Je viens de me rendre compte que ça va bientôt faire un mois que je n'ai pas publié de chapitre... Toutes mes excuses T_T
Chapitre 24 : Séquestration
Severus avait fini par retourner se coucher, et Godric était resté dans le salon, Kaï occupant sa place. Le plus jeune se réveilla en premier, et quitta silencieusement la chambre en voyant que le professeur dormait profondément. Il s'installa dans le canapé avec Godric, qui demanda :
« Ça va mieux ? »
« Oui... Désolé pour ça. »
« C'est pas grave, je comprends. Moi aussi ça me met en rogne quand je pense à ce qu'il lui a fait. »
Le plus jeune laissa son regard dériver sur le côté, le plus loin possible du fondateur avant de répondre.
« Oui, mais toi tu ne risque pas de tuer quelqu'un à chaque fois... »
« A bah merci, dit tout de suite que je suis une mauviette !"
Kaï reporta son attention sur lui en répondant cette fois.
« Non, mais bon je pense que tu as compris maintenant non ? »
« Quoi donc ? Que tu es un loup-garou ? Et alors ? »
« Comment ça et alors ? Je suis dangereux ! »
Godric leva les yeux au ciel.
« Ah l'éternel complexe du loup-garou dangereux. Tu ne l'es pas, j'ai pu constater que tu savais te contrôler, contrairement à énormément d'autres, pour ne pas dire tous les autres. »
« Vous n'auriez pas dû le laisser seul avec moi, j'aurais très bien pu le blesser. »
« L'as-tu fait ? »
« Non, mais... »
« Alors nous avons bien agi. Tu as réussi à te reprendre, alors même que tu étais très bien parti pour te transformer dans cette pièce. Tu n'es pas dangereux, tu es juste potentiellement plus violent que les autres quand tu t'énerve, c'est tout. »
« Mais... »
Le fondateur était agacé par ce stupide complexe qu'avais tout les loup, et dont il pensait que ce jeune homme était dépourvu, mais visiblement ce n'était pas le cas.
« Bon, arrête de chercher, j'ai raison tu as tort, c'est tout. »
Le plus jeune fut surpris par la réparti de l'homme, mais finalement il repris une attitude moins défaitiste, et répondit.
« D'accord, tu as raison. »
Le fondateur afficha un sourire victorieux, et ébouriffa à son tour les cheveux de Kaï, comme l'avait fait Severus plus tôt. Ils attendirent patiemment que le professeur émerge à nouveau, parlant de tout et de rien, mais évitant soigneusement les sujets pouvant provoquer de la colère. Puis en fin d'après midi un nouveau visiteur fit son apparition.
Rogue se réveilla au son de la sonnette de la cheminée, encore elle. Il consulta l'heure et se rendit compte qu'il était déjà 18h. Il se redressa, fit venir à lui une de ses potions, et une fois l'avoir avalé il se leva et rejoignit le salon, où il entendait trois voix discuter.
« Est-il réveillé, j'aurais besoin de lui parler. »
Lucius Malfoy gardait son air hautain, malgré la situation qui le mettait dans une situation des plus inconfortable. Godric ne s'en formalisait pas, et Kaï était habitué depuis longtemps. Ce fut le fondateur qui répondit.
« Je ne crois... »
Mais il fut coupé par une voix semi endormi dans son dos.
« Il l'est. Qu'est-ce qu'il se passe Lucius ? »
L'aristocrate se dirigea vers le professeur, sans plus faire attention aux deux autres.
« Je suis venu te dire de ne pas sortir de Poudlard. Il te cherche, et l'école l'empêche de te trouver grâce à la marque. Mais dès que tu mettras un pied dehors il te retrouvera tout de suite. »
La démarche de l'autre homme lorsqu'il s'était avancé vers lui informait Severus qu'il avait lui aussi eu droit à sa séance de torture.
« Tu n'es pas obligé de faire ça Lucius. Tu n'as pas à assumer mes actes, c'est trop dangereux pour toi. »
« Parce que ça ne l'était pas pour toi peut être ? De toute façon je fais ça pour moi, alors ne te sens pas coupable pour si peu. Veille plutôt à rester en vie, il cherche par tout les moyens possibles à te trouver, il a dispersé tout le monde pour y parvenir. »
« Je n'ai pas de famille en jeu moi. Je me doute bien qu'il me cherche, et il n'arrêtera pas tant que je ne serais pas mort. Laisse moi deviner, il t'a chargé de vérifier si je me trouvais à Poudlard, puisque tu es le seul à pouvoir y entrer sans éveiller de trop gros soupçons. Bien qu'il soit certain que j'y suis puisqu'il ne peut pas me localiser par magie, et que seul Poudlard pourrait me protéger de ça. Je me trompe ? »
« Non, je vais lui dire que je ne t'ai pas trouvé, et qu'il est possible que Dumbledore t'ai fourni un sort de dissimulation assez puissant pour te protéger, tout en te cachant hors de l'école. »
L'homme évitait soigneusement le sujet de la famille, mais le professeur savait pertinemment que ce qu'il faisait allait entraîner sa femme et son fils dans son sillage.
« Ça peut marcher, sauf s'il décide de se servir de Draco. »
« Il ne dira rien non plus, tu sais très bien qu'il ne te vendra pas. »
« Tu sais très bien que ce ne sera pas aussi facile. »
« Alors ferme les yeux. »
Severus ne réfléchi pas une seule seconde et abattit son poing sur la figure de l'aristocrate. Il venait de se faire un mal de chien, et de choquer toutes les personnes présentes, mais par Morgane, ce que ça faisait du bien !
« Ne me demande pas d'ignorer le fait que mon filleul va très certainement se faire torturer pour me protéger, et que tu t'es toi même déjà fait torturé ! »
Lucius mis un petit temps à reprendre ses esprits, se frottant la joue douloureuse.
« Pour ce qui me concerne prend ça pour une compensation pour ce que je t'ai fait subir, je te dois bien ça. Et puis dans tous les cas c'est ma vie, j'en fait ce que je veux, ça ne te regarde en rien. Pour Draco, je ne laisserais pas le toucher, même si je dois mourir pour ça. »
Severus tandis la main à Lucius, qui lui donna la sienne sans comprendre, et laissa le professeur attraper son poignet, l'obligeant à en faire de même.
« Promet moi que si ça devient trop dangereux, tu lui obéira quoi qu'il t'ordonne, même si tu dois me tuer pour ça. »
« Je ne peux... »
« Lucius ! »
L'aristocrate soupira.
« Très bien, mais en aucun cas je ne te tuerais, jamais. Je fuirais à la rigueur, ou viendrait me cacher ici. Mais je ne te tuerais pas. »
Severus acquiesça et ils prêtèrent serment, les filament de leur fidelitas se gravant dans leur peau. Un silence flotta quelques instants dans la pièce, avant que leurs mains se séparent et que Lucius ne tourne les talons.
« Je dois aller voir Dumbledore maintenant. Soigne toi comme il faut. »
Puis il porta son attention sur les deux autres occupant de la pièce qu'il avait occulté.
« Quand à vous ne le laisser pas faire ce qu'il veut, veillez à ce qu'il se repose. »
Les deux interpellé acquiescèrent dans un même mouvement. Puis l'aristocrate quitta les lieux, laissant les trois compères seuls de nouveau. Ce fut Kaï qui réagit en premier.
« Waow ! Tu as frappé Lucius ! »
Severus leva un sourcil en voyant l'expression choqué des deux hommes, et s'en amusa d'ailleurs.
« Oui, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant, ce n'est pas parce que je suis un maître de potions que je ne sais pas me servir de mes poings. »
Même si ça faisait un mal de chien, il fallait bien le reconnaître. Surtout qu'il s'était servi du bras où se trouvait le plus de coupures, bien entendu quitte à faire les choses sans réfléchir autant les faire bien. Mais maintenant il n'allait pas pouvoir bouger son bras gauche pendant un petit moment.
« Ce n'est pas ce que je voulais dire, mais je ne pensais pas que je te verrais un jour frapper Lucius... »
« Eh bien tu t'es trompé. »
Et sur ces mots il s'assit dans le canapé, où les deux autres le rejoignirent. Ils commencèrent à discuter, et finirent par dériver sur un sujet qui n'avait même pas effleuré l'esprit du professeur.
« Au fait Kaï, tu passe noël avec nous ? »
« Je ne voudrait pas vous déranger, vous avez sûrement mieux à faire que de me tenir compagnie... »
Il avait finit sa phrase en regardant Severus en biais, mais celui ci était tourné vers Godric et intervint avant qu'il ne réponde à Kaï.
« Parce que tu compte fêter noël ? »
Le fondateur le regarda tout sourire, il se doutait bien que la réaction de l'homme sera de ce style là. Mais il ne comptait pas le laisser tout mettre à l'eau.
« Tout à fait, ici même, avec toi, et avec Kaï. »
Il porta son attention sur le jeune homme.
« Tu peux passer la soirée avec nous, la nuit et le lendemain nous suffiront largement pour le reste tu sais... »
Il avait dit ça en battant l'air de sa main, et il ne vit pas le poing qui s'abattit sur le sommet de son crâne.
« Et tu compte faire ça depuis quand au juste ? On dirait que m'en parler t'a semblé superflu. »
« Depuis le début du mois, je n'ai pas eu l'occasion de t'en parler, et on m'a dit d'éviter le sujet alors... »
Kaï était mort de rire en voyant le lion essayer de se dépêtrer du guêpier où il était tombé. Mais à sa grande surprise le serpent se contenta de croiser les bras sans répondre, et plongea son regard dans le vide en face de lui. Les deux autres se regardèrent surpris, et finalement Kaï répondit enfin à Godric.
« Je viendrais alors, ce sera toujours mieux que d'être tout seul... il faut juste que je trouve des cadeaux maintenant. »
Et c'était là tout le problème du professeur, comment allait-il se débrouiller pour acheter des cadeaux alors qu'il ne pouvait pas sortir de Poudlard ? Et même s'il pouvait il fallait qu'il fausse compagnie à son amant, ce qui dans son état s'annonçait très délicat. Et qu'allait-il bien pouvoir acheter ? Que pouvait-il acheter à Godric Gryffondor, à un mort qui plus est ? Il n'avait vraiment pas envie de faire ce réveillon, vraiment pas.
« Moi j'ai déjà trouver pour monsieur, pour toi par contre je cherche encore... »
« Haha, pas si facile que ça hein ? On va avoir le même problème visiblement, j'ai ma petite idée pour Severus mais pour toi aucune... »
Le professeur avait jeté un coup d'œil furtif aux deux hommes qui l'encadraient.
« Il faut que j'aille voir Dumbledore. »
Il s'apprêtait à se lever mais le fondateur l'en empêcha, ça commençait mal.
« Tu ne bouge pas d'ici, dois-je te rappeler que tu es censé te reposer ? Qui plus est tu m'excusera mais je doute que tu sois en état de marcher jusqu'au bureau du directeur. Je vais l'appeler. »
« Dois-je te rappeler que je ne suis pas un gamin ? Je sais encore ce que je peux faire ou non. Je t'interdis de l'appeler. »
« Bien, je t'interdis d'y aller, et toi tu m'interdis de l'appeler, donc tu ne le verras pas aujourd'hui. »
« Tu... »
« Severus, il a raison, et tu le sais aussi bien que moi, tu peux très bien aller voir Dumbledore lundi, ce n'est pas urgent... »
Le professeur tourna son regard d'acier vers le plus jeune, et il savait rien qu'en le regardant qu'il avait très bien compris ce qu'il voulait faire. Décidément ce loup le connaissait bien, un peu trop même. Il leva les yeux au ciel et se laisser de nouveau aller dans le canapé, il avait effectivement toujours mal partout, et il était même fort probable qu'il ne soit pas capable de faire l'aller retour au bureau de Dumbledore. Mais ça jamais il ne l'avouerait.
« Soit, de toute façon vous êtes plus têtu l'un que l'autre. »
Godric sourit à cette remarque en répondit amusé :
« Et c'est nous qui sommes têtu... »
La réponse fusa, sans préavis du professeur.
« La ferme. »
Alors ? Pardonné ?
