CHAPITRE 25


POV BECKETT


- J'étais derrière la porte et je repensais à tout ce que tu m'avais dit, avouais-je en le regardant dans les yeux.

Je me souvenais comme si c'était hier de cette soirée-là, nous étions tous les deux côte à côte dans ce salon de cette suite. Castle me regardait comme s'il pouvait lire en moi, il m'avait alors confessé :

« - Vous savez ce que je me suis dit quand je vous ai rencontré ?

- Hum?

- Que vous étiez un mystère que je n'arriverais jamais à résoudre… Et même aujourd'hui, après tout ce temps passer avec vous, je suis toujours impressionné par votre force de caractère…votre courage et votre sex-appeal

- Vous êtes pas non plus, Castle, lui avais-je répondu en souriant

Yeux dans les yeux, nous partagions un de ces nombreux moments, où j'adorais me perdre dans son bleu azur. Seulement ce soir-là, son intensité dans son regard me fit comprendre qu'il ne s'agissait plus d'un jeu. J'avais envie de plus, envie d'une histoire avec lui. Mais je n'étais pas célibataire… c'est donc à regret que je m'étais levée pour lui dire en rejoignant ma chambre :

- Je vais me coucher, il est tard, bonne nuit

- Kate

- Bonne nuit Castle

Ce bonne nuit Castle, avait eu un goût amer dans ma bouche, je ne voulais pas le quitter, je voulais me perdre dans ses bras, je voulais lui montrer à quel point je tenais à lui. Seule dos à la porte, un dilemme fit rage entre mon cœur qui me poussait vers Rick et ma raison qui me faisait penser à Josh. Soufflant un bon coup, je décidais que mon cœur gagnerait la bataille ce soir, c'est donc hésitante que j'avais ré-ouvert la porte de ma chambre pour y voir Castle rentrer dans la sienne. C'est à ce moment-là, que ma raison avait repris le dessus sur mon cœur, j'étais donc allée me coucher déçue par ma lâcheté. »

- Tu étais revenue ! S'exclamait Rick au-dessus de moi et totalement surpris par ma révélation

- Oui, murmurais-je

- Pour… pourquoi ?

- Pour… nous, avouais-je timidement

- Pourquoi n'es-tu pas venue me rejoindre alors?

- Parce que j'ai eu peur, parce que le dilemme faisait rage dans mon corps et mon cœur et que quand j'ai vu ta porte se refermer… je me suis dégonflée.

- J'y crois pas, murmura-t-il en plaçant sa tête sur sa paume en appui sur son coude

- ….

- On a perdu un de ces temps, entre Demming et les Hamptons et maintenant L.A.

- Tu m'en veux? Demandais-je inquiète

- Non, pour les Hamptons s'était entièrement ma faute. Et puis peut-être que si nous nous étions lancé dans cette histoire avant… ça n'aurait pas marché.

- Peut-être, acquiesçais-je

- Je suis content qu'on parte en vacances tous les deux, reprit-il sérieusement

- Moi aussi.

- Et Alexis me manque, m'avoua-t-il penaud

- Je te comprends.

- Elle a un petit-ami, continua-t-il sur sa lancée

- ….

Alexis lui avait parlé ? Il était au courant ce son amourette ? Impossible, il était bien trop calme pour ça. Mais que lui avait-elle dit. Une angoisse commença à monter dans mon bas-ventre car je n'étais pas cabale de mentir à Rick, s'il me questionnait sur la situation amoureuse de sa fille. Et sa réaction serait tout sauf calme…

- Elle n'en a pas parlé à ma mère, ajouta-t-il devant mon mutisme

- Ce n'est surement pas sérieux alors, tentais-je

- Non, ça l'est. Tu aurais dû entendre sa voix quand elle m'en a parlé.

- Elle t'a dit qui c'était ?

- Non, elle souhaite me le présenter sans que j'aie des à priori. Je le sens pas ce type, Kate, dit-il peiné

- Rick, ta fille a certainement raison. Laisse-lui sa chance à ce garçon.

- Elle n'a que 22 ans, Kate, souffla-t-il ennuyé. Elle est trop jeune pour s'amouracher d'un…

- Rappelle moi à quel âge tu as eu Alexis ? Le coupais-je

- C'est pas pareil, elle… oh et puis regarde où ça m'a mené, reprit-il résigné. Père célibataire, divorcé deux fois. J'étais trop jeune à l'époque.

- Tu t'en es bien sorti, je trouve.

- Ouais, bougonna-t-il en me regardant

- Tu regrettes ?

- Quoi donc?

- Tes mariages, ta fille, … ton parcours? Demandais-je intriguée

- Non, me sourit-il en m'embrassant tendrement. Tout ce que j'ai fait jusqu'à présent, tous mes choix, toutes les décisions que j'ai prise de la plus affreuse à la plus belle chose qui m'ai pu m'arriver… tout ça m'a conduit ici, à ce moment avec toi, m'avoua-t-il droit dans les yeux

- Je… tu es exceptionnel Richard Castle, dis-je émue par ces mots.

- Toi aussi Katherine Beckett, ajouta-t-il en me caressant le visage.


POV CASTLE


Regardant de nouveau l'heure sur le cellulaire de Kate, je vis qu'il était désormais 5h du matin. Cela faisait maintenant trois heures que nous étions dans cette capsule donc on en était à une heure de plus en comptant le kidnapping et la mise en terre soit quatre heures. M'ennuyant je m'amusais à compter dans le vide ce qui exaspérait Kate, j'en étais arrivé au chiffre 397 quand elle s'écria en dessous de moi :

- Stop! Je peux plus !

- Mais je m'ennuie, fis-je comme un gamin

- Non mais je rêve tu as quoi … 4 ans? s'indigna-t-elle

- Tu ne te plaignais pas de mon âge tout à l'heure, la taquinais-je

- Castle… arrête de… compter!

- Ok, soufflais-je la tête baissée.

- Rick

- C'est bon, j'ai compris, je me tais, la coupais-je en reposant ma tête sur sa poitrine

- Action ou vérité?

- Sérieux? Dis-je heureux

- Allez ça devrait t'occuper un peu, sourit-elle

- Action ! M'exclamais-je en relevant la tête, impatient d'avoir mon gage

- Attends, murmura-t-elle en attrapant son sachet.

Elle l'ouvrit et en ressortit un marqueur noir. Levant les sourcils de surprise, elle me dit amusée :

- On a été à la dernière promotion de mon auteur préféré et je n'ai pas eu d'autographe

- Mon action c'est un autographe, dis-je déçu en prenant le feutre

- Oui

- Ok, acquiesçais-je en attendant qu'elle me sorte une feuille de son sachet magique

- …

- Tu attends quoi ? Demandais-je curieux de ne pas la voir bouger

- Ta phrase, sourit-elle

- Ma phrase ? Quelle phrase ?

- Celle que tu as du dire un bon million de fois du temps des Derrik Storm, quand on te demandait un autographe… la première phrase que tu m'as dite, reprit-elle les yeux pleins de malice

Comprenant son allusion, je souris à l'idée de devoir lui signer un autographe désormais. Kate me caressa la joue et me dit sérieusement :

- Monsieur Castle?

Je souriais à son idée;

- Où voulez-vous que je signe ? Demandais-je en levant le feutre

- Lieutenant Kate Beckett, de la police de New-York, j'aurais quelques questions à propos d'un meurtre commis plutôt dans la soirée, proclama-t-elle d'une traite

Nous nous sourions à ce souvenir remontant à plus de cinq ans et demi. La regardant, je me mis à penser que je remerciais Arison Tisdale d'avoir tué sa sœur. Sans lui, je n'aurais jamais croisé le chemin de Kate.

- Castle?

- Hum?

- Tu me le signe cet autographe, s'amusa-t-elle en dévoilant sa poitrine

- Miss Beckett ! M'exclamais-je tout heureux.

- Rick arrête de me mâter et écris, me taquina-t-elle

-Ok, alors… réfléchissais-je devant sa poitrine découverte. Tu as froid ou …, demandais-je devant ses tétons dressés

- Castle!

- C'est bon, riais-je. Ne bouge pas.

Sur son sein gauche, j'écrivais :

« A KB, always, RC »

- Merci, me dit-elle en remontant sa robe

- À toi, rétorquais-je en lui tendant le feutre pour ouvrir ma chemise

- Sérieux?

- Oui, j'ai toujours rêvé d'avoir un jour un autographe, répondis-je le torse à l'air

De ses doigts, elle se mit à me caresser en effectuant des vrilles de haut en bas, elle se mordait en parallèle sa lèvre inférieure.

- Kate?

- Hum?

- Arrête de mâter et écris, répétais-je pour la taquiner

- Très bien, dit-elle en finissant sa caresse sur mon bas-ventre. Castle, tu as froid ou…

- Très drôle, lieutenant, m'amusais-je

Elle déboucha le marqueur et écrit sur la largeur de mon torse d'une écriture fine :

« Propriété de Kate Beckett »

- Sérieux. Fis-je indigné

- Quoi?

- Moi, je te fais une déclaration et toi… tu marques ton territoire!

- C'est cas de le dire, rit-elle

- C'est pas drôle Kate

- J'ai pas fini.

- Comment ça? Tu ne vas pas m'écrire sur tout le torse! M'exclamais-je

- Non, juste un dernier message, ajouta-t-elle en continuant son œuvre près de mon cœur.

« 12.O4.15 Always »

- C'est quoi ? Demandais-je intriguée par la date.

Aujourd'hui nous étions le 12 mars 2015, je ne savais pas ce qu'il devait y avoir dans un mois.

- C'est une date butoir, m'informa-t-elle. Une promesse, susurra-t-elle, je te promets qu'avant cette date, toi et moi, nous aurons passé le dernier cap.

- Kate, répondis-je, tu n'as pas besoin de …

- Je sais, me coupa-t-elle, je ne le fais pas que pour toi, je le fais aussi pour moi, pour nous. Dans un mois Castle on aura fait l'amour, me sourit-elle pleine d'espoir

- C'est un rendez-vous? Dis-je ému

- C'est une promesse, Babe, chuchota-t-elle en m'embrassant


POV JORDAN


- Que faites-vous ? Me fit la voix de Hunt derrière moi

- Je cherche l'élément qui nous manque

- Je ne comprends pas, répondit-il en se mettant à mes côtés pour observer mes recherches sur l'écran géant

- Il a administré le propol dans la voiture, ensuite il est retourné travailler. Quand Castle et Beckett sont partis en voiture, il a fini son service. Sur les vidéos de la voiture, on voit bien qu'il est entré dans la voiture lorsqu'ils étaient sédatés tous les deux. Il a ensuite déplacé la voiture trente minutes après et il est rentré se coucher.

- Et?

- Combien de temps faut-il pour enterrer quelqu'un ? Trente minutes?

- Vous pensez qu'il était aidé

- Et pourquoi dort-il du sommeil du juste ! M'exaspérais-je

- Attendez, même s'ils étaient deux, le signal de Beckett et Castle a continué d'émettre dans ce bois. On pourra toujours les sortir de là.

- Si on les sort de là et qu'ils sont deux dans l'histoire, comment va-t-on le prouver?

- Ben Cameron peut très bien le balancer, dit-il en haussant les épaules

- J'espère simplement que Beckett et Castle sont bien là où on le pense, soufflais-je inquiète

- Dans tous les cas de figure, on a encore 42 heures avant de les sortir de là

- Non, on a quatre heures

- Pourquoi?

- La mission doit s'arrêter dans quatre heures grand max, sinon ils vont commencer à paniquer

- Je dis juste que…

- Agent Shaw? M'interpella Gates

- Oui

- On a un souci


POV BECKETT


- On peut changer de place, grinçais-je, j'en ai marre d'être sur le dos

- Oui bien sûr, me sourit-il

Cela faisait désormais cinq heures que nous étions allongés dans cette capsule. Il était 7 heures du matin. La demande de rançon avait dû avoir lieu; C'est donc impatiente que j'attendais notre sortie de terre.

- Quelle est la première chose que tu vas faire en sortant? me demanda Castle en prenant ma place

- Marcher… j'en ai marre d'être immobile et j'ai mal au dos

Castle me regarda puis se tourna pour se mettre sur son flanc, front contre front, il rapprocha nos deux corps et se mit à effectuer des pressions avec ses pouces sur le bas de ma colonne.

- Ça te fait du bien?

- Tu n'as pas idée, gémissais-je de bonheur

- On peut discuter?

- Hum… c'est pas ce qu'on fait depuis 5 heures ? Le taquinais-je

- Si… mais, je m'ennuie, m'avoua-t-il en continuant son massage

- C'est récurrent chez toi, m'amusais-je

- Action ou vérité?

- Vérité, je ne veux pas que tu arrêtes cette douce torture dans mon dos, murmurais-je les yeux fermés

- Ok… alors, une autre question à laquelle tu n'as jamais répondu.

- Ah oui ? Fis-je intriguée

- Je veux tout savoir des amours de Kate Beckett

- Tu ne m'as jamais posé cette question, rétorquais-je en ouvrant les yeux.

Son regard rencontra le mien pour une de nos très nombreuses conversations silencieuses. Fouillant dans ma mémoire pour retrouver le moment où Castle m'avait posé cette question, je m'exclamais outrée:

- Tu me demandes mon score!

- Tu as dit vérité, s'amusait-il

- Castle, il y a des vérités qu'il ne vaut mieux pas dire, rétorquais-je pour l'ennuyer

- Oh mon dieu, ça… ça sous-entend qu'il y en a eu un tas

- ça ne sous-entend rien du tout, me défendis-je

- C'est moi qui suis rentré dans ton tableau de chasse! Continuait-il

- N'importe quoi, bougonnais-je.

- Allez Kate, dis-moi tout, rit-il, je veux les noms.

- Ce jeu est stupide! Pestais-je

- Oh moi, je le trouve génial, au contraire

- Tu verras si tu le trouveras si génial que ça quand ce sera ton tour!

- 10

- Quoi?

- 10, c'est mon score… enfin si on peut parler d'un score, m'avoua-t-il

- 10 ? C'est pas vrai, tu mens. Tu ne comptes pas les coups d'un soir.

- Ok, là tu me fais peur, grinça-t-il

- Sérieux, Rick, 10 ? réitérais-je abasourdit par son aveu.

- La première fois, elle s'appelait Elena Dalls, mon premier amour de vacances. Ensuite, il y a eu Kyra mais ça tu le sais. Mérédith a été la troisième. Entre mon divorce et mon mariage avec Gina, il s'est passé un an et demi. J'ai connu qu'une seule fille à ce moment-là, mais ne me demande pas son nom. Bon après Gina. Ensuite Sophia Turner, un agent de la CIA. Je recompte pas Gina, hein? Sourit-il amusé certainement devant mon visage. Deux autres filles. Je ne compte toujours pas Gina.

- Arrête avec Gina, dis-je jalouse

- D'accord, rit-il ensuite toi et…

- Jess, terminais-je en voyant sa peine

- Tu vois c'est simple, à toi

- Ok, le premier était...

- Attend, me coupa-t-il, à quel âge?

- Quoi?

- Moi, j'avais...

- Arrête de tout me dire, pour que je fasse de même!

- Tu as honte?

- Non

- Bon alors pourquoi en faire un secret de polichinelle?

- Je n'ai jamais eu à raconter ça à mes ex, l'informais-je

- C'est dommage… je trouve que c'est un pan essentiel de nos vies, tu ne trouves pas?

Lui et sa logique implacable, il m'exaspérait! Je savais qu'il avait raison, qu'il n'y avait aucune honte à avoir, et que de discuter de ces choses-là avec son petit-ami était naturel… mais ça n'empêchait pas que c'était gênant.

- 15 ans, dis-je gênée

- Moi 16 ans, dit-il pour me donner du courage certainement

- Il s'appelait Cole Turner, on est sorti ensemble un an et demi. Ensuite il y a eu, Bradley, et James. J'ai rompu avec James après la mort de ma mère.

Castle me regardait, il était attentif à mon récit.

- Heu, ensuite, j'ai connu quelques gars sans que ça soit du sérieux. Et il y a eu …

- Combien de gars? dit-il intrigué

- 4

- D'accord

- Il y a eu Sorenson ensuite, mais bon ça tu le sais, dis-je dépitée, tout comme Demming et Josh, murmurais-je, et toi.

- ….

- Tu ne dis rien? Demandais-je anxieuse

- Tu oublies Royce.

- Je n'ai jamais couché avec lui, souriais-je alors que je voyais dans son regard de la jalousie

- 11, souffla-t-il

- Pardon?

- Il y a 11 hommes sur cette terre quoi ont eu la chance de te faire l'amour

- Tu es jaloux?

- Non, qu'importe tous ses hommes, tant que je sois le seul à te faire l'amour jusqu'à ton dernier souffle, dit-il amoureusement

- J'aime cette idée, susurrais-je en me mordant la lèvre inférieure

- Moi aussi, répondit-il en m'embrassant chastement tout en continuant de me malaxer le dos.

- Tu crois qu'il y en a encore pour longtemps ? Demandais-je inquiète

- Non, certainement encore une ou deux heures grand max, pourquoi?

- Pour rien, ça commence à faite long c'est tout.

- C'est vrai, souffla-t-il. Tu devrais essayer de dormir, le temps passera plus vite.

- Non, merci, réfutais-je en nous réinstallant comme au départ mon corps à moitié sur Rick

- Tu es bien là ? demanda-t-il en continuant ses caresses dorsales

- Oui,

- …..

- À mon tour, action ou vérité ? Demandais-je pour faire passer le temps

- Si je dis action, je sens que je vais te masser pendant des heures, sourit-il

- Et c'est un problème ? Le taquinais-je

- Aucunement. Je choisis vérité et je continue le massage, répondit-il en descendant la fermeture éclair de ma robe.

- Que faits-tu?

- C'est ta question vérité ? reprit-il en posant ses mains sur ma colonne vertébrale

- Non, souriais-je en appréciant son massage des plus sensuels. J'aimerais te demander quelque chose mais j'ai peur de ta réaction, avouais-je penaude

- Mais quelle est donc cette question? Rit-il

- Je… être enfermé dans cette capsule est peut-être une bonne idée après tout. On a le temps de ce parler sans être dérangé et...

- Kate? demanda-t-il désormais anxieux

- J'aimerais que tu me parles de ta captivité, murmurais-je hésitante


POV CASTLE


- Pardon? Fis-je sur la défensive

- Tu… Castle, tu ne m'as jamais raconté comment c'était, comment tu avais perçu les décharges, les menottes et...

- Kate, tu sais ce que c'est, dis-je pour éviter ce pan douloureux de ma vie

- Mettre des mots t'aiderait, tenta-t-elle

- Ce qui m'aide c'est toi, rétorquais-je en lui souriant en espérant que ça suffise

J'avais arrêté mon massage sur son dos à l'énoncée de sa question et m'étais raidi de tout mon être

- Ok, souffla-t-elle déçue, alors parle-moi de ce que tu ressens quand je panique , quand je te repousse

- Tu… non, refusais-je en fermant les yeux

- Tu as le droit de m'en vouloir, avouais-je

- C'est pas ça, souffla-t-il

- Castle, parle-moi, hier on a partagé un moment exquis ensemble et ensuite j'ai paniqué pour m'enfermer dans la salle de bain. J'ai eu des mots très dur… j'aimerais qu'on parle aussi de tes sentiments, dit-elle peinée

- Je vais bien, répondis-je en remontant la fermeture éclair de ma robe.

Comment pouvait-elle me demander ce genre de choses. Dire ce que je pensais de ces peurs, de ces crises d'angoisses ou de ma captivité. Avalant difficilement ma salive, je rouvris les yeux pour la voir me regarder avec tristesse.