Ne me tuez pas! Je suis désolée, je sais que 2 semaines et demi pour poster un chapitre c'est énorme, mais j'ai eu un mal incroyable à l'écrire. Et je ne suis pas convaincue de certaines choses. Des scènes comme celles décrites ici ne sont pas des choses que je fais quotidienement et je sais que ça ne colle pas vraiment à la réalite.
Enfin, je m'excuse, c'est extrêmement long pour un chapitre d'une taille moyenne, mais j'espère qu'il vous plaira quand même.
Enjoy.
Chapitre 25 :
Nous ne formions plus qu'un cercle fermé dont j'étais le centre. Je voyais les lèvres des Cullen bouger, mais je n'entendais aucun son, et cela était peut-être mieux ainsi. Je ne souhaitai pas rajouter à mon stress. Comme me l'avait dit Carlisle un peu plus tôt, ça n'était pas bon pour le bébé. Et je devais absolument trouver le moyen qu'il ne soit pas attint par tout cela. Je me saisi de la main de ma deuxième mère et de ma sœur. Je sentais un courant intense m'animer au fur et à mesure que mon stress augmentait de manière incontrôlable. Jasper était concentré, se préparant au combat à venir, et il ne pouvait donc pas me venir en aide.
Je pris alors conscience que j'étais la seule responsable de la mise en danger des Cullen et de mes amis. Si je n'avais pas été là, jamais rien ne serait arrivé, ni la traque de James, ni l'attaque de Laurent, et encore moins la vengeance de Victoria. Tout était de ma faute, et cette pensée me donna la nausée. Je tremblai légèrement, Esmée caressa doucement mon bras pour me montrer son soutien. Et bien que je ne le méritais pas, je la remerciai en nouant mes doigts aux siens.
Mon moment d'inattention fut vite interrompu par les hurlements de plusieurs loups ; rapidement suivi par un bruit assourdissant, à mi-chemin entre le crissement et le métal arraché, qui me glaça le sang. Instantanément, tous les Cullen prirent une position défensive. Emmett, Jasper, Rosalie et Carlisle s'avancèrent, s'orientant dans différentes directions. Edward se retourna vers moi, il s'approcha et me prit timidement dans ses bras. Je lâchais la main d'Esmée et passai mes bras autour de la taille d'Edward, je me serrai contre lui, autant que mon ventre me le permettait. Ce moment était intensément douloureux.
Trop tôt à mon goût, Edward se recula. Je le tenais toujours fermement, mais il défit habilement mon étreinte. Il posa son front contre le mien puis ferma les yeux. Ses deux mains étaient sur moi ; l'une sur ma joue, et l'autre sur mon abdomen. Après une minute, il redressa la tête et déposa un long baiser sur mon front. Je le laissai s'en aller à contrecœur. Sa main gauche toujours sur ma joue, il vrilla son regard au mien.
- Je reviens, je te le promets. Prends-soin de notre enfant. Je t'aime…
Je ne saisi la portée de ses mots qu'une fois qu'il avait disparu dans les bois face à nous. Avant que je ne cède sous le poids des émotions, Esmée me serra dans ses bras tandis qu'Alice restait tendue et quelque peu absente. Elle se concentrait sur le futur et je le savais. L'étreinte d'Esmée était rassurante, mais je ne pouvais pas la lui retourner. J'étais trop hagarde, comme anesthésiée… Je n'entendais plus rien.
Ses trois derniers mots étaient ceux que j'attendais depuis des mois. Edward venait, en une phrase, de faire tomber les dernières barrières que je m'étais bâties. Le moment était le pire et le meilleur possible. Pire parce que j'attendais ça depuis des mois et qu'il me le disait seulement maintenant, mais le meilleur parce que grâce à ça, je savais qu'il tiendrait sa promesse. Je me devais de faire attention et de ne pas être blessée. Ni moi, ni le bébé. Cela me donnait espoir.
Je relevais la tête, complètement déterminée, et serrai fermement les mains d'Esmée et Alice. Elles échangèrent un bref regard et hochèrent la tête. Je ne savais pas ce que cela voulait dire, et je ne voulais pas savoir. J'entendais les bruts stridents se rapprocher du champ, et je voyais quelques vampires essayer de s'y aventurer.
Je ne distinguai que des ombres, mais je savais que la bataille était rude, même si ça allait trop vite pour mes yeux. La rage s'empara de moi lorsqu'Edward fut plaqué au sol par un des opposants. Je sentis un tiraillement étrange, mais non-gênant dans mon ventre, je l'ignorai, et laisser ma colère et l'envie de les vaincre se propager en moi. Le tiraillement sembla moins présent mais plus intense. Je ne cherchai pas d'explication.
Une hargne sans précédent me coupa le souffle lorsque le loup, que j'avais reconnu comme étant Seth, se fit lâchement attaqué par l'un des compagnons de Victoria tandis qu'il était occupé à morceler l'un des corps. Cet amour de garçon poussa un hurlement à fendre le cœur, et si Esmée et Alice ne m'avait pas retenue, j'aurais essayé de botter les fesses à se trouillard. Je me sentais bouillir de l'intérieur, et il me sembla percevoir la présence de Rosalie près de moi. Etonnamment, son assaillant lui tourna le dos à ce moment précis, et elle en profita pour le mettre en pièces.
Cette petite victoire ne fit que renforcer mon désire de les voir tomber un à un. Chacune de leurs attaques contre les Cullen et les loups ne faisaient que renforcer l'intensité en moi. Il me s emblait devenir de plus en plus forte, invincible au fur et à mesure qu'un film rouge, dut à la colère, s'étalait devant mes yeux. J'étais sûre qu'il ne m'arriverait rien, mais je désespérai de voir et d'entendre la bataille faire rage.
Un hurlement dans la forêt me désempara, l'un des loups venait d'être férocement percuter, et deux autre vinrent à son secours, délaissant leurs adversaires, qui rentrèrent sur le champ. Esmée et Alice se mirent en position défensive et grognèrent. Si je n'avais pas été de leur côté, mon sang se serait glacé d'effroi, mais dans le cas présent, ma haine explosa. Edward et Emmett poursuivirent les deux échappés et mon cœur se mit à battre à tout rompre. Mes grades du corps ne bougèrent pas, observant attentivement la bagarre. Je fulminai, la rage prenait le dessus et sans que personne ne comprenne pourquoi, les opposants furent projetés au loin, à l'orée de la forêt.
Esmée, Alice et moi échangeâmes des regards incrédules tandis qu'après un instant de perplexité, Emmett et Edward fonçaient sur leurs adversaires. Tout ce qui se passe ensuite semblait irréel. Les Cullen étaient regroupés en une ligne défensive me tournant le dos à plusieurs dizaines de mètres, les loups étaient face à eux, et, coincés entre eux, huit autres vampires, ainsi que Victoria.
Les loups et les Cullen réajustèrent leurs positions, pour encercler les vampires. Je tremblai de la tête aux pieds, et j'avais la sensation que mon bébé aussi. J'espérai étrangement qu'il ne comprenne pas ce qui se passait devant mes yeux si faibles. Je voyais certains corps morcelés au sol, et soudain, ils se mirent à bouger. Comme s'ils cherchaient à reconstituer l'être auquel ils appartenaient. Je n'en croyais pas mes yeux…
Alice s'écarta précipitamment de moi. Je ne compris d'abord pas ce qu'elle faisait, en regroupant des branches. Mais que le feu les embrasa, des souvenirs me frappèrent. Pour anéantir un vampire, il fallait brûler son corps. Cependant, je fus surprise de la vitesse à laquelle le feu s'intensifia et se transforma en une épaisse fumée noirâtre asphyxiante. Esmée passa un bras maternel autour de mes épaules, et, automatiquement, je me réfugiais contre elle. Je n'étais pas choquée de voir faire Alice, mais j'avais peur. Peur qu'un jour, l'un de ceux que j'aimais ne se retrouve à la place des sangsues qui avaient déjà péris aujourd'hui.
Le feu capta l'attention des assaillants et leur inattention fut fatale à trois d'entre eux. Les vampires restants étaient tous passablement inquiets. Tous, excepté Victoria. Un sourire sadique éclairait son visage félin. La voir satisfaite d'observer ses compatriotes tomber me fit frissonner. Cette fille était le mal personnifié.
Esmée remarqua mon trouble et suivit mon regard. Elle semblait percevoir la même chose que moi, car elle caressa doucement mon bras dans un geste tendre et rassurant. En cet instant plus que jamais, j'avais l'impression qu'elle était ma mère. Renée n'aurait jamais compris ce qui m'arrivait en ce moment. Même si elle avait été au courant de la nature vampirique des Cullen, elle n'aurait pas su se montrer affective et rassurante, ce qu'Esmée, elle, faisait parfaitement. Je l'aimais, elle et toute sa famille. Et s'il leur arrivait quoi que ce soit, j'étais actuellement capable de m'attaquer à celui qui les aurait touchés. Drôle de retournement de situation, quand on pense que les Cullen étaient en train de se battre pour me défendre et me protéger.
Une poussée d'adrénaline pure me travers de part en part lorsqu'une de ces vipères tenta de sauter sur Carlisle. Je me sentais trembler de rage alors que l'ignoble créature était projetée dans les airs, ce qui permit à deux loups de l'achever. Ils n'étaient plus que sept contre treize. Je ne me réjouissais aucunement. Même si les probabilités nous laissaient penser que nous nous en sortirions probablement tous indemnes, je préférai me méfier de Victoria et ses coups sournois.
Esmée me sortit de mes pensées et me forçât un instant à ne plus tuer Victoria du regard. Elle attrapa mon bras, me tourna face à elle et posa ses mains sur mes épaules. Elle planta son regard dans le mien.
- Bella ! Je ne sais pas ce que tu fais mais continue ainsi. J'en parlerai à Carlisle plus tard, mais je suis persuader que c'est grâce à toi que ces vampires volent de tous les côtés.
J'étais choquée.
- Comment ? Comment pourrai-je être à l'origine de cela ?
- Je n'en suis pas sûre ma chérie. Mais chaque fois que ton corps a une réaction, n'importe laquelle, on voit l'un ou plusieurs d'entre eux s'envoler. Continue, ne te déconcentre pas.
J'étais complètement désorientée, comment moi, pauvre et faible humaine, je pourrai envoyer voler des vampires ? Ca me paraissait être complètement impossible. C'était impossible, je ne pouvais pas être responsable de tout ça, quoi que puisse en dire Esmée. Surtout que je n'avais absolument pas bougé, c'était totalement improbable.
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Incompréhensible, certes, mais cela me redonnait espoir. Toute mon attention fut alors re-concentrée sur ce qui ce passai face à moi. Si Esmée avait raison, je ne devais pas me laisser distraire par quoi que ce soit. Il fallait absolument que je ne rate aucun élément, pour pouvoir tenter d'intervenir si je le pouvais réellement. Et je le fis immédiatement, me concentrant sur les Cullen et mes amis.
Leur situation semblait plutôt bonne, mais Victoria arborait toujours un sourire qui ne présageait rien de bon pour la suite des évènements. J'étais sur le qui-vive, essayant de ne rient manquer. Ce qui n'étais pas facile vu la vitesse de déplacement des êtres face à moi. La pression s'accumulait en moi, au fur et à mesure que je voyais les tentatives que faisaient les autres vampires pour tenter de s'échapper du piège mis en place par les Cullen et les Quileutes.
Je savais que mes amis ne risquaient pas grand chose venant des autres vampires, c'est pourquoi je me concentrai totalement sur Victoria. Sa cruauté n'avait d'égal que sa beauté, et je le savais bien. Il était hors de question qu'elle puisse toucher un cheveu d'un seul des Cullen ou un poil des loups. Je ne la laisserai pas faire –Esmée m'avait convaincu finalement. Les questionnements viendraient plus tard, pour l'instant, le plus important était que tous ceux que j'aimais s'en sorte indemnes.
Plus les secondes passaient et plus je sentais la tension s'accumuler en moi. Je n'étais absolument pas maîtresse des soubresauts qui animaient mon abdomen, et je n'essayai pas de les contrôler. C'était comme si cette activité en moi venait compléter et renforcer mes actions, et je n'allais pas me priver de cette aide.
Lorsque le regard rapace de Victoria s'arrêta sur moi, je compris que j'étais sa prochaine cible. Je n'étais pas la seule à l'avoir remarqué, et elle fut accueillie par un concert de grognements réprobateurs. Son sourire satisfait en tomba. Elle tourna la tête, regardant autour d'elle, comme si elle avait oubliée qu'elle été encerclée et que la réalité venait de la rattraper.
Cette fois-ci, je souriais. Son masque de confiance était ébréché et mes amis, ma famille, allaient enfin pouvoir se débarrasser de cette menace. Pourtant, un mauvais pressentiment me tenaillait. Je savais qu'elle ne se laisserait pas abattre sans tenter quoi que ce soit.
Les acolytes de cette hyène furent distraits quand cette dernière ricana nerveusement. Cette seconde d'inattention leur fut, pour la plupart, fatale. Les loups ainsi qu'Emmett et Rosalie les prirent à revers et en éliminèrent 5.
Il ne restait plus que Victoria et un autre vampire (j'ai pensé à Riley).
Cette folle profita du fait que les loups étaient occupés à démembrer les autres créatures pour sauter sur Edward et le mordre à la base du cou.
-Non ! M'époumonai-je alors qu'une vague de rage jamais connue me fit m'affaler au sol.
J'entendis seulement un cri perçant et plusieurs craquements assourdissants avant de me mettre à crier. J'avais l'impression que la bataille se déroulait à présent en moi, je me sentais convulser sous l'effet de spasmes émanant de mon ventre. Soudain, deux mains que j'aurais reconnues entre toutes m'immobilisèrent doucement mais fermement.
Je relevais les yeux et croisai ses prunelles mordorées dans lesquelles j'aurai pu me noyer de plein gré, elles me reflétaient que de l'inquiétude et de l'amour me semblait-il, et ce simple contact visuel parut m'apaiser un instant. Le temps pour moi de constater que Victoria s'était écrasée contre un arbre, déracinant celui-ci et le faisant s'affaisser sur 2 autres de ses congénères. Jasper et Carlisle s'occupaient d'elle, tandis qu'Emmett et Rosalie se chargeaient du dernier vampire. Les loups rapportaient tous les morceaux pour les jeter au feu.
Edward me prit dans ses bras et Jacob, sous forme humaine, fut à nos côtés en quelques secondes. Je ne lâchai pas la main d'Esmée alors que celle-ci appelait son mari qui laissa Jasper en finir avec le corps inerte de Victoria.
Sans que je les entende je vis que les Cullen conversaient, grâce à leurs lèvres qui remuaient sans que j'entendisse un son, et Edward se mit à courir vers la forêt, me forçant à me séparer d'Esmée qui nous suivait.
Je serrai les poings, et me mordais fortement la lèvre pour contenir les cris de peur et de douleur qui naissaient au fond de ma gorge. Mon ventre me faisait atrocement mal et je craignais pour mon bébé. Soudain, l'inquiétude et la surprise traversèrent les traits d'Edward qui avait parut concentré 2 secondes plus tôt. Je ne savais plus quoi croire, je savais seulement que j'allais donner naissance à un enfant, celui d'Edward.
Ce dernier renforça son allure après son changement d'expression, il ne parlait pas et semblait traverser la forêt tel un boulet de canon. Je n'osai pas demander quoi que ce soit ayant trop peur de plus pouvoir retenir mes cris. Je m'accrochai de toutes mes forces à son bras lorsqu'une contraction me frappait. La douleur me faisait complètement perdre toute pensée, la seule chose que j'espérais était que le bébé aille bien. Je ne me le pardonnerai pas s'il avait quoi que ce soit, ce serait ma faute et personne ne pourrait me contredire. Je l'avais porté et j'étais la seule responsable s'il n'en sortait pas en pleine santé. (Désolée, j'ai jamais été enceinte et je raconte surement du grand n'importe quoi.)
Nous arrivâmes à la villa en moins de temps que ce que nous avait prit l'allé. Edward rentra, j'étais toujours dans ses bras, et se précipita dans le bureau de Carlisle qui avait été agencé en une sorte de cabinet médical depuis déjà 2 mois. Aussitôt il m'allongea sur la table d'osculation et pris mes mains entre les siennes.
Carlisle entra peu de temps après, Esmée sur les talons, un air à la fois ravie et inquiete sur le visage. Son mari semblait très sérieux et concentré, je commençai à m'inquiéter, et j'étais sûre qu'ils pouvaient tous entendre mon rythme cardiaque accélérer. Ce qui ne tarda pas à être confirmer lorsque Carlisle s'approcha de moi, me caressant doucement les cheveux et me demandant de me calmer.
Je m'exécutais tant bien que mal, respirant profondément et tâchant de ne pas penser à autre chose qu'à la main d'Edward dans la mienne. Carlisle tendait littéralement l'oreille. Et lorsqu'Esmée poussa un petit cri et mit ses mains sur sa bouche, je sus que quelque chose n'était pas prévu.
- Carlisle, parlez moi. Dites moi ce qui se passe. M'inquiétai-je.
Il releva la tête et me regarda tendrement.
- Rien de grave ma chérie, c'est juste que nous allons avoir un invité surprise… Répondit-il en souriant.
Alors vous en pensez quoi? J'risque de prendre des tomates la prochaine fois que je sors de chez moi ou pas?
Review?
