Chapitre 25 : L'éveil des bêtes

Bonjour à tous ! Me revoilà ! Excusez-moi pour ce retard ; c'est toujours quand on se dit que ça ira plus vite que des emmerdes nous tombent dessus sans prévenir. Aucun savoir-vivre, hein !

Mais j'ai une bonne nouvelle : J'ai réussi mes partieeeeeeels ! Zero ! Fais péter le saké !

Zero *soupire las* : Mais pourquoi ça me tombe toujours dessus ?

Kain : Te plains pas. Je suis sensé être son personnage favori et on ne me voit jamais.

Zero *regard de tueur* : M'en fous, j'aime pas les vampires ! Et puis ça ne change pas beaucoup du manga de toute façon.

Bref, je me suis beaucoup amusée à écrire ce chapitre, même si j'en avais déjà écrit une partie auparavant.

Voilà, j'espère que ça vous plaira. Comme vous pourrez le constater, j'ai un peu (beaucoup) modifié l'ordre des évènements. D'habitude, je n'aime pas trop changer la chronologie, mais je dois avouer qu'en l'occurrence, c'était plus pratique.

On se retrouve en bas pour les reviews !


POV : Yûki

Le miroir me renvoyait l'image d'une fille paumée, dans une robe trop blanche pour elle. Kaname m'avait fait parvenir ce vêtement et je me demandais encore pourquoi je l'avais essayé. Le bal allait bientôt commencer et je n'étais pas encore décidée à y aller, refusant fermement de porter cette robe lumineuse qui n'allait pas du tout avec mon humeur du soir. En vérité, j'aurais pu l'essayer plus tôt, comme toutes les autres filles de la Day Class qui s'étaient préparées des heures auparavant, mais je n'en voyais pas l'intérêt.

Je fis glisser la robe qui s'affaissa sur le sol dans un léger bruit de froissement, puis me dirigeais vers l'armoire. Mes doigts s'arrêtèrent sur un tissu noir et je revins vers le miroir, enfilant le vêtement sombre.

Je jetais un œil à la glace et mon reflet me plut davantage. Non pas que la robe soit plus jolie, mais je me sentais moi-même. Le décolleté en rond laissait à peine entrevoir ma féminité quasi inexistante, et les manches courtes en dentelle donnaient au vêtement une allure un peu plus sophistiquée. Le bas de la robe, en tulle, conférait au tout un aspect aérien qui adoucissait sa couleur sombre.

Je n'étais pas vraiment une adepte du noir, mais ce soir c'était comme si j'allais à un enterrement : le mien. Je me rendais à un bal avec Kaname Kuran. Des tas de personnes risquaient de vouloir me tuer. Autant se préparer…

J'allais sortir lorsque j'avisais la rose sur ma table de chevet. Mes sourcils se froncèrent et un rictus blasé étira mes lèvres. Je ne savais toujours pas de qui elle provenait, même si je me doutais qu'une telle attention ne pouvait venir que de Kuran. Il prenait toujours des airs de galant pour se donner un genre et, vu que j'allais au bal avec lui, il s'agissait certainement d'un moyen de pacifier nos rapports.

Contre mauvaise fortune bon cœur, je pris la rose et l'épinglais sur le bord de la robe, au dessus de la poitrine. Ainsi, on ne pourrait pas dire que j'étais sans arrêt de mauvaise foi.

J'ouvris la porte et tombais nez-à-nez avec Yori, qui portait une robe violine très seyante. Un châle autour des épaules, je ne pus m'empêcher de la trouver élégante. Elle faisait plus femme que moi, en tout cas.

_ Tu es… superbe ! M'exclamais-je.

Elle me sourit.

_ Je te retourne le compliment.

_ Et ben, il va être content Yagari-sensei !

Yori rougit violemment, ce qui jurait un tout petit peu avec la couleur de sa robe. Elle s'éventa avec sa main et détourna la tête.

_ Tu as fini avec ça ?! Occupe toi plutôt de Narcotique !

Narcotique était le doux surnom qu'elle avait trouvé pour Shiki. Je devais bien admettre que ça lui allait bien. Penser au vampire aux yeux bleus m'arracha un pincement au cœur. Je me maudis intérieurement, sentant que cette soirée s'annonçait très mal.

Yori me laissa car Nadeshiko, une fille de la classe, avait visiblement besoin d'aide pour je ne sais trop quoi. Et moi alors ? J'avais sûrement plus besoin d'être sauvée qu'elle !

Je me rendis alors compte que j'étais vraiment d'une humeur massacrante, aussi soufflais-je plusieurs fois d'affilée pour faire bonne figure.

Je sortis du dortoir, l'air frais de la nuit s'engouffrant dans les parcelles de peau laissées à nue. Les chaussures que je portais possédaient de petits talons qui faisaient « clap clap » quand je posais le pied au sol. Impossible de passer inaperçu avec ça. Et puis j'étais la seule habillée en noir, aussi.

J'arrivais devant la salle de bal, croisant quelques élèves au passage. Tout le monde semblait joyeux aussi me forçais-je à arborer un sourire ravi, sourire qui failli se casser la figure mais qui tint bon, lorsque j'aperçus Kuran dans l'escalier (bon sang, je le croisais toujours dans des escaliers !). Bien sûr, il m'avait déjà repéré et il arriva vers moi d'une démarche lente et hypnotique.

Je me fis la réflexion qu'il était absolument injuste de demander aux filles de se préparer pendant des heures et de les obliger à acheter une robe qu'elles ne porteront qu'une fois dans leur vie, alors que les garçons -Day Class et Night Class comprises- étaient vêtus de leur uniforme. Et oui ! Messieurs ne portaient pas de costard, bref ils n'avaient fait aucun effort sur leur tenue !

Ah si, autant pour moi ! Ils arboraient tous une rose à la boutonnière. Excusez-moi, c'est vrai que ça changeait tout…

_ Je te trouve un air bien ironique, Yûki, remarqua le Prince de sa voix chaude et mielleuse.

Il commençait déjà à m'énerver et ce, dès la première phrase. Elle promettait, cette soirée.

_ Tu es ravissante.

Il me tendit son bras. Oh pitié ! C'est vrai qu'il ne faisait jamais les choses à moitié, le Sang-Pur. Je m'accrochais timidement, le corps si tendu que ma silhouette devait avoir perdu le semblant de grâce qu'avait pu me conférer la robe auparavant.

_ Tu… Tu n'es pas mal non plus, dis-je pour faire bonne figure.

Bon et aussi parce que c'était vrai. Je devais bien reconnaître qu'avec ses yeux langoureux aux cils recourbés et ses cheveux bruns qui retombaient avec souplesse dans sa nuque, il avait belle figure le vampire. Mais ce n'était pas ça qui allait le rendre agréable à mes yeux.

Nous pénétrâmes dans la salle de bal et là… je retins une grande inspiration car tous les regards convergèrent inexorablement vers nous.

_ Oh quelle horreur, je veux mourir, larmoyais-je, les dents serrées à m'en faire sauter la mâchoire.

_ Tout va bien se passer, me lança Kuran d'une voix suave. Il serait également dommage de formuler ce genre de vœu.

Nous avançâmes dans la grande pièce et je me sentis noyée sous une vague de regards noirs. Un des élèves de la classe qui avait obtenu la plus mauvaise moyenne passa devant nous avec un plateau de verres, tous remplis d'un liquide pétillant.

_ Un verre de limonade ? Proposa t-il d'une voix dépitée.

_ Euh… non merci, déclinais-je pendant que le vampire à mon bras refusait d'un geste de la main.

L'élève soupira, une moue blasée sur le visage.

_ Qu'est-ce que je me fais chier ! Quelle merde cette soirée ! Maugréa t-il avant de s'éloigner pour proposer ses limonades à d'autres.

J'admirais un instant la manière avec laquelle Kuran demeurait de marbre face à la grossièreté du pauvre élève. Il ne s'appesantit pas sur ce langage, préférant me proposer, sur un ton toujours des plus courtois :

_ Yûki, allons nous installer au fond de la salle, veux-tu ?

Nous venions à peine d'arriver qu'il voulait déjà s'asseoir !

Je lui emboîtais le pas pour ne pas faire d'histoires. J'étais trop focalisée sur ce que le vampire allait me révéler.

Alors que nous avancions, je ne cessais de jeter des regards furtifs autour de moi, affin de repérer une certaine silhouette nonchalante.

_ Inutile, cela m'étonnerait qu'il vienne ce soir, me coupa le Sang-Pur.

Je me stoppais dans mes recherches, prise sur le fait. Je préférais ne pas répondre. De toute façon, nier ne ferait que m'enfoncer davantage.

Au moment où je continuais à avancer, mon épaule heurta quelqu'un. Je me tournais et croisais un regard mauve intense.

_ Zero ?

D'un geste rapide, il remit en place les mèches argentées qui lui voilaient les yeux. Lorsque son regard s'arrêta sur Kuran et moi, il fit des allers et retours entre nous deux. J'eus peur un moment qu'il nous fasse une crise cardiaque, mais ce fut l'apothéose lorsqu'il avisa la rose épinglée à ma robe. Son visage perdit toutes ses couleurs et il s'éloigna d'une démarche robotique, le teint livide.

Je restais muette, le regardant partir avec l'impression que les désagréments de la soirée ne faisaient que commencer.

_ Et bien, Yûki, est-ce ce cher Kiryu qui te trouble autant ? Demanda Kuran, moqueur.

Mon sang battit violemment dans mes veines à mesure que ma jauge d'agacement se remplissait.

_ En tout cas, on peut dire que tu le mets dans un drôle d'état. Qu'en penses-tu ?

Je me mordis la lèvre, n'osant rien répliquer au risque de sortir de mes gonds. Toutefois, mes yeux se levèrent et j'aperçus l'air ironique du vampire qui flottait sur son visage avec un certain sadisme. Il se fichait de moi en plus !

_ Je pense que tu parles trop, Kuran-senpai, répliquais-je avec acidité.

_ Que de sarcasmes ! Une bien vaine défense lorsque la forteresse se fissure, mais je suppose qu'en temps de guerre, toutes les armures sont bonnes à prendre.

La métaphore me laissa de marbre, si ce n'est que le mot guerre fit son chemin dans mon esprit. Nous étions bien d'accord sur ce point. Entre lui et moi, la guerre était belle et bien déclarée. En tout cas, je venais d'ouvrir les hostilités.

Nous passâmes devant le buffet et je me saisis d'un plateau, l'air profondément blasé. J'aurais voulu lui fourrer un amuse-gueule dans la bouche, tout pour qu'il se taise !

_ Tu prendras bien un petit canapé, Kaname ? Lui lançais-je, oubliant toutes les règles de politesse.

Les yeux du Sang-Pur s'assombrirent davantage et je crus un instant qu'il allait m'assommer.

Il soupira d'exaspération.

_ Yûki, quel âge as-tu? demanda t-il.

Je posais violemment le plat sur la table.

_ Je ne voulais pas venir avec toi ! Répliquais-je.

_ Peut-être, mais tu es ici. Tu n'as pas décliné mon invitation, à ce que je sache.

Je le regardais, furieuse. Non seulement il osait me donner cette réponse, mais en plus il arrivait à dire clairement une phrase aussi compliquée à prononcer que « à ce que je sache » sans bafouiller ! Ce vampire était vraiment agaçant !

_ Tu te fiches de moi, là ? Protestais-je. C'est toi qui m'as forcée la main !

Un sourire étira les lèvres du vampire.

_ Tu avais le choix, Yûki, répliqua t-il sans se départir de son calme légendaire. Je ne crois pas t'avoir placé un couteau sous la gorge.

Il avait toujours réponse à tout ! Seulement, je devais ben reconnaître qu'il venait habilement de me couper le sifflet.

_ Voilà pourquoi nos rapports sont si compliqués, lui dis-je au bout d'un moment, en croisant les bras sur ma poitrine. Nous ne sommes vraiment pas sur la même longueur d'onde.

_ Il fut une époque où il en était autrement, objecta le Sang-Pur sur un ton mélancolique très déstabilisant.

J'haussais les sourcils.

_ Je dois avoir la mémoire courte parce que je ne m'en souviens pas.

_ Veux-tu danser? Me demanda le vampire, changeant brusquement de sujet, comme si celui-ci le dérangeait.

Sa main aux longs doigts blancs se tendit gracieusement vers moi.

_ Sans façon, merci. Me permets-tu de prendre l'air quelques minutes ou bien ton odieux chantage m'impose t-il également de te suivre comme ton ombre ?

_ Fais comme il te plaira, répondit Kuran, visiblement lassé par cette conversation.

Il ne fallut pas me le répéter deux fois. Je m'éloignais à grands pas, le besoin de m'aérer devenu de plus en plus oppressant.

Plus la distance entre le Sang-Pur et moi s'intensifiait, plus ma respiration reprenait une cadence normale. La tension me rendait irritable et soupçonneuse.

Une fois calmée, je cherchais Shiki du regard, mais je devais bien constater qu'il ne se trouvait nulle part. Peut-être n'était-il pas venu, tout simplement. Après tout, il était tellement étrange, la veille. Peut-être que des problèmes l'accablaient. Je ne pus m'empêcher de ressentir de la déception à l'idée de ne pas le voir. J'aurais voulu me rassurer par rapport à son état.

Une aura sombre de déprime se propagea alors autour de moi, faisant reculer les personnes qui passaient à côté de moi. Foutue soirée ! De dépit, j'enfournais dans ma bouche un amuse-gueule avec un air de bouledogue constipé. Il ne me fallut pas plus d'une bouchée pour m'apercevoir qu'il s'agissait d'un toast au saumon, ce qui me rappela immédiatement Shiki, lors du bal des vampires. Foutu toast ! Foutu Shiki !

Et où se trouvait Zero? J'aimerais bien savoir quelle mouche l'avait piqué à celui-là aussi ! Foutu Hunter !

Alors que je passais à côté d'un groupe de danseurs, on me barra la route. Je m'apprêtais à répliquer, mais c'était sans me douter que mon ennemi du soir n'était autre que le sourire étincelant d'Ichijou. Foutu sourire !

_ Ichijou-senpai, le saluais-je d'une voix lugubre, très peu adéquate au contexte.

_ Yûki-chan! Quelle joie de te voir ! S'exclama le vice-président, qui n'était visiblement pas contrariant.

L'idée qu'il en faisait un peu trop s'incrusta dans mon esprit.

_ Hmph.

_ Veux-tu te joindre à notre petite danse? Demanda Ichijou en ignorant mes grommèlements.

Je jetais un œil à l'espèce de farandole devant moi. Des filles de la Day Class se tenaient par la main, se disputant pour tenir celle du vice-président de la Night Class.

_ Vous faîtes une ronde? Demandais-je, interloquée.

Ichijou éclata de rire comme si c'était très drôle, récoltant au passage des soupirs amoureux de la part des demoiselles, qui se lancèrent aussitôt dans des commentaires élogieux sur son adorable rire.

Alors que j'allais décliner l'offre -je me trouvais assez ridicule comme ça au quotidien- j'aperçus dans cette joyeuse ronde Shiki, dont l'expression profondément dépitée semblait indiquer qu'il souhaitait se tirer une balle dans la tête. Si j'appelais Zero, ce dernier se ferait une joie d'exaucer son souhait.

Mon cœur loupa un battement et mes yeux s'écarquillèrent. Je restais muette, plantée bêtement devant eux. Je ne savais même pas quoi dire. En vérité, on aurait dit que mes capacités cérébrales s'étaient mises au point mort. A la gauche du vampire je-m'en-foutiste se trouvait Rima Tôya. Elle ne disait rien non plus, mais je sentis son regard me transpercer comme une lance empoisonnée. Rien qui puisse me changer du quotidien, en somme…

_ Je n'ai pas de cavalière attitrée, me confia Ichijou. De cette manière, je peux jouer mon rôle de médiateur entre la Night Class et la Day Class en invitant plusieurs filles à danser.

J'haussais un sourcil, un sourire ironique aux lèvres.

_ Depuis quand as-tu un rôle de médiateur, Ichijou-senpai?

Il m'adressa un clin d'œil.

_ Heureusement que je suis là. Kaname t'as accaparé, Aidou est introuvable, Kain joue le rôle du vigile et Shiki est venu avec Rima.

Je faillis m'étrangler en entendant ces derniers mots. Avec Rima? Ichijou dû lire quelque chose sur mon visage car il me demanda :

_ Tout va bien, Yûki-chan?

_ Euh…oui ! Répondis-je en essayant de me ressaisir. Tout va très bien ! C'est… c'est juste un bout de toast au saumon qui m'est resté coincé dans la gorge !

Je vis Shiki me dévisager d'un air étrange. Quelle idiote! C'était évident pourtant ! Shiki suscitait l'admiration. Il était séduisant, brillant -quoiqu'un peu à côté de la plaque- et son monde n'avait rien à voir avec le mien ! Rima avec ses grands yeux de poupée et son visage de porcelaine détenait tous les charmes pour faire rêver n'importe quel homme ! Ils formaient un couple… parfait. Presque. Non, je ne voulais pas le reconnaître du tout.

Malgré tout ce qu'il s'était passé, je devais arrêter de me faire des films : Shiki n'était attiré que par mon sang, il me l'avait bien dit. Jamais il n'avait mentionné que ma personne l'intéressait ! Je n'étais qu'une imbécile !

La déception n'en fût pourtant pas moins grande.

L'un des élèves qui assurait le service passa à ce moment là, avec un plateau chargé de verres à limonade. J'en pris une au passage et la vidais d'un trait pour reprendre contenance et noyer les sanglots qui montaient dans ma gorge.

La limonade eut du mal à passer. Elle avait un goût franchement dégoûtant, mais j'étais beaucoup trop écœurée par le reste pour y faire vraiment attention.

Je reposais le verre sur le plateau.

_ Attendez ! Lançais-je à l'élève estomaqué, qui s'apprêtait à repartir.

Je repris un autre verre et commençais à le vider également, avec une grimace dégoûtée.

_ Mais c'est vraiment infect ! Dis-je avec un trémolo dans la voix. C'est quoi la marque de cette limonade ?!

Ichijou avait la bouche grande ouverte. Il avisa le plateau et me prit la coupe des mains pour la reposer sur le plateau du type, qui n'en revenait toujours pas.

_ Je crois que ça ira pour ce soir, dit-il. Yûki-chan, il s'agit du plateau destiné aux sensei. Comprends bien qu'eux ne boivent pas de limonade, mais du champagne qu'a fait venir de France le directeur Cross.

Du champagne ? Bleurp ! Je détestais le champagne et son goût amer ! Je détestais ses bulles qui remontaient joyeusement dans la coupe comme si c'était jour de fête ! Je n'avais pas envie de rire, ce soir là !

Je m'inclinais rapidement et me ruais vers la sortie, les joues en feu, avec l'envie de me terrer au fond d'un trou pour échapper à la honte qui me retournait l'estomac.

Je sortis de la salle, sentant l'air frais de la nuit sur mes épaules. Je m'appuyais aussitôt à la rampe de l'escalier et… recrachais le champagne dans un petit buisson de fleurs. Pauvres fleurs. Ce n'était sûrement pas le genre de rafraîchissements qu'elles auraient souhaité, mais je n'aimais vraiment pas le champagne. Et encore moins ce qu'il venait de se passer.

Shiki était venu au bal, accompagné de Rima. Quoi de plus naturel ? Comment avais-je pu croire qu'il s'intéressait à moi. C'était un vampire! Il fallait vraiment que je me rentre ça dans le crâne ! Je m'en voulais tellement d'oublier toujours l'essentiel !

Alors que je tournais la tête, j'aperçus Zero qui me dévisageait avec de grands yeux ronds.

Je recrachais à nouveau le champagne.

_ Si c'est tout l'effet que je te fais, lança Zero, caustique.

Un long silence fit suite à ses paroles, chacun profitant de la fraîcheur nocturne et du calme. La musique parvenait légèrement jusqu'à nous, mais c'est davantage le bruissement du vent dans les arbres que nous entendions. L'obscurité de la nuit dissimulait nos visages, comme pour effacer toute gêne de nos traits au regard des autres.

_ Kaname Kuran n'a pas le meilleur effet sur toi, à ce que je vois, lança soudainement Zero.

Il semblait décidé à se lancer dans un concours de sarcasmes, ce soir. Seulement, je n'étais pas d'humeur à les entendre.

_ Pas vraiment, répondis-je.

_ Je suis surpris que tu l'ais choisi. Tu caches bien ton jeu.

_ Zero, je ne vois pas l'utilité de poursuivre cette conversation.

_ Vraiment? Laisses-moi juste te dire une chose, Yûki : Je te trouve très proche des vampires en ce moment et je commence à me perdre dans ton petit jeu.

Les nerfs à vif, je me tournais vers lui dans un même élan de colère.

_ "Mon petit"quoi?! M'exclamais-je. Je crois que nous nous sommes mal compris, "Monsieur-je-fais-genre-que-je-me-fiche-de-tout-mais-j'ai-très-envie-de-fourrer-mon-nez-partout" ! Si je suis ici, c'est parce que cet espèce de vampire d'opérette m'a forcé à venir avec lui après un odieux chantage dont lui seul est capable ! Alors, ne me dis pas que je l'ai choisi ! Je dois me supporter son attitude détestable, en plus de ses moqueries désagréables ! Arrête de me critiquer, parce que je trouve que je fais assez d'efforts comme ça ! En plus, il a fallu que j'épingle à ma robe la rose à la noix qu'il a laissé sur le seuil de ma chambre, sûrement pour m'énerver davantage !

Zero écarquilla les yeux, une fois ma dernière phrase prononcée. Ce n'était pas l'élément que je trouvais le plus désagréable dans l'histoire, mais bon… j'étais soulagée qu'il prenne enfin en considération ma situation. L'idée de continuer à hurler mes diatribes sans pouvoir reprendre mon souffle ne me séduisait pas plus que ça.

_ Comment peux-tu être certaine que c'est Kuran qui l'a mise là ? Demanda Zero.

Pourquoi cette question? Je le savais, c'est tout !

_ Parce que je ne vois pas qui cela pourrait être d'autre. Et je trouve que ça lui ressemble bien.

Une moue irritée passa sur le visage du Hunter.

_ Ce n'est peut-être pas lui, objecta t-il.

_ Mais tu le fais exprès ou quoi ? Tu ne vas pas prendre sa défense quand même ! Tu parles d'une coïncidence ! Et puis avec son obsession de pacifier nos rapports… Comme si une rose allait mettre fin à l'animosité entre nous ! Il y a des jours où je me demande s'il a vraiment la lumière à tous les étages !

Zero ne semblait pas vraiment m'écouter. Il regardait la fleur épinglée et me lança dans un souffle :

_ Donc, tu portes cette rose juste parce qu'elle n'y est pour rien.

Mais il faisait vraiment une fixette sur les roses, ma parole !

_ C'est ça, répondis-je. Tu dois me trouver débile, je sais.

Zero baissa les yeux, puis se détourna.

_ Non, dit-il au bout d'un moment. C'est juste que, pendant quelques instants, j'ai cru que c'était pour une autre raison.

Une autre raison?

…..

…..

… Oui, j'aimais bien les fleurs. Sinon, je ne voyais pas trop. Elle venait quand même de Kuran ! Zero n'allait pas me faire croire qu'il accepterait de porter quelque chose qui vienne de Kaname Kuran !

_ Zero, qu'est-ce que tu as ? Tu es vraiment bizarre depuis quelques jours.

_ Je n'ai rien, répliqua t-il, la voix sèche. Ce n'est pas important.

Son ton était cassant et ses yeux brillaient d'un éclat dur. Un feu terrible semblait bouillir à l'intérieur de lui, mais comme il ne me disait jamais rien, je ne savais pas quoi faire pour lui venir en aide.

_ Tu…

Oh ! Un mot ! Je tournais automatiquement la tête vers lui, attendant une suite un peu plus éclairante. J'espérais simplement ne pas m'en prendre plein la figure, cela changerait un peu.

Zero sembla soudain très gêné et je crus même voir un léger fard rouge s'étaler sur ses joues pâles. La nuit jouait sans doute avec ma vision.

_ Tu es… je te trouve très…

Très quoi ?

_ Très… Bordel, tu sens le saumon !

_ Quoi ?! C'est tout ce que tu trouves à me dire ?!

Soudain, je m'arrêtais.

_ Quoi que, ce n'est pas mal, lançais-je. Je vais asphyxier Kuran comme ça. Je ne vais pas arrêter de lui parler et à force, il sera enveloppé dans un nuage de saumon !

_ T'es vraiment dérangée ! S'exclama Zero, sidéré par mon raisonnement.

Il resta un moment devant moi, sans savoir quoi dire. Je me fis la réflexion qu'il semblait même un peu idiot comme ça.

_ Je vais y aller, il faut que je surveille le bal.

Je hochais la tête avec un sourire.

_ Fais de ton mieux !

Zero prit une drôle d'expression.

_ Quoi ? Demandais-je. C'est encore le saumon ? Je sens à ce point ?

_ Non, c'est juste que… Enfin, si c'est ça !

Puis il tourna les talons, une main dans la poche de son pantalon, le regard droit vers la salle de bal.

oOo

Je me retrouvais seule dans la nuit, un frisson me traversant lorsque l'air frais du soir s'engouffra dans mes cheveux. La dernière nuit dans l'ignorance. Je me demandais à quoi ressemblerait le lendemain. Je ne pensais pas regretter ma décision. Si j'avais bien appris une chose, c'est que de nier le problème ne le faisait pas disparaître pour autant. Mon passé devait m'être rendu, quel qu'en soit le prix.

_ Heu… Cross-san ? Demanda une voix timide, brisant la sérénité de la terrasse.

Mon regard se reporta sur un garçon de la Day Class, qui assurait visiblement le service, puisqu'il portait un plateau de verres et une carafe.

_ J'espère que c'est bien de la limonade, cette fois-ci, lui lançais-je.

Il ne sembla pas comprendre. En même temps, il ne pouvait pas savoir.

_ Hem… oui oui c'est bien de la limonade, mais… Cross-san, j'aimerais inviter une fille à danser… c'est l'occasion rêvée pour moi. Pourrais-tu surveiller le plateau… j-j-juste le temps d'une danse ?

Quelle tâche ingrate ! Enfin, je ne pouvais lui refuser ce service. Il avait bien le droit à une danse, après tout. Autant que les autres passent une bonne soirée. Ravi, le garçon s'inclina avec enthousiasme avant de se diriger vers l'intérieur. Je me retrouvais à nouveau seule dans la nuit, à fixer le ciel d'encre comme si derrière les sombres nuages se cachait la vérité. Ne disait-on pas que pour trouver la lumière du matin, il fallait d'abord traverser les ténèbres de la nuit ?

oOo

Le serveur du soir n'était toujours pas revenu et il était grand temps que je retourne voir Kuran. Je ne souhaitais pas qu'il revienne sur sa décision de me révéler mon passé. Tant pis, de toute façon personne ne s'amuserait à voler le plateau de limonade !

Soudain, alors que j'esquissais un geste pour me redresser, deux mains emprisonnèrent mes épaules, me faisant sursauter. Je n'avais entendu personne approcher, trop perdue dans mes pensées. Etait-ce Zero qui était revenu sur ses pas pour disserter à nouveau sur mon haleine ?

Je tournais la tête et tombais face à un œil d'un bleu limpide.

_ Shiki-senpai ?

Son souffle déferla dans mon cou, telle une vague étrangement glacée. Mêlé à l'air frais de la nuit, cela me fit frissonner.

_ Cette odeur…, dit-il d'une voix suave qui ne lui ressemblait pas du tout.

Shiki écarta mes cheveux de sa main, dévoilant ma nuque blanche. Son nez glissa sur ma peau, comme pour en recueillir le parfum.

Cette attitude m'apparut comme étrange et surtout déplacée, ce qui me fit réagir instantanément.

_ Senpai ! M'exclamais-je tout en le repoussant d'un coup de coude.

_ Yûki, Yûki… Même ton nom lui ressemble.

Cette voix grave n'avait rien à voir avec celle de Shiki. Son intonation provocatrice, chaude et froide à la fois, non plus. Je ne saurais dire pourquoi elle me terrifiait tellement. J'avais la sensation qu'elle allait me chercher dans mes propres entrailles, réveillant des peurs secrètes méconnues de moi-même et qui s'élevaient au-delà de toute crainte rationnelle.

L'entendre me pétrifiait. Je n'osais plus esquisser aucun mouvement, comme si mes muscles tétanisaient. Je ne comprenais pas ce qu'il disait, je n'arrivais même pas à croire qu'il s'agissait de Shiki ! Mais pourtant c'était bien son visage, c'était bien ses doigts qui à présent tournaient mon visage vers lui.

_ Les mêmes yeux, dit-il avec un sourire carnassier qui provoqua une sueur froide dans la nuque.

Je détestais ce regard là. Il n'allait quand même pas me pomper du sang en plein bal ! Je tournais la tête. Nous étions seuls. Tous les autres se trouvaient à l'intérieur.

Je jetais un nouveau coup d'œil vers Shiki. Toujours cette désagréable et troublante sensation que ce n'était pas le vampire nonchalant qui se tenait en face de moi, mais quelqu'un d'autre. Shiki pouvait parfois se conduire d'une manière déplacée mais jamais il ne se comporterait de cette façon.

Je tentais de me dégager à nouveau, mes ses mains emprisonnaient trop bien mes épaules pour que je puisse me dégager.

_ Tu t'enfuis déjà ?

Sa bouche se colla contre mon oreille. Mes mains tremblaient et je sentis des gouttes glacées dévaler le long de mon cou.

_ La fête ne fait que commencer, pourtant.

Sa langue passa derrière mon oreille, m'arrachant un frisson de peur et de dégoût. Non, ce ne pouvait pas être Shiki !

Mes muscles bougèrent alors d'eux-mêmes. Agrippant la carafe de limonade sur le plateau à côté de moi, je la cassais sur la tête du vampire. Elle explosa dans un bruit de verre brisé. Surpris, Shiki demeura choqué pendant un instant.

Je m'écartais aussitôt, les restes de la carafe dans la main. Finalement, le brun éclata de rire.

_ Ah tu veux jouer avec moi ? Demanda t-il avec un air sadique. Tu risques de le regretter, fillette.

Soudain, sa main se leva à hauteur de son visage. Un sourire sardonique et mauvais étira ses lèvres. Un sourire de cauchemar. Ses doigts blancs écartèrent alors la masse de mèches folles qui dissimulaient une partie de son visage.

Je lâchais soudain les restes de la carafe, qui se brisèrent sur le sol dans un tintement de verre. Tout en reculant, je tentais de calmer les battements de mon cœur. Que signifiait toute cette mascarade ?! Comment l'expliquer ?!

L'œil gauche de Shiki était brun. Presque de la même couleur que ceux de Kaname Kuran !

_ Qu'est-ce que cela veut dire ? Où est Senri ?

Je ne savais pas pourquoi j'avais dit ça. Les mots étaient sortis tout seul de ma bouche.

_ Senri, hein ? Lança le vampire en face de moi.

Il éclata d'un rire mauvais.

_ Oh comme c'est touchant ! Tu es amoureuse de lui ? Le jeu n'en sera que plus drôle !

_ Vous devriez aller jouer ailleurs, lança soudainement une voix froide.

Nous nous tournâmes vers Kaname Kuran, qui venait de faire son apparition, sans que nous ne l'ayons entendu. Son regard reflétait une profonde animosité, mais aussi beaucoup… d'impuissance ? Et pourquoi vouvoyait-il Shiki ? Je n'y comprenais plus rien !

_ Bien, Rétorqua l'autre en toisant le Sang-Pur. Ce n'est que partie remise, n'est-ce pas, cher neveu ?

_ Neveu ? Répétais-je inconsciemment.

Je n'aurais peut-être pas dû car les yeux vairons du vampire se tournèrent vers moi. Ces yeux… C'était les yeux de mon cauchemar ! Je retins le hurlement qui montait dans ma gorge. Non ! Ce ne pouvait pas être les yeux de Shiki !

_ Toi aussi je te dis à bientôt… Juuri.

Juuri ? Ce nom… Je l'avais maintes fois entendu dans mes rêves. Je levais vers Kuran un regard suppliant, tandis que la silhouette de Shiki s'évanouissait dans la nuit.

_ Kuran-senpai !

Il me regardait avec air désolé et distant à la fois. Je me trouvais en pleine confusion, toutes mes craintes refaisant surface d'un seul coup. Je ne souhaitais plus qu'une chose : que Kuran abrège mon supplice en me rendant mes souvenirs, la seule arme que je pouvais posséder pour faire face à toute cette histoire invraisemblable.

_ Les choses se sont un peu précipitées, Yûki.

Je m'agrippais à la manche de son uniforme.

_ Qui est-ce, senpai ? Ce n'est pas Shiki, n'est-ce pas ? Il t'a appelé neveu ! Où est Shiki ?!

Le Sang-Pur haussa un sourcil.

_ Je pensais que tu me demanderais ce que cette personne te veut ? Et qui est Juuri.

Je reculais, tout en lâchant le vampire comme si le contact avec ce dernier m'avait brûlé.

_ O-oui bien sûr, mais…

Kuran soupira.

_ Je n'avais pas prévu que tu te soucierais d'abord de Shiki.

Je ne répondis rien. Le Sang-Pur reprit :

_ Je vais te révéler ton passé avant qu'il ne vienne de lui-même de façon trop violente. Tu en as déjà eu un avant-goût ici.

Aussitôt, les doigts du Prince se refermèrent sur moi et je me sentis soulevée du sol. Le vent souffla violemment à mes oreilles, aussi me recroquevillais-je sur moi-même, les yeux clos.

Lorsque je les rouvris, nous nous trouvions sur le toit de l'Académie, la voûte céleste d'encre nous surplombant telle une immense aile sombre. Sidérée, je jetais un œil égaré au Sang-Pur qui me considéra d'un air vaguement blasé, comme si tout était normal. Je préférais ne pas regarder en bas…

_ Kuran-senpai… Je viens de penser à quelque chose…

Je m'arrêtais un moment, cherchant mes mots.

_ Si tu me mords pour me rendre mes souvenirs… Je… Je vais devenir un vampire ?

Je frissonnais rien que d'y penser.

_ Tu ne deviendras pas un Level E, Yûki.

Les yeux sombres du Sang-Pur me firent l'effet d'un gouffre, un abime insondable. Comme si les ténèbres elles-mêmes m'observant, guettant le moment propice pour m'emporter dans leur bras d'obsidiennes.

_ J'ai peur, lui avouais-je.

_ Je sais, répondit-il tout en refermant ses doigts sur mes bras.

Il m'attira à lui, dégageant ma nuque. Nous y étions. J'avais peur de devenir un vampire. Lui me disait que je ne serais pas un Level E. Mais qu'est-ce que cela voulait dire ? Sa réponse ne me rassurait pas du tout, bien au contraire, elle jetait sur moi encore plus de trouble.

Soudain, le visage du Sang-Pur s'approcha de moi. En une fraction de secondes, je vis briller dans la nuit ses crocs. J'étais tellement terrifiée que je fis un geste pour me dérober, mais les mains du Sang-Pur enserrèrent mes poignets, me retenant fermement. Je n'avais plus aucun moyen de fuir. Une larme roula sur ma joue tandis que me lèvres tremblaient.

Soudain, les crocs de Kuran s'enfoncèrent dans ma gorge, m'arrachant un cri de terreur et de douleur. Ils semblaient presque plonger dans ma chair, me perçant jusque dans l'âme. Ce fut comme si mon corps se brisait en un instant. Ma vision explosa en mille morceaux. Les couleurs fondirent toutes pour ne laisser qu'un blanc aveuglant. J'avais l'impression que mon corps brûlait, que toute ma vie se mourrait tandis que les ténèbres m'avalaient peu à peu. Je me sentais perdre la raison. Mes muscles me tiraillaient de tous les côtés et le sang battait trop fort à l'intérieur de mes veines. Les larmes roulèrent sur mes joues sans que je ne m'en aperçoive. Tous mes sens me quittaient, je n'avais plus rien. Je ne sentais que la douleur qui me transperçait de toute part.

Puis, elles vinrent. Les images que je redoutais et désirais par-dessus tout. Elles explosèrent dans mon cerveau, modelant une nouvelle vision de moi, de mon existence. Tout me revint. Sans exception. Je me sentis noyée sous toutes ces images du passé, toutes ces émotions antérieures.

La vérité m'apparut et je crus en perdre la raison. C'était impossible ! Cela ne pouvait pas être vrai ! Ces révélations me glacèrent tellement que sur le coup, je voulus ne jamais rouvrir les yeux. J'aurais préféré, à ce moment précis, que Kaname Kuran me tue.


Melli-Mello : Merci beaucoup ! C'est vrai que j'étais pas très satisfaite de l'autre chapitre. Là c'est pareil, il n'y a pas vraiment d'action, mais plus d'humour (mis à part la fin bien sûr). Pour ce que mijote Rido-Shiki tu verras au prochain chapitre ^^. J'espère que ton ordi pourra être réparé.

Tokumi-kun : Merci de me lire !

Clemy-chan : Merci pour la fleur ^^. Vœu exaucé, du sang a coulé, celui de Yuuki. Mais ce n'est rien comparé aux chapitres qui vont suivre niark niark ! *air sadique*. Merci beaucoup pour ta review ! Au fait, dans ta première review tu n'avais pas mis que mon chapitre était mauvais, t'inquiète pas ^^.

BlackCatNeko999 : Et bien si, Rido fait son entrée ^^. Par contre, moi je ne vais pas l'éclater en deux secondes comme dans le manga. C'est LE méchant, il faut qu'il mérite ce titre. Je trouve que dans le manga, il a été vite expédié. En tout cas, merci pour ton soutien !

Hcate : Ah une nouvelle lectrice ! Super ! Merci beaucoup pour ta review, je suis ravie que ma fanfiction te plaise. Pour Yagari/Yori je ne sais pas pourquoi mais j'aimais l'idée de ce couple. C'est totalement improbable mais bon…

Lola : J'espère que tes oraux se sont bien passés. Je croise les doigts pour toi. Merci d'avoir pris le temps de me poster une review, c'est gentil.

AliceOz : Ah toi aussi tu passe des examens ? J'espère que ça se passera bien (s'ils ne sont pas encore finis). Ganbatte ! Je croise aussi les doigts pour toi. Merci pour ta review, ça me fait très plaisir.