Titre : L'aimer était rouge
Auteur : Lady Treacherous
Rating : T
Catégorie : Romance / Humour
Disclaimer : L'univers appartient à JK Rowling & les personnages m'appartiennent
Notes: J'espère que le précédent chapitre vous a plus et que celui-ci vous plaira également, car c'est le dernier :(
Ça m'attriste de l'arrêter et de quitter ces personnages auxquels je m'étais attaché, mais je pense que toute bonne chose à une fin et l'heure était venue pour cette fic. Je ne pensais pas que j'irai aussi loin, donc sincèrement, merci à tous ceux qui ont lu cette histoire et merci à ceux qui ont pris le temps de me donner leurs avis, ça m'a beaucoup encouragé à mettre autant d'enthousiasme dans chaque chapitre. Bref, je vous laisse savourer ce final. Bonne lecture :)
Chapitre 25 : Ma fin heureuse
Cela faisait une heure et demie que nous étions en train de jouer. Le score était serré, 70 points pour Serdaigle et 60 pour Gryffondor. Je n'avais toujours pas aperçus le vif d'or, ni l'attrapeur adverse d'ailleurs, et c'était bien le moment pour qu'il se montre. Le précédent attrapeur avait été remplacé par une fille, car il c'était déchiré un muscle. Elle ne me semblait pas très commode, mais si le capitaine de Serdaigle l'avait choisit, c'était parce qu'elle devait être plutôt bonne. Elle ne se préoccupait pas vraiment de moi, cherchant dans son coin. Je l'épiais, tout en faisant moi-même mes recherches. Je regardais régulièrement Joshua pour voir comment il s'en sortait. Il était vraiment à fond, c'était un plaisir. Le recruteur prenait des notes. Il regarda soudainement dans ma direction, je tournais la tête.
David me regarda un instant. Il me sourit et remua les lèvres comme s'il cherchait à me dire quelque chose. Habitué à parler de cette façon en cours avec Abigail quand nous n'étions pas à côté, je compris vaguement qu'il me demandait si je m'en sortais. Je secouais ma main pour lui dire que c'était bof, que j'avais un peu de mal.
Je regardais ensuite en direction de mes parents. Ils regardaient le match tout en gardant un œil sur moi de temps en temps. Ma mère se tenait les mains, comme si elle récitait une prière. Je compris qu'elle devait être stressée.
J'entendis soudainement des cris. Je ne regardais en bas, vers chaque extrémité du terrain où il y avait les buts de notre maison et ceux de l'autre, mais personne n'avait marqué de but pourtant. Il me fallut quelques instants avant de comprendre qu'il s'agissait soit d'un joueur qui c'était prit un cognard en pleine poire, soit que le vif d'or avait fait son apparition et que l'autre attrapeur devait être sans doute à sa poursuit e. En cherchant du regard mon adversaire, le cœur battant, je fus soulagé de l'apercevoir au même moment où l'élève commentateur dit dans son micro « Est-ce Serdaigle qui va remporter la victoire ? ». Je ne perdis pas de temps et me mit à la poursuite du vif d'or. « L'attrapeur de Gryffondor s'est enfin réveillé, mais il va avoir du fil à retordre pour rattraper l'attrapeur de Serdaigle qui est plus en avance que lui ! » Zut, je m'étais laissé distraire et cela risquait de couté la victoire à mon équipe. Me mordant les lèvres, je fonçais en direction de l'autre attrapeur qui partait en zigzag dans l'air. Je compris tout de suite que tout en poursuivant le vif d'or, l'attrapeuse était en train de me faire un combo pour me duper. M'éloignant le plus possible d'elle, je ne pris même pas la peine de faire attention à elle et me concentra sur le vif d'or qui partait en ligne droite. Voyant qu'elle n'arrivait pas à me perturber, l'attrapeuse prit de l'altitude avant de foncer tout droit sur le vif d'or qui était pile en dessous d'elle. Mon cœur accéléra en même temps que mon balai. Mais la fille fonça en piquet, et le vif disparu avec elle. Je m'approchais tout de même, le vif d'or n'était plus dans les parages, l'avait-elle attrapé ? Alors que je me demandais déjà comment j'allais m'excuser auprès de mon équipe pour avoir été incompétent, quelque chose se produisit : lorsqu'elle écarta les bras pour voir si elle avait eue le vif d'or, celui-ci, dont une aile c'était effectivement coincée entre les bras, reprit son envol comme-ci de rien était. L'attrapeuse, furieuse d'avoir été aussi bête, se tourna vers l'arbitre.
- Désolé, mais ce n'est pas valable puisque vous avez relâché le vif !
L'attrapeuse était en train de râler « Mais je l'avais attrapé ! », et j'en profitais pour suivre le vif d'or. Lorsque mon adversaire se retourna brusquement pour reprendre sa poursuite, il était trop tard. J'avais foncé en piquet également et je tenais à présent la petite balle dorée sous mes doigts. Tout ce passa très vite. Il y eu des cris, le commentateur cria dans le micro que j'avais attrapé le vif, puis l'arbitre siffla avant de crier « Gryffondor remporte le match ! ».
Je redescendis vers le sol, accompagné des commentaires du commentateur qui faisait des éloges sur l'équipe, disant qu'on avait remporté la coupe etc. A peine le pied posé au sol, toute mon équipe me fonça dessus, se jetant sur moi. J'avais l'impression d'être en train de jouer au rugby ou au football américain.
Je me mis à rire.
- C'est bon les gars relevez-vous, vous m'étouffez.
Quelques uns avaient les larmes aux yeux, émus d'avoir gagné. David me posa une main sur mon épaule pour me féliciter avant de me serrer dans ses bras. Joshua descendit à son tour de son balai. Il félicita tout le monde, leur fit des accolades, puis il s'avança vers moi et me prit les mains.
- J'ai bien cru que je n'y arriverais pas, dis-je en essayant de sourire.
- Il fallait que tu croies en toi !
- Et je l'ai fais !...Pour toi !
Il sourit avant de me serrer dans ses bras. Il pencha sa tête vers mon oreille.
- Merci, me murmura-t-il.
Tandis que la foule descendait des gradins pour venir nous féliciter sur le terrain, je plongeais mon regard dans celui de Joshua, qui fit de même. Mon cœur battait fort, comme au premier jour. Cette fois, j'étais sur. Je me mis sur la pointe des pieds pour effleurer ses lèvres, il se baissa légèrement afin que nos lèvres se scellent pendant un long moment. Un long moment de bonheur où on se sentait bien tout les deux, et personne ne pourrait-nous séparer…
…hormis peut-être cette foule, qui nous souleva en l'air sans aucun problème. Je me retrouvais sur les épaules de Yann. Cela ne me gênait pas d'être porté, mais cela me gênait d'être porté par lui. Il était quand même gonflé. Mais bon, j'étais trop heureux pour souhaiter m'embrouiller encore une fois pour quelque chose d'aussi inutile.
Le commentateur passa une annonce : « Le directeur vient de me dire de vous prévenir que la remise de la coupe, des prix et de la coupe des quatre maisons aura lieux ce soir à 18h ! ». La foule commença ensuite à se dissiper, on fut reposé sur le sol et je m'approchais de Joshua.
- Vient, me dit-il, on va se changer puis on retourna au château prendre une douche et se préparer.
J'acquiesçais en souriant, d'un signe de tête.
- Joshua ? fit une voix.
On se tourna tout les deux vers l'homme qui se présentait devant nous.
- Oui c'est moi ! répondit-il avant de se rendre compte que l'homme en face de lui était le recruteur. Oh…monsieur, je ne vous avais pas reconnu. Bonjour !
Il sourit.
- Que dirais-tu de me suivre pour que nous puissions parler en privé.
Je m'écartais alors et regarda Joshua partir avec le recruteur, avant de rejoindre David et Abigail, Lee et Sam qui nous avaient rejoins. Les autres membres de l'équipe étaient retournés dans les vestiaires en sautant et criant.
- J'espère que ça va bien ce passer, dis-je d'un ton inquiet en jetant de nouveau un regard à Joshua et l'homme qui c'étaient éloignés.
C'est là que j'aperçus une silhouette, debout dans les gradins. Bien qu'elle fut petite, je reconnu le père de Joshua, qui se tenait là, les mains dans les poches, fixant son fils. Même si je lui en voulais pour ce qu'il avait fait, je ne pouvais m'empêcher d'avoir de la sympathie pour lui, après tout, il ne voulait que le bonheur de son fils.
- Je vous laisse ! dis-je soudainement avant de partir en courant.
Il fallait que je le fasse oui. Je pris la direction des couloirs jusqu'à un escalier m'emmenant au gradin où était le père de Joshua. Il ne me regarda pas m'avancer, il ne devait même pas avoir remarqué ma présence.
- Je vous ai mal jugé Connor…, dit-il. Je vous ai même sous-estimé. (Je m'approchais). Lorsque Joshua m'a fait face tout à l'heure, j'ai compris qu'il ne reviendrait pas sur sa décision car c'était lui seul qui l'avait choisi. Bien que je n'approuve pas forcément son choix, peut-être je m'y ferai avec le temps.
- Monsieur, ce que vous avez fait n'est pas très correcte je l'admets, mais je sais au fond que vous le faisiez pour votre fils. On veut toujours ce qu'il y a de mieux pour ses enfants. Donc je comprends un peu la réaction que vous avez eue.
Il daigna me regarder un instant avant d'esquisser un petit sourire du coin des lèvres, ce qui me paraissait être plutôt bon signe.
- Je comprends maintenant pourquoi mon fils est tombé amoureux de vous. Je comprends maintenant qu'il peut trouver le bonheur à vos côtés.
- Connor ? fit une voix. Je reconnu immédiatement ma mère.
Mes parents s'avancèrent jusqu'à moi. Ma mère enroula un bras autour de ma taille et mon père posa une main sur mes épaules.
- On a tous le droit au bonheur, il suffit de creuser un peu pour le trouver !
Puis je m'en allais avec mes parents, qui avaient dit doucement au revoir au père de Joshua, légèrement gêné.
- Qui était ce monsieur ? demanda ma mère, curieuse comme toujours.
- C'est le père de Joshua !
- Qui est Joshua ? demanda ensuite mon père.
J'avais envie de rire. Avaient-ils devinés ou c'étaient seulement un hasard.
- Le capitaine de l'équipe de Gryffondor.
- Ah le grand garçon ! dit mon père, faisant genre qu'il s'en souvenait, bien que c'était peut-être vrai.
- Plutôt mignon, non ? dit ensuite ma mère en ricanant.
Je devais quand même le leur dire à présent, c'était le moment.
- Joshua est notre capitaine…., mais c'est aussi mon petit-ami !
En m'entendant, ils restèrent immobiles, incapable d'émettre la moindre syllabe. Il s'écoula plusieurs minutes avant qu'ils comprirent ce qu'ils avaient entendus. Ma mère finit par se ressaisir, puis s'émerveilla.
- Est-ce bien vrai ? Oh, Connor, dit-elle ensuite avant de se jeter dans mes bras, commençant à pleurer. Je suis si content pour toi.
Mon père s'approcha à son tour, et ne sachant que dire, me serra dans ses bras. J'étais à la fois amusé et gêné par la situation.
- Tu vas nous le présenter dit ? s'empressa de demander ma mère.
Je rigolais.
- Oui bien sûr !
Je regardais en bas Joshua, qui serra la main du recruteur avant de repartir tranquillement vers les vestiaires. Je retournais la tête vers mes parents.
- Je vous laisse, je dois aller me changer. Retournez à l'école, je pense que vous pourrez vous rendre dans la Grande Salle à présent !
Sans leur adresser un mot de plus, je partis à toute vitesse en direction de l'escalier, courant à travers les couloirs jusqu'au vestiaire. Joshua était assis sur un banc, en train d'enlever ses chaussures.
- A…Alors ? demandais-je en m'approchant.
Il ne me répondit pas, se leva et s'avança vers son casier. Il était bizarre, il n'avait pas été prit ? J'attendis sa réponse en allant m'asseoir moi aussi. Je le regardais ce changer, sans rien dire, faisant des « hum » de temps à autre pour lui rappeler que j'étais là.
- S'il te plaît dit moi, tu sais bien que je ne suis pas patient pour ce genre de chose !
Joshua se tourna finalement vers moi en soupirant.
- On a parlé un peu Quidditch, il m'a dit à quel point il était impressionné par mes compétences et par l'équipe en général, il m'a posé des questions auxquelles j'ai répondues. Puis pour finir, il m'a dit qu'il m'enverrait sans doute prochainement une lettre accompagnée d'un dossier d'inscription pour entrer l'équipe de Quididtch de Londres !
Je mis un temps avant de comprendre ce qu'il venait de me dire. Je me levais, puis me rassis, avant de me relever. Sans le faire exprès, je me mis à pousser un cri, ce qui le fit sourire, puis je courus avant de sauter dans ses bras, poser mes mains sur ses joues, le caresser, l'embrasser. J'étais sans voix.
- Félicitations, dis-je, je savais que tu réussirais ! Je le savais.
On rigola ensemble avant d'entendre des bruits de pas. C'était le père de Joshua.
- Je peux te parler ? demanda-t-il.
Joshua semblait tendu, je tournais son visage vers le mien, mon regard lui disant d'aller lui parler. Puis je partis, pour les laisser tranquille.
oooOOOoooOOOooo
Ce soir était un grand soir, tous les élèves étaient conviés à un grand festin pour la remise des trophées. En rentrant du stade, j'étais parti me prendre une bonne douche avant de me changer. J'avais ensuite retrouvé mes amis et Joshua, puis nous allions tous ensembles dans la Grande Salle. Tout était fait de décor de Quidditch, avec une dominante de rouge et or, sans pour autant oublier complètement les autres couleurs. Toutes les tables étaient mises autour de la salle, pour laisser un grand espace au milieu. Et un buffet froid était disposé sur les tables.
- J'ai parlé de toi à mes parents. Enfin de nous, dis-je ensuite à Joshua en lui tenant la main.
- Ils veulent me rencontrer je présume ?
- Oui, répondis-je en rigolant.
- On tâchera de les croiser alors !
La main chaude de Joshua me procurait un certain bien être, un sentiment de sécurité. Je me sentais bien mieux depuis que notre affaire c'était réglé et que cela semblait bien se finir. On aperçut David, qui c'était un peu mieux habillé qu'à son habitude. Il discutait avec Amanda et un garçon, qui partit d'ailleurs tout de suite après.
- Félicitations ! nous dit Amanda en sautillant.
- Pour ? demanda Joshua en souriant, même s'il avait deviné, mais il aimait bien l'entendre.
- Alors déjà pour avoir remporté le match, ensuite pour vous êtres réconciliés et remis ensemble, et pour finir toi Joshua, David m'a dit que tu avais été sélectionné pour aller dans une équipe de Quidditch pro à la rentrée prochaine.
- Les nouvelles vont vite ! dit ensuite Joshua en rigolant avant de faire un clin d'œil à David.
- T'inquiète mec, bientôt toute l'école sera au courant ! dit David, rigolant à son tour.
Je cherchais du regard mes parents parmi toute cette foule, et les aperçus enfin.
- Je vois mon père et ma mère, dis-je à Joshua en lui tirant sur son pull. Tu veux qu'on aille les voir maintenant ?
- Oui pourquoi pas ? Comme ça se sera fait.
On s'éloigna alors du groupe, j'enroulais mon bras par-dessous celui de Joshua, et on s'avança tranquillement vers mes parents. Ils étaient en train de déguster une part de quiche, avant de nous remarquer. Ma mère faillit tout recracher en m'apercevant avec Josh.
- Bonté divine ! dit-elle en suçant son doigt.
- Papa, Maman, je vous présente Joshua, mon petit-ami !
- Enchanté, dis Joshua en leur serrant la main.
Ma mère ne put s'empêcher de le serrer dans ses bras, ce qui amusa Joshua à ma grande surprise. On discuta avec eux pendant plusieurs minutes, ou du moins mes parents posèrent des questions à Joshua, puis soudain, le directeur fit son entrée et s'avança jusqu'à l'estrade à l'autre bout de la salle.
- Bonsoir à tous, dit-il en chantonnant. Merci d'être venus si nombreux à cette remise des trophées qui se verra remettre des coupes aux joueurs de Quidditch mais aussi aux élèves de Poudlard avec la remise de la coupe des Quatre maisons.
Avec sa voix forte, il était impossible de ne pas l'écouter. Toute la salle avait son attention, avare de la suite des évènements.
- Pour commencer, je tiens à féliciter tous les joueurs de chaque maison, qui ont fait preuve durant cette saison de Quidditch d'un grand fairplay et d'une grande détermination. Ils nous ont fait vibrer au rythme des buts. Ils nous ont fait connaître la gloire ou le gout amer de la défaite, mais tous ont fait de leur mieux et nous pouvons les applaudir.
Toute la salle se mit à applaudir, je tournais la tête vers Joshua et lui sourit. A la fin des applaudissements, il descendit sa main jusqu'à la mienne puis ils ne firent plus qu'un.
- Vous êtes donc à l'honneur ce soir. Cette année, pour la première fois, nous avons décidé de récompenser plusieurs personnes, bien sûr, la Coupe de Quidditch sera donné à la fin à l'équipe gagnante. Mais d'abord, nous allons récompenser le meilleur de chaque poste.
Des murmures s'élevèrent un peu partout dans la salle. Je savais qu'il y aurait plusieurs trophées mais je ne m'étais pas attendu à cela. Je regardais Joshua puis au loin David et les autres, le cœur battant. Tous étaient aux aguets pour savoir qui remportait les différents trophées.
- Je vais commencer par les postes de gardien !
Ce fut un élève de Serpentard qui fut choisi. Il alla jusqu'à l'estrade pour récupérer son trophée. Ce fut ensuite le tour des poursuiveurs. C'était très tressant, car il y avait trois trophées pour cette catégorie, donc en tout douze personnes sur trois allaient avoir la chance de gagner.
- De la maison Poufsouffle j'appelle Liam de la maison Serpentard j'appelle Henry de la maison Gryffondor j'appelle Joshua !
Joshua lâcha ma main, tandis que les Gryffondor poussaient des cris, donnaient des petites tapes amicales sur l'épaule ou dans le dos de Joshua tandis qu'il partait chercher son prix. J'étais très content pour lui, même si je savais que s'il n'avait pas eu ce prix, il était déjà récompensé par autre chose. Les trois poursuiveurs des différentes maisons prirent leurs trophées, et Joshua revint vers nous. David, Abigail, Sam et Lee vinrent nous rejoindre également et un peu après Amanda et Margaux.
- Maintenant les batteurs. De la maison Serdaigle j'appelle Juliette de la maison Gryffondor j'appelle David.
Ce dernier fut surprit d'avoir entendu son nom. C'est un peu gêné qu'il vint chercher son trophée, sous les cris et les applaudissements, puis retrouva toute son assurance après.
- Et maintenant je vais appeler, pour le trophée du meilleur attrapeur…
Mon cœur se mit à battre. Cela ne pouvait pas être moi de toute façon, j'étais encore novice. Abigail me tint la main, et je sentis mes parents s'approcher de moi.
- …De la maison Gryffondor j'appelle Connor ! annonça ensuite le directeur.
Je fus surpris en entendant mon nom. Abigail se jeta dans mes bras, Amanda ensuite, ma mère aussi, et les garçons me firent une accolade. Joshua m'embrassa rapidement avant de me pousser dans l'allée. Tous les regards étaient braqués sur moi, c'était étrange. Je m'avançais d'un pas prudent vers l'estrade. Le directeur me tendit mon trophée en souriant, me serrant ensuite la main.
- Félicitations jeune homme, me dit-il, vous le méritez !
Je repartis sous les applaudissements, encore choqué d'avoir remporté un prix alors que je ne m'y attendais pas du tout. Elena, l'ancienne attrapeuse de l'équipe, vint me féliciter.
- On la ramènera à la maison si tu veux ! me dit ma mère qui commençait déjà à l'astiquer.
Abigail, Sam et Lee vinrent bien sûr me féliciter, Amanda aussi. Les amis de Joshua, c'est-à-dire Tom, Yann, Margaux et Célia, regardèrent dans notre direction, hésitant à s'approcher. Ils ne finirent pas s'avancer vers nous afin de nous féliciter, puis se tinrent à l'écart durant le reste de la cérémonie.
Le directeur fit un petit speech pour remercier de nouveau tous les joueurs, puis il invita le présentateur des matchs mais aussi l'arbitre à venir sur l'estrade. Il les félicita aussi puis un groupe de fille de première année vinrent leur apporter des bouquets de fleur sous les applaudissements. Le directeur continua son speech, virant sur l'école.
- A la quatrième place nous retrouvons Serpentard, avec un total de 467 points !
Il y eu des cris venant de la maison Serpentard bien sûr, tout les autres se contentèrent d'applaudir.
- A la troisième place, Poufsouffle, avec un total de 480 points.
Il ne restait plus que Gryffondor et Serdaigle en jeu. Personne ne savait réellement qui était susceptible de gagner étant donné que les deux maisons étaient très proches au niveau des points.
Je tournais la tête vers Abigail.
- Tu penses que qui va gagner ?
- Je ne sais pas trop, répondit-elle simplement.
- C'est difficile à dire. D'un côté, Serdaigle a beaucoup de chance de remporter la coupe étant donné que c'est la maison la plus sérieuse de l'école, qui remporte beaucoup de points par ses bons résultats, et combinés aux points du Quidditch sa leur fait un sacré bonus. Chez Gryffondor on n'excelle pas vraiment en cours. C'est surtout au Quidditch. Peut-être cela nous portera chance mais je ne pense pas…
- Avec un total de 520 points, Serdaigle, annonce le directeur sous les cris des bleus.
Le suspense était à son comble. Gryffondor allait il être meilleur que Serdaigle ou au contraire avoir un résultat plus faible ? Le directeur toussa avant de reprendre la parole.
- Pour finir, nous retrouvons Gryffondor, avec un total de…
Il re-toussa, ce qui perturba l'assemblée qui voulait connaître la réponse bien sûr.
- …avec un total de 520 points.
J'avais l'impression d'avoir mal compris. C'est lorsque des rangées de drapeau rouge et bleu apparurent que je réalisais que les Gryffondor et les Serdaigle étaient à égalités. Il y eu des cris, des applaudissements, les deux préfets furent invités à venir sur scène pour chercher la coupe, s'empoignant la main amicalement.
Je fus un peu déçu qu'il y ait égalité, mais au moins on n'avait pas perdu. On avait d'ailleurs gagné beaucoup de choses. Joshua m'attrapa la main, me souriant d'un air malicieux.
- Tu en fais une tête, dit-il avant de comprendre ce qui me tourmentait l'esprit. Il me mit alors face à lui, les mains sur mes épaules, qui remontèrent jusqu'à mes joues. Parmi tous les prix que j'ai pu recevoir aujourd'hui, tu es sans aucun doute le meilleur d'entre tous !
Son visage était près du mien. Très près. Ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes l'espace d'un instant. Il se pencha pour m'embrasser de nouveau, d'une manière plus convenable. Je me laissais embrasser, fermant les yeux. Une étrange sensation était en train de monter en moi. Je le regardais tout en lui caressant sa chevelure cuivrée.
- J'ai toujours eue envie de mettre ma main dans tes cheveux.
Il me regarda, surprit.
- J'avais remarqué que tu aimais bien me les toucher.
(Cher lecteur, je te prie de ne pas chercher un double fond dans cette phrase, merci.)
Je souris avant de soupirer.
- Il ne reste que quelques jours avant que tu te fasses diplômer…, dis-je d'un air triste.
- On a plus cours Connor, on va pouvoir en profiter pour passer ses derniers jours ensembles.
J'avais envie de pleurer. Le moment où on allait devoir se séparer de nouveau me chagrinait. Je n'avais plus envie de le quitter.
- Je…j'ai pas envie de passer deux mois sans te voir, dis-je finalement.
Il sourit et me caressa le visage tendrement.
- Moi non plus, sinon je risquerais de mourir.
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Les derniers jours allaient être riches en émotions et je m'étais déjà préparé. Pour ses derniers jours de cours, Poudlard était en fête. Surtout chez les Gryffondor. Le soir de la victoire, on fit la fête toute la nuit dans la tour, bien sûr, j'étais mort à cause du match et je n'étais pas partit me coucher trop tard. « De toute manière on va faire la fête durant le reste de la semaine ! » avait dit David qui comptait bien en profiter. Joshua avait participé à la première fête mais ne comptait pas réellement se rendre aux autres, ou du moins vite fait, ce qui me fit plaisir d'un côté, même si je savais qu'il n'y aurait pas d'alcool cette fois étant donné que ce n'était pas une des fêtes de Jenna mais une fête regroupant chaque niveaux, et cette forme de solidarité faisait plaisir à voir. Quant à Jenna et ses copines, elles n'avaient pas étés renvoyés, puisque c'était leur dernière année. Mais cependant, elles furent punies. Tout d'abord, elles ne purent assister au dernier match de Quidditch, ni à la remise des coupes. Elles allaient également être collées jusqu'à ce que l'heure du départ ait sonnée, elles ne pourraient donc assister à aucune des fêtes. Abigail était plutôt satisfaite de la punition affligée à Jenna et à ses copines. Personnellement je trouvais la punition assez légère, mais si Abigail l'approuvait, je ne pouvais être en tord avec celle-ci.
Le lendemain du match, après une nuit de fête, toute l'école était endormie. Je me réveillais que vers 11h. J'étais seul dans mon lit. J'avais oublié que Joshua et moi nous nous étions jurés de récupérer cette nuit notre fatigue et que les dernières nuits on les passerait ensembles.
- Hmmm…allez vous faire des choses ? demanda David en ricanant.
Je faillis avaler mon verre d'eau de travers. Abigail donna un coup dans le venture de David.
- On ne pose pas ce genre de question, enfoiré ! dit-elle ensuite, ce qui me fit rire.
Bien que je fusse envahie par un désir sincère et profond, jamais il ne m'était venu à l'esprit de passer à l'acte avec Joshua, bien que cela fasse un certain temps que nous étions ensemble, si nous ne comptions pas la rupture.
En sortant de la Grande Salle, mes parents se tenaient devant l'entrée, mon père tenant un sac avec sans doute leurs vêtements de la veille, leurs pyjamas et affaires de toilettes.
- Vous partez déjà ? demandais-je en m'approchant vers eux.
- Eh oui, nous ne sommes pas encore en vacances mon garçon ! me dit mon père.
On se fit un câlin puis ma mère me serra dans ses bras. Si je n'étais pas aussi grand qu'elle, elle aurait été capable de me porter et de me bercer. Elle déposa un baiser sur ma joue, me laissant sans doute une trace de son rouge à lèvre.
- On t'attendra dimanche à la gare, dit-elle ensuite bien que je le savais déjà.
Je les accompagnais jusqu'à la cour carré. Ils n'étaient pas les seuls à partir, il y avait d'autres parents qui c'étaient déplacés à l'occasion du match, et parmi eux le père de Joshua. Il me regarda un instant avant de sourire et m'adresser un geste de salutation avant de s'éloigner. Je le regardais partir avant de re-subir les étreintes de mes parents, comme-ci nous n'allions jamais nous revoir.
- Au fait, si tu veux inviter Joshua cet été, il n'y a pas de problème ! me dit ma mère.
J'écarquillais les yeux, stupéfait. Je n'en croyais pas mes oreilles.
- C'est vrai je peux ?
- Vu qu'on rentrera plus tôt que prévu, on pourra vous laisser seul si tu veux à la maison à la mer.
- Tu pourras même inviter tes autres amis si tu veux.
- Merci, vous êtes supers ! m'écriais-je de joie avant de leur sauté dans les bras.
- Bon aller, on se sauve sinon on va rater le train.
Ils m'embrassèrent de nouveau avant de partir définitivement. Je ne pouvais contenir ma joie, je devais prévenir Joshua de la nouvelle.
Alors que je me retournai, je croisais Amanda. Vu que les cours étaient finis, elle avait déjà rangé au placard sa robe de sorcier.
- Tu ne vas plus la mettre ? demandais-je à la jeune fille qui mit quelques secondes avant de comprendre de quoi je parlais.
- Ah heu…non, pourquoi ?
- Je ne sais pas, tu es en 7ème année, tu vis tes derniers instants à Poudlard, tu devrais en profiter.
Elle se mit à rire.
- Tu es mignon Connor, tu vas beaucoup me manquer. En fait, je détestais cette robe, je n'avais plus qu'une hâte, pouvoir me balader avec mes robes à moi dans l'école.
Je baissais la tête pour regarder ses chaussures à talons vertigineux une fois encore.
- …et mes chaussures ! rajouta-t-elle.
Une mère d'élève passa devant elle avec une valise et murmura « C'est une honte ! Catin ! » avant de passer la porte d'entrée du château. Je fus un peu choqué, mais cela fit rire au contraire Amanda, elle n'en avait rien à faire de ce que les gens pouvaient penser.
- Tu n'aurais pas vu Joshua ?
- Hmm…non, désolé. Au fait, tu me donneras ton adresse pour qu'on s'écrive des lettes cet été ?
Je fus ravis que ma nouvelle amie comptait garder contact avec moi.
- Oui bien sûr, je te l'écrirai sur un bout de papier.
- Pas de problème. Et sinon…je peux te poser une question ?
J'étais justement en train de partir. Je tournais la tête vers elle et la regarda un instant avant de sourire et d'acquiescer. Amanda semblait un peu gênée, ce qui m'inquiéta un peu étant donné qu'elle n'était jamais gênée. Quelle question allait-elle me poser ?
- Tu…hmm…toi et Joshua vous ?
J'écarquillais les yeux avant de rougir.
- Heu…non, non. Mais pourquoi tout le monde me demande cela ?
- Oublie ce que j'ai dis, dit-elle soudainement. A plus !
Avant même que je puisse la retenir, elle avait filé en courant. Oui, elle avait couru avec ses talons de quinze centimètres…
J'avais la flemme de passer ma journée à chercher Joshua. Si le destin voulait qu'on se retrouve, je le croiserai forcément. Je gagnais la salle commune de Gryffondor, qui était bondée depuis hier. Tout en circulant parmi les élèves, ses derniers me saluèrent, même si je ne les connaissais pas forcément. Je serais bien resté avec eux pour discuter mais j'avais des choses à faire. Je montais dans le dortoir où étaient Sam, Lee et Abigail.
- Ah tu es là ! dit Abigail en se levant du lit sur lequel elle était allongée en train de lire Sorcière Hebdo, un magasine de mode. Joshua te cherchait partout !
- Tu sais où est-ce qu'il est ?
- Oui, près du lac.
- Ca te dit de m'accompagner jusqu'au hall ? J'en ai marre de faire des allés-venus, tout seul.
Abigail rigola et partit avec moi. Lorsque je fus sur que l'on était plus ou moins seul, je lui adressais la parole discrètement.
- Tu pourrais m'expliquer pourquoi tout le monde me demande si j'ai déjà coucher avec Joshua ?
La rouquine sembla surprise que je sois aussi direct sur ce sujet là. De toute façon, Abi était ma meilleure amie, c'était normal qu'on parle de ce genre de chose, bien que c'était la première fois que l'on traitait ce sujet là.
- On te taquine juste, Connor. Car cela fait un moment que toi et Joshua vous êtes ensemble, donc on se demandait juste. Mais cela a l'air de te perturber, donc je n'en parlerai plus, promis.
- Super la blague, fis-je remarquer avant de rigoler. Je repris un air sérieux. En fait, ce n'est pas que cela me gêne que vous dites ça, mais j'ai un peu peur car je ne me suis jamais vraiment dit que je devais le faire…
- Tu ne l'aimes pas ?
- Si, bien sûr que si, mais j'ai peur que cela soit trop tôt.
- Cela fait quasiment 7 mois, voire plus, que vous êtes ensemble. Normalement, les couples, à notre âge, le font dans ses zones là. Mais si tu ne te sens pas prêt, je ne t'oblige en rien.
- J'espère bien.
- Tu ne te sens pas prêt, c'est ça ?
- Comment dire…ce n'est pas réellement ça. En fait, ce n'est pas l'envie qui me manque, mais j'ai peur. Ce genre de chose cela ne se programme pas vraiment. Ca vient tout seul normalement. Et puis, il faut que les deux partenaires soit d'accord…
- Ne t'inquiète pas pour cela, je suis sûr que Joshua le sera.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- Parce qu'en fait, David m'a raconté hier soir, quand il était un peu pompette (Il avait bu de l'alcool qu'il c'était acheté lui-même en cachette à Prè-au-Lard) que Joshua et lui avait déjà discuté de ce sujet là lorsque vous deux ne vous étiez pas encore séparé.
- Donc ça veut dire que Joshua c'est déjà préparé à franchir le cap.
- Plus ou moins…
J'étais en train de paniquer.
- Zut, que vais-je devoir faire ?!
Abigail soupira, me stoppa et posa ses mains sur mes épaules.
- Ecoute, si Joshua tente quoi que ce soit avec toi et que si tu ne te sens pas près à ce moment là, rien ne t'oblige à le faire. Joshua est un garçon gentil et intelligent, il comprendra ne t'en fait pas. Après, je pense que si tu veux toi aussi le faire, mais que tu te retiens seulement parce que tu as peur, laisse Joshua te guider, tu n'es pas tout seul après tout à vivre cette « expérience ».
- A t'entendre parler on dirait que tu me pousses à faire l'amour avec lui avant qu'il parte.
- Héhé, non je ne te pousse en rien. Mais personnellement, si j'étais à ta place, j'en profiterai un peu car après tout, l'année prochaine vous allez avoir du mal à vous voir, et j'aimerai tout de même avoir pu partager des choses avec mon partenaire afin que notre relation soit un peu plus soudée.
Elle n'avait pas tord. Mais d'un côté, je ne voulais pas spécialement le faire dans l'immédiat. A la rigueur cet été si Joshua et moi nous nous voyons ?
Abigail me laissa dans la cour carré avant de traverser le viaduc en direction de la volière. Moi je passais un autre chemin pour me rendre au hangar à bateau. Tout en descendant l'escalier, je pus apercevoir la silhouette de Joshua en bas. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine à ce moment-là. J'avais peur de le regarder en face et qu'on parle de CA.
- Je t'attendais, dit-il en tirant vers lui une barque. On va faire un tour ?
Je m'approchais, on s'embrassa et je souris.
- Bonne idée !
Il m'aida à monter dans la barque puis monta à son tour et prit les rames. Quelques minutes plus tard nous étions « perdus » sur le lac de l'école. Le soleil frappant sur nos têtes. Je fermais les yeux, mettant ma main dans l'eau.
- Si j'étais dois, dit Joshua, je ne ferais pas ça. Les créatures des profondeurs peuvent te couper la main !
Je retirais immédiatement ma main de l'eau. Joshua se mit à rire, très fort.
- Hahaha, je plaisante Connor. Tu es vraiment mignon lorsque tu es paniqué !
Je fis une grimace.
- Si nous n'étions pas si loin de la rive, je t'aurai fais tomber dans l'eau en espérant que les sirènes t'entraînent au fond !
Joshua lâcha les rames et se rapprocha de moi, me prenant les mains.
- Tu souhaites vraiment que je disparaisse au fond de ce lac…pour toujours ?
Je rougis avant de tourner la tête et soupirer.
- …non.
- Comment ? J'ai pas entendu ? dit-il en souriant.
- NON !
Je me reçu de l'eau sur moi. Il avait osé m'envoyer de l'eau. Le traître.
- Tu vas voir…
Je mis ma main dans l'eau et d'un geste le lui en envoyé. Notre petit jeu durant quelques minutes avant qu'on soit fatigué et tout trempé. Je commençais à frissonner.
- Viens là gros bêta ! me dit en souriant Joshua.
Ce que je fis. Il passa un bras autour de mes épaules, comme s'il cherchait à me réchauffer ou à servir de couette.
- On ferait mieux de rentrer, sinon tu vas tomber malade et ça serait bête que tu te retrouves au lit jusqu'à dimanche…
- Attend…, dis-je.
Joshua me regarda bizarrement. Je me blottis contre lui, puis il posa son doigt sur mon menton pour lever ma tête, avant d'approcher ses lèvres des miennes.
oooOOOoooOOOooo
Après le dîner, tous les Gryffondor gagnèrent la tour pour faire la fête pour la deuxième nuit consécutive. Avec Joshua et les autres, on avait décidé d'y participer finalement. Alors que je grignotais dans un coin tout en mangeant des dragées surprises, Joshua alla danser. Je le regardais en souriant. Il s'éclatait vraiment, et s'en avoir bu. Cela faisait tellement plaisir à voir. Oui, je pouvais affirmer qu'il était heureux. Enfin presque. Il me regarda, me lançant des regards langoureux, m'invitant à venir le rejoindre. Je souris et m'approcha de lui en me remuant un peu.
- Salut ! dit-il. Comment tu t'appelles ?
- Connor, répondis-je en me prêtant au jeu.
Tout en m'entraînant dans sa danse, il me caressa délicatement le visage.
- Je ne te connais pas Connor, mais je peux d'hors et déjà te dire que je t'aime.
Je souris. Il était vraiment bête. Mais j'aimais cet idiot.
- Mais on vient à peine de se rencontrer !
- Un regard suffit parfois pour déclencher un coup de foudre !
Cette phrase avait plus de sens pour moi qu'il ne le pensait, car c'était vraiment ce qui c'était passé, du moins de mon point de vue. J'en revenais à mes débuts il y a plusieurs mois : moi, élève de 6ème année, avec des notes médiocres et trois amis, j'en avais marre de me sentir seul dans ma vie sentimental. J'avais croisé par hasard un jour le regard de ce bel étalon. Depuis je l'aimais comme un fou. Et jamais dans mes rêves les plus fous j'avais pensé que je serai un jour en couple avec lui. Comme quoi, croire en ses rêves peut effectivement aider à ce qu'ils se réalisent, mais il faut vraiment y croire pour cela et avoir de la chance aussi.
Nos lèvres se scellèrent. J'enroulais mes bras autour de sa tête. Ce moment était parfait.
Tandis que Joshua continuait à danser, je partis retrouver Abigail, qui buvait un coup toute seule, contre l'escalier. Elle me regarda, perdu dans mes pensées. Elle rigola avant de rapprocher sa bouche de mon oreille pour me murmurer :
- Tu veux qu'on vous laisse le dortoir, pour cette nuit ?
Je regardais longuement Joshua. Il me jetait des regards régulièrement. Mon cœur battait la chamade. Je tournais alors la tête vers mon amie, tout en rougissant. Elle n'eue pas besoin de réponse de ma part pour comprendre. Elle passa une main dans mes cheveux comme-ci j'étais un petit garçon.
- Parfait. Je vais expliquer aux deux nigauds qu'on dormira chez David ce soir.
- Ne leur explique pas…
- T'inquiète, peut-être Lee comprendra tout seul, mais Sam est trop bête. De toute façon il sera tellement fatigué qu'il ne se rendra même pas compte qu'il n'est pas dans sa chambre.
On rigolait tout les deux.
J'appréhendais un peu l'heure d'aller ce coucher. Il était presque minuit lorsque Joshua vint me trouver pour qu'on danse ensemble. Alors qu'il m'attrapait la main pour m'entraîner sur la piste, je le retins, l'attirant du mieux que je pus vers moi.
- On va se coucher ? demandais-je en rougissant.
Il me regarda un instant, sans doute stupéfait vu qu'il avait la bouche ouverte. Il referma celle-ci puis regarda derrière lui avant de me regarder de nouveau et sourire maladroitement.
- Oui…
Je lui pris la main, et on commença à monter discrètement vers le dortoir. La pièce était sombre, seul l'éclat de la lune l'éclairait légèrement. Je fermais la porte derrière moi. Mon cœur battait la chamade. J'avais peur, je ne savais pas trop quoi faire. Je lançais discrètement un maléfice sur la porte afin que personne ne puisse venir nous déranger.
Je me tournais lentement vers Joshua, il était debout, les mains dans les poches, en train d'admirer la lune près de la fenêtre. Je m'approchais vers lui et passait mon bras autour du sien.
- Elle est magnifique, dit-il d'une voix calme et sereine. (Il tourna ensuite la tête vers moi. Lui aussi était magnifique). Je peux le voir maintenant, dit-il ensuite avant de me caresser le visage. Oui, je peux.
Joshua me regarda. Ses yeux transperçant les miens. Sa tête se baissa vers la mienne, nos lèvres, attirées l'une à l'autre comme des aimants. Ce baiser était parfait, il me semblait durer une éternité, mais ce n'était pas pour me déplaire. J'arrivais à peine à respirer. Tout en pendant à mes lèvres, il caressa mon visage, puis nos mains descendaient en harmonie l'une sur l'autre jusqu'à ce que l'envie se fasse plus pressante et que le baiser s'en approfondissait. Je me rattachais de plus belle à la nuque de Joshua. Raffermissant ma poigne, je me plaquais contre lui. Un pur moment de bonheur. Ses cheveux, sa bouche, ses mains, ses yeux…La façon dont il avait de me regarder était un pouvoir incroyable sur moi, car je ne pouvais résister à aucune de ses avances. Il pouvait me faire succomber à tout moment, quoique je fasse, que je dise, ou que je sois. On pouvait ressentir la passion animer nos corps tout entier.
Lorsque le baiser prit fin, on se regarda droit dans les yeux. On pouvait y lire un désir ardent et passionné. Je l'embrassais encore, caressant son torse. Ses mains glissèrent vers mon cou et il commença à me retirer mon t-shirt d'un vif mouvement avant de me caresser le dos, glissant ses mains, tout en m'embrassant avec plus de passion. Je frissonnais en sentait le contact de sa peau me toucher si tendrement. J'avais décidé de m'abandonner complètement à lui. J'étais très attiré par lui, ressentant beaucoup de sentiments à son égard. Mes mains continuèrent de gambader sur son torse encore un petit moment. Les siennes descendants plus bas dans mon dos. Je sentais petit à petit un plaisir monter en moi. On commençait à avoir chaud, on devait se retirer les vêtements qui nous gênaient plus qu'autre chose au plus vite. Je finis par commencer à déboutonner la chemise de Joshua, qui la retira lorsque j'eu finis. J'avais enfin la vue sur son torse. Il suivit mon regard, mais il ne broncha pas, continuant son chemin vers mon bassin. Il continua de me caresser délicatement avant de revenir vers mes côtes. Mon plaisir grimpant de nouveau. On s'embrassa de nouveau. Un baiser encore plus passionné et sauvage que le précédent. J'appréciais cette sensation que j'éprouvais pour la première fois.
Le baisé continua jusqu'à ce que Joshua descende vers mon cou. Je gémis doucement. Ce qu'il était en train de me faire me procuré le plus grand bien. Joshua était le plus doux possible avec moi. Il continua de m'embrasser en longeant mon torse.
Avant qu'on n'aille plus loin, Joshua me regarda.
- Je t'aime, dit-il d'une voix mielleuse et sensuel.
Cela me fit frissonner.
- Moi aussi, répondis-je en souriant avant que l'on s'embrasse de nouveau.
Une fois débarrassé de tout vêtement, on s'allongea sur le lit d'à côté qui se trouvait être le mien. J'étais légèrement stressé. Cette sensation nouvelle me suscitait à la fois de l'excitation, mais aussi de la peur. Joshua me caressa tout en me regardant. Il finit par déposer ses lèvres sur les miennes.
- N'ai pas peur, murmura-t-il d'une voix rassurant, laisse toi aller. Ça va bien ce passer !
Je décidais de lui faire confiance et lui obéit.
- Tu es si mignon lorsque tu te laisses aller, me dit-il en souriant.
J'arrivais à voir son visage grâce à la lumière lunaire. Il était magnifique. Son corps magnifiquement sculpté était somptueux lui aussi. J'avais un peu de mal à réaliser ce que nous étions en train de vivre. Ce qui suivit arriva. Je me mordis les lèvres, tout en me tenant aux draps. Joshua transpirait dû à l'excitation. Il jeta un œil sur moi.
- Je te fais mal ? demanda-t-il d'une voix tremblante mais douce.
- Non…non. Continue.
Je l'accueillais en moi plus profondément à chaque instant, jusqu'à ce qui ne puisse aller plus loin. Cela faisait mal, mais j'étais tellement heureux que nous ne fassions plus qu'un. Il commença ensuite à ressortir puis à entrer à nouveau. Et ainsi durant de longues minutes, on fit l'amour, avec beaucoup de passion, de douleur, mais aussi de tendresse, avant que cet amour devienne plus sauvage. Joshua accéléra la vitesse. Je jetais un œil sur Joshua. Celui-ci avait les yeux fermés et se mordaient les lèvres. Il prenait autant de plaisir que moi.
Nos respirations devenaient de plus en plus fortes et rapides. Joshua écrasa son corps contre le mien et approcha ses lèvres de mon cou pour y déposer une multitude de baiser. Je levais légèrement la tête en arrière pour lui laisser un plus libre espace, mettant ensuite mes mains dans son dos.
- Je t'aime, murmurais-je en lui caressant les cheveux puis le dos.
On gémit tout les deux, lui plus que moi. On resta collé l'un à l'autre un moment, savourant ce moment pleinement. Il se redressa légèrement et me regarda en souriant.
- Moi aussi je t'aime, de tout mon cœur !
Il se pencha pour m'embrasser, alors que je retirais les cheveux qui c'étaient écrasés sur son front. Nos corps de haut en bas étaient en sueur. J'avais presque l'impression qu'il me glissait. Il se retira et s'allongea à côté de moi. On se regarda un instant avant de s'embrasser de nouveau, sous le clair de lune.
