Disclamer : ces personnages appartiennent à Kazuya Minekura.

Genre : yaoi, historique.

Note : Et voilà ! Deux ans que je travaille sur cette fic… Deux longues années (plus quelques mois…) que je suis les aventures trépidantes d'Hakkai et de Gojyo, de la Putain et du Roi.

Deux années c'est long, et je ne vous cacherai pas que j'ai vraiment envie de pleurer en cet instant même… Comme jamais cela ne m'ait arrivé pour une fic. Je n'ai pas envie de les quitter, mais alors vraiment pas envie !

C'est pourquoi je n'ai rien mis à la fin de ce chapitre… Parce que je n'y arriverai pas.

Choisir entre 'A suivre..' ou 'Owari', c'est impossible pour moi. J'ai des milliers d'idées dans la tête, des milliers de scénarios dans l'esprit, et aucune envie de les quitter…. TT

Mais en même temps… J'ai reçu très peu de reviews pour les derniers chapitres, comme si la fic commençait à vous lasser, et je n'ai aucune envie de vous imposer une suite qui finira par vous ennuyer, j'en ai bien conscience.

Alors je ne dis ni à bientôt, ni au revoir.

Parce que je ne sais toujours pas ce que je fais. Peut-être serez-vous mes seuls juges, et je déciderai sûrement d'après ce que vous me direz. Je n'en sais rien encore.

J'ai commencé une autre fic, La Geisha, dans la même lignée que La Putain du roi. Elle sera du même type que celle-ci, c'est-à-dire une longue fic, avec de grands chapitres, dans un cadre historique et nouée autour d'une relation amoureuse. Il y a l'habituel Gojyo x Hakkai, et un autre couple différent, qui me change un peu et que j'aime beaucoup travailler.

En attendant, j'attends vos reviews avec grande impatience, parce qu'elles décideront sans aucun doute du sort de La Putain du roi.

J'ai été heureuse de suivre avec vous leurs aventures et je vous fais à tous et toutes un énorme bisous pour vous remercier de m'avoir soutenu de cette manière !

Bonne lecture !

La Putain du roi

….

La pouliche fit une nouvelle embardée et cette fois-ci, plusieurs nobles éclatèrent de rire, amusés par les essais désastreux de la jeune fille pour essayer de maintenir sa monture sur le droit chemin.

Evidemment, Gyokumen rit encore plus fort que les autres, les entraînant dans leurs moqueries, tout en se réjouissant d'un regard complice avec Nîî. La pouliche était parfaite et elle ne tiendrait plus longtemps.

Elle rapprocha sa propre monture de celle de la jeune fille et s'exclama d'un ton amusé :

- Voyons Kanan, faites un peu attention. Vous ne savez pas maîtriser votre monture ?

- Excusez-moi… Mais ma pouliche est étrange j'ai l'impression que…

- Non Kanan, vous la conduisez très mal, c'est tout. J'ai moi-même monté cette pouliche il y a deux jours et elle était parfaite. Essayez de ne pas trop perturber le cours de la promenade dorénavant.

Gojyo, qui n'était pas loin, soupira devant l'attitude légèrement agaçante de Gyokumen et il jugea bon d'intervenir cette fois-ci, d'une manière discrète tout de même.

- Voyons Dame Gyokumen, ne soyez pas aussi sévère. Pour ma part, je ne trouve pas que mademoiselle de Saint-Prieux perturbe quoi que ce soit. Cette ballade est parfaite.

- Merci Majesté, je suis heureuse que notre belle région vous plaise.

Gyokumen s'autorisa une petite courbette polie avant de rentrer dans le rang, et Gojyo adressa un petit sourire complice à Kanan, espérant ainsi lui remonter le moral. Il n'avait pas vraiment fait attention à al pouliche de la jeune fille, beaucoup trop absorbé par les souvenirs de sa nuit passée.

Plus le temps passait et plus il se posait des questions. Jamais encore il n'avait fait de rêves aussi réalistes… Même quand il avait attendu que Hakkai se donne enfin à lui dans son château de Blacksad, jamais il n'avait rêvé de choses pareilles, et pourtant à l'époque, son désir de retrouver le jeune homme était pratiquement aussi grand que maintenant.

Tout cela lui avait semblé tellement… réaliste. Comme si Hakkai avait bien été là dans sa chambre cette nuit.

Et si en temps normal Gojyo n'aurait pas prêté attention à ce genre d'illusions, il ne pouvait nier le fait qu'il avait reçu une lettre lui indiquant que son amant était dans le coin.

Se pouvait-il que… Qu'il soit réellement venu cette nuit-là ?

Perturbé, Gojyo secoua la tête, ne sachant absolument plus quoi penser. Cette histoire commençait à le rendre fou.

Ils continuèrent à avancer doucement, la pouliche de Kanan de plus en plus agitée, et bientôt, agacée d'ennuyer tout le monde avec les écarts brusques de sa monture, la jeune fille se retira un peu, restant en arrière de la petite troupe tout en essayant de maintenir le contrôle sur l'animal qui s'affolait de plus en plus au fur et à mesure que le temps passait.

Nîî repéra vite sa position et reculant un peu, il vint tenir conversation à la demoiselle, détournant son attention de sa monture.

Hakkai, qui était resté mélangé au groupe de nobles sans dire un mot, restant très discret, les observa de loin, de plus en plus perplexe. Qu'est-ce qu'ils avaient en tête ? Quel était exactement leur projet ? Et puis, cet animal était tellement suspect… Aucun cheval ne pouvait être aussi nerveux sans raison valable.

Inquiet, il garda un œil sur Kanan, la surveillant de loin.

De son côté, Nîî aperçut le petit pont qui se trouvait sur leur chemin avec joie. Il enjambait une grande rivière qui était en crue depuis quelques jours, suite à d'importantes précipitations un peu plus haut en amont. Le courant était fort et certains chevaux piaffèrent, énervés par le bruit de l'eau et un peu déstabilisés.

Un petit mouvement se créa dans le groupe des nobles et Nîî sourit : au moment même où ce fut à son tour de franchir le pont avec Kanan, il sortit une épingle qu'il avait discrètement gardé dans sa manche et il frappa violemment la pouliche.

Celle-ci, déjà largement excitée par la drogue, cessa totalement d'obéir à sa cavalière : elle se mit à ruer violemment, complètement affolée et les sens confondus, les yeux fous, elle se mit à galoper ventre à terre sur le pont. Kanan ne pu même pas la retenir un seul instant et comprenant qu'elle n'arriverait pas à la calmer, elle se mit à hurler, paniquée et terrifiée.

Ce furent ses hurlements qui alertèrent Hakkai qui d'un brusque mouvement, fit faire demi-tour à sa propre monture pour tenter d'arrêter celle de la demoiselle.

Kanan courait un sérieux danger et il savait combien les chutes de cheval pouvaient être fatales, aussi tenta-t-il de l'atteindre avant qu'un accident ne se produise.

Mais en voyant le cheval d'Hakkai foncer sur elle, la pouliche paniqua totalement et devenue folle, elle sauta par-dessus la rambarde du pont et se jeta dans les flots gonflés par les crues.

Tous les nobles poussèrent un cri d'effroi et Gojyo se retourna juste à temps pour voir l'animal et la jeune fille plonger dans l'eau.

L'inquiétude et l'affolement gagnèrent le groupe et le désordre fut total, alimenté par les cris de mégère de Gyokumen qui en rajoutait une couche afin de paraître crédible et surtout pour semer la zizanie parmi les nobles rassemblés.

Seul Hakkai était totalement lucide et il n'hésita pas une seconde : il rapprocha son cheval de la rambarde et sauta hors de selle, directement dans l'eau afin d'aller secourir Kanan.

La jeune fille de son côté avait réussi à se séparer de la jument mais emportée par les flots, et ne sachant pas nager, elle sentit la peur la gagner et elle se mit à hurler, s'agitant dans l'eau de toutes ses forces sans réussir à se maintenir à la surface.

Les nobles regardèrent le spectacle, tétanisés, et certains désignaient Hakkai qui tentait de nager jusqu'à Kanan pour arriver à temps afin de la sauver.

Mais la crue était telle que la rivière les emporta bien loin du pont et dans un bras, ils disparurent de leur vue.

- Mon dieu, il faut aller les aider ! s'exclama Gojyo, mortellement inquiet.

Il se précipita avec sa monture sur la rive, abandonnant les nobles sur le pont alors que Gyokumen criait de toutes ses forces pour qu'il revienne, de peur qu'il ne coure un danger.

Mais le roi ne l'écouta même pas et accompagné de quelques hommes qui avaient repris leurs esprits, il élança sa monture le long du cours d'eau, bien décidé à repérer les deux malheureuses personnes dans l'eau.

De son côté, Hakkai ne réussit que plusieurs mètres plus loin à attraper la main de Kanan et il sortit sa tête de l'eau, la gardant contre lui afin qu'elle puisse respirer, pendant que lui-même essayait de regagner la rive.

La jeune fille, d'abord traumatisée par ce qu'elle vivait, écarquilla les yeux quand elle reconnut son sauveur, stupéfaite de voir qu'il avait tenu sa promesse et qu'il veillait sur elle.

- Ha… Hakkai…

- Je… Je suis là… On va s'en sortir… Agrippez-vous à moi !

Kanan obéit, passant ses bras autour de son cou et se tenant à lui de toutes ses forces. Le jeune homme se débattit contre le torrent, essayant de regagner la rive mais avec le poids de Kanan, il était entraîné et il cru qu'il n'y parviendrait jamais lorsqu'il avisa un tronc d'arbre abattu qui surplombait l'eau, lui offrant une chance incroyable.

Hakkai se laissa donc porter par l'eau jusqu'à l'arbre et il tendit les bras au bon moment, s'élançant hors de l'eau pour attraper une branche. Cela le stoppa net et il s'y accrocha de toutes ses forces, essayant de grimper sur le tronc d'arbre. Mais avec Kanan accrochée à lui, c'était impossible et il fut soulagé de voir bientôt plusieurs cavaliers s'arrêter prés de la rive.

Il ne remarqua même pas que Gojyo était parmi eux… Plusieurs hommes du roi étaient descendus précipitamment de monture et certains grimpaient déjà sur le tronc d'arbre courbé au-dessus de l'eau pour venir en aide aux deux personnes.

Gojyo descendit de cheval à son tour mais ses gardes du corps l'empêchèrent d'aller porter secours à la jeune fille, prétextant que c'était trop dangereux et rassuré en partie par le fait que d'autres y allaient, Gojyo accepta de rester en arrière, surveillant néanmoins d'un œil vigilant les opérations.

Un homme avait pratiquement rejoint Kanan et son sauveur, et il se mit à genoux sur le tronc pour tendre la main à la jeune fille.

- Donnez-moi votre main mademoiselle !

Tremblante et à bout de force, Kanan réussit néanmoins à tendre le bras vers lui et l'homme la tira hors de l'eau, aidé par Hakkai qui la poussait afin qu'elle puisse enfin sortir de l'eau.

Mais ce simple geste eut un effet inattendu : appuyant involontairement sur la branche, cette dernière se cassa net au moment même où Kanan sortait enfin de l'eau.

Hakkai écarquilla les yeux mais l'eau reprit aussitôt ses droits et l'écarta violemment de l'arbre, lui enlevant tout soutien et l'entraînant plus loin avec elle.

Terrifiée, Kanan vit le visage de son sauveur disparaître sous les flots et elle hurla :

- HAKKAI !!!!

Ce simple mot fit sursauter le roi et malgré les conseils de ses gardes du corps, il se précipita vers la rive. Quand il aperçut la situation, et la tête aux cheveux noirs qui disparaissait sous l'eau, il comprit ce qui se passait. Ce prénom crié lui éclaircit l'esprit et sans attendre, n'écoutant que son instinct, il plongea tête la première dans l'eau et tenta de nager jusqu'au jeune homme qui avait bien des difficultés à sortir la tête de l'eau…

Son esprit était totalement vide et une seule pensée l'obsédait : sauver Hakkai. Parce qu'il était persuadé maintenant qu'il s'agissait de lui.

Comment il était arrivé là et pourquoi il avait continué à se cacher de lui, Gojyo s'en moquait totalement ! Tout ce qui comptait, c'était de le tenir à nouveau dans ses bras…

Il nagea avec force vers lui, se laissant emporté par le courant qui les éloignait de plus en plus de sa garde et de Kanan, jusqu'à ce que ceux-ci aient totalement disparu de leur vue.

Hakkai avait surestimé ses forces et aider Kanan l'avait en partie vidé de son énergie, si bien que revenir à la rive lui demandait trop d'efforts, qu'il n'arrivait plus à fournir. De plus, il avait l'impression que le courant enflait de plus en plus, et il avait vraiment beaucoup de mal à lui résister.

Jusqu'à ce que deux bras puissants l'attirent et il se laissa guider, épuisé et frigorifié. Lentement, utilisant toutes ses forces pour lutter contre l'eau vociférante, Gojyo réussit à ramener son précieux fardeau jusqu'à la rive et dés qu'il eut pied, il prit Hakkai dans ses bras et le souleva hors de l'eau pour venir le déposer sur la terre ferme.

Puis, à son tour épuisé, il s'effondra à côté de lui, se laissant tomber sur l'herbe fraîche. Mais ses mains gardèrent le précieux corps prisonnier et quand il ouvrit les yeux, Gojyo sentit son cœur accélérer quand il reconnut les deux prunelles vertes qui se posaient sur lui.

- Gojyo ? s'étonna Hakkai, sidéré de voir que son sauveur n'était autre que le roi.

Mais il n'eut pas le temps de dire un mot de plus que son compagnon se jeta sauvagement sur ses lèvres, l'embrassant à perdre haleine, comme si sa vie en dépendait.

Ces lèvres, ce goût si particulier… C'était Hakkai. Son Hakkai.

Il cru que son cœur allait exploser de joie et il le serra de toutes ses forces dans ses bras, avant de s'écarter légèrement pour le laisser respirer. Sa main vint relever quelques mèches noires qui, mouillées, collaient au front, et il prit le temps d'admirer ce visage aimé, qu'il avait tellement recherché.

Hakkai garda le silence, tout aussi bouleversé que Gojyo, jusqu'à ce que les prunelles du roi se refroidissent et qu'il déclare sèchement :

- Je devrais te haïr pour le mal que tu m'as fait.

Il s'arrêta quelques instants, le moment que sa main caresse avec douceur la joue froide du jeune homme, et il ajouta :

- Mais je n'y arrive pas.

Incapable de rajouter quoi que ce soit, il serra Hakkai dans ses bras et ce dernier, vaincu par l'émotion, se mit à rire, entremêlant les larmes et le rire alors qu'il se pelotonnait contre le seul homme à qui il avait songé pendant ces mois horribles.

- Oh mon dieu, tu m'as tellement manqué Hakkai… Ne recommences plus jamais… Je t'enfermerai mais tu ne me quitteras plus, je te le jure. Je t'aime trop pour ça…

Hakkai se contenta de continuer de rire et de pleurer en même temps, ne cachant pas sa joie d'avoir retrouver l'homme qu'il aimait, profitant de cet instant rien qu'à eux et refusant de penser à quoi que ce soit d'autre.

- Gojyo… Toi aussi tu m'as manqué… Si tu savais…

Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre pendant de longs instants sereins, où rien ne comptait plus que l'autre…

Puis, incapable de garder cela pour lui, le roi demanda, la voix grave, tout en gardant son amant contre lui :

- Pourquoi es-tu parti ? Pourquoi m'as-tu abandonné ?

- Le mariage…

- Il n'y a plus de mariage Hakkai. Je l'ai annulé. J'ai trouvé une solution.

Sidéré, Hakkai s'écarta du roi et le regarda, n'osant pas y croire. Mais dans les yeux sérieux de Gojyo, il lut la vérité et il s'exclama, follement heureux :

- C'est vrai ? C'est bien vrai Gojyo ?

- Tu sais bien qu'il n'y a que toi que je puisse aimer.

- Oh Gojyo, je suis tellement heureux !

Fou de joie, il se jeta dans les bras de son amant, et les soldats les retrouvèrent enlacés quelques minutes plus tard.

Frigorifiés, épuisés, mais heureux… Heureux et amoureux.

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Toute la petite troupe rentra rapidement vers le château de Gyokumen. Kanan avait trouvé refuge sur l'une des monture d'un des nobles qui était venu la secourir, et le jeune homme la serrait avec délicatesse contre lui, comme s'il avait espéré la protéger de tout ce qui venait d'arriver. Tremblante de froid, elle se pelotonnait contre lui et à en juger par les joues rouges du jeune noble, rien ne semblait plus lui faire plaisir que cela.

De là où il était, perché sur la monture de Gojyo et perdu dans ses bras, Hakkai sourit, heureux pour son amie. Si cet accident pouvait réveiller certains sentiments à l'encontre de la jeune fille, il ne pouvait que lui souhaiter cela.

Pour sa part, un poids énorme avait quitté ses épaules et il se lova à son tour contre Gojyo en soupirant, épuisé mais heureux d'être enfin en accord avec lui-même. Il n'en pouvait plus de courir et Gojyo lui ayant clairement expliqué les termes du contrat qu'il allait passer avec le père de Yaonne, il lui paraissait maintenant évident que le mariage n'aurait jamais lieu.

Il regrettait maintenant de ne pas l'avoir su plus tôt, même si quelque part, il était heureux d'avoir sauvé son amie.

Ils ne s'attardèrent pas longtemps chez Gyokumen et ils allaient repartir vers le manoir de Kanan, malgré l'insistance de Gyokumen à garder le roi chez elle, quand Hakkai prit à part Gojyo et lui avoua que la femme était à l'origine de l'accident et qu'elle convoitait depuis longtemps la place de Kanan à la tête du duché.

Gojyo comprit et devant tous, il déclara que désormais, Kanan serait sa pupille : il fit tout un petit discours rapide sur la façon dont elle l'avait accueilli et sur sa peur quand il l'avait vu tombé à l'eau, monopolisant l'attention des nobles, et il finit ses paroles en déclarant désormais qu'elle serait sous sa tutelle et qu'il prendrait grand soin d'elle.

Evidemment, Gyokumen ne cacha pas sa rage et elle fit brusquement demi-tour pour s'enfermer dans ses appartements : l'héritage du duché lui était enlevé. Si jamais il arrivait la moindre chose à Kanan, le sceau reviendrait au roi, et donc les terres et le titres également. A moins qu'elle n'épouse un gentilhomme entre temps.

Et au vu des regards qu'elle adressait au jeune homme qui l'avait ramené, Hakkai ne doutait pas que cela ne saurait tarder… A son plus grand plaisir !

Ils n'avaient aucune preuve contre Gyokumen mais il lui arrachait ainsi toute envie de voler sa nièce, et protégeaient à leur manière Kanan contre elle. Mais bientôt, Hakkai était sûr qu'elle aurait son propre prince charmant à ses côtés.

Soulagé, il se laissa enfin conduire par Gojyo jusque chez Kanan, sous le regard étonné des nobles qui devinaient enfin la véritable identité du jeune homme, et dont les commérages allèrent bon train dés qu'ils eurent disparu derrière les grilles de l'allée…

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Ce soir-là, Gojyo se coucha enfin aux côtés d'Hakkai, de cet amant pour qui il avait retourné toute le royaume et qui reposait enfin dans ses bras. Il posa un regard amoureux sur lui, lui vola un doux baiser avant de le serrer contre lui et de s'endormir, infiniment heureux.

Un peu plus loin, à plusieurs centaines de kilomètres à vol d'oiseau, le conseiller du roi, ne pouvant plus cacher ses sentiments pour le jeune homme qui avait pris soin de lui depuis toujours, pour ce jeune homme qui était lui aussi devenu son soleil, lui tendit les bras et l'entraîna à ses côtés dés qu'il le vit bailler, le couchant dans son propre lit. Goku écarquilla les yeux mais se laissa faire, trop heureux de cette initiative, et quand Sanzo déposa un baiser sur ses lèvres, il rougit brusquement avant qu'un sourire béat n'illumine son visage.

- Sanzo…

- Bonne nuit gamin…

- Je t'aime…

Le conseiller sourit avant de murmurer un petit « moi aussi »…

Et dans une autre aile du palais, un couple retombait essoufflé dans les draps soyeux de leur lit. Un bras possessif se glissa autour de la taille de Kougaiji et l'attira contre l'homme qu'il aimait. L'homme qui allait tout quitter pour lui. L'homme en question sourit et déposa un baiser sur son front, avant que son amant ne se blottisse contre lui, heureux comme jamais.

- Hakkai ?

- Hum ?

- Tu ne me quitteras plus jamais… ?

- Je vous aime trop pour cela mon roi.

- Je ne suis pas ton roi.

- Non, tu as raison, tout comme je ne suis plus ta putain. Je suis l'homme qui t'aime, et tu es l'homme qui m'aime.

- Alors ne pars plus…

- Plus jamais Gojyo….