Note : Bonjour à tous !
Vraiment, qu'il y a-t-il de mieux que de pouvoir se réveiller à 17 heures, pour ensuite se délecter d'une tasse de thé devant un feu ouvert en écoutant de la musique...
Aah, hormis les maladies, je suis tout bonnement accro aux saisons froides.
Je vous souhaite une agréable lecture pour ce nouveau chapitre !
« Allez, ouvrez grand et faites "aaah" ! »
« C'est ridicule… »
Détournant le regard tout en fronçant les sourcils d'une mine hautement agacée, le jeune homme aux cheveux verts lâcha un lourd soupir, profondément irrité par le comportement de son psychologue qui lui tendait une cuillère en sa direction, un sourire amusé étant venu étirer ses traits fins, à croire qu'il prenait un malin plaisir à ainsi se moquer ouvertement de sa personne.
« Ne faites pas le difficile, vous devez manger. »
Insista le jeune homme aux cheveux blonds alors que son sourire de beau parleur s'atténuait petit à petit, prenant une mine des plus concernées.
« Je n'ai pas l'appétit… Et ne vois pas l'intérêt de me nourrir de la sorte. »
Grogna Zoro tout en jetant un regard médisant à son psychologue qui éloigna la cuillère, déposant celle-ci à côté du bol de nourriture qu'il lui avait préparé un peu plus tôt.
Le repas que lui avait concocté le jeune homme aux cheveux blonds semblait des plus délectables et l'odeur qui s'émanait de ce plat composé d'épices, de légumes ainsi que de gingembre, remède efficace contre la fièvre à en croire les dires de KuroAshi, lui donnait, pour ne pas se mentir, l'eau à la bouche…
Cela faisait un moment déjà que Sanji était revenu de la cuisine, avec lui, l'assiette contenant le repas du jeune homme aux cheveux verts, ainsi qu'une tasse d'infusion à base de citron dans laquelle une feuille de menthe flottait encore à la surface, préparant de manière réfléchie le nécessaire afin de redonner de l'énergie à son patient qui était resté sagement assis sur le fauteuil sur lequel il avait pris place précédemment.
Passer plus d'une semaine sans avaler le moindre aliment, était, il en était parfaitement conscient, un très mauvais principe pour sa santé, celle-ci étant de plus assez fragilisée en raison de son manque de sommeil accumulé. Mais Zoro ne se sentait pas en humeur de se nourrir.
Il s'inquiétait beaucoup trop au sujet de Luffy, celui-ci se trouvant toujours à l'hôpital, ainsi que de cette précédente séance d'hypnose qui avait réveillé les sombres songes de son obscur passé à travers son esprit…
« Il faut que vous vous forciez à avaler quelque chose. Je ne peux pas vous regarder vous laisser mourir de faim inutilement. Si vous ne souhaitez pas manger, je vous nourrirai de force si c'est la seule solution… Et je ne pense pas que vous vouliez que je le fasse. »
S'enquit Sanji d'un air des plus cohérents, croisant silencieusement l'une de ses jambes alors que son regard céruléen venait happer celui de son patient qui serra les poings avec agacement.
« Hey… Vous me faites des menaces.. ? »
Gronda le vert tout en fronçant les sourcils, Sanji ne bronchant cependant pas face à son manque d'apathie.
« Si c'est ainsi qu'il faut agir avec vous, dans ce cas je n'hésiterai pas à le faire. Ne faites pas l'enfant, Zoro… »
Poursuivit le jeune homme aux cheveux blonds, tentant d'appuyer sur les faiblesses de son patient qui n'étaient nulles autre que la fierté, jouant par le billet de la provocation afin de l'inciter à se nourrir convenablement.
« Je vous ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça… »
Siffla Zoro tout en faisant grincer ses dents, les propos de KuroAshi le poussant inconsciemment à tendre sa main en direction de la cuillère, à croire que son orgueil était si accentué qu'il en était incapable de se faire abattre en se laissant appeler "enfant" par son psychologue…
« Oh ? Pourquoi n'aurai-je pas le droit de prononcer votre prénom alors que vous avez le privilège d'utiliser le miens… »
Les sourcils de KuroAshi se haussèrent légèrement, un énième rictus venant se graver sur ses lèvres fines de manière futile alors que Zoro prenait une mine surprise face à ses propos, ses sourcils s'arquant d'un air dubitatif tout en immobilisant un court instant sa main dès lors munie de la cuillère.
« Je ne me rappelle pas vous avoir déjà appelé par votre prénom… Je ne le connais même pas. »
Mentit-il d'un air hautement courroucé tout en finissant par porter celle-ci à ses lèvres sous le sourire amusé de Sanji qui reprit dans une tonalité de voix inconsciemment douce.
« Il semblerait pourtant que vous l'ayez fait. »
Fronçant les sourcils pour la énième fois, Zoro n'ajouta rien à ses mots qu'il considéra comme sans valeur, n'ayant point le moindre souvenir au sujet de son appellation qu'il aurait prononcé à un quelconque moment en sa compagnie, se contentant de goûter silencieusement le plat préparé par son psychologue.
Prenant une mine surprise, le jeune homme aux cheveux verts ne put se retenir d'écarquiller légèrement les yeux face à ce goût divin qui vint s'emparer aussi subitement qu'abruptement de sa bouche d'une manière inattendue, le sourire de Sanji ne faisant qu'accroître face à la réaction de son patient qui lui sembla des plus satisfaisantes.
Le goût était exquis, unique, surprenant…
Jamais auparavant Zoro n'avait pu se délecter d'un tel délice gustatif, à en croire qu'il venait de prendre place à la table d'un restaurant renommé à cinq étoiles. Un océan de saveurs inconnues, une douceur des plus imprévisibles, une sensation nouvelle qui lui fit poser son regard inattendu sur le plat qu'il considéra un instant d'un air consterné, le tout se trouvant conservé dans cette unique cuillerée qu'il venait de prendre en bouche.
« C'est délicieux... »
Finit-il par articuler d'une voix à peine audible après un court instant de silence, détournant légèrement ses yeux alors que Sanji semblait ravis d'apprendre que son plat ait put plaire à son patient, son sourire ne faisant que perdurer avant qu'il ne finisse enfin par se décider de se lever de son propre fauteuil, s'avançant d'un pas silencieux à travers le salon alors que le jeune homme aux cheveux verts reprenait une bouchée de son repas des plus exquis, savourant chaque parcelle de ce met délicat qui faisait monter en lui des sensations nouvelles.
Le simple fait qu'un individu ait prit temps et conscience afin de lui préparer un repas, qu'il se soit occupé de lui, ce genre de choses futiles, avaient une immense valeur à ses yeux, bien que jamais il n'aurait osé l'admettre...
Tout cela avait un profond impact sur son esprit sans même qu'il ne s'en soit réellement rendu compte, continuant de manger silencieusement, le regard songeur, égaré...
Cela faisait si longtemps... Si longtemps qu'il n'avait pas mangé de tels repas. Si longtemps que quelqu'un n'avait pas concocter quelque chose pour sa propre personne, sans même qu'il ne l'ait réellement demandé. Si longtemps que quelqu'un avait prit soin de lui de la sorte... Lui ayant donné de l'importance... Tout simplement.
S'étant avancé en direction de la fenêtre la plus proche qu'il avait ouverte à moitié d'un air détaché afin de s'allumer une cigarette, Sanji laissa son regard pensif s'égarer par dessus la ligne d'horizon qui donnait depuis sa demeure sur un paysage des plus abrégés, contemplant sans mots et d'un œil songeur le ciel dès lors assombri de nuages opaques, aucun astres nocturnes n'étant dès lors percevables à travers ce début de nuit.
Il devait être approximativement vingt-et-une heure, et dehors, un calme des plus profonds semblait d'ores et déjà régner sur le monde, la neige ayant étouffé sous ses ailes de duvet blanc les échos qui s'élevaient de cette fin de crépuscule recouvrant encore et toujours les paysages embrumés par le froid mordant.
Portant sa main jusqu'à son briquet depuis lequel une fine étincelle vint s'immiscer afin d'allumer sa cigarette qu'il avait coincée un peu plus tôt entre ses dents de manière égarée, le jeune psychologue ferma un instant les paupières, une brise nocturne venant faire soupirer les branches des arbres dès lors dépourvues de feuilles s'élevant depuis l'horizon. Inspirant longuement sur sa cigarette, les braises de son mégot s'embrasèrent suite à ce contact éphémère qui ne dura point, détachant bien vite ses lèvres de celui-ci, un limpide nuage de fumée s'échappant dès lors d'entre celles-ci avant de se venir se dissiper dans l'air nocturne, sans bruits, bercé par le silence...
« Pourquoi... n'êtes-vous pas allez travailler ? »
La voix de Zoro finit par s'élever après une volumineuse poignée de minutes à travers le salon, celui-ci semblant visiblement avoir terminé son assiette dans laquelle il avait placé ses couverts, tenant entre ses mains la tasse encore fumante, son regard cendré s'étant plongé un instant dans les tonalités dorées de l'infusion à l'odeur citronnée d'un air encore hésitant, se pinçant légèrement les lèvres alors qu'un énième silence venait engendrer ses propos.
« Je pensais pourtant vous l'avoir déjà mentionné... »
S'enquit le jeune psychologue tout en tournant les talons, venant appuyer son dos contre le rebord de la fenêtre alors qu'il reposait son regard sur son patient, gardant sa cigarette semi-consommée soigneusement tenue entre son indexe et son majeur.
« Je ne peux me permettre de laisser l'un de mes patients dans le besoin. »
Conclut-il simplement tout en portant une seconde fois sa cigarette à ses lèvres, Zoro venant froncer légèrement les sourcils avant de lâcher un claquement de langue agacé, ne détournant pas pour autant son attention de sa tasse dont il n'avait pas encore goûté le nectar incolore.
« Vous avez sans aucun doute des patients bien plus dans la nécessité que moi qui vous attendent... Des gens ayant des problèmes sûrement plus accentués que mes simples cauchemars... Alors pourquoi... Pourquoi êtes-vous resté ici à la place d'aller les voir eux ? Pourquoi m'avez-vous immédiatement accepté lorsque j'ai prit rendez-vous chez vous... Quel est votre but derrière tout ça ? Je suis beaucoup moins important que des tas d'autres personnes... »
Faisant grincer ses dents, le jeune homme aux cheveux verts resserra ses doigts sur le verre de la tasse alors que pour sa part, le jeune psychologue était resté sans mots dire, le considérant d'un regard intransigeant. Le silence avait finit, et ce pour la énième fois, par arpenter les murs de la demeure, le jeune homme aux cheveux blonds terminant par enfin s'animer, écrasant son mégot contre le mur extérieur de l'habitation avant de refermer la fenêtre précédemment ouverte, reprenant d'une voix des plus vertueuses.
« Vous êtes important. »
Son cœur sursautant malgré lui contre sa cage thoracique, le regard de Zoro s'anima d'un sentiment de stupéfaction face à ses quelques mots, prenant une expression nouvelle, pris de court alors que pour sa part, Sanji s'avançait en sa direction, ayant enfuit ses mains dans les poches de son veston.
« Et là est l'unique raison de pourquoi je me tiens à vos côtés. »
Poursuivit-il tout en se plaçant en face de son patient qui releva son regard embrumé en sa direction, silencieux.
« Je connais mes patients, Zoro. Plus que quiconque... Je suis leur vide pensées, leur épaule sur laquelle ils peuvent s'éterniser. Et vous... Je sais qu'aujourd'hui, et en cet instant même, la seule chose dont vous nécessitez est de ressentir une présence auprès de vous. Ne le croyez vous pas ? »
La prunelle aux torrents océans du jeune homme aux cheveux blonds resta un instant figée sur sa personne avec importance alors qu'il s'immobilisait devant Zoro.
« Vous êtes tout aussi important que des centaines d'autres personnes dans ce monde... Et vous devez cessez de vous dévaloriser de la sorte. À vos yeux, s'agit-il de "simples cauchemars" ? Je pense que non. Et tant que ceux-ci ne seront plus cause de votre malaise, alors je resterai à vos côtés. »
Restant muet face à ses quelques paroles, il fallut plus d'une poignée de secondes au jeune homme aux cheveux verts avant qu'il ne se décide enfin à s'animer, fronçant les sourcils tout en détournant son regard du visage de KuroAshi, reposant sa tasse sur la table basse d'un geste effacé.
« Tout le monde m'a déjà dit ce genre de choses avant de disparaître de ma vie sans explication... »
Grinça-t-il au rythme que ses prunelles s'embrumaient peu à peu, ses poings s'étant resserrés d'eux-même sur le fauteuil.
« Mais je ne suis pas tout le monde. »
Conclut Sanji tout en s'asseyant sur le siège en face à face avec son patient, venant croiser ses mains devant son menton, comme à sa bonne habitude.
« Vous êtes comme un oiseau, Roronoa. Un oiseau que l'on aurait mis en cage... »
Expliqua-t-il subtilement tout en le considérant avec intérêt, Zoro se contentant de lâcher un profond soupir agacé face à cette métaphore.
« Il ne me reste plus qu'à me frapper contre les barreaux jusqu'à ce que mort s'en suive, je suppose... »
Siffla-t-il tout en faisant grincer ses dents avant que Sanji ne le rattrape, gardant son éternelle expression de profond sérieux dessinée sur son visage pâle.
« Ou il vous suffit de parvenir à pousser le grillage pour vous envoler. »
« Ça fait bien trop longtemps que je ne sais plus voler... »
Engendra Zoro tout en gardant son regard détourné, se pinçant légèrement les lèvres tout en poursuivant cette comparaison qu'il jugea comme sans le moindre intérêt.
« Dans ce cas, je vous pousserai de l'arbre pour que vous y parveniez à nouveau. »
Les derniers porpos de son psychologues vinrent faire se relever quelque peu les prunelles cendrées de Zoro qui reposa son attention sur le jeune homme aux cheveux blonds, celui-ci le considérant silencieusement, la nuance azure de son unique œil visible étant animée de teintes des plus diverses et indéchiffrables.
L'aider à s'envoler... En serait-il seulement capable ?
Le jeune homme aux cheveux verts était incapable de savoir s'il devait croire ses propos ou non, et pourtant, son regard, sa manière de parler lui incitait que lui même en était persuadé. Oui, il savait ce qu'il disait. Il savait qu'il avait raison. Et par dessus tout, il savait qu'il allait parvenir à le déraciner de ses Ténèbres...
Leurs regards restèrent figés longues minutes durant, perdus l'un dans l'autre sans même que leurs propres hôtes ne s'en soient réellement rendu compte, s'échangeant des récits utopiques et indistinguables, noyés dans les océans ravagés des prunelles de leur alter-ego, sans ouvrir la bouche, sans réellement se regarder, restant là, errant, l'un étant comme enveloppé par les cieux dégagés d'un nouvel été qui le fixaient silencieusement, le second se laissant engloutir par les brumes cendrées de cette fin d'automne...
Et étrangement, sans même réellement s'en être consciemment rendu compte, la pensée que le soleil se laissait entrevoir, bout à bout, par derrière les nuages opaques de son existence, vint effleurer l'esprit de Zoro. Oui, il apercevait enfin ses rayons... Il ressentait sa chaleur, pourtant si éloignée.
Il discernait sa présence dans l'obscurité.
Les battements de son propre cœur se faisaient entendre malgré lui à travers les parcelles de son être, vite, fort, sans pouvoir en expliquer la raison.
Et ainsi perdu dans les yeux de son psychologue, il se sentait comme transit d'une bouffée d'air frais, d'oxygène pure qui le faisait se sentir vivant, pour la première fois depuis tant d'années...
Et, alors que malgré lui il sentait l'une de ses mains s'animer, le besoin soudain d'effleurer ce visage si pâle, si fin, se faisant ressentir contre son gré en son for intérieur, comme si la nécessite inattendu de devoir se mettre en contact avec cet être qui se trouvait en face de lui était des plus vives, le son aussi brusque qu'inattendu d'une sonnerie de ce qui semblerait-être un téléphone portable vint l'arracher avec force de ses réflexions, retombant brusquement dans la réalité.
Comme si, l'espace d'un instant, il s'était éloigné de tout. L'espace d'un simple croisement de regards. Comme si le temps s'était suspendu...
« Excusez-moi. »
Interrompit Sanji tout en plongeant l'une de ses mains dans la poche intérieur de son veston, venant s'emparer de son téléphone sous le regard déstabilisé de Zoro qui semblait s'être surpris à avoir tendu le bout de ses doigts en direction de son psychologue, celui-ci semblant cependant ne pas s'en être rendu compte.
Non. Le temps n'était pas comme ça. Le temps ne s'arrêtait pas. Il perdurait, encore, toujours... Et laissait s'écouler les événements sans suites.
Portant ledit téléphone contre son oreille, KuroAshi pressa le bouton afin de décrocher, levant les yeux d'un air pensif.
« Oui ? ...Ah, ma princesse ! »
Un sourire évident naquit sur le visage du jeune homme aux cheveux blonds qui vint appuyer son dos contre le fond de son fauteuil avec enjouement, Zoro relevant son regard en sa direction d'un air dubitatif face à ses quelques mots.
« Tu me demande si je suis libre.. ? »
Envisagea-t-il dans un léger sourire qui s'effaça bien vite avant qu'une mine déçue ne se dessine sur son visage.
« Oui, bien entendu. »
Engendra-t-il tout en laissant sa tête basculée en arrière.
« Je serais là dans peu de temps ! Au revoir ma ché...»
Semblant avoir été interrompu par le résonnement sonore prouvant que son interlocuteur lui avait d'ores et déjà raccroché au nez, Sanji prit un air contrarié alors qu'il éloignait son téléphone de son oreille, restant un instant silencieux avant de soupirer, enfuyant son appareil dans sa poche tout en se pinçant les lèvres.
« Je suis navré Zoro. »
Conclut-il tout en terminant enfin par relever ses yeux céruléens sur son patient qui était resté silencieux lors de cette courte conversation téléphonique.
« Je me dois d'aller récupérer un dossier en ville... Vous pouvez rester ici si cela vous chante afin de vous reposer en toute sérénité. Je ne serais pas long. »
Se relevant, ses propos furent bien vite engendrés par Zoro qui passa une main hagarde derrière sa nuque, reprenant d'un air détaché.
« Je vais plutôt rentrer. »
Arquant un sourcil de perplexité, Sanji reposa son attention en sa direction alors que Zoro se mettait debout à son tour, soupirant.
« Vraiment ? »
Questionna le blond avant de poursuivre après un temps, contournant les fauteuils face au silence de son patient.
« Dans ce cas, je vous ramènerai... Suivez-moi, vos affaires se trouvent à l'étage. »
Faisant un hochement de tête effacé, le jeune homme aux cheveux verts emboîta le pas à son psychologue, montant les escaliers en colimaçon à la suite de celui-ci avant que le jeune homme aux cheveux blonds ne s'arrête devant la première porte du couloir qui menait à la chambre dans laquelle s'était éveillé Zoro, un peu plus tôt, rentrant dans celle-ci sans rien ajouter.
Restant à l'entrée de la pièce, Zoro considéra sans mot dire Sanji qui, pour sa part, ouvrait une armoire, s'emparant de vêtements soigneusement pliés qu'il tendit à son invité dans un léger sourire que Zoro évita malgré lui.
Ses vêtements avaient été séchés, pliés, voir même repassés à en croire son t-shirt à l'habitude chiffonné, le touché presque doux de celui-ci venant faire arquer un sourcil à Zoro qui avait prit pour habitude de porter des vêtements inconfortables et déchirés.
« Je vous laisse vous préparer ici. »
Conclut KuroAshi après un temps, se décalant afin de laisser le passage à son patient avant de retourner dans le couloir, se dirigeant au bout de celui-ci sans rien ajouter.
Le suivant des yeux contre son gré, le jeune homme aux cheveux verts entra dans la chambre, refermant la porte derrière lui avant de poser son attention sur ses propres vêtements.
L'odeur qui s'émanait de ceux-ci était des plus délectables, des plus familières et, étrangement, des plus apaisantes...
Comme une caresse délicate, un effleurement réconfortant et des plus subtiles.
Fermant les paupières un instant, Zoro resta silencieux, immobile, savourant sans parole cette émanation délicate avant d'enfin songer à s'habiller, se plongeant dès lors dans ses réflexions les plus profondes.
Qu'était cet état d'esprit constant qui était de plus en plus accentué lorsqu'il se trouvait en sa présence... Pourquoi... Pourquoi son cœur battait-il si vite...
Lâchant un claquement de langue agacé, le jeune homme aux cheveux verts préféra balayer ses quelques pensées non anticipées avec une irritation grandissante de son esprit, passant l'une de ses mains sur son propre visage avant de lâcher un profond soupir.
Pourquoi...
Et voilà, merci de m'avoir lue !
À la semaine prochaine !
