[Attention, j'ai une petite info, à la fin du chapitre, qui pourrait vous intéresser! Pensez à zieuter mes Author's Note, on sait jamais...]


Avouez que vous attendiez la fin du mois, hein... XD En ce qui me concerne, pas tellement, puisque je prends un énorme retard sur "JSDR" x) J'ai mes raisons, mais ceux qui me connaissent peuvent facilement deviner lesquelles... Surtout que ça doit faire plus d'un mois de difficulté XD -mais bon, je pense que je spoil un peu trop...-
BREF, voici un chapitre bien attendu, j'imagine! (Surtout avec l'énorme troll que je vous avais laissé, punaise XD Comment vous pouvez supporter ça, sérieusement?)

J'espère que ce chapitre vous plaira, n'hésitez absolument pas à me donner vos avis, à me dire ce qui ne va pas, ou si vous avez des questions pour la suite! Je serais là pour vous lire!
Merci d'avance pour les personnes qui me laisseront des commentaires, sachez que c'est la seule raison qui motive mes posts, alors merci!

Dans tous les cas... Bonne lecture?
Dites moi ce que vous en pensez! ^^

Katia


Chapitre 25

Misaki Takahashi

-"Tu vas devoir rentrer chez Takahiro."

Il avait tout d'abord cru que son imagination lui avait joué un mauvais tour, qu'il avait mal entendu... Mais ce n'était pas le cas. Il n'avait pas rêvé et il n'avait rien imaginé non plus.
Et l'auteur qui le serrait de cette manière... Il n'y avait pas moyen que cela ne soit qu'une illusion.
Mais ce n'était qu'un détail de la situation actuelle.
Il allait... Devoir sortir de l'hôpital. Là où sa sécurité ne serait plus qu'un lointain souvenir. Là où il pourrait être observé, peu importe l'endroit où il se trouverait. Là...
Là où il pourrait se faire attraper de nouveau, sans laisser de trace, tout comme la première fois !

-"Je... Je ne peux pas quitter l'hôpital..." tenta-t-il gêné. Non, ces murs étaient peut-être ceux qui le protégeraient de ce psychopathe ! Il ne pouvait pas prendre le risque de sortir et de le retrouver dehors ! "Ma... Ma thérapie n'est pas terminée, tu sais..." Il laissa échapper un rire pour accompagner ses dires, nerveux. Il ne voulait montrer ni sa peur ni son anxiété à ce sujet et rire semblait être le meilleur camouflage... Même s'il n'y croyait pas réellement.

-"Ce n'est pas un problème... Il y a d'autres solutions pour te soigner, Misaki." Mais la réponse sérieuse et anormalement grave de l'écrivain le ramena sur Terre, brisant l'un des seuls arguments qu'il possédait pour rester ici.
Peut-être existait-il d'autres moyens, certes... Mais y aurait-il autant de protection que dans ce bâtiment rempli de policiers prêts à agir en cas de besoin ? Il n'y aurait peut-être aucun moyen de le sauver, s'il faisait une quelconque crise... Il venait d'en faire l'expérience avec le soudain flashback du "laboratoire" de son agresseur qui lui était revenu à l'esprit ! Et si l'on ajoutait cela aux autres souvenirs qu'il avait pu revivre... Il restait un risque qu'il ne se réveille pas.
N'était-ce pas ce que cela signifiait... ? "Tu seras plus en sécurité là-bas qu'ici." Pouvait-on faire pire plaisanterie ! Comment pouvait-on oublier de tels éléments, ceux qui pouvaient être déterminants pour sa vie ?!
Puis ces pensées l'amenèrent à d'autres questions : Il allait... Retourner chez son frère.
C'était, là-aussi, un détail plus qu'important ! Cela ne pouvait que signifier...

-"Et... Et toi... ?" demanda-t-il timidement, toujours aussi doucement, par la douleur qui l'empêchait de parler plus fort.

Le brun ne reçut aucune réponse immédiate, mais simplement une réaction physique : le romancier était resté muet, tout en accentuant la puissance de ses bras autour de lui, le serrant davantage contre lui. Voilà une chose qui n'avait pu se produire qu'un petit nombre de fois, durant son long séjour à l'hôpital... Être serré par celui qu'il aimait, qu'il avait pleuré pendant ces six mois de captivité, qu'il avait espéré revoir d'une telle force, ou même, qui... Qui l'avait motivé à survivre.
Oui, après tout, s'il l'avait réellement souhaité... Il aurait probablement pu se tuer, se laisser dépérir, mourir sous les coups et les tortures... Mais il ne l'avait pas fait.
Il avait prétendu ne pas en être capable, en vue de l'attitude égoïste et particulièrement méticuleuse de son ravisseur... Mais derrière tout cela, il savait pertinemment qu'il ne l'avait pas fait dans l'espoir de sortir de cet enfer.
Et le voilà dehors ! Libre... Mais à la fois contrôlé.
Comment pourrait-il expliquer à son frère, à celui qui avait dû le plus pleuré, qu'il ne souhaitait pas retourner chez lui, mais chez son amant ? Ce n'était pas possible...

-"Moi..." Le plus jeune s'interrompit dans ses pensées, réveillé par les nouveaux mots de l'écrivain, mots qu'il attendait plus que tout : "Moi... Je ne veux plus te faire de mal."

Misaki frémit à ce qu'il venait d'entendre : pourquoi devait-il entendre ce qu'il ne voulait justement pas entendre ? Pourquoi... Ne pouvait-il pas choisir...
Cet hôpital était le seul endroit où il pourrait avoir à la fois la présence de son frère et celle de son amant ! Et voilà qu'il devait choisir... Pourquoi tout devait être aussi difficile !

Tout cela était bien trop similaire... Bien trop similaire de ce que le romancier lui avait dit, lorsque là aussi, il était question pour lui de retourner chez Takahiro.
Avant que ce-dernier ne les surprenne... Et ainsi apprenne leur relation.
Pourquoi devait-il revivre un tel moment ?!
Savoir son ravisseur prêt à l'attaque n'était pas assez atroce comme cela ?! Voilà qu'il devait vivre la même chose, un mois plus tard ! C'était à croire que le sort se jouait de lui...
Et il y avait encore cette culpabilité remplissant l'atmosphère... A tort, bien entendu, car jamais il n'avait considéré l'autre responsable de quoi que ce soit ! Mais ce-dernier semblait penser le contraire et lui avait avoué à deux reprises, dont cette fois-ci.
L'étudiant ne pouvait pas rester de marbre face à ça. Ce n'était pas possible.
Et dire qu'il pensait que cette histoire était terminée ! Mais il avait oublié combien l'auteur était capable de s'en vouloir, capable de se sacrifier pour lui.
Comment oublier un tel trait de caractère chez son amant...

-"Usagi..." commença-t-il, doucement, ne sachant pas réellement comment transformer ses pensées en phrases. "Tu sais...
-Je t'aime."

Il fut alors brusquement coupé dans son élan par des mots qu'il n'avait pas entendus depuis un temps qu'il n'aurait su déterminer.
Oui... Avec Takahiro dans les parages, il était évident que le romancier se retenait et prenait garde à ses paroles, faisant attention de ne pas aller trop loin : il devait savoir que son ami ne serait pas à son aise avec ce genre d'attitude à l'égard de son petit frère... Si bien que Misaki n'avait pas eu de réel contact avec l'écrivain.
Mis à part... Cette nuit. Celle où ils ont failli s'unir encore une fois... Et où il n'avait pas pu aller plus loin. Tout ça à cause de souvenirs persistants qu'il n'arrivait pas à effacer ! Et ô combien il ne manquait pas d'envie et de motivation pour cela !
A ces souvenirs, il se sentit soudainement honteux et coupable : alors que son amant faisait de son mieux pour le protéger... Il ne lui rendait rien.
Depuis son arrivée à cet hôpital, il ne lui avait rien rendu...

-"Je t'aime." répéta l'autre, sur un ton plus attristé, comme si ce-dernier essayait de cacher ses émotions. "Tu ne peux pas savoir à quel point je t'aime..." Cette phrase fut prononcée comme un murmure, laissant comprendre à l'étudiant la gravité des sentiments de celui qui le serrait contre lui. Ce n'était pas une simple pensée, une simple inquiétude... Non, c'était bien plus que ça.

L'auteur... Devait être rassuré. C'était indéniable.

"Je ne peux pas le laisser comme ça..." c'était tout ce qu'il était capable de penser, alors que ses yeux restaient posés sur l'épaule de son amant, voyant de ce fait l'immobilité de celui-ci.

Non. Il ne pouvait. Simplement pas.

-"Usagi... " Il ne savait même pas comment s'y prendre! "Tu n'y es pour rien... C'est arrivé, c'est comme ça." Lui-même n'appréciait pas utiliser ces mots : ils semblaient minimiser l'enfer qu'il avait vécu, tout comme le danger de ce psychopathe en liberté. Le romancier eut probablement la même déduction et se détacha de lui avant de plonger ses yeux améthyste dans les siens.

Il n'existait, clairement, aucune expression plus sérieuse et grave que celle de l'écrivain, qui lui parlait presque avec son regard. Oui, il avait lui aussi mal apprécié le sens de ces mots. C'était une évidence.

-"Comment veux-tu que je considère que «c'est arrivé»? Tu t'es fait kidnapper par un malade pendant six mois et c'est juste «arrivé»?

-Ce n'est pas ce que je voulais di-

-Je t'ai cherché partout, Misaki... Tu ne peux pas imaginer. Si je t'avais retenu plus longtemps, ce jour là, peut-être que..." Sa voix se perdit dans un souffle étouffé, sans doute craignait-il de continuer ses dires.

Il n'était pas difficile d'imaginer les sentiments et pensées de l'écrivain ! Non, le brun pouvait, cette fois, lire en lui avec une facilité déconcertante...

Mais il ne resta pas muet aux mots du plus vieux qui n'avait poursuivit ses paroles.

Comme s'il pouvait ! S'il devait y avoir un responsable, ce serait ce Vladlen, qui l'avait retenu tant de temps, et non pas Usagi. Comment pourrait-il, une seule seconde, lui reprocher quoi que ce soit !

Il n'avait pas le droit de rester silencieux. Et même en le souhaitant de toutes ses forces, il n'en aurait pas eu la force mentale!

-"Ce n'est pas ta faute... Je ne t'en veux pas." A peine eut-il prononcé ces derniers mots, qu'il fut de nouveau attiré par les bras puissant du romancier, sans avoir pu, au préalable, observer son visage. Son visage qu'il imaginait triste. Peut-être même abattu.

Il ne savait pas.

Et rien d'autre ne se produisit, peu après cela : seule une étreinte. Une étreinte que chacun avait espéré de son côté, silencieux, et qui, finalement, se produisait. De longues minutes s'écoulaient alors, pendant que la présence de l'auteur ne faisait que donner au plus jeune de plus en plus de doutes sur son futur.

Il allait devoir... Beaucoup réfléchir.


Akihiko Usami

Ce fut alors son tour de descendre à la cafétéria. Il avait eu le droit, le privilège même, de rester avec son bien aimé un moment, qui s'était écoulé plus vite qu'il ne le pensait. Et à présent, il devait laisser Takahiro expliquer, tout comme lui, la situation à son frère adoré. Celui-ci l'avait prévenu, de toute manière : ils avaient eu le temps de parler avant le retour de Misaki ! Son interrogatoire avait permis à chacun de décider de quoi se construirait le futur du jeune étudiant, et principalement avec qui.

Mais "décider" était un bien grand mot et il s'était déjà préparé à accepter le départ de son cher protégé... Tout comme il s'attendait à voir le visage triste et indécis de son meilleur ami : peut-être était-il gêné de prendre une décision sans son petit frère pour donner sa décision finale ?

Et voilà comment cela s'était produit. Il n'y avait pas d'autres mots pour l'expliquer.

Toutefois, même s'il savait ce qui allait se passer, il ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver de la peine : il allait de nouveau être séparé de Misaki. Encore.

Le laisser partir, un mois après son retour... C'était à croire que le destin s'acharnait sur lui!

"Pourquoi ça doit se passer comme ça..." Mais rien ne dépendait de lui et seul Takahiro était maître de sa décision. Il n'avait aucun pouvoir pour la repousser ou pour même demander quoi que ce soit.

Et il devait garder le silence, ne rien dire. C'était bien ça le plus dur.

Assis à une table de la cafétéria, il fixait, tout en réfléchissant, sa tasse de café déjà vide. Il ne s'était même pas vu la finir, tant il était préoccupé par ses réflexions... Mais rien d'étonnant à cela, au vu des circonstances. Misaki était le seul à occuper ses pensées, après tout...

Il se prépara à poser sa monnaie sur la table, peut-être avec l'espoir de pouvoir revoir son cher amant au plus vite : peut-être pourrait-il lui faire un "au revoir" correct et non bercé de sa tristesse.

Puisque Misaki allait probablement partir quelques jours plus tard...

Il commença à se lever, prêt à partir, quand il aperçu du coin de l'œil une silhouette familière, qu'il connaissait très bien. Ses cheveux bruns, tout comme sa démarche, suffirent à Akihiko pour reconnaître ladite personne qui se dirigeait dans sa direction.

Takahiro. Son meilleur ami.

L'écrivain haussa un sourcil, hésitant sur la raison de sa présence en ce lieu, lui qui devait rester avec son frère autant que possible.

Ce dernier point l'inquiéta : qui surveillait Misaki ? Aikawa? N'était-ce pas léger, une faible protection ? Il ne sous-estimait pas la jeune femme, non... Mais elle restait une femme malgré tout et son adversaire un homme de grande carrure. Il ne fallait pas oublier ce détail, pourtant plus qu'important...

Mais il se reporta sur son ami, dont le visage n'exprimait rien d'autre qu'un grand sérieux, que l'auteur avait rarement pu voir au cour de leur longue relation. Cela avait, sans aucun doute possible, un rapport avec Misaki. Ses yeux, qu'il pouvait de mieux en mieux apercevoir à mesure que la distance entre eux se réduisait, semblaient le crier à des kilomètres !

Mais pourquoi était-il descendu... ? Ne voulait-il pas rester près de son jeune frère ?

Le romancier ne savait que penser... Peut-être se ferait-il même renvoyer par son ami! Qui pouvait bien dire ce que ce-dernier pensait, alors que son visage ne laissait rien percevoir ! Lui qui l'avait toujours vu joyeux ! Une telle expression ne lui allait pas. Ce n'était plus Takahiro, dans ce cas...

L'auteur resta silencieux, alors que l'autre continuait son avancée vers lui, sans quitter une seule seconde sa figure grave et sérieuse, son regard plongé dans ses yeux améthyste.

Plus de doute possible : ce qui allait suivre serait loin d'être joyeux. Tout, sauf les conversations qu'il pouvait bien avoir avec son meilleur ami, avant... Avant ces six derniers mois. Le doute n'était même plus permis, après un tel regard!

"Et quoi, maintenant... ?" Akihiko n'osait pas imaginer ce que lui dirait Takahiro. Mais il était certain qu'il serait question de Misaki.

L'autre arriva finalement à sa hauteur, tandis que les pensées de l'écrivain défilaient dans son esprit, ne sachant comment l'aborder dans cette situation.

Se ferait-il rejeter ou...?

-"Akihiko..." Ce dernier ne put s'empêcher d'éprouver un mauvais sentiment, au fait que le brun ne prononce pas son surnom, mais son prénom. Ce qui était loin d'être rassurant, au vu de leur forte amitié... "Je dois te parler." finit-il alors par dire, d'un ton imposant toute son importance.

Il y était. Le moment où il devait entendre ces durs mots allait arriver.

Et c'était inévitable.

-"Oui?" répondit-il doucement, sentant alors ses angoisses refaire surface, tandis que sa réponse franchissait les parois de ses lèvres. Il avait peur. Il n'y avait aucun mot pour exprimer ce qu'il ressentait à cet instant précis!

Son meilleur ami sembla affiner ses traits, remarquant peut-être l'impression qu'il causait à son aîné. L'auteur n'était même plus sur de pouvoir cacher ses émotions, comme il en avait auparavant l'habitude, si bien qu'il devait être assez simple de lire en lui comme dans un livre...

-"Tu sais, j'ai parlé à Misaki... Quand tu es descendu, tout à l'heure."

Pour dire quoi, justement? Pour dire au plus jeune ce que tous deux savaient déjà ? Où se trouvait l'utilité de le rejoindre et de l'enfoncer davantage?

Comme s'il n'avait pas déjà assez souffert...!

Il acquiesça lentement, incapable de trouver quelque chose à dire pour lui répondre. De toute manière, il connaissait la suite de ses paroles, alors pourquoi prendre la peine de retarder l'inévitable ?

-"Je... C'est-à-dire que je vous ai entendus, quand je suis revenu."

"Oh." Ce fut la seule chose que l'écrivain parvint à penser, alors que son regard restait fixé sur son interlocuteur. Il les avait... Entendus ?

"Merde..." Il ne pouvait pas y avoir pire événement ! Son meilleur ami avait entendu ce qu'ils s'étaient dit...? Ce que lui-même avait dit à l'étudiant?

Qu'il l'aimait, qu'il ne voulait pas être oublié...

Son visage se décomposa entièrement face à Takahiro, qui n'avait presque pas changé l'expression de son visage. Et aussitôt, le romancier comprit ce qu'il allait entendre : il allait se faire rejeter. Il avait dit des choses qu'il n'aurait sûrement pas dû dire et l'autre l'avait sans doute peu apprécié.

Et dans ce cas, cela expliquait son "j'ai parlé avec Misaki". Il lui en avait tout d'abord discuté avec lui, pour finalement en faire de même avec l'auteur.

Pourquoi n'était-il pas étonné...?

-"Désolé..." ce fut le seul mot qu'il réussit à articuler, ne pouvant trouver aucun mot pour justifier les paroles qu'il avait pu donner au plus jeune. Comment l'expliquer, de toute manière ?

Le simple fait que son ami sache à propos de leur relation... Ce n'était pas un point positif, susceptible de l'aider en quoi que ce soit. Et principalement si l'on observait de plus près les circonstances qui lui avait permis de l'apprendre !
Apprendre cela de cette manière... Akihiko ne pouvait pas lui en vouloir. Peut-être aurait-il eu la même réaction, dans une situation similaire... Il ne pouvait le dire.
Puisqu'il n'était pas responsable de Misaki. Takahiro, lui, l'était.

Mais alors qu'il releva son regard, pour de nouveau croiser les yeux de ce-dernier, il fut surpris de la lueur qu'il put percevoir : était-ce... De la tristesse ? Ne devait-il pas n'y avoir que de la colère, dans un cas comme celui-ci ?
Avec sa relation avec son petit frère... Pourquoi y aurait-il de la tristesse ?

-"Ne t'excuse pas." Aussitôt, l'écrivain sentit son cœur bondir à ces mots : le considérait-il trop fautif pour oser s'excuser ou... ?
Il fut cependant rapidement fixé, car son meilleur ami continua, sur un ton encore plus bas, qui étonna davantage l'auteur qui ne savait à quoi s'attendre : "Ce serait plus à moi... De m'excuser..." sa voix sembla se perdre, à mesure que l'autre détournait les yeux à son tour, au grand étonnement grandissant du romancier, qui voyait soudainement sa situation se renverser, sans même comprendre ce qui était en train de se passer.
Pourquoi... S'excusait-il ? Il ne comprenait plus rien ! Il venait de perdre totalement le fil des événements ! Avait-il manqué une précédente parole qui pourrait expliquer un tel changement de position ? Il commença même à penser à cette éventualité, sous l'incompréhension.

Il haussa son sourcil, indiquant à celui qui se trouvait en face de lui qu'il avait besoin d'explications. Que s'était-il passé durant son absence, lorsque les deux frères avaient, semblait-il, discuté de tout cela ? Quels mots avaient passé leurs lèvres, pendant que lui réfléchissait seul ?
Qu'avait dit... Misaki ?
Voilà la question qui dominait toutes les autres !

Son ami esquissa un léger sourire, sans pour autant reposer son regard sur le sien.
Embarrassé. Voilà. L'expression qui se trouvait sur son visage ne pouvait contenir que deux sentiments parfaitement lisibles : de la tristesse et de l'embarras. Chose qui ne pouvait permettre à l'auteur de comprendre davantage !
Il restait toujours aussi perdu... Attendant une quelconque explication qui lui permettrait de saisir ce qui était en train de se passer.

-"Je ne pensais pas que tu étais si attaché à Misaki, tu sais."

Cette phrase eut l'effet d'une douche froide -presque gelée!- sur Akihiko, qui ne put que créer un vide dans son esprit, figé par la stupeur.
Jamais il n'avait imaginé entendre cela de la bouche de son meilleur ami, frère de la personne qu'il aimait plus que tout au monde : il eut l'impression de tomber de dix étages, tant il fut surpris d'entendre une phrase pareille.
Mais le plus important était... De savoir sa signification exacte !
Car cette-dernière pouvait bien annoncer un pardon de la part de Takahiro... Tout comme un rejet total de sa part. Et cela était loin d'être la même chose !
Dans la peur de la seconde possibilité, tout aussi probable que la première à présent, il resta silencieux, attendant avec une impatience plus ou moins dissimulée, la suite des propos de son interlocuteur. Le brusquer n'était certainement pas la meilleure solution !
Et il ne tenait absolument pas à prendre le moindre risque...

L'autre parut comprendre son hésitation et agrandit son faible sourire, toujours avec une once de tristesse présente sur son visage.
Et c'est à cet instant qu'il comprit. Qu'il comprit la raison de ce visage, de cette tristesse... Et de la présence même de Takahiro en ces lieux et non près de son frère !
Mais il n'osait y croire. Peut-être avait-il déjà compris avant, mais n'avait pris la peine de s'y intéresser, tant la probabilité que cela arrive réellement était faible...
Ses yeux s'agrandirent sous la surprise, manquant de courage pour y croire : peut-être se faisait-il des idées ou... !
Mais le visage de son ami ne pouvait mentir et cette tristesse était alors plus que justifiée. Cette tristesse qu'il avait lui-même éprouvée quelques instants plus tôt, qu'il avait ressentie du plus profond de son être, à la simple pensée de l'étudiant !

-"Usagi..." continua le brun, après un instant de silence, tentant difficilement, à présent, de retenir ses larmes : "Est-ce que tu veux que... Que Misaki retourne chez toi ?"

Et pourtant...
Il fallait y croire. Il n'avait pas espéré pour rien.
Les miracles... Existaient bel et bien.


Misaki Takahashi

Un silence pesant planait dans la pièce, depuis le départ de son frère...
Depuis la fin de leur conversation, responsable de ce calme trop présent et bien trop lourd.
Avec lui se trouvait Aikawa, toujours assise dans son siège : ses yeux s'étaient arrêtés sur un point au sol, comme si celle-ci se trouvait en grande réflexion. Ou alors, elle n'osait croiser son regard. Il ne pouvait pas savoir, en l'état actuel des choses.
De plus, il était lui aussi préoccupé par d'autres problèmes.

Il allait... Quitter l'hôpital dans moins de quarante-huit heures. Il allait sortir, retourner à la liberté... Et retourner dans un environnement dangereux également. Car il serait à la vue de tous et en particulier de son psychopathe. Lorsque l'on apprendrait son retour, les médias s'intéresseront peut-être beaucoup trop à lui... Ce qui risquerait de lui causer davantage de problèmes, si cette forte attention créait une diversion pour son ravisseur ! Si la police avait réussi à étouffer l'affaire, il ne faudrait pas longtemps avant qu'un lien se créer entre sa disparition, l'arrêt total d'écriture de son amant et son soudain retour ! Il y avait bien des personnes qui les avaient vus !
Tout n'était une question de temps... Et la peur d'un kidnappeur ne ferait qu'alimenter toutes les rumeurs.
Il allait devoir être très vigilent... Peut-être même n'était-ce que ce que celui-ci attendait ! Il ne suffisait que d'un moment d'inattention et... Et tout serait fini, à nouveau.

Mais ce n'était pas sa seule préoccupation... Non, il y avait aussi cette discussion avec son frère, celle qui... Qui pouvait bien être décisive sur son futur.
Il allait retourner chez l'écrivain. Chez son amant. Et non chez son frère.
Il fut tout d'abord très surpris, et embarrassé, de savoir que son aîné avait entendu leurs propos... Cependant, il le fut davantage lorsqu'il dut entendre la question de son frère : "Est-ce que tu veux retourner chez Usagi ?"
Il n'avait pas su quoi répondre. Après tout, lui-même n'avait pas su choisir entre ses deux proches ! Comment aurait-il pu, sans savoir quoi dire ? Sans savoir qui blesser, sans savoir avec qui il serait le plus heureux !
Son manque d'arguments, face à cette fameuse question, sembla décider son frère : un visage peiné lui avait répondu, et après un bref "D'accord", il était descendu.
Pourquoi ? Pour voir Usagi ? Très probablement. Pour lui dire quoi, exactement ?
Bien que ses doutes étaient grands, il ne pouvait pas deviner : quelque soit la réponse, de toute manière, il en ressortirait triste.
Car l'un des deux hommes sortirait encore de sa vie, avec des visites, certes, mais ce n'était pas suffisant. Après tout ce temps enfermé, il ne voulait plus être séparé de qui que ce soit, mais au contraire rester avec ses proches.
Qui pouvait bien dire combien de temps lui restait-il avant de se faire kidnapper de nouveau ! Et voilà qu'il avait fallu choisir : ce n'était pas impossible, mais cela restait très difficile.

Le brun passa ses doigts sur sa gorge : retrouver la parole était une nouvelle victoire. Une nouvelle victoire contre ce malade et son jeu macabre à souhait. Le but ? Rester en vie, survivre... Et s'échapper. Et il avait gagné.
Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était le second jeu mis en place par ledit ravisseur : il ne pouvait le laisser courir dans la nature, bien entendu !
Et pourtant, ce n'était pas les espoirs qui lui manquaient ! Mais il fallait parfois revenir à la réalité, même si cette-dernière était douloureuse.

Une autre de ses pensées était de prévoir son retour dans l'une des maisons. Poursuivrait-il une autre thérapie ou devrait-il retourner périodiquement en ces murs ? Il n'avait eu aucune information à ce sujet.
Et il était très probable que ce genre d'informations ne se présente qu'une fois dehors... L'étudiant en était même certain ! Il devait toutefois y réfléchir, en raison du peu de temps qui lui restait : quarante-huit heures... Cela n'allait pas lui donner autant de temps pour réfléchir.

"Ce n'est pas comme si j'avais beaucoup de bagages à faire..." remarqua-t-il alors ironiquement. Évidemment. Tout ce qu'il avait pu posséder durant son kidnapping lui avait été dérobé.

Mais il serait prêt. Prêt à affronter ses peurs, ses angoisses...
Et même ce psychopathe. Peu importe la maison choisie.


OUI.
OUI, CE JOUR EST ENFIN ARRIVÉ. JE NE VOUS AI PAS FAIT DE TROLL. -sort-

Bon, plus sérieusement, après de nombreux trolls, j'ai voulu vous faire plaisir, pour une fois XD Peut-être que ça étouffera vos envies de meurtres, qui sait...?
Alors voilà, vous savez enfin qui sera l'heureux élu, celui qui va accueillir Misaki chez lui... Enfin bon, ce n'était pas comme si vous ne le saviez pas déjà, j'imagine xD
En fait, c'est plutôt un énorme pas dans la fanfic, vous savez : la première partie de la fiction est presque terminée. Du moins dans votre cas, car dans le mien, je l'ai effectivement terminé, puisque je suis en avance.
Enfin bon, mon avance se réduit peu à peu... Ca m'aide pas vraiment d'avoir des difficultés d'écriture, alors que je dois poster deux fois dans le mois... Essayez d'imaginer, simplement! T-T

Dans tous les cas, j'espère que ce chapitre vous aura plu, et n'hésitez pas à me laisser un commentaire, c'est tout ce qui me motive à poster!
Merci à tous, de me lire et de me suivre!

Sinon, information diverse... Petite Katia s'est fait un compte Ask...
Alors si vous avez des questions, j'y répondrai!
Voici le lien [supprimez les espaces] : ask . fm / CeliaCP17
N'hésitez pas, je mords pas trop, en ce moment x)

Allez, à plus tard pour le prochain chapitre!


Réponses aux reviews!


Yukihana17 : Je suis contente qu'il te plaise! Surtout que, pour une fois, la suite arrive sans troll xD
Oups, pardon, j'essaierai de faire de petites corrections sur la suite, si nécessaire... -dont un chapitre non publié, qui me fait pas mal flipper xD -
Mais vous êtes masos, pour aimer mes trolls à ce point? O.o Eh non, par contre, le décors n'a toujours pas -pas encore xD - changé... Dommage, ça prend son temps, qu'est-ce que tu veux x)
N'hésites pas à me tenir au courant si tu avances, et si tu as besoin d'aide! Je serais ravie de voir l'avancée des dessins, si tu as pu t'y essayer cette semaine! ^^
Merci encore, et bisous!

HimeGuardian : Je suis super contente que ce chapitre t'ai plu!
Surtout que dehors, hors de l'hôpital... BIG VLADLEN IS WATCHING YOU! -sort-
Ah, une autre fan de Romantica, whouhouu! C'est mon couple favori aussi, probablement parce que je trouve Misaki trop cute xD Je sais pas x)
AH BAH, POUR UNE FOIS QUE J'EN MET PAS, JE ME DEMANDE QUELLES RÉACTIONS JE VAIS AVOIR XD
Mais t'en fais pas, ils reviendront, muhahahaha... 8D

Okami Shiroi : Contente que le chapitre t'ai plu!
Hum... Oui, mais peut-être pas comme tu l'attends. Je ne peux pas vraiment répondre à cette question facilement...
Merci de m'avoir lu, et à plus tard pour le prochain chapitre!

Katsuya Madoka : Bah pour une fois que je fais pas de troll, j'espère que vos nerfs vont se reconstruire, hein xD
J'aimerai bien me reposer, mais... Avec une avance minuscule comme j'ai, vaut mieux que je me bouge un peu e.e Si ça tenait qu'à moi, hein... -sort-
Je suis contente que le chapitre te plaise!
Bah, avec le succès de la fanfic, pourquoi j'arrêterai, hein? XD
Bisous à toi aussi, et merci beaucoup!

Esu-Chan : Je vais finir par croire que mes chapitres sont tous les même, hein xD
J'espère que la suite de la fanfic te plaira! Merci beaucoup de me lire!
Bonne année à toi aussi! :3
Bisous!