Et voila le dernier chapitre de cette folle aventure! C'est l'instant émotion, que dire à part que je n'ai jamais autant pris de plaisir à écrire une fiction. Cette fanfiction n'était pas parfaite, loin de là, mais elle compte beaucoup pour moi. Je compte bien continuer à inventer des délires et des romances particulières! Ne pleurez pas, attention je surveille! Des bonus sont à prévoir et je continue le South Park par la suite. Je sais je n'ai pas spécialement demandé votre avis sur la question mais comme une petite égoïste, j'écris avant tout pour moi :p Même si c'est vous qui me donnez la motivation de continuer bien sûr. A quoi bon écrire et ne pas partager le fruit de son travail ? A quoi bon oser poster si personne ne lit ? Bref, ça devient beaucoup trop long cette note de l'auteur, alors j'en viens au fait : MERCI d'avoir suivi cette fanfiction jusqu'au bout!

La pause arrive enfin, Michael est le premier levé après avoir embarqué ses affaires, il ne compte pas rester. Il marche d'un pas pressé, ses longues jambes le portent très vite au dortoir C. Il n'a pas pensé à s'allumer une clope, et il ne pensera pas non plus à boire un café extra noir. C'est dingue comme un simple message peut vous mettre la tête à l'envers. « On se fait un rituel ? » Il a tout de suite compris où veut en venir son compagnon et sa réaction a été immédiate. Devoir attendre l'intercours pour s'éclipser a été une vraie torture ! Il entre en trombe dans la chambre de Pete, verrouille machinalement derrière lui, par la force de l'habitude. Il fait face à Pete assis à son bureau, probablement occupé à écrire. Et il se dit être trop fatigué pour venir en cours, quel insolant ! Au son des pas alourdis par ses grandes bottes noires, le jeune homme à la mèche rouge se retourne et se lève avant de se faire capturer par les bras de Michael. Il est surpris de le voir là maintenant, il pensait qu'il viendrait en fin de journée, mais il ne va pas s'en plaindre, loin de là.

Michael: Démon !

Lui lance le grand brun avant de l'embrasser à pleine bouche. Il a joué avec sa patience, Michael a accouru vers lui aussitôt sollicité. Pete se sent encore un peu plus amoureux qu'avant, alors que son amour dépassait déjà la raison selon lui. Michael s'affaire déjà à déboutonner sa chemise, impatient. Il a réveillé son côté sauvage dirait-on. Eux qui d'ordinaire s'y prennent lentement, en douceur, privilégiant l'érotisme durant des soirées, et une bonne partie de la nuit, pendant des heures. Ils consacrent beaucoup de temps aux préliminaires, Michael le pénètre un moment, se retire et ils reprennent leurs étreintes, et il le reprend et ils continuent ainsi le plus longtemps possible, désirant savourer au maximum ces moments passés ensemble. Mais ça, ce n'est pas le programme du jour visiblement. Michael lui ôte sa chemise, défait sa ceinture, baisse son pantalon à mi-cuisse et le fait se retourner, le plaquant contre le bureau. Son comportement excite intensément Pete qui n'a pu s'empêcher de gémir dans le feu de l'action. Michael libère son érection et vient caresser les fesses de son partenaire, il flatte son entrée de ses doigts. Pete se penche et écarte un peu plus les jambes, déjà comme ça il prend son pied, les mains de Michael sont juste orgasmiques. Sentant que tout le corps de Pete est prêt à l'accueillir, il se positionne et entre entièrement en lui dans un coup de rein, les faisant crier tous les deux. Le plus jeune reste détendu, ce qui incite Michael à bouger directement, son corps est habitué à le recevoir régulièrement, les douleurs des premières fois semblent bien loin. Le bureau est secoué vivement, supportant l'acte passionné des gothiques. Leur désir est brûlant, vite ne faire qu'un, vite s'offrir un orgasme, ils se sont manqués, ils veulent s'aimer encore et encore, ne jamais s'arrêter.

Pete: Ah ! Plus fort !

Pete le supplie presque, il est à deux doigts d'atteindre la jouissance. Il est conscient que c'est rapide cette fois-ci, mais l'intensité et les puissants coups de bassin en sont la conséquence. Michael obtempère, malgré qu'il ait la sensation qu'il ne résistera pas longtemps, il se cramponne aux hanches de Pete et accélère, va toujours un peu plus profondément. Pete n'arrive plus à crier, le plaisir est trop fort et en a le souffle coupé, ce n'est qu'à la délivrance qu'il retrouve sa voix. Il trésaille en sentant le sperme jaillir en lui. Michael se retire, passe une main sur son visage, c'était chaud, torride même. Les jambes de Pete ne le portent plus, il se laisse tomber sur le lit, essaie de réguler sa respiration haletante. Michael le regarde et sourit, il lui rend la pareille. Il se sent trop bien là. Il ne manque plus qu'une clope et c'est la perfection à l'état pur. Michael partage son avis silencieux et sort un paquet de cigarettes de sa poche ainsi que son fidèle zippo. Il s'approche de Pete, apporte son objet de convoitise entre ses lèvres et l'allume. Pete passe une main dans ses cheveux bouclés et les caresse, en guise de remerciement. Il tire une bouffée et ferme les yeux : parfait. Michael s'en grille une également, assis à côté de lui. On dit que la cigarette post-sexe est un classique, pourtant, ce moment leur paraît unique. Pete pose sa tête contre l'épaule de Michael, ils pourraient rester ainsi jusqu'à la fin de leurs jours.

C'est le matin et on est samedi, un jour où on n'est pas obligé de se lever super tôt, si tôt qu'il fait encore noir dehors. Kenny se réveille, ayant soudainement froid. Il cherche de ses mains à tâtons une présence à côté de lui. Mais la place habituellement occupée par son petit-ami est vide. Étrange. Il baille, il a difficile à émerger de son sommeil. Ses yeux se referment un bref instant, puis la porte s'ouvre sur un loup énergique, tenant un plateau bien garni.

Wolf: Petit-déjeuner au lit !

Crie-t-il tout sourire. Il avance la chaise de bureau tant bien que mal et dépose le service. Il s'assied sur le bord du lit et frotte les cheveux blond vénitien de Kenny qui semble ne pas réaliser ce qui se passe. Toutes sortes de viennoiseries, des fruits et du chocolat chaud viennent lui titiller les narines. Ça tombe bien tout ça, il avait vraiment la flemme de devoir se déplacer à la cafétéria ce matin pour pouvoir manger. Wolf lui tend alors une fleur, il a décidément pensé à tout et Kenny se met à pouffer.

Wolf: Oui désolé, ce n'est pas une jonquille, il n'en pousse pas en ce moment.

Le visage de l'immortel s'illumine : une jonquille, oui il se souvient.

Kenny: Comme la première fois qu'on s'est rencontré.

Murmure-t-il avec émotion. Wolf lui prend la main.

Wolf: La première chose que tu m'as dite c'est de t'en cueillir une !

Kenny: « Hey le nouveau, tu ramènerais bien une fleur pour la plus jolie demoiselle de la contrée ? »

Wolf: « Tout de suite, Princesse Kenny ! » Nan, en vrai je parlais jamais !

Ces souvenirs paraissent lointains, ils sont précieux est épris de nostalgie.

Wolf: Et quand j'ai rencontré ta sœur, elle m'a dit que tu me trouvais mignon !

Kenny rigole, sa petite sœur, Karen, est incroyable. Elle lui manque souvent, c'est un vrai petit ange, pure, c'est elle la plus jolie fille de la contrée en réalité.

Kenny: C'est dingue ce que le temps a passé...

Wolf: Ouais, et les choses ont bien changé.

Les deux jeunes hommes s'embrassent un moment et se décident d'attaquer le délicieux repas. Wolf décrète qu'il est temps d'ouvrir les stores, histoire de voir ce qu'ils mangeaient.

Wolf: Il a neigé !

Kenny: On ira en profiter après !

Tous les deux ont eu un passé difficile notamment dû à leur famille hors norme et compliquée à gérer, mais ils ont tout de même gardé leur âme d'enfant. D'ailleurs, remettre sa capuche va lui faire tout drôle...

Kyle et Stan sont dans les couloirs de la faculté, ils reviennent d'un petit entraînement de basket ensemble, bien décidés de profiter à fond de cette journée de congé. A travers les grandes baies vitrées, ils peuvent voir les flocons dégringoler du ciel blanc. Ils s'arrêtent un moment pour profiter de la vue, côte à côte.

Kyle: Ça me rappelle South Park.

Stan: Ouais. Dire qu'on avait tellement l'habitude de la neige, que ça ne nous faisait plus rien d'en voir.

Kyle: Je crois que ça me manquait un peu.

Kyle marque une pause et prend la main de Stan, plonge ses yeux verts dans le bleu de son meilleur et petit-ami à la fois.

Kyle: Beaucoup de chose à South Park me manquait... Surtout toi.

Stan vient le serrer contre lui, bouleversé, ça le touche, le rend divinement heureux et pourtant il ressent aussi de la tristesse. C'est la tristesse qu'il ressentait autrefois, quand il était loin de Kyle, quand ils avaient dû se dire au-revoir.

Stan: On s'était promis de ne jamais s'oublier. Je te propose de se faire une nouvelle promesse justement.

Kyle: Laquelle ?

Stan: De ne plus jamais se dire au-revoir, de ne jamais se quitter.

Kyle sourit, puis rit doucement avant de déposer ses lèvres sur celles de Marsh.

Kyle: On dirait presque que tu me demandes de t'épouser là !

Stan: Le but est à peu près le même, nan ?

Ils s'esclaffent et s'embrassent à nouveau.

Kyle: Ça risque de choquer mes juifs de parents en tout cas !

Stan se frotte la nuque, soudainement gêné.

Stan: Heu ils ne savent pas pour nous ? Parce que les miens sont au courant...

Kyle: Si, si je leur ai dit au téléphone. Mais pas encore pour le mariage !

Stan: Pas encore, hein ?

Stan attrape Kyle par la taille et le colle une fois de plus contre lui, il en profite pour le chatouiller un peu. Le rouquin est très chatouilleux, ça n'a pas, hélas pour lui, échappé à Stan.

Kyle: Sans déconner, je vais te faire payer en bataille de boules de neige, tu vas voir !

Kyle se dégage de ses bras et s'encourt vers la sortie, suivit de près par son petit-ami. Ils ont grandi mais ils restent ce qu'ils étaient, des grands amis jouant aux gamins dès que l'occasion se présente !

Tweek: GAH !

Craig: Hmm ?

Tweek: J'ai eu un flocon dans l'œil !

Craig: Hahahaha !

Tweek est légèrement surpris d'entendre Craig éclater de rire. C'est rare qu'il rigole de bon cœur, mais ça le devient de moins en moins. Un peu comme lui qui au fil de leur relation, tremble moins et son addiction compulsive à la caféine s'est amoindrie. Par contre, le fléau du majeur de Craig n'a pas changé, on ne peut transformer un homme à ce point. Craig reprend son sérieux et passe son bras autour des épaules de son blond.

Craig: Tu vas avoir froid, t'es pas habillé assez chaudement.

Cette fois c'est Tweek qui rigole, le voir protecteur comme ça c'est si étrange de sa part ! Personne ne pourrait croire à ça !

Tweek: Je suis pas du genre frileux, tu sais bien.

Craig: Ce qui explique que tu étais tout le temps torse-nu quand on combattait pour le bâton de la vérité...

Tweek: C'est normal ! J'étais un barbare !

Craig: Et moi j'étais un super voleur ! Aucune serrure ne me résistait !

Tweek: Et t'es aussi Super-Craig !

Craig: Et toi Wonder-Tweek !

Craig l'attrape et le soulève légèrement du sol, plante son regard émeraude dans les yeux bleus givre de Tweek.

Craig: Notre attaque ultime était la plus badass de toute !

Tweek: Par le pouvoir de l'amour et de la justice !

Ils s'embrassent pendant de longues minutes, des particules de neige se déposent peu à peu dans les cheveux blonds en bataille et sur le bonnet bleu péruvien. Craig dépose son protégé mais ne desserre pas pour autant son emprise. Il pose non nez contre le sien, les yeux dans les yeux.

Craig: Tu as changé quelque chose en moi, Tweek.

Le caféiné pique un fard, c'est lui qui avait dit cette fameuse phrase à Craig quand ils n'étaient encore que des enfants. C'est ce qu'il lui a avoué juste avant qu'ils sortent ensemble. Craig s'en souvient ?!

Tweek: Craig...

Tweek lui dépose un baiser empli d'amour. Des asiatiques ont peut-être décidé par le passé qu'ils soient un couple, en bombardant la ville d'images yaoi à leur effigie, mais aujourd'hui, ils forment une véritable union, c'est le destin qu'ils se sont choisi.

Une bataille de boules de neige et jeux d'hiver en tous genre éclatent dans le parc de la faculté. Des étudiants crient de joie, une part de leur enfance retrouvée. Notre bande au complet est de la partie, enfin presque...

Michael: Courir dans le froid comme des cons et se jeter des boules à la figure : c'est bien un truc de conformiste.

Grogne le grand gothique en fermant le store. C'était trop lumineux, la lueur des bougies suffit amplement. Et les débiles dehors font trop de bruit, de la musique est la bienvenue. Il rejoint Pete qui est allongé sur le lit, cigarette en bouche, comme la plupart de son temps.

Pete: Jouer dans la neige, ça craint.

Soupire-t-il en inspirant une taffe.

Michael: Le monde entier craint.

Répond Michael en s'allumant une clope.

Pete: Mais dire avec toi que le monde craint, c'est plutôt pas mal.

Avoue le jeune homme à la mèche rouge. Michael l'attire contre lui.

Michael: Ouais, finalement, avec toi le monde craint un peu moins.

Kenny et Wolf poursuivent la bataille enneigée jusqu'aux alentours, près des arbres, cette mini forêt où ils aiment maintenant s'y balader régulièrement. Wolf a besoin de contact avec la nature, et Kenny s'amuse à saluer à chaque fois cet « enfoiré d'arbre » qui l'a tué mais qui l'a aussi beaucoup rapproché de son loup. Donc bon, ils sont quitte, le grand végétal et lui. Kenny se laisse tomber dans la neige, il rit à pleins poumons, euphorique. Wolf le regarde, attendri, son bonheur fait le sien.

Kenny: C'était trop bien ! Ça troue le cul ! Tout le monde était super content !

Wolf: Oui. On dirait que chacun d'entre nous a trouvé son partenaire idéal.

Kenny: Ouais... un dortoir rempli de couples gays ! Je l'avais dit que le dortoir « C » était C comme cul !

Ils rient. Wolf rejoint Kenny, ils regardent ensemble le ciel, qui est d'un blanc pur et intense.

Kenny: Je pense savoir c'est quoi, ton réel pouvoir.

Murmure Kenny en tournant la tête, afin d'observer son compagnon aux cheveux bleus. Wolf le regarde, surpris.

Wolf: Ah oui ?

Kenny: Ouais. Tu rends les gens gays et amoureux.

Wolf: Je suis donc une sorte de Cupidon gay, mais c'est parfait !

Ils recommencent à rire, mais Kenny ne veut pas en rester là. C'est important ce qu'il essaie de lui dire, putain !

Kenny: Sérieusement, pour moi, t'es un héros, parce que tu es le seul à me comprendre, le seul à m'avoir vu mourir et revenir auprès de toi...le seul à me rendre heureux comme ça... tu es mon héros.

Wolf se jette sur lui et l'embrasse, c'est la plus belle chose qu'on lui ai dite. Sa relation avec Kenny est la plus belle chose qui lui soit arrivée d'ailleurs. En y repensant, c'est depuis qu'il l'a rencontré que sa vie est devenue meilleure : il s'est fait des amis, a vécu des aventures inoubliables et complétement dingues et surtout : il aime. Il aime Kenneth McCormick, Mysterion, l'immortel, son héros. Le destin a fait que leur vie soie intimement liée, et cela même dans la mort.

Ils finirent par se relever, commençant à attraper froid. Épaule contre épaule, ils s'en vont rejoindre leur groupe d'amis. Ils se sont tous retrouvés, après une séparation qui s'était avérée être inévitable. Cependant, la vie nous réserve bien des surprises, le destin est malicieux. On dit que lorsque l'on rencontre une personne qui va changer notre vie, on le sent tout de suite, c'est quelque chose qui se révèle en nous comme évident. Quand deux personnes lient leur destinée, elles sont impossibles à séparer. Enfin, c'est ce que cette histoire veut dire, non ? Chacun-e choisi la morale qu'il veut, après tout. Sur ce, je vous aime tout le monde, je me casse et je rentre à ma maison.

FIN.

Tweek : Gah! La narratrice est partie ! Trop de pression!

Craig : Calme toi, Tweek.

J'ai retravaillé plusieurs fois la fin et c'est toujours loin d'être parfait, je le sais. J'en suis confuse mais je ne peux pas faire mieux je crois ^^' Passons. Dites-moi votre couple préféré maintenant que nous avons atteint la fin. Et le moment que vous avez trouvé le plus marquant. Et le meilleur lemon selon vous aussi. Oh et puis dites moi tout ce que vous voulez !

On se retrouve pour le bonus de Noël qui sera "un peu" en retard mais sérieusement, qui en a quelque chose à foutre ?! :p