Bonne année 2017 !
Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année ! Que tous vos souhaits se réalisent ! :)

Bonjour à tous !

J'espère que vous allez bien, et que la reprise n'a pas été trop dure. Pour ma part je n'ai pas fait un quart de ce que j'avais prévu pendant les vacances, je comptais avancer sur cette histoire et finalement j'ai accumulé beaucoup de retard et je n'ai même pas relu les anciens chapitres pour corriger les fautes... Honte à moi ! Je vais devoir travailler d'arrache-pieds pour rattraper tout ça !

Pour en venir à ce chapitre je préfère vous prévenir d'avance qu'il est plus court que les précédents, je voulais absolument le clore sur cette fin-là donc je n'ai pas jugé nécessaire d'écrire davantage, en espérant que cela ne vous gêne pas trop.

Bonne lecture ! :)

Blond'sparkle

Réponses aux reviews :

AppleCherrypie : Merciii ! :D Ah, ah je savais que quelqu'un me poserait la question, alors non ce n'est pas une référence à Polly McBee, à vrai dire ce prénom et ce nom me sont venus naturellement et j'ai longtemps hésité à le changer par rapport au personnage de Citrouille mais finalement je l'ai laissé. Mais si ça te fait plaisir de penser que c'est un clin d'œil alors d'accord ! ^^
Oui moi aussi j'ai hâte que tous les deux se retrouvent, quelque chose me dit que tu devrais apprécier les deux prochains chapitres ! ^^ Oui tu as bien compris, Charlotte n'est pas amoureuse d'Adam, ils sont juste amis et ne vivent pas ensemble, ils sont cependant très proches, il ne faut oublier qu'il est au courant de toute son histoire. C'est vrai que ça pouvait paraître un peu confus dans les chapitres mais je ne voulais pas m'attarder sur ce point.
Bonne lecture pour cette suite et meilleurs vœux pour 2017 ! :)


Chapitre 3 :

The wedding – Part One

Pour ce qui semblait être la dixième fois le jeune homme tenta de nouer le nœud autour de son cou, il s'énerva encore et encore jusqu'à ce que son frère aîné vienne à sa rescousse.

- Tu es tellement sur les nerfs, j'ai l'impression que c'est toi le futur marié, marmonna celui-ci en pouffant de rire.

Charlie leva les yeux au ciel puis regarda Bill défaire le nœud de sa cravate pour le nouer correctement.

- Tu as peur ? demanda tout à coup ce dernier

- Non, pourquoi aurais-je peur ? répondit son frère, quelque peu étonné par sa question. Ce n'est qu'un mariage.

- Parce que tu vas sans doute la revoir.

- Qui ça ? fit-il mine de demander mais Bill dut voir à quel point il s'était tendu à l'entente de ses mots.

- Ne me prends pas pour un idiot, nous savons très bien de qui je parle.

Le jeune homme haussa les épaules et réajusta sa veste devant le miroir, feignant d'ignorer son cœur qui s'était mis à battre plus fort dans sa poitrine.

- Elle ne viendra pas.

- Qu'est-ce que tu en sais ? le questionna son frère. En tout cas je peux te dire qu'elle a reçu l'invitation, j'ai entendu Hermione en parler à Fleur. Et je sais qu'elles s'écrivent de temps en temps toutes les trois, Fleur fait comme si de rien n'était mais elle parle dans son sommeil... ajouta-t-il avec un sourire.

Le dragonnier lança un regard sombre à Bill puis sortit de la chambre non sans maugréer dans sa barbe inexistante et tandis qu'il descendait les escaliers il perçut des sanglots étouffés depuis la chambre de ses parents. Intrigué, le jeune homme s'approcha et toqua doucement mais ne recevant aucune réponse à part une toux étranglée il poussa la porte, il découvrit alors sa mère en robe de cérémonie et les joues inondées de larmes. Ni une ni deux il réduisit d'une grande enjambée l'espace entre eux et la prit par les épaules, l'obligeant à le regarder.

- Maman… Que se passe-t-il ? Pourquoi pleures-tu ? Il est arrivé quelque chose…

Sa mère pleura de plus belle, enfouissant son visage dans un mouchoir trempé tout en lâchant une longue plainte aiguë. Le rouquin fut quelques peu désemparé par son état et ne put qu'attendre qu'elle se calme, tapotant son dos d'une main maladroite. Il fallut quelques minutes avant que sa mère ne stoppe ses pleurs. Doucement elle releva les yeux vers son fils et lui sourit faiblement, les yeux encore brillants de larmes.

- Je n'arrive pas à croire que mon petit Ronald est sur le point de se marier et Ginny qui va…, parvint-elle à dire d'une voix de plus en plus étranglée, sa phrase se termina dans un nouveau sanglot.

Charlie faillit rire devant sa mère mais il se retint de peur de la mettre en colère, ce n'était que ça…

- Maman…, souffla le jeune homme en secouant la tête, soulagé. Tu es trop émotive…, ajouta-t-il en la serrant contre lui.

Celle-ci lâcha une petite exclamation, riant et pleurant à moitié, avant de répondre à l'étreinte de son fils. Très vite, elle le relâcha non sans renifler bruyamment, elle se racla la gorge plusieurs fois et reprit finalement la parole.

- Le temps passe si vite… Parfois j'ai encore l'impression de vous voir enfants, gambadant dans le jardin, avoua-t-elle, nostalgique.

Le rouquin acquiesça doucement mais ne répondit pas, il observa sa mère tapoter ses joues humides avec un mouchoir et sortir de la pièce d'un pas mal assuré, il la suivit sur le palier.

- Tu verras quand tu auras des enfants, déclara-t-elle en se tournant vers lui, la voix chevrotante. Tu ne penseras plus qu'à leur bonheur.

Sa mère se moucha une dernière fois avant de monter dans les étages, lâchant parfois quelques recommandations à quiconque la croisait dans les escaliers.

- Ça fait déjà deux fois que Ginny la réconforte aujourd'hui, avoua Harry qui venait du rez-de-chaussée.

Charlie poussa un long soupir et fourra ses mains dans ses poches, le brun à ses côtés lui fit un sourire compréhensif.

- Comment va Ron ? s'enquit finalement le dragonnier, préférant changer de sujet.

- La dernière fois que je l'ai vu aussi stressé c'était aux sélections de Quidditch à Poudlard, répondit joyeusement le jeune homme.

- J'espère qu'il ne va pas s'évanouir, lança le rouquin avec tout le sérieux du monde.

Il y eut une seconde de flottement puis Harry éclata franchement de rire entraînant le jeune homme avec lui, il leur fallut un moment avant de pouvoir se calmer aidés par les grands cris de la matriarche Weasley depuis les étages supérieurs. Le brun s'éclipsa dans la salle de bains et Charlie préféra descendre pour éviter les foudres de sa mère ; une fois dehors il se dirigea vers le pré derrière le jardin du Terrier, là où devait se dérouler la cérémonie du mariage. Il s'y tenait un grand chapiteau blanc avec plusieurs banderoles doré et bleu marine sur lesquelles on pouvait lire les prénoms des futurs époux. Quand le rouquin pénétra sous l'énorme tente il vit son père ainsi que quelques voisins venus prêter main forte terminer les derniers ajustements, faisant léviter quelques chaises çà et là ou déroulant un tapis de pourpre le long de l'allée centrale tandis que Fleur, dans sa longue robe scintillante, faisaient sortir de sa baguette magique des bouquets aux fleurs gigantesques qu'elle plaçait un à un dans des jarres autour de l'autel.
A deux heures de l'après-midi serveurs et musiciens commencèrent à arriver et à recevoir les premières directives de sa mère ainsi que de Mme Granger, qui était venue une heure plus tôt pour l'occasion. A trois heures débuta la réception et les premiers invités se présentèrent à l'entrée du chapiteau, accueillis par Fred et Georges qui leur indiquaient leur place parmi les rangées de chaises dorées devant l'autel. Charlie, quant à lui, était déjà sous la tente et occupait sa nièce, Victoire, et le petit Teddy Lupin avec quelques tours de magie. A mesure que les gens s'installaient le brouhaha augmentait, le rouquin fit asseoir les enfants près de lui dans les premiers rangs aux côtés de Bill et d'Andromeda Tonks qui venaient d'arriver. Alors qu'il jouait de nouveau avec sa nièce et le petit garçon, il sentit tout un coup un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale et son corps se tendit. Pour il ne sait quelle raison il comprit immédiatement qu'elle était là, que Charlotte était là, quelque part derrière lui. C'était une sensation étrange… Comme si son propre corps réagissait sans qu'il n'ait pu voir ou entendre quelque chose, comme un pressentiment... Le rouquin se redressa sur sa chaise, en alerte, mais à part le bruit des conversations rien ne lui indiquait véritablement que la Française était bien arrivée. Dire qu'il n'avait pas envie de la voir aurait été un mensonge, en réalité Charlie mourrait d'envie de se retourner et de scruter la foule afin de la trouver… Peut-être avait-elle changé ? Peut-être était-elle différente ? L'avait-elle déjà aperçu ? Le jeune homme tenta de calmer les battements erratiques de son cœur dans sa cage thoracique, il fallait qu'il se reprenne car ce n'était vraiment pas le moment de paniquer et encore moins de se laisser submerger par ses sentiments, il ne pouvait plus se comporter comme un adolescent, non... Mais tout de même… ça faisait plus d'un an qu'il ne l'avait pas vue, c'était normal qu'il veuille voir de quoi elle avait l'air, non ? Son bon sens lui criait clairement que non, non ce n'était pas une bonne idée mais une petite voix insidieuse lui disait bien autre chose... Il avait encore du mal à croire que le temps était passé si vite. Il avait l'impression que tout ça, tout ce qu'ils avaient vécu c'était hier et pourtant non, les choses avaient changé depuis… Le rouquin revint brusquement à la réalité lorsque Fleur vint chercher les enfants et les amena à l'arrière du chapiteau, là où devait arriver la mariée. Après un moment le maître de cérémonie remonta l'allée centrale d'un pas guilleret, sa robe dorée se soulevant à chacun de ses pas, il était suivi de ses parents, Mme Granger et Ron et Harry qui s'assirent sur les chaises au premier rang.

- Notre petit Ron-Ron va se marier, entendit alors Charlie derrière lui.

Il se retourna pour faire face aux jumeaux qui avaient pris un air faussement ému, Georges fit semblant de se moucher bruyamment dans un mouchoir.

- Fred ! Tiens-toi tranquille, ce n'est pas le moment de faire l'idiot ! réprimanda une voix féminine à leur droite.

Le dragonnier observa Angelina Johnson enguirlander son petit-ami et se mit à pouffer de rire devant la mine penaude de son frère qui promettait de bien se tenir. Enfin, une musique se fit entendre, à l'avant Harry et Ron se levèrent et dans un même mouvement tous les invités se tournèrent vers l'allée centrale pour voir Hermione remonter celle-ci au bras de son père. Celui-ci semblait grandement ému tandis que la brune à ses côtés rayonnait dans sa belle robe blanche, un sourire jusqu'aux oreilles. Elle avait choisi Teddy Lupin et Victoire Weasley comme enfants d'honneur, ils avançaient derrière elle, se donnant la main gentiment et distribuant des sourires à tour de bras tandis que la foule s'émerveillait devant eux. Lorsque la jeune femme arriva auprès de Ron, Charlie ne put s'empêcher d'observer son jeune frère, ses oreilles rouges témoignaient de son émotion et ses yeux pétillaient de bonheur. Le jeune homme prit une grande inspiration et poussa un long soupir ému quand le maître de cérémonie commença son discours afin d'unir les jeunes mariés et lors de l'échange des vœux sa mère ainsi que celle d'Hermione se mirent à sangloter doucement, Fleur à ses côtés avait les yeux brillants tandis qu'Hagrid à l'arrière pleurait bruyamment dans un mouchoir qui avait la taille d'une nappe. A la fin de cet échange le maître de cérémonie leva sa baguette, des étoiles argentées en sortirent et se mirent à virevolter autour des deux jeunes époux. Aussitôt la foule se leva et se mit à applaudir avec vigueur, les chaises sur lesquelles tous étaient assis se mirent en marche sur leurs pieds de bois pour se placer autour des tables rondes qui venaient d'apparaître de part et d'autre de la piste de danse. Les musiciens sur la scène commencèrent à jouer tranquillement tandis qu'une armée de serveurs entra sous le chapiteau, proposant diverses boissons et canapés aux invités. Charlie suivit le mouvement de la foule, ne sachant plus où donner de la tête, il sentit qu'on lui mettait un verre dans la main et vit Bill lui faire un clin d'œil avant de s'éloigner. Pendant plus d'une heure le jeune homme déambula parmi les invités, discutant parfois avec d'anciennes connaissances ou chahutant simplement avec les enfants qui avaient réussi à attraper un gnome de jardin, il trouva même un moment pour féliciter les jeunes mariés qui semblaient sans cesse submerger par une foule de personne. Alors qu'un serveur s'approchait de lui pour lui proposer un autre verre le rouquin ne répondit pas immédiatement, il fronça les sourcils avant d'écarquiller les yeux en reconnaissant la personne qui se tenait à quelques mètres à peine. Comme si elle sortait d'un rêve Charlotte était là, dans sa robe dorée scintillant de mille éclats à la lumière du soleil couchant. Elle n'avait pas changé, ses éternels cheveux blonds étaient noués au-dessus de sa nuque tandis que ses yeux bleus brillaient toujours autant quand elle souriait. Le rouquin sentit son cœur remonter dans sa gorge, en vérité le souvenir qu'il avait d'elle ne lui rendait que peu justice et ce fut à cet instant qu'il comprit que jamais une image d'elle n'aurait pu être plus belle que la réalité. Alors qu'il reprenait doucement ses esprits, Charlie remarqua que la jeune femme semblait en grande discussion avec un sorcier qu'il ne connaissait pas, sans doute un membre du ministère, se dit-il et alors qu'il la fixait, un peu trop intensément peut-être, elle tourna la tête dans sa direction et un instant leurs regards s'accrochèrent. La blonde perdit son sourire l'espace d'une seconde puis retourna à sa conversation, faisant comme si de rien n'était. Le rouquin resta coi, instinctivement sa mâchoire se serra et il tourna également la tête, préférant s'éloigner de peur de faire une bêtise.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu as l'air tout drôle…, entendit-il alors derrière lui.

Charlie fit volte-face et vit Ginny, un verre à la main, l'observer étrangement.

- Rien… Je vais bien, répondit-il dans un demi-mensonge. Ce doivent être les toasts qui ne me réussissent pas…

La rouquine fit une moue peu convaincue puis laissa son regard couler vers la foule, après quelques instants elle reprit :

- Au fait, tu as vu qui est là ?... Charlotte, ajouta-t-elle en voyant son frère hausser les épaules. Elle est revenue exprès des Etats-Unis pour assister au mariage…

Le jeune homme préféra ignorer le ton faussement innocent de sa sœur et répondit d'une manière vague.

- Ah oui, je n'avais pas remarqué…

- C'est étonnant, j'avais cru te voir la dévorer des yeux il y a quelques minutes…

Le rouquin tourna si violemment la tête vers Ginny qu'il entendit craquer dans sa nuque, la jeune femme ricana derrière sa main. Il fronça les sourcils et se racla la gorge, tentant vainement de se donner une contenance.

- N'importe quoi…

- Ne fais pas l'innocent, je sais qu'il se passe quelque chose entre vous. Il faudrait être aveugle pour manquer ça.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

La jeune femme haussa les épaules à son tour, elle se mit en marche et enjoignit son frère à la suivre. Tandis qu'ils déambulaient parmi les invités Charlie se mit à observer sa sœur du coin de l'œil. Dans sa robe opaline elle semblait rayonner, ses longs cheveux roux cascadaient sur ses épaules dénudées et sa main reposait sur un ventre proéminent, signe évident qu'un petit être vivait là. Jamais encore il n'avait vu sur son visage un air si apaisé.

- Tu sais… reprit-elle soudainement, ce qui fit sursauter le jeune homme. Tu devrais aller lui parler, elle en meurt d'envie.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda-t-il en fourrant ses mains dans ses poches avec énervement.

La rouquine se stoppa et se tourna vers lui, elle lui fit un sourire en coin avant de répondre.

- Elle ne t'a pas lâché des yeux depuis le début de la cérémonie, déclara-t-elle en s'éloignant.

Charlie resta là où sa sœur l'avait laissé. Un instant son cœur rata un battement, Charlotte ne l'ignorait peut-être pas complètement après tout… Il ne put s'empêcher de lâcher un rictus dédaigneux, comment pouvait-il croire une minute qu'elle pouvait encore s'intéresser à lui ? Elle l'avait ouvertement ignorée pendant plus d'un an malgré toutes les lettres qu'il lui avait envoyée, il en avait assez d'essayer d'attraper de la fumée avec les doigts, il en avait assez de faire chaque premier pas et aujourd'hui ne faisait pas exception. Si elle voulait lui parler, qu'elle vienne et peut-être ferait-il un effort. D'une démarche décidée il s'avança parmi les tables rondes où étaient déjà assis de nombreux invités, le jeune homme repéra bien vite son frère Bill ainsi que Fleur discutant avec un autre couple et se dirigea vers eux. En s'approchant il se mit à observer les deux inconnus, ils semblaient avoir l'âge de ses propres parents, peut-être un peu plus jeunes ; la femme avait des cheveux bruns bouclés serrés dans un chignon et son visage reflétait la douceur et la sympathie, elle serrait le bras d'un homme qui, si il n'avait pas cet accent français quand il parlait, aurait aisément pu se faire passer pour un scandinave, tout dans son apparence laissait croire cela, de ses cheveux blonds presque blancs à ses yeux bleus profonds qui rappelaient vaguement quelqu'un au dragonnier. Ce dernier entendit soudain qu'on l'appelait, il sortit de sa torpeur et vit Fleur qui lui faisait signe d'approcher.

- Voici Charlie, le frère de Bill, présenta-t-elle alors tandis que l'homme et la femme le saluait chaleureusement. Charlie, je te présente Auguste et Elizabeth de Montmorency, les parents de Charlotte.

Une seconde le rouquin tiqua. A aucun moment il n'avait pensé rencontrer les parents de la Française à cette réception mais il est vrai que c'était le mariage d'Hermione, il aurait semblé évident pour n'importe qui qu'elle invite des membres de sa famille, pas pour Charlie visiblement. Et maintenant qu'il avait cette information en main, comment n'aurait-il pas pu y songer ? Les ressemblances étaient pourtant frappantes. Si Hermione et Charlotte ne se ressemblaient pas, la jeune Française était par contre un parfait mélange de ses deux parents même si elle avait emprunté la couleur de ses yeux et de ses cheveux à son père.

- Nous disions à l'instant que nous étions véritablement ravis d'être ici, cela faisait une éternité que nous n'étions pas revenus en Angleterre, déclara Mme de Montmorency d'une voix posée. Et je dois dire que c'est aussi l'occasion pour nous de rencontrer les Weasley, des gens charmants, ajouta-t-elle à son adresse avec un sourire doux et il ne put s'empêcher de voir celui de Charlotte à travers le sien. Monsieur et Madame Delacour nous l'avaient déjà affirmé.

- Et ça nous permet de voir notre fille, bien entendu, ajouta Mr de Montmorency. Cela faisait presque un an que nous ne l'avions pas vu, c'est incroyable comme le temps passe vite !

- Elle ne vous a pas rendu visite depuis qu'elle est aux Etats-Unis ? s'étonna Fleur.

- Hélas non, mais elle nous a envoyé des lettres, reprit la mère de la jeune femme avec un sourire faible qui ne trompait personne.

- Je crois savoir qu'elle avait beaucoup de travail là-bas, au Macusa, expliqua son mari comme pour donner une bonne excuse à sa fille.

- Charlotte s'est toujours plongée dans le travail quand quelque chose la contrariait, c'était déjà le cas à Beauxbâtons, affirma la Française.

Le jeune homme fronça les sourcils face à la remarque de sa belle-sœur, il se souvint alors de quelque chose que la blonde lui avait confié à demi-mot bien des mois en arrière, elle préférait travailler et aider les autres plutôt que de se morfondre sur ses propres problèmes. Un instant le couple devant lui semblait mal à l'aise et cela ne put que confirmer les propos de Fleur.

- Je pense savoir de qui elle tient ce trait de caractère, confia finalement Mr de Montmorency en lançant un coup d'œil amusé à sa femme qui avait vite retrouvé son sourire.

- Auguste, enfin..., soupira-t-elle sur le ton de la réprimande, amusée malgré tout. Alors Charlie, continua celle-ci en se tournant vers le rouquin, connaissiez-vous notre fille ?

- Mal, je dois dire, avoua celui-ci tandis que son frère étouffait un ricanement derrière une toux.

- Charlie ne vit pas en Angleterre, il a longtemps travaillé en Roumanie, expliqua Fleur après avoir lancé un regard noir à son mari. Depuis un an il est au pays de Galles, il est directeur de la réserve dragonnière de Beddgelert.

- Ah oui, j'avais entendu parler des dégâts qu'avait causés Jod Culkin, dit Mr de Montmorency. C'était vraiment un sale bonhomme. Vous avez eu bien du courage de reprendre ce poste après lui, j'en connais d'autres qui n'auraient pas eu autant de cran.

- J'ai reçu de l'aide, avoua le jeune homme avec modestie, sans toutefois s'appesantir sur le sujet.

- Vous devez avoir une femme bien dévouée, lança la mère de la Française d'une voix douce sans se départir de son sourire amusé.

Ce fut sans doute la remarque de trop pour Bill qui s'étrangla avec une gorgée de son cocktail, il fut pris d'une telle quinte de toux qu'il dut s'éloigner un instant pour reprendre son souffle. Mme de Montmorency s'inquiéta mais Fleur l'arrêta bien vite en lui disant de ne pas s'en faire, son mari était parfois trop moqueur. L'autre ne dit rien, sans doute n'avait-elle pas compris le sous-entendu de la Française mais Charlie avait très bien saisi sa réplique et ne manqua pas d'échanger un sourire complice avec sa belle-sœur. Finalement son frère revint vers eux en s'excusant et la mère de Charlotte reprit la conversation là où elle s'était arrêtée.

- Je suis confuse, je ne voulais vous mettre dans l'embarras... expliqua-t-elle en se tournant vers le rouquin.

- Non ça va, ce n'est rien, lança le jeune homme avec un sourire, pas le moins du monde gêné. Pour ne rien vous cacher je n'ai personne dans ma vie… hormis le travail et ma famille, ajouta-t-il avec un haussement d'épaules.

- J'ai l'impression d'entendre Charlotte... et j'ai cru comprendre qu'à New-York elle ne s'était accordée aucun répit, aucune sortie, aucun amusement... Le travail avant tout, souffla Mme De Montmorency en levant les yeux au ciel à la manière de sa fille. Oh, je ne peux pas lui en vouloir, j'étais comme elle à son âge, ajouta-t-elle avec un mouvement de la main.

- Je ne peux que confirmer, s'exclama Mr de Montmorency. J'ai eu un mal fou à te convaincre de sortir avec moi, continua-t-il en jetant un regard plein d'affection envers sa femme.

Cette dernière lui fit un sourire en guise de réponse puis se concentra de nouveau sur eux, le regard brillant. Il y eut un moment de flottement pendant lequel le rouquin, pour il ne sait quelle raison, se sentit de trop entre ces deux couples.

- Fleur, comment vont tes parents ? demanda brusquement l'homme devant lui. Cela fait des lustres que nous ne les avons pas vus.

- Ils se portent bien, merci, répondit celle-ci. Actuellement ils sont en Italie pour quelques jours. Vous savez que…

Charlie n'écouta pas le discours de sa belle-sœur, trop préoccupé par sa précédente conversation avec les parents de Charlotte. D'une certaine manière cela le consolait de savoir qu'il n'avait pas été le seul à travailler d'arrache-pied cette dernière année, maintenant qu'il savait que la Française avait été dans le même cas que lui il aurait presque pu lui pardonner son silence, presque... Au fond de lui quelque chose se réveilla et il n'aima pas du tout la façon dont cela s'empara doucement de son être, faisant battre son cœur de façon désordonnée, le jeune homme se mit à grogner de protestation et une pensée vint alors lui titiller l'esprit... Avait-il été le seul à ronger son frein pendant plus d'un an ?... Dieu seul le savait…

- Pardonnez-moi, je dois m'absenter, déclara-t-il soudainement, coupant court à l'échange entre Bill et Mme de Montmorency.

Ces derniers lui lancèrent un drôle de regard mais Charlie s'était déjà éloigné du petit groupe. Il avança mollement parmi la foule sans savoir où aller puis il décida de quitter le petit pré bondé et se dirigea vers le Terrier, croisant un tas de serveurs qui faisaient la navette entre le chapiteau et la maison. Un peu plus loin dans le jardin, derrière un bosquet, il remarqua Georges faire la cour à une collègue de travail d'Hermione tandis que celle-ci gloussait à ses compliments, le jeune homme lâcha un petit rire avant d'aller trouver un peu de répit dans la demeure. Sur le pas de la porte il accueillit avec un certain soulagement la fraîcheur du salon, il poussa un petit soupir de contentement et alors qu'il s'avançait vers le sofa il se figea net en voyant qui l'occupait déjà.

- Charlie ? s'exclama la jeune femme en se levant précipitamment du canapé.

Le rouquin ne s'attendait pas à trouver Charlotte ici, vraiment pas. La blonde face à lui n'en menait pas large non plus, elle tordait ses mains dans un geste nerveux et fit enfin un premier pas vers lui. Le jeune homme sentit l'air se bloquer dans sa gorge, un instant il fut déstabilisé par leur proximité, la dernière fois qu'ils avaient été si proches c'était lorsqu'elle lui avait annoncé son départ l'année précédente et ils ne s'étaient pas quittés en de très bon termes…

- Bonjour…, salua finalement la Française avec un vague sourire, le regard fixant quelque chose au-dessus de son épaule.

Charlie ne répondit que par un bref hochement de tête, encore trop bouleversé de l'avoir là, juste devant lui.

- Je suis contente de te revoir, déclara-t-elle d'une petite voix, après un moment de silence.

Tout à coup c'était comme si il pouvait respirer à nouveau, il sentit l'air s'engouffrer dans ses poumons lui permettant ainsi de prendre la parole.

- J'aimerai pouvoir en dire autant…


Note de l'auteur : Aaah ! Rien de tel qu'un mariage pour rencontrer de nouvelles personnes et bavarder mais aussi pour revoir de vieilles connaissances ! Voici donc la première partie du mariage, comme pour la description de la coupe de Quidditch dans un des précédents chapitres, je me suis pas mal inspiré du mariage de Bill et Fleur dans Les Reliques de la mort pour décrire la cérémonie. Retrouvailles polaires entre Charlotte et Charlie, la suite s'annonce pimentée ! ^^ Hâte, hâte, hâte ! J'espère que ce chapitre vous a plu ! Dites-moi tout ! :)

A la semaine prochaine ! ;)

Blond'sparkle