Et voilà le chapitre 25! J'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai plusieurs chapitres d'avance, en fait d'après mes calculs on est couverts jusqu'à début juillet :D c'est pas magnifique?
Titre du chapitre: «Warning Sign», Coldplay.
- On dirait que tu n'as pas de chance.
Bellatrix leva les yeux du tas de peau de serpent d'arbre qu'elle était en train de découper et regarda son cousin en fronçant les sourcils.
- Qu'est-ce que tu veux dire, je n'ai pas de chance? demanda-t-elle d'un ton glacial.
Cela avait un peu trop l'air de faire plaisir à Rosier à son goût.
- Eh bien? demanda-t-elle d'un ton impérieux, brandissant le couteau dans sa direction.
Cela le fit reculer.
- Rappelle-moi encore une fois, dit-il prudemment, pourquoi je suis à ta disposition, alors que tu ne veux même pas me dire ce qui est arrivé à Lucius?
Bella roula des yeux.
- Parce que tu es prêt à tout pour me faire plaisir? suggéra-t-elle. Ou parce que tu es am...
- D'accord, d'accord! Oublie ce que j'ai dit!
Bella eut un petit sourire satisfait, reportant son attention sur la potion. C'était vraiment trop facile d'énerver son cousin.
- Alors, pourquoi est-ce que je n'ai pas de chance, exactement?
Rosier lui rendit son sourire moqueur.
- Parce que, Bellatrix, tu as besoin de quelque chose que tu ne peux pas avoir. Je suis allé sur le Chemin de Traverse, poursuivit-il, et j'ai rendu visite à à peu près tous les apothicaires qui me venaient à l'esprit. Et il n'y en a pas un seul qui aie une mandragore à maturité pour ta potion. Ou n'importe quelle mandragore, maintenant que tu m'y fais penser. Alors on dirait bien que tu es coincée.
Bella fronça les sourcils.
- C'est impossible. Tu as essayé l'Allée des Embrumes?
Rosier se mit à rire.
- Tu mettrais des ingrédients venant du marché noir dans la potion de Lucius? Je ne manquerai pas de lui signaler ça quand il se réveillera.
Croisant son regard noir, il continua:
- C'est le premier endroit que j'ai essayé, en fait. Et non, rien.
Bella jeta le couteau qu'elle tenait contre le chaudron. Il en heurta le côté et rebondit avec un bruit métallique qui fit sursauter Rosier.
- Et pourquoi, bon sang? cria-t-elle, furieuse.
Rosier s'écarta lentement, jusqu'à être hors de portée de tir.
- Je leur ai demandé, dit-il avec tact. Apparemment, la mandragore est actuellement considérée comme une plante dangereuse de catégorie A, et notre très estimé Ministère (il fit la moue) estime qu'il est prudent de restreindre la disponibilité de plantes de ce type, et de pénaliser ceux qui en cultivent sans permis.
Bella dut lutter pour contrôler ses nerfs.
- Quel genre d'endroit pourrait avoir un permis? demanda-t-elle prudemment.
Rosier haussa les épaules.
- Je n'en suis pas sûr, dit-il lentement. Je pense qu'il y a un jardin à Ste Mangouste, mais il n'est pas ouvert au public.
Bella hocha la tête.
- Je vois. Donc ma seule option, c'est d'en voler une à Poudlard.
- Euh...
Rosier hésita, s'assurant d'être hors d'atteinte d'un éventuel lancer de Bellatrix avant de lui faire remarquer l'évidence.
- Mais tu as dit à tout le monde que tu étais partie en France. Avec Malefoy. Tu ne peux pas te pointer comme une fleur à l'école, sans lui, et puis repartir juste comme ça.
Bella agita la main d'un air impatient, écartant ses inquiétudes.
- Ca n'a pas d'importance, dit-elle d'un ton de défi. Je trouverai un moyen. Je...
Elle fut interrompue à ce moment précis par des coups frappés à la porte.
- Entrez, lança-t-elle d'un ton hargneux.
- Miss... Miss Black?
C'était un elfe de maison. Bella n'en était pas entièrement sûre, mais il ressemblait à celui de la bibliothèque, celui qui l'avait évitée depuis.
- Qu'est-ce que tu veux? demanda-t-elle d'un ton impérieux, l'observant attentivement.
Effectivement, il donnait l'impression d'éviter son regard, plus que la déférence habituelle ne l'exigeait.
- Il y a... il y a un visiteur, balbutia-t-il, gardant les yeux fixés sur le tapis. Un visiteur pour Miss Black. Un homme.
- Quel homme? demanda Bella, curieuse.
Bien sûr, l'idée que son maître puisse attendre de la voir était improbable – risible, même – mais malgré tout, elle était intriguée. Après tout, personne d'autre ne savait qu'elle était là. N'est-ce pas?
L'elfe tordit l'ourlet de la taie d'oreiller en lambeaux qu'il portait drapée comme une toge.
- Dobby ne sait pas, Miss, dit-il d'un ton nerveux. Dobby s'est fait frapper pour avoir demandé.
Bella eut un petit sourire.
- Très bien. Fais-le monter.
- Oui Miss Black.
- Oh, et Dobby?
- Ou-oui, miss?
- Quand il partira, tu viendras me voir.
L'elfe déglutit.
- Oui Miss. Dobby viendra, Miss.
Il prit pratiquement la fuite.
- Tu as des hommes qui viennent te voir, comme ça?
L'idée même semblait blesser Rosier à l'extrême.
Bella gloussa. Quelle drôle de manière d'exprimer les choses.
- Je ne me plains pas. Et tu peux partir, si ça te gêne.
Rosier bafouilla des jurons assez incohérents, mais il se tut quand Dolohov entra d'un pas nonchalant dans la pièce.
Bella le dévisagea, surprise.
- Dolohov? Qu'est-ce que tu...? Oh, peu importe. Entre.
Elle se leva, brûlante de curiosité. Qu'est-ce que Dolohov pouvait bien lui vouloir? Elle n'en avait aucune idée, mais elle avait l'intention de le découvrir.
- Rosier, tu peux partir maintenant, dit-elle d'un ton léger.
Son cousin se renfrogna, mais elle lui jeta un regard perçant et il obéit, fixant Dolohov d'un oeil noir tout en quittant la pièce à reculons. Il claqua la porte derrière lui mais elle l'entendit tout de même pousser des jurons sonores tandis qu'il descendait bruyamment les escaliers. Elle se tourna vers Dolohov dès qu'il fut hors de portée de voix.
- Pourquoi est-ce que tu es venu me voir? interrogea-t-elle.
Il remua sur place, mal à l'aise, et elle remarqua qu'il avait refusé de retirer son manteau, bien que la pièce dans laquelle il venait d'entrer soit relativement chaude, probablement à cause de la potion qui mijotait sur le sol. Dolohov fronça les sourcils en la voyant.
- Tu ne perds pas beaucoup de temps, pas vrai? demanda-t-il.
Bella secoua la tête.
- Pas pour les choses importantes, dit-elle en l'observant attentivement. Et faire plaisir à notre maître est important pour moi...
Elle s'interrompit, considérant qu'elle avait été claire.
L'expression de Dolohov changea à ses mots.
- Ne dis pas ça comme ça, dit-il d'un ton brusque.
Bella fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que tu veux dire? demanda-t-elle, perplexe. Ne dis pas ça comme ça?
- Comme si tu voulais... oh, oublie.
Evitant son regard, il se pencha plutôt pour examiner la potion.
- Tu as tout ce dont tu as besoin? demanda-t-il.
Ignorant cela, Bella continua avec une nouvelle question.
- Comment savais-tu que j'étais là? s'enquit-elle. Notre maître te l'a dit?
Une autre idée la frappa.
- C'est lui qui t'a envoyé ici?
Dolohov fit la grimace.
- Non, dit-il enfin. Il ne m'a pas envoyé ici.
Bella sentit son coeur battre plus vite.
- Mais il t'a dit que j'étais ici?
- Oui.
Remarquant son expression avide, pleine d'attente, il développa un peu.
- J'étais censé finir une... tâche... avec Lucius. Quand j'ai demandé où il était, notre maître m'a expliqué ce qui s'était passé.
Sous le coup de la surprise, Bella prit une brusque inspiration.
- Il t'a tout dit?
Dolohov acquiesça pour confirmer ses dires.
- Je ne sais pas si tu en es consciente, dit-il lentement, mais je suis l'un de ses plus anciens partisans. J'ai été l'un des premiers à recevoir la Marque. Et je suppose que dans la mesure où quiconque puisse honnêtement prétendre le connaître, je connais notre maître. J'ai été à l'école avec lui.
Bella ressentit un mélange frustrant de jalousie et de respect, en entendant cela.
- Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça? demanda-t-elle, confuse.
Il haussa les épaules.
- Je n'en suis pas sûr...
Bella se renfrogna, agacée qu'il évite la question.
- Pourquoi est-ce que tu es venu me voir? demanda-t-elle de nouveau. Laisse-moi deviner, poursuivit-elle avec dédain. Tu me surveillais.
- Je...
Il ouvrit la bouche, puis la referma, prenant un intérêt soudain pour une fiole de bile de tatou. Bella le dévisagea.
- C'est ça, accusa-t-elle dès qu'elle eut retrouvé l'usage de sa voix. Tu me surveilles!
Dolohov ne confirma pas ses suspicions, mais il ne repoussa pas non plus son accusation.
- Pourquoi? Est-ce que notre maître te l'a demandé?
Il soupira.
- Non, dit-il enfin. Il ne sait pas que je suis ici.
- Pourquoi est-ce que c'est le cas? demanda-t-elle d'un ton de défi.
- Eh bien, pour commencer, c'est moi qui ai recruté Lucius. Et je pense qu'il a un potentiel. Donc je suppose qu'on pourrait dire que j'ai un intérêt particulier à m'assurer qu'il survive – cela aura de bonnes répercussions pour moi s'il parvient à atteindre ce potentiel.
Bella croisa les bras et le dévisagea en silence, attendant qu'il continue. C'était un truc qu'elle avait appris de son maître, et même si elle était en général trop impatiente pour bien l'appliquer, on ne pouvait pas nier que ça marchait.
Il finit par pousser un grognement.
- Est-ce qu'on ne pourrait pas juste laisser tomber tout ça?
Bella secoua la tête.
- Pas avant que tu ne m'aies expliqué ton besoin bizarre de me surveiller.
Dolohov se leva abruptement.
- D'accord, dit-il d'un ton brusque. Je vais le faire, si tu me dis exactement ce que tu fais.
Bella hésita, retournant la suggestion dans sa tête pendant quelques instants. Finalement, elle décida qu'être honnête ne pouvait pas lui faire de tort.
- Très bien. D'accord.
Elle prit une profonde inspiration.
- Si tu sais ce qui est arrivé à Lucius, tu dois donc aussi savoir que ce n'est pas facile de le guérir. Il a besoin d'une potion: du philtre de mandragore. Je peux en préparer, mais j'ai besoin d'une mandragore à maturité, et je n'en ai pas. Aussi près de l'été, on est forcément en pleine saison, mais je ne peux pas en acheter. On n'en vend nulle part. C'est ridicule, pas vrai? N'importe qui penserait qu'un Black peut acheter quasiment tout ce qu'il veut, mais apparemment non. Alors, quand tu m'as demandé si j'avais tout ce dont j'ai besoin... la réponse est non.
Dolohov hocha la tête.
- Je vois, dit-il lentement. Tu as besoin de racine de mandragore.
Bella sourit.
- Non, répondit-elle avec un petit rire. En fait, j'ai besoin de Polynectar.
- Quoi?
Dolohov la dévisagea, incrédule.
- Tu dois être devenue folle.
- Non, rétorqua Bella d'un ton brusque. Je ne suis pas folle. Il me faut un moyen pour rentrer à Poudlard et en ressortir discrètement, sans que personne ne se rende compte que je ne suis pas en France. Et j'en ai un.
Elle sourit devant son air perplexe.
- Ma soeur, expliqua-t-elle. Narcissa. C'est une idiote, mais en ce moment, elle est juste à l'endroit où j'ai besoin d'être. En lieu sûr, et n'ayant pas la moindre idée de ce qui se passe, à Poudlard. Tout ce qu'il faut que je fasse, dit-elle avec un petit sourire satisfait, c'est lui voler une heure de son temps. Ca ne lui manquera pas. Après tout, l'infirmerie est son endroit préféré dans toute l'école. Elle risque même de me remercier.
Dolohov la dévisagea, ébahi.
- Eh bien, je suis content que tu aies un plan, au moins, finit-il par marmonner.
- Pourquoi tu dis ça? Et pourquoi est-ce que mon bien-être t'intéresse autant, tout à coup?
Il fit la grimace.
- Parce que je t'aime bien, Black. Je pense que tu as un potentiel. Mais il y a des fois où je vois le point de vue de Lucius. Je pense que tu t'engages peut-être dans quelque chose qui te dépasse.
- Quoi?
Bella le fixa d'un oeil noir, révoltée.
- Quand, fulmina-t-elle, est-ce que tout le monde va arrêter de me traiter comme une sorte de gamine stupide qui n'a aucune idée de ce qu'elle fait? Je sais exactement dans quoi je suis en train de m'engager, merci beaucoup.
- Oh, vraiment?
Dolohov haussa un sourcil.
- Je ne crois pas. Est-ce que tu sais, cracha-t-il, que tu l'amuses?
Bella fronça les sourcils.
- Je quoi?
- Tu l'amuses, dit Dolohov d'un ton sauvage. Il te trouve divertissante, Black.
Bellatrix sauta sur ses pieds, prête à le provoquer, mais ensuite elle hésita, penchant la tête de côté tout en méditant sa déclaration.
- Qu'est-ce que tu veux dire par «divertissante»? demanda-t-elle d'un ton détaché, enroulant une mèche de cheveux autour de son doigt et s'efforçant de donner l'impression de ne pas être très intéressée par la réponse.
Dolohov grogna et se passa une main sur le visage. Il poussa un profond soupir.
- J'essaie de t'aider, Bellatrix, que tu le croies ou non. Tu te rendrais service en me laissant faire.
- Je...
Bella commença à protester, et puis s'arrêta. Il l'avait appelée «Bellatrix». C'était ce que faisait Lucius quand il était inquiet. Dolohov, à ce qu'il semblait, essayait de la mettre en garde. Mais contre quoi? Rien de ce qu'il disait n'avait le moindre sens.
- Qu'est-ce que tu voudrais que je fasse, alors? demanda-t-elle, abandonnant ses tentatives pour comprendre. Parce que je ne vais pas Le décevoir...
Son coeur bondit à cette idée.
- Rien. C'est ce que tu ferais, si tu avais un tant soit peu de jugeote. Contente-toi d'obéir aux ordres, et de te fondre dans la masse.
- Je ne pense pas.
Bella sentit ses poings se serrer sous l'effet de la colère, et elle dut lutter pour se contrôler. Crier sur une personne aussi proche de leur maître n'était probablement pas une bonne idée. Et cela ne ferait que lui donner l'air d'une gamine, ce qui était exactement le contraire de ce qu'elle recherchait.
- Je n'ai pas l'intention de rester coincée à un rang inférieur indéfiniment, continua-t-elle avec calme. J'ai demandé une chance de faire mes preuves, et c'est exactement ce que je vais faire.
Dolohov secoua tristement la tête.
- Tu ne comprends pas, je le vois bien. Pourquoi faut-il que tu sois aussi ridiculement orgueilleuse? Pourquoi ne vois-tu pas que toute l'attention qu'on peut te porter n'est pas positive?
Bellatrix ne put pas s'en empêcher. Elle le fixa d'un regard noir, blessée.
- Toute l'attention venant de notre maître est positive, insista-t-elle.
Et d'un seul coup le visage de Dolohov fut à quelques centimètres du sien, et il était furieux.
- Tu le penses vraiment? gronda-t-il.
Ses doigts lui saisirent les avant-bras, plus étroitement que des chaînes d'acier, et il la souleva à moitié, apparemment sans s'en rendre compte.
- Tu le penses vraiment? répéta-t-il. Tu veux que je te dise ce que je pense? Je pense que tu n'en sais absolument rien. Je ne pense pas que tu aies la moindre idée de ce dans quoi tu es en train de t'engager. Mais moi si.
Il eut un rire étrange, amer.
- Et au plus tu t'engages là-dedans, au pire c'est. Tu as seize ans, bon sang! Tu as toute ta vie devant toi! Pourquoi est-ce que tu pourrais bien vouloir gâcher tout ça?
Bella se dégagea de sa prise et sortit sa baguette.
- Quelle vie? rétorqua-t-elle, furieuse.
Dolohov serra les poings, mais il n'essaya pas de nouveau de la toucher. Quand il parla de nouveau, on aurait dit qu'il luttait pour garder une voix calme.
- Ta vie, dit-il. Une vie normale. Tu es consciente de la chance que tu as? Tu pourrais croire en la cause, sans avoir à te battre pour elle. Tu pourrais tomber amoureuse, et te marier, et avoir des gosses, et ne jamais avoir à t'inquiéter de ce qui pourrait leur arriver si les Aurors te retrouvent.
Bella se renfrogna.
- Ca ne m'intéresse pas, dit-elle d'un ton de défi. Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas être comme tout le monde. Quel est l'intérêt là-dedans? Je veux être différente, je veux être... spéciale. Respectée. Crainte. Admirée. N'importe quoi sauf la femme de quelqu'un d'autre, acheva-t-elle d'un ton de dégoût.
Son coeur battait la chamade, mais elle fixa Dolohov d'un regard féroce, parce qu'elle voulait qu'il pense qu'elle était en colère, plus que toute autre chose. Elle ne pouvait pas lui laisser voir la panique douloureuse, déraisonnable, qui l'envahissait à la pensée d'une vie où son maître ne serait pas. Elle ne savait pas pourquoi il avait une telle influence sur elle, ni pourquoi son coeur se glaçait à la pensée de le décevoir. Mais c'était le cas, et c'était un pénible fait qu'elle savait qu'elle devrait examiner de plus près un jour. Mais pas aujourd'hui. Pas encore.
Dolohov soupira. Il avait l'air... vaincu, à présent.
- Tu es sûre? dit-il à voix basse. Je ne te poserai pas deux fois la question.
Bella acquiesça. Elle préférait ne pas parler.
- D'accord.
L'ombre d'un sourire passa sur son visage.
- Je voulais juste vérifier, dit-il d'un ton sarcastique.
Et puis il tourna les talons et quitta la pièce d'un pas vif, laissant Bellatrix fixer la porte par laquelle il était sorti, luttant contre la marée de confusion et de colère qui montait dans sa poitrine, et cherchant quelque chose à quoi donner un bon coup de pied.
