Voici un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
Chapitre 25 – Nouvelle destination
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Nous retrouvons le chemin du port, et grimpons dans une barque. Nous ramons aussi vite que possible jusqu'à rejoindre le Moby Dick. Lorsque nous remontons enfin sur le navire, nous sommes essoufflés.
« Bah alors, vous avez vu le diable ? » - Demande Thatch de loin.
« Si le diable s'habille en rose, on peut dire qu'on l'a vu. » - Dis-je.
« Racontez-moi ça plus en détails. » - Intervient Marco.
Marco nous attrape par les bras, et nous tire jusqu'au réfectoire, sous le regard de Thatch et Izou. Nous nous laissons traîner jusqu'à la table ou nous mangeons d'ordinaire, et Marco s'assoit en face de nous. Thatch et Izou arrivent juste après, et prennent également les places autour du Second.
- « Alors ? » - Demande Marco.
- « On est tombés sur Donquixote Doflamingo. » - Dit-Can.
- « D'où la phrase le diable s'habille en rose… » - Ajoute Izou.
- « Qu'en-est-t-il de ta quête Héra ? Yoï. »
- « J'ai retrouvé les pirates qui avaient le coffre, et j'ai ensuite récupéré le contenu sans éveiller de soupçons. »
- « Que contenait le coffre ? » - Demande Thatch.
- « Un fruit du démon, rouge en forme de poire, avec des arabesques jaunes. » - Dis-je.
- « Mais Doflamingo l'a récupéré. Héra le lui a donné contre la condition qu'il nous laisse partir sains et saufs. »
- « Toutefois, durant notre courte séparation à Can et moi, j'ai eu le temps de croquer dans le fruit. Il suffit d'une seule bouchée pour obtenir le pouvoir. J'ai rendu le reste sans qu'il puisse voir la supercherie. »
- « Héra, tu as mangé un fruit du démon sans en connaître le pouvoir ? C'est dangereux. » - Dit Thatch.
- « De plus, Doflamingo aurait pu vous tuer tous les deux, yoï ! »
- « C'était une occasion en or. On s'en ai sorti, c'est tout ce qui compte. »
- « Je pense que cette aventure leur servira tout de même de leçon. Laissons-les se reposer avant le repas. » - Termine Izou.
Marco et Thatch regardent Izou, et acceptent d'un hochement de tête. Nous nous levons tous, et regagnons le pont. Je prends le chemin de ma cabine, et dépose mes affaires au pied du lit, ainsi que mon sabre. J'attrape des affaires propres, et me dépêche d'aller prendre une douche. Lorsque je suis enfin sous le jet d'eau chaude, j'attrape mon shampoing, et remarque que celui-ci est presque vide. ''Marco en a plutôt profité.'' Je le vide, et me nettoie les cheveux. Après une dizaine de minutes, je ressors de la salle de bain. Je remarque Marco assit à son bureau, semblant réfléchir en regardant le mur en face de lui.
- « Du nouveau concernant Ace ? » - Dis-je.
- « Non, on va continuer notre route jusqu'à la prochaine île. Barbe Noire est déjà en chemin. »
- « Qu'elle est la prochaine île ? »
- « Long Ring Long Land et Bonaro. »
''Bonaro…Ce nom me dit quelque chose..'' Je n'en tiens pas compte bien longtemps et m'allonge sur le lit.
- « Ou as-tu dormis durant ton séjour sur l'île ? »
- « Dans une auberge, j'ai pris une chambre avec un grand lit double. J'avais de la place, et des draps fraiiiiis. »
- « Ne me provoque pas, sinon je vais faire de tes matinées fraiches, des matinées caniculaires. » - Dit-il moqueur.
Je lui souris, et il me fait signe de me relever pour l'heure du dîner. J'enfile mon cardigan kimono et le suis jusqu'au réfectoire. Les Commandants sont déjà présents, mais pas encore Barbe Blanche. Nous nous asseyons tranquillement, et je me retrouve compressée entre Thatch et Marco. Ils me sourient malicieusement.
- « Poussez-vous, vous prenez trop de place ! »
- « Tu nous a manqué ! Maintenant on ne te lâchera plus. » - Dit-Thatch.
- « D'ailleurs, maintenant que ta quête est terminée Héra, tu vas rejoindre l'équipage ? » - Demande Izou.
- « Oh c'est vrai ! Oyagi t'avait proposé de nous rejoindre, Yoï. » - Ajoute Marco, en me fixant d'un air très intéressé.
- « Je pense que je vais rester, après tout, ou voulez-vous que j'aille ? » - Dis-je à Marco en lui souriant de nouveau.
- « Ca veut dire que nous allons avoir une petite sœur ?! » - Dit Haruta.
- « Il faut annoncer ça à Père ! » - Dit Vista.
C'est à ce moment précis d'entre Barbe Blanche, les Commandants semblent tous joyeux, et s'empressent de lui donner la nouvelle. Le capitaine d'assoie sur son fauteuil en bout de table, et rit joyeusement de la joie de ses fils.
- « Ou vas-tu te faire tatouer ? » - Demande Thatch.
- « Sur le dessous de mon poignet gauche. Mais pas en grand hein. » - Dis-je.
- « Dommage, on aurait voulu que tu prennes exemple sur Marco ou Ace. » - Ajoute-t-il.
- « Pourquoi ça ? »
- « Bah comme ça tu trainerais avec un haut de maillot toute la journée. »
- « T'es vraiment un pervers ! » - Dis-je.
- « J'aurai pas été contre cette idée, yoï. » - Ajoute Marco.
- « D'ailleurs, serait temps que tu face tourner, Marco. »
- « De quoi tu parles ? » - Demande Marco.
- « Depuis le début elle partage ta cabine. Moi aussi j'aimerai l'avoir avec moi. Ce n'est pas bien de ne pas partager entre frères. » - Dit Thatch.
- « Mais je n'ai pas envie de changer de cabine. » - Dis-je en rougissant.
- « Tu as entendu la demoiselle, Thatch, yoï. »
Nous terminons notre repas dans une bonne humeur contagieuse, même si le Commandant de la 4e division parut faire la tête pendant un moment. Nous repartons dans nos cabines, et je présume qu'ils attendent que je fasse mon tatouage pour prévoir une fête. Sur le chemin, je fais remarquer à Marco qu'il a quasiment vidé mon shampoing. Il en rit un peu, avant de me promettre de m'en racheter.
Nous entrons dans la cabine, et je range mes affaires pendant qu'il prend une douche. J'enfile ensuite mon pyjama, et m'installe dans le lit. Lorsque Marco revient, il s'installe à son tour, et déclare une bataille de chatouilles. Etant prise par surprise, je gigote dans tous les sens pour lui échapper, et je finis par me protéger avec mon oreiller. Nous nous arrêtons en riant, puis décidons de prendre un repos bien mérité.
Le lendemain matin, une fraicheur inhabituelle remplit la pièce. Pourtant, je n'ai pas vraiment froid, j'ai l'impression d'être collé à une bouillotte. Je me laisse bercé par l'agréable chaleur, jusqu'à sentir un mouvement répétitif contre ma joue et mon nez. Alors je décolle lentement mon visage de la surface chaude, et ouvre doucement les yeux. Je remarque que je suis collé contre Marco, mes bras son enroulés autour de son torse, et les siens autour de mes hanches et de mes épaules. Il se réveil à son tour, et resserre son étreinte.
- « Le temps s'est rafraîchit, je n'ai pas eu le cœur de te décollé de moi avec ce froid. » - Dit Marco.
Je me contente de rougir comme réponse, et il me pince le bout du nez.
- « Profites-en avant que l'heure de se lever arrive, yoï. Tout à l'heure il risque de pleuvoir. »
Je me rendors contre lui pendant une bonne heure avant que l'on soit obligé de se lever de notre lit douillet. Des hommes appellent Marco car le ciel est devenu très sombre au loin. Nous nous habillons rapidement, et sortons sur le pont. Les vagues deviennent de plus en plus fortes, et la pluie commence à tomber d'un coup. Nous entrons dans la zone sous les nuages sombres, le navire avance de plus en plus vite vers un immense tourbillon noir qui se creuse dans la mer.
Marco hurle des ordres, et part prendre les choses en mains. Le navire peine doucement à se sortir du tourbillon. Lorsque nous en sortons enfin du tourbillon, celui-ci s'arrête brutalement. Quelques minutes plus tard, je vois l'eau se soulever au loin. Une boulle d'eau semble se former sous la surface de la mer, et elle explose d'un seul coup vers le ciel.
- « C'est immense ! » - Dis-je.
- « C'est un Knock-Up-Stream ! Restons hors de portée. » - Crie Marco.
Le moby Dick continue de s'éloigné de cette immense tour d'eau. Et l'équipage reprend peu à peu son calme. La pluie s'arrête, et je décide de regarder le Knock-up-stream jusqu'à sa fin, avant d'aller prendre mon petit-déjeuner.
Au bout d'une dizaine de minutes, je me rends au réfectoire et prends un muffin. Je prends ensuite le chemin de la bibliothèque du navire pour trouver l'encyclopédie des fruites du démon. ''Il me semble avoir vu son image dans un livre.'' J'ouvre la porte, et trouve Marco entrain de fouiller les étagères.
- « Tu cherches quelque chose Marco ? »
- « Il me semble que j'ai déjà vu le fruit du démon que tu as décrit. Il faut juste que je retrouve le livre. »
J'aide le phénix à fouiller les étagères mais sans grand succès. Marco me dit d'aller poursuivre mon entrainement pendant qu'il continue ses recherches. Je mange alors mon muffin au chocolat, et lui souhaite bon courage avant de regagner le pont. De là, Vista, Thatch, Can et moi commençons un entraînement aux sabres. Can et moi échangeons des coups de sabres en bois pendant une bonne heure. Vers la fin de l'entraînement, celui-ci dérive vers un concours de suppositions sur le fruit que j'ai pu manger. Thatch et Vista s'en amusent bien, et lorsqu'ils arrivent à court d'idées, ils décident d'aller rejoindre les douches. Can reste encore quelques minutes avec moi.
- « Bientôt nous serons frère et sœur, nous deux. Ça serait bien que nous enterrions la hache de guerre. Après tout, si je suis ici c'est grâce à toi, tu m'as en quelques sortes sauvé deux fois. » - Dit Can.
- « Deux fois ? »
- « Une fois en me permettant de rejoindre le navire, et la deuxième de Doflamingo. »
- « Pourquoi pas… »
- « Je ne t'en veux pas pour mon Ipod. Tu avais raison en quelques sortes, de t'en débarrassé. Ces objets sont des preuves que nous venons d'un autre monde. Et si jamais les informations qu'ils contiennent tombent entre de mauvaises mains… »
- « C'est dangereux. Il faut également que je me débarrasse de mon téléphone. Marco est déjà tombé dessus une fois. »
- « A-t-il découvert quelque chose ? »
- « Non, mais il aurait pu. Il n'a pas fouillé dedans… Il faut prendre nos précautions depuis notre rencontre avec Doflamingo, il est dangereux. Et dire qu'il est l'un de mes personnages favoris. » - Dis-je.
- « On le croisera de nouveau… A Marine Ford. »
Nous nous regardons un moment, une sorte de poids s'abat sur nos épaules. Nous savons tous les deux dans quel problèmes nous allons mettre les pieds. Marco revient finalement avec le livre tant recherché. Il tourne les pages une à une en marchant droit devant lui.
- « Marco, tu as retrouvé le livre ? »
- « Il était dans la cabine de Thatch. Je suis en train de chercher ton fruit. »
La suite au prochain chapitre !
