Chers lecteurs et lectrices,

Avec la rentrée, s'annonce un nouveau chapitre. J'espère que vous l'aimerez.

Vous allez enfin savoir qui de Bella ou d'Edward va craquer le premier.

Evidemment, un grand merci pour vos reviews, mise en fav ou en alerte. Mention spéciale à Caliméro59, qui a posté la 600ème review sur cette fic !

Et comme toujours un immense merci à ma Jackye, pour sa correction, ses commentaires et ses encouragements.

Bonne lecture,

Rendez-vous en bas.

PS: Merci aux anonymes, et à celles à qui je ne peux pas répondre par MP, pour leurs reviews :

Roxylady666 : Merci ma belle !

Sandry : Tu auras ta réponse dans ce chapitre. C'est vrai qu'on pardonnerait n'importe quoi à un Edward qui vous joue la sérénade ! Bye.

Miss-quin'apasd'idedepseudo : J'aime beaucoup ton analyse. Je te laisse découvrir ce chapitre, pour savoir si tu as vu juste… Bises


CHAPITRE 25 : Le chat et la souris

BPOV

Avec Edward, tout allait pour le mieux, particulièrement depuis notre dîner chez lui. Nous continuions de jouer la comédie au bureau, tout en profitant de chaque moment passé seul pour nous chauffer l'un l'autre.

Nous nous étions revu samedi, pour nous faire un ciné, suivi d'un restaurant. Nous avions convenu que c'était préférable pour nos deux estomacs qu'Edward arrête de cuisiner pour nous. Visiblement, chez les Cullen, aucun des enfants n'avaient hérité des talents d'Esmé dans une cuisine. Je lui avais donc proposé de venir dîner cher moi, cette fois, mais il avait soutenu que j'avais déjà trop cuisiné pour lui.

Nous avions entamé une nouvelle semaine et nous passions le plus clair de notre temps ensemble, ce qui ne facilitait pas les choses. Nous avions, en effet, notre deuxième conférence à préparer. C'était évidemment l'occasion pour mon très cher associé de passer de longues soirées de travail au cabinet… avec moi...

Edward se vengeait à sa manière, en mettant tout en œuvre pour me faire regretter ma décision d'attendre avant de refaire l'amour avec lui. Il était en passe de réussir.

Sa présence m'intoxiquait littéralement et je crois qu'il commençait à en prendre conscience, cet enfoiré.

Il fallait avouer qu'Edward était vraiment très fort à ce petit jeu, mais je tenais bon, même si cela était en passe de devenir un combat quotidien. Lorsqu'il était dans les parages, j'étais obligée de rassembler tous les lambeaux de ma conscience, pour ne pas céder et me jeter sur lui. Or, je refusais catégoriquement de le supplier de me prendre, comme il l'avait suggéré et je me faisais un devoir de le faire craquer en premier.

Certes, il avait des années de pratique dans l'art de la séduction, mais mon petit doigt me disait qu'Edward Cullen n'avait jamais eu beaucoup d'efforts à faire, pour que les femmes se traînent à ses pieds.

De mon côté, même si je n'avais pas eu énormément d'hommes dans ma vie, cinq peut-être six, j'avais appris à me servir de mon corps et à prendre confiance en moi, d'abord avec la boxe, puis avec la danse. Dans le bar dans lequel je travaillais, pendant mon cursus à Yale, j'avais étudié les hommes, leurs réactions, comment déceler leurs regards concupiscents, déjouer leurs mains baladeuses, flirter tout simplement ou carrément allumer, quand c'était nécessaire…

Nous étions mercredi soir et il était presque 22 heures. Nous n'avions pas fini le plan de notre intervention, prévue la semaine prochaine. Tenaillés par la faim, nous avions commandé chez le chinois, afin de nous octroyer une pause salvatrice.

Malgré moi, je ne pus empêcher mon regard de détailler Edward et son mètre quatre-vingt cinq de virilité à l'état brut. J'étais prête à parier qu'il adoptait cette posture nonchalante, pour mettre mes hormones en ébullition. Sa cravate était desserrée, sa chemise un peu froissée, dont il avait roulé ses manches en les remontant sur ses avant-bras, invitait aux caresses. J'admirais le plus discrètement possible son corps que je savais parfaitement musclé. Ses cheveux bruns aux reflets cuivrés étaient encore plus décoiffés qu'à l'habitude, à force de le voir passer ses mains dedans, en signe d'exaspération. Comme toujours, il avait ce pétillement dans ses incroyables prunelles vertes, qui me donnait des bouffées de chaleur et ce foutu sourire en coin continuellement accroché à ses lèvres.

Il avait la panoplie du parfait séducteur, il le savait pertinemment et il en jouait.

Lorsqu'il émit un raclement de gorge, je sus qu'il m'avait pris en flagrant-délit de matage. Pour la discrétion, je repasserais !

Afin de faire diversion, tandis que nous dégustions les plats de Monsieur Wong, j'essayais de détendre l'atmosphère, comme je le pouvais. La tension sexuelle qui régnait entre nous allait finir par créer des étincelles et embraser la pièce.

J'optais pour un sujet de conversation, que je considérais comme innocent et ne prêtant pas à confusion.

- Tu as toujours voulu devenir avocat ? L'interrogeais-je.

- J'ai longtemps hésité entre l'avocature ou la magistrature.

- Je n'imaginais pas que ton rêve c'était de porter une robe. Souriais-je, avant de comprendre mon erreur. Ma gentille conversation prenait un tour moins chaste.

- C'est pas pour la robe, c'est une question de pouvoir. Dit-il sérieusement, tout en posant ses baguettes et son plat de canard laqué. Il m'asséna son regard tueur de petites culottes.

- Vous m'en direz tant, Votre Honneur… Plaisantais-je, en décidant de retourner la situation à mon avantage.

- Ça sonne bien, tu pourrais m'appeler comme ça plus souvent. Souffla-t-il en se rapprochant ostensiblement son fauteuil de moi. Ou pourquoi pas maître. Suggéra-t-il.

- Ne rêve pas trop Cullen. Rétorquais-je en affichant un calme de joueuse de poker.

Edward affichait son éternel sourire arrogant, qui me donnait irrémédiablement envie de lui botter le cul. Ce sourire qui avait l'air de dire « je suis le cadeau de dieu fait aux femmes ».

- Si tu continues je vais être obligé de te punir, pour t'apprendre le respect ma belle.

- Voyez-vous ça. On ne t'a jamais dit que le respect, ça se méritait, et pour le moment, tu n'as rien fait pour ça. Le rabrouais-je, en masquant mon amusement. En plus, je n'aime pas beaucoup respecter les règles, surtout quand elles me sont imposées de force. Je crois que c'est mon côté rebelle qui m'a poussée à devenir avocate.

- Je vous ferais rentrer dans le moule à coup de cravache s'il le faut, Miss Swan. M'avertit Edward, en rivant son regard au mien.

- C'est une menace ou une promesse ?

- Ça dépend.

- De quoi ?

- De toi ! Jubila-t-il.

- Je n'ai pas envie d'être sage ce soir. Lui signalais-je, décidant de pousser un peu plus notre jeu. Quelle va être la sanction si je résiste, votre Honneur ?

- L'emprisonnement me semble tout indiqué dans votre cas, Mademoiselle.

- Et qui sera mon geôlier ?Vous peut-être ? Suggérais-je.

- Si c'est nécessaire, je suis prêt à donner de ma personne… Disons que c'est un service rendu dans l'intérêt général. Il n'est pas prudent pour la communauté de laisser une petite dévergondée dans votre genre, se balader dans les rues de Seattle.

- Dévergondée ? Ah bon, et de quoi suis-je accusée ?

- Bonne question, les chefs de prévention sont nombreux : racolage, attentat à la pudeur, exhibitionnisme, atteinte aux bonnes mœurs.

Je savais pertinemment à quoi Edward faisait allusion. Depuis une semaine, il fallait dire que je n'avais pas ménagé mes efforts, pour le séduire. Comme ma robe violine avait causé son émoi, j'avais réitéré l'expérience samedi au cinéma, optant pour une jupe fendue bleu nuit, avec un petit haut blanc sans manche. En m'asseyant, j'avais vu le regard d'Edward s'obscurcir, lorsque ma jupe était remontée haut sur ma jambe. Durant le film, alors qu'il essayait de se concentrer sur celui-ci, j'avais poussé ma chance, en caressant d'une main distraite sa cuisse. Sous mes doigts, j'avais senti Edward se tendre.

J'avais continué mon manège, au restaurant, en faisant glisser mon pied, le long de sa jambe, alors qu'il dégustait son dessert. Mon associé m'avait adressé un regard plein de sous-entendu mais je ne m'étais pas arrêtée, c'était bien trop grisant.

Curieusement, je me surprenais moi-même. Je n'avais jamais été particulièrement audacieuse, surtout en public, mais Edward me mettait la tête à l'envers.

Au bureau, lorsque nous nous croisions à la photocopieuse ou près de la cafetière, je prenais un malin plaisir à me coller à lui, pour l'allumer un peu plus. A ma décharge, je pouvais dire qu'Edward n'était pas en reste. Il m'avait déjà coincée deux fois dans l'ascenseur et en avait profité pour ravager ma bouche. Je frissonnais rien que dit repenser.

Tentant de paraître impassible, je continuais de jouer :

- Votre Honneur, laissez moi vous rafraichir la mémoire. Il me semble que dans tous ces délits, vous étiez en bonne place, non ?

- Évidemment, à votre avis, qui est votre principale victime ? Plastronna-t-il.

- C'est drôle le qualificatif de complice me semblait plus approprié. Rectifiais-je immédiatement.

- Contraint et forcé !

- Bizarrement, malgré tout ce que vous me dites, je n'arrive pas à me convaincre de faire amende honorable. Qu'est ce que je risque si je persiste ? Minaudais-je.

- De vous retrouver enfermer dans ma chambre et soumise à tous mes désirs…Je pense justement, que la meilleure chose à faire dans votre cas, Mademoiselle, c'est de vous obliger à continuer mais uniquement dans le cadre de séances privées.

- Et si je me montre récalcitrante, vous me contraindrez ?

- Vous savez que vous êtes dangereuse, Miss Swan, vraiment dangereuse. Pour la sécurité de tous, je vais devoir procéder à une fouille à corps… pour voir si vous ne cachez pas d'objet illicite, sous cette tenue affriolante. Termina-t-il, en traçant la ligne de ma mâchoire avec son nez, sa voix rendue rauque par l'envie.

La voix d'Edward, chaude, suave, velouté, du sexe à l'état pur qui se répand en moi, m'imprègne et échauffe mes sens. En sa présence, je devenais irrationnelle, ma conscience avait une fâcheuse tendance à faire ses valises et à partir très loin. En même temps, il pourrait me lire l'annuaire, j'étais à peu près certaine que l'effet serait le même. J'étais quasiment perdue. Comment lutter ?

- Humm… Gémis-je alors qu'il glissait déjà ses mains sous ma robe. Edward…

Dans un geste ferme et souple à la fois, il me positionna à califourchon sur ses genoux. Alors que j'allais admettre ma défaite et signer ma reddition, Edward me devança, m'étonnant, comme souvent.

- Touche-moi Bella. Chuchota-t-il dans mon cou. J'aime sentir tes mains sur moi. J'en ai besoin. Poursuivit-il en émaillant ma peau de baisers, faisant augmenter ma température corporelle.

Gagné ! Néanmoins, je n'avais pas envie de frimer pour le moment.

Ses paroles avaient l'effet d'un catalyseur sur ma libido et je fus comme prise de frénésie, lui arrachant quasiment sa chemise et sa cravate dans la seconde. Ma bouche partit immédiatement explorer chaque parcelle de son torse. Nous avions suffisamment attendu et je me consumais littéralement pour lui.

Après quelques minutes de cette torture, je m'attaquais à la boucle de sa ceinture, faisant grogner Edward au passage.

- A mon tour, maintenant. Dit-il en se relevant et en me posant en appui contre son bureau.

Il fit remonter ma jupe sur ma taille afin d'avoir un meilleur accès à ma féminité. Ses doigts experts eurent tôt fait de me débarrasser de mon tanga, qui était déjà trempé du jus de mon excitation. Edward se stoppa alors, pour se rasseoir dans son fauteuil, me laissant pantelante.

Son regard emplit de convoitise se posa sur mon sexe dénué et exposé. Avant que je n'aie le temps d'esquisser le moindre geste ou de protester face à cet abandon caractérisé, Edward fondit de nouveau sur moi. Il écarta mes lèvres intimes et la pointe de sa langue balaya ma fente humide, me faisant crier de plaisir.

- Humm, ton goût est encore meilleur que ton parfum... Murmura-t-il contre ma peau. Tu es délicieuse de partout…

Il me poussa un peu plus contre son bureau et ramena l'un de mes genoux sur son épaule, m'ouvrant les cuisses un peu plus. Edward continua de me caresser avec sa bouche durant de longues minutes, lapant, suçant, mordillant, embrassant tout de moi. Mon clitoris était à présent gorgé de sang et je me mordais la joue pour ne pas le supplier et obtenir enfin ma libération.

La morsure du feu qui était né dans mon ventre se propageait à présent dans mes veines, incendiant tout mon corps. Les yeux clos, j'étais incapable de me concentrer sur autre chose que ses lèvres sur moi.

Lorsqu'Edward entra deux doigts en moi et commença à me pomper avidement, sans fut trop. La jouissance me submergea complètement… Humm… Les doigts d'Edward… Il avait les mains les plus sublimes qu'il m'ait été données de voir. Elles faisaient des merveilles, que ce soit lorsqu'elles m'hypnotisaient en glissant sur les touches d'un piano ou lorsqu'elles parcouraient avidement mon corps. Chacune de ses phalanges étaient une œuvre d'art, à elle seule, longue, souple, fine, incroyablement élégante, comme ciselée par les couteaux d'un sculpteur.

En amant attentionné, Edward me maintint sur mes jambes, avant de me faire de nouveau asseoir sur lui, pour me bercer tendrement.

Dans cette position, je pouvais sentir contre mes fesses la bosse qui déformait toujours son pantalon. Calmement, je m'emparais de ses lèvres pour l'embrasser et le remercier du fantastique orgasme qu'il venait de me prodiguer. Il approfondit ensuite le baiser, sa langue explorant ma bouche.

Il avait besoin de moi comme j'avais besoin de lui. Je me redressais en lui tendant ma main, qu'il s'empressa de saisir. Les mots étaient superflus, en cet instant. Nos regards parlaient pour nous.

Je le fis s'allonger sur le sol et entrepris de lui retirer son pantalon et son boxer. J'avais inversé nos positions, c'était à son tour d'être exposé et offert. Debout, face à Edward entendu sous moi, je me dévêtis avec une lenteur exagérée, en ondulant des hanches effrontément.

Voir sa pomme d'Adam remonter le long de sa gorge, alors qu'il déglutissait difficilement devant le spectacle que je lui offrais, m'emplit de fierté. Sans me quitter des yeux, il tâtonna à la recherche de son pantalon, afin d'en extirper le précieux sésame qui allait nous offrir un aller simple pour le paradis.

Une fois revêtu de sa camisole de latex, je couvris son corps frémissant du mien.

- Tu es divine…

- Tu n'es pas mal non plus.

Edward entra de manière presque indolente en moi, comme si cela ne lui coûtait pas de prendre son temps. C'était tellement différent de notre première fois. Il n'y avait pas d'urgence. Juste nous deux. Le monde s'arrêtait à la porte de son bureau, rien d'autre en dehors n'existait.

Je me relevais posant mes paumes sur son torse. Edward plaça les siennes sur mes hanches, afin d'accroître la profondeur de ses poussées à l'intérieur de moi.

Nous gardions délibérément un rythme lent, pour prolonger le plus possible notre étreinte. Une des mains de mon amant migra vers ma poitrine, tandis que je continuais à jouer les amazones. Il s'amusait avec mes mamelons les faisant rouler entre ses doigts, m'arrachant des gémissements malgré moi. Pour lui rendre la pareille, je resserrais les parois de mon vagin sur sa queue à intervalles réguliers, le faisant grogner de contentement.

- Comment tu fais ça ? C'est trop bon… Marmonna-t-il.

- C'est mon secret… Tu aimes visiblement ?

- J'adore tout ce que tu me fais, mon ange… Tu es une véritable déesse.

Les pénétrations d'Edward en moi se firent plus fortes et plus rapides, signe qu'il allait bientôt basculer dans l'extase et qu'il souhaitait que je le rejoigne.

- Continue Edward… Encore…

- Tu me tues, tu sais ça ...

J'étais tout bonnement incapable de répondre, car une onde de choc commençait à envahir tout mon être. La respiration d'Edward se faisait, elle aussi, de plus en plus lourde, en écho à la mienne.

- J'ai besoin que tu viennes, Bébé… Je ne vais pas tenir longtemps... Susurra-t-il.

J'étais proche, vraiment très proche. Mes muscles intimes commençaient à se contracter d'eux-mêmes. Je voulais plus d'Edward, juste un peu plus… Sans avoir besoin de formuler ma demande à voix haute, il accéda à ma requête en titillant mon clitoris.

Quelques secondes plus tard, je sentis le nœud qui me tordait l'estomac se délier tandis que le plaisir m'embrasait entièrement. La prise d'Edward se resserra sur ma taille et il ne lui fallut qu'une minute supplémentaire pour basculer à son tour. Je m'effondrais sur son torse alors qu'il m'entourait de ses bras, caressant tendrement ma chevelure éparpillée.

Alors qu'Edward cherchait encore à reprendre sa respiration, je partis tout à coup dans un grand éclat de rire. Mon amant arqua un sourcil réprobateur sur moi, en faisant une moue vexée. Je le rassurais immédiatement sur la raison de mon hilarité.

- Tu crois qu'un jour nous arriverons à faire ça autre part qu'au bureau ?

- Ça ne tient qu'à toi, que nous changions cela tout de suite, tu sais que j'habite à deux pas. Rétorqua-t-il du tac-o-tac.

Tout comme moi, Edward tenait toujours ses promesses. Heureusement, j'avais toujours dans mon bureau une ou deux tenues de rechange, au cas où. Une fois mes affaires récupérées, nous avions foncé jusqu'à son appartement et à peine la porte de son loft avait-elle été claquée que nous nous étions de nouveau rués l'un sur l'autre. Nous avions baptisé pas mal de coins de son appartement.

Contrairement à ce que son manque de souffle le week-end précédent m'avait laissé supposer, j'avais pu me rendre compte qu'Edward était en excellente condition physique.

Il m'avait d'abord plaquée contre la porte d'entrée, avant de nous faire déménager jusqu'au comptoir de la cuisine, nous nous étions ensuite retrouver contre l'un des murs du couloir menant à sa chambre, avant d'enfin atterrir sur son lit, essoufflés et repus de plaisir.

Lorsque nous nous endormîmes vers 2 heures du matin, nous n'avions toujours pas terminé notre présentation, mais nous étions positivement comblés.

Se réveiller entre les bras d'Edward s'était révélé des plus agréables. Je l'avais surpris à me regarder dormir, tout en caressant doucement mes cheveux.

- Bonjour Miss Swan. Bien dormi ?

- Comme un bébé. Et vous Monsieur Cullen ?

- J'ai rarement profité d'un sommeil aussi réparateur. J'ai été bercé dans les bras d'un ange. Souffla-t-il à mon oreille.

- Qui aurait cru que tu étais un incorrigible romantique ? Remarquais-je.

- C'est toi qui me fais cet effet là, Bella. Déclara-t-il gravement.

Toujours penché vers moi, Edward déposa ses lèvres sur les miennes. Après avoir mis fin à notre baiser, il enfouit son visage, au creux de mon cou.

- Et Cullen, je rêve ou tu es en train de me renifler. Rouspétais-je, en essayant de paraître offusquée.

- Ce n'est pas de ma faute, si ton odeur m'a totalement ensorcelé. J'en suis littéralement dingue.

- C'est bien la première fois que l'on me dit ça.

- Tu sens la violette, le lilas, le miel et la brioche sortant du four. C'est enivrant… Me jura-t-il, en embrassant ma clavicule.

- Tu me donnes faim, à parler comme ça.

Je sortis du lit, embarquant avec moi la chemise d'Edward qui traînait sur le sol.

- Café ? Criais-je depuis la cuisine.

- Noir sans sucre. Me répondit-il depuis la salle de bain.

Au bout de quelques minutes, je rejoignais Edward, une tasse dans chaque main. Je ne regrettais vraiment pas le déplacement. Edward, nu sous la douche, l'eau ruisselant le long de son corps athlétique était définitivement un spectacle qu'il fallait voir au moins une fois dans sa vie. Il avait les yeux fermés, un air très concentré affiché sur le visage l'image même de la perfection. J'étais frappée par la remarquable symétrie de ses traits. Il paraissait taillé à même le marbre, tel une statue antique.

Comme alerté par ma présence, il ouvrit soudain les yeux et fixa ses splendides yeux verts sur moi.

Fuck, encore une fois je m'étais fait pincer. Comment lui reprocher son arrogance alors que je la nourris malgré moi ?

De nouveau, pas un mot n'avait besoin d'être échangé entre nous, il me tendit simplement la main, m'invitant à le rejoindre, sous le jet brûlant. Après avoir posé nos cafés, près de la vasque, je me retrouvais une nouvelle fois pressée contre lui. Avec beaucoup de précautions, Edward me lava et j'en fis de même, prenant le temps de tracer chaque plein et chaque délié du corps de l'autre. C'était jouissif de voir l'épiderme d'Edward réagir au moindre de mes attouchements.

Trop vite à mon goût, nous dûmes nous extirper de ce cocon protecteur. L'heure tournait…

Pendant que mon fabuleux petit-ami se rasait, je me maquillais rapidement, bénissant intérieurement mon côté prévoyant. J'avais toujours dans mon sac à main un petit kit de survie, avec des miniatures de mes produits de beauté habituels, ainsi qu'une petite trousse de maquillage.

- Tu as prévu quelque chose ce week-end ? Demanda soudain Edward.

- Non, rien de spécial, pour le moment, mais il faut absolument que j'aille voir Angela. ça fait trop longtemps que nous ne nous sommes pas vues toutes les deux. Lui indiquais-je.

- Tu crois que tu me trouverais une place dans ton emploi du temps ?

- Ça doit pouvoir se faire, que dirais-tu de venir dîner samedi soir chez moi ?

- Avec plaisir, Beauté. J'amènerais le vin et quelques DVD. Suggéra-t-il.

- Ça sonne bien. Acquiesçais-je.

Une fois prêts, nous avions quitté l'appartement d'Edward pour nous diriger vers le cabinet, marchant main dans la main dans les rues de Seattle. J'avais le cœur étonnement léger. Il était encore tôt et je ne craignais pas de croiser l'un de nos associés. Fidèles à nos habitudes, nous avions fait un crochet par le Starbucks, pour prendre une nouvelle dose de caféine. Après un dernier baiser échangé dans le hall, nous étions entrés dans nos bureaux respectifs, prêts à attaquer cette nouvelle journée avec la promesse de nous retrouver le soir même pour une nouvelle séance de travail…


Alors, que pensez-vous de ce premier coup de canif dans le contrat ?

Comme toujours, si vous avez aimé ou détesté, ou encore si une question vous taraude, une seule solution : passez par la case review, pour les remarques ou les critiques.

Bises à tous et à toutes.