Hello !

Bon, selon le site, ça fait un peu plus de trois mois que je n'avais pas posté de chapitre ... J'avoue que dans ma tête, ça faisait à peine un mois, c'est plutôt étrange comme le temps passe vite ...
En tout cas, j'ai toujours pas abandonné mouahaha (et on notera que j'ai fait plus vite que la dernière fois, j'ai un mois d'avance XD) !

: Je ne sais plus si je t'avais répondu en privé ou non ... Mais dans tous les cas, merci de commenter, ça me fait hyper plaisir ! Tu m'as bien fait rire pour Thomas, parce que je pensais la même chose que toi en écrivant "Il est encore gentil ce petit Tommy. Enfin non. Enfin, si, mais non.". Bref, tout va très bien dans ma tête x) Merci encore pour ton commentaire !

blue : Contente que tu aimes ! J'avoue que les chapitres dans le WICKED sont ceux qui me faisaient le plus stresser, parce que c'est là que je raccroche les premiers chapitres avec la trame initiale comme tu le dis, et j'avais peur qu'il y ait des incohérences ... Alors, si ça plait, tant mieux ! :D

Plume de Pan : Merci ! Eh bien, à vrai dire, c'est celui que je redoute le plus moi, parce que je sais pas du tout comment et où je vais le faire ... Plein d'amour ? De haine ? Dans les labos ? A la morgue ? Telle est la question ... XD

Yuki Otohime : Mais mais mais ... Ne t'excuse pas ! T'es largement pardonnée vu le retard que j'ai ... x) Merci ! \o/ Oui, il fallait qu'Emma lui fasse un peu confiance, même si elle hésite un peu ... Pour Teresa, c'est la même chose pour moi, mais j'espère que tu l'apprécieras plus par la suite ... :) Ouiiiiiii ameeeeen ! Merci ! ;D

Disclaimer : L'univers du labyrinthe ne m'appartient pas, mais il revient à James Dashner, sauf Emma et James (qu'on ne voit plus depuis un petit moment d'ailleurs ...).


Chapitre 23.

Emma tiqua face aux propos du jeune homme, plissa les yeux en le fixant, avant de secouer lentement la tête avec incompréhension.

- Quoi ?

- J'y vais, répéta-t-il, l'air convaincu. J'y avais déjà songé, mais à l'époque, je pensais que le Labyrinthe avait un but louable, alors j'ai abandonné l'idée. Mais sérieusement, si je vais là-bas, je les ferai sortir.

Elle sentait le sang affluer nerveusement dans sa tête, lui taper contre les tempes, débutant une probable migraine. C'était trop beau pour être vrai.

- Je peux me faufiler jusqu'à la machine qui me fera monter au Bloc, poursuivit-il, la voix toujours masquée par le bruit des douches. Mais j'ai besoin de quelqu'un pour l'activer. Teresa cafterait, et ils ne m'enverraient jamais par eux-mêmes là-bas alors j'ai besoin que tu le fasses. Et je ne pense pas que ce plan te déplaise. Comme on ne m'aura pas injecté le sérum, je ne perdrai pas la mémoire, et je pourrai les aider à sortir.

Elle analysa les propos du jeune homme en silence, avant d'esquisser une légère grimace.

- Quel est le « mais » ? C'est trop simple et trop beau pour que ça marche.

- Il faudra faire vite, convint-il. Parce que dès qu'ils se rendront compte que c'est moi dans la Boîte, ils feront tout pour faire sauter l'ascenseur, et je n'arriverai jamais au Bloc. Ou pire, s'ils s'en rendent compte avant que j'y aille, ils pourraient m'y envoyer, mais avec le sérum. Et sans mes souvenirs ...

- Tu seras comme les autres, termina la châtaine à sa place.

Il acquiesça sans qu'elle ne le voit, car elle observait le sol, pensive.

- S'il suffit d'appuyer sur un bouton pour t'envoyer, alors pourquoi ne pas les faire sortir depuis ici ?

- Ça prendrait trop longtemps, on se ferait repérer directement. Tu as vu combien de temps il t'a fallu pour comprendre que tu devais sortir ?

Elle se pinça les lèvres en constatant qu'il avait raison.

- Et puis, reprit-il avec un pointe de tristesse dans la voix, c'est de ma faute s'ils sont arrivés là-bas, alors c'est à moi de les aider à sortir.

L'adolescente réfléchissait sérieusement à présent. Elle craignait que les scientifiques ne découvrent ce qu'ils trafiquaient. Car s'ils se faisaient griller, elle ne donnait pas cher de la peau de ses amis au Bloc. Mais d'un autre côté, s'ils restaient là-bas, sans aide, ils n'y arriveraient jamais. Ils ne tentaient rien de nouveau, alors ils ne réussiraient pas seuls.

- Je marche, finit-elle par marmonner.

Aussitôt, les yeux de Thomas s'agrandirent quelque peu, et elle redressa la tête vers lui pour acquiescer, confirmant qu'il avait bien entendu.

- Super, dit-il en la serrant dans ses bras sans réaliser ce qu'il faisait. Je te jure qu'on les fera sortir.

- Euh ... Thomas ... Je suis contente que tu sois si enthousiaste, même si j'avoue que je ne comprends pas vraiment comment tu as fait pour changer d'avis aussi vite, mais dans l'immédiat, j'aimerais bien que tu me lâches.

- Ah, ouais, pardon.

Il recula de deux pas en se frottant l'arrière de la tête, puis planta son regard dans celui d'Emma.

- Pour info, ça faisait un petit moment. Que je pense différemment. Mais avec toutes ces caméras, il faut surveiller tout ce qu'on dit.

S'il disait vrai, alors c'était un très bon acteur. Parce que depuis qu'elle avait repris connaissance ici, elle aurait pu jurer qu'il lui faisait l'apologie du WICKED, même si c'était minime comparé à Teresa.
Lentement, Emma se reprit, et réalisa qu'ils se trouvaient toujours dans la salle de bain. Ça commençait à faire long.
- On devrait sortir. Ça va paraître louche si je passe 15 ans sous la douche.
Thomas acquiesça, avant de déclarer qu'il viendrait la chercher demain matin dans sa chambre ; pour qu'ils exécutent leur plan. Puis il sortit, et la châtaine attendit quelques minutes supplémentaires, s'occupant en éteignant tour à tour les douches. Une seule idée captait peu à peu toute l'attention de la jeune fille. "Pourvu que ça marche.".

...

- T'en as mis du temps ! commenta Teresa en voyant Emma arriver dans le self.

La châtaine s'assit en face des deux autres adolescents, marmonnant simplement qu'elle avait besoin d'être seule et de se détendre. Teresa acquiesça en engloutissant une cuillère de son yaourt, avant de reporter son regard vers l'ex-blocarde.

- Ce matin, on a un rendez-vous avec Thomas, mais cet aprèm, j'ai du temps de libre. Alors on pourra passer un petit moment toutes les deux.

- Génial, dit Emma sans conviction, avant de croquer dans son pain.

La brune ne releva pas le ton morne sur lequel elle avait répondu, et se contenta de sourire, avant de se lever.

- Thomas, grouille ou on va être en retard, le pressa-t-elle avant d'aller débarrasser son plateau.

- J'arrive, répondit-il en buvant tranquillement la fin de son verre.

Emma toisa Teresa, patientant tranquillement, et une fois qu'elle fut suffisamment éloignée, Emma se pencha sur la table et grogna.

- Comment je suis supposée passer l'après-midi avec Teresa, sans qu'elle crame quoi que ce soit ?

- Comment je fais pour vivre avec elle alors que ça fait des semaines que je pense à ce dont je t'ai parlé ce matin ? répliqua-t-il avec une mine concentrée. Elle lit pas dans tes pensées, t'as rien à faire. Juste à ne pas cracher le morceau. Ça devrait pas être trop compliqué non ?

- Je rêve ou tu me prends pour une cruche ?

- Pas du tout. Je suis stressé, soupira-t-il en touchant à tous les éléments de son plateau.

- Moi aussi, avoua-t-elle.

- Bon, alors on arrête d'en parler. Je passe la matinée avec elle, tu passes l'aprèm avec elle, tu es aussi désagréable qu'à ton habitude, et tout se passera bien, elle se doutera de rien. Et demain matin, je viens te chercher pour t'amener à la salle de contrôle.

Elle acquiesça, avant de tiquer.

- Je suis pas désagréable avec elle.

En réponse, il haussa les sourcils, avant de pincer les lèvres, et étira un léger sourire moqueur ; puis il partit rejoindre Teresa, qui l'attendait à l'autre bout de la salle, appuyée contre le mur à côté de la porte. Quant à Emma, elle prit tout son temps pour manger, puisqu'elle n'avait pas de programme prévu pour ce matin. Il est vrai qu'elle n'était pas réellement amicale avec Teresa, mais au moins à présent, elle avait une bonne excuse. Elle était censée croire à la mort de Newt, que Janson lui avait montré la veille, et Teresa n'était pas au courant que Thomas lui avait avoué la vérité. Alors, tant que Teresa ne lui avouerait pas elle-même qu'elle n'est peut-être pas vraiment mauvaise, Emma aurait une bonne raison de ne pas être aimable avec elle.

Une fois fini, elle débarrassa lentement ses affaires, puis déambula dans les couloirs jusqu'à sa chambre. A un tournant, elle manqua de percuter quelqu'un, qui se stoppa net, alors qu'elle sursauta comme si elle venait de croiser une créature prête à lui sauter dessus. Elle était beaucoup trop stressée. C'est pourquoi elle se hâta finalement de revenir jusqu'à sa chambre, s'y enferma, et souffla enfin un bon coup. Au moins, seule ici, elle ne risquait pas de faire quoi que ce soit de compromettant.

Elle passa le reste de sa matinée à dormir, histoire de rattraper sa nuit précédente. Et une nouvelle fois, ce fut Teresa qui vint la réveiller. Emma émergea dès qu'elle sentit la fille s'asseoir à côté d'elle, mais fit semblant de continuer à dormir, ayant le stupide espoir qu'elle la laisse tranquille.

- Debout la marmotte, tu passes ta vie à dormir ma parole, s'amusa Teresa.

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre ici ? grommela Emma en se tournant. Je suis fatiguée, alors va parler à Janson et fiche moi la paix.

La brune soupira fortement, faisant voler les cheveux de l'autre adolescente, et Emma la sentit se lever du lit. "Cool" pensa la châtaine.

Le répit de la jeune fille fut en réalité de courte durée, puisqu'elle sentit Teresa attraper le matelas, et le tira vers elle jusqu'à ce qu'il sorte du sommier. Emma s'écrasa par terre, ouvrant brutalement les yeux, et pivota vers la brune.

- Mais qu'est-ce que tu fous ? grogna l'ex-blocarde.

- Je vais pas passer l'aprèm à te regarder faire la sieste ! Ecoute, j'ai bien compris que t'as une dent contre moi mais ...

- T'es au courant que c'est pas en me faisant bouffer le béton que je vais t'apprécier ?

- Oh aller c'est bon Emma, pourquoi tu me détestes ?

La châtaine eu un moment d'absence, avant de laisser un rictus se dessiner sur son visage.

- T'es sérieuse là ? Tu veux une liste ? Parce que je pense que commencer par le fait que vous laissez mourir mes amis peut te rafraîchir la mémoire.

- Thomas ne t'a pas montré que Newt était vivant ?

- Non, dit Emma presque du tac au tac.

- Waouh, tu mentirais presque bien, lâcha la brune avec ironie.

- Comment tu es au courant ? s'agaça la châtaine.

- Ce matin, tu as parlé normalement à Thomas, alors que tu as envie de m'enterrer. La seule explication, c'est qu'il t'a montré que Newt était vivant, hier soir. C'est pour ça qu'il était dans la salle de contrôle, non ?

La châtaine préféra ne pas répondre. Elle n'avait pas envie de lui avouer qu'elle avait vu juste.

- J'en étais sûre, poursuivit Teresa. Alors pourquoi tu me détestes, alors que tu as l'air de parler normalement à Thomas ?

"Vite, trouver une explication" s'affola Emma.

- Je te déteste pas, finit-elle par laisser sortir.

Les yeux de la brune s'ouvrirent un peu plus alors qu'une pointe de tristesse s'y distinguait, et elle croisa les bras.

- Bien sûr que si. Tu me lances tout le temps des pics, tu me parles froidement, tu ...

- J'arrive pas à passer au-dessus de ton rôle dans ... tout ça. Je vois pas quoi te dire de plus.

- Mais tu peux avec Thomas ? s'indigna-t-elle en tendant les bras vers le bas. On est dans le même panier lui et moi, on a fait les mêmes choses, pour les mêmes raisons ! On est pareils. Alors pourquoi est-ce que tu lui pardonnes à lui, et pas à moi ?

Emma se sentit mal. Sincèrement. Parce que pour la première fois depuis qu'elle était revenue ici, elle avait l'impression de voir la vraie Teresa. La Teresa un peu jalouse, qui ne comprend pas pourquoi elle est rejetée. Et devant elle, à cet instant, Emma failli craquer. Avant de se reprendre.

- Je suis désolée. J'étais probablement moins proche de Thomas avant, alors j'arrive à lui pardonner plus facilement, mentit Emma, trouvant que cette excuse passerait bien.

Un petit silence s'installa dans la pièce, avant qu'Emma n'agrippe son matelas pour le remettre à sa place.

- Donc ça veut dire que toi et moi, on ne sera plus jamais amies ? Tu sais que j'avais réellement hâte que tu reviennes, que tu sois en sécurité ici, qu'on se retrouve.

- J'ai de vrais amis. Au Bloc. C'est avec eux que j'ai vécu mes dernières années, ici, à passer toute une batterie de tests pendant que tu élaborais un plan pour tous les envoyer dans un Labyrinthe qui n'a une sortie que lorsque vous le voulez bien. Ce sont eux, mes vrais amis. Alors tant qu'ils ne seront pas ici, avec moi, et même plus, tant qu'on ne sera pas loin de vous tous, tu ne seras qu'un obstacle, qui m'empêche de les retrouver.

Teresa se raidit, serra la mâchoire, et fronça légèrement les sourcils.

- Eh bien ne t'en fait pas, ce sera bientôt terminé, marmonna-t-elle.

- Quoi ? lança la châtaine, pas vraiment sûre d'avoir bien entendu.

- Rien. L'épreuve finira tôt ou tard, et tu te rendras compte que je ne suis pas si horrible que tu le crois.

- Je ne crois pas que tu sois horrible. Parce que je sais qu'avant, tu étais quelqu'un de bien. De gentille, avec un lourd passé, comme bon nombre des jeunes que l'on connaissait. Tu étais drôle, attachante autant que chiante, intelligente, tout ce que tu veux, mais pas une meurtrière. Et maintenant, tu es comme eux. C'est tout.

Teresa se mordit le bas de la lèvre, puis jeta un œil vers la porte de sortie, avant de baisser la tête, visiblement consternée.

- Je crois qu'on ne réussira jamais à s'entendre.

- Désolée, enchaîna Emma en fixant la jeune fille face à elle, qui lui faisait de la peine.

...

Après ça, Teresa avait quitté la chambre. C'était sûrement la meilleure chose qu'elle ait pu faire. Emma avait donc passé la fin de la journée seule, enfermée dans sa chambre, un léger remord à l'égard de la brune. Elle ne pouvait s'empêcher d'avoir de l'empathie pour Teresa, autant qu'elle ne comprenait pas ses actes. Elle savait que ses parents étaient morts de la Braise ... Mais de là à accepter de sacrifier des jeunes pour trouver un remède, qui n'existe probablement pas ... La mère d'Emma était morte de la Braise également. Ou plutôt, l'avait contracté avant que Janson ne décide de mettre fin à ses jours. Et par conséquent, son père était incontestablement la pire pourriture qui puisse exister. Pour autant, Emma ne choisirait pas de sacrifier des jeunes, dont ses amis, et ce même si elle pouvait ramener sa mère à la vie, et tuer son père. Alors, les agissements de Teresa lui semblaient juste démesurés, fous, et dépourvus de tout sentiment humain. Et en pensant à tout ça, Emma arrivait à se souvenir quelles étaient les raisons pour lesquelles elle ne parvenait pas à lui pardonner.

L'ex-blocarde n'était pas allée manger. Tout d'abord parce qu'elle n'avait pas envie de voir Teresa, mais aussi parce qu'elle ne voulait pas prendre le risque que la brune comprenne ce qui se tramait avec Thomas, ou encore parce qu'elle se mettait à stresser, et par conséquent, son estomac se nouait à tel point qu'elle se sentait incapable d'avaler quoi que ce soit. Alors, elle passa sa soirée en boule dans son lit, se tournant et se retournant, tentant de dormir au plus vite sans y parvenir. Et au bout d'un temps incalculable, ses membres se décontractèrent et s'engourdirent, ses pensées s'embrouillèrent et ralentirent, et elle finit par trouver le sommeil.

Quelques heures plus tard, Thomas entra dans la chambre d'Emma, s'approcha de son lit, et lui secoua brièvement l'épaule, ce qui la fit sursauter. Elle observa un instant les alentours en se redressant, l'air de ne pas comprendre où elle se trouvait, se frotta les yeux, et déporta son regard sur Thomas.

- Il est quelle heure ? marmonna-t-elle en sortant du lit, se rappelant enfin pourquoi il venait la réveiller.

- Suffisamment tôt pour que les autres dorment encore. Mais plus on ira vite, mieux ce sera.

Elle se leva en baillant, avant de se mettre à trembloter.

- C'est bon on y va, j'ai assez attendu hier.

Le garçon la mena au travers des couloirs, bien qu'elle se rappelle du chemin qu'elle avait emprunté deux jours plus tôt. Rapidement, ils arrivèrent devant la salle de contrôle, que Thomas déverrouilla, et il rentra avant de la refermer à clefs.

- Ok, tu vas voir, c'est plutôt simple. Viens par là.

Il la fit se poster devant un ordinateur, entra plusieurs mot de passe, et enfin, un écran avec plusieurs options apparut.

- Voilà. Tu ne touches à aucun de ces trucs-là, d'accord ? C'est pour préparer les doses du sérum pour perdre la mémoire. Toi, tu as juste à cliquer là, quand je serai dans la Boîte. Tu peux me voir sur cette petite vignette, indiqua-t-il en faisant apparaître une petite image en haut à gauche de l'écran d'ordinateur. Dès que je te fais signe, tu cliques ici, et ça lance la machine. Et je pars pour le Bloc.

Emma acquiesça, avant de porter son regard sur le brun. Elle était sûre que quelque chose n'allait pas dans ce plan. Elle en était sûre depuis le début. Certes, finalement, Thomas semblait réellement de son côté, à moins qu'il ne retourne sa veste au dernier moment, mais elle venait de trouver un autre problème.

- Question à deux balles : comment je fais ensuite ?

- Tu attends ici qu'on parte tous dans le Labyrinthe, et dès qu'on approche de la sortie, que tu peux voir là, poursuivit-il en indiquant un écran un peu plus loin dans la salle, tu lances ce programme, juste en cliquant là, j'ai tout rentré.

- Je fais comment si des chercheurs arrivent ?

- Ils ne viendront pas. Il est beaucoup trop tôt, ils dorment à l'heure qu'il est. Et si j'arrive à les raisonner rapidement, on sera revenu avant que tout le monde se réveille. C'est bon ?

- Une fois que vous serez revenus, il se passe quoi ? continua Emma.

- T'as encore beaucoup de questions ? Parce que c'est sûr qu'ils vont finir par se réveiller avant que je sois dans la machine à ce train là.

- Ouais eh bien tu m'as tout balancé rapidement, on n'a pas eu le temps de régler ce genre de "détails". Alors ? Dès que les blocards seront sortis, on se barre. La question, c'est : est-ce que tu viens avec nous ?

Il la regarda bien droit dans les yeux, réfléchissant un instant.

- Je peux pas abandonner Teresa, répondit-il.

- Et elle ne pourra pas venir. Elle ferait tout pour nous ramener au WICKED. Tant qu'elle sera dans cet état d'esprit, c'est hors de question qu'elle ...

- Alors on a une alliance jusqu'à ce que je les ramène ici. Une fois sortis, je vous aide à filer, et après ...

- Tu restes ici avec Teresa, et nous, on s'en va, compléta Emma.

Thomas acquiesça, en fixant l'écran d'ordinateur, avant de soupirer en tournant la tête vers la châtaine.

- J'aurais aimé venir avec vous. Parce que rester ici, c'est de plus en plus dur. Mais Teresa ... Je ne peux pas la laisser seule. Même si elle ne le comprend sûrement pas, mis à part nous, elle n'a personne. Le WICKED, c'est une illusion pour elle, une manière de penser qu'elle pourra venger ses parents, en sauvant les autres atteints de la Braise.

Emma attendit une seconde, avant de hocher la tête.

- Je sais.

Thomas secoua à son tour la tête, avant de décréter qu'ils avaient perdus suffisamment de temps, et se dirigea vers la porte de sortie, qu'il déverrouilla.

- Tiens, les clés, dit-il en les lui lançant. Referme derrière moi, juste au cas où.

Il lui tourna le dos, et saisit la poignée, commençant à la tourner pour ouvrir la porte.

- Merci, lâcha-t-elle. Pas que pour les clés hein. Pour tout.

Il lui lança un bref sourire avant de refermer la porte. Elle tourna la clé dans la serrure, et revint se placer devant l'ordinateur, guettant l'apparition de Thomas à l'écran. Au vu des minutes qui défilaient, la Boîte devait se trouver à une bonne distance de la salle de contrôle, mais finalement, une ombre finit par apparaître dans le champ, qui grossit, jusqu'à ce qu'il arrive à l'écran.

Et Emma resta pétrifiée.

Qu'est-ce qu'il foutait là ?

Janson fixa la caméra avec un air sournois, et fit même un petit signe de la main, comme s'il savait qu'elle était derrière la caméra, et à ce moment-là, une clé tourna dans la serrure de la salle de contrôle, avant que n'entrent plusieurs scientifiques. Trois infirmiers suivirent, s'approchèrent d'Emma pour la faire reculer de l'ordinateur, et la maitrisèrent avant qu'elle ne comprenne quoi que ce soit.

- Qu'est-ce que vous faites ? demanda-t-elle alors qu'elle était plaquée au mur et essayait de se dégager de l'emprise de 6 mains.

Personne ne lui répondit, ce qui eut le don de la mettre en rogne. A la place, un scientifique trafiquait l'ordinateur face à elle, et elle le voyait très nettement cliquer sur les interfaces dédiées au sérum, que Thomas lui avait interdit de toucher. Alors quoi, ils allaient juste envoyer leur nouveau sujet d'examen, comme si de rien n'était ?

- Oh, je vous parle !

La jeune fille se calma instantanément lorsque Teresa entra dans la pièce, braquant immédiatement son regard sur Emma, une petite mine désolée plaquée au visage. Pas besoin d'explications supplémentaires pour comprendre.

- C'est toi ? demanda malgré tout Emma.

- Je n'avais pas le choix ...

- Comment tu as su ? s'enquit la châtaine, craignant que ce ne soit de sa faute.

- Thomas. Et puis toi. Vous deux quoi. Il ne dissimule pas si bien ses pensées qu'il le croit. Et le fait que tu lui en veuilles moins avait forcément une autre explication que ce que tu me laissais croire ...

- T'es vraiment pire que ce que je pensais Teresa.

- Tu m'en voudras toujours, peu importe ce que je ferai ! Et de toute manière, je ne vais pas changer d'idées pour toi, arrête de te leurrer ! Je t'ai laissé plusieurs chances, j'ai essayé d'être sympa avec toi, de te faire abandonner tes idées stupides, mais tu n'en fais toujours qu'à ta tête, tu ne comprends jamais rien !

Emma détourna la tête, se concentrant de nouveau vers l'ordinateur. Elle n'avait absolument pas envie de se sentir touchée par ce que lui disait cette fille.

- Qu'est-ce que vous allez nous faire alors ? Nous punir ? Nous enfermer ? Nous tuer ?

- Pour toi, ce sera l'isolement, marmonna Teresa.

En même temps que la brune parlait, un des infirmiers la lâcha pour attraper une seringue que lui tendait un scientifique, et l'injecta dans la veine de l'ancienne blocarde. Rapidement, elle se sentit nauséeuse, sa tête la tourna, et bien vite, les hommes furent obligés de la maintenir debout pour éviter qu'elle ne s'écroule au sol.

...

Emma revint à elle avec l'impression d'avoir dormi un demi-siècle. Ce n'est qu'en ouvrant les yeux qu'elle se rappela des derniers évènements. C'aurait pu être à cause du fait qu'elle n'était pas dans sa chambre, mais dans une pièce entièrement blanche ; mais en réalité, c'est lorsqu'elle tomba nez à nez avec Teresa, qui se tenait assise à côté du lit, que la châtaine se souvint à quel point elle détestait cette fille, et ce qu'elle avait fait.

- Je me doute que je ne suis pas la bienvenue, murmura la brune.

- Qu'est-ce qui est arrivé à Thomas ?

C'était bien la seule chose qu'elle pouvait s'autoriser à lui demander. Pour autant, Teresa ne répondit pas, et se contenta de regarder Emma avec des yeux vides d'émotions.

- Il est mort ? s'inquiéta Emma.

Une nouvelle fois, la brune ne répondit pas.

- Tu sais qu'il était prêt à rester pour toi, après avoir ramené les autres ? Et toi, tu l'as laissé mourir ?

- C'est tout comme s'il était mort. Et moi aussi d'ailleurs.

Cette fois-ci, c'est Emma qui ne sut quoi dire. Que se passait-il ? Ils prévoyaient d'éliminer tout le monde ou quoi ? Si c'était le cas, qu'était-il arrivé à ses amis au Bloc ?

La châtaine s'apprêtait à la bombarder de questions concernant les blocards, mais finalement, Teresa fut plus rapide.

- On l'a envoyé dans le Labyrinthe, après lui avoir injecté le sérum, poursuivit-t-elle en faisant référence à Thomas. Il deviendra un sujet comme les autres. Et je vais les rejoindre. Demain. Comme ça, je serai moi aussi un sujet d'examen. La fin de l'épreuve sera enclenchée après mon départ, et les blocards seront obligés de sortir s'ils veulent vivre. C'est ce que tu voulais non ?

- Tu aurais simplement pu nous laisser faire, Thomas et moi.

- On n'aurait eu aucuns résultats. Là, le WICKED récupèrera des données.

- Mais combien vont mourir pour ça ?

- La science a toujours un prix, répliqua calmement Teresa.

Emma tourna la tête du côté du mur, ne voyant pas quoi ajouter. Et visiblement, il en était de même pour Teresa, puisque la chaise racla le sol, suivit de pas qui rencontrent le sol, indiquant que la brune quittait la pièce.

- Quand je reviendrai ... commença-t-elle en se stoppant devant la porte.

- Si tu reviens, la coupa Emma. Tu l'as dit toi-même, beaucoup vont y rester.

- Tu aimerais que je meure ? s'enquit la brune sur un ton neutre.

- J'aimerais que tu redeviennes celle que tu étais au début. La fille avec qui je m'entendais, qui n'avait pas de pensées tordues. Je veux que la personne que tu es devenue meure. La scientifique qui fait passer ses amis au dernier plan, elle mérite amplement de mourir. J'espère qu'elle ne survivra pas au sérum, et qu'elle ne reviendra jamais.

Teresa baissa la tête un instant, respira profondément, puis la regarda de nouveau, résolue.

- Quand je reviendrai, reprit-elle, je serai différente. Je ne me souviendrai plus de tout ça. Alors, s'il te plaît, ne me rappelle rien. Si j'oublie tout, peut-être que je trouverai les agissements du WICKED déplorables. Peut-être que je serai comme avant. Et peut-être qu'on pourrait redevenir amies ? Peut-être que je me rendrai compte que vous êtes tout ce qu'il me reste, Thomas, toi et les autres.

La brune fixa l'autre adolescente, le visage empli d'espoir, attendant sa réponse. Sauf que c'était juste trop facile.

- Peut-être que tu mourras dans le Labyrinthe que tu as aidé à construire, conclut Emma.

Un voile de tristesse s'empara de l'expression de Teresa, qui se reprit comme elle le put.

- Mais si tu redeviens vraiment comme avant, alors je ne te raconterais rien de ce que tu es aujourd'hui. Parce que je n'aurais pas envie de réveiller un monstre.

Un petit silence se forma dans la salle, avant que Teresa n'ouvre la porte.

- Merci.

Ce fut le dernier mot qu'Emma entendit en 3 jours.


J'essaie lentement de raccrocher mes chapitres à la trame initiale, j'espère que ça marche x)

Pas facile de faire changer Teresa, qui a, je trouve, une histoire plutôt compliquée ...

Voilà voilà ! Comme la dernière fois, je n'ai aucune idée de quand je publierai la suite, je ne l'ai même pas commencée ^^'

Merci à ceux qui lisent encore, merci à ceux qui commencent tout juste, et qui sont arrivés jusque là, j'essaie de mettre moins de trois mois à publier le prochain chapitre !