Hello, Hello. Je poste un peu plus tard que d'habitude aujourd'hui mais je suis sortie plus tard de cours avec un exposé bien pénible. Bref, je sens que ce chapitre va encore vous faire bouillir, et je m'en réjouis d'avance mouhahahahahah, non, je ne suis pas sadique. Il ne faut pas oublier que moi, contrairement à vous je sais ce qui se passe dans la suite.

Disclaimer : Seule l'histoire est à moi. Les persos sont à JKR

Réponses aux reviews anonymes :

Marine : Ouii ils sont meugnons. Un nouveau couple quoi xD Voilà le prochain chapitre. J'espère qu'il te plaira

Lapin d'Alice : Twilight ça devient lourd au bout d'un moment xD Pour Narcissa tu vas voir là-dessous. Et oui tu as raison pour Théo, surtout à qu'à POudlard ils étaient plus des camarades que vraiment amis. L'amitié s'est révélée ici ^^

Lucilee : Ouaiiis, Alexis chouchou s'est réveillé. Enfin ! Dina est excitée comme une puce ce n'est pas sa faute lol. Non, tu n'as pas rêvé il s'est bien retenu de l'apeller maman à un moment. Parce que au début dans je ne sais plus quel chapitre, quand il demande à Hermione si elle ne veut pas être sa maman, elle lui explique que ça ne marche pas comme ça etc. Et ca il l'a bien compris du coup il a l'impression qu'il n'a pas vraiment le droit de l'appeller maman. Du coup il le fait de manière assez instinctive, comme quand il ne se sent pas bien ou là quand il s'est réveillé, groggy et qu'il y avait plein de gens qu'il ne connaissait pas. Et après comme il allait un peu mieux, il avait concsience qu'il allait l'apeller maman et il s'est rattrapé.^^

POur Narcissa tu vas voir mais ce n'est pas un somnifère. Et c'est vrai que Drago cède beaucoup à Hermione mais l'univ c'est important et c'est quand même pour lui avant tout ^^ ET ne t'inquiètes pas, tu ne me vexes pas au contraire. les critiques c'est important quand elles sont constructives !

LONDON123 : Ca va et toi ? Je suis contente de te revoir. Je suis sure que ce chapitre va te faire criser mouhahahahahah :D

Joy : la réaction de Ron et Lulu ce n'est pas encore pour maintenant (j'avais plus de trucs à écrire que prévu ^^), j'espère que le chapitre te plaira !

Charlotte : je crois qu'on veut toutes le même anniv *_*

Manon : Tu aimes Alexis hein ? Je ne sais pas encore pour l'adoption, ce ne sera pas maintenant en tout cas (et tu va vouloir encore me tuer après ce chapitre xD)

Anonyme qui n'a pas écrit son prénom ou qui a été dé-loggé pendant sa review : Merci beaucoup, voici la suite

Audrey : Bien joué, je t'ai envoyé un mail ^^

fic-twilight-inspiration : Merci beaucoup beaucoup pour toutes tes reviews ! La suite est là et je suis sure que les quatre jours sont passés vite !

Vera Bennett : Ah ça...pour un pétage de plomb...Narcissa va taper fort, tu vas voir ça héhé


Chapitre XXIII : Dérapage

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Lorsqu'Hermione franchit les portes de Sainte-Mangouste, elle se sentait déjà nostalgique. Nous étions jeudi et cela signifiait deux choses : elle passait son avant dernier jour en tant que volontaire et Dina quittait l'hôpital aujourdh'ui. Elle était plus qu'heureuse pour la petite fille mais elle savait qu'elle allait lui manquer. Même si ses parents étaient d'accord pour que leur fille passe du temps avec Hermione et Drago, cette dernière savait qu'elle ne pourrait pas le faire aussi souvent qu'elle l'espérait, à cause de ses cours.

Elle passa à son casier, enfila sa blouse et monta directement voir Dina.

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« Hermione, Hermione, Hermione ! Je rentre à la maison cet après-midi. »

« Je sais ça. Tu dois être très contente. »

« Oui, mais tu vas me manquer. Et Alexis aussi. Et Drago surtout. Et moi je vais te manquer aussi hein, hein, hein ? »

« Bien sur que tu vas me manquer, mais nous nous verrons toujours. »

« Et tu m'emméneras voir Alexis, hein, hein, hein ? Tu as promit ! »

« Si j'ai promit alors… Je repasserais te voir tout à l'heure d'accord ? Je dois y aller maintenant. »

« Et Drago il va venir ? Il doit me dire au revoir ! »

« Je ne sais pas. Mais je pense qu'il viendra. »

Hermione jeta un dernier regard vers la petite fille qui semblait encore plus excitée que d'habitude, et puis elle sortit dans le couloir, afin d'entamer son avant-dernière journée de travail.

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A un autre étage, Narcissa avançait d'un pas résolu, franchissant métres après métres l'espace qui la séparait de la chambre d'Alexis. Lucius y était entré depuis une bonne demi-heure et il était temps pour elle d'aller récupérer son mari. Sa main dans la poche de sa blouse, ses doigts serrés contre le petit sachet, elle arriva devant la porte et l'auror installé devant se poussa sans sourciller. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait cette infirmière, elle avait l'habitude de venir apporter des médicaments ou autres composants demandés par Lucius Malefoy.

Narcissa entra dans la pièce et vit que Lucius était penché sur le gosse qui dégoulinait de sueur ou d'elle ne savait pas trop quoi. Il était pâle et semblait mal en point mais cela n'avait aucune importance pour elle. Elle vit son mari se redresser et se tourner vers elle, et il fronça les sourcils lorsqu'il la vit, une expression agacée se peignant sur ses traits.

« Encore vous ! Mais vous n'avez pas fini de venir ici ? »

Narcissa ne répondit pas et tenta de garder un air parfaitement calme tandis que ses doigts défaisaient le cordon du petit sachet. Elle attrapa une grosse poignée de poudre d'obscurité instantanée du Pérou, qu'elle avait acheté dans la boutique des jumeaux Weasley et la laissa tomber au sol.

Ensuite, tout se passa vite et lentement à la fois. Un noir d'encre s'installa dans la pièce. Les volets étaient ouverts mais on ne voyait pourtant strictement rien. Un peu désorientée par l'obscurité soudaine, Narcissa fut cependant aidée par Alexis qui se mit à crier et pleurer.

« Maman…maman… »

« Qu'est ce que…CODE 2…CODE 2 ! » Hurla la voix de l'auror.

« Par Salazar ! » Fit ensuite Lucius.

Narcissa tira sa baguette par sécurité mais l'auror ne semblait pas avoir l'intention de lançer un sort, surement par peur de toucher Alexis et continuait de hurler des "CODE 2" à tout va.

Guidée par les pleurs du gamin et par les exclamations de Lucius, Narcissa continua d'avançer et finit par refermer sa main sur Lucius.

« Qu'est ce que… » Commença celui-ci en tirant sur sa manche pour se dégager.

« Suis-moi Lucius, il faut qu'on se depêche. »

« Quoi ? Non mais vous êtes complètement folle. Lâchez-moi espèce d'employée de bas étage ! » S'énerva Lucius en tirant une nouvelle fois sur sa manche.

« Lucius ! » Implora Narcissa en aggripant plus fort sa manche.

« Lâchez-moi ! Je savais bien que vous étiez complètement dérangée ! »

« Lucius tais-toi et avance. C'est moi, Narcissa. »

« Mais bien sur. Ma femme est bien à l'abri dans son manoir. »

« Mais non Lucius, c'est moi, je suis venue te chercher. Je suis venue te libérer. »

La blonde commençait à perdre patience et elle tirait de toute ses forces sur le bras de Lucius pour le forçer à avancer dans ce qu'elle espérait être la direction de la porte. Mais Lucius était plus fort qu'elle et il résistait du mieux qu'il pouvait. De leurs côtés, Alexis et l'Auror continuaient d'hurler et Narcissa était à deux doigts de perdre le contrôle d'elle-même. Et elle ne savait pas combien de temps la poudre d'obscurité était censée durer. Elle continua d'avancer tant bien que mal mais soudain, un bruit métallique retentit, suivit d'un juron et elle devina que Lucius avait buté sur quelque chose.

« Lucius, je t'en supplie dépêche-toi. »

« Arrêtez ça tout de suite ou je vous jure que je trouve le moyen de réutiliser ma baguette pour vous refaire le portrait. Peu importe que vous soyez une femme ou non. »

Narcissa laissa échapper un sanglot, plus du à l'énervement et à la rage qu'autre chose. Elle s'apprêtait à faire forcer de nouveau Lucius à avancer lorsque la lumière revint de nouveau, d'un seul coup. Narcissa commença alors à paniquer intérieurement. Ils étaient censés sortir de la pièce avant que la luminosité revienne… l'opération allait être plus compliquée.

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« Ne bougez plus. » Fit l'auror en pointant sa baguette vers Lucius et Narcissa.

La blonde en fit de même et Lucius recula d'un pas.

« Je n'y suis pour rien ! » S'exclama-t-il a l'intention de l'auror. Cette infirmière est complètement folle."

« Mais c'est moi. NARCISSA. Il faut qu'on s'en aille ! Je suis venue te chercher pour que tu reprennes ta place dans notre famille. C'est moi Lucius. »

Elle le regardait d'un air suppliant, tout en tenant l'auror en joue. Lorsqu'il fit un pas vers elle, elle leva un peu plus sa baguette.

« Ne bougez pas ! »

« Baissez cette baguette. »

« Vous ne pouvez rien me faire ! La magie est bridée dans cette pièce ! »

« Je suis auror, je n'ai pas besoin de ma baguette pour vous neutraliser. Posez cette baguette. »

« NON ! »

« Posez cette baguette…vous ne pouvez pas sortir d'ici de toute façon. Mon collègue à l'extérieur a verrouillé la porte et il va appeler du renfort. Posez tout de suite votre baguette si vous ne voulez pas aggraver les choses. »

Les yeux de Narcissa se retrécirent. Elle ne doutait pas de la véracité de ses paroles. Elle se doutait à présent que le fameux code deux signifiait la fermeture de toutes les issues de sortie. Mais ça ne pouvait pas se passer comme ça. Elle voulait récupérer Lucius. Personne n'allait l'empêcher de récupérer Lucius.

Son regard tomba soudain sur une petite tablette de l'hôpital et Narcissa fut prise d'un coup de folie. Elle se précipita sur la tablette, attrapa une seringue remplie d'un liquide noir de jais et en un bond, elle était sur le lit d'Alexis, la seringue à quelques millimètres de son cou. Lucius écarquilla les yeux alors que l'auror baissa légèrement sa baguette. Alexis quant-à lui, se mit à hurler encore plus, se brisant les cordes vocales.

« Maman Hermione…MAMAN, MAMAN. »

« LA FERME ! » Explosa Narcissa.

« Laissez ce gosse tranquille ! » Intervint Lucius.

« Lucius…il faut que tu viennes… » Commenca-t-elle d'un ton désespéré.

Elle se tourna ensuite vers l'auror et dit « Vous allez débrider la magie et demander à ce qu'on installe un point de transplanage dans cette pièce. Si vous ne le faite pas, je tue ce gosse. Je lui plante cette seringue entière dans la carotide : je suis sure que ça lui fera énormément de bien. »

Lucius ouvrit la bouche mais au moment où il s'apprêtait à prononçer ses mots, il stoppa net : le visage de l'infirmière se gondolait, se transformait, comme si elle était sous polynectar et qu'elle avait laissé passer la durée d'action sans en reprendre. Lucius et l'auror virent avec stupéfaction les cheveux de l'infirmière pousser et s'éclaircir, passant du châtain au blond, ses yeux devenir bleus-gris et sa taille s'allonger. Son visage s'affina et son nez se retroussa.

La bouche entrouverte, figé dans une expression de mi surprise mi horreur, Lucius observa la fausse infirmière reprendre sa réelle apparence. Elle n'avait pas menti. Il s'agissait bien de Narcissa qui se tenait devant lui, en chair et en os, une étincelle de pure folie dans les yeux et menaçant de planter une aiguille dans le cou du petit garçon dont il s'occupait…

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Hermione fredonnait tout en nettoyant la plaie d'un petit garçon qui avait fait une chute en balai. Elle la referma ensuite à l'aide de sa baguette mais déposa quand même un pansement en forme de dragon pour la forme. Le petit sembla ravi et s'empressa d'aller le montrer à sa mère, avant de faire un signe d'au revoir à Hermione. Celle-ci lui sourit, puis elle jeta un coup d'œil à la pendule. L'heure de sa pause était arrivée alors elle décida d'aller à son casier. Il fallait qu'elle envoie un mot à Drago, pour être sure qu'il n'oublie pas de venir voir Dina. Hermione n'osait imaginer la déception de la petite fille si jamais il ne venait pas lui dire au revoir avant qu'elle ne quitte l'hopital. Elle écrivit rapidement le mot, puis elle se décida à retourner voir Dina, pour voir si ses affaires étaient bien empaquetées. Elle irait voir Alexis après.

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Dina était dans sa chambre, en train de faire de la corde à sauter. Quand elle vit Hermione rentrer, elle reussit à sautiller, ce qui était en soi un exploit puisqu'elle était déjà en train de sauter à la corde.

« Hermione, Hermione, Hermione, j'en suis a deux cent soixante sans m'arrêter. »

Apparement sauter ne lui coupait pas le souffle, ni le débit de parole.

« Dina où est-ce que tu as trouvé cette corde à sauter. »

« Je m'en servait pour ma réeducation et je l'ai gardée. Mais quand je vais partir tout à l'heure je vais la rendre parce que chez moi j'en ai une rose. C'est mieux le rose hein, hein, hein ? »

« Disons que tu préfère le rose. » Sourit Hermione. « Tes affaires sont prêtes, tu les as bien rangées ? »

« Oui, j'ai tout rangé comme une grande. Il faudra que tu lances un sort dessus pour que ça devienne plus petit. »

« Tu as rangé toute seule ? »

« Oui, oui, oui, je peux ranger toute seule. J'ai pas besoin qu'on m'aide, je suis grande. »

« Je peux regarder ? » Demanda Hermione qui pressentait que Dina n'avait pas la même notion du rangement que le commun des sorciers.

La petite fille hocha la tête et continua de sauter à la corde pendant qu'Hermione allait ouvrir l'énorme valise qui trônait dans un coin de la pièce. Elle avait vu juste. Dina avait tout simplement jeté pêle-mêle ses affaires, sans se soucier du fait qu'une chaussette sale pouvait très bien trainer sur sa brosse à dents. Le fait que la valise ai pu se refermer semblait même être un exploit en soi. Hermione secoua la tête et d'un coup de baguette discret, toutes les affaires se rangèrent correctement.

Une fois cela fait, elle quitta la chambre en ayant promit au moins trois fois qu'elle reviendrait, et puis elle s'en alla vers la chambre d'Alexis.

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Dans la chambre d'Alexis, l'auror avait changé de cible et pointait à présent sa baguette vers Lucius, qui leva les mains en l'air en signe d'innocence.

« Je n'y suis pour rien ! Je vous le jure. »

« Il s'agit de votre femme pourtant. »

« Je ne savais pas ce qu'elle préparait…je ne…Narcissa, mais qu'est-ce qu'il te prend ? »

« Je suis venue te chercher Lucius. Il faut que tu reviennes. Le Manoir à besoin de son maitre de maison. J'ai besoin de toi, j'ai besoin de mon mari…Lucius, j'ai fait ça pour toi. Ca va marcher. Sinon je tue ce gamin. » Termina-t-elle en plantant ses yeux dans ceux de l'auror.

« Narcissa ! » Fit Lucius d'une voix froide « Laisse cet enfant tranquille. Il est malade. Je dois le soigner. Tu ne vois pas qu'il est fièvreux. Et tu le terrifies ! »

Alexis était en effet toujours en train de pleurer, appellant Hermione à l'aide de cris désespérés.

« Mais Lucius…si tu m'avais suivie tout à l'heure au lieu de protester ! »

« Narcissa IL SUFFIT ! Laisse Alexis tranquille et va-t-en d'ici si tu ne veux pas avoir plus de problèmes avec les autorités. »

« Mais, il faut attendre de pouvoir transplaner. » Répliqua la blonde.

« Narcissa…je ne pars pas d'ici ! »

Narcissa le regarda avec un air de totale incompréhension, puis elle plissa les yeux et des larmes de fureur y apparurent.

« Mais…il faut que tu rentres au Manoir ! »

« Au Manoir ! Mais as-tu donc perdu la tête ! Tu crois vraiment que si tu m'aidais à m'échapper d'ici nous rentrerions au Manoir ? Je purge une peine d'emprisonnement ma chère, et lorsque l'on est prisonnier, on ne rentre pas calmement chez soi pour prendre le thé. Qu'est ce que tu cherches ? A me faire renvoyer à Azkaban pour que j'y reste là-bas toute ma vie ? A y aller toi aussi ? Pourtant tu ne dois pas vraiment avoir envie d'y aller si je me fie à tes agissements. Depuis que je suis emprisonné, tu ne m'as pas une seule fois écrit, tu ne m'as pas une seule fois demandé de mes nouvelles ou donné des tiennes. Jamais tu n'as essayé d'obtenir un droit de visite, je suis sur que tu n'as jamais envisagé d'en faire la demande. Alors que veux-tu ? Récupérer ton mari alors que tu n'es même pas capable de te comporter comme une épouse digne ce nom. Tu m'écoeures Narcissa ! »

« Non…NON, tu ne comprends pas, je ne pouvais pas y aller ! J'ai tout perdu. Tu dois reprendre ta place et les faire taire. Les gens parlent sur le dos de notre famille, ils salissent le nom des Malefoy, notre honneur…et Drago... »

« Je te déconseille de continuer. » Cracha Lucius, le visage menaçant.

« Mais… »

« LA FERME NARCISSA. Comment est-ce que tu peux croire que j'aurais même envie de partir avec toi après la façon dont tu t'es comportée avec notre fils ? Tu es sa mère et tu l'as rejetté. Tu as rejetté ton propre fils. Depuis quand es-tu devenue si odieuse Narcissa ? Tu parles du nom et de l'honneur des Malefoy mais ne tu mérites même pas de porter ce nom parce que tu n'en respectes même pas les valeurs. Je suis sur que tu ne les connais même pas. Le sens de la famille, est-ce que ça te dit quelque chose hein ? La famille est ce qui passe avant tout chez les Malefoy. Et tu sais à quel point j'ai failli à cette mission pendant la guerre et à quel point cela me tracassait. Et en prison je ne pouvais pas non plus assurer mon rôle pleinement et Drago n'avait plus que toi. Tu aurais du être là pour lui, pour le soutenir et au lieu de ça, tu l'as laissé tomber, tu l'as renié. N'as-tu pas honte de toi Narcissa ? Drago es ton fils et tu ne le considéres même plus comme tel, juste parce que tes rêves de beau mariage ne se concrétiseront pas. Je sais ce que tu as fait Narcissa, je sais que tu n'es même pas allé le voir lorsqu'il était dans le coma. Je sais que tu t'es comportée de manière indigne avec lui. Tu es une insulte aux Malefoy. »

« Mais enfin Lucius ! Tu ne l'as pas vu ! » S'indigna Narcissa.

« C'est assez ! Bien sur que je l'ai vu. Comment crois-tu que je sois arrivé ici pour aider les malades ? C'est grâce à Drago et à Miss Granger. »

« Cette sang-de-bourbe ! »

« Son sang est peut-être impur, mais au moins, elle a été là pour Drago. Tu n'as pas honte qu'une sang-de-bourbe ai été là pour lui à ta place ? C'est elle qui a veillé sur lui, c'est elle qui l'a aidé à se remettre sur pieds, c'est elle qui le soutien, c'est elle qui l'encourage et qui agit comme tu aurais du le faire, puisque je n'étais pas là. Une sang-de-bourbe Narcissa, mais une sang-de-bourbe à qui je porte mille fois plus d'estime qu'à toi. Tu es peut-être encore mon épouse mais ce que tu as fait à Drago est impardonnable. Et si ma baguette marchait correctement dans cette pièce, tu peux me croire quand je te dis que je t'aurais déjà fait payer et souffrir autant que tu l'as fait souffrir ! »

Narcissa ne sut pas quoi répondre à ces accusations. Rien ne se déroulait comme prévu. Jamais elle n'avait envisagé ce cas de figure. Lucius ne pouvait pas se montrer si froid et si cruel avec elle. Il fallait qu'elle insiste et qu'elle le ramène à la raison. Et cet horrible gamin qui continuait à pleurer commençait à lui taper sur les nerfs. Instinctivement, elle rapprocha un peu plus la seringue de son artère. Peut-être qu'il se tairait si elle lui faisait peur.

« Narcissa ! N'aggrave pas ton cas. Laisse-le tranquille. »

« … »

« Si tu fais du mal à ce gamin, tu feras encore plus de mal à Drago. Tu veux perdre toutes tes chances de retrouver ton fils ? Qu'il puisse te pardonner ? »

« Ce n'est pas mon fils. Mon fils était un beau garçon ! Pas… pas… »

« Tais-toi ! Je ne veux même pas entendre la suite. Depuis quand es-tu devenue si superficielle, même avec ta propre famille ? Nous ne sommes pas en soirée mondaine. C'est ton fils. Tu es censée l'aimer pour ce qu'il est. Comme n'importe quelle mère au monde le ferait. Tu es abjecte Narcissa. »

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Hermione sut que quelque chose n'allait pas à peine eut-elle posé un pied dans le couloir où était la chambre d'Alexis. Un attroupement anormal de médicomages et d'aurors se tenait devant la porte. Certains avaient leurs baguettes brandies et Hermione se sentit soudain très mal. Elle se mit à courir et s'arrêta au niveau de l'attroupement dans un dérapage.

« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-elle

«… »

« Que se passe-t-il ? » Repèta-t-elle mais personne ne lui répondit.

Tout le monde était agité et parlait fort mais personne ne faisait attention à ses questions. Elle entendait les aurors spéculer autour d'elle. Apparemment ils ne savaient pas vraiment ce qui se passait. Ils avaient été appelés en renforts parce qu'un code de sécurité avait été déclenché et la pièce barricadée de l'intérieur. Hermione avait peur parce qu'elle pouvait entendre des bruits provenant de l'autre côté de la porte. Et ces bruits étaient les pleurs déchirants d'Alexis. Il l'appelait. Et elle ne pouvait pas venir. Elle entendit les aurors parler de tentative d'évasion mais elle ne voulait pas y croire. Il ne pouvait pas faire ça.

Soudain, un hurlement de rage retentit et les aurors, après s'être rapidement consultés, décidèrent de débloquer la porte et se précipitèrent dans la pièce, baguettes brandies.

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Dans la chambre, Narcissa surtauta vivement lorsque les aurors déboulèrent dans la pièce, et elle ressera sa prise sur Alexis, la seringue dangereusement proche de son cou. Son autre main tenait fermement sa baguette alors qu'une lueur de pure folie s'était installée dans ses yeux. Deux des aurors voulurent se précipiter dans vers Lucius mais leur collègue qui était dans la pièce depuis le début les arrêta.

« Non ! Il est clean. »

« N'approchez pas de lui ou je tue le gosse. » Hurla Narcissa. « Il est à moi vous entendez ! Lucius Malefoy est à moi. C'est mon mari. »

« Maman Hermione…maman Hermione, maman ! »

« Nom d'un dragon, mais tu vas la fermer oui ! »

Hermione ne comprenait pas ce qui se passait. Tout ce qu'elle savait c'était qu'elle devait rentrer dans la pièce et aller voir Alexis. Mais personne ne voulait la laisser rentrer. Seul les aurors avaient pu et médicomages et tout autre membre du personnel de l'hôpital devaient rester à l'extérieur.

« Je vous en supplie…laissez-moi rentrer. Je dois voir Alexis. Vous n'entendez pas qu'il m'appelle !"

« Miss, veuillez-vous écarter de la porte s'il vous plait. »

« Non ! Laissez-moi passer. »

« Personne ne rentre dans cette pièce. C'est dangereux. »

« Je suis Hermione Granger et j'ai survécu à la guerre et à Voldemort, maintenant laissez-moi passer avant que je vous mette en miette. »

Elle détestait mettre son nom et son « statut » en avant, mais comme à chaque fois qu'il s'agissait d'Alexis, elle mettait ses principes de côtés. Et comme les autres fois, l'effet fut immédiat. A peine eut-elle décliné son identité que l'auror la laissa passer. Hermione se précipita dans la pièce et se figea lorsqu'elle vit Narcissa Malefoy, menaçant Alexis à l'aide d'une énorme seringue remplie d'un liquide noir. Hermione eut l'impression que son cœur allait s'arrêter : Alexis semblait terrorisé, il suait à grosses gouttes et saignait légèrement du nez. Hermione ne voulait même pas savoir comment et pourquoi Narcissa Malefoy était arrivée là. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle menaçait Alexis et qu'elle ne la laisserait pas lui faire du mal. Cette femme avait fait du mal à Drago et il n'était pas question qu'elle en fasse de même avec Alexis.

« Maman… »

« Mon Lapin…tout va bien. » Tenta Hermione en faisant un pas vers le lit, tout en tirant sa baguette.

Narcissa réagit au quart de tour et pressa le bout de l'aiguille contre la peau du petit garçon. Une perle de sang apparu et Alexis hurla. Hermione se stoppa net, se sentant totalement impuissante et ne put que se contenter de regarder Narcissa la fixer avec un sourire dément.

« Alors la sang-de-bourbe ! On vient rendre une petite visite. »

« Lâchez-le ! Laissez Alexis tranquille. »

« Petite sotte ! Ce n'est pas toi qui dirige ici. Et si tu veux que je laisse cet "Alexis" tranquille, tu vas plutôt m'aider à faire comprendre à ces stupides aurors qu'ils doivent cesser de pointer leurs baguettes vers moi et qu'ils doivent me laisser partir avec mon Lucius. »

« Narcissa ! Tu dois cesser cela immédiatement. Je ne partirais pas avec toi ! Tu deviens complètement ridicule et dangereuse. Les aurors peuvent t'arrêter à tout moment si ils le veulent. »

« Qu'ils essayent et je vide le contenu de cette seringue dans le corps du gosse. »

Hermione ne connaissait pas ce liquide noir qui remplissait la seringue et elle préférait ne pas savoir ce qu'il y avait à l'intérieur. Elle ne pouvait qu'imaginer ce que cela aurait comme effet sur Alexis… Elle était désemparée et voir que les aurors semblaient ressentir la même chose ne l'aidait pas du tout à se calmer et à avoir moins peur, et à se dire que tout allait bien se terminer. Narcissa Malefoy avait un moyen de pression énorme sur eux, et elle ne semblait pas prête à lâcher prise…

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Drago referma la porte de sa salle de bain derrière lui, plongeant la pièce dans le noir. Il se deshabilla, laissant son pyjama trainer au sol, et puis il se glissa sous la douche. En se lavant, il ne put s'empêcher de repenser à ce qui s'était passé quelques jours auparavant, avec Hermione. Lorsqu'elle avait essayé de glisser ses mains sous son tee-shirt et qu'il avait refusé. Il n'était pas encore prêt pour ça. Il ne pouvait pas accepter qu'elle voit son corps. Il ne pouvait pas prendre le risque qu'elle soit écoeurée et qu'elle ne veuille plus de lui. Lui-même avait encore envie de s'arracher la peau tout les jours, quand il se lavait et qu'il touchait son corps couvert de cicatrices. Aujourd'hui encore, alors qu'il étalait le savon sur sa peau, il espérait que ce soit un cauchemar, qu'il se réveillerait et que ce corps ne soit pas le sien, qu'il retrouve celui d'avant. Celui qu'il aimait exiber dans les dortoir de Serpentard lorsqu'il était encore à Poudlard. Il n'acceptait pas ce qu'il était. C'était pour cette raison qu'il se douchait encore et toujours dans le noir. Il avait assez du toucher et il savait qu'il ne supporterait pas la vue que ses propres yeux lui renverrait, directement ou par l'intermédiaire d'un miroir. Et si ses propres mains sur son propre corps le dégoutaient, il n'était pas possible qu'Hermione puisse ressentir les choses autrement. Elle s'était peut-être habituée à son visage, à force de le voir tout les jours mais les choses étaient différentes pour son corps. Il refusait qu'elle le touche.

Mais pourtant, alors qu'il continuait à se laver, une pensée opposée s'installa dans son esprit. Il imaginait les mains d'Hermione à la place des siennes, et la sensation que cela pourrait lui procurer. Il savait que ses mains étaient douces,légères et il avait conscience qu'il passait à côté de la promesse de beaucoup de plaisir en refusant qu'elle le touche, mais c'était au dessus de ses forces.

Il se rinça rapidement, se sécha et sortit de la douche pour s'habiller. Il allait manger chez Théo avant d'aller à Sainte-Mangouste voir la petite hystérique, autrement nommée Dina.

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La situation n'avançait pas à l'hôpital. Lucius avait renoncé à faire entendre raison à Narcissa. Il était à deux doigts de lui jeter le sortilège Doloris pour lui remettre les idées en place mais sa baguette ne marcherait pas d'une part, et d'autre part, si par un miracle elle se mettait à fonctionner, utiliser un sortilège impardonnable alors qu'il était techniquement encore prisonnier ne risquait pas d'améliorer les choses.

Hermione elle, ne lâchait pas le morceau et tentait toujours de convaincre la blonde de relâcher Alexis.

« Il est malade ! Il a de la fièvre. Laissez-le je vous en prie. Prenez-moi à sa place. »

« Ce n'est pas comme ça que ça marche ! » Tempêta Narcissa

« Je vous en supplie. Laissez-moi au moins venir près de lui. Je ne ferais rien. »

« Ne t'approche pas la sang-de-bourbe ! »

« Narcissa, tu n'as donc vraiment pas cœur ? » Intervint Lucius « Regarde-le ! Il est terrifié, tu lui fais peur et il n'a pas cessé de pleurer depuis que tu es entrée dans cette pièce ! Qu'est ce que tu cherches à la fin ? C'est fini Narcissa ! Vraiment fini »

Une altercation dans le couloir attira à tous leur attention et après quelques protestations, Drago fit son apparition dans la pièce. Il embrassa la scène du regard et son regard se ferma brutalement lorsque qu'il vit sa mère. Son expression froide passa rapidement à une expression haineuse lorsqu'il vit ce que sa mère était en train de faire. Leurs regards se croisèrent et la machoire de Drago se contracta violemment.

En le voyant comme ça, Hermione avait l'impression de retrouver le Drago de Poudlard, le Drago qui la détestait et qui lui faisait du mal. Mais aujourd'hui, toute cette haine était dirigée contre sa mère. Il s'avança vers le lit, mais Lucius tendit une main vers son fils pour le stopper. Drago n'y prêta pas attention et continua d'avancer, mais Narcissa fut vive et rappuya le bout de l'aiguille contre la carotide d'Alexis. Cette fois-ci, Alexis et Hermione hurlèrent en chœur, et un peu plus de sang gicla. L'effet fut immédiat, Drago s'arrêta, n'osant plus bouger.

« Un pas de plus Drago, un pas de plus et je le tue. »

« Drago… » Fit Hermione d'une petite voix.

Il se retourna vers elle et elle se précipita dans ses bras, laissant la pression retomber. Elle éclata en sanglots tout en refermant ses poings autour de la veste de Drago.

« Drago…fait quelque chose…s'il te plait…Alexis…fait quelque chose. »

Drago se détacha d'Hermione et se retourna vers Narcissa. Il sentait la haine pulser dans ses veines, mais il se concentra pour rester calme. Elle semblait complètement folle, et plus que prête à faire du mal à Alexis. Et ça, il était hors de question que ça arrive.

« Lâchez Alexis ! Tout de suite. »

« … »

« Rappelle-toi de ce que je t'ai dit Narcissa. » Fit Lucius « Soit raisonnable. C'est ta dernière chance. Fais-le, pour ton fils. »

« Ce n'est pas mon fils ! Mon fils était un beau garçon, qui allait me faire un beau mariage avec une grande et riche famille. CA n'est pas mon FILS. »

Instinctivement Drago porta la main à son visage, son expression fermée se fissurant pour laisser entrevoir la peine qu'il ressentait à l'entente de ses mots. Ce changemement n'échappa pas à Lucius qui fit un pas vers son fils. Mais Hermione fut la plus rapide et elle posa une main sur son avant bras.

« Ne l'écoute pas. Elle dit n'importe quoi. » Souffla Hermione.

« Miss Granger raison pour une fois. Tu ne dois pas y prêter attention. Elle n'est pas elle-même. Et tu dois savoir que tu es toujours mon fils et que tu le seras toujours. Peu importe comment je me suis comporté vis-à-vis de toi par le passé, tu seras mon fils, quoi que tu fasses et quoi qu'il arrive. »

Drago hocha la tête et reporta son attention sur sa " mère". Il ne comprenait pas comment la situation en était arrivée là. Il ne savait pas pourquoi elle était ici, menaçant Alexis, ni même ce qu'elle voulait. Tout ce qu'il savait à cet instant, c'était qu'il avait définitivement perdu sa mère. Elle n'était désormais plus que sa génitrice…


Et voilààà. La situation à carrément dérapé et j'adore ça. Narcissa n'avait pas envisagé une seule seconde que Lucius refuserait de s'échapper et ça a perturbé tout ses plans. Et quand on a plus de plan, on improvise xD

Maintenant, je tiens à ce que les choses soient claires : Lucius n'est pas un gentil bisounours qui a refusé de s'évader parce qu'il respecte la loi et blabla. Non, il a refusé parce qu'il déteste sa femme après ce qu'elle a fait à Drago et qu'il a promit à Drago qu'il guérirait Alexis. Si une autre personne x ou y avait essayé de l'aider à s'échapper alors qu'il était en train de soigner un autre malade, je ne suis pas sure qu'il aurait dit non ^^

Maintenant que c'est clair, je vous dirais qu'une review et vous aurez le droit d'aller sous la douche avec Drago héhé

Bisous bisous