Réponses au reviews:
Béatrice: Généralement j'essaie de répondre à chaque personne qui prend la peine de m'écrire, c'est vrai que pour les anonymes c'est pas systématique c'est pour cela que généralement je n'oublie pas de vous remercier de façon général à chaque chapitre. Mais quand j'en ai le temps et que l'on me pose des questions j'essaie d'être un maximum présente, c'est la moindre des choses.
Ange: Je suis flattée d'avoir reçu une review comme la tienne. Et je suis doublement heureuse d'avoir réussi le pari risqué de te faire apprécier un personnage que j'ai personnellement créer et un autre peu apprécié de l'œuvre original. J'ai deux autres projets en cours l'un est de reprendre ma première fiction pour tenter d'en faire quelque chose qui me plaise un peu plus (c'est pas gagné). Et l'autre est un Jella sur lequel j'ai déjà écrit une dizaine de chapitres mais que je garde encore sous le coude car il y à encore quelques incohérences selon mes critères personnels. Et j'ai aussi une idée qu'il faudrait que je creuse pour une histoire avec Dimi chéri. Donc je ne suis pas prête de m'arrêter pour le moment. Lol. Et encore merci pour ton appréciation qui me touche.
Aulandra17: Merci de continuer à suivre cette histoire.
Eldarien: J'apprécie ton assiduité cette fiction. Et tu auras bientôt la réponse à toutes tes questions.
Lysbeth: Ne te fais pas de soucis je ne te tiens pas rigueur et je suis heureuse de te compter parmi les fans de cette histoire.
Fanny: Tu ne peux pas imaginer ce que la petite phrase que tu as écrites peux me faire comme bien.
XXX Anonyme: Tu as l'air d'avoir du caractère, j'aime ça lol. La suite c'est maintenant et je te remercie d'aimer mon histoire et surtout de le faire savoir. (Fan de Vin Diesel?).
Information général: Je viens de revoir un peu mon plan de déroulement. Je vous épargnerais les détails concernant mon cerveau embrouillé pour lequel j'ai besoin d'avoir un support visuel pour réaliser une histoire plus ou moins cohérente, enfin bref... Après avoir revu tout ça je tiens à vous informer que je devrais normalement (si je peux arriver à tout caser sans que cela ne devienne trop lourd) arriver à 30 chapitres tout rond. Voilà nous sommes bientôt arriver au bout de cette histoire.
Bon je vous laisse lire ce chapitre dans lequel nous allons revoir apparaître notre Alec tel que nous l'aimons sauvage et protecteur. Bonne lecture.
Chapitre 24.
Voilà une semaine que j'ai repris du service et mes automatismes étaient étonnamment toujours présents. J'étais même fière de constater à quel point je m'en sortais plutôt bien. J'ai eu quelques soucis avec certains réfractaires qui ont pris officiellement le parti de la propagande anti-Bella.
Il m'aura simplement fallu une petite réunion en salle d'entraînement pour les faire se raviser. J'admets avoir été légèrement brutale, mais il a fallu que je regagne le respect de mes troupiers, et tout le monde sait dans le monde vampirique que seules la peur et la crainte imposent le respect. Oui je suis fière d'avouer aujourd'hui que je suis bel et bien une Volturi dans l'âme, j'ai appris la leçon à mes dépends. Il fallait savoir s'imposer dans cette vie et j'ai bien l'intention de vivre sereinement mon éternité, donc je m'impose.
Je suis en salle des trônes comme tous les jours et voir aussi certaines nuits, une délégation de vampires asiatiques ont demandé audience auprès des maîtres. Pour être franche un vampire asiatique pourrait presque être effrayant ils ont naturellement les traits fins, alors ajoutez à cela la perfection vampirique associé aux yeux rouge je vous assure que même moi je reste sur mes gardes. Surtout voyant les regards avec lesquels ils me dardent, je dois apparemment attiser leurs curiosités. Le chef de leur clan s'entretient dans une conversation made in Aro, tandis que les autres ont les yeux braqué sur moi et comme je vous l'ai dit ils sont assez impressionnant.
-Qu'est-ce qu'ils me veulent ? demandai-je à Byron qui se trouvait être aujourd'hui sous mes ordres.
-Je sens de la curiosité émaner d'eux, je n'en connais pas la raison, je suis désolé.
-C'est pas grave je demanderai à Aro.
Je continuais d'observer mon père, je préférais diriger mon attention sur lui plutôt que sur nos visiteurs, qui me mettaient je dois l'admettre assez mal à l'aise. J'espérais qu'à la fin de cet entretient il ne lui viendrait pas à l'idée de les inviter pour notre petite fête qui devrait se dérouler d'ici une petite semaine.
Mon père revînt parmi nous le visage dur.
-Nous allons nous entretenir entre nous pour trouver une solution. Merci Chung-san de nous informer des événements qui surviennent dans ton pays. Nous t'appellerons dès que nous aurons trouvé une solution adéquate, je vis mon père se tourner vers moi avec un sourire, alors que Chung lui posait une question silencieuse que seul mon père grâce à son don pouvait entendre.
-Je suis désolé Chung mais elle a déjà un compagnon. Quand à ses yeux cela provient de son alimentation quelque peu différente. Elle se nourrit de sang animal, ce qui altère la couleur de ses yeux.
Je le toisais hautaine, alors que lui me regardait maintenant avec un dégoût non feint. Que croyait-t-il ? Que j'aurais pu être intéressée par lui ? Mais il ne va pas bien, en plus de faire peur il n'est pas franchement beau. Et puis apparemment mon régime alimentaire ne lui convient pas. Pour une fois j'étais assez soulagée de la révulsion qu'inspirait ma particularité alimentaire.
Ils se saluèrent puis partirent non sans m'avoir ensevelis sous un tas de regards les plus déstabilisants les uns que les autres.
Aro attendit qu'ils soient assez loin pour informer Marcus et Caïus du motif de leur visite.
-Nous avons un gros problème en terre Chinoise. Les enfants de la lunes sévissent avec un entrain démesuré.
-Comment cela est-il possible ? Je croyais que nous avions éradiqué cette sous race, s'énerva Caïus.
-Je le pensais aussi, hors je viens de voir dans les souvenirs de Chung qu'apparemment cela n'est pas le cas. Et d'après ce que j'y ai vu ils prolifèrent plus vite que des cafards.
-Nous devons envoyer une équipe sur place rapidement nous ne devons pas les laisser se reproduire aussi vite sans interférer dans leur plan.
-Je suis d'accord avec toi Caïus, renchérit Marcus. S'ils se reproduisent aussi vite c'est pour créer une armée capable de nous anéantir. Bien que de toute façon nous leur seront toujours supérieur, nous ne pouvons tolérer qu'ils puissent s'en prendre comme ça à nos semblables et surtout risquer de mettre en péril notre anonymat.
-Oui c'est exact. La prochaine pleine lune est dans quatre jours. Nous devons y envoyer quelques uns des nôtres pour qu'ils sachent que nous sommes au courant et qu'ils calment un peu leur folie en attendant de les détruire et cette fois définitivement, renchérit Marcus.
-Qui enverrons-nous ? demanda Aro.
-Moi j'irais bien, il y a fort longtemps que je n'ai pas mis les pieds à l'extérieur de ce château.
-Et puis quand on sait à quel point tu aimes ces chiens, cela ne m'étonne guère à vrai dire, sourit Marcus.
Je crois bien que c'est la première fois que je voyais un tel sourire sur le visage de l'impassible Marcus. Cela ferait presque plus peur que son attitude glacial et supérieur. Ce qui m'effraya carrément ce fut le sourire de connivence de Caïus. Nous nous sommes tous regardés entre Byron, Renata et moi, totalement désappointés.
-Bien et avec qui comptes-tu t'y rendre ? demanda Aro.
-Jane et Noémie bien sûr, et puis il faut voir avec Démétri qu'il revoit ses équipes il me faudrait encore quatre ou cinq gardes supplémentaires.
-Bella veux-tu aller chercher Démétri ? m'ordonna Aro. Nous n'auront plus de visites pour aujourd'hui, tu peux donc disposer après cela.
-Bien Aro.
-Tu le trouveras à la pointe nord de la ville. Et profites-en pour aller chasser je pense que tu en as bien besoin.
-Bien je ferais cela, je sortis accompagnée de Byron.
-Je vais chercher Heïdi nous irons faire un tour ensemble avant qu'elle ne parte en chasse elle aussi.
-Moi je vais me changer, tu me rejoins avec Heïdi ce soir on passera un moment ensemble.
-Je lui en parle je pense pas que cela lui posera problème.
-OK à tout à l'heure.
Je partis dans mes appartements pour me changer avant d'aller chercher Dimi et surtout avant d'aller me nourrir c'est vrai que j'ai attendu trop longtemps ma dernière chasse remonte au jour de notre départ pour Volterra et contrairement aux autres j'ai besoin de me nourrir un peu plus souvent qu'eux, car bien que le sang animal soit tout aussi « nourrissant » si je puis dire ainsi, il est néanmoins moins consistant que le sang humain d'où mon obligation de me nourrir plus souvent. Je ne mis pas longtemps à me préparer et récupérer ma cape de jour, celle qui me permets de sortir en plein jour en étant totalement couverte pour cacher mon éclats aux yeux des humains vivant à Volterra. Je pris la direction de la sortie quand j'entendis le gloussement horripilant de Jane, et la voix complètement paniquée de Heïdi. Et merde pensais-je en moi-même. Je n'avais pas le choix je devais y aller parce que si Byron arrivait avant moi, je crains que l'on soit obligé de le tuer car je ne donnais pas cher de la peau de ma belle-sœur si elle venait à s'en prendre à Heïdi.
-C'est une sale manie que tu as de venir te mêler de ce qui ne te regarde pas Swan.
-Pour ta gouverne, d'une part c'est Miss Volturi, répondis-je alors que je prenais place entre elle et Heïdi. Et deuxièmement j'ai droit d'intervention sur tout ce qui se passe dans ce château, dis-je d'une voix posée et sûre.
-Et puis il s'agit surtout de prendre soin de la poupée de ton nouveau-né.
-Serais-tu jalouse Jane ? Parce que si j'ai bonne mémoire il me semble que vous étiez bonnes copines toutes les deux il y a encore peu temps de cela ?
-Ce n'est certainement pas de la jalousie. Et oui nous étions en bon terme, enfin c'était avant qu'elle revoit ses principes et ses valeurs à la baisse.
-Je pensais que tu pourrais comprendre mon point de vue. J'aime Byron et je suis désolée que cela t'affecte Jane mais je ne le laisserais pas juste parce qu'il est proche de Bella.
-Ainsi c'est donc ça. Tu t'en prends à Heïdi juste parce qu'elle est avec Byron et que nous sommes proches. Moi qui croyais que l'on s'assagissait avec le temps, il y a des exceptions à chaque règles.
-Tu te donnes trop d'importance «Bel-la», répondit-elle sarcastique. Je m'entretenais avec Heïdi pour lui faire part de ma déception qui n'a rien à voir avec toi. Mais plutôt envers ses goûts plus que déplorables.
-Bien maintenant qu'elle est au courant, je te prierais de prendre congé, je pense qu'elle a saisi le fond de tes pensées.
-Sainte Bella, protectrice des faibles et des âmes perdues a encore parlé. Mais tu sais que l'on doit encore s'entretenir en privé toutes les deux.
-Mais je n'oublie pas Jane et pour être totalement franche il me tarde que toute cette semaine et ta mission à venir soient achevées, pour que nous puissions confronter « nos points de vues », je sentais la colère monter en moi, mais je devais impérativement lui montrer un visage impassible. Elle ne devais pas voir qu'elle réussissait à troubler mon apparente sérénité.
-Quelle mission?
-Ah oui j'oubliais que tu n'étais encore pas au courant. Je suppose que tu n'attendras pas longtemps, avant de savoir enfin tu le sauras après que j'en aurais informé Démétri, je me tournais vers Heïdi. Viens je t'accompagne Byron te cherche, nous tournâmes les talons prêtes à partir.
-Un jour tu me paieras tout ça Bella, je t'assure que je vais effacer tes airs arrogants et suffisants de ton visage.
Je me tournais et lui adressais le plus beau sourire hypocrite dont je disposais et partis avec la compagne de mon protégé sans ajouter un mot.
-Merci Bella, me dit Heïdi après nous être éloignées suffisamment loin pour ne pas que ma belle-sœur nous entende. Mais tu devrais pas la chercher comme ça elle est dangereuse.
-Tu sais elle ne m'impressionne plus. Et puis je ne fais que lui rendre la vie un peu plus agréable, elle s'ennuierait sans moi, plaisantai-je.
-C'est sûr elle n'a pas pour habitude d'être contrariée lorsqu'elle a une idée en tête. Mais méfie-toi quand même, je sais que tu es forte, mais elle est fourbe.
-Ne t'en fais pas je ne la sous-estime pas.
Nous arrivâmes enfin aux abords de l'entrée où Byron attendait sa chère et tendre. Je les laissais ensemble alors qu'ils s'adonnaient aux échangent bruyant de salive, sous mon air faussement dégoûté. En étant sincère j'étais heureuse aussi bien pour Byron qui à en croire ses attitudes avait trouvé l'amour de sa vie et donc ne serait plus jamais seul, et pour Heïdi qui elle aussi avait enfin trouver quelqu'un digne d'intérêt et sur qui ses phéromones n'avaient pas lieux d'être.
J'arrivais aux côtés de Démétri qui m'avait senti arriver depuis bien longtemps déjà.
-Alors ma belle tu as décidé de prendre un peu l'air ?
-Oui et je vais aller chasser un peu ma gorge devient infernal.
-Oui ça devient même urgent tes yeux sont trop noir.
-C'est le fait de croiser des humains ça attise le feu et ma soif. Aro te demande, il doit voir avec toi pour réformer certains gardes pour une mission assez urgente.
-De quel ordre ?
-Tu verras ça avec eux, ils t'expliqueront dans le détail. Mais apparemment cela a un rapport avec des loups-garous en Asie. Caïus veut y aller avec son équipe et il veut en plus d'autres gardes.
-Non Caïus part aussi ? Ça fait bien longtemps qu'il n'avait quitté le château et en plus sans les deux autres maîtres.
-Tout compte fait je crois que nous allons passer un bon réveillon, souriais-je.
Sourire qu'il me retourna, je l'embrassais sur la joue avant de partir.
-Oh Bella attends un peu, Alec va bientôt finir son service.
-Si tu le vois envoi-le moi je serais dans ma réserve habituelle. Je ne vais pas pouvoir attendre, surtout avec tous ces humains autours ça devient difficile de garder le contrôle.
-OK je te l'envoie. Mais ne reste plus autant de temps sans chasser.
-Tu sais que je ne suis plus un nouveau-né?
-Ce n'est pas une raison pour que je ne me soucie plus de toi et ton bien être. En fait c'est surtout que tu es plus grincheuse quand tu as soif. C'est plus de moi et de mon bien être personnel dont je me soucie, il me fit un sourire accompagné d'un clin d'œil avant de partir en direction du château.
J'étais sur mon terrain de chasse, après avoir décimé deux renards, je venais de flairer la trace d'un troupeau de cervidés, que j'avais bien l'intention de suivre, tellement je m'étais négligée et donc assoiffée.
J'étais sur le point de sauter sur le plus gros cerf du troupeau quand plusieurs fragrances de vampires m'atteignirent de pleins fouet. J'eus juste le temps de me retourner pour faire face à trois vampires mâles.
-Et bien et bien qu'avons nous là ! dit le premier qui semblait être le chef de ce clan nomade. Il était grand, élancé, blond et plutôt beau garçon enfin s'il n'avait pas cet air lubrique accroché sur son visage.
Les deux autre bruns et plus petit échangèrent un regard entendu. Mon sixième sens me mettait en garde. Ils n'avaient pas l'air d'avoir d'honnêtes intentions à mon égard, je devais prendre la discussion en mains pour tenter de les raisonner en tout cas leur faire comprendre que je n'étais pas n'importe qui et qu'ils risquaient gros en s'en prenant à moi, d'une part parce que j'étais une bonne guerrière quoique seule face à trois vampires adultes, je n'avais pas grande chance de m'en sortir indemne. Mais j'étais surtout Bella Volturi et de par mon nom cela devait m'assurer une certaine sécurité, de la crainte et du respect de leur part.
-Je suis Bella Volturi, et vous qui êtes-vous ? demandai-je avec une suffisance digne des Volturi.
-Oh ! Mais la chance nous sourie, la fille d'Aro nous n'aurons pas attendu longtemps.
-Comment ça ? Vous m'attendiez ?
-Oh que oui ma belle ! Mais nous nous attendions pas à avoir un morceau de si belle qualité. Qu'en pensez-vous les gars ?
-Très appétissante en effet, répondit l'un des brun sous l'approbation de son collègue.
Je commençais à faire quelques pas en arrière. Les deux bruns tentèrent de me saisirent par les poignets, je me dégageais avec un clefs de bras sur le plus petit, celui là même qui venait de parler. Mais les deux autres en profitèrent pour m'immobiliser. Le blond réussit à me plaquer contre le plus grand de ses acolytes qui me maintînt fermement, en m'enserrant dans l'étau ses bras. Il devait avoir une force similaire à Emmett car je ne réussis pas à le faire desserrer sa prise malgré l'acharnement que j'y mettais.
-Vous allez regretter ce que vous êtes en train de faire je ne suis pas n'importe qui, les menaçai-je.
-Et nous le savons parfaitement. Nous savons également que tu as des qualités de guerrière remarquables. Mais heureusement pour nous que tu as aussi cette tare dans ton alimentation qui fait que tu chasses toujours seule. Nous savions que tu devais à un moment où à un autre t'éloigner du château. Avec toi en moins il sera plus facile de le prendre d'assaut, restera plus qu'à nous occuper de ton compagnon, et le règne des Volturi sera de l'histoire ancienne.
-Vous ne pourrez rien faire contre Alec je suis la seule qui puisse le bloquer. Il va vous détruire et vous faire regretter de vous en êtes prit à moi.
-Ne soit pas si sûre de toi chérie, me susurra-t-il avec une voix qu'il voulait aguichante en me léchant la joue avec sa langue de pervers. Mais en attendant j'ai bien l'intention de profiter de la chance qu'il m'est donnée d'avoir un si beau p'tit lot.
Il arracha ma tunique d'un coup se délectant de la vue qu'il lui était offerte je grognais et tentais de me libérer de mon geôlier mais sans résultat.
Il entreprit de me passer sa main dans mon entre-jambe, je tentais de lui décocher un coup de pied mais malheureusement pour moi il réussit à le parer.
-Allonge-la ! ordonna-t-il à son complice, je me débattais comme je pouvais mais je n'arrivais à avoir le dessus il était plus fort que moi.
-C'est une coriace viens m'aider Paul.
-Tu pourrais pas te la fermer un peu maintenant elle sait comment je m'appelle, répondit le fameux Paul fâché.
-Et alors c'est pas comme si elle allait s'en sortir de toute façon, répondit l'autre.
-Oh que si je vais m'en sortir. Et même si je ne m'en sors pas vous n'échapperez pas à notre traqueur, il réussira à vous suivre jusqu'au bout du monde et vous mourrez tous dans d'atroces souffrances.
-C'est vrai ce qu'elle dit leur traqueur est sacrément réputé, c'est le meilleur, personne ne lui a jamais échappé.
-Et alors de toute façon bientôt s'en sera bientôt fini des Volturi une fois celle-ci et son compagnon exterminé. Alors fermez-la et tenez-la bien j'aimerais en profiter sans dommages, en tout cas sans dommages pour moi.
Ils m'accrochèrent, l'un par les bras qu'il me tirait avec force au dessus de ma tête et l'autre les pieds comme s'ils avaient dans l'intention de m'écarteler de cette façon. Mais le résultat était que je n'arrivais plus à bouger. Le blond arracha ensuite mon jean. Je hurlais et grognais de frustration et de colère je voulais me libérer pour pouvoir leur faire regretter de m'humilier de la sorte. La peur s'insinuait en moi, je n'étais pas assez forte pour m'en sortir. Et pour une fois j'étais véritablement seule. Ils virent la peur dans mon regard je n'arrivais plus à la dissimuler, et ils rirent ensemble, m'humiliant d'avantage.
-Pas si forte que ça la fille d'Aro, moi qui croyais avoir plus de résistance. Ce n'est pas grave je vais compenser autrement. Hein ma belle tu vas être bien sage et disciplinée. Et puis ne fais pas ton effarouchée je suis sûr que tu vas aimer ça, je hurlais de terreur au moment où il retira son pantalon et se positionna au dessus de moi.
-NON ! entendis-je soudain. Un élan d'espoir m'envahis en reconnaissant cette voix. Je sentis les prises des mes tortionnaires se relâcher je me relevais le plus vite que je pus. Alec vint m'enlacer pour m'entraîner plus en retrait. Il était paniqué.
-Ça va Bella je suis là. Ils t'ont fait du mal ? il m'examinait de partout totalement perdu.
-Non il n'a pas eu le temps. Tu es arrivé juste avant.
-Je vais les tuer, ragea-t-il je connaissais ce regard et il ne valait mieux pas se te trouver devant lui à cet instant.
Il retira la chemise qu'il portait juste en dessous de son manteau et me la posa sur mes épaules ainsi que son manteau. J'étais presque amorphe, j'étais consciente de tout mais je n'arrivais pas à réagir, et pourtant mon cerveau fonctionnait normalement ce qui signifiait que je n'étais pas vraiment en état de choc. J'étais juste en prise avec moi même. Je ne m'étais rarement sentie aussi vulnérable surtout depuis que j'étais devenue vampire.
Alec me déposa contre un arbre, il embrassa le front.
-Ils vont le payer ma puce, il se retourna me laissant seule, et s'avança vers le groupe toujours inerte sous son emprise.
Une fois face à eux droit, fier et torse nu il retira son pouvoir les laissant de nouveau libre de leurs mouvements.
-Merde c'est Alec Volturi.
-Effectivement, vous êtes dans une sacré merde comme tu dis. Vous ne vous en sortirez pas vivant je peux vous le certifier, le blond et le grand brun tentèrent de s'enfuir. Alec redéploya son pouvoir pour les immobiliser.
-Bella veux-tu participer ou préfères-tu que je m'en charge ?
Je le regardais il savait en temps normal que je me serais fait une joie d'anéantir ses vauriens en cendre. Mais je venais d'en prendre un sacré coup, je me sentais si forte en temps normal que je me croyais au dessus de tout et tout le monde, et là je venais de me crasher brutalement sur terre, je me sentais aussi faible que l'humaine que j'avais été.
-Fais-le toi, mais fais-le souffrir celui-ci, dis-je en indiquant le blond d'un hochement de tête.
-Comme tu veux ma puce.
Il se débarrassa des deux bruns en un rien de temps préférant s'attarder sur l'objet de ma rancœur. Une fois le feu crépitant sur les débris de corps des deux vampires qu'il venait d'exterminer, Alec relâcha de nouveau son pouvoir. Il voulait un face à face avec celui qui avait failli abuser de moi, sa compagne. Alec était orgueilleux et ce qui était à lui personne n'avait le droit d'y toucher et encore moins lorsqu'il s'agissait de moi. Il reprit connaissance et d'un rapide coup d'œil il s'aperçut qu'il était seul face à Alec, ses deux acolytes servant de combustible au bucher qui se tenait devant lui.
-Je crois que nous avons un compte à régler toi et moi.
-Je n'ai fait que suivre les ordres je n'ai rien contre toi ou ta compagne.
-Qui t'as donné ces ordres ?
-Mon maître Vladimir, il veut vous anéantir toi et ton clan. On devait commencer par ta compagne qui nous pose des problèmes, avec son pouvoir elle réduit nos attaques. Puis après nous devions profiter de ta tristesse pour t'éliminer à ton tour, cela aurait très nettement diminué les chances de votre clan de s'en sortir. Sauf que j'ai raté ma mission.
-Oui si tu avais été plus professionnel sans t'attarder sur le corps de ma femme vous auriez très bien pu vous en sortir effectivement. Maintenant je vais te montrer ce qu'il va t'en coûter d'avoir convoité ce qui est à moi, et d'avoir eu l'audace de poser tes sales pattes répugnantes sur MA femme.
Le blond n'eut pas même le temps de se positionner. Qu'Alec lui sauta dessus en lui décrochant un coup de poing dans la mâchoire qui décolla le blond de terre. Alec le retînt par l'un de ses pieds, il lui arracha sa jambe droite avant même qu'il n'ait touché le sol. Le vampire blond se trouvait dans une position vulnérable, il ne pouvait plus se mouvoir en tout cas sur ses deux pieds. Il hurla de douleur. Alec s'approcha de lui en douceur il s'accroupit à ses côtés et lui dit.
-Tu n'aurais jamais dû la toucher.
Alec se déplaça au niveau de son appendice de reproduction qu'il attrapa à pleine main et lui arracha avec un sourire sanguinaire sur son visage. Les hurlements du vampire blond n'avaient plus rien d'humains, ni de vampiriques d'ailleurs, j'en aurais presque eu pitié « presque ». Alec se releva il fit le tour de sa proie avec une sérénité effrayante. Je le vis poser une main sur le ventre et l'autre sur le haut de sa cuisse restante, et avec une application exagérément lente il tirait sur ce membre faisant durer le plaisir et intensifiant les hurlements de douleurs de mon tortionnaire. Au bout de quelques minutes d'atroces élongations il finit par arracher à son tour sa jambe restante en s'y prenant à plusieurs fois bien évidemment. Il lui restait un bras, le vampire essaya avec ce seul membre d'échapper à la cruauté de mon compagnon. Je n'arrivais pas à sourire mais je peux affirmer que j'étais reconnaissante à Alec de faire durer la séance comme il le faisait. Je ne sais pas si moi j'en aurais été capable. Alec le plaqua au sol en lui enfonçant son pied dans le dos, tout en maintenant sa proie au sol, il tira par à-coup sur le bras restant lui arrachant le dernier membre qui se rattachait à son corps.
-Ferme-la un peu, lui dit-il alors qu'il s'accroupit de nouveau côté de son visage déformé par la douleur.
-Tu n'aurais jamais dû accepter cette mission où en tout cas la mettre tout simplement en pratique. Parce que tu vois la douleur qui t'habite n'est rien en comparaison de celle qui t'attend. Je vais tout de même t'offrir une faveur, je vais t'anesthésier en tout cas le temps de rentrer au château ensuite je te laisserais pourrir éparpillé dans l'une de nos cellules jusqu'à ce que je décide que tu auras assez souffert pour l'offense que tu nous as faite et surtout celle faite à ma compagne. Alors profite bien de l'accalmie qui va suivre, car cela ne va pas durer.
Puis comme il lui avait promis il l'anesthésia et sortit son téléphone tout en se rapprochant de moi. Au moment où il s'installa à mes côtés son interlocuteur décrocha.
-Démétri, Bella a eu des problèmes.
-Qu'est-ce qu'elle a ?
-Elle est choquée mais ça va je suis arrivé à temps. Il faudrait que tu passes dans sa chambre prends lui des vêtements, jean, haut et des sous-vêtement aussi.
-Mon Dieu qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Je te raconterais quand tu arriveras. Et prends aussi de grands sac de voyages trois ou quatre assez grand pour y mettre les restes d'un corps.
-OK, où êtes-vous?
-Sur le terrain de chasse de Bella celui près de la plaine et la rivière.
-J'arrive je serais là dans moins d'une demi heure.
-OK, dépêche-toi. Et ne dis rien à Byron ce n'est pas le moment pour faire face à un nouveau débordement.
-Ça va je me dépêche, j'arrive au plus vite, il raccrocha j'étais dans les bras de mon Alec, en sécurité.
J'aurais aimé pouvoir pleurer pour me soustraire à la pression qui s'abattait sur moi, mais non je devais faire avec et réguler moi-même ce sentiment. Je me sentais faible et j'avais horreur de cette sensation qui révélait que finalement je n'étais pas aussi forte que ce que je tentais d'afficher. Ils avaient réussi à briser mes barrières, à faire en sorte que je retrouve la petite chose fragile que j'étais lorsque j'étais humaine et je les haïssais pour cela.
Mais que devais-je faire maintenant ? Faire comme si rien ne s'était passé ? Comment pourrais-je vivre seule au moulin en sachant que je ne pourrais jamais totalement me défendre par moi-même ? Je pris conscience que j'avais besoin d'Alec pas seulement pour partager un lit, mais j'avais aussi besoin de lui pour me protéger et m'épauler car malgré la personnalité que je m'étais forgée ces dernières années, j'avais besoin d'un homme, j'avais besoin de MON homme. Prendre conscience de cette vérité à cet instant tragique se révéla être ma bouée de sauvetage, celle qui me permit enfin de réaliser et de remettre à leurs places chaque éléments que j'avais en moi et dont je ne savais pas quoi faire. Une sorte de puzzle dont toutes les pièces s'assemblaient et s'emboîtaient enfin parfaitement. Tout devenait très clair, j'étais forte certes mais pas assez pour m'en sortir seule, et de toute façon je n'avais jamais été faite pour être seule. Si j'avais rencontré Alec c'était parce qu'il m'était destiné et j'en prenais enfin totalement conscience. J'ai été faite pour lui, c'était à lui de s'occuper de moi comme moi je devrais m'occuper de lui, c'était à lui de me protéger et c'est déjà ce qu'il avait fait à l'époque où je n'étais qu'une simple humaine. À l'époque où j'aurais normalement dû lui servir de repas, il m'avait protégé que ce soit contre les vampires nouveaux-nés ou encore face à Edward et Jasper, de Démétri lors de mon arrivé à Volterra. Il l'avait toujours fait, il m'avait toujours protégé de tout, de Caïus le jour même de mon réveil dans cette nouvelle vie. Je réalisais que le soir de notre séparation il l'avait fait aussi, inconsciemment bien évidemment, mais il m'avait protéger, il nous avait protégé. Car si j'avais tué sa sœur jamais nous n'aurions pu nous retrouver et vivre le bonheur qui ne demandait qu'à nous accueillir.
Je me rendais compte qu'il avait passé son temps depuis qu'il m'avait rencontré à prendre soin de moi, à me protéger de tout et tout le monde, pour l'attaque de Laurent il était encore présent et encore maintenant. Alec avait toujours été là pour moi, il était tout pour moi, il était mon compagnon, l'amour de ma vie, ma raison d'être et aussi mon bouclier, celui qui empêchait le mal de m'atteindre que ce soit de l'extérieur comme de moi-même. J'en venais à me dire que cela n'avait toujours été qu'à sens unique, je n'avais jamais rien fait de tel pour lui. Je n'avais fait que le faire souffrir et je devais arrêter ça, je devais lui montrer que j'étais aussi présente pour lui je devais arrêter de regarder que mon nombril. Je devais lui apporter l'attention et l'affection qu'il méritait, et je pouvais m'estimer heureuse qu'il veuille toujours de moi. Je me promis qu'à partir d'aujourd'hui j'allais être celle qu'il méritait, je serais sa compagne, son amie, sa confidente, je serais tout ce qu'il voudra que je sois.
-Alec je t'aime, lui soufflai-je à l'oreille alors qu'il me tenait fermement dans ses bras.
-Moi aussi je t'aime ma puce, me répondit-il en me serrant un peu plus fort. Je ne laisserais jamais personne te faire du mal.
-Je le sais, tu ne l'as jamais fait et je sais que tu tiendras promesse, après quelques secondes où je tentais de me reconstituer une voix déterminée, je me lançais.
-Alec je t'aime et je veux rester avec toi, je ne veux plus vivre sans toi.
-Tu es sûre de toi ma puce ? Pas que je ne veuille pas de toi à mes côtés je t'assure que rien ne pourrait me rendre plus heureux. Mais tu ne peux pas te laisser influencer par ce que tu viens de vivre, la peur n'est pas la meilleur conseillère.
-J'ai eu peur je ne te le cache pas, mais ce que je viens de vivre m'a ouvert les yeux sur ce qu'était ma vie avec et sans toi. Et je viens enfin de me rendre compte que je n'étais vraiment rien sans toi et que malgré le mal que je t'ai fait en te quittant tu m'as toujours protégé, de tout et aussi de moi-même. Et je ne veux plus gâcher nos vie j'en ai marre de tout ça, je veux être avec toi. C'est à moi de faire des concessions et je suis enfin prête à les faire.
-Moi aussi je veux être avec toi. Je ferais des efforts pour que plus jamais nous ne traversions ce genre de crise.
Il me serra toujours plus fort dans ses bras je savais que nous n'avions pas besoin de plus, nous nous étions enfin trouvés et compris et pour cela il avait fallu que je frôle la mort.
Quelques minutes plus tard Démétri arriva paniqué il lâcha les sacs qui devaient aussi contenir mes affaires et m'arracha des bras d'Alec sous le sourire attendri et compréhensif de mon amour. Bien sûr je l'avais pris sous mon bouclier dès l'instant où je l'avais entendu arriver car sinon il aurait été à la merci du pouvoir de son ami.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? puis en jetant un coup d'œil aux restes du corps qu'Alec avait démantelé ainsi qu'au bucher qui perdait de sa superbe. Ils n'ont pas osé te faire ce à quoi je pense j'espère ? demanda-t-il avec colère qui se couplait avec ses yeux noir de rage.
-Non Alec était encore là pour me sauver. Je suis désolée Dimi j'aurais dû attendre comme tu me l'avais conseillé.
-Tant que tu n'as rien ça va, mais à partir de maintenant tu vas devoir aller chasser avec l'un d'entre nous, tu n'iras plus jamais seule c'est bien compris ! m'ordonna-t-il.
Je savais qu'il n'avait pas dans l'intention de me donner un ordre proprement parlé, et que c'était la peur qui le faisait réagir, mais je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Je hochais la tête en lui répondant.
-Plus jamais Dimi, je te le jure, il me regardait comme si je venais de dire une aberration.
-Tu es sûre que tu vas bien ?
-Oui je vais bien, et non je n'ai pas perdu la tête je pense même que je viens de recouvrer mes esprits, lui répondis-je avec un petit sourire affectueux sur mes lèvres. Il regardait Alec pour avoir une explication. Il lui sourit lui aussi avant de répondre à son tour.
-Je pense que notre Bella est de retour.
-Et elle a bien l'intention de rester auprès de ses hommes dorénavant.
-Tu restes ?
-Oui, je reste, et de toute façon je serais incapable de vivre de nouveau sans vous, il me serra plus fort dans ses bras. Puis après quelques minutes où même Alec se fit discret il me relâcha.
-Tiens je t'ai pris quelques vêtements va te changer un peu plus loin, nous on va s'occuper de ce carnage, me dit-il en me tendant un sac qui contenait mes affaires.
Je m'exécutais tout en tendant l'oreille pour les écouter, Alec lui racontait comment il était arrivé juste sur le fil et ce qu'il avait fait au vampire qui avait tenté de me violer.
J'entendis Dimi pousser des grognements en même temps qu'il écoutait l'histoire.
Il nous fallut peu de temps avant de rejoindre la voiture, qui entre autre était ma voiture. J'étais surprise car j'avais pourtant bien signifié que je ne voulais que personne n'y touche, pas que Dimi la conduise me dérangeait, mais je pensais pouvoir faire confiance à Félix malgré ses envies peu honorables me concernant. Je l'avais jugé loyal.
-Comment ce fait-il que tu aies pu prendre ma voiture? Félix ne t'a pas dit que j'avais donné l'ordre de ne pas la toucher.
-Je suis désolé Bella je pensais bien faire, dit-il penaud.
-Non Dimi ça ne me dérange pas, c'est juste que je suis surprise que Félix ne t'ait pas menacé.
-Ben il n'est plus là il est parti avec Caïus et son équipe à la chasse aux loups-garous.
-Déjà ? demandai-je.
-Caïus ne voyait pas l'intérêt d'attendre alors que la pleine lune sera dans moins d'une semaine. Donc je lui ai attribué Félix, Santiago, Lucie et Juan. On regardera pour ré-établir les plannings pour la semaine restante car il manque aussi Noémie et Jane. Mais avant nous irons voir Aro, car j'ai été obligé de lui raconter ce que je savais.
-Oui c'est normal, répondis-je.
La route se passa dans un silence reposant chacun prit dans ses propres pensées. Après être arrivés Démétri prit les sacs qui étaient pourvus des morceaux du corps de mon tortionnaire et se dirigea vers les cachots. Quand à Alec et moi nous prîmes le chemin des appartements d'Aro. Sulpicia vînt nous ouvrir le visage crispé attendant une réaction de ma part. Je lui fis un sourire encourageant, elle ne tarda pas à me serrer dans ses bras sans qu'aucuns mots ne soient échangés. Je me dégageais quelques instants plus tard, car je devais parler avec Aro, lui raconter ce que je savais et ce qu'il m'était arrivé.
-Bella, Alec entrez, nous ordonna Aro depuis la pièce qui lui servait de bureau privé. Une fois à l'intérieur il leva ses yeux des papiers qu'il étudiait.
-Que s'est-il passé ? demanda-t-il. Alec s'approcha pour se faire toucher. Je le retins par la main.
-Je vais lui montrer il en saura plus de cette manière.
-Tu es sûre de vouloir revivre ça ?
-Oui ça va aller, ne t'inquiète pas.
Je m'approchais d'Aro et lui tendis la main alors que je retirais mon bouclier pour qu'il puisse se plonger dans mes souvenirs.
Aro fit défiler les images rapidement arrivant sur la scène où je venais de me faire piéger par les trois vampires. Je vécus encore une fois tout ce qui venait de m'arriver. Aro se crispait autour de ma main au moments où il découvrit qu'ils s'en étaient pris à moi parce que j'étais sa fille et qu'en plus ils avaient dans l'intention de renverser le gouvernement actuel. Puis écrasa littéralement ma main lorsque le blond arracha mes vêtements. Il se détendit quand il arriva à la scène où Alec arriva, je pus même voir un sourire s'afficher lorsqu'il vit les tortures que lui avait infligé Alec. Il termina enfin sur mes réflexions personnelles ainsi que sur ma décision de resté au château.
Il me relâcha et nous plongea quelques minutes dans un silence pesant.
-Alec bien que je sache que tu as agis avant tout pour Bella et toi, je te remercie quand même. Tu es arrivé à temps pour sauver ma fille, et je te suis reconnaissant d'avoir fait durer la douce agonie de cette ordure et surtout de ne pas l'avoir tuer. J'irais moi-même l'interroger un peu plus tard pour avoir un complément d'information, il passa son regard sur moi, un regard doux et affectueux. Suite de quoi Bella, je suis ravi de constater à quel point tu es courageuse. Mais ne t'en veux pas tu n'aurais rien pu faire toute seule. Et puis je vois que cette expérience n'a pas été totalement négative, c'est ta... C'est mon épouse qui va être heureuse de l'apprendre, allait-il vraiment nommer Sulpicia comme étant ma maîtresse ? J'étais assez perplexe je ne savais pas trop quoi penser sur l'instant.
-Maintenant allez vous reposer je pense que vous en avez besoin. Je sais que je n'ai pas besoin de te le dire mais prend soin d'elle Alec. J'allais oublier ! Pour le prisonnier je suis heureux de constater que tu n'as rien perdu de ton efficacité, dit-il à mon amour avec un sourire fier et complice. Tu verras avec Démétri pour les arrangements des plannings, il est grand temps que tu retrouves ta place tu l'as largement mérité.
-Bien maître, répondit mon aimé heureux de récupérer son statut qu'il n'aurait jamais dû quitter.
-Alec veux-tu je te prie attendre Bella à l'extérieur, j'aimerais m'entretenir avec elle personnellement. Si elle désire t'en parler elle le fera mais je préfèrerais que cette discussion se fasse sans toi.
-Bien maître, puis se tournant vers moi. Je serais en salle de réunion avec Démétri tu nous rejoins là-bas ?
-Oui à tout à l'heure, il m'embrassa tendrement sur le front avant de partir.
-Bien, ma chérie peux-tu nous rejoindre ? demanda Aro à son épouse, celle-ci arriva et vînt prendre place sur la causeuse à mes côtés tout en s'emparant de ma main. Il regardait sa femme avec une tendresse infini. Je n'avais encore jamais vu cette facette là d'Aro, et cela me troubla quelque peu j'avais l'impression d'être de trop dans ce tableau.
-Je vais te raconter ce qui est arrivé à Bella, mais je te rassure de suite, il ne lui est rien arrivé de trop grave donc ne t'emballe pas, lui dit-il avec un tendre sourire. Donc Bella pendant sa chasse s'est faite attaquer par trois vampires envoyés encore par ces Roumains. Ils ont tenté d'abuser physiquement de notre fille, avant de vouloir la tuer.
-Ce n'est pas vrai ! s'écria Sulpicia en ramenant ses mains devant sa bouche.
-Ils n'ont pas eu le temps de lui faire le moindre mal Alec est intervenu à temps. Reprit-il.
-Et j'espère qu'il les a fait souffrir comme ils le méritent, lâcha-t-elle hargneuse.
-Ne t'inquiète pas pour ça l'un deux est encore en train d'endurer les pires souffrances dans l'une de nos geôles, même les tortures de Jane paraissent douces et paisibles à côtés de ce qu'Alec lui fait subir. Tu connais les mérites de notre Alec et je peux t'assurer qu'il est à la hauteur de sa réputation.
-Tant mieux, répondit-elle dans un sourire carnassier que je ne lui connaissais pas non plus. Je me rendais compte que finalement je les connaissais peu que ce soit l'un comme l'autre mais cela était un peu normal car malgré notre affection mutuel j'avais passé très peu de temps au château avec eux. Mais pour l'instant j'avais l'impression d'être passée dans la quatrième dimension, j'étais le témoin d'un échange de personnalité.
-Donc si j'ai demandé à Alec de partir c'est pour nous entretenir en privé d'un sujet que nous avons déjà abordé avec Sulpicia il y a quelques temps, m'informa-t-il. Comme tout le monde le sait à présent nous t'avons officiellement adoptée, de par ce fait tu es notre fille légitime.
Je hochais la tête l'incitant à poursuivre. Il prit la main de sa femme qui me souriait tendrement.
-Néanmoins nous aimerions qu'il en soit également ainsi pour toi.
-Mais je vous considère comme mes parents adoptifs, lui rétorquai-je incrédule.
-Oui nous le savons. Mais ce que nous aimerions te faire comprendre Bella. C'est que cela fait des siècles et des siècles que nous vivons sur cette terre avec Sulpicia et que ce soit elle comme moi nous avions le désir d'adopter, nous voulions être parent depuis de nombreuses décennies. Comme tu le sais nous avons interdit la transformation des enfants et des nourrissons, tu connais l'histoire. Mais avant de l'interdire nous l'avons nous même expérimenté, et malgré le désastre qu'a été cette tentative. Notre désir d'avoir des enfants s'est accru, mais jusqu'à présent nous n'avions jamais trouvé le vampire qui ce soit avéré être l'enfant que nous recherchions et que nous attendions.
-Et cet enfant, continua Sulpicia. Nous l'avons trouvé en toi. C'est la raison qui nous a poussé Aro et moi à officialiser ton statut, bien sûr cela ne se fait pas comme chez les humains, nous n'avons pas besoin de papier pour officialiser cette situation. Nous voulions attendre quelques temps avant de t'en parler. Mais d'après ce que j'ai compris implicitement tu as l'intention de rester avec nous ?
-Oui je reste, je ne peux pas repartir pas après tout ça. Je ne veux plus être loin d'Alec, et je sais maintenant que ma place est ici, avec vous tous, mes amis et ma famille.
-C'est la raison pour laquelle nous aimerions, à partir de maintenant enfin si tu le veux, que tu ne nous appelles plus Aro et Sulpicia, mais père et mère, comprends Bella que pour nous, nous sommes tes parents et cela nous convient. Mais nous aimerions beaucoup que toi tu nous officialises comme tel.
Termina Sulpicia un sourire figé sur ses lèvres. Elle me scrutait attendant le moindre signe qui trahirait mes pensées. J'étais abasourdie que devais-je répondre à cela ? En plus je ne m'attendais pas du tout à ce genre de discussion, je n'était pas prête à prendre une telle décision, ni même à trop approfondir le sujet avec eux, en tout cas pour l'instant.
-Je suis heureuse de correspondre à vos attentes bien que je ne sais toujours pas vraiment comment vous pouvez vous satisfaire de quelqu'un comme moi. Et je vous assure que je vous suis reconnaissante, car je ne mérite vraiment pas toutes ces attentions, et je vous considère comme mes parents adoptifs certes, mais mes parents tout de même. Mais je n'étais pas préparée à ce genre d'entretien et je ne veux surtout pas vous paraître ingrate, mais je n'ai toujours pas fait le deuil de mes parents biologiques et tant que cela ne sera pas fait je ne pourrais pas vous répondre favorablement, j'en suis désolée.
-Nous comprenons mon enfant, c'est juste que nous avons eu si peur de te perdre sans te faire part de notre intention de faire évoluer nos relations et te faire part de nos sentiments que nous ne voulions pas laisser une autre occasion de se perdre. Mais ne culpabilise pas, c'est toi qui as raison, nous attendrons que tu sois prête, me répondit Aro.
Je m'en voulais de leur causer de la peine, car je savais que cela en faisait au moins à Sulpicia. Je connaissais son désir d'enfant nous en avions déjà parlé lors de l'une de nos interminables discussions durant la période où je n'étais plus au château. Je savais aussi qu'elle m'attribuait cette place, mais de là à passer ce cap je n'étais pas prête du tout. Oui je les considérais comme mes parents, mais de là à les appeler comme eux, je ne sais pas si je le pouvais. Après tout mes véritables parents étaient encore en vie et même si je ne pouvais plus jamais les voir, je ne pouvais pas leur enlever ce statut. Ils étaient mes parents et ce serait pour moi les tromper ou tirer un trait sur ce qui a été ma vie avec eux et ça je ne le pouvais pas.
Peux-être oui serais-je capable de revoir mon jugement dans quelques années, après tout je dois reconnaître que je ne suis plus tout à fait la même que celle que mes parents biologiques ont connu, et je ne parle pas de ma transformation vampirique. Et je sais de par ma propre expérience que les gens changent. Je les aimes tous les deux il n'y a pas de doute à avoir sur ce sujet, et je sais aussi aujourd'hui que la réciproque est vraie il suffit de voir ce qu'a fait Aro pour moi, et le soucis que je leur provoque à chaque fois que quelque chose m'arrive. Bien sûr que je me considère aussi comme leur fille c'est grâce à Aro en quelque sorte que j'ai rencontré l'homme de ma vie, s'il n'avait pas ordonné à Alec et Jane de me ramener je serais passée à côté de l'amour et vu son intensité de celui-ci je doute qu'un autre homme ait été fait pour moi dans ma vie d'humaine. Donc oui je pense que je serais en mesure d'accéder à leur désir quand j'aurais fait le deuil de mes parents biologiques et surtout lorsque ces derniers ne seront définitivement plus de ce monde.
-Je pense que je pourrais accéder à votre souhait mais pas tout de suite. Mes parents biologiques sont encore en vie et j'aurais l'impression de renier tout ce que j'ai été et ce qu'ils ont fait pour moi. Je vous considère comme mes parents et je suis fière d'être celle que vous avez choisi, et je vous assure que je tiendrais parole quand le moment sera venu. Mais pour l'instant j'éprouverais trop de culpabilité envers eux, ce n'est pas comme s'ils m'avaient abandonné à la naissance ils m'ont donné tout l'amour dont j'avais besoin, et par respect pour leur mémoire et ce qu'ils m'ont inculqué je me dois de les respecter et de les honorer de cette façon. C'est encore la seule chose que je peux faire pour eux.
-Bien sûr Bella tu as entièrement raison, et ton point de vue est d'une grande sagesse. Nous nous sommes un peu emballés. C'est juste comme te l'a dit Aro nous avons tellement eu peur quand Démétri nous a informé que tu avais eu des problèmes. Qu'il nous fallait te dire quelle place tu occupes dans nos vies à tous les deux. Après nous avons l'éternité devant nous, alors qu'est-ce qu'un demi siècle tout au moins ? me rassura-t-elle avec un sourire maternelle sur son visage. Elle m'étreint fortement dans ses bras, un instant remplit de tendresse et d'affection, que ni l'une ni l'autre voulions briser.
Cette journée avait été éprouvante pour moi. J'étais dans cet état étrange, je savais que cette journée allait changer ma vie, comme si aujourd'hui était le véritable commencement de mon éternité.
Voilà un chapitre un peu troublant surtout pour Bella. C'est pour nous, ce que j'appellerais un chapitre transitif.
Mais nous voilà de nouveau avec les véritables personnalités de nos protagonistes préférés.
Bella qui enfin se remet intelligemment en question et accepte sa vie telle qu'elle devrait être, et Alec qui peut refaire ressurgir ce coté sauvage que nous aimons tant à bon escient.
Alors j'attend vos avis car pour moi ce chapitre a été dur à écrire, mais il fallait en passer par là. Dîtes moi si vous avez tout compris de ce revirement de situation.
A mercredi prochain.
