Me revoilà ! J'espère ne pas avoir été trop longue. Je voulais que ce chapitre soit parfait pour vous, chers lecteurs et lectrices. J'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes. N'hésitez pas, comme toujours, à laisser votre avis en commentaire, c'est toujours agréable, même quand ils sont négatifs mais constructifs !

Disclaimer : J.K. est la Reine comme toujours, je ne suis que le scribe de mon imagination.

J'aimerai faire une dédicace spéciale à Louise, qui se reconnaîtra sans doute et avec qui j'ai eu une agréable discussion. Tiens bon, ta fanfiction sera géniale, j'en suis certaine.

Bonne lecture,

Kiss,

Eternely Snape.

Tout pour elle

« Oui, j'aime ce morceau de terre que tu es,

moi qui, parmi toutes les prairies planétaires

ne possède pas d'autre étoile. L'univers

c'est toi qui le répète et qui le multiplies. »

Pablo Neruda.

Il n'y eu pas un seul jour, après Noël, où Severus ne s'acharna pas à trouver Rodolphus Lestrange. Rien n'était plus important, maintenant, pour lui que de délivrer Hermione le plus tôt possible. Et plus les jours passaient, plus il avançait dans ses recherches, plus sa silhouette s'amaigrissait. Il n'était plus maigre mais squelettique. Ses joues s'étaient creusées au fur et à mesure que passaient les semaines, ses yeux s'étaient vidés de toute vie et son teint devenait de plus en plus pâle. Son irritabilité ne faisait que croître et son devoir était devenu sa seule obsession. Souvent, Hermione tentait de lui tirer les vers du nez, de découvrir pourquoi il devenait si sombre, de savoir pourquoi il s'éloignait d'elle, mais plus elle s'approchait de lui, plus il s'éloignait de son amour. Elle avait fini par se demander s'il n'avait pas cessé de l'aimer, déjà. Mais, et en dépit de la profondeur abyssale de ses yeux noirs, la faible lueur de tendresse continuait de briller quand il posait le regard sur elle.

C'était d'ailleurs la seule chose qui empêchait Severus de sombrer complètement dans la folie : l'amour d'Hermione. Sa présence le réchauffait quand il avait froid et sa tendresse l'apaisait quand il était en colère. Il aurait voulu profiter des instants passés auprès d'elle, mais c'était impossible, pour lui, de faire fi de ce qu'elle endurait, d'oublier combien elle devait souffrir, d'occulter le fait qu'elle s'affaiblissait, elle aussi, de jour en jour. Il aurait souhaiter tout arranger d'un claquement de doigt, revenir en arrière, empêcher que tout cela arrive, faire en sorte qu'il puisse l'aimer de tout son être sans la savoir condamner et devoir se faire à l'idée de la perdre. Mais tout cela était impossible. Pour la vie d'Hermione, il y allait y avoir un prix à payer. C'était ça, le sacrifice.

Ce ne fut que la première semaine de Janvier que Severus arriva à un résultat. C'était au petit matin, il faisait froid dans la chambre et Hermione dormait encore paisiblement, allongée sur le ventre, les cheveux sur le côté. Severus était debout depuis longtemps, en fait, il n'avait pas fermé l'œil de la nuit, si près du but qu'il était. Il avait passé la nuit entière à se remémorer, encore et encore, chacun des endroits qu'avaient habités les Lestrange, en comptant les QG et les planques des Mangemorts. Bien sûr, le Chemin de Traverse restait le meilleur endroit pour se cacher, mais étant donné que sa planque chez Barjow & Burk avait déjà été découverte, Severus avait pensé que, si Rodolphus n'était pas aussi stupide qu'il semblait l'être, il ne serait certainement pas retourné là-bas.

La réponse lui vint d'Hermione et Severus s'invectiva pendant une bonne trentaine de minutes pour ne pas y avoir pensé avant. C'est quand elle évoqua, sans vraiment y faire attention, le jour de son agression dans la Cabane Hurlante, qu'une sorte d'alarme résonna dans l'esprit de Severus. Maintenant que c'était sous ses yeux, ça paraissait stupidement évident. Dans quel autre endroit que celui où il a fait sa première victime pouvait se cacher un psychopathe ? Severus retourna la question dans tous les sens, en se demandant si c'était possible que Lestrange ai brisé tous les sorts jetés sur la Cabane Hurlante après l'incident qui s'y était produit, en se demandant s'il était possible que personne ne l'ai jamais remarqué, mais chacune de ses questions trouvaient des réponses et elles étaient toutes à l'avantage de Rodolphus Lestrange.

Il n'avait donc plus de temps à perdre. Il décida, presque trop précipitamment, qu'il agirait le soir-même. Il devait contacter Narcissa, lui demander une dernière fois si elle acceptait de l'aider, la mettre au courant de chacun des détails de son plan (bien qu'il l'ai déjà fait au moins deux fois) et ensuite, passer à l'action. Évidemment, il pensa à faire demi-tour, à prévenir les Aurors, pourquoi pas, en parler à Minerva, aux autres Professeurs, enfin, trouver une autre solution que celle-ci, mais il savait que si les Aurors, si les Professeurs de Poudlard échouaient, il n'y aurait plus aucun espoir pour Hermione. Il pensa également à tenter de piéger Rodolphus. Avec l'aide de Narcissa, il savait qu'il aurait une chance, mais il y avait tellement à perdre. S'il échouait là, Drago serait orphelin, lui mourrait et Hermione ne se trouvait pas plus avancée dans son histoire de possession. Donc, en fin de compte, et il le savait depuis longtemps, il n'y avait pas d'autre solution au problème. C'était le seul moyen de sauver Hermione et d'être sûr que cela marcherait.

Il contacta donc Narcissa dans la matinée, lui fit part de chacun de ses doutes, de chacune de ses certitudes, lui demanda plusieurs fois son avis, s'assura qu'elle était sûre d'elle puis lui donna l'heure et le lieu de rendez-vous. Il est inutile de dire combien Severus fut morose tout au long de la journée. Il tenta de profiter au maximum d'Hermione, de lui faire savoir combien il l'aimait, mais il fut incapable de décrocher plus de cinq mots d'affilé. Il était si perturbé, tellement terrifié qu'il en perdait sa lucidité.

« Severus ? Severus tu m'écoutes ? »

Le Maître des Potions releva les yeux vers Hermione et réalisa que cela faisait plus de dix minutes qu'elle parlait dans le vent.

« Pardonne-moi, dit-il d'une voix rauque. Je pensais à autre chose. »

Hermione haussa un sourcil, à la manière de Severus, pencha la tête sur le côté, comme elle avait l'habitude de le faire quand elle voulait cerner quelqu'un ou quelque chose puis fronça les sourcils.

« Quelque chose ne va pas. »

C'était plus une affirmation qu'une question, même si elle n'était pas vraiment sûre de déterminer le problème qu'avait Severus.

« Pourquoi quelque chose n'irait pas ? » demanda Severus dont les battements de cœur s'accélérèrent brusquement.

« Je le vois dans tes yeux. Quelque chose ne va pas. Cela fait plusieurs jours que tu me donnes cette impression. Dis-moi ce qu'il y a. »

Il y avait comme une sorte de supplication dans le ton qu'avait employé Hermione. Et une espèce de boule se forma dans la gorge de Severus qui ne put dire un seul mot. Il resta paralysé, de peur et d'angoisse, ne pouvant plus bouger, se contentant simplement de fixer Hermione d'un regard indéchiffrable.

« C'est la première fois que je te vois comme ça, continua Hermione dont la voix commençait à trembler. Que se passe-t-il Severus ? »

Il ne sut dire pourquoi il agit de cette façon, mais au ton inquiet qui naquit dans la voix d'Hermione, il répondit par un simple baisé. Doux et agressif à la fois. C'était sans doute pour se sentir mieux, peut-être pour la faire taire ou par simple envie, il n'en savait absolument rien, mais ce baiser fit naître en lui une envie bien plus profonde qu'il ne put réprimer. Il ressentit soudain comme une vague immense d'un désir intense et fulgurant, comme si la Terre avait décidé de s'effondrer et que tous les désirs du Monde s'abattaient sur lui. Mais ce n'était ni violent ni dur, c'était agréable et doux, comme une caresse au creux des reins, comme un souffle tiède dans la nuque. Et il ne pouvait plus s'empêcher d'embrasser Hermione, comme si ses lèvres étaient soudées aux siennes, inséparables.

Il passa une main dans le dos d'Hermione, la souleva comme si elle ne pesait pas plus lourd qu'une plume, et la porta jusqu'à la chambre où il la déposa délicatement sur le lit. Malgré son envie d'elle, son érection presque douloureuse, il la contempla longuement, avec amour et tendresse, caressant ses cheveux, se perdant dans l'ambre de ses yeux, passant sa main sur son visage, gravant ce dernier sur ses rétines, comme si rien n'était plus beau que ce qu'il avait sous les yeux. Puis, lentement, il enleva chacun de ses vêtements, passant sa main aux endroits sensibles. Dans son cou, sur ses seins, sur son ventres, entre ses cuisses. Et au fur et à mesure de ses caresses, il sentait le souffle d'Hermione s'accélérer, et le sien aussi. Il ne voulait, pourtant, rien précipiter, faire comme si c'était la première fois qu'il lui faisait l'amour, savourer l'instant, la dévorer, la sublimer. Il défit donc ses boutons un à un, d'un geste minutieux et assuré. Il la voyait se dandiner sur le lit, le regard fiévreux et plus elle l'appelait du regard, plus il prenait son temps. C'est quand il se retrouva aussi nu qu'elle qu'il daigna se rapprocher d'elle.

Il recommença à l'embrasser, à laisser sa langue parcourir son corps, à la faire languir tout en la faisant frissonner de plaisir. Il titilla un moment son nœud de chaire avec sa bouche et remonta lentement jusqu'à son visage pour se placer entre ses jambes où elle l'invita à la pénétrer. Ce qu'il fit le plus délicatement du monde. Il entra en elle, soupirant quand il la trouva si chaude et commença à donner des coups de reins. Il n'y eut aucune brutalité dans ses gestes, aucune agressivité. Tout n'était que douceur et tendresse. Jamais il ne lui avait fait l'amour d'une telle manière et il savait que tout cela avait un goût d'adieu. Mais elle ne remarqua rien quand une larme tomba sur la drap à hauteur des cheveux d'Hermione, pas plus qu'elle ne remarqua le sanglot que Severus étouffa quand elle atteignit l'orgasme. La tristesse et la nostalgie ne furent connu que de Severus. Tout comme la peur et l'abandon. Mais faisant mine que tout allait bien, il s'écroula aux côtés de la jeune-femme et fit semblant de s'endormir auprès d'elle.

xx0xx

Quand Hermione se réveilla quelques heures plus tard, le lit était froid et l'appartement semblait complètement vide. Elle balaya la pièce d'un simple regard et ses yeux se posèrent sur une enveloppe, posée sur la petite table de nuit. Hermione, le geste fébrile, tandis la mains vers l'enveloppe, l'ouvrit et en sortit un parchemin noircit par l'encre.

Hermione,

Quand tu liras cette lettre, je serais sur le chemin de ma destinée. Je suis navrée de te laisser maintenant, mais c'est pour ton bien. Sans doute as-tu entendu cette phrase trop souvent et pour de mauvaises raisons, mais cette fois elle ne pourrait être plus vraie.

Tu as remarqué combien je pouvais être distant ces derniers jours, peut-être même ces dernières semaines, tu as le droit de savoir pourquoi et je vais te donner cette explication. Mais avant cela, je te demande de ne pas partir à ma recherche. Ce serait dangereux et inutile. Tu ne me retrouvera pas, sans doute est-ce mieux ainsi.

Je t'avais promit de trouver une solution en ce qui concerne Lestrange, une solution durable et sans risque (si c'était possible), mais une pareille chose n'existe pas. Le sort qui te ronge ne possède pas de contre-sort et je me suis rendu compte trop tard, sans doute aveuglé par mon espoir, qu'il était impossible d'en créer un, au même titre qu'il était impossible de créer une potion. Le sortilège expérimenté par Lestrange combine plusieurs effets incurables qu'il est le seul à pouvoir arrêter. Il est difficile d'être le meilleur Maître de Potions d'Angleterre et de ne pouvoir sauver celle qu'on aime. J'aurais préféré être celui qui te sauverait plutôt que celui qui te perdrait. Malheureusement, la combinaison des deux est impossible, je le comprends maintenant.

Je ne te dirai pas où je suis ni ce que je fais. Il est préférable pour toi de ne pas le savoir. Je ne voudrai pas que tu te haïsses toute ta vie pour quelque chose dont tu n'es pas responsable.

Ce papier est la dernière preuve de mon amour que je puisse te donner, je vais donc y écrire toutes les choses que je n'aie pas su te dire.

Je t'aime, Hermione, du plus profond de mon être. Sans doute que cela va te paraître étrange, mais avant toi, j'étais persuadé de ne pas avoir droit au bonheur. En fin de compte, cela s'avère plutôt vrai puisqu'il m'est impossible de vivre auprès de toi sans que l'un de nous ne finisse par mourir prématurément. Crois-moi, s'il y avait une autre solution, je l'aurais trouvé, mais il faut se rendre à l'évidence : l'un de nous doit mourir et je refuse que ce soit toi. Lestrange est un fou, mais son sort relève du génie.

Je te demande d'être heureuse, Hermione. C'est ce que j'ai toujours souhaité. Tu as traversé tant d'épreuves, perdu tant de proches que je ne voudrai pas que tu te perdes toi aussi. Reste forte et vivante pour ceux qui sont encore là et qui ont besoin de toi et, crois-moi, ils sont nombreux. Le monde ne peut pas fonctionner normalement si Hermione Granger n'en fait plus partit. Malgré nos nombreux désaccords, malgré tout ce que j'ai bien pu te faire subir pendant tes années de collège, je veux que tu saches que j'ai toujours eu une immense estime pour toi. Tu es brillante, intelligente et réfléchie. Le génie qui vit en toi ne doit pas être enfermé dans une sorte de bulle transparente que personne ne peut percer. Livre-toi aux autres, montre-leur ce que tu vaux réellement, tu verra que tu arrivera à faire de grandes choses. Plus encore, tu deviendra quelqu'un de grand.

Tu as toujours su trouver le bon côté chez ceux qui ne montraient que le mauvais. Drago, moi...J'aurais souhaité te montrer que tu ne t'étais pas entièrement trompée sur mon compte, même si des zones d'ombres persistent. Je n'ai jamais été un ange, je n'ai jamais été tout blanc, mais il m'est arrivé d'être parfaitement noir, de tomber dans l'obscurité la plus totale et d'aimer les Ténèbres profondément. Mais quand j'ai vu que tu étais capable de faire acquitter un homme tel que moi, j'ai tout de suite compris que j'étais capable d'aduler la Lumière autant que l'Obscurité. J'aurais aimé m'en rendre compte plus tôt, sans doute cela m'aurait-il épargné bien des souffrances, mais ce qui est fait est fait et ça ne fait pas grand bien de vivre avec des regrets, n'est-ce pas ?

Pourtant, j'en ai. Énormément. Oui, moi, Severus Rogue, ai des regrets. Le premier est celui de ne pas avoir fait le bon choix, au début. D'avoir été aveuglé par la haine et la souffrance d'avoir perdu quelqu'un que j'avais fait fuir. Le deuxième est celui d'avoir fait la même erreur avec Potter Junior. Si j'avais été un peu plus intelligent et un peu moins puéril, j'aurais pu mettre ma fierté de côté, apprendre à le connaître mieux, à voir au-delà de l'apparence et de sa ressemblance avec son père. Le troisième est celui d'avoir accepté de tuer Albus Dumbledore. Sans doute cela restera mon plus grand regret. Si j'avais fait un choix différent, sans doute le Seigneur des Ténèbres m'aurait-il tué avant, mais au moins, je n'aurais pas eu à subir les regards de dégoût et de trahison que me lançaient Minerva du matin au soir. Cette souffrance a été terrible. J'avais réussit à décevoir une des rares personnes qui me faisait confiance, qui avait réussit à voir au-delà de mon passé de Mangemort lorsque je suis entré à Poudlard en tant que Professeur et cela, jamais je ne me le pardonnerait.

De plus, je n'aurais pas eu le sang de Dumbledore sur les mains. Ce sang qui coule encore, la nuit lorsque j'y pense et qui me hante jusque dans mes cauchemars. Je ne suis pas sûr que cet homme ai eu, un jour, la moindre affection pour moi et je ne sais pas non plus s'il avait autant confiance en moi qu'il le disait, mais je suis sûr d'une chose : j'étais un atout précieux pour lui et il le savait. Pendant près de 17 ans, j'ai été important aux yeux d'Albus Dumbledore, important aux yeux de quelqu'un qui avait besoin de moi. Peut-être est-ce idiot, peut-être que cela te semble stupide, mais j'avais besoin de cette marque de reconnaissance, de valeur et d'importance. Si j'étais mort avant, qui sait ce qui se serait passé ? Peut-être n'étais-je qu'un pion, mais un pion utile. L'affection dont j'avais manqué se retrouvait dans l'importance que j'avais aux yeux d'un homme qui avait quasiment tout réussit et je ne saurais dire ce que cela représente pour moi.

Mais je divague. Sans doute est-ce un rappel pour me dire qu'il est temps que je te laisse. J'aurais souhaité t'en dire plus, noircir des pages et des pages de papier pour toi, mais le temps m'est compté et je dois agir au plus vite.

Souviens-toi que rien n'est oublié tant qu'on s'en souvient.

Severus Rogue.

xx0xx

La silhouette de Severus se dessinait dans le paysage neigeux de Pré-au-Lard. Son pas était rapide, mais néanmoins lourd sur la neige immaculée de Janvier. Son regard, bien que déterminé, semblait lointain, vague et terriblement triste. Son visage était marqué par une sorte de mélancolie effroyable et son teint devenait de plus en plus livide. Lorsqu'il arriva à hauteur des Trois Balais, il repéra la silhouette grande et mince de Narcissa. Ses cheveux blonds étaient recouverts d'une fine pellicule de flocons duveteux et son expression marquait un profond tourment. Lorsque ses yeux rencontrèrent ceux de Severus, une lueur de bonheur passa sur son visage avant de s'évanouir et de laisser place à une peur dévastatrice. Elle s'avança vers lui d'un pas mal assuré et le rejoignit alors qu'il prenait la direction de la Cabane Hurlante.

« Je te remercie d'être venue, » déclara Severus sans la regarder.

Narcissa haussa les épaules d'un air qui se voulait désinvolte.

« Tu es sûr de ta décision ? » demanda-t-elle pour la énième fois.

Severus s'arrêta brusquement, laissant une traînée d'empreinte sur le sol.

« J'ai l'impression que tu n'attends qu'une chose, c'est que je renonce, » dit tranquillement Severus.

« Ce n'est pas ça, répondit Narcissa d'une voix blanche. Je veux simplement m'assurer que tu ne fais pas le mais choix. »

« Le mauvais choix serait de laisser Hermione mourir dans une lente agonie. Je pense que j'ai pris la meilleure décision pour elle. »

« Et qui te dis que Rodolphus ne brisa pas votre pacte ? »

« Il n'est pas prêt à mourir pour cette cause. »

« Qu'en sais-tu ? Il n'est peut-être pas ce que tu penses... »

Severus respira un grand coup et planta ses iris dans le céruléen des yeux de Narcissa.

« Il n'est pas comme moi, Narcissa, dit-il doucement. Moi, j'aurais pu mourir pour n'importe quelle cause tant qu'elle me semblait juste. J'aurais pu mourir pour sauver Lily, mourir même pour sauver James et Harry Potter. J'aurais préféré mourir plutôt que tuer Dumbledore. Je serais mort un millier de fois si j'avais pu sauver ne serait-ce qu'un seul innocent. Rodolphus se délecte de la souffrance d'autrui, mais il serait incapable de mourir pour voir cette souffrance ravager l'esprit humain. Il n'est pas idiot : il sait que si il meurt, Hermione n'aura pas subit toute la souffrance qu'il souhaitait lui infliger. »

« Tu sembles bien sûr de toi, » souffla Narcissa.

Severus baissa les yeux et contempla un instant ses bottes enfoncées dans la neige. Il faisait froid, mais il ne le ressentait pas tant son intérieur brûlait d'une envie fulgurante de fuir l'endroit et de retrouver Hermione pour la serrer dans ses bras. C'est quand il vit une perle d'eau s'écraser mollement sur la neige d'un blanc nacré qu'il releva la tête vers son amie qui recula d'un pas tant la vue d'un Severus pleurant la surpris.

« J'ai besoin d'y croire, Narcissa, le comprends-tu ? demanda-t-il d'une voix hachée par la souffrance. Tu n'aimais peut-être pas ton mari autant que j'aime Hermione, mais n'aurais pas tu été prête à tout pour le sauver quand tu croyais qu'il avait un minimum d'affection pour toi ? Et si tu ne l'avais pas fait pour toi, ne l'aurais-tu pas fait pour Drago ? »

Le silence de Narcissa disait plus choses que des paroles.

« Je ne te pensais pas capable d'un tel acte, » avoua Narcissa d'un ton douloureux.

« Beaucoup de gens ne m'en croirais pas capable. Ils ne voient en moi que l'homme sombre et l'ancien Mangemort sans cœur et totalement impassible. Ce qu'ils ne comprennent pas, ce que tu ne comprends pas, c'est que je suis humain et qu'il m'arrive, parfois, d'avoir un comportement humain. Il m'arrive d'avoir un cœur. »

« Je n'ai jamais douté de ton cœur Severus. J'ai toujours su qu'il était grand et généreux malgré tout ce que tu voulais bien faire croire à la communauté Mangemort. Sans doute suis-je la seule à avoir vu clair en toi parmi tous ceux qui se disaient tes amis. Seulement, te voir là, aujourd'hui, triste et souffrant d'un amour terrifiant...je ne pensais pas que tu étais capable de pleurer... »

Severus eut un rictus peiné, comme si la révélation de Narcissa le touchait au plus profond de son être.

« J'ai toujours su que tu étais quelqu'un de noble, poursuivit cette dernière. Et je vois, maintenant, que tu as fais le bon choix. Tu as toujours su faire le bon choix. »

« Pas toujours. »

« Des erreurs de jeunesse, on en a tous faites. Ceux sont elles qui ont fait ce que nous sommes, elles qui nous façonnent, nous construisent, nous permettent de faire les bons choix au final. Cette erreur t'as permis de te connaître vraiment, de savoir qui tu étais au fond de toi et c'est pour ça que tu as toujours fais les bons choix par la suite. »

Severus ne répondit rien. Les paroles de Narcissa coulait en lui, tel un flot de paroles intarissable qui le touchait, le faisait réfléchir. C'est au bout de quelques secondes qu'il fini par se reprendre et par redresser son échine.

« Nous y allons ? » dit-il en poursuivant sa marche comme s'il ne s'était jamais arrêté.

Narcissa le suivit sans dire un mot, voyant la Cabane Hurlante se rapprocher de plus en plus, effrayée à l'idée de voir l'homme qu'elle aimait courir à sa perte.

Ils marchèrent cinq bonnes minutes avant d'atteindre l'entrée de la Cabane Hurlante. Ayant effacé leur trace tout au long du chemin, Severus lança un Lumos qui éclaira le couloir dans lequel ils se trouvaient. Regardant autour de lui, ne voyant aucune trace signifiant que quelqu'un se trouvait là, il commença à progresser le long des murs sales et des portes défoncées, tendant l'oreille, suivit de près par Narcissa qui tenait fermement sa baguette.

« Tu es sûr qu'il est ici ? » murmura Narcissa à l'oreille de Severus.

Celui-ci acquiesça d'un mouvement raide de la tête et poursuivit son ascension alors qu'il posait le pied sur la dernière marche d'un escalier bringuebalent. C'est alors qu'il entendit de l'agitation dans une pièce qui se trouvait sur sa droite et dont la porte semblait neuve et récemment réparée. Faisant signe à Narcissa de faire le moins de bruit possible, il avança d'un pas furtif, la baguette pointée devant lui. Alors qu'il collait son oreille contre la porte, il entendit les chuchotements d'une voix rauque et éraillée. Severus lança un dernier regard à Narcissa avant d'ouvrir violemment la porte et de lancer un Expelliarmus avant même que Lestrange ait eu le temps de comprendre quoi que ce soit à ce qui venait de se passer.

« Tiens, tiens, tiens, ricana Rodolphus de sa voix rocailleuse. Comme on se retrouve. »

Il lança un regard mauvais à Severus sans faire attention à Narcissa qui se posta à ses côtés. Bien que Rodolphus sembla très étonné de voir l'ancien Mangemort dans son repère, il n'en laissa quasiment rien paraître. Il tordait simplement sa bouche dans une sorte de sourire goguenard, pas gêné le moins du monde par le fait d'être séparé de sa baguette magique.

« Tu vois, Severus, déclara-t-il d'un ton hargneux, tu m'aurais presque manqué. Je dis bien presque parce que je t'avoue que je n'ai pas eu beaucoup le temps de penser à toi. J'étais très occupé à trouver la meilleure façon de faire souffrir la petite Sang-de-Bourbe. Sait-elle que tu es là ? »

« C'est pour elle que je suis là, » assena Severus d'une voix dure.

« J'imagine que tu as la prétention de croire que tu peux me vaincre facilement ? »

« Je ne suis pas ici pour te tuer. »

« Me torturer alors ? Me torturer jusqu'à ce que je te donne le contre-sort qui pourrait sauver ta dulcinée ? Parce que tu es conscient, j'espère, que si je meurs, le sort, lui, ne mourra pas avec moi. »

Bien que Severus ai pensé à toutes les éventualités, il ne lui était pas venu l'esprit que tuer Rodolphus, c'était aussi tuer Hermione. Si Severus n'avait pensé qu'à l'éventualité où il échouait dans sa tentative de détruire Rodolphus, il n'avait pas pensé pouvoir réussit tout en condamnant quand même Hermione. Il dû laisser ses émotions transparaître sur son visage car Rodolphus éclata d'un rire tonitruant.

« Mon pauvre Severus ! s'exclama-t-il. J'ai toujours su que tu étais un homme intelligent tout en sachant qu'il y avait une faille dans ce qui faisait ton génie. La faille est que tu ne penses jamais que tu puisses « réussir » quelque chose tout en échouant totalement. C'est ce que j'aime dans mon plan diabolique : savoir que tu échoueras malgré tout. Je n'ai pas seulement créé ce sort pour ta petite chienne, mais aussi pour toi, pour te prouver que tu n'es pas infaillible et que, aujourd'hui, tu perdra quoi qu'il arrive. »

Il lança à Severus un regard triomphant et sourit de toutes ses dents jaunes et pourries.

« Vois-tu, mon bon Severus, quoi que tu fasses tu es perdant. Alors dis-moi, quelle décision as-tu prise ? Que me donnes-tu en échange de la vie de ton aimée ? »

Severus soupira, presque tremblant puis, le regard déterminé, il planta ses obsidiennes dans le vide profond des yeux de Rodolphus Lestrange.

« Mon âme, dit-il brutalement. Mon âme en échange de sa vie. »

Rodolphus parut tellement surpris que toute forme de victoire s'effaça de son visage. Il resta bouche-bée, l'air complètement ahurit, un bon petit moment avant de reprendre contenance et d'assimiler ce que venait de lui proposer Severus.

« Et que ferai-je de ton âme ? À quoi me servirait-elle ? »

« Qu'en sais-je ? rétorqua violemment le Maître des Potions. C'est à toi qu'elle appartiendra, c'est donc toi qui prendra la décision d'en faire ce que bon te semble. »

Rodolphus sembla réfléchir un instant aux avantages que pouvaient lui apporter le fait de posséder l'âme de Severus Rogue. Sans doute l'idée de l'annihiler, de la transformer et de la faire entrer en lui le convainquit car il hocha la tête d'un air satisfait et sourit victorieusement.

« J'accepte. Quelles sont les accords à tenir ? »

Severus lança un regard à Narcissa qui semblait avoir perdu le peu de couleur que possédait son visage puis tourna de nouveau les yeux vers Lestrange.

« Un Serment Inviolable, déclara Severus qui sentait son cœur s'emballer. Un Serment dans lequel tu promettra des choses. »

« Et quelles sont ces... « choses » ? Tu ne crois quand même pas que je vais accepter de faire un contrat sans en connaître les modalités ? »

« Tu ne devra plus approcher Hermione de quelques façon que ce soit. Tu devras quitter le pays et, plus important, libérer Hermione du sort qui la retient prisonnière. »

« C'est tout ? s'étonna Rodolphus. C'est aussi simple que cela de s'emparer de l'âme du grand Severus Rogue ? »

« Acceptes-tu le marché ? »

Mais Rodolphus voulait jouer encore un peu.

« Pourquoi fais-tu cela ? » interrogea-t-il sur le ton de la conversation, comme s'il n'y avait rien de plus normal pour lui que de parler de ça.

« Je ne m'attends pas à ce que tu comprennes, Rodolphus. »

« Oh...je vois. Alors tu te crois si humble, si bon, si pur que tu penses être le seul à pouvoir aimer ? »

« Le seul ? ricana Severus. Le seul ? Non, pas le seul. D'autres personnes, d'autres êtres humains sont dotés de cette capacité à aimer, mais toi, cher Rodolphus, tu n'as rien d'un humain et je ne pense pas que tu puisses aimer qui que se soit à part toi-même. »

« Tu me fais beaucoup de peine, Severus...vraiment je... »

« Ça suffit ! »

Severus venait d'atteindre la limite de sa patience. La peur et l'expectative ne pouvait plus durer, il devait mettre fin à cette torture, à cette souffrance. Il ne faisait que penser à Hermione qui, peut-être s'était réveillée, seule dans ce grand lit froid et avait lu la lettre, pleurant à chaudes larmes, se demandant où il pouvait bien être, sachant pertinemment qu'elle ne le reverrait plus jamais et c'était une véritable agonie pour lui, de penser qu'il l'avait abandonnée à son sort, aux souvenirs de la mort de ses amis, de celle de ses parents, seule et malheureuse, désorientée et dévastée. Alors il ne pouvait pas en supporter plus. Son cerveau tournait à plein régime, tentant de trouver une échappatoire, un moyen d'en sortir vivant tout en la sauvant, pour la retrouver saine et sauve, pour la serrer dans ses bras, l'embrasser à perdre haleine, sentir son odeur, la voir sourire et vivre jusqu'à son dernier souffle, mais il n'y avait pas de solution, pas d'échappatoire, pas d'issue. Il devait mourir. Pour elle, pour sa vie, pour son bien. Mourir et la laisser dans ce monde tordu et cruel. Mourir et ne plus jamais pourvoir l'entendre. Mourir et ne plus jamais pouvoir la toucher. Mourir et ne plus jamais pouvoir l'aimer. C'était son destin. C'était sa fin. Et dans un sursaut de bonté, Rodolphus accepta de lui accorder son répit rapidement.

« Bien ! s'exclama le Mangemort. Passons aux choses sérieuses. As-tu amener quelqu'un pour être l'Enchaîneur...? »

Pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés dans la pièce, Rodolphus posa le regard sur Narcissa qui semblait presque avoir oublié qu'elle existait tant ses pensées étaient éloignées de l'instant présent et déjà portées sur la mort de Severus. Elle sursauta donc quand elle entendit son prénom murmurer par la voix malsaine de Rodolphus.

« Narcissa, comme je suis content de te voir ! J'ai apprit la mort de Lucius, j'espère que tu n'es pas trop triste. »

La voix de Rodolphus dégoulinait d'ironie. Rien ne semblait vrai et sincère dans ce qu'il disait et ses paroles étaient totalement vides de sens.

« Tu es venue aider le pauvre Severus à me vendre son âme, tel Faust pactisant avec le Diable ? »

« Je suis venue m'assurer que tu honorera tes promesses, vil personnage, » répliqua Narcissa d'une vois méprisante.

« Alors soit, tu sera notre Enchaîneur. »

Et sans rien ajouter, Rodolphus s'avança d'un pas assuré vers Severus, lui empoigna l'avant-bras et fit un signe à Narcissa de faire son devoir. Cette dernière se plaça aux côtés des deux homme, la baguette tendue en direction des bras liés.

« T'engages-tu, Rodolphus Lestrange, à prendre l'âme de Severus Rogue en échange de la vie d'Hermione Granger ? »

« Je m'y engage. »

La première flamme sortit de la baguette de Narcissa et vint s'enrouler autour des bras unis des deux hommes.

« T'engages-tu, Rodolphus Lestrange, à quitter la pays dès lors que tu auras pris ton dû ? »

« Je m'y engage. »

Le deuxième filament rougeâtre s'échappa de la baguette et encercla les mains des deux anciens collègues.

« Et t'engages-tu, Rodolphus Lestrange, à libérer Hermione Granger du sort qui la ronge et de ne plus jamais tenter quoi que ce soit à son encontre ? »

« Je m'y engage. »

Le troisième et dernier serpent de feu s'enroula autour des avant-bras de Severus et Rodolphus, scellant leurs mains. Lorsque cela fut fait, Severus retira son bras, comme s'il avait été brûlé par le contact de Rodolphus. Il le regard d'un air dégoûté mais non moins résigné.

« Voilà une affaire comme je les aime ! » exulta Rodolphus d'un air joyeux.

Narcissa, qui s'était reculée dès lors que le Serment avait été fait, se tourna brusquement vers lui et lui lança un regard de pur mépris.

« Tu es un être abject, Rodolphus, cracha-t-elle comme si elle avait le pouvoir de changer les choses. Comment oses-tu accepter un tel arrangement ? Posséder une âme autre que la sienne, ne sais-tu pas ce que cela représente ? »

« Ne me dis pas que tu t'inquiète de mon sort, Narcissa. »

« Tu mourras. »

« Tu comptes me tuer ? »

« Si je ne le fais pas, l'âme de Severus le fera. Sans doute es-tu assez stupide pour croire qu'on peut posséder une autre âme en plus de la sienne sans en subir les conséquence, mais crois-moi, conjuguer l'âme d'un puissant Sorcier à celle d'un psychopathe comme toi ne fera que t'attirer des ennuis. »

« J'aurais au moins eu le privilège de vivre avec l'âme de Severus Rogue en moi pendant un moment. Je trouve que ça vaut le prix que je risque de payer. »

Il tourna ensuite son regard vers Severus.

« Rappelle-moi, quel est la formule pour retirer l'âme à une personne. »

« Donne-nous d'abord le contre-sort. Je veux être sûre qu'Hermione soit libre avant que tu ne prennes mon âme. »

« Rends-moi ma baguette, dans ce cas. Je refuse de te donner quelque chose temps que je ne serai pas armé. »

Severus n'hésita pas un seul instant. D'abord parce qu'il savait que Rodolphus ne pouvait rien contre lui du moment qu'il n'avait pas la formule qui pouvait le séparer de son âme, ensuite parce qu'il voulait s'assurer, de son vivant, qu'Hermione ne courait plus aucun danger.

« Le contre-sort est Galices Daemonis. »

Severus se jura mentalement de se tuer lui-même s'il parvenait, par n'importe quel moyen, à survivre à cette folie. Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Le contraire de « feu » est forcément « glace » par conséquent, le contre-sort d'Ignis Daemonis était forcément Glacies Daemonis. Merlin qu'il pouvait être stupide parfois.

« J'irai la délivrer, » dit doucement Narcissa lorsque le regard de Severus se posa sur elle.

Severus hocha de la tête en signe de remerciement tandis qu'une petite voix ne cessait de lui répéter : « Tu peux le tuer maintenant. » Oui, sauf que maintenant Rodolphus avait une baguette et qu'il était, malgré tout, très puissant. De plus, si Severus venait à échouer, c'est après lui qu'en aurait Rodolphus et en dépit du Serment et de leur contrat, rien ne garantissait la sécurité d'Hermione. Alors il s'efforça de faire taire cette petite voix pernicieuse et se concentra de toutes ses forces pour ne penser à rien.

« Le sort, maintenant, Severus. »

Rodolphus trépignait d'impatience, ses mains en tremblait presque tant il semblait incapable de contenir son excitation. Severus soupira une dernière fois, résolu à mourir.

« Le sort est Anima Fur. »

Severus ne pu dire si c'est parce que sa fin était de plus ou plus proche ou parce qu'il sentait la peur lui broyer les entrailles, mais il ressentit comme un coup de massue derrière le crâne qui le sonna un bon moment tandis que Rodolphus paraissait prêt à éclater de joie. Mais c'est quand le Mangemort leva sa baguette, la pointant sur Severus, que ce dernier vit sa vie défiler devant lui, littéralement parlant. Ce n'était que des fragments de vie, mais ça restait ce qu'il avait été pendant 38 ans.

« J'espère que tu as fais tes adieux, Severus, à ce monde qui n'a jamais voulu de toi. »

Les yeux de Rodolphus se dilatèrent un peu plus et, sous les yeux effrayés de Narcissa, il lança le sort fatal.

« Anima Fur ! »

Et, lentement, comme dans un film au ralenti, le corps de Severus s'effondra sur le sol dans un bruit sourd, ne laissant autour de lui que l'amas noir de ses vêtements.

Et voilà pour ce chapitre ! Qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous hâte de savoir la suite ? Je l'espère, parce que se sera sans doute le dernier chapitre, ou peut-être l'avant dernier, à voir !

En attendant, je vous fais des gros bisous tout en vous remerciant de votre fidélité malgré les longues attentes entre les chapitres.

Kiss,

Eternely Snape.