqueur. Une sueur froide glissa dans son dos.

On l'attacha solidement, avec une surveillance accrue durant toute la traversée. Il n'aurait pu espérer s'échapper, surtout avec les gardiens d'Azkaban qui aspiraient toute son énergie. Les Patroni des Aurors ne le protégeait que faiblement.

Lorsque l'immense forteresse fit son apparition au milieu d'une mer de nuage, une profonde terreur monta en lui. Des centaines de formes sombres tournaient autour de la prison. Le ciel y était bien plus sombre, et une pluie froide rendait l'air insupportablement humide. La mer était agitée, s'échouant sans cesse sur les rochers aux abords de l'île.

Ils ne tardèrent pas à y accoster, malgré les remous des vagues qui rendaient la fin de la traversée difficile. Encadré par les Aurors, on lui fit gravir toute la tour jusqu'à l'étage le plus haut – et le plus surveillé. La montée fut pénible. L'ambiance du lieu était terrifiante, accentuée par les cris et les lamentations des milliers de prisonniers.

Une fois arrivé au sommet, on le poussa dans une cellule très petite avant de refermer les grilles devant lui. Et ils repartirent.

Harry souffla, extenué. Le désespoir s'emparait peu à peu de son cœur. Il savait pourtant qu'il ne tarderait pas à fuir... pourtant, l'effet des Détraqueurs était trop puissant. Quelques minutes plus tard, il avait déjà d'horribles maux de tête. Il ne put s'empêcher de lâcher un gémissement.

Un ricanement, tout proche, le fit se redresser.

« Puissantes créatures, n'est-ce pas ? fit une voix rouillée, vaguement féminine. Personne n'a jamais su pleinement exploiter leur potentiel, pourtant... »

De la cellule d'en face, un visage sortit de l'ombre. Pâle, les cheveux bouclés et profondément noirs, la femme qui le contemplait avait un rictus sur les lèvres. De nouveau, un rire lui échappa.

Une sensation confuse s'empara de lui, comme si quelque chose dans son esprit essayait de traverser une brume épaisse pour atteindre sa conscience. Ce rire, ces cheveux, cette pâleur... et ces lèvres. Cela ne pouvait être que... Et alors, il la reconnut !

Bellatrix Lestrange.


Et voilàààà !

Je vous avouerai que dans ma tête, tout cela sonnait un peu plus épique. Harry prit au piège, un procès accablant, puis la mort de Dumbledore pour finir avec Azkaban, la terrifiante prison, juste avant de rencontrer nulle autre que Bellatrix Lestrange ! Mais en relisant ce chapitre, je n'ai pas du tout l'impression que je voulais donner. Tant pis, de toute façon cette fanfiction n'est qu'un essai, comme je le répète souvent ^^

Ça reste tout de même un bon chapitre à mes yeux. À partir de maintenant, les choses seront différentes. Dumbledore, son principal ennemi, est défait... mais s'agissait-il du pire ennemi, de l'ennemi véritable ? Du point de vue d'Harry, il ne reste plus grand-chose jusqu'à la conclusion finale (trois ou quatre actions majeures, tout au plus). Mais il reste nombre d'intrigues à Poudlard qui doivent encore être résolues !

Le prochain chapitre sera beaucoup plus dense en évènements, et ne racontera les évènements que d'une seule journée. Je l'estime à environ 6K mots, et j'espère le publier dans trois semaines ! Je vous laisse avec le titre : « Une salle où se cacher. »

À bientôt !


Le Cerf-Pentard