XXV – Pur hasard.
Le boulot avait été tellement minime à Osaka, que le soir même Atsushi avait décidé de rentrer chez eux. Et peu importait le nombre de kilomètres qui le séparait d'Akita. Himuro avait tout de même prit une chambre d'hôtel, mais il s'en fichait bien. Il s'était reposé une bonne partie de la journée après avoir passé divers tests à l'hôpital concernant sa santé.
Ce fut le brun qui, naturellement, avait reprit la route ce soir là afin de retrouver leur petit cocon d'amour. Et s'ils avaient échangés quelques mots durant le trajet, le géant s'était très vite endormit, ne manquant pas de dire à son charmant petit-ami de remonter la mèche qui lui barrait les yeux pour conduire. Petit précaution.
Ainsi, au volant, Tatsuya s'était retrouvé avec un élastique, que Murasakibara portait toujours au poignet, dans les cheveux. Le brun était bien heureux qu'il fasse nuit, son amant était le seul à connaître la particularité de ses yeux –peut-être avec Taiga-, et même s'il lui disait que c'était très charmant, il refusait de les montrer pour une raison que le géant jugeait de ridicule.
Depuis toujours, il avait les yeux vairons, et c'était depuis aussi longtemps que les gens c'en étaient moqués. Naturellement, il avait laissé poussé ses cheveux devant l'un deux, gardant son œil fort pour les principaux usages. Atsushi aimait dire qu'il était d'un mélange entre un vert forêt et un vert kaki, alors que celui habituellement caché était, lui d'un bleu céruléen très profond.
Le contraste était parfaitement visible, pas de ceux qui avaient un œil vert foncé et l'autre marron, non. C'était vraiment saisissant. Puis, les années faisant, il s'était simplement habitué à cette façon de faire. Evidemment, dans le monde adulte, les personnes étaient plus réfléchies et y voyaient une certaine beauté. Mais allez changer une habitude aussi vieille que lui !
Au final, le trajet avait paru plus court qu'en pleine journée. Sans doute dû au fait qu'ils n'avaient pas fait d'arrêt par l'hôpital, et qu'il y avait moins de trafic la nuit. Mais il s'était senti tout de même très fatigué en arrivant chez eux. Et Atsushi avait tenu à fait un tour par la boulangerie qui était déjà ouverte, annonçant qu'il prenait un jour de repos après ce long trajet.
Et il avait tenu à manger une pâtisserie avant qu'ils ne se mettent au lit pour récupérer quelques heures de précieux sommeil. Ils s'étaient tous deux endormis comme des souches pour ne se réveiller que quelques heures plus tard, quand midi pile avait sonné. L'immense comtoise qui avait été offerte par les parents du géant faisait un bruit incroyable.
-Atsushi… c'est l'heure maintenant. Puis… j'aurais un appel aujourd'hui.
-Encore cinq heures…
-Les enfants ne réclament que cinq minutes.
Le concerné gronda avant de se redresser de façon bourru, passant une main lasse sur son visage. Leur voiture était si petite pour ses larges épaules qu'il lui semblait ne jamais avoir dormit… Il aurait vraiment grappillé une heure en plus, voire cinq !
Un bras fin passa autour de sa taille et il sentit des mèches de cheveux chatouiller ses côtes, lui arrachant un léger rire. Totalement décoiffé, l'élastique chichement attaché, il profitait d'une petite étreinte avant qu'ils ne décident de se lever. Midi, sans conteste que le géant allait réclamer un petit-déjeuner. Incapable de commencer la journée sans sa dose de sucrerie.
D'ailleurs, Himuro avait finit par se lever pour l'encourager à faire de même et ça fonctionnait plutôt mal, jusqu'à ce que l'odeur d'un repas ne lui fasse changer d'avis et qu'il s'installe à la table de la cuisine. Tatsuya était bon cuisinier et au matin il lui faisait toujours un tas de truc qui lui plaisait. En réalité il n'y avait pas grand-chose qu'il n'aimait pas.
-Atsushi, intervint le brun en s'asseyant.
-Hm… ?
-Ton téléphone sonne.
-Aah. Faut que je décroche. Ca doit être important.
-Ca vient de la boutique. Ils auraient pu monter.
-Ils ne veulent plus, depuis qu'ils nous ont surprit au lit.
Himuro ne répondit pas, les pommettes légèrement rouges, il regardait le géant parler au téléphone en même temps qu'il engloutissait un nombre incalculable de pancakes. Il tenait à en avoir tous les matins presque et ne s'en passait que très rarement. Le plus petit ne savait pas comment son employé parvenait à le comprendre alors qu'il avait la bouche pleine, mais visiblement, le contact passait plutôt bien.
En tout cas, lui, il n'y comprenait rien et ce n'était pas demain la veille qu'il allait tenter de savoir quoi que ce soit lorsqu'il parlerait ainsi. Evidemment, il lui arrivait d'entendre quelques mots, et là il avait bien comprit qu'il s'agissait d'Osaka –encore. Et ce ne fut que lorsque son goinfre de petit-ami eut raccroché et terminé ce qu'il avait dans la bouche qu'il tenta de lui soutirer des informations.
-Osaka ? Akashi a encore besoin de toi ?
-Non, c'est Yamaguchi-san qui a un souci avec les viennoiseries françaises là-bas. Je vais devoir m'y rendre pour régler le problème. C'est ennuyant.
-Nous n'aurions sans doute pas dû repartir aussi vite.
-Prenons le train cette fois-ci, Tat-chin.
-Hm, je ne me sens pas de faire la route. Tu prendras du repos après ?
-Oui, je suis fatigué.
Après ça, ils n'étaient plus restés très longtemps dans la maison, préparant leurs affaires pour un nouveau trajet qu'ils avaient prévu plus long cette fois-ci afin de changer un peu de paysage. Certes l'été approchait peu à peu, mais il faisait toujours meilleur à Osaka qu'à Akita, un peu de chaleur ne leur ferait pas de mal.
Comme ils l'avaient dit, ils avaient prévus d'y aller en train, et comme toujours, c'était Tatsuya qui avait fait les démarches pour les réservations. Pour le trajet et le séjour. Et il ne leur restait que quelques minutes encore avant que le train ne démarre, pile à cet instant là qu'il eut un nouvel appel, venant cette fois-ci de l'hôpital.
Himuro avait longtemps attendu les résultats et il avait eut peur de décrocher à la dernière minute. Son cœur battait à tout rompre et il était certain que s'il n'aurait pas fait frais dans leur compartiment clos, il serait en train de suer à grosses gouttes. La main posée sur la cuisse de son amant, il senti celle du plus grand la recouvrir et la serrer dans une tentative maladroite de le rassurer. Et ça fonctionnait un peu, touché par le geste.
Bien évidemment, les tests avaient eut pour but de déterminer s'il était sujet à contracter un cancer très jeune. Même dans les années à venir. C'était quelque chose qu'il fallait dépister au plus vite et son soulagement fut incroyablement réconfortant quand le médecin lui annonça qu'il n'avait rien d'alarmant. Qu'il faudrait le revoir dans quelques années seulement pour un test de routine.
-Alex va se faire un sang d'encre, je vais la prévenir. Je reviens, Atsushi.
Il releva le visage, souriant, pour le regarder et l'autre semblait parfaitement imperturbable mais il avait resserré l'emprise qu'il avait sur sa main pour l'attirer face à lui, l'obligeant à s'asseoir sur ses jambes.
-Atsushi ? Il y a un problème ?
Le géant ne répondit toujours pas, se contentant de le câliner –chose qui était relativement rare en soit. Il était courbé de telle façon que son visage était niché au creux de son cou tandis qu'il déposait de petits baisers dessus, ses deux bras l'empêchant de tenter une quelconque évasion.
-Atsushi, nous ne pouvons pas le faire ici.
-On a un compartiment pour nous.
-Ca reste un lieu public.
-Il nous reste trois heures de trajet.
-On va se faire prendre. Je savais que ces câlins cachaient quelque chose.
-Aaaaaah… Tat-chin n'est pas gentil.
-Atsushi…
Une grande main vint se poser sur son front pour repousser les cheveux gênant de devant son regard particulier et il le sonda un instant, de son visage habituellement vide d'expression.
Pourtant, rien que dans ses yeux, Tatsuya pu attester qu'à ce moment là, personne ne pourrait faire changer d'avis Murasakibara. Il ferma d'instinct son œil gauche et soupira en se pressant contre lui, récoltant une morsure sur sa gorge.
-Fait ce que tu veux…
On aurait pu croire qu'il cédait simplement à un caprice, sans grande envie de se débattre, mais en réalité. Les derniers jours, surtout avec les trajets à Osaka, avaient parus très longs. Ils tenaient toujours à avoir un minimum de contact, mais même pour dormir ils s'étaient retrouvés assez éloignés.
Himuro aussi en avait envie. Et ce n'était pas l'endroit en lui-même qui le dérangeait. Après tout, il venait d'Amérique. Mais principalement le fait qu'ils se trouvaient à côté d'autres compartiments, et qu'il ferait sans doute du bruit. Atsushi le savait parfaitement, et il s'en délectait. Le vrai supplice aujourd'hui pour Tatsuya serait de retenir les bruits –pourtant très appréciés de son amants-, pour ne pas rameuter le voisinage.
En même temps, il était persuadé que n'importe qui à sa place ne saurait pas retenir sa langue. Le géant tenait bien son surnom, tant par sa taille que ses membres démesurés. Ses mains étaient les plus grandes qu'il lui avait été donné de voir –et il se souvenait parfaitement de l'époque en Amérique où il avait vu des joueurs aux mains vraiment immenses.
Après tout, vu sa carrure, ce n'était pas étrange de le constater, mais il recouvrait une belle partie de son torse quand il se mettait à le caresser comme il le faisait actuellement, remontant son t-shirt rapidement.
Ses mains étaient puissantes et fortes, et ses poignets semblaient même étrangement fins en comparaison. Il griffa son dos, récoltant un grondement désapprobateur, puis un long baiser qui le laissa pantelant. Comment le fait de l'embrasser pouvait l'échauffer aussi vite ? Certainement parce qu'ils étaient en début de relation, ou alors qu'il dégageait une aura de domination impressionnante qui le mettait d'emblée à bout de souffle.
-Tat-chin… ?
Le concerné se redressa quelque peu afin de le regarder, à savoir pourquoi il voulait le questionner et ce fut à ce moment là qu'il se rendit compte que ses mains s'étaient activées à ouvrir leurs pantalons très rapidement. Il les retira précipitamment en haletant de surprise. Il avait agit de manière si inconsciente qu'il n'était même plus certain que ce soit lui qui avait fait ça.
Tant pis, le mal était fait et il était hors de question de revenir en arrière, c'était déjà tellement bon comme ça qu'il était persuadé qu'il aurait pu venir sans rien de plus. Et la même idée avait dû traverser l'esprit du géant qui avait passé les mains sur ses fesses pour le soulever et le coller contre la vitre qui lui glaça le dos.
Redressé de toute sa hauteur, il tenait fermement son amant près de lui, le laissant les déshabiller autant que leur position leur permettait en rougissant. Atsushi ne remarqua en rien les rougeurs de son amant qui avait la tête posée contre son torse, il pouvait néanmoins sentir son souffle erratique s'échouer sur sa peau.
C'était si bon comme ça qu'ils pourraient venir sans rien de plus. Leurs corps se rapprochaient, se touchaient l'un l'autre. Le contact de la peau chaude, leurs respirations haletantes entremêlées, ils perdaient pied un peu plus à chaque seconde.
Himuro ne savait pas vraiment si c'était de part le fait qu'il retenait le moindre gémissement, mais ses sensations étaient nettement décuplées. Pourtant, la tension était plus forte, plus chaude, et lui vrillait les reins au même titre que sa langue se déliait.
Ses premiers gémissements passèrent à peine ses lèvres, mais ils étaient de plus en plus forts et nombreux. Comment faisait Murasakibara pour se retenir autant… ? Il leva le visage et rencontra le regard de son amant qui l'embrasa encore plus si cela était possible.
-A-atsushi… gnnh… ma voix…
-C'est… embêtant…
Il plaqua brutalement ses lèvres contre ses voisines avant de jouer avec sa langue, la mordant sans ménagement, mais pas pour que ce soit douloureux. Le corps du plus petit se tendit une ultime fois contre celui du géant, et la prise qu'il avait sur eux se resserra davantage, les menant d'un même geignement à la jouissance.
Le baiser fut stoppé quelques secondes après, quand le manque d'air fut trop important pour qu'ils puissent encore profiter de la béatitude qui les frappait maintenant. A bout de force, le plus petit se laissa tranquillement faire par Atsushi qui prit le temps, non sans ronchonner, d'effacer toute trace du méfait avant de l'asseoir sur les sièges et s'occuper de lui-même.
Quand il regarda de nouveau Tatsuya, il se dit qu'il ne verrait probablement plus rien du reste du voyage. Et ça n'avait pas manqué puisque le géant avait dû le réveillé dès leur arrivée à la gare d'Osaka.
Il avait mit un temps à se réveiller et comprendre qu'ils y étaient, il se sentait un peu plus en forme et regarda l'heure avant d'appeler Alexandra afin de lui donner les détails. Elle avait dû attendre un long moment et, par chance, il faisait encore jour à Los Angeles. Le géant, lui, avait prit les valises et commençait déjà à appeler un taxi pour les amener à l'hôtel réservé. Il avait envie d'aller au candy-shop avant de rentrer.
Comme Murasakibara le savait, il ne servait à rien de dire à Himuro la direction à prendre. Ils avaient du temps devant eux et en plus de ça il parlait à la blonde et ils passaient beaucoup, vraiment beaucoup, de temps au téléphone. Il préféra avancer une fois que les valises furent chargées. Jetant parfois des coups d'œil à côté de lui afin de voir s'il suivait la cadence.
Ce ne fut qu'au bout d'un long et interminable quart d'heure –ce qui était pourtant très court-, que le brun raccrocha. Il souriait, sans doute qu'il aurait l'envie soudaine d'aller en Amérique très bientôt. Atsushi gonfla les joues, il n'avait pas envie de quitter le pays.
-Atsushi ?
-Hmm ?
Voilà, c'était à cet instant qu'il était censé parler de Los Angeles et tout ce qui s'y trouvait, ainsi que les bonbons pour simple argument. Qui fonctionnait toujours autant. Mis à part les jelly beans. Ils s'étaient arrêtés d'un même geste avant de se regarder. Les yeux mauves passèrent du visage de son compagnon jusqu'à son bras tendu qui semblait désigner… quelqu'un au loin.
-Ca ne serait pas ton ancien camarade de collège ?
-Mido-chin. Ouais.
-Allons le saluer. Ca doit faire longtemps que vous ne vous êtes pas vu.
-Il n'est pas seul. Et ça m'ennuie. Je n'ai pas envie.
Il ne protesta pas longtemps quand Tatsuya commença à avancer dans leur direction alors qu'en face, ils semblaient faire la même chose. Qui aurait pu croire qu'ils se seraient retrouvés ici, en plein centre d'Osaka ? Midorima aurait certainement dit que c'était le destin. D'ailleurs, il était avec un type dont il ne se souvenait pas du nom, quel calvaire… il voulait rentrer maintenant.
Quand ils arrivèrent à hauteur les uns des autres, les deux bruns se saluèrent avec un entrain qui semblait trop naturel. Comme s'ils ne s'étaient jamais perdus de vu. Alors que les deux anciens miracles… restaient tels qu'ils étaient.
-Aaah, le porte bonheur de Mido-chin est un sachet de bonbons.
-Tu ne l'auras pas, Murasakibara.
-Eh ? Mido-chin est méchant.
Ils se lancèrent dans une conversation qui n'avait ni queue ni tête sur l'utilité, pour l'un des bonbons dans la vie, et pour l'autre des lucky items quotidiens. Ca semblait tellement normal entre eux que c'en était flippant et les deux autres spectateurs ne purent qu'assister dans rien dire d'autre.
Mis à part quand le téléphone du vert vibra. D'un mouvement agacé, qui le caractérisait tant, il repoussa ses lunettes en marmonnant qu'Oha-asa n'avait pas prévu de retrouvailles aujourd'hui. Et Takao cru même le voir décéder sur place quand il eut ouvert le message.
-Kise et Aomine sont à Osaka. Je l'avais dit, que c'était le destin…
Il continua à parler des astres encore un petit moment en disant au blond d'aller mourir. Le faucon derrière lui avait trouvé pourtant cette réunion très intéressante. Il s'approcha de Shintaro en souriant, sans savoir cacher qu'il allait demander quelque chose. Qui allait l'énerver.
-Shin-chan, allons voir tes anciens coéquipiers. Hier encore tu disais que ça faisait longtemps que tu n'avais pas eut de nouvelles.
-C'est entièrement faux. Ca ne m'intéresse pas, Bakao.
Le concerné rit un peu et ce fut, cette fois-ci, au tour d'Himuro d'attester le choix de l'autre afin d'aller les retrouver. Ils ne s'étaient jamais vraiment parlé, mais la génération des miracles qui se croisait de nouveau après des années, c'était du jamais vu, autant en profiter.
Faussement contraints, les deux géants avaient traînés la patte jusqu'à l'aéroport, hors de question d'emprunter le métro, c'était déconseillé pour les cancers. Ils avaient mit un petit moment pour s'y rendre, à tel point que les deux plus petits étaient persuadés que les deux autres seraient déjà partis de là quand ils arriveraient.
Pourtant, ce ne fut pas le cas. Aomine cherchait des yeux les valises tandis que Kise avait une habilité déconcertante à taper sur son téléphone avec… un bras dans le plâtre ? Le basané lui répétait sans cesse que ce n'était pas parce que son bras était inutilisable que c'était le cas pour le second mais il semblait ne pas du tout l'écouter, au contraire, il regardait partout autour de lui.
-Midorimacchi ! Murasakibaracchi !
Il fit de grands signes en leur direction, affichant un large sourire d'imbécile heureux. Il ne semblait pas étonné de voir le second miracle avec, sans qu'il se soit attendu à sa visite pour autant. C'était étrange, qu'ils se retrouvent ensemble, après tant de temps.
Midorima semblait sceptique, Murasakibara mangeait quelques chips, Aomine avait finit par trouver les valises et Kise se plaignait du « meurt » reçu de la part du vert. La discussion semblait être la plus normale au monde et l'atmosphère était calme et détendue.
Jamais ils ne surent comment ils en étaient arrivés à parler en terrasse de café en plein milieu d'après-midi. Tous les regards semblaient braqués sur eux mais ils ne le notaient pas. Ils ne surent pas non plus combien de temps ils étaient restés à parler de choses diverses. Notamment de la malchance de Kise concernant son bras plâtré.
-Il ne manquerait plus qu'Akashicchi et Momoicchi ! S'exclama joyeusement le blond.
-Si le destin nous a rapprochés aujourd'hui, sans nul doute que nous les croiseront.
-C'est ennuyant. Puis, je ne veux pas croiser Akashi…
-Je vais aller commander un truc à manger. Tu veux quelque chose Muro-chin ?
-Non merci, Atsushi.
-Prend-moi un cupcake aux myrtilles !
-Takao, ne réclame pas.
-Il faut bien, toi, tu ne m'invites jamais, Shin-chan !
-Tiens… Satsu ?
Le bronzé se redressa au moment même où il eut prononcé ces mots là, alors que sur le trottoir en face de lui, elle se tenait là. Sans les avoir vus. Le visage étrangement fermé, elle ne prêtait attention à rien et ce fut Daiki qui éleva un peu la voix pour qu'elle relève la tête et vienne les rejoindre. Sans son sourire habituel.
Elle s'était installée avec eux, les bras posés sur ses jambes. Elle semblait heureuse de les croiser tous, même si c'était extrêmement étrange. Puis elle s'était mise, soudainement, sans que personne ne puisse rien y faire, à pleurer.
