GOLDORAK : LE RETOUR DE GOLDORAK

LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 23

Le commandant Sog se trouve dans le bureau du Stratéguerre, ce dernier se tient debout, en lui tournant le dos, derrière son bureau.

- Je n'ai aucune excuse pour la perte de la base sous-marine, déclare Sog.

Végalian reste muet.

- Nous avons pourtant veillé à installer notre base hors de porter de Goldorak, mais ce dernier est doté d'un véhicule de plonger dont nous ignorions l'existence.

Le Stratéguerre ne réagit toujours pas.

- Majesté, je suis prés à subir les conséquences de ce désastre.

Végalian se retourne les yeux injectés.

- Un désastre, le mot est juste ! Notre ennemi a réussi à nous affaiblir en détruisant notre seule base sur Terre !

Sog baisse la tête.

- Comment cela a-t-il pu arriver !?

- Nous avons commis l'erreur de sous estimé notre ennemi, répond le commandant d'une voix rauque.

- Et vous pensez que cela suffira comme excuse Wishmaster ?

Le commandant relève la tête, ses yeux ont une étrange luminosité, de la lumière filtre de sa bouche quand il se met a parlé.

- Je sais que cela ne remplit pas nos accords. Mais la prochaine fois nous ne nous ferons pas surprendre, j'enverrais une créature plus puissante pour affronter notre adversaire.

- La prochaine fois !! , tonne Végalian. Pourquoi vous accorderais-je une autre chance !? Vous avez échoué !

- L'empire d'Hadésia a quand même rempli une partie de notre contrat en vous fournissant le minerai nécessaire à la construction de vos machines.

- C'est exact, admet le Stratéguerre.

- En guise de nôtre bonne volonté, j'ai un présent à remettre à l'empire de Véga.

- Un présent ?

- Oui, sourit Wishmaster. L'empire d'Hadésia remet à l'empire de Véga une base terrestre construite spécialement pour lui afin de compenser la perte de sa base aquatique.

- Une base terrestre ? , répète le Stratéguerre avec intérêt.

- Hadésia a travaillé d'arrache-pied pour construire une base pour son allié.

- Où se trouve cette base ?

- Nous l'avons construite sous terre, à la limite de notre empire. Elle est enfouie sous la glace du pôle Sud. En plein Antarctique, là où personne ne pourra la trouver.

- Quand pourrons-nous l'utiliser ?

- Dés que vous le désirerez Stratéguerre. Nous avons fini sa construction.

Végalian sourit en coin.

- Goldorak, tu crois nous avoir affligé une grosse perte, mais tu vas être surpris ! L'empire de Véga ploie, mais ne se rompt pas !!!

L'ordinateur du bureau de Végalian se met en fonction, des caractères surgissent sur le moniteur.

- Voici les coordonnées de la base et le chemin pour y accéder, annonce Wishmaster.

- Parfait ! Prince d'Euphor, comme tu vas le découvrir à tes dépends, la vindicte se déguste brûlante !!!

Les yeux du commandant reprennent leur aspect normal.

- Sog !

- Oui votre grandeur ?

- Tu vas partir pour la Terre.

- Comment ?

- Je te confie le commandant de notre nouvelle base terrestre du pôle Sud.

- Notre nouvelle base terrestre !? , s'étonne le commandant.

Hikaru Makiba se fraye un chemin dans la foule en compagnie de Ukyo Nagaïa pour atteindre le tableau des résultats. Devant ce même tableau, se tiennent Kohumé et Daisuke.

- Tiens ! Voilà Hikaru, lance Kohumé.

Dai tourne la tête et prend un air mécontent.

- Dit donc ! Tu peux me dire ou tu as passé la soirée ?

- Je ne suis pas rentré à l'appartement, car apparemment toi et Kohumé aviez prévu de faire des choses auxquelles je ne voulais pas assister ! , répond Hikaru en tournant la tête.

Kohumé pouf de rire.

- Ouais, fait Dai boudeur. Bon, si on regardait si nous sommes reçus, fait-il pour changer de conversation.

Le groupe fixe le tableau indiquant leur section, ils cherchent du regard leur numéro. À côté d'eux, des étudiants des deux sexes poussent par instant des cris de joie en se voyant reçus. D'autres s'éloignent tête baissée et le regard triste.

- Il semblerait que malgré la situation, les correcteurs ont été sévères, constate Ukyo.

- Oui ! Je suis reçu ! , s'écrit Daisuke.

- Comme si on en doutait, rétorque Kohumé en continuant de chercher son numéro. Moi aussi ! , ajoute-t-elle subitement.

- Alors et toi Hikaru ? , questionne son frère.

- Je n'ai pas encore vu mon numéro.

- J'ai été reçu, annonce Ukyo.

Hikaru se met à trembler et blanchit.

- J'ai raté, murmure-t-elle.

- Rappelle-moi ton numéro, intervient Kohumé. Que je cherche avec toi !

- 8567.

Quatre paires d'yeux épluchent le tableau à la recherche du numéro convoité.

- Il est là ! , s'écrit subitement Dai. Soeurette il va te falloir des lunettes si tu ne le vois pas !

Hikaru cherche du regard son numéro dans la zone du tableau que Daisuke désigne du doigt.

Le prince d'Euphor, Procius, se trouve dans le hangar de Goldorak. Il se tient sur une nacelle d'entretien, il examine une des Clavicogyres. Sur cette dernière, se trouvent des traces d'un produit visqueux ayant séché. Le prince repense à son dernier adversaire, il se remémore le corps humanoïde, les tentacules qui entouraient le cou de la créature, ainsi que l'étrange liquide qui est sorti de ce monstre quand il l'a tranché avec la lame courbe utilisée comme un boomerang.

- Je me demande s'il y a les mêmes traces sur le Deltalame de Vénusiak, réfléchit-il tout haut.

Procius prélève un peu de produits qu'il glisse dans une éprouvette.

Une équipe de technicien entre dans le hangar.

- Hé ! Qu'est-ce que tu fais là haut ! , lance le chef d'équipe.

- Rien, je vérifiais une chose, répond Procius en faisant descendre la nacelle.

- C'est notre travail !

- Loin de moi, l'idée de mettre en cause votre travail.

- Allez les gars ! Au travail ! Nous devons laver entièrement Goldorak !

Le prince descend de la nacelle.

- Bon courage ! , lance-t-il.

- Merci, répond le chef d'équipe.

- Une dernière chose ! Vous avez déjà nettoyé Vénusiak ?

- C'est une autre équipe qui s'en occupe, mais je crois que le lavage est terminé. Pourquoi ?

- Pour rien, répond Procius en se dirigeant vers la sortie.

Le prince fait tourner l'éprouvette entre ses doigts.

- « Dommage, j'aurais aimé savoir si le même produit était collé dessus, pense-t-il. Je n'ai plus qu'à confier cela au docteur. »

Lentement le campus se vide de ses étudiants, reçus ou non.

- Nous n'avons plus qu'à rentrer à l'appartement finir nos bagages, annonce Dai.

- Vous partez déjà ? , fait tristement Ukyo. Vous ne rentrez pas en train ?

- Nous avons une moto, répond Kohumé.

- Une moto pour trois !?

- C'est un modèle spécial, répond Hikaru.

- Une sorte de side-car à trois places, ajoute Daisuke.

- Une moto a trois places ?? Comme certains choppers américains ? , fait Nagaïa.

- En quelque sorte.

Ukyo se retourne vers Hikaru.

- Nous nous reverrons bientôt, dès que j'arrive au village, je viens te voir au Ranch du Bouleau Blanc, déclare le jeune homme.

Nagaïa sert Hikaru dans ses bras, la jeune fille rougit.

- Hummm, fait Dai en se raclant la gorge. Il faudrait y aller si on veut arriver au ranch avant la nuit.

Le commandant Sog se déplace sur un tapis roulant qui le conduit à un tube transparent. Le tapis s'immobilise devant l'ouverture du tube, le commandant entre à l'intérieur, l'ouverture se ferme avant que le commandant descende en direction d'une soucoupe amirale mauve avec des ailerons verts. Une ouverture apparaît au somment de la soucoupe à l'intersection du tube quand Sog approche avant de disparaître à l'intérieur du vaisseau.

Le commandant entre sur la passerelle de la soucoupe, les soldats exécutent le salut Végan pendant que Sog s'installe sur le fauteuil de commandement.

- Sommes-nous parés pour le décollage ?

Les soldats s'empressent de regagner leur poste.

- Nous pouvons quitter l'ancrage, annonce un militaire.

- Allons voir à quoi ressemble notre nouvelle base terrestre !

Daisuke attache des bagages sur l'ancienne moto d'Actarus.

- Mais qu'est-ce qu'elles fabriquent, bougonne-t-il. Si ça continue comme ça, nous ne serons jamais au ranch avant la nuit.

Dans l'appartement, les filles font le tour pour vérifier qu'ils n'ont rien oublié.

- C'est étrange, soupire Kohumé.

- Quoi ?

- Je n'aurais jamais pensé que cet appart allait me manquer.

- Tu dis cela, car une fois de retour au ranch tu ne pourras plus faire de cochonnerie avec mon frère.

- Pas du tout ! , répond Kohumé. Et puis d'ailleurs, cela ne te regarde pas !

- Mouais. Mais je doute fort que tante Vénusia accepte que tu dormes au ranch dans la chambre de Dai, ou qu'il aille dormir au centre !

- Mais que vas-tu donc imaginer ! Je voulais juste dire que nous avons passé de bons moments dans cet appartement depuis que nous sommes venus pour étudier à Todai.

Hikaru ballait du regard la pièce pratiquement vide. Les meubles sont regroupés dans un coin du salon avec un tas de carton.

- C'est vrai, nous avons étudié, ri, pleuré.

- Je ne pensais pas que nous devrions le quitter deux fois !

- Personne ne pouvait penser que Véga allait revenir pour tenter d'envahir la Terre une nouvelle fois.

- C'est vrai que…

Le téléphone portable de Kohumé retentit, elle sort son appareil de sa poche pour prendre la communication.

- Allo ?

- Qu'est-ce que vous fichez, fait la voix de Daisuke. Cela fait quinze minutes que je vous attends !

- On arrive ! , annonce-t-elle avant de raccrocher. N'oublions pas de laisser nos clefs à la gardienne, les déménageurs viennent lundi pour charger le reste de nos affaires.

La soucoupe amirale du commandant entre dans l'atmosphère, elle se dirige vers le pôle Sud.

Sur la banquise Antarctique, un chercheur, emmitouflé dans des vêtements chauds, effectue des prélèvements de glace en pratiquant des carottes, il lève la tête en entendant un étrange bruit au dessus de sa tête. Il ouvre de grands yeux en voyant un vaisseau mauve et vert. L'homme en lâche la carotte de glace qu'il tient dans ses mains, il se précipite vers son sac, il plonge avec nervosité ses mains dedans, il fouille avec précipitation ses affaires, il finit par sortir un appareil photo numérique. Les mains légèrement tremblotantes, il prend plusieurs clichés de l'engin qui descend vers la banquise. Quand la soucoupe a disparu de son champ de vision, il se précipite vers son campement.

- Alors ! Où est l'entrée de cette base ! , s'impatiente Sog.

- Nous suivons bien le plan de vol établi, répond le pilote.

Sur l'écran, le commandant voit la banquise se rapprocher.

- « J'espère que les coordonnées fournies par le Stratéguerre sont justes, sinon nous allons nous écraser sur la glace. »

Comme par magie, une porte se dessine dans la glace, les deux pans glacés s'écartent pour révéler un tunnel balisé par des lumières. La soucoupe s'enfonce dans le souterrain, les portes se referment derrière.

- « Quelle installation, comment est-il possible que je ne sois pas informé de l'existence de cette base, se demande le commandant. »

La soucoupe débouche dans une cavité gigantesque, une station d'ancrage semble pendre du plafond, des bâtiments et des hangars semblent sortis du sol, mais l'architecture ne ressemble pas à celle de Véga.

- Je me demande qui a construit toute cette installation, murmure Sog.

Une image travers fugacement son esprit, celle d'une tortue géante cuirassée portant un casque cornu.

Les filles ont pris place sur les sièges arrière de la moto, Daisuke jette un dernier regard à l'immeuble avant de mettre en marche le moteur. Il tourne la tête en direction des jeunes femmes.

- Vous êtes prêts ?

- Qu'est-ce que tu attends ! , répond Kohumé.

Hikaru lève simplement un pouce. Dai rabat la visière de son casque puis tourne la poignée des gaz.

Le prince entre dans l'infirmerie du centre. Le docteur se retourne, en le voyant l'homme passe une main dans sa barbe blanche.

- Procius ! Que me vaut cette visite ? Un souci ?

- J'aurais besoin de vous pour une analyse.

- Une analyse ? , s'étonne le médecin.

Le prince lui tend l'éprouvette. Le docteur la saisit puis il la fait tourner devant ses yeux.

- Qu'est-ce que c'est ? , questionne-t-il.

- C'est justement ce que j'aimerais savoir.

Le médecin regarde le prince avec de gros yeux.

- Je ne suis pas biologiste, précise-t-il. Ni chimiste !

- Je le sais. Je veux juste savoir si ceci est organique ou chimique.

L'homme regarde une nouvelle fois avec intérêt le tube.

- Puis-je savoir au moins d'où vient… cette chose ?

- D'un Golgoth. Enfin si c'était bien un Golgoth.

- Je vais voir ce que je peux tirer de cet échantillon.

- Merci doc.

- Je te contacte dès que j'ai les résultats.

- Encore une chose.

- Laquelle.

- Depuis que je suis ici, je n'ai jamais appris votre nom.

Le docteur sourit.

- C'est normal, tout le monde m'appelle docteur.

- Pourquoi personne n'utilise votre nom ?

- Il est imprononçable.

- Comment ?

- Comme tu as du le remarqué, je suis métissé. Ma mère était Japonaise et mon père russe.

- Je ne vois pas le problème.

- Dans ce cas, je vais te dire mon nom. C'est Schwazibrickzna. C'est impossible à dire pour les Japonais sans l'écorcher.

Procius tente de dire le nom dans sa tête sans y réussir.

- Je comprends… docteur.

L'homme éclate de rire.

- Je vois que même un prince de l'espace ne se risque pas à le prononcer !!

- Même un prince, ne voudrait pas offenser un homme en écorchant son nom, répond Procius en inclinant la tête avec respect.

Le chercheur arrive dans son camp, il s'engouffre dans un petit bâtiment préfabriqué sur lequel repose une antenne satellite.

L'homme allume l'ordinateur qui se trouve dans le bâtiment, il branche son appareil photo dessus, il pianote sur le clavier. Sur le toit l'antenne bouge pour capter un satellite en orbite.

Sur l'écran de l'ordinateur, un message apparaît indiquant l'établissement d'une liaison. Le chercheur ouvre un autre programme puis rédige un message dans lequel il joint les clichés qu'il a pris. Une fois le message tapé, il saisit la souris et clique sur le bouton d'envois.

Végalian lit des rapports sur l'écran de son bureau. Il est contrarié, un grand nombre de navettes de combat sont clouées au sol, car les moteurs sont sabotés, à chaque fois le sabotage est accompagné d'une phrase, « rébellion pour la liberté ». Le Stratéguerre frappe du poing sur son bureau.

- Il faut vite que j'écrase la Terre sinon la rébellion sa grandir et disloquer l'empire !!

L'ancien agent de Véga avance dans les couloirs du centre, elle semble perdue, Procius l'aperçoit.

- Eekaan ! Que fais-tu ici ?

- Prince ! Je vous cherchais !

- Je t'ai déjà dit de m'appeler Procius.

- Désolée.

- Et pourquoi me cherchais-tu ?

La jeune femme fouille dans la poche ventrale de sa salopette, elle en sort un morceau de papier.

- Voilà, fait-elle hésitante. C'est un message que j'ai écrit pour inciter les peuples soumit, par Véga, mais je n'ai plus aucun moyen de l'envoyer, c'est idiot.

- Malheureusement, je ne peux pas l'envoyer non plus, mais cela aurait été avec joie que je l'aurais fait.

- Je sais ! Mais je l'ai fait lire à Vénusia, elle m'a dit qu'il ferait une belle chanson.

La jeune femme hésite un instant avant de reprendre.

- Je sais que vous jouez de la guitare, j'aimerais que vous tentiez de faire une mélodie pour mon texte.

Le prince est surpris par sa demande.

- Montre-moi ton texte.

Eekaan donne le morceau de papier au prince, ce dernier le parcourt rapidement.

- Vénusia a raison, c'est un beau texte. Attends-moi ici, je vais chercher ma guitare.

Dans l'un des ateliers du centre de recherche photonique, des arcs de soudure bleutée se reflètent sur les murs.

- Chef ! On ne pourrait pas faire une pause ! Je suis épuisé, déclare Cocker en s'essuyant le front avec sa manche.

Bélier finit sa soudure puis relève la visière de son casque.

- Sûrement pas, je veux finir le plus rapidement possible pour m'excuser auprès de Sayaka !

- Cela ne servira à rien si nous nous tuons à la tache !

- Parle pour toi ! Je suis encore en pleine forme ! , rétorque Bélier en se frappant le torse.

- Vous peut-être, pleurniche Cocker. Mais pas moi, si je continu, je vais m'écrouler.

- Bon d'accord, soupire Bélier. Tu as le droit de faire une pause.

- C'est vrai !?? , s'exclame Cocker, les yeux brillants.

- Oui, répond Bélier en baissant la visière de soudure. Mais pas plus de cinq minutes !

- C'était trop beau, constate Cocker en baissant les épaules.

Le commandant Sog se déplace sur un tapis roulant surplombant une partie de la cavité. Des navettes hameçon sont décharger de la soucoupe amirale. Le tapis s'enfonce dans un corridor taillé à même la roche.

- Cela ne ressemble à rien à la façon de procéder des forces de Véga, constate Sog.

Le commandant tend la main vers la roche, ses doigts effleurent la surface.

- Étonnant ! C'est parfaitement lisse !

Le tapis continue d'avancer, les parois rocheuses sont remplacées par un couloir recouvert de dalle en acier. Sog aperçoit par endroits des postes de communication dans les cloisons, des panneaux indicateurs aux intersections des corridors.

Le commandant essuie des gouttes de sueur qui ruissellent sur son visage. Il croise une section de soldat à la recherche de son dortoir.

- « Je me demande pourquoi, il fait si chaud ici ! Nous sommes pourtant sous une épaisse couche de glace ! À croire que nous sommes dans une antichambre de l'enfer, se dit Sog. »

- « Tu n'en n'es pas très loin en effet, lui murmure une voix dans son esprit. »

Finalement, le tapis s'immobilise, le commandant tourne la tête et découvre un panneau indiquant la salle de commandement. Sog quitte le tapis et se dirige vers la porte qui s'ouvre devant lui. Le commandant voit des soldats circulant dans la pièce, d'autre cherchant à comprendre le fonctionnement de certaines consoles. Le commandant veut dire un mot, mais aucun son ne sort de ses cordes vocales. Son corps se dirige tout seul vers le centre de la pièce où se trouve un fauteuil finement doré. Sog prend place dans le siège qui semble luire un bref instant.

- Rapport ! , lance subitement Sog visiblement surpris lui-même.

Un soldat s'approche du siège puis le salue.

- La base semble être complètement opérationnelle.

- Comment cela « semble » ?

- Nous avons quelques soucis avec des consoles.

- Lesquelles ?

- Nous ne connaissons pas les caractères qui sont utilisés par l'interface.

- Vous voulez dire, que ce n'est pas le langage impérial ? Ni une langue d'un peuple colonisé ?

- C'est exact !

-« Qu'est ce que cela cache encore ? Comment le Stratéguerre a fait construire cette base ? Et par qui ? Cela fait beaucoup de question et de mystère ! , pense Sog. »

Eekaan est adossée à l'un des murs d'un couloir du centre quand son téléphone portable se met à sonner, elle le prend dans la poche de sa salopette.

- Allo ? … Susumu !

À l'autre bout, Susumu Sawa est allongé sur un lit dans une chambre, à côté du lit, une photo d'Eekaan dans un cadre repose sur la table de nuit.

- J'espère que tu vas bien ? , interroge Sawa.

- Oui et toi ?

- Je suis triste.

- Tu es triste !? Pourquoi ?

- J'aurais voulu que tu sois là, à côté de moi, pour les résultats.

- Moi aussi, j'aimerais être avec toi. Alors, tu es diplômé ?

- Oui !

- Que vas-tu faire maintenant ? Tu as eu des propositions d'entreprise déjà ?

- J'ai déjà été contacté par la société dans laquelle travaille ma mère et d'autre aussi…

- Tu as déjà choisi ?

- Non !

- Tu hésites ?

- Non !

- Alors ?

- C'est juste que je n'aie pas envie de travailler pour le moment.

- Quoi ?

- Oui ! Je veux juste te revoir, être avec toi !

- Moi aussi Susumu, mais tu dois penser a ton avenir ! , lui reproche-t-elle.

- Mon avenir est avec toi !

- C'est… plus que gentil…

Une larme coule sur les joues de l'ancien agent de Véga.

- Mais je ne sais pas quand je serais de retour au Japon, reprend-elle.

- Ce n'est pas grave ! , affirme Sawa en se redressant sur son lit.

- Dis-moi où tu te trouves, je viens te rejoindre !

Eekaan est prise de panique, elle ne sait pas quoi répondre.

- Eekaan ?

- Tu ne le peux pas pour le moment, murmure-t-elle.

- Et pourquoi ?

- Cela serait trop dangereux.

- Trop dangereux ! Alors que la planète est en guerre avec un empire galactique ! Tu ne crois pas que le danger est plus grand !!! ?

Eekaan aperçoit Procius à l'autre bout du couloir qui s'approche avec sa guitare.

- Susumu, je t'aime, mais pour le moment hélas, nous ne pouvons être ensemble, annonce-t-elle en pleurant.

- Ne dis pas cela ! Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas être réunis !

- Je t'en prie, ne rends pas les choses encore plus difficiles qu'elles ne le sont déjà.

- Eekaan, je veux passé le reste de mes jours avec toi !

- Moi aussi, mais c'est impossible.

- Non ! C'est possible, nous devons profiter du temps présent, nous ne savons pas ce que demain nous réserve ! Surtout à cause de la menace de Véga !

Procius a rejoint la jeune femme qui est en larme, le prince la regarde en se demandant la cause de cet émoi.

- Susumu, je vais devoir raccroché.

- Non ! Attends !

- Je t'en prie, sois patient. Je serais bientôt de retour, je ne t'oublie pas.

- Je t'en supplie ! Dis-moi où tu es ! Que je vienne te rejoindre ! , implore Sawa.

- Crois-moi, il est mieux pour nous deux que tu restes où tu es et que tu choisisses un travail. Je te promets de revenir rapidement à Tokyo. Je t'aime.

- Non ! Eekaan…

La jeune fille à la main qui tremble quand elle appuie sur le bouton pour terminer la communication alors qu'un flot de larmes s'échappe de ses yeux. Elle se jette contre le torse de Procius qui laisse tomber sa guitare pour l'entourer de ses bras.

- Pleure, cela ne peut que te faire du bien, murmure Procius protecteur. Je te fais le serment que bientôt tu pourras rejoindre Sawa et que vous serez heureux ensemble.

- Merci prince, mais pour cela il faut que Véga soit anéantie. Malheureusement, cela ne sera pas facile et cela risque de prendre du temps.

- Je le sais tout aussi bien que toi, alors pourquoi ne retournes-tu pas à Tokyo pour le voir ?

- Je ne veux pas le mettre en danger.

- Je crois que tout le monde, sur la planète bleue, court le même danger où qu'ils se trouvent et qui qu'ils sont.

Eekaan relève la tête pour regarder les yeux du prince.

Au même moment, Susumu Sawa serre contre sa poitrine le cadre avec la photo de sa bien-aimée. Il est couché sur le côté sur son lit, les yeux rougis par les larmes qui coulent sur ses joues.

Dans l'un des bureaux de l'alliance, un homme navigue distraitement sur le réseau mondial en buvant une tasse de café, subitement il lâche le récipient qui s'écrase sur le sol. Sur l'écran, une image montre une soucoupe survolant la banquise de l'Antarctique. Une fois la surprise passée, il décroche son téléphone.

Daisuke et les filles quittent une voie rapide, pour une route plus petite.

- Tu crois que nous serons au ranch avant la tombée de la nuit ? , demande Kohumé.

- Je n'en sais rien, répond Dai. Si vous aviez moins traîné, nous ne serions pas aussi juste au niveau du temps.

- Hé voilà ! , s'exclame Hikaru. Cela va encore être de notre faute !

Le scientifique enfourne plein de matériel dans un sac a dos, puis il sort du préfabriqué, il se dirige vers un groupe de chien qui dort blotti sur la neige. À son approche les bêtes se lèvent et commencent à sauter sur place.

- Désolé, ce n'est pas l'heure du repas. J'ai besoin de vous.

L'homme détache le chef de meute pour l'atteler au traîneau. Il reproduit les mêmes gestes plusieurs fois jusqu'à ce que tous les chiens soient à leur place pour tirer le véhicule. L'homme prend place à l'arrière du traîneau, il pousse un cri et les chiens se mettent tous à tracter la luge. Ils partent dans la direction où la soucoupe a disparu.

Le téléphone sonne dans le bureau du professeur Alcor. Il le décroche machinalement alors qu'il lit des relevés.

- Centre de recherche Procyon, ici Alcor.

Il lâche les feuilles qu'il lisait pour se redresser sur son siège.

- Vous en êtes sûr ?

- Nous allons vous faire parvenir les images par courrier électronique, répond la voix dans le combiné.

Alcor allume le moniteur de son ordinateur, puis il attrape la souris pour vérifier son courrier. Il découvre un message provenant de l'alliance.

- Je viens de recevoir votre courrier, annonce-t-il.

Il ouvre le message, plusieurs images de soucoupe au dessus d'une étendue de glace apparaissent.

- Nous avons vérifié l'authenticité de ses images rapidement, nous n'avons décelé aucun montage, déclare le représentant de l'alliance. Le problème est que ces images circulent déjà un peu partout sur le réseau mondial.

- Vous craignez des mouvements de panique ?

- C'est une possibilité à ne pas exclure malheureusement. Pour le moment aucun représentant des gouvernements de l'alliance ne s'est manifesté.

- Nous devons agir vite avant que certains gouvernements ne viennent mettre leur grain de sel dans tout cela.

- Exactement.

- Vous savez où ont été prises ses images ?

- Nous avons pu remonter jusqu'à la source, l'expéditeur est un chercheur actuellement sur la banquise antarctique.

Le scientifique immobilise le traîneau, il en descend puis jette une ancre dans la glace. Il se dirige vers l'avant au passage il récompense tous les chiens. Il avance lentement vers un monticule de glace quand il entend un bruit de réacteur. Rapidement, il se jette à l'abri du monticule, il passe la tête pour voir une double porte apparaître dans la banquise, les deux panneaux s'écartent puis deux navettes mauves qui en sortent. L'homme retire son sac à dos pour s'empresser d'attraper son appareil photo. Quand il se retourne pour capturer des images, des navettes hameçon prennent leur envole. Le scientifique mitraille en rafale, une fois les navettes dans les cieux, les portes se referment.

- Commandant, s'exclame un soldat devant une console de surveillance.

- Qu'y a-t-il ? , demande Sog.

- Je viens de repérer un intrus dans la zone de la piste.

Le soldat affiche l'image sur l'écran principal de la salle de contrôle. Un homme court sur la glace en direction d'un traîneau.

- Envoyer une escouade de sécurité intercepter cet importun !

- À vos ordres !

Le scientifique regagne le traîneau, essoufflé, il ramasse l'ancre avant de crier pour faire bouger ses chiens. Il part aussi rapidement que possible en direction de son campement.

Un groupe de soldat portant la combinaison des sections d'assaut sort par une trappe proche de l'emplacement des portes, ils partent en courant à la poursuite du traîneau. Ils distinguent au loin l'homme et ses bêtes qui s'éloignent, ils tirent dans sa direction, mais sans l'atteindre.

- Envoyez une navette pour tuer cet humain ! , ordonne le commandant Sog.

Le scientifique voit passé des rayons lumineux de chaque coté de son véhicule, il cri un ordre à ses chiens pour qu'ils courent plus vite.

Une navette s'envole de la banquise au moment ou le ciel s'obscurcit.

- « Il faut que je profite du mauvais temps qui approche pour rejoindre mon camp et envoyer ses images, pense le scientifique. »

La navette vole le plus bas possible, mais la visibilité est pratiquement nulle, elle passe plusieurs fois au-dessus du traîneau sans le remarquer.

Eekaan se calme et cesse de pleurer, elle essuie ses larmes.

- Merci prince d'être aussi gentil avec moi qui étais une ennemie.

- Tu étais simplement sous le joug de Véga comme beaucoup de planètes, mais tu as eu la force de te rebeller.

Alcor arrive dans le couloir à bout de souffle.

- Procius ! Je te cherchais, lance-t-il dans un sifflement.

- Une attaque ? , demande le prince.

- Non ! , répond le professeur en reprenant son souffle. Une soucoupe a été prise en photo au-dessus de l'antarctique.

- Quoi !!

- Véga à une autre base sur Terre ? , demande Alcor en regardant Eekaan.

La jeune femme est terrorisée.

- Non…C'est impossible, je n'ai jamais entendu parler d'une autre base.

- Cela ne fait rien, coupe Procius. Je vais aller survoler la zone.

Le traîneau arrive au campement, l'homme en saute pour filler dans le préfabriqué. Il se précipite sur l'ordinateur et connecte son appareil photo.

- Alors, vous avez éliminé cet humain ? , s'impatiente Sog.

- Pas encore commandant, la visibilité est mauvaise, s'excuse le pilote de la navette.

- Débrouillez-vous comme vous voulez ! Il ne faut pas que cette base soit découverte !

- Oui commandant !

Sog serre les mains sur ses accoudoirs.

- Je vois un campement devant moi, annonce le pilote.

- Détruis ce camp, il n'y a rien d'autre dans les environs, cet humain doit s'y trouver.

- À tes ordres !

Le chercheur clique sur le bouton envois quand le bruit d'un tir de laser se fait entendre à l'extérieur. L'homme se dirige vers la porte, il voit les chiens et son traîneau en flamme. Un autre tir résonne à ces oreilles, puis il ressent une intense chaleur.

La navette fait plusieurs passages pour être sur que rien ne réchappe à la frappe.

Alcor arrive dans la salle d'observation du centre en compagnie d'Eekaan au moment où Goldorak s'envole du barrage.

- Professeur s'écrie Densha. Nous recevons de nouvelles images.

Alcor s'installe dans son siège.

- Montrez-les-moi sur mon écran.

- Tout de suite !

Le professeur découvre plusieurs photographies montrant des navettes s'envolant d'une piste creusée dans la banquise.

Eekaan est perdu dans ses pensées, avant de partir Procius lui a suggéré quelque chose.

- Je crois que tu devais écrire un autre texte, mais pour Sawa.

La jeune fille regarde le prince sans comprendre, alors qu'Alcor les regarde tour à tour se demandant ce qui se passe.

- Je te promets que j'y mettrais une musique, ajoute Procius.

Eekaan revient à la réalité quand elle entend la voix du prince dans le système de communication.

- Quoi !?

- Oui ! Je te transmets les images, déclare Alcor. Il n'y a aucun doute Véga à installer une autre base sur la planète.

- Il y a des indices sur les coordonnées ?

- Rien, nous savons que c'est un scientifique qui se trouve en antarctique qui a envoyé ces clichés.

- Dans ce cas, je vais tâcher de trouver son camp.

- Sois prudent !

- Compris.

Sayaka est entrée sur ces entrefaites dans la salle.

- Je rêve, lance-t-elle. Mon cher mari aurait-il enfin développé la fibre paternelle !?

Alcor retourne son siège pour regarder sa femme.

- Je ne vois pas pourquoi tu dis cela ?

- Tu viens de dire à Procius d'être prudent !

- Et alors ! D'ailleurs, je croyais que tu devais te rendre au centre de recherche photonique.

- Oh, mais j'y vais ! , répond-elle en lui faisant de la main un geste de dédain.

Sayaka tourne les talons puis sort en levant haut le menton.

- « Par moment, je me demande vraiment si elle a découvert que Procius est mon fils ??? , se demande Alcor en croisant les bras sur son torse. »

Eekaan se dirige à son tour vers la sortie.

- Tu pars aussi, remarque le professeur.

- Oui, je retourne au ranch, j'ai encore du travail.

- Commandant, le camp est détruit, annonce le pilote.

- Parfait ! Regagnez la base !

Sog se lève et se dirige vers la porte.

- Je vais dans mon bureau, lance-t-il.

Les soldats proches de la sortie le saluent.

-« Il ne faut pas que les humains découvrent que nous avons une autre base sur Terre, si celle-ci est détruite par Goldorak, je ne donne pas cher de ma peau. »

Une voiture de sport jaune s'immobilise devant l'entrée du centre de recherche photonique, Shiro Kabuto en sort avec précipitation.

- Sayaka ! Te voilà enfin ! Il faut que tu persuades Bélier de quitter l'atelier, il…

- Je vais déjà voir ce qu'il a fait avec ma Venus-A, coupe-t-elle en sortant du véhicule.

La femme s'engouffre dans le complexe d'un pas décidé.

Eekaan entre dans sa chambre au ranch, elle s'installe au bureau, prend une feuille et commence à écrire.

« Tu es mon éternel

Tu es mon amour éternel … »

Sayaka entre dans l'atelier baigner dans le noir.

- Bélier !? , appelle-t-elle.

- Me voilà !

Soudain l'homme imposant surgit de l'ombre, il a les traits fatigués.

- Où est Cocker ?

- Il dort pas loin, répond-il en montrant du pouce un banc recouvert d'une couverture.

La femme jette un regard dans la direction, elle voit la couverture bougée au rythme de la respiration. Elle revient à Bélier.

- Il faudrait que tu libères le hangar, Shiro en a besoin.

- Je lui rends bien volontiers, répond l'homme d'une voix lasse.

- C'est vrai ! Tu renonces ?

- Quoi !!?? , s'exclame-t-il en se redressant. Jamais de la vie, c'est juste que j'ai fini !

- C'est vrai !?

Bélier se dirige vers un tableau et allume la lumière ce qui a pour effet de réveiller Cocker en même temps qu'il dévoile le robot.

Cocker cligne des yeux, quand il découvre Sayaka il est comme tétanisé.

- Houlà ! Encore un mauvais moment à passer, pleurniche-t-il.

La femme porte son regard vers le haut de l'atelier, la tête de Venus-A reflète les lumières du plafond, ses yeux descendent lentement. Un corps rose, des bras couleur argentés, un buste galbé, une taille fine, des jambes longues et fines de la même couleur que les bras. Cette fois-ci le robot ne ressemble plus du tout à un Boss Robot féminin grossier, mais ce n'est pas encore la vraie Venus-A, car les bras et les jambes semblent avoir été fabriqués avec des gros flexibles de douche.

- Je vois que tu as fait de ton mieux, annonce Sayaka d'une voix émue.

- Ouais ! Et ça n'a pas été simple ! , répond fièrement Bélier.

- Je sais qu'il n'y a plus de super alliage. Je suis désolé de m'être emporté la dernière fois.

- Bah ! C'est oublié !

Sayaka se retourne vers Cocker qui fait semblant de dormir.

- Merci à toi aussi, je suis sur que Bélier t'a mené la vie dure pour construire tout ceci.

Cocker sort une main dressant un pouce de sous la couverture.

- Merci à vous deux même si ce robot n'est pas fonctionnel, ajout-elle.

- Pas fonctionnel ! Tu m'insultes là ! , s'exclame Bélier. Même s'il n'a pas toutes les fonctions et les armes de Venus-A, il est ou elle est pleinement fonctionnelle ! Prêt à en découdre avec les Golgoths de Véga !

- Merci, mais je passe la main, déclare-t-elle en levant une main. Je laisse cela aux jeunes, nous avons eu nos heures de gloire.

- Mouais, bougonne-t-il. Mais tu me feras le plaisir de la piloter pour lui faire quitter ce hangar, ordonne-t-il en croisant ses bras sur son torse.

- D'accord !

Sayaka se tourne en direction de la porte.

- Shiro ! Je libère ton atelier, je vais mettre mon robot dans son hangar.

Goldorak quitte le mode Mégamach en arrivant au-dessus de la banquise puis perd de l'altitude.

Sog est dans son bureau, il étudie les infrastructures de sa nouvelle base quand le moniteur de son bureau s'allume pour afficher un soldat.

- Commandant ! , s'exclame le soldat aux radars. Goldorak survole l'antarctique.

- Malédiction, fait-il entre ses dents.

Procius parcourt du regard l'étendue glacée blanche.

- Aucune trace de base, vue d'ici, il faut que je trouve l'homme qui a pris les photographies.

Le prince consulte ses instruments.

- Je ne capte aucun signal radio dans le secteur, il faut que j'aille voir plus en direction du pôle.

Le Stratéguerre se déplace dans les couloirs du Camp de la Lune Noire entouré de sa garde rapprochée. Les soldats restent dans le corridor alors qu'il pénètre dans une pièce remplie de matériel informatique.

Une femme blonde se lève en voyant Végalian se diriger vers elle.

- Maître. Que me vaut l'honneur de votre visite ? , demande-t-elle tout en le saluant.

- J'ai une mission secrète pour vous.

- Une mission secrète ? , s'étonne-t-elle.

- Oui ! Je voudrais que vous programmiez un drone pour explorer la nébuleuse de Véga.

- Bien votre altesse, mais je ne suis pas une spécialiste des sondes, il y a des personnes plus qualifié que moi dans la base qui…

- Je vous confie cette tâche, car j'ai confiance en vous, coupe le Stratéguerre.

- Oui Maître. Mais comment vais-je avoir accès au drone ?

- Un hangar et du matériel seront mis à votre entière disposition, il n'y aura que vous qui pourrez y accéder.

- Si je puis me permettre, je dois programmer la sonde pour qu'elle type de recherche ? De plus, j'ignore combien de temps mettra ce drone pour atteindre la nébuleuse par ses propres moyens.

- Hum… Je n'avais pas pensé à ce problème, réfléchit le Stratéguerre. Je veux que vous programmiez cette sonde pour recueillir le plus d'information possible ! Je savoir pourquoi une de nos navettes requin c'est retrouver dans ce secteur.

- Il en sera fait suivant vos désirs votre grandeur.

Le visage de Végalia flotte devant les yeux de Végalian.

Goldorak continu son survole de la banquise, déjà que la visibilité était limitée par le temps, voilà que la nuit commence a tombé. Procius remarque un point lumineux faible sur la glace.

- Qu'est-ce donc ?

Le robot géant se pose sur l'épaisse couche de glace, le prince saute du vaisseau. Il avance avec précaution en direction du point lumineux, en approchant il constate que ce sont des braises que le vent avive. Il regarde autour de lui et remarque des impacts de laser dans la glace. Il aperçoit une masse sombre sur le sol, il se précipite puis s'immobilise devant.

- Quelle odeur de chair calcinée.

Il s'accroupit et avec précaution retourne la forme, il découvre une tête de chien, puis une seconde.

- Pauvres bêtes

Procius se redresse, de nouveau ses yeux inspectent le sol, il remarque les restes d'une construction. Il fait quelques pas dans sa direction, puis il se met à courir quand il distingue une main sortant des décombres. Rapidement, il retire les débris, mais ce qu'il découvre lui fait perdre tout espoir, il voit le corps d'un homme à moitié ronger par les flammes.

- Ils ont anéanti le camp avec une navette, il n'y a plus aucune chance que je sache où il a pris ces clichés.

Avec délicatesse il recouvre le corps de décombres avant de planter une croix de fortune.

L'ancienne moto d'Actarus circule sur une petite route entre les arbres, subitement un côté de la route se dégage, au loin surgissent des bâtisses.

- Enfin ! , s'exclame Hikaru. Nous voilà arrivés chez nous !

Procius regagne son poste de pilotage avec amertume. Il actionne ses commandes pour faire s'élever son vaisseau.

- Goldorak ! Retour à la base !

L'ordinateur de bord fait virer le robot géant puis s'élance en direction du centre de recherche spatial.

La moto s'arrête devant le ranch, Kohumé et Hikaru quittent leurs sièges, alors que Vénusia et Mizar surgissent sur le pas-de-porte.

- Vous voilà enfin ! , lance Vénusia. On commençait à se faire du souci.

Daisuke coupe le moteur puis s'étire avant de retirer son casque.

- Nous sommes partis un peu plus tard que prévu, annonce-t-il.

- Eekaan n'est pas là ? , s'étonne Hikaru.

- Elle est rentrée tout à l'heure et depuis elle c'est enfermé dans sa chambre, répond Mizar.

Daisuke détache les bagages de la moto.

- Allez rentrer ! Le repas est bientôt prêt, annonce Vénusia en retournant dans la maison.

- Je vais voir Eekaan avant de rentrer au centre, déclare Kohumé.
- Je vais aider tante Vénusia à la cuisine, annonce Hikaru.

- Je vois, soupire Dai. C'est encore moi qui vais porter les bagages.

- Je vais t'aider fiston, fait Mizar en s'avançant vers la moto.

Assise à son bureau, Eekaan relit le texte qu'elle vient d'écrire rapidement.

« Tu es mon éternel

Tu es mon amour éternel… »

Elle arrive à la dernière phrase avec émotion.

« Soyons une partie durable d'amour éternel. »

Quand elle entend des pas devant sa porte.

Kohumé frappe à la porte de la chambre, elle entend à l'intérieur un peu de bruit, un tiroir que l'on referme.

- Eekaan, c'est Kohumé, nous sommes rentrés. Je peux te parler ?

Elle entend des pas qui approchent puis la serrure qui se déverrouille. La porte s'ouvre sur l'ancien agent de Véga.

- Bonsoir, comment vas-tu Kohumé ?

La jeune femme dévisage Eekaan, elle remarque qu'elle a les yeux légèrement rougis et les joues gonflées.

- Tu as pleuré ?

- Hein !? Quoi ? , panique légèrement Eekaan.

Kohumé pousse la jeune femme à l'intérieur de la chambre et referme la porte.

- Dis-moi pourquoi tu as pleuré.

Eekaan détourne la tête.

- Il s'est passé quelque chose ? Tu n'es pas bien au ranch ?

- Non ! Ce n'est pas çà !

- Alors, raconte-moi ?

- Ce n'est rien, murmure Eekaan. Cela n'a rien à voir avec vous, ni avec le ranch ou le centre.

- Tu es certaine ?

- Oui.

- Je n'insiste pas alors, mais si tu as besoin de parler je suis là.

- Merci.

Le prince d'Euphor est revenu au centre, il marche dans les couloirs pour rejoindre sa chambre quand il tombe sur le docteur.

- Ah ! Procius, tu tombe à pic, je te cherchais.

- Un problème docteur ?

Le médecin sort l'éprouvette de sa poche.

- Je te rends ton échantillon.

- Vous avez pu découvrir ce que c'est ?

- Hélas non ! Je peux te dire que c'est organique, mais j'ignore à quoi le rattacher, ni à quelle sorte de créature l'associer. J'ai trouvé des formes de globule inconnu.

- Merci doc. Que cela reste entre nous, s'il vous plait.

- Et pourquoi donc ?

- Je veux être sûr de moi avant d'en parler aux autres.

- Comme tu veux, répond le médecin en s'éloignant en agitant la main.

Le commandant Sog se trouve devant une grande baie vitrée, il regarde au travers.

- Ca alors ! Il y a même un Golgoth d'assembler dans cette installation. Je vais de surprise en surprise. Je me demande qui a effectué ce travail pour le Stratéguerre, moi qui pensais faire partie de ses plus proches officiers !

Sog passe son regard sur la machine de guerre, elle ressemble au Autogoth qu'il a conçu sauf que la tête ressemble à celle d'un lion. Sur chaque bras est fixé un bouclier avec un soleil de représenter.

- Quel dommage que je n'ai trouvé aucun plan de ce Golgoth 23 dans mon bureau, j'ignore ses capacités.

- « Ce n'est pas grave, tu les découvriras lors du combat, lui fait une voix dans sa tête. »

Eekaan se prépare à descendre pour rejoindre tout le monde dans la salle à manger quand elle reçoit un Mail sur son téléphone. Elle regarde l'écran et voit qu'il provient de Susumu Sawa. Elle hésite avant d'ouvrir le message. Ses yeux s'humidifient quand elle lit le texte :« Je t'en supplie, dis-moi où tu te trouves. »

Ses doigts tremblent quand elle appuie sur le bouton pour fermer le message.

- Alors Eekaan ! On t'attend pour commencer à manger ! , lance Vénusia du rez-de-chaussée.

- J'arrive ! , répond-elle après avoir pris une grande inspiration.

Elle descend les marches puis s'engouffre dans la salle à manger, tout le monde est autour de la table sauf Kohumé qui est parti rejoindre son père au centre.

Mizar se lève avec un verre à la main.

- Je propose de porter un toast en l'honneur de nos diplômés !

Banta vide son verre avant de le lever lui aussi. Eekaan s'installe sur son siège.

- Oui ! Trinquons en leur honneur, lance le vieux garçon de ferme.

- Banta ! Si tu crois que je n'ai pas remarqué ton manège, lance Vénusia.

Le professeur Ishabelle referme une trappe du drone, elle lève la tête pour voir entrer le Stratéguerre accompagné d'un de ses gardes.

- Maître, salut sobrement la femme.

- Avez- vous finie la programmation de la sonde ?

- Oui votre grandeur. Mais j'ignore combien de temps elle va mettre pour se rendre dans la nébuleuse de Véga sans système de voyage transpositionnelle.

- La sonde va être chargée dans un chasseur équipé de ce système, c'est l'un de mes gardes qui va le piloter pour larguer la sonde dans la nébuleuse, annonce Végalian.

Le garde confirme avec un hochement de tête.

- Bien, sourit Ishabelle. J'espère que vous trouverez ce que vous recherchez.

- Moi aussi, réponds le Stratéguerre pensif.

Alcor est dans son lit, il parcourt un bouquin quand sa femme entre dans la pièce.

- Te voilà enfin.

- Ne me dis pas que tu m'attendais pour te coucher ? , s'étonne Sayaka.

- Hé bien, si ! Je voulais voir dans quel état tu allais revenir du centre photonique.

- Navré, mais je vais te décevoir, je vais bien.

Sayaka entre dans le cabinet de toilette.

- Ah !? Tu n'es pas fâché contre Bélier ?

- Et pourquoi ?

- Ne me dis pas qu'il a réussi à reconstruire parfaitement ton robot ?

- Non, mais il a fait de son mieux.

Sayaka sort la tête du cabinet de toilette en brandissant dans une main un appareil photo.

- Tu n'as qu'à regarder ! , dit-elle en lançant l'appareil.

Alcor le rattrape à deux mains puis allume l'appareil numérique. Il regarde les images sur le petit écran en souriant.

- Sacré Bélier ! , commente-t-il.

Eekaan sort de la maison, à l'intérieur les conversations fusent ainsi que les rires, mais son cœur n'est pas à la fête. Elle s'éloigne et marche en direction des granges. Elle entre dans l'une d'elles, celle-ci ne sert plus, elle est pratiquement vide. La jeune femme se dirige vers le fond de la construction, elle s'assoit sur une forme recouverte d'une bâche. Ses pieds ne touchent pas le sol, elle les balance d'avant en arrière. L'un des pieds touche la bâche provoquant un bruit métallique. La jeune femme saute à terre puis se retourne pour soulever la toile. Elle découvre un morceau de tôle oxydé recouvert d'une peinture jaune délavé. Eekaan se redresse et cherche de quoi s'éclairer, elle trouve accroché à une poutre une lampe tempête à huile et une boite d'allumette posée à côté.

- Voyons voir, j'ai déjà vu Banta allumer ce genre de lampe un matin.

Elle prend une allumette puis la frotte contre la boite, mais le morceau de bois craque. Elle en sort une autre et recommence, cette fois-ci, une flamme jaillie. Elle l'approche de la lampe, mais elle ne trouve pas le levier qui soulève le verre et se brûle les doigts. Elle pose son pied sur le bois calciné pour éviter de mettre le feu à la grange. Elle ouvre de nouveau la boite puis recommence. Dès que la flamme surgit, elle se dépêche de l'approcher de la lampe, avec son autre main elle actionne le levier, le globe se soulève et elle glisse l'allumette dessous. La mèche s'enflamme avec bruit, Eekaan souffle l'allumette et relâche doucement le levier de la lampe pour faire redescendre le verre. Une douce lumière se repend dans un faible rayon. La jeune femme prend en main la poignée de la lampe avant de retourner vers la forme bâchée.

- Qui est làààààà, hic ! , fait la voix de Banta à l'extérieur.

- C'est moi Eekaan.

La porte de la grange s'ouvre, le vieux garçon de ferme s'approche en titubant.

- Qu'est-ceeeeeeeeee que tu fais iciiiiiiiiii ?

- J'avais envie de prendre l'air et je suis tombé sur ceci, dit-elle en désignant le morceau de tôle découvert. Vous savez ce que c'est ?

Banta s'avance et donne une tape sur la toile.

- Je crois biiienn que ch'est le checond OVT d'Alcor. Je crois b'en qu'il n'a vollller qu'une cheul fois, hic !

- Un OVT ?

- Objet Volant Terrien.

- Il ne fonctionne plus ?

- Je ne chais plus, hic ! Je crois qu'Alcor ne l'a jamais réparé, car après il a conchut son Alcorak, hic ! Tu chais que tu devrais allller te cousser !

- Vous avez raison, fait Eekaan en soufflant la flamme de la lampe. Je vais me coucher, j'ai du travail demain.

- Voilà ! Hic ! Bon moi auchi je vais me cousser dans un bon lit !

Les pieds de Banta se dérobent sous lui, il s'affale sur le sol et se met à ronfler.

Une navette arborant l'emblème de la division Ruine se matérialise dans l'espace. Une trappe s'ouvre, une sonde glisse lentement dehors. Le petit vaisseau s'éloigne lentement alors que la trappe se referme. La navette se volatilise de la même façon qu'elle était apparue. Quatre petites antennes surgissent à l'avant de la sonde, entourant l'emblème de la division Ruine, pendant que l'arrière s'ouvre comme un diaphragme révélant un petit propulseur. Le drone se met en fonction, une brève poussée de son réacteur le met en mouvement.

Le jour est à peine levé quand Procius arrive au Ranch du Bouleau Blanc, il s'installe à table où se trouvent déjà Banta et Mizar prenant leur petit déjeuner. Eekaan arrive en se frottant les yeux.

- Tu as réveillé Dai et Hikaru ? demande Vénusia surgissant avec des bols.

- Oui, répond la jeune fille en s'installant.

Dai arrive en se grattant le ventre.

- 'jour, marmonne-t-il en prenant une chaise. Je ne comprends pas pourquoi je dois me lever si tôt.

- Tu es revenu au ranch, maintenant tu dois faire ta part de travail comme les autres ! , lui répond Vénusia en glissant un bol sous son nez.

Daisuke remarque la présence du prince, il esquisse un sourire en coin.

- Dis Procius, ça te dirait un petit jeu ?

- Un jeu ?

- Oui, celui qui perd fait la part de travail de l'autre !

Banta et Mizar cessent de manger pour regarder les deux jeunes hommes.

- Pourquoi pas.

Dai se lève, il ouvre un tiroir et revient a table avec un jeu de cartes.

- Je te propose de jouer au poker, tu connais ?

- Un peu.

Daisuke sourit.

- Parfait. Je te laisse distribué.

Mizar s'accoude sur la table avec un large sourire. Vénusia surgit de la cuisine.

- Mais ! Qu'est-ce qu'ils font.

Mizar la regarde hilare.

- Chut ! , lui fait-il.

Procius bat les cartes, ses mains subitement ne bougent plus pendant une fraction de seconde avant de couper. Puis il distribue les cartes.

Dai prend ses cartes et les regarde avec joie.

- Hé hé, marmonne-t-il.

Le prince repose le jeu de cartes et se lève.

- Hé ! Où tu vas ?

- Je retourne au centre.

- Quoi !? Mais tu n'as même pas regardé les cartes !

- Je sais. Tu débourreras Tornade ! , lance Procius en passant la porte.

- Hé ! Mais attends ! J'ai quatre rois !

Mais le prince est déjà dehors.

- Il est certain d'avoir gagné sans regarder ses cartes ! , s'étonne Dai.

Mizar hilare se lève pour retourner une à une les cartes de Procius, révélant quatre As.

- Ben ça alors ! Comment il a fait ?

- J'en sais rien fiston ! Mais je peux te dire que ton grand-père a toujours perdu à ce jeu face à Actarus.

- C'est malin ! Vous auriez pu me le dire plus tôt ! , lance Dai en s'affalant sur la table.

Hikaru arrive les yeux encore pleins de sommeil alors que tout le monde se moque de son frère.

- J'ai raté quelque chose ? , demande-t-elle.

- Ouais, ronchonne le jeune homme. Un beau tour de passe-passe de Procius.

La jeune fille cligne des yeux en se demandant ce qui a bien pu se passer.

Dans la salle d'observation, le professeur Cochir étudie des images satellitaires de l'antarctique sur l'écran géant.

- Vous avez trouvé quelque chose ? demande Alcor.

Le professeur entre dans la salle en compagnie du prince.

- Rien, le temps sur le pôle Sud est toujours mauvais, le satellite n'a révélé aucune trace de base pour l'instant.

Le commandant Sog a encore passé une nuit agitée, le même cauchemar revient toutes les nuits sans aucune explication. Il se trouve dans une grotte immense et avance vers une peinture représentant une tortue cuirassée portant un casque à corne.

Il s'installe dans son siège dans la salle de commandement.

- Lancez Golgoth 23 ! , ordonne-t-il.

Les soldats se regardent.

- Sur quel objectif ? , hasarde un courageux.

- L'objectif !? , s'étonne le commandant.

- « Sur le ranch du Bouleau Blanc, lui dit une voix rauque dans la tête de Sog. Nous allons profiter du mauvais temps, il masquera l'envol du Golgoth.

- Sur le ranch du Bouleau Blanc, répète le commandant. Profitons du mauvais temps pour masquer l'envol du Golgoth !

- À vos ordres commandant.

Dans les entrailles de la base, le robot à tête de lion se replie pour tenir entre ses deux boucliers.

Eekaan a expédié ses taches pour se précipiter dans la grange où se trouve l'OVT. Elle a complètement retiré la toile qui le recouvrait et contemple la navette de forme légèrement triangulaire.

- Je me demande comment faisait cet engin pour voler !

Elle fait le tour de la machine pour regarder les dégâts.

- Quelle technologie primitive ! Mais je crois que je vais pouvoir la réparer !

Ukyo Nagaïa descend du bus à l'arrêt se trouvant devant le ranch, il regarde le chemin qui conduit dans la propriété alors que le bus repart.

- Allez courage, j'ai déjà fait le plus dur !

Le jeune homme s'engage sur le chemin de terre d'un pas raide.

Le professeur Isahbelle soude un composant sur une carte quand l'image du Stratéguerre apparaît sur une console.

- Isahbelle !

La femme termine sa soudure avant de réponde.

- Oui ! Maître.

- As-tu des nouvelles du drone ?

- Il a commencé à explorer la zone tout de suite après avoir été déposé par votre homme.

- As-tu déjà reçu des données intéressantes ?

- J'ai reçu quelque relevé, mais j'ignore si cela est intéressant pour vous Majesté, car j'ignore ce que je dois recherché.

- Cela ne fait rien, transmets-moi tout ce que tu as pour l'instant.

- Il en sera fait suivant vos désirs.

Le visage de Végalian disparaît du moniteur pour laisser place au l'emblème de Véga.

- Je me demande ce qui se passe ? , constate la femme. Je trouve le Stratéguerre étrange.

Banta pousse une brouette pleine de grain quand il voit un jeune homme se diriger vers la maison.

- Hé ! Qui êtes-vous et où allez-vous donc !?

Le garçon s'incline pour se présenter.

- Bonjour, je suis Ukyo Nagaïa. Je viens voir Hikaru Makiba.

- Tiens donc ! Une visite pour Hikaru, fait le vieux garçon de ferme avec surprise avant de tourner la tête en direction de l'étable. Hé ! Hikaru ! Tu as une visite, hurle-t-il.

- Une visite, répète-t-elle avec étonnement en sortant de l'écurie.

Elle regarde en direction de Banta qui s'éloigne avec sa brouette et découvre son visiteur.

- Ukyo !

- Je t'avais promis de venir te voir dès que j'arrivais.

Mizar et Dai passent leur tête en dehors des stalles avec curiosité.

- Hé qui c'est ? , demande le père.

- Ukyo Nagaïa, le nouveau chevalier servant d'Hikaru.

- C'est étrange se nom me dit quelque chose, fait Mizar en se grattant la tête par-dessus son chapeau de cow-boy.

- Normal, il est du village et il a été pratiquement tout le temps dans notre classe.

- Non, je me rappelle d'une fille portant ce nom.

- C'est bien elle ou du moins lui.

Mizar jette un regard noir à son fils.

- Ne te moque pas de moi !

- Je vais t'expliquer.

Hikaru a rejoint le jeune homme.

- Je ne m'attendais pas à te voir si tôt.

- Je voulais te faire une surprise ! Je tombe mal peut-être ?

- Oui, enfin non ! C'est juste que je suis en train de faire mes corvées.

- Tes corvées ?

- Oui, je te rappelle que nous sommes un ranch, donc chacun s'occupe des animaux.

- Je peux t'aider si tu le veux bien, lance Ukyo en remontant ses manches.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée.

Ukyo se dirige vers l'étable en compagnie d'Hikaru, quand il aperçoit une fille aux cheveux argentés devant une grange.

- Hé ! Mais je la connais, lance-t-il.

- « Zut ! Comment allons-nous expliquer la présence d'Eekaan ici ? , se demande la jeune femme. »

Susumu Sawa est dans le noir allongé sur son lit, il est hagard, ses draps sont en pagaille.

- Susumu lève-toi ! , lui crie sa mère à travers la porte. Il faut que tu manges !

Le jeune homme ne réagit pas.

Eekaan essuie la sueur sur son front avec un avant-bras, en faisant ce geste, elle étale de la graisse sur sa peau. Elle fait un pas en arrière et regarde son travail.

- Cà commence a ressemblé à une navette, se félicite-t-elle en plaquant ses mains sur ses hanches. J'espère que ça pourra voler.

À l'intérieur de la grange, l'OVT repose sur une remorque, certains panneaux sont ouverts, laissant entrevoir des câblages.

- Après il va falloir que j'arrive à mettre des armes dessus. Je me demande pourquoi cette navette ne dispose d'aucun armement ?

- Qu'est-ce que tu dis ? , fait Hikaru pour tenter de détourner la conversation.

- Je suis sur que je connais cette fille là-bas ! Elle était au lycée avec nous ! C'est une étudiante étrangère, insiste Ukyo.

Eekaan perçoit quelques éclats de voix et se retourne vers le couple.

Dans l'écurie Dai et Mizar sortent des boxes.

- Je crois que nous devrions y aller, suggère Daisuke.

- Tu as raison, ça sent le roussi !

Ukyo regarde avec insistance la jeune fille.

- Attends ! Son nom va me revenir ! C'est la petite amie de Sawa ! Je croyais qu'elle était repartie pour son pays !

- Bonjour jeune homme, je suis le père d'Hikaru et Daisuke.

- Enchanté de faire votre connaissance, je suis Ukyo Nagaïa, annonce le jeune homme en s'inclinant.

- Alors comme ça vous êtes le petit ami de ma fille.

Ukyo se redresse embarrassé.

- Il n'y a encore rien d'officiel.

- Papa ! , proteste Hikaru.

- Quoi !?? Je me renseigne !

Gavin lâche un énorme éternuement sur la Scope-radar qui est recouvert de postillons.

- Et zut, soupir-t-il.

Il sort un mouchoir pour nettoyer l'écran, une fois l'écran propre il range le morceau de tissus et reprend son observation, il réalise qu'un objet est en approche.

- Professeur ! Le Scope signale un vaisseau en approche !

- Par où arrive-t-il ? , demande Alcor.

- Du Sud !

Le professeur se penche sur sa console et actionne un bouton.

Le prince regarde le ciel, il est appuyé sur le parapet du barrage quand son bracelet se met à vibrer et clignoter.

- Ici Procius, j'écoute.

- Un vaisseau approche du secteur du ranch par le sud, annonce la voix d'Alcor.

- Je décolle tout de suite.

Procius par en courant vers le lac artificiel, il prend appui sur le parapet pour sauter.

- Métamorphose !

Le prince revêt sa combinaison avant de disparaître dans l'eau.

- Mais pourquoi Eekaan se trouve ici ? , insiste Ukyo.

La jeune femme est retournée dans la grange.

- Comment dire…, hésite Hikaru.

- Nous l'avons recueilli ici, coupe Mizar. Elle a du fuir son pays et ne pouvais pas retourner a Tokyo.

- Elle a dû fuir son pays !? , s'étonne le jeune homme. Mais de quel pays vient-elle ? Et que fait-elle dans la grange.

- Elle s'est proposée pour réparer une machine agricole.

Soudain le ciel se voile, un bruit de réacteur passe au dessus de leurs têtes. Ukyo lève les yeux.

- Hé ! Mais j'ai déjà vu cette soucoupe à la télévision ! , s'écrie-t-il.

Eekaan sort de la grange en entendant le bruit des réacteurs Goldorak.

- Si seulement, cette machine pouvait voler ! , ronchonne-t-elle.

Dans la salle de commandement du Camp de la Lune Noire, les soldats sont en plein travail. Végalian regarde le vol du Golgoth sur le moniteur virtuel se trouvant devant son trône.

- Stratéguerre ! Goldorak est en vol ! , annonce le soldat aux radars.

- Vous avez trouvé son point d'envol ?

- Négatif, je regardais un autre secteur, s'excuse le militaire.

Le Stratéguerre fronce les sourcils.

- « Ce maudit prince d'Euphor a toujours de la chance, alors que moi je n'ai que des malheurs, se dit-il. »

Végalian lève son bras droit.

- Envoyez une escadrille de navette pour faire diversion !

- À tes ordres !

Des soldats courent dans les corridors de la base en direction des navettes.

- Comment ! Goldorak est déjà en vol, constate Sog en serrant ses poings.

- Affirmatif, répond un soldat.

- L'effet de surprise tombe à l'eau.

- La base lunaire envoie une escadrille de navette en renfort.

- Bien, Goldorak aura fort à faire, surtout que cela fait un moment que ses navettes de soutiens n'ont pas montré le bout de leurs nez ! J'espère que je pourrais voir quand même le nouvel armement de ce Golgoth.

Le commandant Sog s'imagine Goldorak entouré de navette, explosant sous le tir d'un puissant rayon émis par le Golgoth.

- Professeur ! Des navettes en provenance de la lune ! , annonce Gavin.

- Il ne manquait plus que ça !

Kohumé entre dans la salle, elle voit sur les moniteurs la soucoupe et les navettes.

- Je prends Faussoirak ! Prévenez les autres !

La jeune femme part en courant.

- C'est vrai ! Ils sont rentrés hier ! Contacter le ranch, que Dai et Hikaru viennent au centre le plus vite possible !

Vénusia sort de la maison en courant, elle se précipite vers le groupe en pleine discussion.

- Hikaru ! Dai ! Vous devez aller immédiatement au centre !

- Au centre ?? , s'étonne Ukyo.

- Que ce passe-t-il ? , questionne Dai.

Au même moment Faussoirak passe au-dessus du ranch.

- Ce n'est pas bon signe, déclare Hikaru.

Mizar pose une main sur l'épaule d'Ukyo.

- Bon, si on allait à l'intérieur, pour que tu nous parles un peu de toi.

- Heu… Je ne crois pas que ce soit le meilleur moment…

- Mais si, mais si, insiste Mizar.

Il entraîne le jeune homme, alors que ses enfants se précipitent vers la jeep du ranch. Eekaan court vers eux en criant.

- Hé ! Attendez-moi !

Procius distingue un point dans le ciel quand des navettes surgissent des nuages.

- Voilà des invités surprises, fait-il en plissant les yeux.

Les navettes de tête ouvrent les feux, Goldorak virevolte pour éviter les tirs. L'escadrille se sépare pour entourer le robot géant. Les navettes lancent leurs missiles, mais les projectiles explosent sur le bouclier de la soucoupe porteuse. Procius est secoué sur son siège.

- Même si je n'ai aucun dégât, les impacts sont violents. Il faut que je trouve une faille pour m'échapper.

- Qui a demandé une faille ? , fait une voix dans la radio.

- Kohumé ?

- Faille express pour vous servir ! Missiles Sigma !

Des projectiles en forme de vrilles détruisent deux navettes, les autres vaisseaux rompent la formation pour riposter.

- Mégavolts !

Quatre rayons partent de la soucoupe porteuse pour atteindre trois navettes qui semblent fondre une fois touchée.

Sog se lève de son fauteuil.

- Golgoth 23 ! Je t'ordonne d'attaquer Goldorak !

Le commandant se rassoit.

- « Voilà qu'une de ses maudites navettes refait son apparition ! Quel manque de chance, mais elle est seule, les autres ne sont pas là ! Nous avons encore une chance de vaincre Goldorak ! »

Une navette explose laissant une traînée de fumée, la tête de Goldorak surgit du nuage. Procius voit le Golgoth foncé dans sa direction, mais il est trop tard pour changer de trajectoire. Les deux vaisseaux entrent en collision, Procius est plaqué contre son siège, l'interface de pilotage s'enfonce légèrement dans ses chairs. Des ondes de lumière jaillissent au point d'impact, le bouclier repousse le Golgoth. Goldorak décroche, son adversaire s'éloigne.

- Vénusiak Paré !

- Alcorak Paré !

Les lumières au dessus des portes s'illuminent.

- Alcorak Go !

- Vénusiak Go !

Le frère et la sœur prennent leur envol simultanément.

Ukyo lève la tête et regarde le plafond du salon du ranch quand les deux navettes passent au-dessus de l'habitation. Le jeune homme regarde Mizar et Vénusia.

- Dites, c'est toujours aussi mouvementé ici ? , demande-t-il.

- Non, pas toujours, répond Mizar.

- Mais c'est souvent, ajoute Vénusia.

- Je me suis toujours demandé pourquoi les combats contre Véga se déroulaient souvent dans le secteur.

- Allez savoir, fait Mizar en écartant les mains en signe d'ignorance.

Eekaan se tient debout derrière le siège du professeur Alcor, ils suivent le combat sur l'écran géant du Spacioscope. Ils voient Faussoirak cerné par des navettes.

- Si seulement j'avais une navette en état moi aussi, murmure l'ancien agent de Véga.

Kohumé tire sur ses manettes dans tous les sens pour éviter de se faire toucher.

- Je ne vais pas tenir longtemps comme ça, gémit-elle entre ses dents.

Elle voit Goldorak qui se dirige vers elle.

- Planitronks !

Le Golgoth s'interpose, les deux disques rebondissent sur sa coque.

Deux navettes explosent sur la gauche de Faussoirak, puis une autre à droite.

- Electronium !

Deux rayons partent de l'avant de Vénusiak.

- Mortanium !

Des rayons partent des ailes d'Alcorak.

Goldorak change de cap pour revenir vers la bataille, le prince cherche du regard son adversaire. Celui-ci arrive par le haut et passe dans la tête du robot géant l'obligeant à virer.

Procius redresse son vaisseau, il voit la soucoupe du Golgoth qui s'ouvre en passant de l'horizontal à la position verticale. Une forme humanoïde se déplie entre les deux parties de la soucoupe.

- Je vois, tu ne me laisseras pas m'occuper des navettes, fait le prince.

Il dirige sa soucoupe vers le sol.

- Transfère !

Une navette poursuit Alcorak.

- Je commence à la trouver un peu trop collante à mon goût ! , dit Dai.

- Pyrobombe !

Une boule de feu part de la crête de l'aileron central de Faussoirak pour détruire la menace.

- Merci !

- Pas de quoi ! Il n'y a que moi qui ai le droit de te coller ! , lance Kohumé.

Goldorak atterrit dans une plaine, son adversaire fait de même.

Dans la base Antarctique, la tension se fait sentir.

- Allez Golgoth 23 ! Détruis-moi Goldorak, ordonne le commandant Sog.

Les yeux du Golgoth se mettent à luire, des pointes sortent sur la circonférence des boucliers qui se mettent en rotation. Le robot s'élance sur Goldorak.

- Pulvonium !

Des rayons mauves sortent des poings du robot géant, le monstre place un bouclier devant lui pour se protéger tout en avançant.

- Cela ne lui fait rien ! , constate le prince en coupant les rayons.

Rapidement, le Golgoth retire sa protection pour rapprocher les deux boucliers tournoyants, les pointes frappent le visage du robot géant, des gerbes d'étincelles surgissent. Lentement, le monstre mécanique gagne du terrain alors que les jambes de Goldorak commencent à fléchir.

- Mégavolt !

La soucoupe porteuse surgit et lance ses rayons sur les boucliers, des pointes se brisent, obligeant le Golgoth à se reculer.

- Fulguropoing !

Les deux poings s'élancent comme des missiles vers l'adversaire, mais il s'en protège avec ses boucliers. Les deux projectiles rebondissent puis regagnent leur place.

- Mon vieux Goldorak, j'ai comme l'impression qu'il va être coriace celui-là ! , commente le prince.

- Je ne sais pas vous, mais plus j'abats de navette plus je trouve qu'il y en a ! , lance Hikaru.

- On ne doit plus être habitué ! C'est sûrement ça ! , répond Dai.

- Tarriéropulseur !

Des vrilles sortent à l'avant de Faussoirak pour traverser une navette.

- En tout cas moi je n'ai pas perdu la main ! , lance Kohumé.

- C'est beau la modestie quand même, plaisante Dai.

- La prochaine fois, je ne viens pas te sauver !

- Bien ! Alors, tu n'auras plus personne à qui te coller !

- Vous n'avez pas un peu fini les amoureux ! , coupe Hikaru.

Le Golgoth lève les bras.

- Enfin ! Je vais voir la nouvelle arme qui équipe ce robot, s'emporte le commandant Sog.

- Astérohache !

Les deux parties de la double hache sortent des épaules de Goldorak pour s'assembler. Le robot géant la lance sur son ennemi, mais le Golgoth réagit rapidement, il place ses deux boucliers devant lui. La double hache frappe les protections et tombe sur le sol. Les boucliers se mettent à briller, deux rayons du diamètre des protections surgissent pour se réunir en un seul qui fonce sur Goldorak. Procius place un bras de sa machine devant lui pour se protéger, il aperçoit la navette porteuse qui vient se placer sur la trajectoire du faisceau. Le rayon se brise sur la soucoupe. Quand la luminosité redevient normale, le prince voit sa soucoupe qui s'éloigne pendant que son adversaire lève une nouvelle fois les bras.

- Bouclier désactivé, annonce l'intelligence artificielle de Goldorak.

- Maudite soucoupe ! , vocifère Sog. Si elle ne s'était pas interposée, Goldorak ne serait plus qu'un souvenir !

Le prince regarde ses instruments.

- Un Héliodardeur !

Au même instant le professeur Alcor arrive à la même conclusion.

- Un Héliodardeur, mais il est plus puissant que celui que nous avons déjà rencontré, fait-il en se frottant le menton.

- Si je ne fais pas attention, la chaleur de ce rayon va faire fondre tous les circuits Goldorak, fait Procius.

Le Golgoth se retourne et déclenche une nouvelle fois son rayon destructeur.

- Cabré !

Goldorak bondit vers le ciel évitant de justesse le rayon qui frappe le sol, le transformant en lave dans un rayon d'une centaine de mètres. Les pieds du robot géant se posent à la limite entre le sol solide et liquide. Sous le poids de Goldorak, ce dernier agite ses bras pour tenter de récupérer son équilibre en vain, il s'enfonce dans la lave jusqu'à la taille.

- Autotraction !

Le robot lève ses bras alors que la soucoupe porteuse s'approche. Il la saisit pour se dégager du magma, une fois au-dessus d'un sol stable, il lâche sa prise.

- Victorang !

Les deux lames partent de l'extrémité des ailes d'Alcorak pour se rejoindre en une seule en forme de V. La lame tranche une navette.

- Et voilà ! C'était la dernière, annonce fièrement Dai.

- Allons rejoindre Procius.

Le prince voit les navettes de ses amis approchés.

- Faites attention ! Rester loin du rayon !

- Nous venons t'aider, insiste Kohumé.

- Je vous dis de rester à distance ! Même Goldorak ne peut pas résister à ce rayon ! Alors, imaginer vos vaisseaux !

- OK ! Nous restons hors de porter, répond Daisuke.

Le Golgoth lève de nouveau ses bras en direction du ciel.

- Plasmotronk !

La soucoupe porteuse lance deux Planitronks de plasma sur les boucliers du Golgoth, mais ils sont absorbés par les capteurs.

- Mauvaise idée, soupire Procius.

- Allez Golgoth 23 ! Débarrasse-nous définitivement de Goldorak ! , lance le commandant Sog.

Le robot à tête de lion positionne ses boucliers devant lui pour faire feu. Goldorak cherche un moyen d'éviter le rayon. Procius aperçoit surgir dans le dos de son adversaire, Faussoirak et Alcorak, il n'a pas le temps de protester que le Golgoth envoi son Héliodardeur sur lui. Goldorak effectue une roulade sur la gauche, le puissant rayon transforme le sol en lave.

- Missiles Sigma !

Les deux missiles en forme de vrille transpercent les bras puis les boucliers du monstre. Les deux boucliers explosent coupant net le rayon, le Golgoth vacille en se retournant.

- Mortanium !

Le rayon d'Alcorak le frappe en plein dans les yeux pendant que Goldorak se relève.

- Je vous avais dit de rester loin du combat ! , s'emporte le prince.

- Arrête de te la jouer perso ! , lance Dai.

- De toute façon, nous sommes arrivés dans son dos, donc nous ne risquions rien, ajoute Kohumé.

- Qu'est qui arrive avec le Golgoth ! , coupe Hikaru.

Le robot géant de Véga, lève les deux bras au ciel en poussant une sorte de complainte, de ses yeux et de sa gueule émet une lueur rouge sang. Il passe de la position debout à celle à quatre pattes.

- Ne me dites pas qu'on l'a eu avec nos tirs ? , s'étonne Kohumé.

- Ce serait trop simple, répond le prince inquiet.

Une explosion se produit, un nuage de feux recouvre tout le Golgoth. Un Lion rouge avec des épines dans le dos en bondit en rugissant. Il fonce sur Goldorak, il plaque ses pattes avant sur les épaules du robot géant, tout en poussant avec ses membres inférieurs pour le faire tomber.

- C'est quoi ce machin ! , s'exclame Dai.

Une sorte de bouche apparaît sur le ventre de l'animal dévoilant des crocs pointus. Un rayon sort de cette seconde gueule, frappant Goldorak au niveau de la ceinture. L'impact provoqué fait tomber le robot sur ses fesses.

- Missiles Oméga !

Les projectiles partent des flotteurs de Vénusiak, ils explosent sur le dos de la créature sans effet. Le monstre riposte en envoyant les pointes de son dos. Hikaru effectue de la voltige pour les éviter.

Le monstre pousse sur les épaules de Goldorak qui finit par s'allonger dos au sol. Le robot géant se débat. De la seconde bouche du monstre sort une langue épaisse avec une boule à son extrémité. La boule se révèle être une tête difforme avec des dents de requin, elle se dirige vers le ventre de Goldorak.

- Victorang !

La lame en V tranche la langue du monstre au moment ou les dents allaient s'enfoncer dans le robot géant.

- Ne me dites pas que c'est un robot… cette chose ! , annonce Dai.

La tête du monstre se tourne pour regarder son assaillant.

- Clavicogyre !

Les deux lames courbes quittent les épaules du robot, l'une d'elles crève un œil du monstre qui pousse un hurlement de douleur en relâchant légèrement sa pression.

- Rétrolaser !

Le rayon multicolore sort du torse de Goldorak, la créature se soulève légèrement, mais elle plante ses griffes dans le sol.

- Maxi Rétrolaser !

Le rayon augmente d'intensité, les griffes restent toujours fermement agrippées dans le sol, c'est ce dernier qui cède finalement laissant s'envoler le lion diabolique.

Le monstre agite ses pattes dans les airs en hurlant.

- Météonium !

Des rayons jaunes partent des poings de Goldorak comme le Pulvonium, ils frappent la créature au niveau des jointures de ses membres supérieurs. Les deux pattes tombent sur le sol. Le monstre ouvre sa seconde bouche, un rayon en sort venant contrer le Rétrolaser. Le monstre est projeté en arrière, il reprend une apparence humanoïde avant que ses pieds touchent le sol.

Goldorak se redresse alors que la créature ouvre ses deux bouches qui deviennent lumineuses.

- Delatlame !

- Vicotrang !

- Pyrobombe !

La lame de Vénusiak coupe la jambe gauche, alors que celle d'Alcorak coupe la droite. La créature chute sur le sol alors que des rayons quittent ses bouches un bref instant. La boule de feu de Faussoirak entre dans la bouche ventrale de la créature, une petite explosion surgie faisant sortir un filet de fumée de la gueule. Le monstre fait face à Goldorak qui met un genou à terre.

- Excalium !

La lame énergétique sort de la main droite du robot.

- Retourne en enfer ! , lance le prince.

Procius manœuvre pour trancher la tête de la créature. La tête tombe puis roule sur le sol alors que le reste du corps reste debout précairement.

- Cervofulgure !

Des arcs d'énergies se forment sur l'extrémité des cornes pour se diriger vers les cornes centrales. Le rayon frappe le coup béant du monstre. La créature s'enflamme.

- Quelle odeur pestilentielle ! , lance Kohumé.

- Récupération !

La soucoupe porteuse arrive.

- Cabré !

Les navettes de soutien se mettent en formation pendant que Goldorak regagne sa soucoupe.

Le commandant Sog est au fond de son fauteuil blême, il reste sans voix.

- « Non ! Non, c'est impossible ! Il ne peut pas avoir vaincu cette créature ! Quel est donc le secret de ce robot ! , hurle une voix rauque dans son crâne. »

La Stratéguerre serre les accoudoirs de son trône.

- « Wishmaster ! C'est donc tout ce que tu es capable de faire !? Tu devras en répondre !!! , pense-t-il. »

Procius retrouve ses amis dans la salle de repos du centre.

- Je voudrais bien savoir ce qu'était cette créature ! , lance Dai.

Alcor et Eekaan entrent dans la pièce.

- Moi aussi ! , fait Hikaru.

- Vous avez senti cette odeur affreuse de chaire brûler quand il a pris feu ? , demande Kohumé.

- Véga aurait réussi à créer ce genre de créature ? , demande Dai en regardant Eekaan.

- Je ne pense pas, répond la jeune fille.

- Des démons, coupe Alcor.

- Des démons ??? , s'étonnent les jeunes gens.

- Qu'est-ce qui te fait dire cela ? , demande le prince.

- J'ai déjà affronté des démons dans mon jeune temps. Et de plus, le docteur m'a parlé de la substance que tu lui as donné à analyser. Ne lui en veux pas, je suis venu le voir alors qu'il pratiquait l'analyse. Il m'a juste dit que c'était pour toi.

- Le Stratéguerre aurait fait alliance avec des démons ?

- C'est une possibilité, mais il est possible aussi que ce soient les démons qui ont contacté le Stratéguerre.

- Véga ne suffisait pas ! Maintenant il y a des démons ! , s'exclame Kohumé.

- Le combat risque de se prolonger, constate tristement Procius.

- Allez ! Reposez-vous pour le moment ! , lance Alcor. Laissez-nous travailler sur ce problème !

- C'est vrai ! , fait Dai. Rentrons au ranch ! Tu viens Kohumé ?

- Bien sur ! Je vais te coller encore un peu !

- Je me demande si cela va être du goût de tante Vénusia, murmure Hikaru.

- Eekaan ? Tu as fait ce que je t'ai suggéré ? , demande Procius.

- Oui, pourquoi ?

- Attendez-moi ! Je viens avec vous, lance le prince en sortant précipitamment.

- Quelle mouche l'a piqué ? , se demande Kohumé.

La jeep du ranch remonte le chemin qui conduit à l'habitation, elle se gare devant. Mizar et Ukyo en sortent, le jeune homme pousse un cri en voyant le prince.

- Hé ! Mais c'est toi que j'ai vu à Todai l'autre fois !

- Quoi ?? , se demande le prince en se tournant vers le jeune homme. Tiens ! Salut ! Tu as suivi mes conseils on dirait bien !

- Quoi ? Quels conseils, lance Hikaru en regardant Ukyo.

- Non rien, répond le jeune homme embarrassé.

Dai et Kohumé entrent dans la maison suivie d'Eekaan. Mizar attrape Ukyo pour l'entraîner dedans à son tour.

- Allez, vous verrez cela plus tard, lance-t-il.

Procius sort sa guitare de la jeep alors que Hikaru se dirige vers les marches.

- Attends ! J'ai un service à te demander, fait-il.

- Un service ? , s'étonne la jeune fille en le regardant.

Tout le monde se trouve dans le salon du ranch, Procius fait glisser ses doigts sur les cordes de sa guitare, Eekaan s'approche de lui et lui tend un papier. Le prince prend la feuille et la parcourt, du coin de l'œil, il voit Hikaru qui entre dans la pièce et lui fait un signe de tête.

- J'ai une idée pour la mélodie, annonce-t-il.

- C'est vrai !? , s'exclame Eekaan. Tu peux la chanter ?

Hikaru se glisse dans le dos du prince sous le regard sombre de Ukyo.

- Non.

- Non ? Mais pourquoi ? Je croyais que tu avais la mélodie !

- Car c'est toi qui vas la chanter, répond Procius en lui rendant la feuille.

- Moi !??

- Mais oui ! , affirme le prince en souriant.

- Bien, je vais essayer.

- Tout ira bien si tu laisses parler ton cœur.

- Mon cœur ?

Hikaru sort de sa poche la téléphone d'Eekaan, cacher par Procius, elle choisi le numéro de Susumu Sawa.

Dans sa chambre, Sawa est dans le noir, allongé sur son lit, il regarde la photo d'Eekaan, il met un moment à régir quand son téléphone retentit. Il tend une main molle vers l'appareil pour le saisir puis le diriger vers son visage. Il regarde le nom inscrit sur le cadran un instant, puis ouvre de grands yeux avant de se dresser et appuyer sur le combiné pour prendre la conversation.
- Allo !? Eekaan !!

Il n'entend rien pendant un instant, puis une mélodie à la guitare puis entant la voix hésitante de sa bien-aimée.

Tremblante et hésitante Eekaan commence à réciter les paroles de son texte, puis elle laisse parler son cœur et sa voix change pour se remplir d'amour.

« Tu es mon éternel

Tu es mon amour éternel

Les cœurs s'égarent

Laissant le chagrin quand ils disparaissent

Je suis partie au moment où j'ai eu besoin de toi

Trouvez mon chemin

Je reviendrais

Tu resteras mon amour sans fin

Ouvre tes yeux

Alors, tu réaliseras

Je tiens avec moi l'amour éternel

J'ai besoin de toi à mes côtés

Il n'est pas besoin de la cacher

Regarde dans mes yeux

Vois mon amour brûler

Tu es mon éternel

Tu es mon éternel

Tu es mon éternel

Tu es mon éternel

Ouvre tes yeux

Alors, tu réaliseras

Je tiens avec moi l'amour éternel

J'ai besoin de toi à mes côtés

Il n'est pas besoin de le cacher

Nous deux cœurs ne formeront plus qu'un

Pour nous aimer.

Ouvre tes yeux

Alors, tu réaliseras

Je tiens avec moi l'amour éternel

J'ai besoin de toi à mes côtés

Il n'est pas besoin de le cacher

Nous ne pouvons le nier

Notre amour éternel

Dès le début

Dans nos cœurs est née.

Soyons une partie durable d'amour éternel. »

Tout le monde applaudit quand la jeune femme finit sa chanson.

- Tu vois, cela n'a pas été aussi dur que cela, fait le prince en posant ses mains sur les épaules d'Eekaan.

- Oui, affirme-t-elle tristement. Mais j'aurais aimé que Susumu l'entende.

- C'est chose faite ! , lance Hikaru.

- Comment ?

- Grâce a ceci ! , répond-elle en montrant le téléphone.

- Mais ! C'est le mien !

- Je crois que tu devrais lui parler.

Eekaan attrape son téléphone et le porte a son oreille.

- Susumu ?

- Oui, répond le garçon d'une voix émue.

- Je suis navrée pour la dernière fois.

- Je… Je comprends, mais pourquoi j'ai entendu la voix d'Hikaru Makiba ?

Eekaan regarde le prince, Hikaru, puis Mizar et Vénusia. Ils font un hochement de tête approbateur.

- Je suis revenu au Japon. Je suis chez eux.
- C'est vrai !? Je peux venir te voir ?

- Je vais venir à Tokyo dans quelques jours.

- Je t'attends avec impatience !

- Moi aussi, j'ai hâte de te revoir.

- Je t'aime !

- Moi aussi !

Eekaan raccroche son téléphone, des larmes de joies coulent sur ses joues.

- Excusez-moi de jouer les troubles fête, intervient Ukyo. Mais quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ici ?

FIN

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