Chapitre 25 : Un pas en avant

- Tu l'as appelé par son prénom, je n'y crois pas ! Hermione Granger qui appelle son ennemi par son prénom.
- Non Ron je ne l'ai pas appelé par son prénom.
- Si tu l'as fait, dit Ginny.
- Je suis d'accord avec eux, dit Pansy.

Les huit enfants de la prophétie rentraient dans l'appartement des Préfets-en-chef. Ils sortaient du bureau du directeur après avoir détruit l'avant-dernier Horcruxe.

- Je suis là vous savez, ça serait bien si vous parliez de moi en ces termes ailleurs que sous mon nez.
- Aucun problème on n'a pas besoin de toi pour parler de toi quand tu n'es pas là.
- Vous pouvez me dire ce qui vous prend ? demanda Blaise. Je croyais qu'on était un minimum amis, je ne vois pas ce qui est gênant dans le fait que Granger appelle Draco par son prénom.
- Peux-tu me dire pourquoi toi tu ne l'appelles pas Hermione alors ? demanda Ron.
- Par habitude, Hermione tes amis sont vraiment très chiants quand ils le veulent ?
- Oui je sais, répondit-elle avec un sourire.
- Eh !!
- Bah quoi ? répondit Hermione faisant l'innocente.
- Je ne sais pas si notre rendez-vous de ce soir est toujours au menu, dit Ginny.
- Pourquoi ? dit Blaise surpris.
- Tu veux vraiment le savoir ?
- Oui.
- Tu n'avais cas être de mon côté.
- Mais je suis de ton côté, mais contre ton frère qui est jaloux de mon meilleur ami.

Ginny éclata de rire devant l'air béat de son petit-ami puis lui fit un bisou sur la joue.

- Tu es un amour, dit-elle, donc ça tient toujours pour ce soir ?
- Je ne sais pas, dit-il vexé.
- Mais si tu viendras tu m'aimes trop pour ne pas venir, dit-elle sûre d'elle.
- D'ailleurs tu en as de la chance.
- Oh oui, il faut vraiment l'aimer pour réussir à la supporter, dit Harry.
- Harry James Potter, je ne vous ai rien demandé.

Tout le monde rigola de bon cœur. Harry prenait de mieux en mieux leur relation et puis de toutes manières il n'avait pas le choix. Il c'était rendu compte que Ginny était devenue plus une petite sœur qu'une âme sœur, mais il n'était toujours pas près a dire qu'il était amoureux de Sandra.

Deux semaines plus tard, les vacances arrivèrent et ils restèrent tous à Poudlard. Puisqu'ils avaient élu domicile dans les appartements des Préfets-en-chef, Dumbledore les avait modifié pour donner huit chambres qui ressemblaient chacune à la personnalité de son occupant. La plupart du temps Ginny dormait dans la chambre de Blaise au plus grand désarroi de son frère, qui piquait sa crise à chaque fois que les tourtereaux s'éclipsaient. En allant dîner, le soir de leur première journée de vacances, ils se rendirent compte qu'il n'y avait presque personne qui était resté à Poudlard. Cela les arrangea car ils auraient moins besoin de se cacher et pour leur faciliter la tâche, le directeur avait fait disparaître les quatre longues tables pour n'en laisser qu'une où tout les élèves se regroupaient. Après une bonne nuit de sommeil, ils allèrent se promener dans le parc pour profiter des premiers rayons de soleil bien chaud de cette fin d'avril.

- Vous vous rendez compte ? Qui aurait cru que quatre Gryffondors et quatre Serpentards pourraient être assis au bord du lac sans avoir une baguette en main en train de faire un duel, dit Pansy en dissipant le silence qui s'était installé.
- Oui qui l'aurait cru, ajouta Hermione.
- Pas moi en tout cas, jamais un Malfoy ne s'était permis se genre de chose, dit Draco blasé.
- Oui c'est sûr qu'un Malfoy ne se permettrait pas d'être ami avec deux traîtres à leur sang, une Sang de Bourbe, et un élu, dit Harry avec un sourire aux lèvres.
- Tu me cherches Potter ?
- Moi ? Non je n'oserais pas, répondit-il amusé que Draco ai marché dans son jeu.
- Ouais c'est ça, monsieur Potter en le cherchant tu me cherches aussi car tu n'as pas à faire à un seul Malfoy ici.
- Oups, dit Harry encore plus fier de lui d'avoir provoqué deux Serpentards sur quatre, j'ai peur tu sais.
- Arrête de te moquer de moi Potter.
- Calme-toi Sandra, tu réagis encore plus que moi, dit Draco amusé lui aussi.
- Non je déteste qu'on se moque de moi.
- Oui je crois qu'il le sait, et qu'il le fait exprès.
- Moi ? Pas du tout, dit Harry faignant l'innocence.

Splash !!

Harry venait de recevoir un torrent d'eau sortant de la baguette de Sandra et se retrouva trempé.

- Oh toi tu ne perds rien pour attendre ! s'écria Harry se levant pour courir après la Serpentard.

Il fit apparaître une bouteille d'eau et il courut après elle. De son côté Sandra avait prévu le coup et s'était levée et s'était déjà éloignée quand Harry était sortit de sa torpeur. Quand elle vit qu'il lui courait après elle s'éloigna encore plus en rigolant. Après une course effrénée, Harry réussi à lui jeter l'eau dans son dos puis à l'attraper. Elle rigolait à gorge déployé mais voyant qu'Harry se rapprochait dangereusement du lac, elle se mit à crier :

- Harry, non, Harry non !! tu me …

Splash !

La jeune fille venait d'être jetée dans l'eau du lac, le garçon était mort de rire sur la rive. Il rigolait tellement qu'il ne vit pas Draco Malfoy s'approcher derrière lui pour se venger de sa cousine de cœur. Quand Harry rejoignit Sandra dans l'eau, c'était au tour de Draco de rigoler. Mais il n'avait pas prévu que jeter l'élu dans le lac ne plairait pas vraiment aux trois Gryffondors resté près de l'arbre sous lequel ils s'était posés une dizaine de minutes auparavant. Ils décidèrent de le mouiller à son tour. Ils étaient suivit de près par les deux autres Serpentards convaincus que mouiller le prince des Serpentards serait une revanche assez marrante pour toutes ses années d'autorité. Après quelques secondes, Draco se retourna vers ses amis pour voir leur tête mais il ne put voir que l'eau arriver sur lui. Ce fut la bataille d'eau la plus mémorable de l'histoire de Poudlard. Les Gryffondors contre les Serpentards. Harry se battait contre Sandra dans le lac ne pouvant remonter tant que celle-ci ne le lâcherait pas. Pour ceux qui étaient sur la terre ferme ils essayaient tant bien que mal de se cacher derrière les arbres pour ne pas se faire avoir par l'équipe adverse. Une dizaine de minutes plus tard, attirés par les cris les élèves de l'école n'étant pas partis en vacances, les ayant rejoints dans cette lutte mouillé. Le professeur McGonagall et le professeur Rogue eurent du mal à calmer le jeu sous les yeux amusés du directeur du haut de sa tour. Le soir même devant le feu de cheminée de la salle commune des Préfets-en-chef, Harry, Sandra, Draco, Ginny, Blaise, Hermione et Ron se réchauffaient comme ils le pouvaient. Malgré une bonne douche chaude et des vêtements secs, ils étaient frigorifiés. Certains se disputaient pour savoir qui avait commencé, tandis que d'autres parlaient tranquillement et rigolaient en se rappelant la tête de leurs professeurs lorsqu'ils s'étaient aussi retrouvés trempés et d'autres encore s'embrassaient de temps à autre.

Pendant le reste des vacances ils profitaient du beau temps pour se baigner normalement dans le lac ou lire à l'ombre d'un arbre et même réviser les ASPIC pour d'autres. Il n'y avait même plus de dispute entre eux juste des chamailleries. Il n'y avait que Harry et Sandra qui ne se parlaient toujours pas, le seul moment où ils avaient oublié leur dispute, c'était pendant la bataille d'eau où ils avaient vécu un bon moment. Mais sinon c'était le silence total.

Un soir Ron et Harry se disputaient une partie d'échec dans un coin de la salle commune avec Pansy comme spectatrice. Hermione, Sandra et Draco lisaient tranquillement un livre sur les canapés et Ginny et Blaise étaient partis se coucher depuis une bonne demi-heure maintenant.

- Je vais me coucher, bonne nuit, dit Sandra en se levant.
- Bonne nuit, répondirent en chœur les cinq autres.

Harry se tourna vers elle. Il la suivi du regard jusqu'à ce qu'elle s'enferme dans sa chambre, puis il soupira comme souvent. Ron et Pansy voyant cela, se regardèrent et d'un commun accord ils décidèrent de parler. Cela ne pouvait plus continuer ainsi : ce débat intérieur qui se déroulait dans la tête du survivant.

- Tu devrais lui parler, vous expliquez, dit Ron.
- Quoi ? demanda Harry en se retournant vers eux.
- Il a raison Harry.
- Mais de quoi vous parlez ?
- De Sandra, qui d'autre ? Il n'y a que vous qui vous vous obstinez à ne pas vous parler et à vous appeler par vos noms de famille.
- Et alors ? répondit Harry d'un ton sec.
- On sait que cela te dévore de l'intérieur, que tu ne le supporte pas.
- Ce n'est pas vrai !
- Si Harry, qu'est-ce que tu viens de faire à l'instant ? A part la regarder partir et soupirer.
- Je n'ai pas fais ça.
- On est deux contre un, dit Pansy, elle te manque comme tu lui manques.
- Et comment tu le sais ?
- Parce que je suis une fille, et entres filles on se comprend c'est tout, va lui parler.
- Mais elle ne voudra pas après le coup tordu que Draco m'a fait.
- Harry tu es mon meilleur ami mais là je suis obligé de te dire que même s'il a fait ça, c'est tes paroles qui l'ont plus blessé.
- Mais je n'ai rien dit.
- Oh oui à part « je ne peux pas l'oublier, regarde où je suis ! », l'imita-t-elle.
- Et ben c'est vrai.
- Oui tu l'as dit comme si cela te révulsait d'être au près d'elle, il y avait tellement de haine dans ta voix que je ne sais pas comment elle a fait pour ne pas te mettre un gifle et se mettre à pleurer, même si je suis sûre que c'est ce qu'elle à fait sous la douche pour ne pas qu'on l'entende.
- Tu croix vraiment qu'elle a pleuré ? demanda Harry qui commençait à sentir les remords qu'il avait enfui au fond de son cœur ces dernières semaines, remonter à la surface.
- Va lui parler, maintenant, dit Ron.
- Bon d'accord.

Harry se leva et alla toquer à la porte de la chambre de la Serpentard, devant les regards suspicieux de Draco et Hermione. Sandra ouvrit la porte en chemise de nuit et fut surprise de le voir.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle d'un ton froid.
- Te parler, je crois qu'il serait temps qu'on parle de nos différends.
- Parce que maintenant c'est le moment ?
- Oui laisse moi entrer, s'il te plaît.

Elle regarda ses grands yeux émeraudes et y remarqua une once de tristesse. Son regard balaya la pièce, tous attendait sa réponse, puis soupira et se poussa pour le laisser entrer. Une fois la porte refermée sur eux, Sandra prit sa robe de chambre pour se couvrir.

- Alors que voulais-tu me dire ?
- J'aimerais savoir qu'est-ce que j'ai fais exactement pour mériter ta colère, pour que je puisse m'excuser.
- Tu ne sais vraiment pas pourquoi je t'en veux ?
- Non.
- Tu es un idiot finit, Harry Potter.

Le silence suivit cette déclaration, Harry n'osait rien dire pour sa défense même s'il ne comprenait pas vraiment.

- C'est pour tes paroles blessantes Potter que je t'en veux. Tu ne te rends pas compte que le ton que tu emplois à mon égard est différent de celui réservé aux autres et le pire c'est que je ne sais même pas ce que j'ai fais pour mériter ta haine…, lâcha-t-elle un sanglot l'empêchant de continuer.
- Tu n'as rien fais Malfoy.
- Ah oui ? Je n'ai rien fais pour que du jour au lendemain tu cesse de m'appeler Sandra, que tu me parles méchamment. Bon sang Potter arrête de te contredire.
- Et toi pourquoi tu me parles comme ça aussi ?
- Oh n'échange pas les rôles. Je croyais qu'en côtoyant Draco, Blaise où même Pansy tu aurais compris qui sont les Serpentards. Comment ils se protègent face aux autres qui ne leur veulent pas que du bien.
- Non apparemment je n'ai pas compris.
- Potter…Harry c'est une carapace ! C'est pour éviter de souffrir face à cette haine injustifiée que tu me portes. Je croyais qu'on était amis et du jour au lendemain je suis envoyée au rang de sale Serpentard. Tu crois que j'ai été élevée de façon à pleurer devant toute une classe ? Non, même si tes paroles pendant le cours de potion m'ont anéanti. Bien sûr j'aurais pu pleurer et peut-être qu'en me voyant ainsi tu serais venu me consoler que tu te serais enfin excusé, mais non je ne suis pas comme ça même si je ne peux m'en empêcher maintenant.

La voyant en larme devant lui, le Gryffondor fut anéanti à son tour. Il fit un pas vers elle.

- Non Harry ne t'approche pas, je ne veux pas de ta pitié.
- Je suis désolé, je ne savais pas que je t'avais fait si mal.
- Mais qu'est-ce que tu croyais ? Que tu n'étais pas assez important pour moi pour que je ne souffre pas.
- Non, mais c'est toi qui m'a rejeté le soir du bal quand je t'ai sauvé.
- Oh oui tu m'as sauvé pour me rabaisser tout de suite après. Tu te souviens de ce que tu m'as dit ce soir là ? Non bien sûr que non. J'allais être violée Harry, violée ! J'aurais voulu que tu me rassures, que tu me dises que je n'y étais pour rien, que tu me prennes dans tes bras comme un ami l'aurait fait. Mais à la place de cela tu m'as lancé à la figure que je devrais faire plus attention la prochaine fois que tu ne serais pas toujours là pour me sauver. Tu crois que j'allais t'ouvrir les bras après que tu m'ais dis ça. Harry Potter, l'élu, qui cherche à sauver son monde, même si tu ne le savais pas le monde ne repose pas que sur tes épaules, sur les notres aussi. Il faut que tu redescendes sur terre un peu. Alors tu n'as rien à dire pour ta défense ?
- Non je suis fautif et je sais que je n'aurais pas dû faire ça je suis désolé mais si je te dis que c'était aussi une carapace, ma protection.
- Toi une carapace ? Et pourquoi faire ? De quoi avais-tu à te défendre contre moi ?
- Tout !
- Explique-toi.
- Avec toi j'étais bien, tu ne ressemblais vraiment pas à une Malfoy, ni a une Serpentard. Je ne comprenais pas pourquoi le choixpeau t'y avait mis même si j'ai compris maintenant. Sache que j'étais pris d'une réelle affection pour toi, ce que tout le monde n'arrêtait pas de me répéter et cela m'as fait peur. Surtout après que Ginny me l'ai fait remarquer quand vous vous êtes battues lors du choix des équipes. J'aimais Ginny plus que tout au monde, j'ai rompu avant que Voldemort ne le sache pour pas qu'il puisse l'utiliser contre moi, car je savais que s'il lui arrivait quelque chose j'en mourais. Je lui avais fais la promesse que dès que la guerre serait finit, si j'étais encore en vie, qu'on reprendrait là où on s'était arrêté si elle voulait toujours de moi. Quand elle t'as attaqué c'était un appel au secours de sa part, elle voyait que je me rapprochais de toi à ses dépends, alors quand dans cette salle de classe, ce Stephen m'a dit « Elle ne te plairait pas plutôt Potter ? », c'était la goutte d'eau qui à fait déborder le vase. Je ne pouvais supporter que tu m'éloignes de ma promesse alors ça a été plus fort que moi il fallait que je m'éloigne de toi.
- Pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi tu ne m'as pas expliqué cela plutôt ? Je t'aurais expliqué que je ne voulais pas t'éloigner d'elle.
- Je le savais mais tu n'y étais pour rien même si tu me l'avais dit et qu'on serait resté ami je me serais éloigné de ma promesse comme maintenant. C'est Ginny qui m'a libérer, je t'en ai voulu encore plus pour ça, voilà pourquoi j'ai été si dur pendant le duel et après mais maintenant que je la voie encore plus heureuse je t'en veux moins et je m'en veux moins de l'avoir laissé partir. Jamais je n'aurais pu la rendre plus heureuse que lui il le fait. Et puis je serais mort de toutes manières et vous vous seriez Mangemorts alors elle aurait encore plus souffert.
- Je peux te le dire qu'elle aurait été heureuse avec toi, tu es un homme bien Harry quand tu ne t'obstines pas contre le destin.
- Mais je n'ai jamais eu le choix, c'est toujours le destin qui a tout décidé pour moi, j'en ai marre d'être Harry, dit-il une larme coulant le long de sa joue.
- Si tu as le choix Harry, soit d'affronter tout seul, soit avec nous, dit-elle en s'approchant.
- J'aimerais avoir encore la chance de pouvoir réparer mes erreurs avec toi, de t'avoir comme amie…Sandra, dit-il en la regardant dans les yeux.
- Oh Harry, dit-elle se jetant en larmes dans ses bras.