Bonjour à tous !

Alors aujourd'hui, comme promis, un Drago qui se prend la tête et une Hermione qui va m'en vouloir . . . mais c'est pour le plaisir de vos yeux :)

Ah et oui, je tiens à préciser que ce chapitre contient un cliff. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous aurais pas prévenus. :D

Bonne lecture !

Chapitre 25 : Où un cadeau devient une plaie

Joyeux anniversaire, Lia.

Ces trois petits mots emplis de simplicité lui faisaient s'arracher les cheveux depuis des heures.

Comment avait-il pu oublier le jour de son anniversaire ? Elle qui avait tant fait pour lui, elle qui avait été là pour l'aider, le soutenir, le réconforter dans les moments difficiles. Aujourd'hui encore, alors que leurs répartitions ne devraient pas le leur permettre, elle était là, lorsque ses cauchemars se faisaient trop violents, trop insupportable. Elle était là pour le bercer, lui chuchoter des mots apaisants quand il se croyait encore dans ses maudites geôles à attendre le prochain Mangemort, la prochaine séance de torture.

- Si tu continues comme ça, il ne te restera plus beaucoup de cheveux Drago, dit Blaise d'un ton blasé alors qu'il feuilletait négligemment son livre de Métamorphoses.

- Je n'arrive pas à y croire ! J'ai oublié son anniversaire !

Drago arrêta de faire les cent pas et s'assit dans un fauteuil à côté de son ami.

- Je le sais Drago, nous l'avons tous oublié je te rappelle et c'est pour ça que nous sommes ici, alors calme-toi et assieds-toi tu veux.

Drago soupira et s'installa un plus confortablement dans le fauteuil de cuir beige.

Blaise et lui étaient dans la Salle sur Demande, transformée comme lors de leur première venue ici avec le Trio. Qu'ils attendaient d'ailleurs depuis au moins cinq bonnes minutes.

- Mais qu'est-ce qu'ils fichent ? Râla Blaise en refermant son bouquin avec brusquerie.

- Ce sont des Gryffondor, tu ne t'attends quand même pas à ce qu'ils soient ponctuels ? Ironisa Drago, ce qui lui valut un coup d'œil noir.

- Tu n'es pas obligé de faire partager ton irritation aux autres, Dray, on s'en passe très bien.

Si Drago n'avait pas été bien élevé, il lui aurait tiré la langue.

- Désolé du retard, on a dû semer Sirius pour venir, dit Hermione en pénétrant dans la Salle sur Demande en guise de bonjour.

Drago haussa les sourcils, surpris.

- Pourquoi vous avez voulu le semer ? Demanda Blaise, faisant écho aux pensées du blond.

- Parce que nous ne voulions pas qu'il sache que nous avons son album-souvenir, répondit Harry en brandissant le dit album, alors qu'il s'installait avec ses amis dans le large canapé.

- Et vous avez ramené cet album pour . . . ? Questionna Drago.

- Savoir si on lui dit qu'on l'a lu ou tenir ça secret, dit Hermione. Après tout, je crois que l'on n'aurait pas pu comprendre les sous-entendus d'hier soir si on ne l'avait pas lu.

Drago opina du chef à l'affirmation d'Hermione.

- Quels sous-entendus ? Demanda Ron, perdu.

Drago se fit violence pour ne pas lever les yeux au ciel.

- Ron, si tu faisais un peu plus attention à ce qui t'entoure, tu aurais compris, fit Hermione, soupirant de lassitude.

- Je dois avouer que je n'ai pas non plus fait de rapprochement, dit Blaise.

- Moi non plus, mais par contre j'avais bien compris que toi et Drago aviez compris quelque chose, ajouta Harry.

Drago se gifla mentalement.

Être attiré par Harry, ok, mais avoir de merveilleux frissons quand celui-ci prononçait son prénom ou ne faisait ne serait-ce que l'effleurer du regard, non ! Mince, un Malefoy avait tout de même sa fierté et là, il se donnait l'impression d'être une petite midinette.

- Alors, quelle est cette chose que vous avez comprise ? Demanda Blaise.

- Le dernier souvenir revécut pas Sirius lors de son passage dans l'Arcade, déclara tristement Hermione. Et surtout, nous avons deviné qui était la personne qui avait rédigé le rapport sur l'arche et qui n'a été connu que de Voldemort.

Drago remarqua tout de suite l'attention que prêta Harry à sa meilleure amie. Il était perdu à ses lèvres, pressé de savoir ce que Drago et elle avaient découvert.

- Le souvenir, nous supposons que c'est celui dont Sirius a brièvement parlé dans son journal, le passage où il raconte qu'Alyssa était différente depuis son enlèvement à St Mangouste. Il a sans doute revécut en dernier l'horreur de l'annonce de sa disparition, puis, d'après ce qu'il a dit à Lupin, son retour et le passage à l'infirmerie où son état était tel que Pomfresh a cru qu'elle mourrait dans la nuit.

- Et selon les indices donnés, poursuivit Drago, la personne qui a rédigé le rapport sur les véritables effets de l'arche est aussi Alyssa Grytalié, qui travaillait au Département des Mystères peu de temps avant son enlèvement, un mois avant la disparition du Seigneur des Ténèbres.

- Ca se tient, affirma Blaise en approuvant de la tête. Et donc, sujet du jour en dehors de Florelia, savoir si on rend l'album à son heureux propriétaire et si on lui dit par la même occasion qu'on l'a lut.

Le Trio hocha de la tête.

- Harry, c'est toi qui le connaît le mieux, fit Drago, comment penses-tu qu'il réagira ?

Il tourna son regard vers le brun qui le lui rendit. Ce dernier semblait pensif.

- Honnêtement, je ne sais pas. Je n'ai pas eu le temps d'apprendre à bien le connaître, alors j'ignore totalement comment il va réagir. Mais je pense que le mieux serait de lui dire la vérité et de lui rendre l'album. Il sera peut-être content de le retrouver et de voir à nouveau des photos de sa fiancée. D'après ce qu'avait dit Lupin, il n'avait pas voulu en entendre parler à sa sortie d'Azkaban, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Tous hochèrent de la tête.

- A votre avis, qu'est-ce qui lui est arrivé ? Demanda Ron. A cette Alyssa Grytalié ?

Drago soupira.

Lui n'avait aucun mal à imaginer ce qu'elle avait bien pu endurer auprès du Seigneur des Ténèbres, s’il ne l'avait pas tué tout de suite. Sans doute avait-elle servit à la même chose que lui durant quelque temps, puis les mangemorts se lassant de leur nouveau jouet, il l'avait tué. De plus, elle lui avait échappé pendant de nombreuses années, ce qui avait certainement renforcé le côté douloureux des derniers instants de la jeune femme.

- Je pense qu'il ne vaut mieux pas répondre à cette question, fit Drago à voix basse. Mais pour vous donnez un ordre d'idée, pensez à ce que j'ai subi et multipliez-le par deux, ça vous donnera une assez bonne estimation.

Humour noir, certes, mais après tout, se rappeler de ces instants de sa vie n'était pas ce qu'il y avait de plus joyeux.

- Changeons de sujet, clama vivement Blaise. Qui se rend coupable d'avoir oublié l'anniversaire de Florelia ? Demanda-t-il en levant la main avec un sourire contrit.

Quatre mains se levèrent unanimement à sa suite, en même temps que furent poussés diverses soupirs.

- Bien, et maintenant qu'on a prit conscience de la grosse boulette que l'on a fait, on fait comment pour se faire pardonner ? Demanda à nouveau le métis.

- Un cadeau reste le moyen le plus sûr, proposa Drago.

- T'as une idée ? Demanda Harry.

- Des tas, répondit Drago, mais malheureusement pour ça, il faudrait attendre la prochaine sortie à Pré au Lard.

- Ce serait trop tard, dit Hermione. C'est maintenant qu'il faut le lui offrir, pas à Noël !

- Un truc qu'on va lui fabriquer alors ? Proposa Ron. Ou un truc que l'on a déjà et qui ne soit pas trop abîmé mais dont on est sûrs qu'il lui fera plaisir ?

- Ronald Weasley, s'indigna Hermione, tu aimerais que l'on t'offre un truc pareil ?!

Ce dernier adopta une délicieuse couleur rouge, jurant magnifiquement avec ses cheveux.

- Tu as une meilleure idée, Hermione ? Dit Drago, provoquant de ce fait le soulagement sur les traits de Ron et la gêne sur ceux de la jeune femme.

- J'ai peut-être une idée, moi, commença Harry. Il me suffirait de retourner dans le dortoir chercher . . .

Il ne put aller plus loin, Hermione lui coupa instantanément la parole.

- Non, Harry, je te vois venir ! Il est hors de question que tu sortes de Poudlard !

- Mais, Mione, tenta d'amadouer le jeune homme.

- J'ai dit non !

- Nous aussi on peut savoir pourquoi dire non ? Fit Blaise.

Drago sourit à la remarque de son ami.

Il détestait qu'on l'ignore alors il faisait toujours tout pour que personne ne l'oublie. Ce qu'il réussissait avec brio, malheureusement.

- Alors ? Insista Blaise.

- Je proposais d'aller chercher ma carte et ma cape d'invisibilité pour aller à Pré au lard et acheter le cadeau de Florelia.

- Quelle carte ? Demanda Drago, intrigué.

Harry n'hésita qu'un quart de seconde avant de lui confier.

- La carte des Maraudeurs, créée par mon père et ses amis, et qui permet de sortir de Poudlard par des passages secrets. Comme elle montre toutes les personnes présentes dans le château et leurs déplacements, elle pourrait nous être utile pour sortir incognito.

Entre ça et la cape d'invisibilité, fallait pas s'étonner qu'Harry est réussit plus d'une fois à sortir de Poudlard à la barbe et au nez de Dumbledore !

- Tout ça m'a l'air très pratique, approuva Blaise. Mais je suppose qu'on ne peut pas tous y aller.

- Non, effectivement. Je ne pourrais emmener qu'une seule personne et ce sera déjà trop.

Alors que Blaise et Harry parlementaient, Drago regardait avec délice et stupeur le visage d'Hermione devenir de plus en plus rouge de fureur. Elle n'allait plus tarder à exploser.

- Je propose que tu prennes Drago alors, vu qu'il n'y a que lui qui ait une idée de cadeau. De plus, vous êtes les personnes les plus proches d'elle dans cette salle, vous serez les mieux placés pour lui trouver quelque chose qui lui conviendra.

- IL EST HORS DE QUESTION QUE VOUS SORTIEZ DE POUDLARD, C'EST CLAIR ?

Ah, ça y est, elle avait explosé.

- Harry, tu oublies que je suis Préfète en Chef et que je ne peux pas cautionner ce genre d'escapades !

- Tu le faisais bien avant, quand tu étais simple Préfète, dit Ron, s'attirant un regard haineux de son amie.

- Oui, mais aujourd'hui c'est différent, et surtout, C'EST POUR UNE CHOSE FUTILE !

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- Tu crois qu'elle nous en voudra ?

- Non, d'ici six mois elle aura cessé de nous faire la tête.

Harry et Ron échangèrent un regard . . . Et éclatèrent de rire.

Hermione ayant refusé de se ranger de leur côté, ils avaient été obligé de la forcer à se taire puisqu'ils n'avaient pas renoncés à partir. Ron l'avait donc ceinturer par derrière pour la bâillonner et Blaise lui avait lancé un sort de Mutisme et du Saucisson.

- Attention, Rusard est dans les parages, fit Ron qui guettait les allés et venus sur la carte des Maraudeurs.

Tout deux devaient rejoindre Blaise et Drago dans quelques secondes, pour ensuite prendre le passage derrière la statue de la sorcière borgne et aller à Pré au Lard. Harry et Drago auraient deux heures, montre en main, pour trouver un cadeau et revenir à Poudlard.

- Ils sont là, fit Ron en tournant à l'angle du couloir du troisième étage.

Effectivement, Drago et Blaise étaient adossés au mur, juste à côté de la statue de la sorcière hideuse, les attendant patiemment en silence. Tout deux se redressèrent à l'approche de deux Gryffondor.

- Vous avez fait vite, dit Blaise.

- La tour se trouve au septième étage, répondit Harry, et avec les passages secrets, ça va tout de suite plus vite.

Harry prit la carte que Ron lui tendait et déplia sa cape, faisant signe à Drago de s'approcher.

Le blond ne se fit pas prier et se rapprocha d'Harry, mais encore trop loin pour que la cape puisse les recouvrir tout les deux.

- Voyons Dray, rapproche toi encore un peu d'Harry, il ne va pas te manger, fit Blaise avec un petit sourire étrange.

Harry vit Drago fusiller son meilleur ami du regard, mais il fit tout de même ce que le métis lui avait conseillé et se colla pratiquement à Harry, qui en profita pour bien les recouvrir de la cape d'invisibilité tout en essayant d'endiguer l'apport de sang vers ses joues.

Cette soudaine promiscuité rappelait un petit peu trop à Harry une certaine nuit passé au square Grimmaurd, quand Drago avait fait un cauchemar et qu'il l'avait réconforté sans que le blond n'en sache quoi que ce soit.

- Ok, vous pouvez y aller, je pense, dit Ron.

Harry se tourna alors vers Drago.

- Tu tiendras la cape pour ne pas qu'elle tombe pendant que je nous dirigerai avec la carte, dit-il. Tu es prêt ?

- Prêt, assura Drago en prenant le pan de tissu que le brun lui tendait.

Harry déplia alors sa carte toujours visible et vérifia qu'il n'y avait personne alentour. Il n'y avait que Blaise et Ron. Il s'approcha de la statue et sortit légèrement sa baguette et murmura " Dissendum ". La statue bougea et ils disparurent dans le passage sous les murmures d'encouragements de leurs amis.

Harry rangea ensuite la carte dans la poche la cape qu'il avait pris pour sortir et se concentra sur où il mettait les pieds.

- Tu as pris ce passage plus d'une fois, je me trompe ? Demanda Drago.

Harry sourit en repensant à la première fois qu'il l'avait prit. Drago s'était retrouvé avec une quantité appréciable de boue sur la tête, ce jour-là.

- Non, tu as raison. Tu te souviens de la fois où tu as vu ma tête flotter toute seule à Pré au Lard ?

- Celle où je me suis retrouvé à prendre un bain de boue sans n'avoir rien demandé à personne ? Oui, assez bien, fit-il d'un ton aigre.

Harry pouffa.

- C'était la première fois que j'empruntais ce passage.

- Et tu t'es dit que ce serait amusant de me transformer en bonhomme de boue à défaut de neige.

Harry éclata de rire.

- Tu venais d'insulter mes amis, je ne faisais que les venger. De plus, voir ta tête à ce moment-là a été une joie immense.

- Tu m'étonnes, marmonna Drago.

Harry ne se donna même pas la peine d'empêcher un sourire amusé de naître sur ses lèvres.

- Quand t'auras finis de te fiche de ma poire, surtout préviens-moi, déclara Drago d'un ton aigre.

Cette simple phrase fit éclater de rire Harry.

- Je ne te savais pas si comique, Drago, fit le brun une fois qu'il se fut calmé.

- Mouais, répondit Drago.

Tout deux se turent ensuite, et Harry s'efforça de rester concentrer sur sa route et d'empêcher ses yeux de papillonner tout seuls dans la direction de son compagnon.

Cette manie commençait d'ailleurs à sérieusement l'agacer ! Depuis quelques jours, il ne pouvait pas s'empêcher de regarder Drago, même de loin, même si c'était croiser dans un couloir. Pourtant, une fois qu'ils étaient proches, il devait pratiquement se faire violence pour le regarder dans le blanc des yeux lors de leurs discussions. Et ce comportement lui fichait drôlement la trouille, car il ne savait pas pourquoi il l'avait.

- On y est, fit soudain Harry en voyant la trappe permettant d'accéder à la cave de la boutique Honeydukes apparaître.

Tout deux se glissèrent précautionneusement par le trou et atterrirent dans la cave vide et silencieuse.

- On va passer dans la boutique, chuchota Harry. Je vais ranger la carte, et tenir la cape.

Il fit ce qu'il avait dit, et ils se dirigèrent jusqu'à la porte à travers la boutique, laquelle était pratiquement vide sans l'habituelle foule des élèves de Poudlard. Ils attendirent patiemment que quelqu'un sorte pour se glisser à sa suite dans la rue. Ils allèrent ensuite vers une petite ruelle où ils enlevèrent la cape d'invisibilité pour rabattre leurs capuches de leurs capes sur leurs têtes.

- Je pense que ça devrait aller, dit Drago, personne ne devrait nous reconnaître.

- OK, acquiesça Harry. Et pour le cadeau de Florelia, c'est quoi ton idée ?

Drago tourna la tête vers la rue principale où une quantité appréciable de personne circulait.

- J'ai pensé à des vêtements, j'ai remarqué qu'elle aime bien porter des trucs différents tous les jours. J'avais pensé aussi à un journal intime, pour écrire les choses dont elle ne peut pas parler, mais elle a déjà un, je l'ai vu écrire dedans, il y a quelques jours. Ou une peluche aussi.

Sa voix avait été très mince sur la dernière proposition.

- Une peluche ? S'étonna Harry.

- Oui. Si elle a été élevée comme je le pense, ce sera la première fois qu'elle en reçoit une.

Harry eut un mince sourire triste.

Lui non plus n'avait pas eu le droit à beaucoup d'attention étant enfant.

- Va pour la peluche, on lui en prendra une grande et une belle, s'enthousiasma Harry.

Mis d'accord sur le cadeau, ils se dirigèrent vers la seule boutique susceptible de leur permettre d'acheter ce genre de choses.

Arrivée là, ils se dirigèrent d'un commun accord vers le présentoir aux peluches, sous le regard suspicieux de la jeune sorcière installée au guichet.

- Elle doit se demander pourquoi on garde nos capuches, murmura Harry, à personne en particulier.

- Avec la guerre qui court, on doit certainement lui faire penser à des Mangemorts, lui répondit Drago sur le même ton.

Harry fit un signe d'affirmation de la tête.

Drago avait tout fait raison. Deux personnes à la silhouette masculine dont le visage était cachées par des capuchons, qui rodaient autour du comptoir des peluches, devaient paraître assez louches.

- On se dépêche, elle n'aura pas le temps de paniquer, souffla Harry. Alors, on prend laquelle ?

Devant eux s'étalaient des dizaines et des dizaines de nounours, tout différents les uns des autres. Les espèces étaient différentes, les tailles, certains étaient ensorcelés, d'autres pas. C'était le vrai boxon sur l'étagère. Pourtant, l'une des peluches interpella immédiatement Harry.

C'était une licorne, couché de tout son long, sa corne tendue vers le ciel. De temps à autres, elle s'ébrouait, secouant la tête, puis la reposait entre ses pattes antérieures. Sa couleur d'un blanc très pur rappelait facilement les vraies créatures magiques qui peuplaient la Forêt Interdite.

Harry approcha la main pour la prendre et se télescopa avec celle de Drago qui avait amorcé exactement le même geste.

- Désolé, marmonna Harry en retirant précipitamment sa main.

Drago parut surpris, mais il se reprit très facilement et dit :

- Celle-ci me plaît. Et toi ?

Harry hocha de la tête.

De toute façon, il aurait été bien en mal de répondre quoi que ce soit. Encore une fois, le contact de sa peau conte celle de Drago lui avait fait perdre tout repères. Il aurait voulu continuer à toucher sa main, voulant la prendre dans la sienne, la serrer à l'infini et ne jamais l'a lâché.

Harry s'ébroua.

Il ne fallait pas y penser, et surtout, trouver pourquoi il réagissait comme ça avec Drago !

Il suivit le blond, tel un automate jusqu'à la caisse où fut réglé le prix de la peluche qui se trouva emballé dans un superbe papier cadeau couleur or surmonté d'un nœud blanc. Très beau.

Ils ressortirent du magasin, la peluche confortablement installé dans les bras de Drago. Non loin de la ruelle où ils avaient décidés de revêtir à nouveau la cape d'invisibilité, Harry intercepta du regard, la présence curieuse d'une personne.

A l'entrée des Trois Balais, Remus Lupin discutait avec Kingsley Shackelbot.

Harry stoppa quand il remarqua la scène.

- Harry ? L'interpella Drago.

Le brun l'ignora, trop concentré sur ses pensées.

Il y avait là deux membres de l'Ordre du Phœnix, attendant visiblement quelque chose. Autrement, pourquoi ne discuteraient-ils pas à l'intérieur du bar ? Cela signifiait certainement une attaque imminente, surtout si d'autres membres se trouvaient dans les parages.

Il jeta un regard rapide autour de lui.

Il vit alors de dos un grand homme roux, aux cheveux attachés en catogan, posté devant la vitrine du magasin de farces et attrapes. Bill Weasley. Plus loin, une jeune femme à l'abondante chevelure blonde et au regard vif parcourait des yeux toute la longueur de la rue. Nymphadora Tonks, métamorphomage. Et certainement que beaucoup d'autres membres étaient éparpillés dans le village et à l'intérieur des boutiques.

- Harry ? Fit un peu plus fort Drago, irrité.

- Il va y avoir une attaque, dit celui-ci.

- Pardon ?

- Il y a des membres de l'Ordre qui montent la garde tous les cinquante mètres, dit Harry en conduisant Drago vers la ruelle. Rogue à dû leur dire que Voldemort préparait une attaque sur Pré au Lard et ils attendent l'arrivée des Mangemorts.

Drago ne dit rien. Il n'y avait rien à dire. Ou juste une chose. Qu'il s'empressa de partager.

- N'espère même pas rester ici pour filer un coup de main à l'Ordre, siffla rageusement Drago. Je te ramènerai à Poudlard, attaché à mon dos s’il le faut.

Harry vit rouge à cette remarque.

De quel droit Drago s'avisait-il de décider pour lui ?

- Je ne vois pas comment tu arriverais à m'en empêcher, susurra Harry.

- Un bon Stupéfix et le tour est joué.

Harry ouvrit la bouche pour parler, mais une autre voix, pas celle de Drago, ne l’interrompit avant qu'il ne dise quoi que ce soit.

- Vous êtes inconscients ou quoi ?

Les deux jeunes hommes se retournèrent violemment pour voir une silhouette menue s'avancer d'un pas décidé vers eux. Harry s'empressa de dégainer sa baguette, mais la personne s'avança alors dans la lumière et il reconnut le visage furieux de Florelia.

- Qu'est-ce que vous fichez ici ? Murmura-t-elle rageusement, s'interdisant certainement de hurler.

Harry et Drago échangèrent une œillade, étonnés qu'elle les ait reconnus.

- Harry, Drago, j'attends une réponse à ma question et pas dans trente ans !

Les poings sur les hanches, le regard tueur; elle était vraiment en colère.

Drago s'empressa de fourrer le cadeau derrière son dos, l'air de rien. Son visage ne trahissait pas à quelconque sentiment, jugea Harry, ébahi par sa force de caractère. Lui, il aurait balbutié et rougit depuis longtemps.

- Rien de spécial, répondit Harry, ayant reprit contenance. On avait envie de venir, alors on est venu.

- Je te prierai d'arrêter de me prendre pour une bille, Harry. Vous êtes déjà venus hier, alors ce n'est certainement pas par envie que vous êtes à nouveau ici aujourd'hui.

- On est venu chercher ton cadeau d'anniversaire, avoua soudain Drago d'une voix claire et nette.

Son aplomb eut au moins le mérite de couper le sifflet à Florelia, qui se calma instantanément.

- Mon cadeau ? Mais je ne vous ai rien demandé.

- Et depuis quand ça se réclame un cadeau d'anniversaire ? S'étonnèrent Harry et Drago d'une même voix.

Florelia grimaça en soupirant.

-Pas faux. Mais toujours est-il que vous n'avez rien à faire là, alors vous allez me faire le plaisir de retourner à Poudlard. Quelque soit le moyen que vous avez prit pour venir. Et je ne veux même pas savoir comment, terminat-elle dans un soupir, deux doigts pinçant l'arrête de son nez.

Harry pinça des lèvres, agacé.

Si une attaque était prévue, il ne voulait pas partir, pas sans s'être d'abord battu.

- OK, on s'en va immédiatement, capitula Drago en attrapant Harry par le bras.

Celui-ci commença à se libérer de la poigne de son ami, mais un éclair argenté pénétrant dans la ruelle, passant devant Florelia, et faisant demi-tour, le fit cesser de bouger.

- Merde, jura-t-elle, ils sont déjà là !


Voilà, le cliff dont je vous avais parlé. mais bon, c'est un tout petit. :p

Pour le prochain chapitre, je pense que vous savez déjà que vous aurez droit à un aperçu de la bataille.

A mercredi prochain les gens !

Kissous ! :x