Chap 25:

Kyoko arriva à peine à la LME qu'elle se fit repérer par sa "meilleure" amie. Moko-san la tira par la main et l'entraîna dans le vestiaire de la section Love Me

- "Moko-san... Que se passe-t-il? Pourquoi tu as l'air en colère?"

- "Pourquoi? Te fout pas de moi! Tu le sais très bien! D'abord tu me lâches sans donner d'information alors qu'on avait prévu de travailler ensemble avant hier après midi et aujourd'hui j'apprends quoi... J'apprends que tu quittes la section Love Me!... Quel job a-t-on bien pu te confier pour que tu sois libéré de celui là?"

- "Umm Moko-san... Justement... Il fallait que je te vois pour t'en parler de vive voix... euh... tu ne vas jamais me croire... Normalement c'est un secret... mais entre meilleures amies on se dit tout... donc je sais que je peux compter sur toi..." commença-t-elle à expliquer assez mal à l'aise

- "Bon tu vas me le dire à la fin!"

- "Umm... oui... euh... en fait c'est pas un job qui m'a permis de quitter la section Love Me"

- "C'est quoi alors?"

- "Hahaha... tu vas rire... mais figure-toi que Tsuruga-san m'a dit qu'il m'aimait... hahaha... je sais c'est assez incroyable"

- "Bon oui, il t'aime... ça je le sais depuis un moment... mais... attends... Ne me dis pas que... que Toi et Lui vous... vous..."

- "Oui... moi aussi je n'arrive pas à y croire..."

- "Et donc si le président te fait quitter la section Love Me... c'est que tu... tu... l'aimes?"

- "humph! Oui... Je sais je suis une idiote! Moi qui m'était juré de ne plus ré-ouvrir mon cœur... mais je ne sais pas... ça a basculé d'un coup!"

- "Bon ne fait pas cette tête d'enterrement... sortir avec Tsuruga Ren... y'a quoi? Ummm 95% des japonaises qui doivent te haïr!"

- "C'est pour ça que je veux que tu ne le dises à personne et puis ça fera moins mal à mon ego quand il me jettera si personne ne le sait"

- "Pourquoi veux-tu qu'il te jette? Il est après toi depuis des mois!"

- "Mais non tu te fais des idées!"

- "C'est l'homme le plus occupé du show biz et pourtant il vient toujours traîner dans notre salle de repos"
- "C'est parce qu'il est sûr que personne ne viendra le chercher par ici... Il faut dire personne ne vient dans nos locaux"

- "Et combien de jeune femme raccompagne-t-il chez elle aussi souvent que toi?"

- "Je pense qu'il m'a longtemps considéré comme une enfant... un peu comme Maria-chan... alors il était un peu sur-protecteur"

Kanae avait envie de la secouer et de lui donner des claques pour la réveiller. Comment pouvait-on être si aveugle devant des faits?

- "Et ta Princesse Rosa... si ça c'est pas une preuve... on ne fait pas de cadeau de cette valeur à n'importe qui"

- "C'est vrai qu'elle était dans la rose qu'il m'a offert à mon anniversaire"

"Puff rien à faire, elle croit encore à son histoire de légende... ''pensa Kanae

- "En tout cas, t'a réussi à te tirer d'ici! Bravo ma fille!"

- "Oh Moko-san! Je passerai quand même tous les jours te voir et on continuera à se balader ensemble... hein? Ce n'est pas parce que je ne suis plus à la Love Me que l'on ne sera plus amie? Sinon je peux demander au Président de me laisser rester avec toi!"

- "T'a réussi à t'en sortir et tu veux redemander à y entrer? T'es dingue!"

- « Je veux juste que l'on reste amie »

- « On le sera... »

Kyoko tenta de faire un gros câlin à son amie. Mais d'une main ferme, Kanae la repoussa.

- « Par contre, tu laisseras à l'avenir ce genre d'effusion affective pour lui... je suis sûr qu'il en sera ravi ! »

Même si elle ne faisait plus officiellement partie de la section Love Me, Kyoko s'installa dans leur salle de repos et commença à étudier les différents scripts. Le choix était difficile et surtout, elle avait du mal à se projeter dans les rôles proposés. Les heures passèrent avec leurs lots de va-et-viens. Aussi complètement focalisée sur sa lecture, elle ne releva pas la tête quand la porte s'ouvrit encore. Appuyé contre le chambranle de la porte, il resta la regarder silencieusement un moment un sourire aux lèvres avant de lui signaler sa présence par un petit toussotement.

Elle l'avait totalement oublié. Les yeux grands ouverts, elle tourna la tête pour avoir la confirmation visuel qu'il était en colère. Mais au lieu d'avoir droit à son venimeux sourire commercial, il la fixait d'un regard doux, un sourire angélique aux lèvres. Ce sourire ! Ce sourire était tout bonnement criminel. Elle changea littéralement de couleur rien qu'en posant les yeux sur lui.

- « Je t'ai attendu dans le hall, mais puisque tu n'avais pas l'air d'arriver, je me suis dit que j'allais venir te chercher ici... tu ne m'en veux pas j'espère ? »

- « T'en vouloir ? » Elle se jeta au sol pour effectuer un dogeza « Excuse-moi de t'avoir fait attendre ! Je suis désolé ! »

Il s'agenouilla devant elle et posa doucement sa main sur son épaule.

- « Relève-toi s'il te plaît... tu étais très concentré sur ton travail, je peux le comprendre. Tu n'as pas à t'excuser autant... Viens ! Un taxi nous attends dehors »

Ils marchèrent côte à côte dans les couloirs de la LME. Il avait adopté une attitude décontractée et son comportement ne permettait pas aux gens extérieurs de deviner ses sentiments pour la jeune femme l'accompagnant. Kyoko par contre avait beaucoup de mal à se maîtriser. Elle n'avait pas eu le temps de se préparer à le voir et son cœur semait la zizanie au niveau de ses sens. Heureusement pour elle, personne ne prêtait vraiment attention à elle, trop attiré par Ren qui rayonnait encore plus que d'habitude.

Elle entra la première dans le taxi et a peine fut-il installé que le chauffeur démarra.

- « Yashiro nous attends déjà au restaurant ? »

- « Non.. umm... Yashiro avait du travail à terminer... ça ne te dérange pas si on ne déjeune que tous les deux » lui demanda-t-il innocemment en se penchant vers elle pour poser un baiser sur sa joue.

- « Non... Non... Pas de problème ! Haha » répondit-elle maladroitement encore tremblante d'émotion

Elle avait la main reposant sur la banquette de cuir du taxi et discrètement, il se rapprocha et entrelaça ses doigts aux siens. Elle sentit son cœur bondir à peine la frôla-t-il et s'emballer comme un cheval quand il referma ses doigts autour des siens dans une tendre pression.

- « Je suis heureux que tu ai pu te libérer » lui chuchota-t-il à l'oreille.

Pétrifiée, un sourire crispé accroché en travers du visage pour essayer de donner bonne figure, alors qu'elle hurlait mentalement, bouleversée par ce simple contact. Elle hocha la tête incapable de lui adresser la parole. Elle se demandait comment elle avait pu l'autre jour survivre à ses baisers et ses caresses tant elle était chamboulé de juste lui toucher la main. Était-ce parce qu'elle le croyait ivre ou parce qu'il l'avait envoûté de quelques charmes magiques qui lui avaient fait perdre la raison ?

Toujours est-il qu'il ne relâcha sa main qu'avant de descendre du taxi et ne reprit son attitude détaché que le temps de pénétrer dans le restaurant. A l'accueil un maître d'hôtel les accueillit et les conduisit directement jusqu'à un salon privé. Dans la salle, une seule table de deux était dressée dans un cadre intimiste, Kyoko entra la première et fut un peu intimidée en se disant que ce déjeuner était son premier rendez-vous officiel. Le maître d'hôtel apporta à Ren un bouquet de rose qui avait été préparé sur un guéridon et s'éclipsa discrètement. Avançant doucement jusqu'à elle, il se plaça derrière elle et l'entoura de son bras en lui présentant le bouquet. Enfouissant son visage dans son cou pour lui poser un délicat baiser sur sa peau, il lui murmura en se redressant:

- "J'aurai voulu te les offrir avant, mais ça aurait paru suspect si j'étais venu te chercher avec des fleurs"

- "Oh..Euh..Il...Il.. ne fallait pas Tsuruga-san!" bredouilla-t-elle troublée par les fleurs et son petit baiser

- "Est-ce si difficile de m'appeler Ren? Ou est-ce une invitation pour que je t'embrasse?" la questionna-t-il la fixant avec un sourire de séducteur.

- "Euh... Ren-san!"

- "Est-ce que je peux quand même t'embrasser?" lui demanda-t-il innocemment.

- "..." Son cerveau avait cessé de fonctionner et elle demeura muette et immobile.

- "Qui ne dit mot consent..." souffla-t-il avant de lui pousser délicatement le menton pour lui faire tourner le visage vers lui et capturer ses lèvres tendrement.

Pantelante, les genoux tremblants, elle s'affaissa contre lui se laissant emporter par son baiser. Quelques secondes qui lui parurent une éternité et lorsqu'il relâcha sa bouche, ils se sentaient tous les deux étrangement étourdis. Les yeux brillants, les joues un peu roses, il l'invita à s'asseoir à table. En vrai gentleman, il lui tira la chaise avant d'aller s'installer en face d'elle.

Ne pouvant soutenir son regard, elle se plongea dans la lecture du menu. Trop de plat lui semblaient appétissants et raffinés alors qu'elle se serait aisément contenté d'un hamburger. Après quelques minutes de réflexion, elle leva enfin le nez. Il était là, le menu fermé devant lui, son menton reposant sur sa main, en pleine contemplation. Réalisant soudain qu'elle avait fini de lire les pages, il se redressa pour reprendre contenance. D'un geste de la main, il appela le serveur pour lui indiquer qu'ils étaient prêt à prendre la commande.

Dans ce cocon de discrétion, il put librement lui prendre la main ou lui sourire. Il se plaisait à pouvoir enfin exprimer cette tendresse pour elle qu'il refoulait depuis des mois. Pour Kyoko s'était différent. Elle oscillait entre un certain malaise à chacun de ses contacts et une pure euphorie de recevoir autant de douces attentions. Il était là juste pour elle, comme personne ne l'eut été avant. Elle avait l'impression d'être une véritable Cendrillon et qu'il était son prince charmant. Tout ceci était trop beau et elle craignait que tout s'effondre d'un moment à l'autre, que minuit sonne ou qu'elle se réveille et que tout disparaisse. Pourtant ces instants avaient un goût d'éternité, de rêve intemporel... Lui... Son sourire divin... ses yeux riants... un Tsuruga Ren différent de celui qu'elle avait cru connaître, tellement naturel et tendre. C'était comme si le mur entre eux s'effritait petit à petit et qu'ils sortaient chacun lentement de leur réserve, qu'ils baissaient leurs défenses. Cependant le temps joueur accéléra sa course et l'heure fut venu qu'ils se séparent pour reprendre leur travail respectif. Avant de quitter le petit salon privé, Ren s'approcha d'elle et fit glisser ses doigts sur sa joue en une légère caresse.

- « Quand pourrais-je te revoir ? »

- « Je ne sais pas... je dois tourner pour box-R jusqu'à ce soir... euh... et toi ? »

- « Moi ? Je n'ai que quelques interviews et je dois faire un essai pour un job... si tu dois tourner, tu seras sûrement embêté avec ces fleurs. Veux-tu que je les fasse porter chez toi ? »

- « Oh... ne te dérange pas pour ça... je trouverai bien un moyen de les mettre dans l'eau pendant le tournage »

- « Laisse-les là, je me charge de tout, d'accord ? »

- « Mais... » il posa un doigt sur ses lèvres pour qu'elle ne le contredise pas.

- « d'accord ? » répéta-t-il d'une voix terriblement sensuelle qui n'autorisait aucun refus.

Elle hocha simplement la tête en signe d'assentiment et pour lui dire au revoir, il retira son doigt pour y poser doucement ses lèvres.

- « Je t'appelle ce soir dès que je fini »

Puis encore rougissante, elle le suivit vers la sortie. Il avait demandé deux taxi et avait réglé d'avance la course pour la conduire au studio de Box-R. Elle avait voulu refuser, mais ça avait été peine perdu d'argumenter contre lui.

S'IL VOUS PLAIT, N'OUBLIEZ PAS DE ME LAISSER UNE PETITE REVIEW. C'EST TRES IMPORTANT POUR MOI POUR SAVOIR SI JE CONTINU A M'ETALER SUR PLUSIEURS CHAPITRE OU SI JE CLOTURE L'HISTOIRE AU PLUS VITE SI VOUS NE L'AIMEZ PAS