Bonjour ! Je viens de réaliser que la rentrée est bientôt :o Les vacances sont passées super vite non ?
J'arrête mon blabla : bonne lecture !
Cher Miss Devis,
Suite à l'examen d'Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante, nous avons le plaisir de vous communiquer vos résultats. Les notes sont finales et en aucun cas ne seront discutables. Notez bien que toute attaque (Bombabouses et autres) contre le conseil des examinateurs est interdite. Quiconque ne respectera pas cette règle sera sanctionné.
Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante :
Le candidat est reçu s'il obtient : Optimal, Effort Exceptionnel
Acceptable
Le candidat est refusé s'il obtient : Désolant, Piètre, Troll
Voici les résultats de Miss Mathilda Eleanore Devis :
Sortilèges : Optimal
Défense contre les Forces du Mal : Optimal
Métamorphose : Optimal
Divination : Effort Exceptionnel
Histoire de la Magie : Optimal
Potions : Optimal
Astronomie : Effort Exceptionnel
Soins aux Créatures Magiques : Optimal
Botanique : Optimal
Nous vous félicitons pour vos résultats. En espérant que le Ministère de la Magie aura l'honneur de vous comptez prochainement dans ses effectifs,
Bureau de Cornelius Fudge
Ministre de la Magie
Cornelius Fudge ne cessait de tourner et de retourner les mots qu'il avait face à lui. A sa gauche se trouvait le dossier scolaire de Mathilda Devis. A droite, la lettre des résultats de ses ASPIC. Au centre, au dessus de ces deux éléments, sa lettre qu'il avait reçue il y a quelques heures.
Il devait faire face à un choix. Le département des Mystères était demandé par des centaines d'élèves. Tous rêvaient du mystère de cette fonction. Lui-même avait parfois du mal à en saisir toute l'étendue. Mathilda voulait ce poste. Que devait-il faire ? Il était certes le Ministre de la Magie mais il doutait de pouvoir accéder à cette demande.
Il fallait pourtant qu'il y arrive. Les Devis ne sont pas des personnes qu'il est envisageable de se mettre à dos. Ils n'ont jamais souffert d'aucun refus. Et ce n'était pas prêt de commencer. Soupirant, Cornelius sonna son assistante.
- Envoyez-moi Mr Moroz. Immédiatement.
Quelques minutes plus tard, la Langue-de-Plomb était devant lui. Il était imposant. Pas physiquement non mais une aura l'entourait lui conférant une sorte de charisme. Cornelius réprima un frisson. L'homme se tenait devant lui avec une arrogance non cachée.
- Que voulez-vous Mr le Ministre ?
- Puis-je vous suggérer une candidate pour votre stage ?
- Non.
- Non ?
- Non.
Un ton condescendant. Une réponse nette et sans fioritures. Cornelius déglutit.
- Puis-je vous en demander la raison ?
- Nous sommes seuls juges de ceux qui peuvent travailler avec nous.
- Je…
- Rien ne sert d'insister Mr le Ministre. Nos règles sont ceux qu'elles sont.
- Certes. Bien entendu je comprends. Mais n'y a-t-il pas moyen…
- Notre réponse ne changera pas.
- Moroz, vous ne savez pas…
- Peu nous importe.
- Taisez-vous bon sang ! Vous ne savez pas absolument pas qui vous refusez ni les conséquences de votre acte ! Cette personne a déjà montré son dévouement à notre cause.
- Tiens donc, ricana-t-il. Et de qui s'agit-il ?
- Mathilda.
- Devis ? s'exclama-t-il surpris.
- Qui voulez-vous que ce soit d'autre ?
- Je vois.
- Vous comprenez maintenant ma situation. Bien je vais lui écrire son acceptation et…
- Non.
- Pardon ?
- Ecoutez Mr le Ministre, même pour elle, nous ne pouvons…
- Bien sure que vous le pouvez ! Vous en êtes le vice-président !
- Justement ! Je ne peux pas faire de favoritisme.
- Avez-vous déjà rencontré sa mère, Broderick ?
- Non, répondit-il surpris de la question.
- Alors vous allez aller au Manoir Devis. Demandez à la voir et expliquez-lui en face pourquoi vous refusez sa fille après tous les services que cette famille à rendu à notre monde.
- Je…
- Vous allez y aller Moroz. Et vous allez assumer l'entière responsabilité de ce refus face à elle. Vous pouvez disposer.
Satisfait, Cornelius s'affala sur le dossier de sa chaise. Il regarda l'homme sortir de son bureau en souriant. Moroz était un crétin. Il ne savait pas à quoi il s'exposer. Cornelius se félicita intérieurement il avait réussi à rejeter la responsabilité sur un autre. Il se saisit d'une plume et rédigea une réponse.
Chère Mathilda,
Vous tendez vers quelque chose qui est très proche de vous continuez vous finirez par l'avoir. Présentez tous mes respects à votre mère.
J'ai eu connaissance de vos résultats aux ASPIC. Je vous en adresse mes sincères félicitations. Ces résultats ne sont que le fruit d'un travail acharné qui est tout à votre honneur.
Concernant votre demande, j'ai pris l'initiative de contacter Broderick Moroz. Comme vous devez sans doute le savoir, il s'agit du vice-président du Département des Mystères et accessoirement une Langue-de-Plomb. Je lui ai chaudement recommandé votre dossier. Il s'est promit de l'étudier en même temps que les autres. La décision lui revient désormais.
Il est vrai que nos services sont actuellement débordés. L'évasion de Black a secoué nos départements. Il y a du travail à n'en plus savoir quoi faire. Cependant, il convient de garder certains plaisirs dans la vie sinon on aurait affaire à une vie bien terne. C'est pourquoi j'accepte volontiers votre invitation. Le travail ne doit pas empêcher de vivre.
Vous souhaitant d'agréables vacances,
Cornelius Fudge
Ministre de la Magie
Pitoyable. C'est l'adjectif qui me vient à l'esprit en lisant la réponse de Cornelius. Même dans un courrier quasi-informel, il ne pouvait s'empêcher de signer officiellement. Vivement que son poste soit attribué à quelqu'un de plus compétent.
Broderick Moroz. Un sang pur. Issu d'une famille d'importance moyenne. J'avais déjà croisé l'homme dans des soirées. Assez discret, il avait un charisme qui forçait l'admiration. Il avait toujours été réservé, décalé comme vivant dans une réalité que nous ne pouvions saisir.
Je soupirai. J'allais me lever quand je vis arriver un elfe tenant une lettre. Elle portait l'écriture d'Hermione.
Math',
Déjà FÉLICITATIONS pour ton stage ! Je suis super contente pour toi ! Les Langue-de-Plomb sont très dures à intégrer. Ils ne prennent que les meilleurs ! surtout que tu dois bien avoir réussi tes ASPIC !
Je vais bien et toi ? Oui je suis bien contente d'être rentrée mes parents m'ont beaucoup manqué. Je crois que c'est une des rares fois où je vois la grande Mathilda Devis ne pas savoir quoi dire !
C'est vrai que les derniers jours ont été riches en événement. Je te plains entendre Snape se plaindre à longueur de journée n'est pas une chose que je t'envie ! Courage je suppose que tu n'en as plus pour très longtemps.
Nous devons partir en vacances mais uniquement quand mon père aura finit de travailler. Je devrais être libre ce week end et même l'autre. Mais tu ne trouves pas que c'est trop ? Enfin, je suis contente de passer du temps avec toi mais est ce que ce n'est pas précipité ? Surtout que ca risque d'être assez cher au dernier moment…
Harry va bien. Il te salue d'ailleurs. Quand je lui ai transmis ton message, il a été très surpris. Et moi aussi. Je crois que tu as des choses à me raconter... ?
Je t'embrasse,
Hermione
Broderick arpentait à la hâte le chemin qui l'amenait à son bureau en ruminant ses pensées. Satané Fudge. Comment osait-il lui parler ainsi ? Il n'était pas un vulgaire elfe ! Il s'était fait avoir. D'abord dominant la conversation, il avait été piégé. En plus, Fudge déléguait la faute sur lui. Maintenant, Broderick devait affronter la mégère Devis.
Il soupira et s'assit en ouvrant le dossier Devis. Il ne pouvait décemment pas refuser un précédent dossier pour le remplacer par celui de Mathilda. Mais il ne pouvait décemment pas refuser quelque chose aux Devis. Broderick n'est pas fou. Cette famille était puissante. Il se souvenait des histoires à propos de Doriane Devis. Elle n'avait pas hésité à écraser toute personne se trouvant sur son chemin. Elle avait été cruelle. Le monde avait retenu son souffle jusqu'à ce qu'elle meure enfin.
Il ne connaissait pas personnellement Mathilda et sa mère. Il les avait croisés à des mondanités et avait échangé quelques amabilités. Il avait pu voir que la mère Devis cachait son jeu sous des charmes. Elle était redoutable notamment en affaires. Certains racontaient même qu'elle concluait ses contrats par le sang et la chair. D'autres disaient qu'elle n'hésitait pas à faire disparaitre ses concurrents.
Mathilda avait un très bon dossier. Elle avait réussi chaque examen avec brio. Il n'y avait rien à redire sur son dossier. Broderick jura. Il n'avait aucun moyen de la recaler. Que devait-il faire ? Pour la première fois de sa vie, Broderick était confronté à un choix difficile. Devait-il reléguer ses principes aux oubliettes ? Il savait que s'il n'accédait pas à la demande de stage, les Devis le lui feraient payer. Personne de sain d'esprit ne s'oppose à eux.
Il ne pouvait pas. Quitte à devoir perdre son poste. Qui serait-il s'il reniait ses principes ? Il ne pouvait pas l'avantager elle sous prétexte de sa famille. Il allait aller voir sa mère et lui expliquer calmement la situation. Elle était humaine. Elle avait des principes. Elle comprendrait. Les histoires sur cette famille n'étaient que des rumeurs. Broderick était vice-président il ne risquait rien.
- Camilla ? Annulez tous mes rendez vous pour cet après-midi. Je dois me rendre à un rendez vous urgent à l'extérieur.
Il se leva et mit sa cape. Arrivé dans le hall, il transplana directement au Manoir Devis. Il était aussi imposant que dans ses souvenirs. Il semblait défier les cieux. Broderick secoua la tête. Il n'était pas là pour admirer le spectacle. Il s'avança sur le chemin. Une fois arrivé à la porte, il frappa trois coups. Celle-ci s'ouvrit sur une grande femme brune.
- Je voudrai voir Dame Devis.
- Avez-vous rendez-vous avec elle ?
- Non mais…
- Je suis navrée mais ma maîtresse à des choses urgentes à gérer, récita-t-elle en esquissant le geste de fermer la porte.
- Attendez ! Dites lui que l'affaire est urgente et qu'elle concerne sa fille. Je suis Broderick Moroz.
Elle sembla hésiter. Finalement, je la vis hocher la tête. Elle me fit entrer dans le hall.
- Attendez ici.
Je détaillais la décoration. La pièce était épurée et immense. Un grand escalier blanc trônait au centre. Plus loin, des coussins et des fauteuils étaient disposés. Leur couleur vive contrastait avec la blancheur des murs. Ils semblaient immaculés. Aucun objet ne trainait. Les murs étaient quasi-nus à l'exception de quelques portraits et d'une tapisserie. En m'approchant, je vis qu'elle représentait la famille Devis. Un frisson me prit en voyant le nom de Doriane Devis.
- Mr Moroz.
La voix majeustueuse me fit sursauter et je me retournais. La matriarche Devis était en haut des escaliers. Elle était vêtue d'une robe crème qui s'évasait au niveau de la taille. Ses longs cheveux cascadaient autour d'elle. Elle ne prit pas la peine de descendre. Elle semblait prendre plaisir à me toiser de si haut. Je hochai la tête.
- Puis-je savoir ce qu'est cette affaire si urgente que vous vous permettez de venir me déranger sans avoir prévenu ?
- Je…
- Parlez donc Mr Moroz. A moins que vous n'êtes là que pour me faire perdre mon temps ?
- Non. Je viens au sujet de votre fille.
- Si l'affaire concerne une alliance, je vous informe de mon refus catégorique.
- Non Dame Devis. Cela concerne un stage qu'elle voudrait effectuer.
- Et ?
- Serait-il possible de parler dans un autre endroit ?
Elle me jaugea du regard. Cela ne dura qu'une seconde mais j'eus l'impression qu'elle en apprit beaucoup. Elle finit par hocher la tête.
- Soit. Montez.
Je la suivis. Je détaillais les alentours. Le blanc avait laissé place à des tons crème. Des portraits couraient les murs. Nous entrâmes dans un grand salon vert pomme. La décoration était sobre mais élégante. Un elfe de maison posa une tasse de thé devant nous. Elle se contenta de me regarder attendant que je parle.
- Le Ministre m'a fait part récemment de la décision de votre fille de venir travailler en tant que Langue-de-Plomb.
- Je sais cela. Croyez-vous que les activités de ma propre fille me sont étrangères ?
- Je n'ai pas…
- C'est pourtant ce que vous sous-entendez. Mais poursuivez.
- Ecoutez, nous recevons des centaines de dossiers d'élèves qui méritent tous cette place. Nous devons donc parfois faire des choix assez durs.
- Mieux vaut sélectionner les meilleurs.
- Tout à fait. Et donc concernant votre fille, vous n'êtes pas sans savoir que son dossier est arrivé assez tardivement.
- Ceci n'est pas mon fait. Cornelius a fait retarder l'affaire.
- Je comprends bien. Mais nous ne pouvons…
- Mr Moroz qu'êtes vous venu chercher ici ?
- Pardon ?
J'étais complètement déstabilisé. Elle ne cessait de me couper la parole. Elle me déstabilisait. En plus, sa robe s'était remontée, laissant voir une cuisse d'une blancheur immaculée comme une tentation totalement innoncente.
- Pourquoi vous être présenté chez moi ?
- Je devais vous parler.
- Vous pouviez m'envoyer un hibou. Je suppose que c'est ainsi que vous prévenez tous les admis non ?
- Oui.
- Bien, dit-elle en se levant. Je vous remercie de vous être déplacé mais je vais devoir écourter cet entretien.
- Mais…
- Mr Moroz avez-vous quoi que ce soit d'utile à rajouter ? Qui nécessite que je remette expressément à plus tard tous mes projets ? et qui accessoirement me fera perdre des centaines de gallions ?
- Non…
- Bien. Katarina vous raccompagnera jusqu'à la porte.
Et elle partit. Comme un automate je suivis la femme brune. Elle referma le portail derrière moi et je transplanai. Ce ne fut qu'une fois dans mon bureau que je réalisai la situation. Elle ne m'avait pas laissé en placer une seule. Elle avait mené la discussion comme elle aurait mené une danse. Elle m'avait fait dire ce qu'elle avait voulu avant de me congédier. J'avais été piégé.
Refuser ce stage serait un grave manquement. Elle considérait que j'avais donné ma parole. Je ne pourrai revenir en arrière. Je jurai. J'étais pris au piège. A ma gauche, s'élevait la pile des dossiers des admis et devant moi se trouvait celui de Mathilda. Je pris le premier dossier de la pile et le remplaçai par celui de Mathilda. Le serpent avait réussi son coup. Devis avait obtenu gain de cause.
Chapitre un peu plus « politique » avec la corruption du ministère. Oui, je n'aime pas Fudge et ca ne m'étonnerait pas qu'il cherche à en avantager certains qui allongent des billets ^^ & on voit la « dureté » ou l'intransigeance des Devis en affaire ! (aha j'adore cette famille) J'aime bien comme elle tourne Moroz en bourrique ! :D
Réponses aux reviews :
Julia : Dumbledore est le pacha qui s'est tout de tout ce qui se passe à Poudlard ! & j'ai voulu lui faire un petit clin d'œil ^^
Amandine Valentine : Malheureusement oui (une idée de « suite » assez cruelle de cet épisode vient d'effleurer mon cerveau) ! Je vois pas pourquoi c'est très bon les citrons :o non non Dumbledore ne me menace pas ! Sinon essaie les citrons aux chocolats (je ne promet pas que tu seras encore en vie après pour en témoigner) Ta 2ème review : Peut être mais elle suit les traditions familiales de sang pur… mais va-t-elle faire une entorse comme elle l'a déjà fait en sortant avec Hermione (bonne question) ? Héhé bravo pour avoir deviner le gout de l'esquimau ! :D
Prochaine publication : jeudi ou vendredi ( :
