Blablas de l'auteur :

Heyyy! Bom, okay... Pas Hey... J'ai plein de retard, je m'en excuse platement... C'est la rentrée à l'Unif, et j'ai vraiment beaucoup de boulot... Donc voilà :) Alors j'espère que tout va bien pour vous, j'espère que vous êtes toujours là, j'espère que ça vous plaira! Merci encore, vous êtes terrible!

CES PERSONNAGES SONT LA CREATION DE J.K. ROWLING (franchement, à quoi ça sert de mettre ça, on le sait quand même nan? Ah! Luc Sheppard est à moi, je le prête à qui veuy!)

Réponse aux reviews anonymes:

goodbooks'sky Merci! Yeah! Tu voulais de l'avoeux, tu vas en avoir :D Et Luc revient! Wouhou! En gros... Y a dans ce chapitre tout ce que tu voulais j'pense...

Elana Okay... Ca y est, je rougis! Rhalala... C'est vraiment fou cette review! Que dire sinon merci? J'me le demande! Ah! Si! Ce chapitre est une page words plus longue :D Okay, c'est nul, je sais, ça va rhoooo :)...

Chocolune Mais... Mais... Mais j'suis sûre que t'écris bien aussi :°)... Rhaaa... Merci, mille fois merci...

Miss Suzuki NE ME HAIS PAAAAAS beuheuheu... J'ai essayén je te jure que j'ai assayé!! Mais j'avais trop de boulooooot beuheuheu!!! J'suis désolée, vraiment! J'espère que tu fis toujours partie des vivants! Lis vite, lis vite! Bonne chaaaaance!

Popote Tu serais pas en train de me faire un vieux chantage affectif là? Gael VIVRA, je le SAIS! Et Luc... C'est une autre affaire... Tu verras ma grande, tu verras :)

Elae ... J'me passe de commentaires...


Hermione poussa la porte du Chaudron Baveur avec des étoiles dans les yeux. Etoiles qui n'échappèrent pas à une jeune femme blonde assise devant une énorme tasse de thé fumant.

-Hermione ! lança-t-elle. Ici !

La brune sursauta, et s'avança vers la petite table avec un grand sourire aux lèvres.

-Okay, toi, tu as des choses à me dire ! murmura Lyra avec un regard suspicieux.

Hermione se contenta de poser des yeux étonnés sur elle, avant de se mettre à glousser comme une adolescente.

-Bon… Je vais devoir te tirer les vers du nez ! C'est un garçon ?

Hermione acquiesça lourdement.

-Quoi ? Je ne connais pas ton orientation sexuelle ! Personnellement, je préfère les filles ! Mais je te rassure, tu n'es pas du tout mon genre, et je suis on ne peut plus casée !

Hermione, les yeux ronds, voulu ajouter quelque chose, mais elle n'en eut pas le temps, coupée par son exubérante amie.

-Donc, c'est un garçon… Je le connais ?

Elle haussa les épaules, et Lyra but une gorgée de son thé avec un de ses regards scrutateurs. Hermione la regarda fixement, le ventre comprimé par une légère appréhension.

-HERMIONE ! s'exclama la blonde. Tu t'es enfin tapé ton patron !

La dénommée avala de travers et se mit à tousser avec force.

-QUOI ? T'es folle ! Jamais ! Malfoy et moi ? Laisse-moi RIRE !

-Vu les regards et les attentions que vous échangez, je pensais que vous étiez déjà ensemble !

Hermione rougit violemment et se mit à secouer la tête tout aussi violemment.

-Non non non non ! Jamais ! Tu m'as bien regardée !?

Lyra posa ses mains à côté de sa tasse et sourit.

-Mais si tu souris comme ça, et à cause d'un garçon… Attends… Ne me dit pas que tu es retournée avec ton ex ?

Hermione frissonna de dégout en se remémorant la bouche de Ron sur la sienne, et secoua fiévreusement la tête.

-Non ! Lui non plus…

Lyra remarqua alors qu'elle n'avait rien commandé pour son amie, et adressa de grands signes au barman. A peine quelques secondes plus tard, Hermione se retrouva devant une énorme tasse de chocolat chaud recouverte de crème chantilly.

-Tu as des soucis ? demanda abruptement Lyra.

-Tenterais-tu de m'amadouer avec de la chantilly ?

-On esquive rien, Hermy, dit la blonde en la pointant du doigt. Je veux tout savoir ! Et c'est quoi cette enveloppe que tu sers aussi fort dans ta main ?

Hermione baissa les yeux vers son poing, et y remarqua effectivement l'enveloppe que Malfoy lui avait glissée tout à l'heure. La colère lui prit le ventre, se mélangeant avec cette agréable sensation d'euphorie qu'elle ressentait depuis sa rencontre avec ce mystérieux Luc Sheppard.

Lyra lui prit l'enveloppe de ses mains, légèrement exaspérée du manque de réaction de son amie, et l'ouvrit à sa place, pour la lui refourrer entre les doigts.

-Lis ! ordonna-t-elle.

Hermione pencha ses yeux vers le papier, et lis avec application l'écriture ronde et doucement penchée.

« Cher Monsieur Malfoy,

Je serais ravi de prendre en charge votre amie, afin de finir sa formation de médicomage. Les cours à domicile commenceront dès que vous le voudrez. Je vous ai communiqué mes tarifs dans nos premières missives. En espérant que mes cours sauront contenter l'exceptionnelle élève dont vous m'avez vanté les mérites.

Bien à vous.

Luc Sheppard »

Hermione avala difficilement sa salive et releva deux yeux ébahis vers son amie, penchée par-dessus la table.

-Mais… fut tout ce qu'elle parvint à articuler.

°°°°°°°°

Draco était réveillé depuis une petite heure à présent, mais il n'avait pas bougé. Allongé, les bras en croix et les yeux grands ouverts, il fixait obstinément le dais de son lit de ses orbes métallisées. Le silence était aussi pesant que la chaleur étouffante qui régnait dans la pièce, malgré la dureté de l'hiver à l'extérieur. Mais il ne la sentait pas. Il fixait le velours vert tendu au-dessus de lui, et rien d'autre ne lui importait.

Au bout d'un temps qu'il n'aurait su estimer, il entendit sa mère tambouriner à la porte. Il ferma les yeux, et attendit qu'elle entre.

-Draco ? murmura-t-elle, sa tête à la blondeur cadavérique glissée dans l'ouverture de la porte.

Elle inspecta la chambre de son regard perçant et estima qu'il faisait assez bien semblant de dormir que pour le laisser tranquille encore un instant.

-Quand tu te réveilleras pour de vrai, rejoins-moi dans la bibliothèque. J'ai à te parler.

Elle ferma la porte doucement, et il ouvrit ses yeux, embués de larme.

°°°°°°°°

-Ce Draco est plus compliqué qu'une fille !

-Je ne te le fais pas dire…

Lyra poussa sans douceur la porte de son appartement et laissa passer Hermione devant elle.

-J'avoue que même moi j'ai du mal à comprendre… continua-t-elle en enlevant sa veste. Et tu dis que Malicia sait tout ?

-Narcissa, corrigea automatiquement Hermione. Je n'ai jamais dit qu'elle savait tout… Je pense qu'elle connaît son fils, et qu'elle sait comment il … fonctionne.

-C'est bien la seule, commenta Lyra en remplissant une énorme théière d'eau chaude. Mais il faut aussi souligner que vous êtes tous les deux extrêmement compliqués…

-Je sais que je suis compliquée, mais lui, il est encore pire ! s'exclama Hermione. J'ai l'impression qu'il cherche un coupable, quelqu'un sur qui il peut rejeter tous les torts. Comme s'il voulait que ce soit MA faute !

-Qui aime bien châtie bien !

Hermione lui lança un regard exaspéré et se laissa tomber sur une des chaises qui entouraient la table de la cuisine.

-Si tu me ressors la théorie du syndrome de Stockholm, je te jure que je te lance un sortilège impardonnable sans remords !

Lyra se tourna et lui adressa un immense sourire mutin.

-Et tu commences quand les cours avec le beau brun de service ?

-Oh, commença Hermione, les joues roses. Je… Je dois demander à Malfoy… Au fait, il est quelle heure ?

-Quinze heures trente… Tu dois aller…

Lyra n'eut pas le temps d'achever sa phrase que son amie avait déjà quitté les lieux précipitamment en lui criant qu'elle était en retard. La blonde soupira et baissa les yeux vers la théière. L'arrivée de ce Luc allait rendre les choses plutôt compliquées entre son amie et son patron, se surprit-elle à penser.

°°°°°°°°

-Tu vas mal, fils, constata Narcissa avec simplicité.

Draco ne cilla pas. Le front appuyé contre le verre de la fenêtre, il regardait le parc recouvert de givre sans vraiment le voir. Derrière lui sa mère allumait un feu dans la petite cheminée dont la bibliothèque était munie.

-J'ai reçu une lettre aujourd'hui.

Il ferma les yeux et se retint avec difficulté de sortir de la pièce.

-Un hibou de la banque Gringotts.

Draco soupira lourdement.

-C'est une bonne idée de l'aider à continuer ses études… Et… Hum… Disons que cet argent sera déjà une…part en moins pour le mariage.

Elle avait parlé doucement, presque en soufflant, mais les épaules de son fils s'étaient crispées si violemment qu'elle avait eu l'impression de lui avoir hurlé dans les oreilles. Narcissa baissa les yeux vers le feu ouvert et soupira.

-Tourne-toi, mon chéri, quand je te parle, s'il te plait…

Résigné, il se tourna et plongea son regard glacial dans celui de sa mère. Elle sourit avec douceur et se laissa choir sur le sofa de la bibliothèque.

-Tu l'apprécies, souffla-t-elle après un long silence. Depuis longtemps, tu l'estimes et tu l'apprécies.

Il ne cilla pas, aucune émotion ne transparut sur son visage, mais intérieurement, il avait la sensation -affreusement dérangeante- de recevoir une dizaine de poignards glacés dans ses entrailles.

-Je… Ce n'est pas… ça, croassa-t-il d'une voix grave.

Il s'éclaircit la gorge doucement et se replongea dans l'admiration du paysage hivernal.

-Alors, si ce n'est pas ça, pourquoi réagis-tu comme si elle t'avait trahie ?

-Parce que c'est exactement ce qu'elle a fait ! s'emporta-t-il.

-Généralement, on se fiche de la trahison des gens qui ne nous importent pas. On s'y attend, on s'en méfie, ou on les ignore. Mais…

Elle laissa sa phrase en suspens et leva les yeux vers son fils, appuyé contre la fenêtre.

-Draco, mon chéri… Tu devrais…

-Arrête maman ! Elle avait TOUT pour me sortir de là ! Elle est juste complètement incompétente ! Alicia était de ce groupe de mangemorts trafiquants d'hybrides ! Hermione le savait ! Elle l'avait vue ! Mais elle est juste beaucoup trop IDIOTE pour…

-DRACO TAIS-TOI.

Surpris, le fils Malfoy resta figé devant sa mère, qui avait crié assez fortement pour couvrir sa voix.

-Tu n'as pas intérêt à me parler sur ce ton encore une fois, jeune homme, fit-elle en agitant son index dans sa direction. Et je doute fortement que Hermione soit incompétente ! Et toi, toi ! Tu es aussi borné que … que TON PERE ! Draco Malfoy, tu vas rapidement arrêter de te mettre des œillères !

Le jeune homme se tassa sur lui-même et arbora une mine morose. Narcissa se laissa retomber sur le sofa et soupira.

-Ne remets pas la faute sur elle. Elle n'y est absolument pour rien. Au contraire, elle essaye encore de t'aider.

Draco soupira lourdement et se tourna dos à sa mère. Narcissa coulissa un regard vers lui et un sourire amusé étira ses fines lèvres.

-Depuis combien de temps est-ce que tu l'aimes ? souffla-t-elle en gloussant.

Son fils se tourna vers elle, horrifié, et sortit précipitamment de la pièce, les nerfs au bord du gouffre. Il poussa la porte d'un coup d'épaule, la referma aussi violemment, et s'apprêta à monter jusqu'à sa chambre en claquant fort des pieds comme un adolescent immature, quand il percuta une petite forme. Furieux, il baissa les yeux vers la chose qui avait osé le toucher alors qu'il était plus énervé qu'un hippogriffe. Et son cœur manqua un battement quand il rencontra une paire de grands yeux marron. Hermione le dévisageait étrangement, son visage figé dans une moue abasourdie, et coloré d'un beau rouge pivoine.

-Ah, fut tout ce que Draco parvint à articuler.

°°°°°°°°

Hermione avait couru de toutes ses forces, et c'est la respiration haletante qu'elle déboula dans le grand hall du manoir. Elle était en retard, et elle ne supportait pas du tout ce genre de chose. Elle monta rapidement les marches qui menaient à la bibliothèque pour aller chercher Narcissa. Elle lui avait promis de marcher avec elle, aujourd'hui.

Elle s'apprêtait à ouvrir la porte de bois sombre quand elle entendit un croassement rouillé s'échapper de la pièce. Elle se figea en reconnaissant la voix de Malfoy et appuya doucement son oreille contre le battant.

-Alors, si ce n'est pas ça, pourquoi réagis-tu comme si elle t'avait trahie ?

-Parce que c'est exactement ce qu'elle a fait !

Hermione se redressa vivement. La curiosité était un vilain défaut, lui répétait souvent sa mère à elle. Mais cette fois-ci, elle devait en avoir le cœur net. Elle mourrait d'envie de savoir ce que ce petit prétentieux avait encore à lui reprocher. Généralement franche avec elle-même, Hermione avait cependant eu du mal à s'avouer inquiétée par le silence de son ennemi. Elle devait donc savoir. Avec précaution, elle reposa son oreille sur le panneau de bois.

-Alicia était de ce groupe de mangemorts trafiquants d'hybrides ! Hermione le savait ! Elle l'avait vue ! Mais elle est juste beaucoup trop IDIOTE pour…

Elle recula vivement et porta ses mains à sa bouche. Comment osait-il lui reprocher ça ? Elle discerna des éclats de voix, mais elle n'avait soudainement plus envie du tout d'écouter aux portes. Les larmes au coin des yeux, elle appuya malgré elle son front contre le bois. La tête lui tournait.

-Ne remets pas la faute sur elle. Elle n'y est absolument pour rien. Au contraire, elle essaye encore de t'aider.

Elle eut un sourire triste en entendant les paroles réconfortantes de Narcissa. Elle resta prostrée contre la porte, attendant la suite. Elle était avide de savoir comment les choses allaient se dérouler. Après un lourd silence, elle entendit Narcissa reprendre la parole.

-Depuis combien de temps est-ce que tu l'aimes ?

Hermione se figea et ouvrit de grands yeux étonnés. Elle recula de quelques pas, et eut à peine de temps de comprendre que son cœur battait la chamade que déjà il sortait de la pièce apparemment furieux. Il se tourna vivement et elle n'eut ni le temps ni l'envie de l'éviter, aussi il se la prit de plein fouet. Il lui prit violemment les épaules, comme pour l'écarter de sa route, mais il se figea quand ses yeux rencontrèrent les siens. Elle y vit toute sa colère s'évaporer pour laisser place à une gêne immense -dont elle aurait rit dans des temps anciens.

-Ah, murmura-t-il.