Bonsoir ou Bonjour tout le monde. Me revoilà avec un nouveau chapitre.
Je vous remercie comme toujours pour vos reviews :)
Je m'excuses d'avance pour les fautes restantes
Bonne lecture!
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Notre Union
Chapitre 24
Ce matin-là, Sirius se réveilla avec un terrible mal de tête.
Maugréant, il avait l'impression qu'un troupeau de chevaux lui avait piétiné le crâne. C'était affreux. Grimaçant, il tenta de se lever. Mais il se figea, lorsqu'il sentit un corps chaud collé contre le sien. Il n'avait pas le souvenir d'avoir ramené quelqu'un, surtout alors qu'il se trouvait sur une terre encore bien trop inconnu. La seule personne avec qui il avait passé sa journée et puis sa soirée n'avait été autre que Remus.
Bon sang! Son sang se glaça à l'idée de trouver le sorcier près de lui. Mais en plus de cela, après avoir regardé son environnement, il constata qu'il n'était pas dans sa chambre attitrée qui elle était dans les tons de bordeaux alors que celle-ci était tout simplement verte foncée.
Doucement, il tourna la tête vers le corps chaud, et là, son souffle se bloqua en reconnaissant un Remus endormi. Mais ce qui le frappa de plein de fouet fut la vue de son corps nu collé impudiquement contre le sien, de ce qu'il put voir. Déglutissant, il se rendit compte que sa crainte était réelle. Il avait couché avec le sorcier. Avec Remus.
Fermant les yeux, il tenta de se rappeler de la veille. Mais bien évidemment, seules quelques bribes de souvenirs vinrent l'envahir. Il ne se souvenait pas de tout. Il se souvint avoir beaucoup bu. Puis il se vit être soutenu par le sorcier, avant de se voir bien trop entreprenant envers Remus. Un Remus qui s'était, autant que lui, laissé aller.
Même-s'il devait avouer qu'il avait passé une agréable journée, comme une agréable soirée, il n'arrivait pas à comprendre comment cela avait pu autant déraper. Puis, en voyant le corps plus qu'attrayant - fallait lui accorder – il se dit que la fin de soirée avait même plutôt bien fini. Enfin, cela restait à voir. Il se mit à détailler le corps fin de l'autre homme. Sa peau laiteuse était parcourue de petits grains de beauté qui le rendait absolument beau, il fallait l'avouer. Son regard se fit bien plus scrutateur et l'une de ses mains vint soulever délicatement le drap qui recouvrait le corps, afin de mirer plus minutieusement celui-ci. Un corps finement musclé. Un corps magnifique. Voilà ce que son regard rencontra.
Même s'il trouvait son inspection plus qu'agréable, il ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise face à la situation. Il ne se souvenait vraiment pas de tout. Mais aux vues des taches rouges et même violettes sur le cou et le haut du corps de ce dernier, il n'y avait plus aucun doute. Et Sirius se rendit aussi compte qu'il n'y était pas allé de mainmorte avec lui.
Il leva une main qui vint caresser le corps qui frémit sous le toucher, avant de la remonter pour qu'elle vienne se perdre dans les cheveux soyeux de l'autre homme qui soupira dans son sommeil. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? D'où lui venait cet élan de tendresse. Il n'en avait jamais eu envers ses conquêtes. Mais justement, est-ce que Remus en était une ? À dire vrai, il ne savait pas. Il ne savait plus. Il se sentait juste encore perdu.
Et puis, mince ! Il devrait se sentir furieux, parce qu'il ne comprenait pas pourquoi Remus ne l'avait pas repoussé. N'était-ce pas lui, hier, qu'il lui expliquait qu'il n'aimait pas les étreintes d'une nuit ? Des étreintes sans sentiment ? Mais bien malgré lui, il n'arrivait pas à se sentir coléreux envers lui. Là, il n'avait qu'une envie, c'était d'embrasser les lèvres rouges du sorcier. Elles étaient si belles, si désirables, là à porter de main.
Oh bon sang ! Qu'est-ce qui lui prenait ? Quel était son problème ? Il n'avait jamais eu ce genre de pensée envers le sorcier. Mais fallait dire aussi qu'ils ne s'étaient jamais retrouvés dans ce genre de situation. Et puis, Sirius n'était jamais insensible à magnifique corps collé contre le sien. Mais il devait avouer que celui de Remus dépasser tous ceux qu'il avait déjà possédé.
Soudainement, il retira sa main lorsque sa lucidité revint. Si ! Tout compte fait, il devrait être furieux. Remus lui avait dit ne pas être un homme volage. Mais le pire, était qu'il lui avait révélé s'être épris d'une personne dont il ne savait toujours rien d'elle. Comment avait-il pu alors accepter de copuler avec lui ? N'avait-il pas plus de respect que cela pour ses propres sentiments ? Non, il ne comprenait pas. Et cela suffit à le rendre réellement furieux. Il avait l'impression que Remus s'était joué de lui. Qu'il s'était servi de lui, pour son plaisir.
Fronçant des sourcils, il se sentit encore plus mal et en colère, en se disant que, oui, peut-être que celui-ci avait juste profiter de lui. Que peut-être, ayant envie de copuler, il n'avait pas refusé ses avances, alors même qu'il était éméché. Il avait profité du fait qu'il n'avait plus eu toute sa tête. Oh bon sang ! Si cela était vraiment cela, alors cela le peina autant que cela lui tordit affreusement le ventre.
Brusquement, il se leva, donnant ainsi, sans faire attention, un coup à l'endormi qui se réveilla.
Les yeux brumeux, Remus se réveilla, avant de regarder un Sirius aussi nu qu'au premier jour de sa naissance, debout près de son lit. Le souvenir de la soirée d'hier lui revint en mémoire et il rougit, avant de déglutir.
- Sirius, souffla-t-il en s'asseyant sur le lit. Je...
- Quoi? Tu vas me dire que tu es désolé de m'avoir utilisé, gronda la voix de celui-ci.
- Quoi?, dit Remus, confus.
De quoi parlait-il ? Remus ne comprenait pas.
- Oh arrête ! Ne fais pas comme-si tu ne savais pas de quoi je parle. Tu disais que tu n'étais pas un homme volage ou un homme qui copule ici et là. Mais tu t'es bien moqué de moi. La preuve, tu n'as pas cherché à me repousser. Tu as couché avec moi, lui déblatéra Sirius, en se rhabillant. Tu dis être amoureux, mais tu t'offres à la première occasion. Quel genre de personne amoureuse agirait de la sorte ? Hum, tu peux me le dire ?, dit Sirius, en colère.
Dire que Remus était choqué par les propos de Sirius, était un euphémisme.
Il l'avait pensé plus futé que cela. Certes, Sirius avait été bien éméché hier soir. Certes, il avait profité de la situation. Mais il avait pensé que le lendemain, après avoir bien digéré la situation, Sirius aurait compris. Qu'il aurait compris qu'il avait des sentiments pour lui. Il aurait dû faire le rapprochement avec ses révélations de la veille à cette nuit passé. C'était pourtant évident.
- Ce n'est pas du tout cela. Tu te trompes, rappliqua-t-il, le cœur soudainement bien lourd.
- Bien voyons !, grogna Sirius. De toute façon...cela m'est bien égale. Tu t'es comporté comme l'une de mes conquêtes, alors c'est ce que tu seras à mes yeux, dit Sirius, sans plus cérémonie.
- Vraiment !, s'écria Remus. Tu n'as vraiment rien compris. Bon sang ! Tu..., il s'arrêta pour reprendre son souffle, alors qu'il se sentait être à bout de forces. Très bien. Qu'est-ce que je croyais, rit Remus, nerveusement. Vas-t'en !, finit-il par dire soudainement.
Les sourcils froncés d'incompréhension, Sirius regardait Remus dont le regard laissait défiler un trop-plein d'émotions. Et ce regard remua quelque chose en lui, et cela était tout à fait insupportable. Pourtant, il ne demanda pas son reste et s'en alla, sous les yeux emplis de douleur du sorcier qui se laissa retomba lourdement sur sa couche, une main recouvrant ses yeux.
Bon sang ! Qu'avait-il fait ? Il n'aurait jamais dû succomber. Jamais. C'était une catastrophe.
Il aurait dû le repousser, même à l'aide d'un sort. Mais bien trop heureux d'avoir cette intime attention de Sirius, il en n'avait rien fait et s'était laissé aller.
Sirius pensait qu'il s'était servi de lui, mais cela était loin d'en être le cas. Il avait été prêt à lui révéler ses sentiments, mais il s'était vite rétracté. À quoi bon, il ne l'aurait pas cru, surtout après avoir pensé et dit ses choses affreuses.
Il avait tellement mal au cœur, qu'il avait l'impression de ne plus le sentir battre. C'était horrible.
Bon sang ! Il regrettait tellement de ne pas avoir su résister à la tentation. Mais celle-ci avait été bien trop forte. Bien trop puissante. Et puis...il l'aimait tellement.
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Le lendemain, à l'Empire d'Angleterre.
Aujourd'hui était le dernier jour que sa mère et son parrain passaient à l'Empire au grand dam d'Harry. Il était tellement triste de leur départ qui approchait à grands pas. Il aurait tellement voulu que ceux-ci puissent rester encore un peu plus longtemps. Mais comme le dicton le disait, toute bonne chose avait une fin.
Alors il profita de cette dernière journée avec sa famille. Tous trois avaient décidé, après le déjeuner du matin d'aller se balader dans les rues de la Capitale. Et Lily avait profité pour faire des achats. Enfin...pas vraiment. Les habitants, en apprenant que celle-ci était la Reine du pays voisin, et que c'était la mère de leur prince, lui avaient offert de nombreux beaux présents à sa plus grande surprise. Pour Harry cela n'était pas une surprise. Son peuple était si gentil et accueillant, que cela était normal pour eux d'agir de la sorte.
Surprise, Lily avait accepté, avec joie, tous leurs présents. Après cela, ils étaient retourné au palais. Cependant, il y avait eu un détail qui n'avait pas échappé à Harry. C'était l'attitude renfermer de son parrain. Depuis le déjeuner de ce matin, il n'avait que très peu parlé, voire pas du tout, à sa plus grande stupeur. Il avait arboré un visage crispé tout le long de la matinée. Harry s'était posé énormément de questions. La seule qu'il lui était apparu comme probable, était qu'il s'était disputé avec Remus, la veille. Il n'avait vu que cela, surtout lorsqu'il avait vu un Remus dépité venir les rejoindre pour le déjeuner, et aussi renfermé que son parrain qui d'ailleurs s'en était allé à la venue de Remus.
Étrange, avait alors pensé Harry. Cela avait dû être une dispute des plus virulentes pour qu'ils ne se parlent plus et ne se regardent plus.
Maintenant au palais, il se trouvait dans les appartements de sa mère, la regardant finir de ranger le peu d'effets personnels qu'elle avait apportés avec elle. Harry se permit un moment afin de réfléchir à la situation de Remus et Sirius, tout en se caressant le ventre comme il le faisait souvent depuis qu'il se savait être enceint.
Harry se demanda tout de même, à quoi était dû leur dispute. Au vu de la mine plus que défaitiste de Remus, celle-ci l'avait bien ébranlé, et il n'aimait pas le voir comme cela. Et s'il passait le voir, juste pour voir ce qu'il en était réellement. En plus, il aurait plus de chance d'avoir des réponses avec Remus qu'avec son parrain.
Regardant sa mère qui pliait de beaux tissus qu'un tisseur lui avait offerts, il se dit qu'il pourrait la laisser finir de ranger tranquillement ses affaires.
- Mère ! Cela vous dérange-t-il que je vous laisse un moment ?
- Non, pas du tout, mon chéri. Si tu as à faire, alors va, lui sourit sa mère.
- Je reviendrais vers vous, avant votre départ.
- Il n'en était pas autrement, rit Lily, avant de reprendre ses pliages.
Avec un sourire, il s'en alla se dirigeant ainsi vers les appartements de son enseignant. Lorsqu'il arriva, il frappa trois coups avant d'entendre la voix faible de Remus lui autoriser à entrer. En ouvrant les portes, il vit ce dernier, assis dans un des fauteuils, à regarder un point invisible devant lui. Fronçant des sourcils, Harry se dit que ce qui s'était passé entre lui et son parrain devait être vraiment grave. Il n'avait jamais vu Remus se conduire de la sorte, même après avoir essuyé la plus pire des ignorances ou des remarques de son parrain.
- Remus !, l'appela-t-il.
- Oh, Harry, se retourna le sorcier. Tu n'es pas avec ta mère et...Sirius.
- Nous sommes rentrés plus tôt, pour qu'ils puissent se préparer pour le départ.
- Oh, oui, j'avais oublié qu'ils partaient aujourd'hui, dit Remus, d'une voix faible.
- Remus...est-ce tu vas bien ? Tu rejettes tellement de tristesse que s'en est déroutant. Que s'est-il passé ?
- Oh, je suis désolé.
- Tu n'as pas à l'être. Tout ce que je veux, c'est comprendre pourquoi. Et ne me dis pas qu'il n'y a rien, parce que je suis très observateur. Je sais qu'il s'est passé quelque chose entre toi et Sirius. Même Sirius n'était pas vraiment dans son assiette. Il était en colère et aussi...peiné. Triste même.
- Vraiment ! Tu as ressenti de la tristesse émaner de lui ?, demanda Remus.
- Oui. Alors ?
- Tu as raison. Il s'est bien passé quelque chose entre nous. Mais nous avions passé une très bonne journée. C'est la première fois que Sirius se comportait aussi aimablement avec moi, et c'était plaisant.
- Je n'en doute pas, sourit Harry, doucement.
- Mais il a...il a fallu que notre conversation dérive sur un sujet qui nous a amené à nous disputer.
- Quel sujet ?, demanda Harry, en fronçant des sourcils.
- La conversation s'est...dévié sur l'attaque que nous avions subie, mentit Remus.
- Oh !, fit Harry.
- Il m'a soudainement porté des accusations, en disant que j'aurais dû mieux te protéger. Que si j'avais fait plus attention à toi, tu n'aurais pas été attaqué. Il m'accuse même d'avoir mis ta vie et celle de ton enfant en danger. Je n'ai pas supporté ses accusations. Par ce fait, nous nous sommes disputé. Une bonne journée qui avait si bien commencé, finissant désagréablement, souffla Remus, le cœur battant. Enfin bref, une dispute comme une autre. Mais tu n'as pas à en vouloir à ton parrain pour ses paroles. D'accord.
- Quand même ! Il n'aurait pas dû te porter de telles accusations. Cela ne se fait pas. Tu as, comme tous, fait tout possible lors de cette attaque qui a été si soudaine. Franchement, je ne le comprends pas. Je devrais aller le voir, pour en toucher deux mots, tient, dit Harry.
- Non, s'écria vivement Remus. Je veux dire non, ce n'est pas la peine. J'ai l'habitude maintenant. Ce n'est rien.
- Tu dis cela, mais cela t'a blessé, rajouta Harry.
- Oui, bien sûr. Ces paroles m'ont blessé, dit Remus, en se rappelant les paroles de Sirius ce matin-là.
Bon sang ! Il venait d'inventer une dispute. Mais c'était parce qu'il ne sentait pas capable de dire à Harry la véritable raison de sa tristesse.
- Je ferais toujours tout pour te protéger Harry, quitte à mettre ma vie en danger. Tu le sais, n'est-ce pas, dit Remus en ancrant son regard dans celui du prince.
- Bien sûr, que je le sais, répondit Harry, touché par les paroles de son enseignant. Bien ! Et si tu m'accompagnais pour retrouver ma mère. Cela pourrait te détendre.
- Oui, c'est une bonne idée, sourit Remus, en se levant, suivi de près par Harry.
Remus s'en voulait d'avoir menti à Harry. Mais il ne souhaitait pas lui raconter ce qui s'était passé hier soir entre lui et son parrain, ni même l'altercation de ce matin. Il se sentait déjà assez coupable dans un certain sens, alors il ne voulait pas plus s'enfoncer dans son désarroi.
Le mensonge était passé, alors il s'en contenta, même s'il n'en était pas fier. Il espérait juste que Harry n'aille pas demander des explications à Sirius. Qui sait ! Peut-être que ce dernier pourrait lui dire la vérité.
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Tom arpentait les différents couloirs du QG, afin de rejoindre la sortie, après avoir passé la matinée et une bonne partie de l'après-midi, à aider Fenrir pour former la première troupe.
Alors qu'il marchait tranquillement, il se fit héler par l'un des gardes de l'extérieur qui vint lui apporter un message provenant d'Eldrar. Tom, remercia d'un signe de tête le messager, avant de reprendre sa route, tout en crochetant la lettre afin de savoir si elle allait lui donner une bonne nouvelle. Et ce fut le cas. Un sourire de contentement se dessina sur ses lèvres.
Eldrar avait réussi à rallier le peuple des Trolls à leurs côtés. Leur chef avait accepté de former un groupe de résistance qui viendrait compléter son armée. Celui-ci attendait juste de la part de l'empereur un signe qui signalerait le moment où Tom aurait besoin d'eux. Pour Tom cela était parfait. Il pouvait envoyer une partie des Trolls accompagner la troupe d'Eldrar, et l'autre partie elle viendrait avec lui. Ce partage pourrait être une bonne idée. Il devait envoyer un message à Eldrar qui ferait l'entremetteur, lui soumettant son idée.
Bien ! Il devait, de ce pas, rejoindre son bureau. Il avait encore tant à faire.
Le seul point négatif de la journée, comme depuis quelques jours, était que le traître était encore introuvable et cela l'irritait plus que de raisons. Il voulait à tout prix, avant de partir pour la guerre, mettre la main sur lui, afin de le punir comme il se devait. Il ne pouvait pas partir, lassant un traître qui pourrait s'en prendre, comme bon lui semblerait, à son prince et à son peuple. Il en était hors de question. Il souhaitait partir, en laissant derrière lui un Empire ayant le moins de problème possible, voire aucun. Alors le fait que le traître soit encore en liberté et non mort dans d'atroce souffrance, cela l'agaça plus que de raisons.
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Alors que Tom était en train de farfouiller dans sa paperasse qui s'étalait sur son bureau, à la recherche d'un document, il entendit frapper. Il autorisa la personne à entrer et fut surpris de voir Fenrir. Encore plus lorsque ce dernier arbora un grand sourire, tout en tenant une missive dans l'une de ses mains.
- Je ne te dérange pas, dit Fenrir, en adoptant le tutoiement, comme ils étaient seuls.
- Non. Qu'as-tu?, s'exprima Tom en regardant la missive. Et pourquoi me parais-tu de bien meilleure humeur que plus tôt.
- Je le suis bien. J'ai reçu une missive du chef de la garde royal du Roi de France. Et ce qu'il y a dedans, risque de te plaire aussi.
- Oh ! Donne-la moi, dit-il.
Fenrir s'avança et tendit la lettre, déjà crocheté, à Tom. Ce dernier la mira un moment, avant de se mettre à la lire. Au vu de l'attitude de Fenrir, cela ne pouvait qu'être une bonne nouvelle.
Décidément, aujourd'hui était un jour de bonnes nouvelles. Non seulement il recevait l'accord des Trolls, mais en plus de cela, le chef de l'armée du Roi de France lui envoyer un beau cadeau. Un cadeau qui était aussi de la part du Roi.
Dans sa missive, ce dernier lui faisait savoir qu'il avait mis la main sur le propriétaire du navire qui avait transporté les ennemis jusqu'à l'Empire. Il lui expliqua que ses propres hommes l'avaient arrêté, avant que le Roi ne lui retire ses titres et le condamne à recevoir la plus pire des punitions selon les lois de l'Empire d'Angleterre. Et pour couronner le tout, à la fin de la missive, un message du Roi y était inscrit. Celui-ci lui signala que cet homme qui répondait au nom d'Alexander Mortibant venait de lui être envoyé comme il l'avait souhaitait. Il se pouvait que le convoi qui transportait le prisonnier arrive en fin de journée. Cela serait parfait. Tom se ferait une joie de s'occuper personnellement de cet Alexander.
Posant la missive, il offrit un sourire sardonique à son commandant qui comprit le cheminement de ses pensées.
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Plus tard, dans la journée.
Remus avait passé le reste de la journée en compagnie d'Harry et de Lily, et cela lui avait fait extrêmement du bien. Il avait pu oublier un instant ses problèmes.
Bien entendu, il n'avait pas croisé une seule fois Sirius depuis la déjeuner de ce matin. Oh, bien sûr, cela ne voulait pas dire qu'il souhaitait le voir ou même lui parler. Mais mine de rien, cela lui serrait le cœur. Leur relation avait pris un tout autre tournant, et celle-ci n'en était que mauvaise. Enfin, tout du moins. Remus se demandait comment il allait se comporter maintenant, lorsqu'il serait de nouveau confronté à Sirius. Enfin! Si celui-ci se mettait à arrêter de l'éviter. Ou peut-être que Sirius ne lui adresserait plus du tout la parole, ni même un regard désormais.
Bon sang ! Qu'est-ce qu'il regrettait amèrement son attitude.
Honnêtement, il ressentait tout de même l'envie d'aller le voir, pour tout lui dire. Pour lui dire que; s'il ne l'avait pas repoussé, c'était parce qu'il nourrissait des sentiments à son égard. Il désirait lui dire que c'était lui sa fameuse perle rare. Mais franchement, il doutait que celui-ci veuille bien l'écouter. Il se pouvait que ce dernier pense qu'il se jouait de lui. Alors que c'était loin d'en être le cas.
Et puis, pourquoi avait-il porté de tels jugements, faussé en plus de cela. Certes, il y avait une part de vérité dans ce qu'il lui avait dit. Il avait bien profité de la situation, mais pas en mal. Il lui avait comme, subtilement, envoyé un message. Mais Sirius n'avait rien compris. Comme toujours il s'en était tenu à ses propres constatations. Et pour Remus, cela en était désolant.
Soufflant, il se laissa choir sur l'un des divans de ses appartements personnels. Il avait quitté il y a peu Harry et Lily, non sans avoir souhaité une bonne route à la Reine. Il avait préféré laisser Harry en compagnie de sa mère, une dernière fois. Et puis, cela avait été bon prétexte pour ne pas croiser Sirius qui serait venu chercher Lily afin de rejoindre l'entrée du palais où le convoi les attendrait pour le départ.
Il était épuisé. Regardant d'un air las sa cheminée éteinte de tout feu, il ferma les yeux, et se permit de se laisser aller afin de trouver un peu de repos. Même-s'il n'était que très peu sorti aujourd'hui, il se sentait fatigué. Ou peut-être était-ce sa relation ambiguë qu'il avait avec Sirius qui l'épuisait.
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En fin d'après-midi, aux portes du palais.
Harry, ainsi que le convoi de sa mère était à l'entrée du palais. Dans quelques minutes sa mère et son parrain allaient rentrer au Royaume après avoir passé trois jours au sein de l'Empire.
Regardant sa mère interagir avec l'un des hommes, il en profita pour regarder en arrière pour voir si l'empereur les rejoignait, mais il ne le vit pas. Fronçant des sourcils, il se demanda si celui-ci allait venir pour saluer une dernière fois sa famille.
En fait, ce n'était pas une chose à se demander. Il devrait être là, afin de faire ses aux revoirs à sa mère et à son parrain. C'était la moindre des choses. Il l'avait pourtant prévenu, ce matin même, qu'il serait attendu en fin d'après-midi aux portes du palais, pour le départ de sa mère. Il devrait déjà être là.
- Harry !, l'appela sa mère. Je suis triste de te quitter après seulement trois jours. Ce séjour m'a paru bien trop court.
- Oui, mère. Pour moi aussi, souffla Harry. C'est bien dommage que vous ne pouvez pas rester un peu plus longtemps.
- Oh, mais je reviendrais. Tu peux déjà être sûr que je serais bien présente le jour de la naissance de mon petit-fils.
- Ou petite-fille, suggéra Harry, en souriant.
- Je suis sur que tu donneras naissance à un beau petit garçon. Comme je l'ai fait, dit-elle, en caressant l'une des joues de son fils, qui souriait.
- Eh bien je l'espère aussi, sourit Harry.
- Bon, eh bien tout est prêt. Nous pouvons partir dès maintenant, intervint Sirius, qui vint se placer auprès de Harry. J'ai passé un bon séjour parmi vous, dit-il.
- Je suis content alors, sourit Harry.
- J'essayerai, moi aussi, d'être là pour la naissance de ton enfant. Je veux faire partie des premiers qui verront ce petit bout, dit Sirius en touchant le ventre de son filleul, qui rit.
- Tu as tout intérêt à être là, dit Harry.
- Ah ! Voilà ton époux, sourit Sirius, en regardant l'empereur qui venait de sortir du palais.
Harry se retourna et sourit à la vue de son époux qui marchait fièrement vers eux. Lorsqu'il vint se positionner près de lui, il s'adressa directement à sa mère.
- J'espère que vous avez passé un bon séjour au sein de l'Empire.
- Un très beau séjour. Je vous remercie d'avoir accepté ma demande, malgré la phase difficile que vous traversiez.
- Cela est tout à fait normal. Peu importe ce qui se passe ici, vous serez toujours la bienvenue, dit Tom. Mes hommes vous escorteront, comme lors de votre venue, jusqu'à la frontière.
- Merci. Merci encore de votre accueil.
- C'était un plaisir, dit simplement Tom.
- Bien ! Harry, tu fais bien attention à toi et tu prends soin de toi et de ton enfant. Tu manges bien et tu évites de te balader dans les rues lorsque le temps se rafraîchira un peu plus.
- Oui, mère ne vous en faites pas. Je ferais très attention, rassura Harry.
- Bien ! Tu as intérêt de m'envoyer plus de lettre. Je veux plus de nouvelles, tu entends, lui dit sa mère.
- Promis, sourit Harry, avant d'être enfermé dans les bras de sa mère.
- Je t'aime mon fils, murmura-t-elle, à son oreille
- Moi aussi, mère, je vous aime, répondit en retour Harry, en resserrant chaudement l'étreinte.
- Bien ! Il est temps de reprendre la route, s'exclama Sirius, un sourire triste sur les lèvres. À moi aussi petit prince, tu as intérêt de m'envoyer plus de lettre.
- Je t'en enverrais plus, si tu arrêtes de me nommer ainsi.
- Très bien...petit prince, rit Sirius, avant de le prendre dans ses bras.
- Humph..., fit Harry, en acceptant tout de même l'embrassade de son parrain.
Après cela, Harry se détacha de son parrain, qui partit donner quelques consignes à ses hommes, alors qu'il se dirigea vers sa mère, afin de l'aider à monter dans la calèche.
Sirius revint vers Harry qui regarda sa mère s'installer confortablement sur l'une des banquettes. Ses yeux se rivèrent vers l'entrée du palais et on pouvait apercevoir au fond de ceux-ci, comme de l'espoir et une attente. Il regardait les portes du palais, dans l'espoir et l'attente que celles-ci s'ouvrent pour laisser passer une autre personne qui n'était pas présente. Mais les portes demeurèrent closes.
Il avait passé la journée à éviter cette personne-là après s'être réveillé auprès d'elle. Il était encore en colère contre lui-même mais aussi contre elle. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de ressentir une vague de tristesse l'envahir. Il savait que quelque chose avait changé entre eux. Il ne savait pas si, désormais, il serait apte à l'affronter de nouveau après leur nuit passée. Mais là, en ce moment, malgré sa déception, il aurait voulu que cette personne qui n'était autre que Remus vienne assister à leur départ. Il n'oubliait pas qu'ils avaient malgré tout passé une bonne journée la veille. Il devait s'avouer qu'il avait passé un agréable moment avec le sorcier. Alors oui, il aurait aimé que celui-ci soit présent pour qu'il puisse le mirer une dernière fois. Bon sang! Il ne savait plus quoi penser. Tout était sans dessus-dessous dans son esprit.
Même avec toute la colère qu'il pouvait avoir envers lui, il ressentait tout de même cette forte envie de le voir. Il avait presque envie de rentrer dans le palais pour le retrouver, mais il se retint. La seule chose qu'il fit et de jeter un dernier regard morne vers les portes closes du palais, avant de se tourner vers son filleul. Après une dernière embrassade chaleureuse avec ce dernier, il monta dans la calèche.
Harry, les yeux humides, regarda le convoi prendre la route du retour. Une main soudaine se posa sur son épaule. Se retournant vers la personne, il sourit en reconnaissant son époux qui était resté.
- Ce n'est qu'un au revoir. Tu les reverras, dit Tom. Rentrons !
- Oui, souffla Harry avant de suivre son époux.
Sur l'un des balcons du premier étage qui avait une vue imprenable sur l'entrée du palais, Remus regardait d'un regard triste la calèche s'en aller petit à petit de la Capitale. Peut-être qu'il devait oublier cet amour à sens unique. Parce qu'il lui était bien trop douloureux.
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Très tard, dans la soirée, à l'Empire.
Allongé auprès de son époux, Harry caressa distraitement le torse de celui-ci dans de douces caresses. Tendrement, il vint déposer un baiser sur le buste de son empereur qui frémit sous lui, avant de remonter vers lui afin d'ancrer son regard dans celui de son époux.
Il savait bien que Tom ne souhaitait pas lui parler plus que nécessaire de la guerre qui se préparait. Mais depuis un certain temps, c'était plus fort que lui, il ne pouvait s'empêcher de vouloir en savoir plus sur cette fameuse guerre. Il ne savait que très peu de choses, et quelque part il se sentirait un peu plus soulager s'il était aussi mis dans la confidence. Lui aussi voulait savoir qu'étaient les plans prévus par son époux.
- Je sais que tu ne veux pas en parler. Mais je me demandais... quand comptes-tu envoyer ta première troupe? Demanda Harry.
- Dans quelques jours, souffla Tom. Je n'ai pas de dates précises. Mais dans moins d'une semaine cela est certain, continua Tom en caressant le bras valide de son prince.
- Et toi?
- Quoi moi?
- Quand comptes-tu partir ?, murmura Harry.
- Je ne sais pas. Il me manque encore des hommes.
- Oh!, fit Harry.
- Mais j'espère que ce problème sera vite résolu.
- Pourquoi ne demanderais-tu pas à mon père de te renvoyer quelques hommes que tu lui as envoyés pour compléter tes rangs ?, suggéra Harry.
- Je ne peux pas faire ça.
- Sirius m'a certifié que tout se passait bien au Royaume. Plus aucune attaque n'a été orchestré. Et puis, je ne dis pas rappeler tout tes hommes, juste...trois cents par exemple.
- Hum, se mit à réfléchir Tom.
Harry regarda son époux réfléchir alors qu'il vint s'installer totalement sur lui, mettant son visage à la hauteur de celui de son époux. Tom sortit de ses songes, en sentant le corps chaud de son prince se presser contre le sien.
- Et si tu me laissais envoyer un message à mon père, lui expliquant la situation.
- Vraiment !, dit Tom en regardant son époux.
- Oui. Comme cela j'aurais l'impression d'avoir été utile. Cela est, deux fois rien, mais...
- C'est d'accord, le coupa Tom. Tu enverras demain une missive à ton père, dans laquelle tu lui quémanderas entre deux cents et trois cents hommes pour compléter les rangs de mon armée, expliqua Tom. Je risque d'être très occupé demain. Alors je te laisse te charger de cela, sourit Tom.
Harry se contenta juste de sourire, avant d'aller embrasser son époux qui happa avec avidité les lèvres de son prince. Le baiser devint vite fougueux et les mains de Tom partirent voyager sur le corps déjà bien dénudé de son époux qui gémit dans le baiser.
Plus tard, les deux époux s'abandonnèrent dans une douce étreinte amoureuse.
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Au QG, Fenrir était assis derrière son bureau, en train de revoir certains plans d'attaques lorsque les portes de son bureau s'ouvrirent brutalement sur son intendant.
- Puis-je savoir pourquoi une telle agitation de ta part Jones ?, gronda la voix de Fenrir.
- Veuillez m'excuser pour...cette entrée, s'excusa le fameux Jones.
- Bien ! Parle alors. Tu ne t'es pas déplacé pour un rien, dit Fenrir.
- Non, mon commandant. Un convoi de pégases vient d'arriver aux portes de la Capitale avec le prisonnier que vous attendiez.
- Oh !, fit Fenrir un sourire soudain aux lèvres. Hum, il se fait tard. Je ne sais pas si je dois faire venir l'empereur ou non, marmonna Fenrir. Bien!, se reprit-il. Ou avez-vous mis le prisonnier ?, demanda-t-il.
- Il a été mené par nos hommes à Azkaban, après que le convoi ait repris la route et laisser un message pour l'empereur, répondit Jones, en sortant une petite missive de l'une de ses poches. Tenez ! Voilà le message.
- Bien !, dit Fenrir, en prenant le message en main. Tu peux disposer. Je m'occupe du reste.
- Bien mon commandant !
Son intendant s'en alla, le laissant plonger dans ses pensées. Bien ! Comme prévu, le prisonnier était arrivé aujourd'hui, bien que très tard. Mais au vu de l'heure tardive, Tom devait déjà être en train de dormir, ou occuper avec son époux. Il ne se voyait pas aller le déranger dans ces deux cas. Peut-être qu'il devait attendre d'être demain matin pour faire appel à Tom, lui demandant ainsi de le rejoindre à la prison. Oui cela lui paraissait être une idée judicieuse.
La délicieuse torture que réservait Tom à cet infâme personnage pouvait bien attendre demain. Il ne savait pas ce que Tom lui resservait, mais il était sûr que sa punition en vaudrait le retour.
Sortant de ses pensées, Fenrir se remit au travail. Il avait encore des choses à voir pour la future bataille, dont les différents points qu'ils attaqueront au fur et à mesure de leur avancée jusqu'au palais de l'empereur.
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Dans la nuit noire, dans les rues de la Capitale.
Une silhouette se faufila discrètement et silencieusement à travers les rues sombres de la Capitale, faisant bien attention à ne pas se faire remarquer par les quelques gardes qui étaient en train de faire leur ronde de nuit.
Toujours aussi silencieusement, il se cacha contre les pans des murs des ruelles qui se trouvaient non loin du palais. Bien vite, il réussit à se retrouver proche du palais. Rivant son regard vers les grandes portes fermées, il scruta les horizons, et remarqua deux gardes surveiller les portes. Un sourire sardonique vint se dessiner sur ses lèvres, en pensant à ce qu'il allait enfin faire le lendemain. Demain matin, il allait enfin attaquer le prince.
Peter, après réflexion, avait fini par céder à son idée qui était d'attaquer le prince au sein même du palais, sans se faire remarquer, avant de trouver le moyen de s'enfuir. Mais encore fallait-il qu'il réussisse son attaque. Voilà pourquoi, il attendrait que l'empereur aille vaquer à ses occupations, tandis que lui, il irait se faufiler dans le palais. Il utiliserait les jardins, pour entrer dans l'enceinte du palais. Il savait qu'une entrée se trouvait dans la cour arrière. Il passerait par là, pour entrer dans le palais. Et ensuite, il arpenterait les couloirs, tout en évitant les gardes. Et si besoin, il en tuerait quelques-uns au passage. Et enfin, il se dirigerait vers l'ail privé des souverains, et là... Il pourrait enfin passer à l'attaque.
Il se ferait une joie de plonger sa dague en plein dans le ventre du prince, le tuant lui, ainsi que son enfant. Cela détruirait l'empereur, mais satisferait grandement Gellert. Même si ce dernier n'arrivait pas à tuer l'empereur Riddle, au moins il se consolerait en se disant que l'époux de celui-ci était mort. Mais Peter, espérait tout de même que Gellert vienne à bout de son ennemi. Il voulait que Gellert tue l'empereur, pour enfin s'emparer de l'Empire d'Angleterre, et faire de lui l'homme qu'il avait toujours voulu être. Un noble. Peut-être même qu'il le laisserait gouverner l'Empire en son nom.
Ricanant, il jeta un dernier regard vers le palais, avant de se fondre la nuit noire.
Demain...
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Voilà, voilà pour ce chapitre qui j'espère vous a plu.
On avance de plus en plus de la fin de cette première partie. J'espère que vous avez hâte de découvrir qu'elle sera l'histoire de la deuxième partie :)
En attendant, j'attends votre avis sur ce chapitre :)
A lundi prochain :)
Review!
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