Bonjour tout le monde !

Nouveau dimanche, nouveau chapitre ! Un immense MERCI aux lectrices qui me donnent leur avis, ça fait chaud au coeur. Merci à xenarielle93, bellaeva, Grazie, Linhea (Je suis heureuse que le réveil t'ai plu ^^. Merci pour ta review !), CeriseBella, Mamounedward (Eh bien, quelle review ! Je suis ravie que tu aies aimé mes chapitres. Tu as bien cerné les idées ! Merci pour ton commentaire), Anais88, SweetAngel818, noix de coco sister (bienvenue^^), Natacha35140, Rpatz, cchope, sand91, Nathou Cullen, Maryfanfictions, twilight-et-the-vampire (Merci pour ta review! J'espère que ça te plaît toujours), erika shoval, katner, wuguanfu, sarinette60, Fanoudusud, aelita48, Mamanlily, bellardtwilight (Merci pour avoir mis la 600ème review :D), Jackye, Miss Sadique, Rose-Emilie, paulipopo, calimero59, xalexeex25, anayata, et SoSweetSoCrazy.

Voici donc le nouveau quotidien de Bella au manoir. Merci à Evelyne-raconte pour son aide et sa patience, à erika shoval pour ses conseils, et à Fanoudusud pour avoir une tête à ma place ^^.

Les personnages ne m'appartiennent pas, je ne fais que les insérer dans mon histoire.


Chapitre 23

Pov Bella

Edward avait mis plusieurs minutes à me calmer, me rassurer. Sa voix chaude m'apaisait, et il me prit finalement dans ses bras, comme une jeune mariée, puis me ramena dans sa chambre. Il me posa délicatement sur le lit et s'allongea à mes côtés.

-Je t'ai réveillé ? M'inquiétai-je.

Mon amant posa sa tête sur ma poitrine, au niveau de mon cœur.

-Non, ne t'inquiète pas. J'ai eu peur quand je n'ai plus senti ta chaleur, mais tu es là.

Je soupirai et passai ma main sur le cuir chevelu de l'homme parfait pour moi qui m'étreignait et caressait mon ventre et mes flancs tendrement.

-Tu as tout entendu, n'est-ce pas ?

-Oui, mais il fallait que tu en parles. Nous pourrons mieux t'aider en sachant ce qu'il s'est réellement passé.

Le silence s'installa, pendant que je calais le rythme de mon souffle sur le sien. C'était reposant, de ne penser à rien sauf à sa respiration.

-Edward ?

-Oui ma belle ?

-Comment m'avez-vous retrouvée ? Que s'est-il passé après… mon enlèvement ?

Edward soupira, puis embrassa la peau entre mes seins. Ça n'avait rien de sexuel. Nous étions juste là, à nous détendre, à ressentir l'autre en paix.

-Aro était dans le bureau, et Jasper et moi avons été assommés. C'est Alice qui m'a réveillé. J'ai été tellement heureux de l'entendre parler… Mais Jasper avait besoin de moi, et il a eu du mal à refaire surface. Je ne voulais pas penser à toi, parce que je savais que sinon je partais sur-le-champ à la recherche de cette ordure de Volturi.

Il prit une grande inspiration avant de continuer.

-Une fois remis, Jasper a tenu à me laisser ici, avec Alice, pendant qu'il allait se renseigner. J'ai d'abord refusé, mais j'ai préféré rester avec ma sœur encore quelques heures, juste pour m'assurer que le client de Jasper ne reviendrait pas. Quand le mari d'Alice est rentré, nous avons épluché toutes les adresses du mafieux en les recoupant avec les informations que Jasper venait de ramener. Ensuite, nous sommes partis chacun de notre côté, épaulés par les indics de Jasper.

-Et Alice ? M'enquis-je.

-Nous l'avons confiée aux bons soins des domestiques. Comme elle parlait à nouveau, Jasper ne se faisait pas de souci.

-J'ai été contente de l'entendre, avouai-je en souriant.

-Méfie-toi qu'elle n'entende pas ça ! Rit-il doucement. Depuis que nous sommes revenus avec toi, elle parle sans arrêt ! Tu ne devrais pas t'ennuyer désormais.

Je ris avec lui. Le ciel s'éclaircissait, annonçant l'aube, mais je ne pensais plus réussir à dormir. Je préférais parler avec Edward, et profiter de lui au maximum. Il commença à chantonner la berceuse qu'il avait composée pour moi, et c'est ainsi que nous restâmes jusqu'au moment du petit-déjeuner.

-Ton ventre fait beaucoup de bruit, se moqua Edward. Si nous allions manger ?

-Je n'ai pas très faim, assurai-je.

Il se releva et me regarda sérieusement.

-Bella, tu dois manger. Te priver de nourriture ne t'aidera pas. Viens, tu verras que les choses ont changé !

Il m'aida à me lever et nous nous habillâmes, lui me détaillant sans vergogne. Il prit ma main dont il embrassa le dos en me regardant dans les yeux, puis nous descendîmes à la salle à manger. Cependant, avant même d'y arriver, j'entendis des rires et des éclats de voix. J'entendais surtout la voix assez aiguë d'Alice, qui me fit sourire malgré moi. C'était un son que j'avais maintes fois rêvé d'entendre, et dont je ne pensais pas me lasser.

Edward ouvrit la double-porte et ils arrêtèrent de parler. Jasper se leva, un grand sourire aux lèvres, et vint nous accueillir.

-Bella ! Tu vas bien ?

D'instinct, je jetai un coup d'œil à Edward qui hocha la tête en souriant.

-Je vais bien, dis-je laconiquement.

Le beau-frère d'Edward me poussa gentiment, une main dans le dos, jusqu'à ma place à table, et je m'y assis sous le regard bienveillant des époux Platt et des frères et sœur Cullen. Dès que Jasper fut installé, le majordome et une des domestiques apporta les corbeilles de viennoiseries, de pain, et du thé, café et chocolat, bref, de quoi faire un bon petit-déjeuner. Carlisle eut le droit à une assiette d'œufs brouillés, et Jasper prit du bacon grillé sur des toasts.

Il y eu un silence gêné mais Esmée réussit à nous mettre à l'aise.

-Vous avez une demeure tout à fait charmante, complimenta-t-elle une fois que chacun eut commencé à manger. Une des plus belles pièces reste la bibliothèque.

-Merci beaucoup Esmée, répondit Jasper. Ce sont les parents d'Alice et Edward qui nous l'ont offerte, quand nous avons décidé de vivre à l'écart des autres pour le bien-être et la guérison d'Alice.

-Je ne vous ai pas fait tout visiter ! Intervint Alice. Jasper a fait aménager au grenier une salle avec des dizaines de mannequins pour que je puisse coudre mes créations et les modifier selon les rendus.

Je ne pus que sourire en écoutant mon amie. Je pense que je pouvais rester des heures à l'écouter.

-Ce qui fait que le grenier est rempli de mannequins en bois habillés de tous les styles de tenues, conta Edward en riant.

Nous éclatâmes tous de rire, et Alice nous promit de nous faire visiter son antre. Esmée et elle se mirent à parler chiffons, mode, essayant de m'inclure dans leur conversation, tandis que les hommes décidaient de l'achat d'une voiture pour Carlisle, une pour Edward, et peut-être une pour Esmée.

Evidemment, malgré leurs airs innocents, j'étais surveillée par cinq paires d'yeux, notamment ceux d'Edward et Carlisle, autrement dit les deux médecins. Autant dire qu'ils ne furent pas dupes, et que quand Jasper s'excusa en annonçant qu'il devait appeler le FBI pour les tenir au courant, qu'Alice invita Esmée à aller admirer les croquis des vêtements qu'elle avait imaginé pour moi et qu'ils se levèrent, alors même que j'allais me lever moi aussi, je fus retenue par deux mains fermes sur mes épaules.

-Non Bella, toi, tu restes ici et tu manges un peu, m'ordonna gentiment Edward.

Je suppliai Carlisle du regard, mais il prit le parti de mon traître d'amant.

-Il a raison petite. Te priver de nourriture ne t'aidera pas.

Edward retira ses mains et s'assit à côté de moi, posant sa main sur ma cuisse. En soupirant, je pris un croissant, le coupai en deux et étalai de la confiture d'orange dessus, avant de mordre rageusement dedans.

-Ne nous en veut pas Bella, me pria Carlisle. Que pouvons-nous faire pour toi ?

-Fais-moi oublier mon passage chez Aro, si tu peux, le mis-je au défi.

Je pris une nouvelle bouchée du croissant, puis une autre, et encore une, jusqu'au dernier morceau. Le médecin nous regardait, Edward et moi, et je supposai qu'il réfléchissait.

-Je vais te prescrire un léger anxiolytique, fit-il finalement. Et dès que ça ne va pas, surtout, viens voir l'un ou l'une de nous. Tu n'es pas toute seule, et nous voulons tous t'aider.

-Alors enlève ces images de ma tête ! Criai-je en me levant. Il suffit d'un mot, d'une intonation…

J'aurais dû avoir honte de mon comportement. Ce n'était pas moi. Mais je n'arrivais pas à éloigner les images longtemps, mettant mes nerfs à vif.

Ce fut un baiser dans mon cou qui me fit reprendre mes esprits. J'étais debout, entre les bras d'Edward qui m'étreignaient fortement, à la limite du douloureux.

-C'est fini Bella, je suis là.

Mes jambes me lâchèrent, et il me soutint jusqu'à une chaise où il s'assit, me posant sur ses genoux, et il caressa mes cheveux. Je sentis la présence du mari d'Esmée, mais j'avais bien trop à faire pour me sentir gênée. J'inspirai plusieurs fois l'odeur d'Edward, m'accrochant à sa chemise, avant de me mettre à pleurer.

-Je veux redevenir celle que j'étais avant mon enlèvement par ce monstre… J'ai tellement peur de fermer les yeux, d'être seule…

J'entendis Carlisle sortir, et Edward en profita pour relever mon visage et m'embrasser chastement, puis sa bouche se posa dans mon cou. Je savais ce qu'il voulait faire, comment il allait détourner mes pensées, et il m'avait suffisamment manqué pour que je ne le repousse pas.

Ce fut Alice qui brisa notre moment en pépiant.

-Je te montrerai les photos Esmée, je te promets que notre Bella était magnifique sur un cliché en particulier. J'ai cru qu'Edward allait la manger toute crue ce jour-là !

Je ne pus que rire doucement en l'entendant, imitée par Edward. Je me rappelais de ce moment, et la tête de mon chéri était tout simplement un souvenir inoubliable.

-Je ne voulais pas te manger, chuchota-t-il, mais plutôt te faire l'amour encore et encore…

Je secouai la tête, mes pensées à nouveau concentrées sur le présent. Alice entra dans la pièce à ce moment.

-Vous mangez encore ? S'étonna-t-elle. Viens Bella, j'ai promis à Esmée de te faire essayer une ou deux de mes créations auxquelles j'ai pensé pendant ton absence.

Elle prit ma main et me tira pour que je me lève. J'acceptai de bon cœur et suivis Esmée et Alice jusqu'à la chambre où j'avais, semble-t-il, élue domicile : la chambre d'Edward. Il y avait une pile de vêtements, des robes, des jupes, des hauts, des pantalons… On était loin d'une ou deux créations !

-Allez, aux essayages ! S'enthousiasma mon amie. Et Esmée prendra les photos !

-Il est hors de question que j'essaye tout ça ! M'insurgeai-je. Il y en a beaucoup trop.

Alice grimaça.

-Je sais que tu n'aimes pas trop faire le modèle, mais je te promets que tu vas apprécier quand même ! Je ne vais t'en sélectionner que quelques-uns, d'accord ?

Je suppliai silencieusement Esmée de m'aider, mais elle se contenta de sourire, et s'approcha de moi.

-Elle est heureuse de te voir debout, me dit-elle tout bas. Je vais tenter de modérer son ardeur.

Mais le spectacle semblait lui plaire. Cependant, elle avait raison : voir Alice aussi pétillante de vie n'était plus une chose inhabituelle, puisqu'elle avait toute son énergie les derniers temps, mais avoir le son et l'image était plaisant. Alors je me pliai à sa volonté, et commençai à me « déguiser », me changeant dans la salle de bain.


Pov Carlisle

On dit souvent que le bonheur des uns fait le malheur des autres, et vice-versa. Dans notre cas, à Esmée et moi, ce serait le « vice-versa » qui serait exact. Le malheur de Bella avait fait notre bonheur, dans le sens où c'est parce qu'Aro l'avait enlevée que nous avions pu, ma femme et moi, nous soustraire à la tyrannie du sieur Volturi.

La famille Cullen nous avait accueillis avec joie au sein de leur petit groupe, dans leur grand manoir. Alice avait été très enthousiaste, et ne cessait de nous remercier pour avoir pris soin de Bella et d'avoir aidé son frère et son mari. J'avais vite compris qu'elle aimait parler, et que le choc de l'enlèvement de Bella avait été un bien et un mal. Jasper se consacra entièrement à sa femme le premier jour, profitant de sa présence et de sa voix. Il la fit chanter à table, et dès qu'elle se taisait, il lui posait une question et elle ne manquait pas de lui répondre plus que largement. Edward souriait à chaque fois, et l'avocat était béat. Esmée l'avait taquiné en lui disant qu'on pourrait voir de la bave sortir de sa bouche s'il continuait à la garder ouverte.

Jasper passa quand même voir Bella, que ce soit seul ou en compagnie de sa femme. Il s'inquiétait, c'était visible, mais il ne voulait pas le montrer. Je lui avais assuré, ainsi qu'à Edward, que Bella n'était pas en danger de mort, et qu'elle dormait uniquement pour évacuer son traumatisme. Ce fut Edward le plus dur à convaincre, alors même qu'il était médecin. Il refusait de quitter sa chérie, et Alice dut user de stratagèmes pour pouvoir passer un peu de temps avec lui et savoir comment il allait. Finalement, il proposa à Alice de rester avec lui la nuit au chevet de sa belle, et ils purent se parler, rattrapant un peu les années perdues.

Quant à Esmée, elle fut un ange avec tout le monde, comme toujours. Elle passa beaucoup de temps avec la jeune Alice, et elles s'entendaient à merveille. Jasper était heureux que sa femme se sente à l'aise avec la mienne.

A son réveil, Bella fut bien sûr désorientée. Elle eut beaucoup de mal à rester calme, mais Edward sut trouver les bons mots et les bons gestes. La nuit se passa sans incident, mais le lendemain matin, elle ne mangea rien. Je ne fus pas certain qu'elle en était consciente, parce que je savais qu'elle mangeait peu chez Aro, entre sa détention et ses vomissements. Elle n'avait pas souvent grand-chose dans l'estomac, et Aro interdisait à ses cuisinières de laisser sa « femme » grignoter entre les repas. Alors il était normal que son appétit soit moindre.

Finalement, nous avions pu lui faire avaler une viennoiserie, mais une crise avait pointé quand elle m'avait supplié de lui faire oublier l'épisode d'Aro. Encore une fois, Edward réussit à la faire passer, puis Alice arriva et embarqua son amie. Edward soupira.

-Tu crois qu'elle réussira à passer à autre chose ? Me demanda-t-il, les mâchoires crispées.

-Elle est forte et volontaire, mais elle aura besoin d'aide. Aro ne l'a pas torturée au sens propre, et elle a évité pas mal d'ennuis en ayant un comportement calme et en ne se rebellant pas plus que ça.

Nous nous levâmes, et je nous conduisis vers le bureau de son beau-frère, marchant lentement.

-Elle a eu le même comportement ici aussi, me répondit Edward. C'est ce que Jasper a apprécié, et qui l'a conforté dans ses projets pour aider ma sœur. Bella semble savoir d'instinct le comportement qu'elle doit adopter.

-Je ne suis pas tout à fait de cet avis, réfutai-je. Elle n'a pas hésité à mettre Jacob en rogne, ni à défier Aro. Je pense qu'elle s'est retenue ici parce qu'elle avait une motivation.

Je toquai à la porte du bureau de Jasper. Celui-ci nous autorisa à entrer, et nous le trouvâmes en train de regarder la caméra de surveillance du couloir.

Le blond nous avait fait visiter, à Esmée et moi, le manoir succinctement, et il nous avait parlé des caméras. Au départ, il les avait mises pour se rassurer, sachant à tout moment comment allait sa femme. Il y en avait une dans son atelier, une dans le couloir du premier étage, une dans la cuisine, une dans la salle de jeu, et une dans chacune des quatre cellules du rez-de-chaussée. J'avais demandé à voir la détention de Bella, quand elle était confinée dans une des cellules, et ce que j'avais vu concordait avec ce que m'avait raconté la jeune fille.

-Je suis inquiet pour Bella, commençai-je.

Jasper leva la tête et nous regarda, Edward et moi.

-Nous le sommes tous je crois, renchérit le frère d'Alice. Le traumatisme est plus important que nous le pensions.

Maître Hale nous invita à nous asseoir, lui prenant place derrière son bureau. Ses épaules étaient voûtées, et Edward m'avait avoué qu'il ne l'avait jamais vu abattu ainsi depuis l'accident d'Alice. Le comportement de Bella devait lui rappeler ce qu'il avait vécu avec sa femme.

-Que préconisez-vous ? S'enquit l'avocat.

Je jetai un coup d'œil à Edward, pour voir ce qu'il en pensait. Celui-ci prit la parole.

-Carlisle lui a dit qu'il comptait lui donner des anxiolytiques. J'avoue que je ne sais pas tellement si ça fonctionnerait.

-D'après toi Edward, si je lui donne la même chose qu'à son arrivée ici la première fois, ça pourrait l'aider ?

Jasper et Edward m'avaient donné le détail de tous les médicaments et substances administrés à Bella. Jasper avait tenu à effacer toute trace du passé de la jeune fille de sa mémoire afin qu'elle ne puisse vivre que dans le présent, et même si le procédé était très peu catholique, l'idée partait d'une bonne intention. Je répondis à Jasper.

-Je ne suis pas sûr que ça puisse l'aider. D'après ce que tu m'as dis, même si le corps de Bella a bien réagi au traitement, l'effet a été lent mais total. Je ne suis pas certain qu'elle soit d'accord pour vous oublier aussi, vous et ce que vous avez vécu ensemble.

Edward acquiesça vivement. On entendit rire dans le couloir, et notre conversation en resta là.


Voilà donc une petite partie du nouveau quotidien de Bella, malgré les cauchemards. Je sais que ce chapitre n'est pas très intéressant, mais c'est une transition.

Le prochain chapitre fera une petite ellipse dans le temps.

A dimanche, et portez-vous bien !

Bisous

Caro