Je soufflais, tendis Mytril à Alison, et allais au salon où tout le monde me suivit. Quel ne fut pas ma surprise d'y trouver la petite Isabelle. Je me figeais un instant, puis me tournais vers Maureen, qui était la plus proche de moi.

-On va t'expliquer, mais toi d'abord.

-OK.

Je m'assis, suivie de tous les autres.

-Vous voulez vraiment connaître la raison pour laquelle j'étais partie hein ? Vous ne renoncerez pas.

-Pourquoi te poses-tu cette question ?

-Je préfèrerais ne pas m'expliquer sur ce sujet. Je vous fais confiance, et je vous aime comme mes sœurs, mais je ne veux pas parler de tout ça. Tout ce que je peux vous dire, c'est que s'était obligé.

-Bien, c'est comme tu veux. C'est ton choix après tout. Mais si un jour tu changes d'avis, nous t'écouterons Bella.

-Merci.

Je ne voulais pas qu'elles sachent que j'étais à présent une louve. Je savais que je pouvais leur faire confiance, mais j'avais peur qu'elles ne se détournent de moi en sachant cela.

-Bon, tu veux sûrement savoir comment ça se fait qu'Isabelle soit ici ?

-Oui.

-Eh bien voilà, elle est au courant de notre secret. Quand Renée est partie avec Phil, ils l'ont laissée ici. Au dernière nouvelle, maintenant, ils sont de retour à Phoenix, et vivent ensemble, sans enfants.

J'acquiesçais, ça ne m'étonnait guère de la part de Renée. Je pense que je devrais même aller leur rendre une petite visite.

-Je vais aller voir ma mère, dis-je en me levant.

-Pourquoi ?

-Je pense qu'elle n'a pas encore compris le sens du mot « responsabilité », non pas qu'Isabelle me dérange, au contraire, je crois qu'elle est mieux ici qu'avec eux. Mais j'ai deux mots à lui dire.

Je souris malicieusement.

-Lyra ? Tu prends Angélique ?

Elle prit la petite, et je me téléportais – après avoir activé le don que j'avais copié de Dana – à Phoenix. J'étais juste en face de la maison de ma mère. Je m'avançais jusqu'à la porte, et frappais. Quelques secondes plus tard, Phil m'ouvrit la porte. Il était en caleçon, les cheveux complètement défaits. Je lui lançais un regard noir, et entrais sans lui demander son avis. J'allais directement dans le salon, où je trouvais Renée. Je me figeais quand j'aperçus un petit bébé dans ses bras. Elle lui donnait le sein avec tendresse. Je me détendis, et elle releva la tête vers moi.

-Bonjour Renée.

Elle se leva, et voulut me serrer dans ses bras, mais je l'évitais. Ma rebuffade parut la blesser, mais elle n'en dit rien.

-Bella ! Que nous vaut ta visite ?

-Je viens de rentrer chez moi, et on m'a annoncé que vous aviez laissé Isabelle à Forks sans jamais plus donner de nouvelle. Non pas qu'elle me dérange, mais je ne peux m'empêcher de me demander la raison de votre acte ?

-Nous… nous ne pouvions pas garder Isabelle.

-Bien, au fait, tu as le bonjour de Stephan.

Elle me dévisagea avec stupeur.

-Tu l'as revu ?

-Oui, il est très heureux avec Leila.

-Qui ?

-Sa nouvelle compagne.

-Humpf.

Le bébé qu'elle tenait dans ses bras commença à pleurer. Elle baissa le regard vers lui, et essaya de le calmer.

-Daniel, chut, calme-toi…

Daniel ? Ainsi, s'était un garçon…

-Félicitation au fait.

Elle me regarda, puis sourit doucement.

-Merci.

Le petit me remarqua, et tendit les bras vers moi.

-Tu veux le prendre ? le regard de Renée trahissait sa crainte. De quoi, je ne sais pas.

-Oui.

Je tendis les bras, et pris Daniel dans mes bras. Il gigota quelques peu, et finit par se blottir dans mes bras. Ses yeux se fermèrent petit à petit, et il finit par s'endormir. Je souris en le regardant dormir paisiblement.

-Il t'a déjà adopté, sourit Renée.

-Je ne reste pas longtemps. Je dois repartir.

Je lui tends l'enfant, et repars. Je croise Phil.

-Quel dommage, ce ne soit pas une fille ! Tu ne pourras pas assouvir tous tes foutus fantasmes, crachai-je.

Il ne croisa pas mon regard, et je sortis. À peine fus-je dehors que je me téléportais dans ma villa. J'atterris dans la chambre d'Angélique. Elle dormait paisiblement. Je passais un long moment à l'observer, je réfléchissais à la manière dont j'allais annoncer aux filles que j'avais muté en loup. J'étais dans mes pensées, quand on frappa à la porte. Tamara alla ouvrir, et nos visiteurs entrèrent. J'embrassais ma fille sur la tempe, et descendis voir qui nous rendait visite. J'étais dans les escaliers, quand j'entendis quelqu'un parler.

-Que s'est-il passé hier ? Edward est rentré furieux…

-C'est bon Alice, intervint la voix d'Edward.

Alors s'était bien vrai ? Edward me détestait à présent… Je finis de descendre les escaliers, et allais dans le salon. Au début, personne ne m'avait remarqué. Ils continuaient à parler.

-Vous avez des nouvelles de Bella ? demanda Esmée avec espoir.

-Oui.

Je croisais le regard d'Edward, il y avait encore de la colère. Ses yeux s'assombrirent, et un grondement sourd s'échappa de sa gorge. Tout le monde se tut. Ils regardèrent tous Edward, puis, ils se tournèrent vers moi. J'étais gênée d'être au centre de l'attention.

-Bella ?

Je leur fis un pauvre sourire. Esmée se précipita vers moi, et me serra dans ses bras. Quand elle m'eut lâchée, se fut Alice qui me sauta dessus. Littéralement.

-Oh Bella ! Tu m'as tellement manquée ! Il faut absolument qu'on aille faire du shopping pour fêter ton retour ! Justement, la collection de Pâque est en vente à partir de la semaine prochaine…

Elle continua son monologue sur le shopping à un débit incroyable. Je souris, elle n'avait toujours pas changée.

-Alors Bella, tu veux bien ?

Je redescendis sur terre, et m'aperçus qu'elle attendait une réponse.

-Euh… oui, dis-je sans réfléchir.

Elle devait sûrement parler d'aller faire une sortie shopping.

-Tu veux bien ? Je ne pensais pas que tu allais accepter…

Oh là, c'était pas d'une sortie shopping qu'elle parlait ? Ça commence à me faire peur…

-Bon, ce soir ?

-Euh Alice, je crois qu'elle n'a pas vraiment suivit ton monologue, intervint Jasper.

-T'as raison, dans quel projet complètement fou je viens de m'engager ?

-En gros, tu viens de promettre à notre petit lutin une virée en boîte, et qu'elle pourrait jouer à la Barbie avec toi toute la journée avant pour te préparer, dit Emmett.

Je ne sais pas quel tête je faisais, mais ça devait être hilarant !

-Ça fait du bien de te revoir p'tite sœur, dit Emmett.

Il me prit dans ses bras, et me fit tournoyer dans la pièce. Je riais aux éclats, comme tout le monde, à part Edward.

-Contente de voir que tu vas bien, dit Rose en m'enlaçant.

J'étais quelque peu étonnée, mais je lui rendis tout de même son étreinte.

-Alors c'est tout ? Elle disparaît du jour au lendemain, ne donne pas de nouvelle à part un coup de fil, n'a même pas le courage de venir nous dire en face qu'elle part, ne donne que des coup de fil occasionnelle pendant un an, et quand elle revient, vous faites comme si de rien n'était ! s'énerva Edward.

Ses yeux reflétaient toujours la haine et la colère. Même si je ne le montrais pas, ce qu'il m'avait dit m'avait fait beaucoup de mal. Une larme roula sur ma joue sans que je ne m'en rende compte. Après tout, si j'étais partie, s'était pour survivre… Mais ça, personne ne le savait, à part Ali… On frappa à la porte, et s'est Edward qui alla ouvrir. Au bout de quelques secondes, il n'était toujours pas rentré, et personne n'avait encore parlé. Je décidais d'aller voir ce qu'il se passait, et vis Alison dehors, face au regard plus que noir d'Edward.

-En plus de lui pardonner, vous accueillez aussi la fille qui est venue vous dire que Bella ne reviendrait pas ?

Il me lança un nouveau regard, et partit, furieux. Je fis entrer mon amie, et rejoignis les autres au salon.

-Ne lui en veut pas Bella il n'est plus le même depuis un an.

-Pourquoi ?

Dana soupira.

-Bella, il s'est passé beaucoup de chose durant ton absence. Quand tu as disparu, Edward aussi. Il a été introuvable pendant un mois. Puis, il est revenu. La première chose qu'il a fait, c'est te demander. On a dû lui expliquer que tu avais disparu en même temps que lui, et qu'on pensait que vous étiez ensemble. Là, il est entré dans une colère noire, et il est sorti. On l'a suivi, et on l'a retrouvé au milieu de la forêt, il avait brisé plusieurs tronc. Quand il s'est calmé, ses yeux étaient vides, et depuis, il ne supporte plus d'entendre parler de toi, que se soit aussi bien à voix haute qu'en pensées. Il a beaucoup souffert depuis, et il t'en veut.

-Je comprends. Je vais aller lui parler.

Je ne leur laissais pas le temps de dire quoi que ce soit, et partis en courant. Je suivis son odeur, et finis par le retrouver. Il était en pleine forêt, et semblait attendre quelque chose.

-Edward…

-Que fais-tu ici ?

-Je t'ai suivi.

-Tu n'as pas bien compris le sens de ma question.

-Et quel est-il alors ?

Coucou ! ce chapitre un peu à l'avance, mais bon.

J'espère qu'il vous aura plu !

Bsx

MAg