Les fleurs du mal
Auteur : Angelscythe
Genre : Romance, shonen-ai, noir comme d'habitude.
Couple : Vaniven
Disclaimers : Tous les personnages sont à Square Enix et à Disney quant à moi et bien, je les torture *grand sourire* par contre Rokami est à Miku' et à moi (on se la partage et ouaip)
Note : Relecture faite par Mikukearu et comme d'hab', il aide dans les idées, mais à cause d'un bug il y aura pas de recorrection... désolée.
Chapitre 25 : Amphore.
Il était resté allongé dans cette marre de crasse pendant un long moment. Quelques heures peut-être. Peut-être moins. C'était une vieille femme qui avait fini par l'aider à se relever. Elle lui avait fait un vague pansement, lui avait donné un bout de pain et elle était repartie.
Quatre jours plus tard, une semaine après que ses parents l'eurent jeté hors de la maison, il était collé dans une petite impasse. Il buvait à une rigole alors que sa hanche lui faisait un mal de jambe horrible.
Il se traînait sur le sol en général. Il marchait en serrant les dents. Il essayait de rester positif mais ça devenait de plus en plus dur. En effet, il passait son temps dans ses planques et ne se déplaçait plus que pour en trouver une autre. Après tout, il avait toujours vécu avec ses parents, même s'ils le malmenaient. Et maintenant, il était tout seul. Livré à lui-même.
Avec un certain recul, il se dirait probablement qu'il aurait parié qu'il mourrait dans cette rue. Après tout que pouvait faire un gamin d'un peu plus de quatre ans dans une vielle où on ne pensait qu'à soi.
Il entendit du mouvement et il tourna la tête pour voir un vieux sans-abri qui avait l'air ivre. Il avait d'ailleurs une bouteille à la main tenue de telle sorte que des gouttes tombaient régulièrement sur le sol.
L'homme sortit un couteau pliable de sa poche mais, tremblant, l'arme tomba sur le sol. La bouteille suivit et l'homme s'approcha de lui.
- Va-t-en.
- Non. Gémit-il.
Le sans-abri se saisit de lui par la nuque. Il le fit tomber à genou. L'enfant glissa entre ses jambes et il se traîna jusqu'au couteau. Il attrapa l'arme, s'entaillant les mains sur les débris de verre.
Tremblant, il ouvrit le couteau. Il le calla sans faire exprès comme il fallait. Il se redressa et il se tourna vers l'homme qui se jeta sur lui. Le gamin poussa un cri et il leva le couteau.
Il sentit le corps contre ses mains et il trembla. La lame rentra si facilement dans les chairs, faisant couler lentement du sang sur ses mains. Le gamin pleura et il s'extirpa de sous le corps puis il rampa, se rapprochant des débris de verres. Il put alors voir son reflet dans du transparent. Des cheveux d'une couleur étranges qui retombaient sur son corps et des yeux… bleu foncé.
Le gamin attrapa une mèche de cheveux qu'il tira pour en voir la couleur. Une mèche blond vénitienne.
Il était…
Ventus.
µµµ
Vanitas sentit une main sur son front et il se redressa d'un coup, sa main encerclant une gorge qui était dans le prolongement de sa vision. Il était encore en sueur. Et il ne lui fallait pas beaucoup d'intuition pour qu'il sache qu'il devait y avoir des médusores et un médusard.
Un rapide coup d'œil lui affirma la présence de sel de mer et de griffeurs.
Il lança un regard à la personne dont il enserrait la gorge. Personne qui ne bougeait pas. Pourtant, d'habitude, il voyait les gens se mettre à paniquer et se défaire de son étreinte. C'était à ce moment-là qu'il brisait le cou des gens.
Mais ici, rien. Au contraire, il sentit des doigts sur sa main.
Le cauchemar s'effaça et le brun commença à réaliser qui était en face de lui. Il relâcha lentement la gorge, effleurant la peau sous ses doigts puis il se rallongea.
La personne se pencha au-dessus de lui en affichant un petit sourire.
- Tu m'as inquiété. Quatre jours que tu dors. Murmura le blond vénitien.
- Quatre jours ? Répéta le brun.
- Oui… Terra n'est pas revenu.
Vanitas se retint difficilement de souffler « tant mieux ».
- Et Nathaniel a été enterré avant-hier… Ca n'a pas été facile avec Maître Eraqus avec les jambes brisées. J'étais plein de terre et de boue. Raconta Ventus en se forçant à afficher un petit sourire.
Le brun le fixa, regardant dans ses yeux. Il semblait très réactif. Des questions lui brûlaient les lèvres.
- Je me suis occupé de toi aussi. Murmura Ventus.
Son ton était devenu doux, tendre. Il prit le linge humide qui était tombé sur le lit et il le posa avec précaution sur le front de Vanitas. Le brun lui attrapa le poignet et il serra dessus en plantant ses orbes dans les siennes.
- Combien de temps ?
- Pas longtemps… j'aurais voulu rester tout le temps avec toi, te surveiller mais… on ne peut pas, si j'ai bien compris… et Vanille me forçait à partir quand je restais bien trop longtemps.
Vanitas poussa un soupir rassuré avant d'hocher la tête. Il relâcha la main de Ventus et le laissa se remettre un peu plus droit. Le blond vénitien souriait de toutes ses dents. Le brun ne pouvait s'empêcher de le regarder.
Mais pour d'autres raisons que pour ce qui dévorait la chose qui lui servait de cœur.
Dans ses rêves, il était Ventus. Mais il commençait à ne pas croire que c'était une simple matérialisation de son inconscient qui lui disait que s'il était quelque chose, il devait être Ventus.
Tout ça lui donnait une sensation de « déjà-vu » et la mort de sans abri l'avait se sentir plus fort. Tout ce qu'il vivait… ce n'était pas pour rien. Chaque rêve lui semblait horrible sans qu'il ne le pense vraiment. C'était comme les émotions qui ne semblaient pas être les siennes.
- Depuis combien de temps aujourd'hui ? Demanda Vanitas.
- Je viens d'arriver.
- Viens avec moi ?
Le blond vénitien rougit mais hocha la tête. Il prit Vanille qui était sur ses genoux et il la posa dans la petite place qu'il y avait entre le mur et Vanitas. Il se leva et retira ses chaussures. Il sentit la pression monter en lui alors qu'il portait ses mains à la croix et la marque d'Eraqus.
Il en avait toujours eu plusieurs pour le cas où il le perdait. Comme ses vêtements qu'il avait remplacés.
La température dans cette pièce était plutôt chaude, voulant être sûr que Vanitas ne mourrait pas de froid et ne pouvait pas venir souvent s'assurer que tout allait bien.
Le brun le regarda ôter un à un les vêtements qui couvraient son torse, tendu au possible. Il avait envie de toucher ce corps qui s'exhibait à lui. S'il ne tenait qu'à lui, il se serait redresser, l'aurait attrapé, renverser sur le lit et aurait laissé les choses dérivés jusqu'à ce que Ventus ne lui offre plus que de douces suppliques.
Mais il devait se calmer. Ne pas le toucher, ne pas lui faire ça, ne pas prendre le risque de forger la χ-Blade. Ne pas prendre le risque de le perdre.
- Je… Je viens ?
Vanitas hocha la tête et lui tendit les bras, se mordant la lèvre inférieure. Ventus rougit et il souleva le drap pour venir se glisser sous les couvertures. Une mandragore apparut alors et, après avoir poussé un cri, s'installa sur la hanche du brun qui s'était mis sur le flanc.
Le blond vénitien plongea ses yeux dans les orbes jaunes, rougissant de tout son être. Le brun rapprocha son corps du sien et il passa son bras dans le dos de Ventus, le collant à lui.
Il maudit intérieurement Ventus qui avait pris tout le bon sens et toute la prudence. Il était incapable de se contenir. Il avait envie d'éprouver son corps, ses lèvres.
- Ventus…
- Ou… Oui ? Rougit le blond vénitien alors que les lèvres se rapprochaient des siennes.
- Ne me laisse pas… aller trop loin. Chuchota-t-il avant de capturer ses lèvres qui le faisaient mourir d'envie.
L'innocent gémit et il répondit au baiser alors que Vanitas l'allongeait dos contre le matelas.
Le brun caressa ses lèvres de sa langue. Ventus gémit contre ses lèvres avant d'entrouvrir les siennes. Il ne tarda à sentir la langue entrer dans sa bouche. Il sentit son corps se réchauffer et il rougit de plus belle alors qu'il répondait au baiser.
µµµ
Eraqus était dans sa chambre, comme toujours. Il était assis dans le fauteuil où Ventus venait l'aider à se mettre chaque matin et où il l'aidait à s'en extraire chaque soir. Il se sentait par instant presqu'honteux de demander à cet enfant de l'aider à aller aux toilettes aussi.
Il portait des atèles, avec des bandages les entourant, autour de ses jambes pour les maintenir en place. Ventus avait eu tant de choses à faire qu'il n'avait pas encore pu lui poser un plâtre mais ça ne saurait tarder.
Il lisait dans son fauteuil, seule activité qui lui était encore offerte, lorsqu'il vit une chose lumineuse sur son mur. Comme il l'avait déjà vue peu avant que ses élèves ne quittent le bercail. Il savait de qui il pouvait bien s'agir et il lui avait envoyé une lettre il y avait quelques jours.
Encore heureux que lui avait ses pouvoirs là. Ca permettait d'aller bien plus vite. User de lettres dans certaines situations était bien trop délicat.
- J'ai reçu ta lettre. Tu comptes garder Vanitas avec toi ?
- Oui. Il a émis le désir de se tourner vers la lumière. Je ne peux fermer les yeux sur un tel désir.
- A ta guise… mais tu dois faire très attention.
- Pourquoi cela ? Questionna le Maître en fermant son livre pour avoir toute son attention sur son vieil ami.
- Parce que Xehanort a créé lui-même Vanitas depuis les ténèbres de Ventus.
- Que… ce n'est pas possible ! Je n'ose imaginer…
- Malheureusement, c'est la vérité. Le cœur de Ventus est imperméable aux ténèbres tout comme celui de Vanitas le sera toujours face à la lumière.
- C'est…
- Impossible ? Pourtant tu as l'exemple ici. Tu dois absolument les surveiller, Eraqus. Seul, Ventus ne peut pas forger cette arme que Xehanort désire tant.
Les mains d'Eraqus se serrèrent sur le livre qu'il avait posé sur ses cuisses.
- C'est ensemble qu'ils doivent la faire. Peut-être que les pousser à rester l'un avec l'autre n'est pas une bonne solution.
- Ici… je peux les surveiller. Peux-tu m'envoyer un fauteuil roulant ? J'aurais besoin de cela pour pouvoir me déplacer.
- Oui, évidemment. Je m'y atèle tout de suite.
- Merci beaucoup.
- Fais très attention à ce Vanitas. N'oublie pas que c'est l'élève de Xehanort. Et même s'il ne peut corrompre Ventus, il peut le forcer à forger la χ-Blade.
- Oui… merci encore. Je prendrais des mesures et je te donnerais régulièrement des nouvelles.
- Un grand merci. Guéris bien.
Eraqus lui dit au revoir encore quelques minutes avant que la conversation ne s'arrête tout simplement.
µµµ
Aqua venait de poser le pied à la Contrée de Départ. Voilà déjà près de trois semaines, lui semblait-il, qu'elle n'était plus revenue ici. Mais elle était porteuse de mauvaise nouvelles. C'était Yen Sid qui l'avait envoyé ici, la mettant en garde contre la cruauté du monde qui faisait rage en ce moment.
Trop de choses étaient en train de prendre un tour capitale. La destinée prenait violemment tout ce dont elle avait besoin pour offrir aux Mondes espoir ou destruction.
La jeune femme se rendit jusqu'à la chambre du Maître où elle frappa prudemment. Elle attendit qu'on lui en donne la permission pour entrer. Elle ouvrit la porte et offrit un sourire doux à Eraqus.
- Aqua ?!
- C'est Maître Yen Sid qui m'envoie ici.
- Je viens de discuter avec lui.
- Il voulait vous faire une surprise. Sourit la bleue en s'approchant.
- Quel plaisir de te revoir. Ventus est…
- Je sais, Maître. J'irais le voir juste après… J'ai des nouvelles à propos de Terra.
- Terra ? Fit Eraqus en se redressant, les mains crispées.
- Maître Xehanort l'a pris comme élève et les ténèbres dans son cœur deviennent plus forts à chaque seconde. Yen Sid craint que… Maître Xehanort prévoit de détruire le monde avec lui.
- Ce n'est pas…
- Et… j'ai peur que ce ne soit en partie ma faute. Terra n'a que vous, Ven' et moi… Et, pour ma part je l'ai repoussé, quand il m'a fait part de ses sentiments… Dans l'espoir de le faire souffrir moins longtemps… J'ai agi bêtement.
Eraqus tendit la main vers elle. Aqua s'approcha et le Maître put ainsi poser sa main sur la sienne.
- Tu as fait ce que tu as jugé mon bon et ce qui aurait marché s'il n'y avait pas eu… d'autres éléments. Je l'ai en quelques sortes trahi.
Eraqus allait donner la raison pour laquelle il pensait ça mais il se sentit honteux et il garda ses lèvres closes. Il devait pourtant se l'avouer. C'était sa faute. S'il n'avait pas voulu tuer Ventus. S'il avait compris…
Pourtant, il savait que si Vanitas voulait forger la χ-Blade, il tuerait Ventus. C'était lâche, mais c'était le blond vénitien qui était le plus faible. La force de Vanitas était bien trop impressionnante. Même s'il était convaincu qu'elle pouvait être enfermée, contenue.
- C'est une multitude de petite chose alors… dans ce cas… excusez-moi… j'aimerais aller voir Ventus.
- Si tu ne le trouve pas dans sa chambre, il sera juste à côté.
La jeune femme hocha la tête et s'assura qu'Eraqus n'avait besoin de rien avant de sortir. Elle se rendit d'abord dans la chambre du blond vénitien pour voir qu'il n'était pas là. Elle se dirigea alors vers la chambre désignée par son Maître, surprise. Il n'y avait jamais rien eu dans cette pièce.
Elle ouvrit la porte mais la referma vivement. Elle ne s'attendait certainement pas à voir Ventus si jeune, si doux, dans une position presque sexuelle avec quelqu'un d'autre. Cependant, elle n'avait pas réussi à voir de qui il pouvait bien s'agir.
Même si c'était rapide, elle se disait qu'elle préférait Ventus faire ces choses obscènes avec un autre que Vanitas.
