The Screamers FR

Coucou tout le monde,

Mieux vaut tard que jamais me revoilà ! Je tiens à vous remercier pour toutes vos reviews sur le chapitre précédent, ça m'a vraiment fait très plaisir, je ne m'en lasse pas ! Bienvenue aussi aux nouvelles lectrices et à celles qui mettent en alerte ou en favorite.

Un énorme merci à ma Ninie, ma Libellule pour ses corrections et ses bannières et j'envoie plein de bisous à mes UPPG d'amour (mon p'tit cœur, tu me manques, je pense fort à toi), mes Tpas adorées et mes accroc au lemon de DAOLF !

Remerciements aux non-inscrites :

Clémence F : Ravie de voir que ce soit ton chapitre préféré aussi. Merci pour ta fidélité. Bizz

Pauline : C' est vrai qu' avec le coup de le string, Rob ne l'a pas échappé de beaucoup ! Je suis super contente que t'aies aimé ce chapitre. Merci pour cette review et ta fidélité Miss. Bizz

Miia : Je ne suis pas du tout vexée et Bella est malgré tout forte je trouve. J'espère que la suite te réconciliera un peu avec elle. Merci pour ta review. Bizz

Suzan la fan : Je suis contente que ce chapitre soit aussi un de tes préférés ! Non, Bella n'a pas fini de le faire souffrir mais… je te laisse lire la suite^^ Merci pour ta review . Bizz

L : Hey Miss ! J'ai adoré ta review et je trouve que qualifier cette fic d'alien de la littérature est une idée brillante ! Bon alors si tu avais triché pour le bien être de ton entourage je ne peux pas t'en vouloir de toute façon avec une review pareille, je ne le pouvais pas ! Alors niveau ondes sexuelles qui traversent l'écran, tu vas encore être servie sur ce coup là… Merci pour ce moment de rire et à très vite. Bizz

Vanessa : Bon si tu LIKE IT comme Enrique Iglesias, tout va bien lol.

Majéa : J'espère que l'histoire ne t'a pas trop manqué cette fois ! Merci pour ta review. Bizz

Nanichrie : En voilà un tout nouveau tout chaud à lire ma belle !

Coco : Je suis pas étonnée que ce chapitre t'ait fait rire à ce point, surtout avec ce passage des petites culottes ! J'espère que ton cadeau est arrivé depuis le temps ! Bisous.

Didi : Je suis heureuse de voir que ce chapitre est aussi passé dans tes favoris ! Merci pour ta review. Bizz

Noelle : Wahou, la meilleure fic du monde ! Ca fait plaisir ! Merci beaucoup.

Merci beaucoup à PrincetonGirl818, Mimia, Mouah88.

Chapitre 25 : Une Giney languissante

Bella POV

Sa main s'enroula lentement autour de sa longueur soyeuse, ses longs doigts fuselés s'y agrippant fermement, faisant glisser et serrant le manche dur tandis que ses yeux se fermaient et se crispaient. Son visage était un chef d'œuvre de concentration, de doux spasmes passaient sur ses lèvres et ses paupières, révélant la perfection de son plaisir solitaire spectaculaire.

Il était magnifique.

Mon corps s'enflammait devant sa vision, ma peau brûlait d'être touchée – un vide intense et gémissant s'insinua en moi, suppliant d'être comblé. Le suppliant. Toujours.

Sa bouche s'adoucit et s'ouvrit, ses paupières se resserrant durement alors que le rythme de sa respiration augmentait, et que de petits gémissements plaintifs s'échappaient de ses lèvres. Son torse nu luisait légèrement d'un faible voile de sueur, ses biceps et ses pectoraux saillant se contractaient pendant que sa superbe main pompait plus vite et plus fort. J'étais subjuguée –envoûtée et focalisée par cette action hypnotique- dure douceur et force délicate- les doigts coulissant sur le muscle l'agrippant, avides.

Mon souffle devint rapide, imitant le sien, des soupirs d'excitation et de libération imminente flottant dans l'air autour de moi, le parfumant de désir et de convoitise.

Sa main libre tapa le lit et s'accrocha vigoureusement au drap à côté de lui tandis que les mots tremblants devenaient un accompagnement de souffles à sa caresse saccadée.

« Oh… Bella… Seigneur, oui… Bella… oui. »

Son dos se voûta et il jeta sa tête en arrière contre l'oreiller tout en enfouissant sa queue divine dans l'étau étroit de son poing puissant.

« Oh… mon Dieu. Bella, oui. Je vais jouir, bébé… Bella, oui ! »

Je retins mon souffle en attendant sa délivrance magnifique.

« Bella ? »

N'importe quand maintenant…

« Bella ! »

Il va se libérer…

« BELLA ! »

La voix d'Alice brisa mon rêve délicieux.

« QUOI ? » demandai avec plus qu'un peu d'énervement.

« Qu'est ce que tu penses de ce qu'Edward vient de dire ? »

Je balayai la pièce du regard. Alice, Bree, Edward et Emmett attendaient que je parle.

Oh… merde.

Quand j'avais quitté Edward plus tôt, en ignorant le désir intense dans son regard et l'énorme érection dans son pantalon, j'avais adopté une attitude faussement calme avant de m'effondrer dans l'ascenseur sur mes jambes tremblantes d'un désir dévorant. Le regard qu'il affichait tandis que je le taquinais et reluquais son impressionnante excitation faisait bouillir le sang dans mes veines et mettait tous les récepteurs de plaisir de mon corps en alerte niveau maximal.

J'avais passé les heures suivantes à errer dans Seattle, à acheter de nouvelles culottes et à essayer désespérément de ne pas penser au traitement affreusement sexy qu'Edward était en train de se prodiguer – encore et encore. Le fait qu'il m'excitait toujours plus que de raison était gênant pour moi. Dès le moment ou j'étais entrée dans la chambre d'hôtel aujourd'hui et ou je l'avais entendu marmonner mon nom pendant qu'il érigeait une tente sous son caleçon durant son sommeil, la brûlure lancinante de ma féminité n'avait cessé de grandir.

Le revoir avait ramené une myriade d'émotions à la surface, et pour être assez honnête, je ne gérais foutrement pas. Ma première envie instinctive quand je l'avais vu au départ sur le canapé tel un ange torride avait été de le frapper violemment – de triturer sa belle petite gueule sexy jusqu'à ce qu'il se réveille et s'excuse pour dissiper ma colère – mais ensuite, il avait fait le commentaire en rêvant du `cul parfait' et toutes les pulsions violentes que j'avais eues s'étaient transformées en visions de moi le punissant en chevauchant son érection de toute évidence gigantesque sur une table.

Putain, ce mec m'a brisé le cœur et abandonnée. Pourquoi est-ce que je ne peux pas au moins être indifférente au pouvoir physique qu'il a sur moi ? Pourquoi est-ce que je le trouve attirant à un niveau si dévastateur que ça nécessite chaque once de contrôle que je possède pour ne pas me jeter sur lui sauvagement et sucer sa délicieuse bouche jusqu'à ce que nous nous évanouissions tous les deux ? Putain qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi ?

Je sais qu'il essaye de régler ses problèmes, et tant qu'il ne l'aura pas fait, je dois mettre mes culottes de grand-mère et rester loin de lui, parce que sinon, nous allons tous les deux revenir à la case départ – être submergés par le poids de nos lourds passés. Je sais ça. Je le comprends. Mais ça n'arrange pas le fait que d'être près de lui sans pouvoir le toucher est comme regarder tous les épisodes de Mon Oncle Charlie à la suite – VRAIMENT foutrement dérangeant.

« Bella ? »

La ferme, lutin, je suis toujours en plein monologue intérieur.

Donc, quand je suis revenue à l'hôtel, Alice avait appelé tout le monde pour que nous nous rendions en salle de conférence pour la réunion sur la stratégie de la tournée, et maintenant, nous étions tous là, tout le monde me regardant et attendant mon opinion quant à n'importe quelle connerie Edward avait pu dire.

Je regardai en direction d'Edward.

Apparemment, il s'était payé du bon temps parce que ses cheveux étaient encore plus en désordre que d'habitude et il avait l'air parfaitement baisé – et étrangement calme.

Il me fixa à son tour, dans l'expectative alors qu'un rougissement sournois colorait mes joues.

Oh, Seigneur – Edward – nu, dur, se caressant frénétiquement, se masturbant, ses muscles se contractant, l'expression de son visage proche de l'orgasme.

« Bella ? »

Bordel, Alice, voudrais-tu bien S'IL TE PLAIT arrêter d'interrompre mon rêve porno les yeux ouverts !

« Qu'est-ce que tu penses de ce qu'Edward vient de dire ? »

Mon cerveau luttait pour tenter de repousser ces images délectables.

« Et bien… euh… » Oh… mon Dieu… Bella, oui. Je vais jouir, bébé… Bella, oui !

Mon cerveau était un vrai loser.

Je me raclai la gorge. « Je trouve que ce qu'Edward a dit était très… euh… stimulant. »

Edward me fit un sourire en coin et fronça un sourcil. Je le dévisageai.

« Tu n'as pas la moindre idée de ce dont nous sommes en train de parler, c'est ça ? » demanda Alice

Je soufflai de défaite. « Non. Désolée, Alice. Je pensai à…euh… une extrêmement… dure…je veux dire, difficile… euh… queue… NON… Bon Dieu ! Euh, je veux dire situation. »

Foutu cerveau.

Edward grogna et gloussa pour lui-même.

Je lui envoyai un coup de pied sous la table.

« Aïe ! Bordel, Bella ! »

« Prends ça Thrusty McSmirkerson, » dis-je dans ma barbe.

Il haleta, horrifié. « N'utilise PAS mon nom de super héros devant les mortels. Combien de fois il faut que je te le dise ? »

Je lui renvoyai un coup de pied.

« Bella ! Putain AIE, femme ! »

« Quoi, pas d'os du tibia recouverts de titane, Thrusty ? »

Il plissa les yeux et Giney eut un mouvement de recul en réponse. « Non, malheureusement. Tout mon titane est concentré dans une autre partie de mon corps. »

Je déglutissais, tentant de repousser la vision de la virilité d'Edward en plaqué titane de ma tête, et putain, il le savait, me regardant calmement avec un sourcil parfait rehaussé en attendant.

Batard.

« `Touché', Mr. Smirkerson, » dis-je l'air détaché. « Maintenant boucle la. »

Alice soupira bruyamment. « Est-ce que je dois vous séparer, tous les deux ? »

Edward se lécha la lèvre et fit de nouveau son sourire en coin. « Seulement si Miss Swan a besoin d'un peu de distance pour pouvoir réfléchir normalement. »

Je me demandai mollement si je parviendrais à bondir sur la table et à le gifler en pleine figure avant qu'Emmett ne puisse m'arrêter.

« Edward ! » s'écria Alice, « Arrête d'embêter ton ex petite amie et répète ce que tu as dit il y a quelques instants, s'il te plaît. »

L'étincelle malicieuse disparut aussitôt de son regard et il baissa les yeux vers ses mains.

Trouvait-il le terme ex petite-amie aussi douloureux que moi ?

Je le contemplai tandis qu'il se mettait à tirer nerveusement sur ses cuticules.

Je dois vraiment l'empêcher de faire ça.

« Bien, » dit-il, les yeux toujours rivés sur ses doigts, « Euh… J'ai juste dit que je serais volontaire pour continuer les rencontres avec les Criardes… dans la mesure où Bella vient avec moi. »

Il tourna son regard vers moi en une prière silencieuse.

Ok, Swan, pour commencer, arrêtes de laisser divaguer ton esprit corrompu sur la phrase ` dans la mesure où Bella vient avec moi' et concentres-toi sur la REELLE signification de ses mots.

Je haussai les épaules et acquiesçai légèrement, acceptant de jouir… merde, je veux dire, jouer… non… ALLER avec lui.

Le visage d'Edward explosa pratiquement sous la puissance de son sourire.

Tu vois, ça là ? C'est foutrement pas juste. Ce visage… ce sourire… ça me donne juste envie de… oh… et… arggh ! Bordel de merde ! J'arrive même pas à avoir une pensée rationnelle quand il me sourit comme ça.

Je me surpris à le dévisager, frustrée. Son sourire se dissipa et fut remplacé par un air perplexe.

Oh. Ok. La perplexité, je peux gérer. Bien, Edward. Continues comme ça.

« Mais normalement, c'est moi qui vais aux rencontres avec les Criardes, » s'exclama Bree de l'autre bout de la table, me faisant légèrement sursauter. « C'est genre, totes une partie de mon truc. »

Ah, vrai. Il y a d'autres personnes dans la pièce. Je savais ça.

« Bree, » dit Alice sèchement, « Tu n'as plus de `truc' d'accord ? Tous tes `trucs' sont actuellement en veilleuse jusqu'à ce que tu apprennes comment faire face à tes responsabilités correctement. Laisser ma tapette de grand frère dans une pièce avec ses fans enragées pour une cession de tripotage est parfaitement in-foutrement-acceptable, alors jusqu'à nouvel ordre tu es chargée uniquement de l'achat de nourriture, de boissons et de lubrifiant, compris ? »

Bree fronça les sourcils et marmonna entre ses dents. « Je sais pas pourquoi un mec a besoin d'autant de lubrifiant de toute façon. Il y a genre des choses totes plus hydratantes que le lubrifiant tu sais. »

Je m'étranglai quelque peu avec la gorgée d'eau que je venais de prendre alors qu'Edward rougissait discrètement. Emmett s'esclaffa bruyamment et même Alice émit un faible ricanement.

Bree nous regarda en plissant les yeux. « Quoi ? Genre, je vois totes pas ce qu'il y a de drôle la dedans ! »

J'envisageai brièvement de donner le numéro de RPattz à Bree dans le vain espoir qu'il puisse niquer un peu de sa stupidité monumentale, mais aussi attirante qu'elle puisse être, je suis certaine que dès qu'elle ouvrirait la bouche pour parler, Rob partirait en courant devant son niveau monumental de débilité.

« Très bien, » dit Alice sur un ton autoritaire, « Nous avons quelques semaines bien remplies devant nous et parce que je dois sérieusement rentrer à L.A. pour que mon Dieu du sexe de petit-ami puisse continuer à me combler comme jamais dans ma putain de vie, j'aimerais vraiment m'occuper de la moindre connerie futile dans les deux jours à venir avant que mon vagin esseulé n'oublie les sensations que procure sa queue brûlante. »

Nous la regardions tous, ébahis. Elle rougit et plaqua ses mains devant sa bouche.

« Oh, putain. Je vous en prie, dites-moi que j'ai pas dit ça à voix haute ? »

Edward laissa tomber sa tête entre ses mains et commença à se masser les tempes « Malheureusement, oui, » gémit-il. « Et bien que je sois plus qu'heureux que tu aies enfin fait quelque chose concernant ton coup de cœur marathon pour Jasper, je ne veux VRAIMENT pas entendre le récit des frasques sexuelles entre mon psy et ma petite sœur. Jamais »

Alice rougit à peine avant de dire rapidement. « Ouais, et bien maintenant tu sais ce que ça faisait quand TOI et Miss `Oh Seigneur, Edward, OUI ! Je jouis ! PUTAIN OUI !' Swan le faisiez à longueur de journée, chaque jour. »

Edward me regarda en vitesse, la gêne et quelque chose d'autre que ne pus identifier passant sur son visage.

« Bon, tu n'as plus à te préoccuper de ça maintenant, non ? » dit-il avec amertume.

Le visage d'Alice s'adoucit. « Oh, mon Dieu, Edward… Je… »

« Oublie ça, » dit-il dédaigneusement.

Un épais voile de tension envahit la pièce avant que Bree ne le rompe en disant, « Alors, Emmett, est ce que t'es, genre, célibataire ? »

Emmett leva les yeux de surprise. « Euh… quoi ? »

Edward soupira de façon dramatique. « Il est célibataire, Bree, mais j'ai peur qu'il ne soit pas disponible. Tu vois, il est très amoureux de quelqu'un d'autre. »

Emmett se renfrogna durement. « Continue de parler, Pipelette, » siffla-t-il, « On a une séance prévue après cette réunion. S'IL TE PLAIT donne moi une excuse pour te faire mal. »

Edward me fit un clin d'œil et je dus couvrir ma bouche de mes mains pour m'empêcher d'éclater de rire.

« N'aies pas peur de ton amour pour un homme, Em, » roucoula Edward. « Il n'y a pas de mal à ce qu'un homme de Neandertal relativement hétéro devienne une vraie guimauve devant une star de cinéma aux beaux yeux et aux cheveux sexy, d'accord ? »

Emmett grogna.

Alice regarda entre nous avec hésitation. « Bon sang de qui êtes-vous en train de parler ? »

Edward me lança un regard conspirateur.

« Alice, on ne peut pas révéler l'identité de la célébrité de qui Emmett est fou ou on pourrait ruiner leur futur bonheur, » dit-il en essayant, en vain de retenir un rire.

« Tu sais que t'es un homme mort, hein ? »dit Emmett avec un sourire effrayant.

« Très bien, très bien, ça suffit ce foutu numéro comique les garçons. J'ai un rendez vous pour faire l'amour au téléphone avec Dr. Rien-que-le-bruit-de-ma-main-chaudement-sexy-contre-ma-merveilleuse-chair-masculine-fait-jouir-ma-petite-amie-qui-a-le-feu-aux-fesses-dans-ses-culottes-stylées-et-hors-de-prix, et je vous tuerai dans d'atroces souffrances si vous me faites le manquer. »

Edward grogna. « Alice, S'IL TE PLAIT. »

Elle soupira et se frotta les yeux. « Merde. Désolée. Apparemment être éloignée de -queue-magique-peut-tout-soigner-sauf-la-diarrhée-verbale-qui-s'échappe-actuellement-de-ta-bouche-complètement-dépourvue-de-bite, ne me réussit pas. »

« ALICE ! »

Elle soupira de nouveau.

« DESOLEE ! Bon, on s'y remet. » Elle prit une gorgée d'eau et poursuivit. « Comme Emmett l'a mentionné, lui et Edward ont une séance sous peu, alors Bella – tu accompagneras Edward à l'enregistrement de son émission télé cet après-midi. S'il te plaît, assures-toi qu'il soit jovial et de bonne humeur vu que celui qui va l'interviewer aujourd'hui à la réputation d'être un casse-couilles de premières et un imbécile. On lui a envoyé une liste des sujets à éviter mais comme c'est un connard fini il va sans aucun doute opter pour les questions les plus provocatrices. Edward – il va falloir que tu restes calme et concentré, et pour l'amour de Dieu, ne lui colles pas ton poing dans la gueule, peu importe à quel point il le mérite. »

« Après l'interview-je l'espère-sans-incidents, vous reviendrez ici tous les deux parce que ce soir nous recevons une centaine de Criardes chanceuses dans la salle de conférence du rez-de-chaussée. Edward – tu devras serrer des mains, faire des photos, signer quelques autographes et te comporter foutrement normalement pour que ces douces fans terrifiantes qui sont les tiennes ne se rendent pas compte combien leur enthousiasme pubère te terrorise. Des questions ? »

La main de Bree se leva.

Alice gémit légèrement. « Oui, Bree. »

« Je voulais juste dire que TOUS mes amis ont téléchargé le nouvel album d'EC qui va sortir et ils ont TOUS dit qu'il était totes, EXTRA, ce qui est vraiment inhabituel pour eux, parce que généralement, ils n'aiment pas ta musique `parce que c'est trop, tu sais, nonchalant et intelligent et ils sont plus, genre, Britney, ou Miley, ou Taylor, mais ils ont TOUS dit que si ils l'avaient pas eu gratuitement alors ils l'auraient peut être acheté quand il serait sorti ce qui je pense est genre, totes génial. »

« Bree, ce n'était pas une question, » dit Alice, foudroyant Bree tel un coup de soleil et tournant son regard vers sa position centrale. « C'était une divagation ennuyeuse et écœurante. »

Bree commença à transpirer légèrement. « Genre, ouais, mais j'ai juste pensé que c'était genre, totes cool. »

« Et considérant que la copie de l'album qui va sortir a maintenant été retirée d'internet, dis à tes amis de se procurer l'album qui sortira légalement dans deux semaines parce que si ils essayent de distribuer la copie illégale une fois de plus je vais trouver ou ces merdes crèchent et leur coudre les lèvres, ce qui je suis sûre rendrait un immense service au monde. Tu me comprends ? »

Bree acquiesça et essuya son visage suant de sa main.

Alice baissa son regard scrutateur. « Bien. D'accord, alors Edward et Emmett – vous deux, vous pouvez aller faire votre truc, peu importe ce que c'est, et Bella, tu peux les rejoindre dans 45 minutes dans la suite d'Edward pour l'emmener à son apparition de cet après midi. Pigé ? »

Nous hochâmes tous la tête.

« Qu'est-ce que je devrais faire ? » demanda Bree, sur le ton de la colère.

« Euh… Tu pourrais aller acheter plus de lubrifiant, » suggéra Edward prudemment alors qu'il se levait de la table de réunion.

Je restai bouche bée devant lui.

« T'as liquidé les DEUX bouteilles ? » soufflai-je difficilement avec incrédulité.

Il baissa les yeux. « Euh… pas complètement. »

Il leva le regard vers moi par-dessous ses cils et je fronçai un sourcil en sa direction.

« Merde, oui, j'ai fini les deux bouteilles, d'accord ? Qu'est-ce que je peux dire ? Je suis un putain de pervers. »

Emmett lui mit une tape dans le dos. « Ouais tu l'es, Jenna*, mais t'es un pervers très détendu alors t'inquiètes pas pour ça. »

Je crois que ma bouche était toujours grande ouverte quand il se retourna vers moi et me dit humblement, « on se voit dans quarante cinq minutes ? »

J'acquiesçai silencieusement avant qu'Emmett ne le dirige vers la porte en lançant, « Maintenant, on va avoir une petite conversation tous les deux à propos de mon soi-disant béguin pour un mec, hein ? »

Pendant qu'Edward partait, je reluquais involontairement son magnifique cul moulé dans un superbe jean. De nouveau, une vague de colère irrationnelle me submergea.

Jésus toujours-aimant Christ. Cet homme n'a pas le droit d'être aussi sexy qu'il l'est. Ce n'est pas juste et c'est sûr au possible que c'est pas naturel. Je crois qu'il projette son sex-appeal surdéveloppé juste pour m'énerver, et malheureusement, ça marche.

« Euh… Alice, » dit Bree d'une voix tremblante en approchant la petite femme effrayante qui gribouillait des notes sur un dossier, « je voulais juste que tu saches que je suis totes désolée de t'avoir déçue. Je sais que tu as pris un gros risque en me donnant cette opportunité totes formidable, et genre, ça me tue de t'avoir laissé tomber. » Sa lèvre inférieure se mit à trembler et des larmes emplirent ses yeux. « Je suis vraiment désolée, Alice ! Je suis genre, totes et sérieusement désolée. »

Elle commença à sangloter ouvertement.

Alice secoua la tête et se leva. « Ca suffit, Bree, » s'exclama-t-elle. « Tu n'auras pas la carte de crédit de la société, d'accord ? Je t'ai dans le collimateur, Miss. »

Bree arrêta de pleurer immédiatement et posa ses mains sur ses hanches. « Bon, comment je suis supposée acheter du lubrifiant pour EC alors ? » souffla-t-elle.

Alice tourna le dos à Bree et se précipita vers moi. Puis elle se retourna et adressa à Bree son plus beau regard qui tue.

« Bree, tu dois me confondre avec quelqu'un que ça intéresse. Maintenant, si tu es toujours dans cette pièce à me parler dans trois secondes, tu vas trouver mes Manolos bien et profondément enfoncées dans ton gros cul incompétent, c'est clair ? »

Les yeux de Bee s'écarquillèrent et elle attrapa son sac en vitesse et quitta la pièce au pas de course.

« Idiote, » souffla Alice avec rancœur pour elle-même.

Elle s'assit en face de moi et me tendit les consignes pour l'interview de l'après-midi. « Sois prudente avec ce gars, Bells, » dit-elle sérieusement. « Il est du genre à dire quelque chose de vraiment foutrement stupide à Edward et à finir avec le poing de mon frère dans la gueule. Si tu as la moindre inquiétude, fais le juste partir, ok ? Il vaut mieux avoir de la mauvaise publicité pour avoir quitté l'émission qu'à cause d'Edward qui l'aurait frappé. »

Je hochai la tête, mon cerveau toujours follement préoccupé par tout ce qui touchait à Edward.

« Bells ? » dit Alice doucement en touchant mon bras, « Tu vas bien ? »

Je clignai des yeux et la regardai, secouant légèrement la tête pour dissiper les pensées persistantes de l'homme qui troublait minutieusement mon esprit et mes émotions.

Je soupirai lourdement.

« Oh, Seigneur, Alice, je n'ai pas la moindre idée de ce que je fais en ce moment. Je veux dire, que c'est vrai, je savais que ce serait difficile de le revoir et que nous avions tous les deux des problèmes à régler, mais mon Dieu… »

Elle caressa ma main affectueusement et attendis patiemment que je continue.

Je passai vivement mes mains dans mes cheveux de frustration.

« Bon Dieu, je ne sais pas comment décrire ça, Alice. » Je cherchai dans la masse de sentiments qui se débattaient en moi, tentant de toutes mes forces de trouver à ma façon un semblant de compréhension quant au conflit tortueux qui faisait rage en moi.

« Dès le tout premier instant où j'ai posé les yeux sur lui ce matin, je n'ai pas cessé d'alterner entre fantasmer sur lui et avoir envie de le baffer, et mes revirements perpétuels me donnent une putain de nausée. »

Alice rit faiblement. « Bells, c'est absolument normal quand tu vois un ex pour lequel tu as toujours des sentiments. »

Je retirai ma main des siennes et me levai brusquement. « Bordel, Alice, pourrais tu S'IL TE PLAIT arrêter de l'appeler mon ex- ça me rend foutrement dingue. »

Elle leva les yeux vers moi, troublée. « Mais Bella, il EST ton ex. »

J'enfonçai mes doigts dans mon cuir chevelu et criai, « ALORS POURQUOI EST-CE QUE J'EN AI PAS L'IMPRESSION ? Pourquoi est-ce que je me sens chez moi, au chaud, bien, à la perfection même mais en même temps comme en colère, blessée, effrayée et trahie ? Je veux dire sérieusement, Alice, c'est quoi ça ? »

Je m'effondrai de nouveau dans mon fauteuil et laissai lourdement tomber ma tête sur la table de conférence. Je grognai doucement quand elle heurta le bois avec un bruit sourd. Je fermai les yeux de douleur tandis que je sentais les bras d'Alice m'entourer.

« Bell's… je sais que c'est dur pour toi, et si je le pouvais je remonterais le temps jusqu'à la nuit ou Edward est parti et je clouerais ses putains de pieds au sol pour l'empêcher de te faire du mal… »

« Il ne s'agit pas de ça, » murmurai-je faiblement.

Elle continua à me serrer dans ses bras. « Je sais que ce n'est pas que ça, mais c'en est une foutue grosse partie. » Elle s'écarta de moi et je la regardai. Elle écarta mes cheveux de mon visage avec tendresse et je remerciai Dieu silencieusement pour cette bénédiction d'avoir une meilleure amie aussi formidable.

« Bells, je sais que tu as du mal à demander de l'aide, et je sais que tu es la personne la plus forte que j'ai rencontrée de toute ma vie, mais chérie… tu ne penses pas que parler à quelqu'un spécialisé dans ce genre de choses pourrait vraiment faire une différence ? »

« Quoi, tu veux dire Jasper ? »

Ses lèvres s'étirèrent rien qu'à la mention de son nom.

Je ricanai. « Merde, tu es sexnotysée par cet homme, tu en es consciente, hein ? »

Elle me renvoya mon sourire et je ne l'avais jamais vue plus heureuse. « Et bien, même si j'aimerais prostituer mon psy de petit ami ultra sexy et super intelligent, je pensais en fait, à quelqu'un de plus proche. Comme Emmett. »

Je réfléchissais à ce qu'elle me suggérait.

Je n'avais jamais été quelqu'un qui se confiait aux autres. Je n'avais jamais vraiment eu quelqu'un à qui me confier. Bon, au moins pas jusqu'à ce que je rencontre Alice et Edward. Durant toute mon enfance, je portais le fardeau des abus de Phil silencieusement, enfilant la douleur comme une armure, m'en servant pour me protéger et me réconforter.

Je ne pouvais pas parler de ça à Renée. Les quelques fois ou j'avais essayé, elle avait simplement commencé à pleurer et quitter la pièce, ce que je n'avais jamais compris parce que c'était moi qui me faisait taper dessus – pourquoi bordel est-ce qu'elle pleurait ? Le moins qu'elle aurait pu faire était de m'écouter, mais je suppose que ma mère était bien trop faible et égoïste pour faire ne serait ce que ça.

La pensée de parler à un complet étranger de mes problèmes était à la fois complètement terrifiante et étrangement fascinante pour moi. Une part de moi sentait que partager mes doutes et mes peurs me rendrait faible, me rendrait moins capable de régler les choses par moi-même, ce qui est une chose que j'avais dû apprendre à faire ces dernières années, mais l'autre part de moi voulait seulement, avec désespoir avoir quelqu'un qui puisse m'aider à supporter le poids de mes insécurités, au moins pour une fois.

Alice me serra de nouveau dans ses bras. « Dis-moi juste ce que tu en penses, d'accord ? »

J'acquiesçai et la serrai contre moi à mon tour. « Je le ferai. Je te le promets. »

Elle se leva et rassembla rapidement ses affaires. « Ok, faut que j'y aille. Jas attend mon appel et si je ne suis pas ponctuelle le Docteur en rut commencera sans moi. » Je vis ses joues s'empourprer. « Oh, putain. Je crois que je pourrais commencer sans lui rien qu'en pensant à ça. » Elle se dirigea vers la porte pratiquement en courant. « Bye, chérie ! »

Je riais au son de ses foulées frénétiques dans le couloir.

Mon Dieu, j'adorai cette fille.

Je remballai mes affaires, regagnai ma chambre, me douchai et me changeai rapidement avant de m'écrouler sur mon lit pour passer le temps jusqu'à ce que je doive récupérer Edward.

J'allumai la télévision et commençai à zapper sur les chaînes.

Les infos… du sport… du sport… Golden Girls… Mon Oncle Charlie –argh !...une énorme queue en train d'être sucée par une blonde sexy… du sport.

Attends une minute !

Je reculai d'une chaine.

Oh.

Wahou.

Du porno gratuit.

Je fis le tour de la pièce du regard nerveusement. C'était certainement une erreur. Du porno gratuit ? J'ai jamais rien eu de gratuit. Bon, à part les trucs que je récupérais dans les poubelles, mais techniquement je payais de ma dignité.

Je retournai les yeux vers l'écran de télé. Les lèvres pulpeuses de la blonde entouraient toujours une érection de taille impressionnante.

Je ricanai un peu.

Géniaaaaaaal !

Je regardai avec fascination les faux cils, les faux ongles et les faux seins de la blonde qui menait son partenaire bien foutu à l'orgasme.

Je lui accordai toute mon admiration.

Si il y avait des Jeux Olympiques du porno cette petite manœuvre aurait eu trois points et demi rien que pour la difficulté, non seulement elle l'enfouissait au plus profond de sa gorge, mais elle maitrisa parfaitement le jet de sperme. J'étais impressionnée.

Apparemment, Giney l'était aussi. Les palpitations persistantes entre mes jambes devenaient difficiles à ignorer. J'éteignis la télévision et croisai les jambes, les serrant l'une contre l'autre et gémissant de frustration.

Malheureusement, autant j'aimais regarder un porno, voir une bite en érection me faisait automatiquement penser au pénis en érection d'Edward, et alors ma féminité languissait d'être unie à sa magnifique queue.

Je fermai les yeux et espérai que la douleur s'en aille.

Calmes-toi, Giney, d'accord ? Arrête ta pathétique complainte à Godzy parce que ça n'arrivera pas, bébé. Pas dans un futur proche en tout cas. Maintenant voudrais-tu s'il te plaît arrêter de me torturer et de t'inonder parce que je n'ai pas tant de culottes de grand-mère avec des chiots morts que ça et là tu m'en as encore bousillé une. Chienne en chaleur.

Je me précipitai dans la salle de bains et pris une autre douche, ignorant la supplique de Giney pour un petit coup rapide de la pomme de douche palpitante, parce que si elle savait à quel point ce genre de choses était agréable, je ne quitterai jamais la chambre d'hôtel.

Je m'habillai et regardai l'heure. J'étais toujours un peu en avance pour aller chercher Edward, mais je me disais que j'allais faire un tour et voir s'il était prêt.

Quand j'atteignis sa suite, la porte était ouverte, et j'entendis un cri provenant de l'intérieur.

« Dis-le encore, salope ! »

« Non… vas te faire foutre, Emmett. J'en ai marre, ok ? »

« PUTAIN DIS-LE, DOROTHEE, OU JE T'EN FAIS FAIRE 20 DE PLUS ! »

J'entendis Edward grogner. « Tu n'as pas craqué pour Robert Pattinson. »

Sa voix semblait fatiguée.

« ENCORE ! »

« Tu n'as pas craqué pour Robert Pattinson ! »

Je marchai nerveusement jusqu'au salon pour y trouver Emmett debout face à Edward qui était torse nu par terre, suant et gémissant en faisant des abdos.

« Ok, t'as fini. » Emmett lança une serviette à Edward et lui tendit une bouteille d'eau. « Maintenant si tu dis encore un mot sur le fait que je suis gay à cause de Rob, je te forcerai à me sucer la bite, pigé ? »

Edward reposa sa tête sur son bras et haleta lourdement. « Ouais, parce que comme t'es pas gay si quelqu'un te suce la bite, c'est bon, tant que c'est pas toi qui suces ? »

Emmett lui mit une tape sur la tête. « Fais pas le malin. Je rigolais. Comment tu te sens ? »

Edward le regarda du coin de l'œil tandis qu'il prenait une longue gorgée de sa bouteille. « J'ai envie de te mettre la tronche en bouillie mais je suis trop fatigué pour le faire. »

Emmett rit à gorge déployée. « Ouais, parce que si t'étais pas fatigué, t'aurais eu une chance de le faire ? Rêves, Cendrillon. Pourtant, c'est plus ou moins ce que j'envisageais pour cette séance. Je vais continuer avec ces séances de musculation jusqu'à ce que tu puisses y arriver tout seul. C'est une bonne manière d'évacuer ton agressivité et de la canaliser en quelque chose de productif. »

Edward se leva et s'étira, m'offrant une vue imprenable de son corps gonflé et luisant.

Je haletai bruyamment, me couvrant d'embarras.

Les deux hommes se retournèrent vers moi, surpris.

« Bella ! » dit Emmett chaleureusement en me faisant signe d'entrer. « On vient juste de finir. »

Je l'entendis à peine. Je m'avançai tel un zombie, mes yeux détaillant le physique incroyable d'Edward avidement. Il avait toujours eu un corps magnifique mais de toute évidence, Emmett l'avait forcé à s'entraîner, et les contours de ses bras, de son torse, et de ses abdominaux provoquaient des choses étranges dans mon corps et mon esprit.

Je vis ses yeux s'écarquiller alors que j'approchai. Je savais que je devais ressembler à une nympho en chaleur mais je ne pouvais pas m'arrêter. Mes yeux étaient voraces de ses courbes masculines à demi nues et ils erraient sur chaque once de sa peau exposée comme un essaim de sauterelles.

Oh doux Jésus… Pectoraux…abdominaux… biceps… ces rondeurs sexy ou ses bras rencontraient ses épaules. Tout recouvert de sueur… nécessitant d'être léché…

« Bella ? » la voix d'Edward dissipa ma brume de désir. « Tu vas bien ? »Je détournai les yeux de son torse et croisai son regard. Il me regarda avec inquiétude. Trou du cul.

Non, en fait, espèce de foutu montagne de sexyttude masculine, je ne vais pas bien. Je deviens folle de désir à cause de toi et de ton corps ridiculeusement torride, alors s'il te plaît, mets une putain de chemise avant que mon self-control ne disparaisse et que je ne te saute dessus comme si tu étais la plus délicieuse sucette du monde à sucer toute la journée.

« Je vais bien, » sifflai-je alors que mes yeux, ces traitres, redescendaient vers sa poitrine et ses abdominaux jusqu'à ce qu'ils trouvent la légère poignée de poils qui dessinait l'heureux chemin menant au pays de Godzy.

Oh. Mon. Dieu.

Je regardai avec fascination alors que le tissu du short d'Edward formait une bosse et se resserrait sous mes yeux.

Giney hurla le nom de Godzy et je dus faire un pas en arrière avant qu'elle ne me fasse me pencher et caresser son bien-aimé, complètement excité, de bite monstre.

« Euh… Je ferais mieux d'aller prendre une douche, » dit Edward d'une voix quelque peu étranglée avant de se retourner en vitesse et de se précipiter dans sa chambre, claquant la porte derrière lui.

Oh, ouais, génial. MAINTENANT, je dois aussi gérer les images mentales de tes mains se promenant sur toute la longueur de ta queue dure comme de la pierre pendant que l'eau dégouline sur ton corps fabuleux ? Vas te faire foutre bien profond, Edward. Vraiment.

Je m'avançai vers le canapé et m'assis, croisant mes jambes rageusement dans l'attente que Giney se la boucle enfin.

« Alors, Bella, » dit Emmett, essayant de contenir un sourire bien trop charmant. « Tu gères bien de te retrouver face à Edward ? »

Je pris un air renfrogné.

« Tu as fait faire de la muscu à Edward ? » l'accusai-je avec amertume.

Il me fit un sourire en coin, « un peu. »

« UN PEU ? » m'écriai-je, essayant de repousser l'image des abdos saillants d'Edward.

Il ricana. « D'accord, beaucoup. Pourquoi ? Ce que tu vois te plaît ? »

Je croisai les bras sur ma poitrine. « Putain, commences pas avec moi, Emmett. Je crois que je te déteste. »

Il s'assit près de moi et siffla doucement. « Wahou. T'as l'air incroyablement tendue et d'avoir vraiment besoin de mes conseils extraordinairement justes et foutrement génialement professionnels. Tu veux parler de quelque chose ? »

Je me tournai et plissai les yeux vers lui. « Tu es aussi subtile qu'une masse, Emmett. Alice t'as demandé de me parler, c'est ça ? »

Emmett éclata de rire et je sentis tout le canapé trembler. « Bella, SI Alice m'avait vraiment parlé, crois-tu que je serais suffisamment stupide pour la balancer ? Bon Dieu, ce nain de jardin m'écraserait comme une mouche. »

Je lui rendis son sourire avec réticence. « Ouais, bon… c'est la reine des Casse-couilles. »

« Et elle t'aime énormément et elle veut que tu sois heureuse. »

Je soupirai. « Je sais. Je ne suis simplement pas certaine de savoir comment faire pour y arriver en ce moment. »

Il jeta un rapide coup d'œil vers la porte de la chambre d'Edward. « Est-il une part du problème ou une part de la solution ? »

Je riais amèrement, « les deux. »

Emmett acquiesça et sourit. « Oh, d'accord. Tu as VRAIMENT besoin de mon aide, non ? »

Et ensuite c'est arrivé – sans prévenir ni sans explication, je me mis à pleurer.

Peut-être que c'était parce qu'Emmett me donnait l'impression que je n'avais pas à traverser cette crise seule, ou peut-être que c'était parce que j'étais fatiguée, frustrée et en chaleur, ou peut-être que c'était parce que toutes mes émotions semblaient remonter à la surface de mon corps telles des fous qui s'évadaient pour la première fois depuis qu'Edward et moi avions rompu.

Je couvrais mon visage de mes mains, laissant les larmes venir mais honteuse d'elles. Je ne fus pas surprise de voir deux énormes bras m'envelopper. Je me calais contre son torse énorme et sanglotai, le sentant me frotter tendrement le dos en attendant que le raz de marée passe.

Après quelques minutes je m'écartai, essuyant mon visage de ma manche et reniflant bruyamment.

« Seigneur, je suis désolée, Emmett. Je ne sais pas d'où c'est venu. »

« Je sais, » dit-il doucement, passant un pouce gigantesque sur ma joue humide. « Bella, nous avons tous des blessures qui ne guérissent jamais, et d'après ce qu'Alice m'a raconté de ton passé, tu en as plus que la majorité des gens. Maintenant, c'est assez facile de les dissimuler – de les cacher aux yeux des curieux – mais ça ne les fait pas disparaître, et ça ne les soigne pas. »

Il attrapa ma main délicatement et étira mon bras devant lui, relevant la manche de mon tee-shirt à manches longues au niveau de mon coude, exposant les cicatrices rosées brillantes qui marquaient toujours ma peau. « Est-ce que ça te fait encore mal ? » demanda-t-il avec douceur.

« Non, » répondis-je, en le regardant passer un doigt sur la plus grande des cicatrices rageuses.

« Tu sais pourquoi ça ne te fait plus mal ? »

« Non. »

« Parce que tu as laissé quelqu'un t'aider, Bella. Tu as laissé quelqu'un recoudre les plaies, les désinfecter et tuer tout ce qui aurait pu les infecter et les rendre plus profondes. Et ensuite, quand les points de suture et les bandages ont été retirés, tu les as laissées respirer, à découvert… dévoilées. »

Il releva mon autre manche et retourna ma main dans ses mains énormes, me manipulant comme si j'étais une porcelaine précieuse, étudiant la carte de ma récente douleur.

« Je peux t'aider à guérir tes plaies cachées, Bella, mais seulement si tu me laisses le faire. »

Je levai les yeux vers son visage chaleureux et avenant, tout à coup terrifiée par la déferlante inattendue de confiance que je ressentais pour ce grand étranger intimidant.

« Est-ce que tu vas me faire faire des abdos ? » lui demandai-je avec un sourire tremblant.

Il rit et prit mes deux mains dans les siennes, « seulement si tu m'énerves, ma belle. »

J'entendis un sifflement aigu et me retournai pour voir Edward qui se tenait là, la tension contractant son corps et la colère irradiant son regard.

Je retirai aussitôt mes mains de celles d'Emmett et baissai mes manches, ne sachant pas très bien ce que j'avais fait de mal, mais me sentant malgré tout coupable.

« Hey, » dis-je, non sans hésitation alors que le vert ardent de ses yeux descendait vers le sol. « Emmett et moi parlions juste de… »

« On doit y aller, » dit-il fermement, tournant les talons et se dirigeant vers la porte. « La voiture nous attend en bas. »

Je regardai Emmett en vitesse. Il fronça les sourcils et haussa les épaules légèrement avant de faire un signe de la main alors que je me tournai et suivais Edward.

Nous prîmes l'ascenseur jusqu'au hall en silence, l'air était lourd et chargé de tensions entre nous. A chaque fois que je le regardais, ses yeux étaient figés au sol, et mon cœur s'emballait alors que sa mâchoire se crispait et se détendait par intermittence.

Était-il en colère après moi ? Était-il jaloux qu'Emmett me tienne la main ? Mon Dieu Cullen, s'il te plaît, dis quelque chose.

Un petit groupe de Criardes attendait devant l'hôtel, mais Edward leur passa devant à toute vitesse, ne semblant même pas remarquer leur présence avant de se précipiter dans la limousine qui attendait. Je me faufilai à l'intérieur près de lui et un silence inconfortable nous engloutit tandis que le chauffeur claquait la porte derrière nous.

La voiture démarra et je le regardai passer nerveusement ses doigts dans ses cheveux brusquement à plusieurs reprises. Un nœud de tension commença à tordre mon estomac. Je sentais la colère et l'anxiété émaner de lui par vagues et je n'avais pas la moindre idée de ce que devais faire pour ça. Il y avait eu une époque où j'aurais su exactement comment apaiser la situation- je lui aurais mis un coup dans le bras ou j'aurais fait un bruit de pet écœurant, mais maintenant… et si j'essayai de l'aider et qu'il finissait par me blesser à nouveau ?

« Edward, » dis-je hésitante, « tu vas bien ? »

Son visage se froissa légèrement avant qu'il ne se ressaisisse et dise. « Je vais bien, Bella, » d'une voix tendue et de toute évidence anormale. Il amena une main à sa bouche et commença à se ronger les ongles.

J'attrapai sa main brutalement et l'éloignai, me moquant soudainement qu'il soit en colère contre moi parce que j'étais foutrement en rogne contre lui.

« Arrêtes ça ! » dis-je, en tirant d'un coup sec et vigoureux sa main vers moi pour une inspection plus minutieuse. « Oh nom de Dieu ! » Je levai les yeux vers son visage surpris. « Pendant la semaine où on a été séparés tu as complètement massacré tes doigts, Edward, tu sais ça, non ? Est-ce que tu peux encore jouer de la guitare ou du piano avec des doigts pareils ? Ils sont foutrement épouvantables ! »

Il baissa les yeux vers ses mains alors que je commençai à constater les dégâts du bout des doigts.

« Euh… et bien…ça fait un peu mal, je crois, » dit-il calmement.

« Tu crois ? » demandai-je, sentant la peau dure et arrachée.

Il me regarda dans les yeux et je cessai de respirer.

« Ca fait mal, » constata-t-il simplement, remplissant mon cerveau de bien trop d'épaisseurs d'implication, « mais j'y suis habitué dans un certain sens. »

Je détournai mon regard du sien et me reconcentrai sur sa main. Ses doigts tendus pour effleurer les miens pendant que je caressai délicatement ses cuticules dévastées et j'entendis un soupir presque silencieux s'échapper de sa gorge.

« Pourquoi est-ce que tu continues de te punir comme ça ? » demandai-je, en promenant mes doigts avec tendresse sur sa paume en de lents cercles délicats. Sa tête retomba en arrière contre le siège et il gémit faiblement en fermant les yeux.

« Je ne sais pas, » souffla-t-il, en déglutissant difficilement. « Je suppose que c'est juste une habitude maintenant. Je sais que je devrais arrêter, mais je ne sais pas comment. »

« Mais tu as réussi à renoncer à tellement d'autres habitudes. »

Il fit un semblant de grimace, « c'est différent. »

Je remontai mes doigts le long de son avant bras. Il se tendit légèrement en aspirant une bouffée d'air.

Je ramenai le bout de mes doigts vers sa main, ouvrant son poing qui était serré.

« Ca n'a pas à l'être, » murmurai-je, caressant ses doigts jusqu'à ce qu'ils restent posés et détendus à côté de moi.

Il soupira. « Quand tu me touches comme ça, je te crois. »

Je continuai de passer la pointe de mes doigts sur sa peau, peu convaincue que le fait de le toucher était une bonne idée pour nous deux mais je ne voulais pas arrêter non plus.

Je le regardai tandis qu'un éclair de colère passait sur son visage.

« Y a-t-il quelque chose que tu voudrais me dire Edward ? » demandai-je prudemment, continuant de caresser sa main paisiblement. J'avais l'impression qu'il était un lion en cage et mes douces caresses étaient la seule chose qui l'empêchait d'exploser en morceaux. « Tu as eu l'air plutôt énervé quand tu nous as vu Emmett et moi ensemble ? »

Il ouvrit les yeux et tourna sa tête vers moi. « Est-ce qu'on peut parler de ça plus tard ? » demanda-t-il, en tentant visiblement de contrôler ses émotions.

« Promis ? » le pressai-je nerveusement.

Il ferma sa main autour de la mienne en caressant le dos de mes doigts de son pouce. Ses yeux étaient sombres dans l'obscurité de la limousine mais l'air autour de nous crépitait et faisait des étincelles.

J'inspirai bruyamment alors que mon cœur s'emballait follement dans ma poitrine.

« Je te le promets, » dit-il, baissant rapidement la main, la refermant en un poing fermement serré et en se tournant pour regarder par la fenêtre.

J'expirai et reposai ma tête en arrière contre le siège, fermant les yeux et tentant de calmer mes battements cardiaques irréguliers.

« Bonne soirée tout le monde, et bienvenue au Wilke's Weekly Round-Up, l'émission qui vous propose les informations DERRIERE les informations. Notre premier invité aujourd'hui a explosé sur la scène musicale il y a quelques années avec ses sonorités acoustiques énergiques et maintenant il s'apprête à sortir son troisième album, Work In Progress. Il a un énorme détachement de fans qui suit chacun de ses mouvements, mais il a réussi à s'en libérer pour nous rejoindre dans notre studio aujourd'hui – s'il vous plaît, accueillez Edward Cullen ! »

L'impressionnant public du studio applaudit et cria fortement quand Edward se dirigea vers la chaise en face de Marcus Wilke, ce qui ressemblait le plus à un DJ sarcastique télévisuel pour Seattle.

Wilke avait la réputation de poser des questions extrêmement provocatrices, et environ un tiers de ses invités quittait le plateau avant la fin de leur interview. Ce qui, bien sûr, le rendait incroyablement populaire et la tranche d'âge de ses spectateurs correspondait à celle concernant Edward, ce qui expliquait pourquoi Alice avait demandé à Bree d'organiser cette interview à l'origine.

Edward avait déjà été interviewé une fois par lui auparavant et Wilke avait passé pratiquement tout l'entretien à interroger Edward sur ses diverses habitudes concernant les narcotiques, mais apparemment, Edward était stone à ce moment là et par conséquent, il ne se rappelait pas de grand-chose.

Maintenant, Wilke était assis dans son fauteuil ressemblant à une grenouille-taureau tendue et bouffie tandis qu'Edward faisait un signe de la main en direction du public, souriait, s'asseyant et serrant la main de Wilke chaleureusement alors que je soupirai silencieusement de soulagement.

L'humeur d'Edward était restée morose durant le trajet jusqu'au studio et il m'avait très peu parlé depuis que nous étions arrivés. J'étais inquiète que son état d'esprit maussade ne se répercute sur l'interview, mais là, il semblait détendu et heureux, buvant un verre d'eau alors que les applaudissements s'évanouissaient et Marcus posa sa première question.

« Alors, Edward, votre nouvel album sort dans quelques semaines mais il semblerait que certains de vos fans aient déjà bénéficié d'un aperçu après que tout l'album se soit retrouvé sur internet plus tôt cette semaine. Etait-ce vraiment une erreur ou seulement une très brillante manœuvre de marketing ? »

Edward grimaça de façon théâtrale. « Non, c'était une erreur, Marcus. Mon erreur, en fait. J'ai donné une copie en exclusivité à quelqu'un à qui je n'aurais pas dû. C'est aussi simple que ça. Vous voyez, ce dont beaucoup de gens ne se rendent pas compte à mon sujet c'est que je suis un abruti fini. »

Marcus et le public rirent. « Et bien, je suis sûr que si quelqu'un d'autre que vous essayait de dire cela à votre sujet, vos fans le réduiraient en pièces. »

Edward acquiesça. « Oh ouais, certainement. J'ai les fans les plus effrayantes du monde entier. Même moi, elles me terrifient. » Les filles du public hurlèrent et applaudirent. « Vous voyez ? » dit-il, en les montrant du doigt, « elles sont complètement folles. »

Je riais discrètement. Joli Cullen, révéler ta phobie des Criardes tout en continuant de les charmer. Brillant.

« En parlant de folie, » poursuivit Marcus, « J'ai cru comprendre que vous en avez fait l'expérience vous même récemment quand vous êtes rentré chez vous pour trouver votre petite amie menacée par un homme avec un couteau ? »

Edward prit une autre gorgée d'eau. « Oui, c'était une expérience particulière. »

« Alors, les journaux et les magazines nous ont raconté le héros que vous étiez pour avoir sauvé votre petite amie d'un meurtrier présumé, mais ici au Wilke's Weekly Round-up, on aime connaître l'histoire derrière l'histoire. »

Un voile d'ombre passa sur le visage d'Edward avant qu'il ne demande calmement, « que voulez vous savoir ? »

Marcus se pencha en avant depuis sa chaise ressemblant parfaitement à un vautour affamé tournant autour d'un animal mourant dans le désert. J'espérai qu'Edward garde son calme.

« Et bien, toutes les histoires racontent que vous avez désarmé l'attaquant, mais j'ai entendu une rumeur comme quoi vous avez fait un peu plus que le désarmer. Est-ce vrai ? »

Le regard d'Edward se tourna vers moi puis revint à Marcus. « Euh… ouais, c'est vrai. Il menaçait ma…euh… petite amie, alors je lui ai collé une bonne raclée. »

Le public applaudit fortement. Edward les regarda avec étonnement. « Euh… Je crois qu'il est toujours à l'hôpital en fait. » Elles applaudirent encore plus fort. Edward sembla troublé.

Seigneur, on a pas tellement évolué à applaudir tels des idiots comme quand les lions dévoraient les chrétiens, non ? Les gens sont foutrement bizarres.

Marcus essaya de calmer la foule déchaînée. « Et concernant votre petite amie… que lui est il arrivé ? »

Oh non. Putain, pourquoi il demande ça ?

« Euh… elle a été soignée pour des lacérations. »

« Causées par l'agresseur ? »

Merde.

« Ah, non. Je l'ai poussée accidentellement et elle est tombée sur une table basse en verre. »

Le public se fit silencieux. Marcus semblait sur le point de mouiller son pantalon de satisfaction.

« Wahou. Ca a dû vous perturber – l'avoir sauvée d'un maniaque brandissant un couteau uniquement pour qu'elle se retrouve lacérée, en gros de votre propre main ? »

Les yeux d'Edward devinrent froids quand il réalisa qu'il était en train de se faire interroger par l'équivalent journalistique d'un charognard.

« Ouais, Marcus, je peux vous dire honnêtement que ça a été dur. On pourrait peut-être parler de mon nouvel album maintenant ? »

Marcus sourit et je réprimai l'envie folle de traverser le studio en courant et de lui coller mon poing dans sa gueule antipathique. A en juger par l'expression et la posture d'Edward, il luttait contre cette même envie.

Allez, Edward, retiens-toi encore un peu plus longtemps.

« Bien, nous reviendrons au nouvel album dans quelques minutes, mais il y a encore quelques points que j'aimerais que vous éclaircissiez pour moi concernant cet incident avant que nous ne poursuivions. Une source me dit qu'après l'attaque dans laquelle vous avez salement blessé votre petite amie, vous avez en fait rompu avec elle… dans sa chambre d'hôpital ? Allez, Edward c'est juste dingue, non ? Ca ne peut pas être vrai… »

La mâchoire d'Edward se crispa et je me rapprochai sensiblement de la scène, prête à mettre un terme à ça au moment ou il craquerait.

« Wahou, » dit Edward, se forçant à rire, « j'aimerais vraiment rencontrer votre source. Ca vous embêterait de me donner son nom ? »

Marcus secoua la tête. « Oh, vous savez que je ne peux pas faire ça, Edward. L'intégrité journalistique et tout ça. »

Edward rit. « Oh, Marcus, je ne crois pas que qui que ce soit vous accuse jamais d'avoir la moindre intégrité journalistique ou autre du genre. »

Le public éclata de rire et applaudit.

Marcus leur lança un regard assassin avant de dire, « Oooh, ça fait mal, Edward… mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question… »

Edward se frotta les yeux et soupira. « Oui, c'est vrai. J'ai rompu avec ma petite amie alors qu'elle était couchée sur un lit d'hôpital. Que puis-je dire ? Je suis un trou du cul… de toute évidence. Vous voyez ça, tout le monde ? » Dit-il au public choqué. « Des détails marrants que vous ne saviez pas concernant Edward Cullen. Je suis un abruti et un trou du cul. Je vous en prie, n'hésitez pas à me dire d'aller me faire foutre. »

Le public explosa de rire. Marcus prit un air légèrement renfrogné, déçu que son traquenard pour sauter à la gorge d'Edward ait quelque peu échoué.

« Bon, Edward, toutes blagues à part, » dit-il, dissipant la frivolité. « Comment bon sang, justifiez vous le fait d'avoir abandonné votre petite amie alors qu'elle était en sang sur un lit d'hôpital ? »

Edward regarda dans ma direction. « J'avais mes raisons à ce moment là. Il s'avère, que j'ai des raisonnements merdiques. »

Marcus se tapota le menton pensivement. « Hummm… Est-ce que ça a quelque chose à voir avec le fait que vous ayez découvert que votre petite amie avait été une prostituée ? »

Le public retint sa respiration.

Oh. Putain.

Edward se figea. Son corps se tendit alors qu'il regardait Marcus dans les yeux. « Je vous demande pardon ? » dit-il prudemment.

Bon Dieu, que dois-je faire ? Dois-je arrêter cette interview et laisser ce fouineur obtenir la tempête qu'il espérait déclencher avec cette question, ou devais-je laisser Edward tenter de gérer ça ?

« Et bien, » dit Marcus, « ma source me dit que l'agresseur était un proxénète bien connu à L.A alors n'importe qui supposerait que son lien avec votre petite amie était une relation d'affaire ? »

Edward regarda Marcus et secoua la tête, un immense sourire illuminant son visage. « Oh Marcus, j'arrive pas à croire que vous ayez gobé ça ! C'est Bella qui vous a dit de dire ça ? Allez, soyez honnête ? Putain, cette fille me fait halluciner. »

Il éclata de rire alors que Marcus le regardait avec perplexité.

« Edward, je n'ai pas la moindre idée de ce dont vous parlez ? »

Edward resta bouche bée. « Sérieusement ? Vous avez posé la question de la prostituée et personne ne vous y a incité ? Oh, la vache, Marcus, n'avouez pas ça. Les gens vont penser que vous êtes un imbécile. »

Le visage de Marcus s'assombrit et il dévisagea Edward. « Alors votre petite A ETE une prostituée ? »

Edward s'esclaffa vivement. « Oh bon Dieu, arrêtez voulez-vous ? » Edward se tourna et s'adressa au public. « Vous voyez, mon ex-petite amie, Bella qui se trouve être aussi mon attaché de presse… je sais… c'est compliqué… a vécu dans la rue… »

Oh, d'accord. Maintenant, on parle de moi aux gens apparemment.

Le public émît un `Oh ' de façon appropriée.

« Ouais, faites pas ça trop fort. Elle vous bottera le cul si elle croit que vous avez pitié d'elle. » Le public ricana. « Quoi qu'il en soit, elle passe son temps à plaisanter à propos de ça, et juste parce qu'elle a été sans abris, les gens supposent toujours qu'elle s'est prostituée, ce qui est tout bonnement ignare et étriqué d'esprit, n'est-ce pas ? »

Le public acquiesça avec enthousiasme.

Mon Dieu, ils mangent dans la main d'Edward. D'où est-ce que ça sort ça ?

« Alors maintenant, de temps en temps, elle va trouver un journaliste pour qu'il lâche la question de la prostituée en interview juste pour me voir disjoncter, et je suppose qu'aujourd'hui c'est le tour de Marcus. » Il tapa le dos de Marcus un peu trop fort et la mâchoire inférieure de Marcus trembla de façon impressionnante. « Vous êtes tordant, mec, vraiment. »

Marcus se força à sourire hypocritement et dit, « Bien, je savais que ça vous ferait marrer Edward, alors quand Bella a suggéré la question, je suis rentré dans le jeu. »

Edward fronça les sourcils. « Ouais, c'est ce que vous avez fait, non ? »

Marcus attrapa le disque de promo que j'avais donné à son assistant de production et le brandit devant la caméra. « Voilà, Messieurs, Dames, nous n'avons le temps que pour ça avant la pause. Le nouvel album d'Edward Cullen, `Work In Progress' sera en vente libre dans deux semaines chez tous les principaux revendeurs et même chez certains minables. Rendez-vous service et achetez-le. »

Il s'avança et serra la main d'Edward.

« Merci d'être venu Edward. Ca a été un plaisir de vous revoir. »

La bouche d'Edward sourit mais pas ses yeux.

« Merci Marcus. Ca a été sympa. »

Marcus se retourna face à la caméra. « Nous serons de retour avec encore plus du Wilke's Weekly Round-up juste après cette pause – ne partez pas. »

Le public applaudit alors que la musique se faisait plus forte et après quelques minutes le directeur de plateau réclama la coupure pub. Je courrai vers la scène où Marcus et Edward se défiaient toujours du regard. « Putain, c'était quoi tout ce merdier, Cullen ? » Murmura Marcus, essayant d'éviter que le public n'entende.

« Je pourrais vous demander la même chose Wilke ? Bordel, vous croyez que vous êtes qui pour me poser une question pareille ? » Murmura Edward à son tour.

« La question était justifiée, Cullen. J'ai une source très fiable ! »

« Ouais, ben vous feriez mieux d'avoir un docteur très fiable, parce que si je vous entends ne serait ce que penser ce genre de conneries une seule fois concernant mon ancienne petite amie, je vais vous envoyer dans un putain d'hôpital, mec. Vous me comprenez ? »

Marcus se leva, et se redressa de tout son 1 mètre, 75 centimètres. « Vous me faites foutrement pas peur, Cullen, » cracha-t-il.

Edward se leva aussi, prenant le plein avantage de son 1 mètre et 88 centimètres surplombant la grenouille-taureau transpirant à présent. « Alors vous êtes encore plus stupide que vous en avez l'air, Wilke, » siffla-t-il, ses yeux devenant de plus en plus sombres à chaque seconde.

Je saisissais le poing serré d'Edward et l'entraînai hors de la scène. « Viens, Edward, allons-y. »

Il me suivit avec réticence, expirant bruyamment tandis que je le tirai jusqu'à la loge et fermai la porte derrière lui.

« Bordel, je devrais arracher la tête de ce gars pour avoir dit ça de toi, » s'exclama-t-il, en tournant en rond frénétiquement. « Quel putain d'enculé. »

« Edward, calmes-toi. »

« Bella, merde, comment t'espères que je vais me calmer après ce qu'il vient de dire ? Tu l'as pas entendu ? »

« Bien sûr que je l'ai entendu, mais ça n'a aucune importance. »

« Ca A une putain d'importance. Ce connard a jamais sauté un repas de sa foutue vie. Comment ose-t-il juger les choix que tu as dû faire pour survivre dans la rue. »

« Edward… »

« J'aimerais coller ce petit pédé dans la rue sans nourriture et sans fric et voir exactement combien de temps ça lui prendrait avant de proposer de sucer des bites en échange d'un putain de Happy Meal. Fils de pute. »

Je plaquai ma main sur sa bouche pour le faire taire. « Edward. S'il te plaît. Calmes-toi et fermes-la. »

Je retirai ma main lentement, en partie pour m'assurer qu'il avait terminé sa tirade et en partie parce que j'aimai la sensation de son souffle chaud sur ma peau.

« En plus, ça n'a aucune importance qu'il t'ait posé une question complètement inappropriée. Le fait est que tu l'as superbement maitrisé. »

Il baissa le regard vers moi, ses yeux brillant faiblement. « Quoi ? »

Je ris à l'expression choquée de son visage. « Edward, quand cette question est sortie de sa bouche, je m'attendais à ce que tu paniques complètement, mais tu t'en es sorti si incroyablement bien que j'ai dû y regarder à deux fois pour être sûre que c'était toi qui parlais vraiment. »

Il me regarda en plissant les yeux. « Bon, Seigneur, Swan, je ne sais pas si je dois me sentir flatté par ça ou foutrement hautement insulté. »

Je passai mes bras autour de sa taille et le serrai contre moi. « Les deux, Cullen, » dis-je en inspirant son odeur divinement unique, « sans aucun doute, les deux. »

Ses bras s'enroulèrent autour de moi et il m'attira plus près de lui, pressant son corps fermement contre le mien. Mon corps s'enflamma au contact du sien, et à en juger par la dureté grandissante dans son pantalon, il le ressentait aussi. La chaleur entre nous apparut si rapidement et si vivement que je dus faire un pas en arrière.

Je m'éloignai et nous nous regardâmes tous les deux, haletant quelque peu.

« Je suis désolé, Bella, » dit-il rapidement. « Je ne voulais pas… euh… tu sais… » Il désigna son érection.

« Je sais, » dis-je, hochant la tête avec compréhension. « Je ne voulais pas… euh… avoir besoin d'une nouvelle culotte. »

Il déglutit. « Alors tu portes une culotte ? »

J'acquiesçai. « Des culottes de grand-mère gigantesques, exactement comme tu me l'as demandé. »

« Hein, hein, » dit-il, ses yeux détaillant l'entre-jambe de mon pantalon noir. « Pour une certaine raison, cette image ne me dérange pas autant que je voudrais. »

« Emmerdeur, » dis-je, me tordant inconfortablement sous son regard intense.

« Ouais, » accorda-t-il, ramenant son regard au niveau de mon visage.

Ca avait commencé si lentement que je ne crois pas qu'aucun de nous était conscient de ce qu'il se passait. Nous avancions petit à petit l'un vers l'autre, attirés l'un par l'autre tandis que nous observions nos visages, avides d'être plus proches. Avant que je ne réalise ce que je faisais, je me tenais face à lui, levant les yeux vers ses magnifiques yeux remplis d'amour.

Il se pencha et prit ma main, relevant méticuleusement la manche de mon chemisier.

Il siffla doucement quand les cicatrices rouge-rosées apparurent. Il les effleura délicatement du bout des doigts et je fermais les yeux alors que de minis frissons parcouraient ma peau.

« Je t'ai fait ça, » dit-il, sa voix lourde de regret et de chagrin.

« Tu ne le voulais pas, » soufflai-je, les yeux toujours fermés alors que ses doigts longeaient les striures sur ma peau.

« Quand j'ai vu tes bras aujourd'hui quand tu parlais avec Emmett, la seule chose à laquelle je pensais c'était – je t'ai fait ça. »

« C'est pour ça que tu étais tellement énervé ? »

Il soupira. « Oui. J'ai essayé d'utiliser les techniques qu'Emmett m'a apprises pour me calmer, mais je voyais toujours ses lignes sur ta peau parfaite et la colère continuait d'augmenter. »

Il leva mon bras. Mes yeux s'ouvrirent subitement et je haletai en sentant ses lèvres toucher ma peau meurtrie.

« Je suis désolé, » dit-il tendrement contre une des lignes rageuses, son souffle glissant sur ma peau. Ses lèvres se pressèrent de nouveau en un autre endroit, recouvrant une autre cicatrice. « Je suis désolé, » répéta-t-il.

Je le regardai avec fascination tandis qu'il embrassait chacune des cicatrices de mon bras, pressant ses lèvres douces sur chacune avec dévotion avant de s'excuser et de continuer. Mon souffle était brusque et superficiel alors qu'il poursuivait son pèlerinage d'excuses, remontant finalement la manche de mon autre bras et recommençant.

Quand il eût terminé mes jambes étaient dangereusement sur le point de me lâcher au sol, j'avançais vers lui et passai mes bras maintenant parfaitement bénis autour de son cou. Il enfouit son visage dans mon cou et inspira profondément, m'attirant sans aucune honte contre son désir évident.

« Je suis désolé, Bella, » murmura-t-il dans mes cheveux.

« Tu sais, » dis-je doucement, « je crois que j'ai bien compris. »

Il se recula, écartant les cheveux de mon visage délicatement. « Quand Marcus a mentionné le fait que je t'avais abandonnée à l'hôpital après t'avoir affreusement blessée, j'ai cru que j'allais devenir malade. Mon Dieu, Bella, comment peux-tu seulement me regarder après ce que je t'ai fait ? »

Je déglutissais et levais mes yeux vers les siens. « Et bien, pour être honnête, ce n'est pas facile. » La douleur inonda son visage. « Mais heureusement, tu es excessivement mignon alors ça aide beaucoup. »

Il sourit et prit mon visage entre ses mains, son pouce caressant avec légèreté ma peau empourprée. « Tu es dingue, Madame Pipi, tu le sais ça, non ? »

J'éclatai de rire. « Ouais, bon, on me l'a déjà dit. »

Nous restâmes là à nous regarder, sachant que nous devions partir mais ne voulant ni l'un ni l'autre faire le premier pas. Mon regard ne cessait de retourner vers la bouche d'Edward, s'attardant dessus, savourant des yeux ce que je ne pouvais goûter de mes lèvres.

J'entendais les battements de son cœur dans cette petite pièce défraichie, faisant écho à mon rythme cardiaque erratique, et alors que je regardai sa bouche s'approcher de la mienne je me demandai mollement si j'avais la force d'arrêter ce qui était sur le point de se passer, même si j'en avais envie.

Je sentais son souffle chaud et sucré tandis qu'il baissait ses lèvres, sa bouche légèrement ouverte, me ramenant à l'endroit où était ma place, mais où j'avais peur d'aller.

Il s'arrêta juste avant que nos lèvres ne se rencontrent, ses yeux recherchant les miens, en quête d'approbation, y cherchant mon consentement. Si je voulais mettre un terme à ça avant que ça n'aille plus loin, c'était le moment. Il me donnait une chance de choisir, de prendre la décision pour nous deux. Je le regardai dans les yeux, mon souffle rapide et irrégulier. Je voyais tout ce dont j'avais besoin en lui, tout ce que je pouvais vouloir, mais les mots d'Emmett au sujet des plaies cachées continuaient de résonner dans ma tête et je savais qu'il était trop tôt, pour nous deux.

Je pris une dernière bouffée de son air sucré et m'écartai de lui.

Il baissa la tête et expira lourdement.

« Merde, Bella, je suis désolé, » haleta-t-il.

Je secouai la tête vigoureusement, respirant profondément.

« Non, mon Dieu, ne t'excuse pas. J'ai envie que tu m'embrasses, Edward, vraiment. Je le veux plus que je ne le devrais vu les circonstances, mais… »

« Nous ne sommes pas prêts, » termina-t-il.

Je levai le regard vers lui. « Non. Nous ne sommes pas prêts. »

Il acquiesça, comprenant ma réaction.

« Tu crois qu'on devrait envoyer un mémo à Giney et Godzy à ce sujet, parce que je ne crois pas qu'ils comprennent réellement pourquoi on ne peut pas être ensemble. »

Je riais. « Oh, Seigneur ! M'en parle pas ! Giney s'est languie de toi toute la journée. Elle m'a rendue folle. »

Edward fronça les sourcils. « Vraiment ? Je lui manque? »

Je le regardai avec un air renfrogné. « Ouais, comme SI tu n'avais pas remarqué – espèce d'exciteur de Giney. »

Il rit. « J'ai cru qu'elle allait me sauter dessus après mon entrainement. »

Je soupirai à ce souvenir. « Oh, elle l'a pratiquement fait. Crois-moi. »

Il saisit ma main et entrelaça ses doigts aux miens, et la sensation était… parfaite.

« Allons prendre quelque chose à dîner avant que je ne doive affronter les Criardes, d'accord ? »

« Ca marche, » dis-je avec enthousiasme. « Je meurs de faim. Ooh, pourquoi on commanderait pas au room service depuis ma chambre ? J'ai du porno gratuit ! »

« Géniaaaaal ! »

Son visage s'illumina comme si tous ses Noëls avaient fusionnés en un.

Je ricanai. « C'est exactement ce que je pense. Bien sûr, je verrouillerai la ceinture de chasteté en fonte de Giney au préalable. Nous ne voulons aucun `accident' dû au porno, n'est-ce pas ?

Il me sourit, le désir emplissant son regard. « Et bien, tu es optimiste si tu crois qu'une simple ceinture de chasteté en fonte peut arrêter ma monstrueuse érection en titane plaqué, mais bon, si ça t'aide à te sentir mieux, essayes toujours. »

Je lui tapai le bras. « Pourrais-tu S'IL TE PLAIT ne pas utiliser le mot érection à proximité de Giney. Elle me rend le fait de marcher particulièrement inconfortable. »

Il éclate de rire. « Besoin d'une nouvelle culotte, bébé ? »

Je le dévisageai et soupirai. « Oui, gros malin, il me faut une nouvelle culotte. »

Il eut un petit sourire satisfait. « Excellent. »

Enfoiré.

*Jenna : une personne exceptionnelle qui est très intelligente et complètement folle en même temps.

Alors vous avez aimé ? Pas trop frustrées ?

A bientôt, je vous embrasse fort.

Vanessa