Note d'auteur : chercher pas les RAR en fin de chapitre mais plutôt dans vos messages ! Bisous !

Petit rappel des personnages :

Rose Rogue : fille de Severus et Narcissa, elle a neuf mois d'écart avec Drago et vient de l'institut de Salem en Amérique, elle intègre la 7ème année à Poudlard dans la maison Poufsouffle.

Adrian et Elisabeth Potter : Ils sont jumeaux et se sont les enfants de Ginny et Harry. Elisabeth, alias Sélène Black est à Serpentard, et Adrian, alias Grégory Black est à Gryffondor.

Thomas Malfoy : Fils de Drago et Hermione, alias Zackary Silver, il est à Serpentars bien que le choixpeau ait longtemps hésité avec Serdaigle qui aurait du être sa maison.

Alexia Weasley Malfoy : fille de Rose et Ron, tous les deux décédés pendant la guerre, elle est adoptée par Drago et Hermione, alias Julianne Turner, elle est à Poufsouffle.

Hélène Collins : professeur de magie sans baguette et Auror de profession, il semble qu'elle et Sirius s'entendent bien, très bien même… ;-)

Bonne lecture !

Chapitre 25 : Ton fils

Narcissa entra dans le bureau, à bien y réfléchir elle n'y avait jamais mis les pieds, que se soit pendant sa scolarité ou après celle-ci. Elle n'en savait que ce que les maraudeurs lui en avaient dit, beaucoup plus habitué à ce genre « d'invitation ».

Lorsqu'elle s'avança, elle aperçut le directeur de Poudlard, assis derrière son bureau, les mains jointes, l'observant. Ayant assez l'habitude de ce genre d'attitude, elle accepta l'examen sans broncher et prit place devant son ancien professeur avant même qu'il ne l'y invite.

« - Bonjour madame Malfoy » La salua le vieux sorcier

Elle lui fit un signe de tête en guise de réponse.

« - Dumbeldore, il me semble que cela fait des lustres que nous ne sommes vus. Vous avez l'air fatigué » Lui dit-elle simplement.

Il lui fit un petit sourire indulgent.

« - Il semble que je me fasse vieux, madame »

Narcissa aurait pu lui dire de l'appeler par son prénom, mais son rang ne l'exigeait pas, donc elle continua.

« - Si vous le dites professeur… » Lui répondit-elle de son éternelle indifférence.

Elle sentit l'examen du vieil homme et le laissa faire sans rien ajouter, attendant qu'il ait terminé. Lorsque enfin il parut satisfait, il replongea son regard dans le sien, elle le soutint sans ciller.

« - Vous devez sûrement vous demander pourquoi je vous ai demandé de me rejoindre… » Commença t-il finalement.

Elle le regarda sans montrer une quelconque expression.

« - Comme vous devez vous demander ce que je fais à Poudlard depuis quelques semaines, je suppose… » Lui répondit-elle de sa voix monocorde.

Il la regarda par-dessus ses lunettes et lui fit un petit sourire.

« - Et bien, je pense, madame, qu'il y a un lien entre nos deux affaires ! » Déclara t-il.

Elle haussa un sourcil.

« - Vraiment ? »

Dumbledore la regarda encore, puis se leva et arpenta son bureau, les mains derrière le dos.

« - Voyez-vous, deux de nos élèves manquent à l'appelle depuis plusieurs heures… »

Cette fois la jeune femme parut franchement étonnée.

« - Vous m'en voyez désolée, cependant, je ne vois ce que cela à avoir avec moi, professeur Dumbledore »

« - Nous allons y venir » Lui répondit-il simplement.

Il laissa un temps de silence, puis lissa sa barbe d'une de ses mains, réfléchissant.

« - Severus sort d'ici, et bien sûr, nous avons discutés de cette disparition, il semblerait qu'il est plus qu'une idée sur le lieu de détention de nos deux gryffondors… »

Narcissa serra les mains contre sa robe et un éclair de colère passa dans ses yeux, il fut tellement fugace qu'un œil non avisé ne l'aurait même pas remarqué.

« - Je vois » Dit-elle, toutefois en serrant les dents.

Elle se leva, droit et fière.

« - Je suis désolée de ne pas pouvoir vous aidez, professeur, mais je ne connais ni les projets, ni n'est aucun pouvoir sur les agissements de mon mari ! » Lui répondit-elle froidement.

Il la regarda, puis finalement il se rassit.

« - Il est vrai que même si quelques renseignements auraient été les bienvenus, je ne me serais pas permis de vous les demander, madame »

Cette fois, Narcissa eut du mal à cacher son agacement devant l'attitude de son ancien directeur.

« - Sauf votre respect, monsieur, que me voulez vous alors ? »

« - Et bien, si vous voulez bien vous asseoir de nouveau madame, vous pourrez entendre mon histoire… »

Elle le toisa d'un air méprisant.

« - Qu'est ce qui vous fait pensez que j'ai envie de l'entendre, professeur ? » Lui dit-elle, cinglante.

Le directeur ne parut pas s'en formaliser et se contenta d'hausser un sourcil, faussement étonné.

« - Et bien, c'est que cela concerne votre fils, madame, et je… »

« - Drago ? » L'interrompit-elle, blanche comme un linge.

« - Oh oui ! » Dit-il en souriant.

Elle resta tétanisée pendant quelques secondes, puis abdiqua, prenant place de nouveau devant son ancien directeur, ayant vaguement l'impression d'avoir été manipulée…

« - Très bien, vous avez gagné Dumbledore, vous avez toute mon attention » Souffla t-elle.

Il hocha de la tête.

§§§

Sirius retira sa tête de la cheminée et fronça les sourcils. Il n'aimait pas l'idée de rester ici encore une nuit, quelque chose le préoccupait. L'enlèvement de Ginny n'arrangeait rien, bien au contraire, cela ressemblait fort à un piège !

Et si Voldemort voulait détourner l'attention de Dumbledore et des membres de l'Ordre pour mieux frapper ailleurs ? Après tout, il avait déjà procédé de la sorte auparavant, Sirius était persuadé d'une chose, rien n'arrivait par hasard !

Il se releva et ralluma les braises du feu. Lorsque ce fut fait son attention se porta sur Hélène. La jeune auror venait de parler tout en inscrivant quelque chose sur leur tableau de notes.

« - Un point de plus pour l'équipe Potter et Black ! » Annonça t-elle.

Il sourit et se rapprocha.

« - Comment ça se passe ? » Lui demanda t-il.

Elle se retourna et le fixa.

« - Bien, nous pouvons dire que nous avons bien travaillés ! Silver et Weasley sont venus à bout de six détraqueurs et Potter et Black, d'une acromentula ! C'est pas mal ! » Expliqua t-elle en regardant le tableau de notes.

Il la regarda à nouveau et soupira, elle était vraiment belle, il était si heureux d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui lui plaisait autant qu'il se demandait combien de temps cela durerait… Il n'avait jamais eu le droit d'être heureux bien longtemps.

Il secoua la tête pour chasser ses idées noires et enlaça la taille de la jeune femme, elle en frissonna de plaisir et posa sa tête contre son torse, les yeux clos, elle soupira de bien être.

Le maraudeur eut soudain envie de plus, et il commença à lui embrasser le cou, elle sentait si bon et sa peau était si douce qu'il pensait ne plus pouvoir s'en passer. Lorsqu'elle poussa un petit gémissement, il sentit qu'il perdait un peu plus la tête.

« - Sirius…nous ne devrions pas… » Haleta t-elle contre lui, frissonnant à chaque fois que son souffle entrait en contact avec la peau de son cou.

Il grogna.

« - Pourquoi ? » Demanda t-il d'une voix déjà bien rauque.

Elle se retourna pour lui faire face, et lorsque son regard rencontra celui voilé de désir de son compagnon, elle en frissonna aussitôt.

Depuis qu'ils étaient devenus amants, elle était toujours étonnée de la violente passion de leur relation, la plupart du temps, il se jetait l'un sur l'autre comme si c'était constamment la première fois qu'ils se touchaient. Elle avait depuis bien longtemps cessé de faire la comparaison avec ses autres expériences.

Ce qu'elle vivait avec Sirius était si intense qu'elle en avait peur. Ils étaient sans cesse affamés l'un de l'autre, mais cela lui plaisait et dépassait de loin toutes ses espérances, elle ne savait même pas comment elle avait fait pour s'en priver pendant toutes ses années !

Elle avait toujours été plus ou moins attirée par le maraudeur, mais jamais elle n'aurait pensé que cela aboutirait réellement à une relation sérieuse.

Elle le regarda, tout était si désirable chez cet homme, tout l'attirait, sa coiffure un peu rebelle, ses yeux d'un bleu intense, son corps parfait, rien n'était à jeter et elle en soupira de contentement.

Néanmoins, elle se détacha de son étreinte, un peu a contre cœur et posa les mains sur ses hanches.

« - Dois-je te rappeler que nous sommes censés veiller sur nos sorciers en herbe ? » Lui dit-elle d'un air faussement réprobateur.

Il lui fit une mine boudeuse.

« - Est-ce de ma faute si tu me rends fou à ce point ? » Lui dit-il.

Cette phrase faillit la faire céder, mais elle tint bon.

« - Ne fait pas l'enfant Sirius, nous avons une mission ! »

Il leva les yeux au ciel.

« - Ah, ces Serdaigle ! »

Elle fronça le nez, un peu vexée, Merlin qu'il adorait la voir faire ça ! Il sourit et s'approcha d'elle à nouveau et lui caressa doucement la joue, puis soupira.

« - Très bien, comme tu voudras, petit aigle » Abdiqua t-il.

Elle sourit et l'embrassa, et ce qu'elle voulu au début comme un petit baiser réconciliateur se transforma malgré eux en étreinte passionnée, elle ne trouva pas, cette fois, le courage de le repousser et lui rendit la pareille en se serrant étroitement contre lui.

Il gémit de plaisir et après un dernier éclair de lucidité, elle sentie qu'il l'étendait sur le lit, sans séparer son corps du sien. Cette douce pression emporta le reste de conscience qu'elle possédait encore, leurs vêtements disparurent en un clin d'œil et le débat fut clos.

Serdaigle : 1, Gryffondor : 100 !

§§§

Harry et Ron, accompagnés des deux Serpentard arrivèrent enfin en vu du campement, lorsque les autres remarquèrent leur présence, Turner se jeta sur ces deux amis pour les serrer dans ses bras.

Harry remarqua que Ron se précipitait sur Hermione pour voir comment elle allait, il remarqua que mise à part la barre d'inquiétude qui striait son front, la Gryffondor avait l'air d'aller mieux. Alors qu'il allait rejoindre ses deux amis, Harry s'immobilisa lorsque le rouquin posa ses lèvres sur ceux de sa meilleure amie.

Il resta planté là, n'en croyant pas ses yeux, mais qu'est ce que cela voulait dire ? A quoi jouaient-ils tous les deux ? Machinalement, le gryffondor chercha Malfoy du regard, ce dernier fixait la scène avec un air dégoûté et franchement furieux. Harry n'aurait jamais pensé que Malfoy pouvait rougir.

Lorsque enfin, il retrouva la maîtrise de ses membres, il s'avança vers ses deux meilleurs amis.

« - J'ai eu si peur, Ron ! » Entendit-il murmurer.

« - Moi aussi, mais tout va bien maintenant, je suis là » Lui répondit le rouquin.

Harry toussa un peu pour se faire remarquer, et les deux levèrent les yeux vers lui et en même temps, prirent une teinte un peu rouge.

« - Oh, Harry je ne t'avais pas entendu approcher » Bredouilla le rouquin.

« - Est-ce que j'ai manqué quelque chose ? » Demanda t-il, fixant Hermione du regard.

Celle-ci le soutint sans ciller.

« - Je vais vous laisser, et s'il vous plait, lorsque je reviendrai vous me ferez le plaisir d'être réconciliés d'accord ? » Leur lança Ron, les regardant de son, si rare, air sérieux.

Puis, lorsqu'il décida qu'il s'était bien fait comprendre, il déposa un petit baiser sur le front d'Hermione et s'éloigna.

« - Harry, je… » Commença la brunette.

Il la fusilla du regard.

« - J'espère que tu ne joues pas avec les sentiments de Ron, n'est ce pas Hermione ? » La coupa t-il, le ton menaçant.

Qu'elle soit amoureuse de Malfoy était une chose qu'il avait franchement du mal à accepter et honnêtement, il aurait préféré ne pas savoir, mais que sa meilleure amie se joue des sentiments de Ron, cela l'horrifiait vraiment.

Elle soutint son regard et le fixa.

« - J'aime Ron, qu'est ce que tu crois, Harry ? Que je pourrais détruire notre amitié comme ça ? » Lança t-elle un peu amer.

« - Et Malfoy ? » Demanda t-il.

Elle baissa un peu la tête.

« - Malfoy et moi, c'est impossible, tu me l'as toi-même fait remarquer ! »

Il prit sa phrase comme une gifle, il l'avait vraiment blessée et maintenant il se sentait coupable.

« - Mais tu l'aimes, non ? » Ne pu t-il s'empêcher de demander.

Elle sembla chercher ses mots un instant, puis elle souffla.

« - C'est vrai, pourquoi le nier ? »

Elle le regarda avec un sourire triste qui lui serra le cœur.

« - Mais dois-je vraiment gâcher ma vie parce que je ne suis pas amoureuse de la bonne personne ? J'aime Ron, pas de la même façon mais je me sens bien mieux depuis que je le sens proche de moi, est ce que c'est mal, Harry ? » Demanda t-elle, d'une petite voix.

« - C'est mal, si tu en aimes un autre, parce que Ron ne sera jamais Malfoy, Hermione ! » Répondit-il.

« - Je sais Harry, mais pour l'instant je suis avec Ron ! »

« - Et si ça ne marche pas vous deux, s'il découvre la vérité ? »

Elle soupira.

« - Alors j'aviserai »

« - Est-ce que tu penses que ça vaut la peine de gâcher votre amitié ? » Lui demanda t-il une dernière fois, histoire de ne pas lui faire oublier ce qu'elle mettait en jeu.

Elle lui fit un petit sourire.

« - Quoi qu'il arrive, Ron et moi seront toujours amis, Harry, ce n'est pas qu'une simple amitié, c'est beaucoup plus que ça ! »

Il la regarda et lui rendit son sourire.

« - Je sais » Finit-il pas répondre, puis il lui tendit la main.

Elle s'en saisit et se releva, elle avait bien récupérée de sa chute et les potions de la poufsouffle l'avait vraiment aidée, pratique d'avoir la fille du maître des Potions de Poudlard dans ses valises !

Ils marchèrent côte à côte en silence.

« - Tu sais, j'ai toujours plus ou moins pensé que je finirais ma vie avec Ron… » Lui dit-elle en soupirant.

Il la regarda un peu perplexe, puis se détourna, fixant un point imaginaire devant lui.

« - C'est vrai que se serait génial, mais je n'en mettrait pas ma baguette en jeu ! » Lui répondit-il.

Se fut à son tour de le regarder, un peu surprise.

« - Tôt ou tard, tu retourneras vers celui pour qui ton cœur bat, c'est irréfutable ! - Il tourna à nouveau vers elle et lui sourit - Alors, vis ce que tu dois vivre avec Ron, mais c'est un fait, il ne sera pas l'homme de ta vie… »

Elle s'arrêta, confuse.

« - Malfoy ? » Lui demanda t-elle en le regardant, les larmes aux yeux.

« - Malfoy » approuva t-il.

Elle soupira, retenant ses sanglots.

« - C'est si dur Harry, mais qu'est ce qui peut bien m'attirer chez lui ? »

Il bougea ses mains, les remuant dans tous les sens.

« - Ne me regarde pas ! J'en sais rien du tout ! » Lui dit-il.

Ils se regardèrent un instant et éclatèrent de rire. Puis, un bruit d'explosion attira leur attention et ils se précipitèrent à toute vitesse.

« - Putain, Malfoy mais t'es cinglé ou quoi ? » Hurla Ron, sa baguette levée.

Il avait le visage complètement noir et les cheveux redressés sur la tête. Devant lui, se tenait Drago Malfoy, la lèvre fendue, sa baguette également levée.

« - Ta gueule Weasley ! C'est toi qui as commencé ! »

Les deux jeunes hommes se faisaient face, et tout autour d'eux les autres étudiants tentaient de calmer le jeu.

Hermione resta paralysée, mais Harry se précipita au milieu des deux duellistes.

« - Ca suffit vous deux, baissez vos baguettes ! Vous croyez vraiment que c'est le moment ? » Cria t-il.

Le regard de Malfoy ne semblait plus que deux fentes noires.

« - Dégage Potter ! C'est entre Weasley et moi ! » Lui répondit le blond.

« - Oui Harry, pousse toi ! Laisse nous régler ça ! » Renchérit Le roux.

Il les regarda tous les deux.

« - C'est hors de question ! Garder vos forces, on en aura besoin pour rentrer ! »

« - Je m'en fous Potter ! Si tu ne te pousses pas, je vais le faire ! »

Mais avant que Harry ne puisse saisir sa baguette dans la poche arrière de son jean, il se sentit frappé par un sort qui l'envoya dans les airs et le fit retomber plusieurs mètres plus loin, aux cotés d'Hermione.

Elle se pencha vers lui, pour l'aider.

« - Ca va Harry ? »

Il grimaça en se frottant le postérieur.

« - Tu vois ce que je te disais, cela n'augure rien de bon ! »

La jeune fille se contenta de hocher de la tête.

Mais les deux n'eurent pas le temps de commencer quoique se soit, une détonation plus violente retentit, les expédiant chacun au sol et Harry distingua une dizaine de silhouettes, descendant la colline dans leur direction. Il poussa un juron, et, prenant la main d'Hermione, il courut se mettre à l'abri.

§§§

Ron perdit momentanément la vision, complètement sonné par sa chute. Il se frotta la tête et poussa un gémissement de douleur. Lorsqu'il ouvrit à nouveau les yeux, il se trouva nez à nez avec une baguette.

Son cœur s'accéléra, l'adrénaline pulsant dans son corps, sa dernière heure avait sonnée, le mangemort le toisait avec un affreux rictus sur les lèvres.

« - Tu va être le premier ! » Puis il éclata d'un rire qui glaça le roux jusqu'au sang, il ferma les yeux et impuissant, il attendit.

Mais le rire du mangemort mourut dans sa gorge, il resta un moment pétrifié et sous le regard abasourdi de Ron, il tomba, raide, dans un bruit sourd.

Le Gryffondor, surpris, rencontra le regard de son sauveur et n'en cru pas ses yeux. Drago Malfoy venait de lui sauver la vie ! Il le regardait, toujours méprisant.

« - Merci, Malfoy » Finit-il par dire, bien que cela lui coûte, il devait le faire.

Le blond lui lança un regard noir.

« - Laisse tomber, Weasley, je l'ai pas fait pour toi ! »

Puis, le Serpentard recula et partit en courant vers le campement, Ron ramassa sa baguette et se hâta de faire de même, ils devaient être au moins dix, au plus quinze, il allait falloir jouer serré.

Puis lorsqu'il fut enfin à couvert derrière un arbre, auprès des autres, il entendit un craquement. Il tourna vivement la tête pour voir que deux de ses professeurs venaient d'apparaître.

Et franchement, si l'heure n'avait pas été aussi grave, et s'il n'avait pas autant peur de mourir, Ron aurait rie aux éclats. Il semblait que leurs professeurs aient été quelque peu… dérangés.

Sirius avait la chemise à peine entrée dans le pantalon, les yeux un peu hagards, les lacets de ses chaussures défaits. Quand au professeur Collins, il n'avait jamais vu ses cheveux aussi désordonnés, sa natte était sans dessus dessous, des mèches folles un peu partout et sa robe était complètement froissée.

Cependant, Ron fut rassuré de constater qu'ils avaient tous les deux la situation bien en mains, ils étaient tout à fait prêts à se battre. Il savait que le professeur Collins était avant tout une auror et il pensait que c'était pour cela qu'elle venait de s'élancer au devant de ses adversaires.

Sirius en fit autant, et d'un coup Ron se sentit mal de rester derrière cet arbre alors que leurs professeurs risquaient leurs vies, ils étaient deux contre dix, peut être plus…. Il serra sa baguette dans sa main et, doucement, il sortit de sa cachette.

Il ne se rendit pas compte tout de suite qu'il priait, mais lorsqu'il parvint enfin dans la clairière, il savait qu'il murmurait la seule prière qu'il connaissait…

§§§

Adrian ouvrit les yeux, il ne savait pas depuis combien de temps il dormait. Il tenta de bouger mais ces muscles étaient un peu ankylosés. Il se rappela que la tête se trouvant sur ses genoux était celle de sa mère.

Délicatement, il caressa ses cheveux du bout des doigts et il la sentit bouger. Ces yeux s'étaient peu à peu habitués à l'obscurité et il distinguait un peu mieux la pièce.

« - Gregory ? » Entendit-il après un moment.

« - Mmh ? »

« - Ca va ? »

« - Je vais survivre, et toi ? »

« - Ca devrait aller… - Répondit-elle avec l'ombre d'un sourire. Puis, il sentit sa main sur sa joue - Je savais que quelque chose clochait chez toi, que tu était spécial… » Lui confia t-elle.

Aussi vite qu'elle l'avait fait, elle retira sa main et se mit debout.

« - Ginny… » Commença t-il mal à l'aise.

Qu'était-il supposé faire ? Lui mentir ? Il réfléchit, et pensa que c'est ce que Dumbledore aurait sûrement voulu qu'il fasse.

« - Nous devons sortir d'ici ! » Le coupa la jeune fille, changeant de sujet.

Il souffla de soulagement.

« - Comment allons nous faire ? Il n'y a pas de fenêtre, et la seule porte est fermée à double tour, en plus nous n'avons pas nos baguettes ! » Fit-il remarquer.

« - Peu importe, je vais trouver » Dit-elle, puis elle commença à poser ses mains le long des murs à la recherche d'il ne savait quoi, pour sa part il trouvait sa mère bien prétentieuse…

« - Et tu sais pourquoi ? » Lui demanda t-elle, le prenant au dépourvu.

Il nia de la tête.

« - Parce que je meurs d'envie que tu me racontes tout ! »

Puis, elle lui lança son regard espiègle et son sourire en coin dont son père parlait tant et qui n'augurait rien de bon selon ses dires.

Il ne pu s'empêcher de lui rendre son sourire. Puis, il la vit s'asseoir pour se concentrer.

« - Qu'est ce que tu fais ? » Lui demanda t-il, surpris.

« - J'essaye de contacter Malfoy ! » Lui répondit-elle, les yeux toujours clos.

Il faillit s'étouffer.

« - Malfoy ? Pourquoi, lui ? »

Elle ouvrit les yeux pour le regarder, fronçant les sourcils.

« - Tu es bien comme ton père ! » Le réprimanda t-elle.

Il rougit.

« - Tu te souviens lorsqu'on a trouvés, Malfoy, au début de l'année ? » Lui demanda t-elle.

Il hocha de la tête.

« - Et bien, depuis ce jour, Malfoy et moi sommes liés par la magie, donc il est possible que je puisse le contacter pour lui dire où nous sommes, en tout cas c'est la meilleur chance que nous ayons… » Lui expliqua t-elle.

Un éclair de compréhension passa dans les yeux de son fils.

« - Une dette de sorcier, bien sûr ! »

Elle lui sourit et referma les yeux pour se concentrer. Au bout de quelques minutes, elle ouvrit à nouveau les yeux, l'air embêtée.

« - Je n'y arrive pas ! » Gronda t-elle.

Il eut une idée, il se leva, marcha vers elle et prit ses mains dans les siennes, elle le fixa, surprise.

« - Je vais t'aider » Lui dit-il simplement.

Elle comprit, sourit et serra ses mains à son tour.

Adrian attendit, il fit tout ce qu'il pouvait pour lui donner un maximum d'énergie, puis finalement, elle lâcha son emprise et ils basculèrent tous les deux, épuisés.

« - Alors ? » Parvint-il à demander.

Elle se contenta de sourire.

« - Il n'a vraiment pas aimé ! » lui dit-elle, retenant difficilement un fou rire. Puis, accablés par la fatigue physique et nerveuse, ils explosèrent de rire.

La porte de leur cellule s'ouvrit à la volée et les deux Gryffondors tressaillirent ensemble, deux pairs de mains se saisirent d'eux et bientôt ils furent traînés dans de longs couloirs.

« - Gregory ? » Entendit-il murmurer juste à ses cotés.

Il eut du mal à croiser son regard, sa tête ballotant de droite à gauche.

« - Quoi ? » Lança t-il au hasard.

« - Tu es redevenu comme avant » Lui souffla t-elle.

§§§

Drago jura lorsqu'un sort frôla son oreille gauche, il tomba à terre, roula sur le côté et lança un expelliarmus. Il ne savait si la chance était de son coté, mais le sort toucha son adversaire et sa baguette vola quelques mètres plus loin. Sans perdre de temps, le Serpentard le stupefixa.

Il souffla, ses mains tremblaient. Il regarda autour de lui, la plupart des autres élèves avaient rejoint le champ de bataille, il n'eut pas le temps de compter si tout le monde éteint encore là et si les absents étaient morts ou cachés, il fallait qu'il trouve Potter.

Il tourna la tête, Rose était un peu plus loin, échangeant une multitude de sorts avec son adversaire, puis soudain, et avec horreur, il la vit trébucher. Pendant une fraction de seconde il vit la surprise puis la peur sur le visage de sa demie sœur, le mangemort leva sa baguette et Drago hurla.

Il était trop loin pour intervenir et le sort jaillit de la baguette du sorcier et fusa vers la poufsouffle, il regarda la scène, horrifié.

Mais avant qu'il ne l'atteigne, une tornade de cheveux roux s'interposa. Il reconnu vaguement Weasley, ce dernier prit le sort de plein fouet et s'effondra, Rose en profita et ensorcela le mangemort le mettant hors course.

Drago retrouva l'usage de ses jambes et coura vers eux. Sa sœur tenait le rouquin dans ses bras, inerte.

« - Rose ça va ? » Demanda t-il.

La brunette leva les yeux vers lui et deux larmes coulèrent sur ses joues.

« - Drago… Merlin, dis moi qu'il n'est pas mort ! » Le supplia t-elle.

Il s'agenouilla auprès du Gryffondor, posa une main sur sa poitrine, rien. Il approcha son oreille et avec un soulagement certain, il sentit un souffle faible.

« - Il respire… mais tout juste » Répondit-il.

Elle hocha de la tête et resserra ses bras autour du rouquin.

« - Rose, va te mettre à l'abris, emmène Weasley »

Elle sécha ses larmes de sa manche.

« - Et toi ? » Demanda t-elle en se levant.

Il lui fit un petit sourire. Elle lui rendit.

« - Sois prudent, petit frère ! » Lui dit-elle simplement.

Ses mots firent vibrer son cœur et une intense chaleur l'envahit, c'était la première fois qu'elle disait un mot se référant à leur lien de parenté. Il se surprit à être heureux de l'avoir, pour la première fois de sa vie, il avait vraiment l'impression d'avoir une famille.

Il s'étonna lui-même de ses sentiments, il l'avait adopté plus vite qu'il ne l'aurait cru, et puis, que pouvait-on contre les liens du sang ? Lui-même, n'avait-il pas toujours assimilé son maître de Potion comme un père ?

Il y a quelques instants, il avait faillit la perdre, et cela avait du accentuer et accélérer la force de ses sentiments.

« - Mobilicorpus ! »

Il la vit s'éloigner et se retourna, mais où été ce maudit balafré ? Alors qu'il allait perdre patience, il l'aperçut aux prises avec un mangemort. Il courut vers lui.

« - Stupéfix ! » Lança t-il.

Son sort toucha l'homme qui s'effondra, le survivant se tourna vers lui, puis lui lança un regard noir.

« - Dis donc, Malfoy, qui t'as demandé d'intervenir ? » Gronda t-il.

« - Oh ferme là Potter ! Tu es vraiment lourd parfois! »

Le Gryffondor rougit de colère mais il l'interrompit.

« - Weasley a besoin de toi » Déclara t-il.

Il le regarda, hésitant. Malfoy s'en serait tapé la tête.

« - Je parle de la fille ! » Précisa t-il.

Le brun pâlit instantanément et le prit au col de sa chemise.

« - Qu'est ce que tu racontes, Malfoy ? »

Comme ça il le trouvait franchement effrayant comme garçon, pensa t-il.

« - Elle vient de me contacter, elle est prisonnière de mon père » Lui expliqua t-il.

Harry le regarda en fronçant les sourcils.

« - C'est quoi ces conneries ? »

« - Putain t'es dur du chaudron Potter ! Ta copine s'est fait enlevée, je connais le chemin, donc, on y va ou on continue à s'échanger des civilités ? » Lui dit-il, franchement agacé.

Le Gryffondor le relâcha et jeta un œil autour de lui, sûrement pour s'assurer que tout le monde pourrait s'en sortir sans lui, pathétique… Il décida d'omettre l'état de Weasley.

« - Pourquoi tu fais ça pour moi, Malfoy ? » Lui demanda t-il, suspicieux.

« - Sûrement parce que je ne le fais pas pour toi, Potter, mais pour elle ! »

La colère passa dans son regard, et lorsqu'il y distingua une once de jalousie, il leva les yeux au ciel.

« - C'est pas vrai ! J'ai une dette envers elle, tu sais ce que ça veut dire ? » Demanda t-il, sur un ton exaspéré.

Il nia de la tête.

« - Putain, Potter mais tu sais vraiment rien ! »

Il le fusilla du regard.

« - Elle m'a sauvé la vie, maintenant, nous sommes liés par un contrat magique, je dois lui rendre trois fois ce qu'elle m'a donné, ça te va ou tu veux un dessin ? »

« - Ferme-là, Malfoy »

« - Alléluia ! On y va maintenant ? »

Le brun, réticent, lui tendit néanmoins la main, il se concentra sur le manoir et transplana.

§§§

Ils apparurent devant une énorme grille, Harry regarda le blond d'un air surpris. Il le toisa comme s'il était le pire imbécile qu'il n'est jamais rencontré.

« - On peut pas transplané chez moi, Potter ! »

Il se contenta d'acquiescer pendant que le Serpentard levait les yeux au ciel. Il s'avança vers la grille et posa sa baguette sur trois barreaux dans des sens différents et à plusieurs reprises, Harry aurait été incapable de se souvenir de l'ordre. Néanmoins, la grille s'ouvra.

« - Bizarre… »

Harry se tourna vers le blond.

« - Quoi encore ? »

« - C'est bizarre que mon père n'est pas changé le mot de passe ! » L'informa t-il.

Le survivant haussa les épaules et s'engouffra dans le jardin des Malfoy pendant que leur héritier levait les bras au ciel.

« - Ces Gryffondors ! »

Cependant, il le rejoint et lorsqu'il fut à sa hauteur, il le regarda méprisant.

« - Vous, les Gryffondors, vous ne réfléchissez vraiment jamais ? » Lança t-il.

« - Et vous les Serpentard vous réfléchissait tellement que les autres sont obligés d'agir à votre place ! » Lui rétorqua Harry.

Pendant un moment fugace, les meilleurs ennemis de Poudlard échangèrent un sourire, peut être que tout n'était pas perdu pour eux ?

« - On va rentrer par les cuisines » Annonça t-il.

Ils restèrent silencieux et Harry suivit son guide, ils entrèrent grâce à un autre tour de passe-passe, déboulèrent dans la cuisine et descendirent les marches menant dans les cachots. Ils traversèrent plusieurs couloirs, s'attendant à faire une mauvaise rencontre au coin de chaque angle de mur.

Mais bientôt, ils arrivèrent dans un couloir comprenant plusieurs portes, ils les ouvrirent les unes après les autres, puis finalement, derrière l'une d'entre elle se trouvaient Ginny et Gregory.

Harry sentit son cœur s'arrêter de battre, la rouquine était dans un état pitoyable, ses cheveux étaient emmêlés au possible, ses vêtements déchirés et sa tête pendait mollement sur le coté, son voisin n'était pas en reste, ils avaient dû être torturés pendant des heures…

Une rage peu commune envahit le survivant, il savait qu'il aurait pu tuer le premier homme qui oserait croiser son chemin. Il se précipita sur la rouquine pour détacher ses liens.

« - C'est trop facile » Résonna la voix du Serpentard.

« - Aide moi, Malfoy ! » Hurla, Harry.

Le Serpentard ne se défit pas de son air suspicieux et bientôt la situation lui donna raison.

« - Bonjour, Drago… »

Le Serpentard se congela sur place. Harry se retourna aussi vite que sa colère le lui permettait et fit face à Lucius Malfoy.

Les deux jeunes hommes furent attachés avant de vraiment pouvoir s'en apercevoir.

« - Je vais vous tuer, Malfoy ! Je vous le jure ! » Cria le brun.

L'homme ria aux éclats.

« - Nous verrons cela, Potter » Lui répondit-il.

Le mangemort s'approcha de son fils et le regarda d'un air dégoûté, puis le gifla férocement. Le Serpentard encaissa sans broncher, le sang coula de sa lèvre et lorsque son regard rencontra celui de son géniteur, Harry eut l'impression qu'il aurait pu le tuer à distance.

L'homme se frotta la main, puis sourit.

« - Tu es un très mauvais garçon Drago, et tu vas payer, mais plus tard… Pour l'instant, j'ai des invités » Lui dit-il.

Drago lui cracha au visage. Le mangemort essuya sa joue et gifla à nouveau son fils, le sang gicla à nouveau.

« - Plus tard ! » Susurra t-il à son oreille, comme une promesse.

Il s'approcha de Harry sans se départir de son sourire en coin.

« - Alors Potter, on est venu sauver sa petite amie ? » Lui demanda t-il.

Harry ne répondit pas et le fusilla du regard, Malfoy observa la rouquine et fit une moue dégoûtée.

« - Tu as très mauvais goût ! » Lui dit-il.

Harry allait lui répondre quant un gémissement de Ginny se fit entendre, à coté Gregory s'éveillait aussi.

« - Voyez vous ça, alors, bien dormis les enfants ? »

Ginny et Gregory fixèrent les deux arrivants avec de gros yeux.

« - Harry ? »

« - Ginny ! Tout va bien ? »

Il essaya de se lever mais ces liens l'en empêchaient.

« - Comme c'est touchant ! » Railla l'homme blond.

Il s'approcha de nouveau vers Harry.

« - J'ai un petit jeu pour toi, Potter »

Harry le regarda sans rien dire.

« - Je vais te donner le choix, Potter. Tu devras choisir, l'un des deux pourra partir, l'autre mourra » Annonça le mangemort.

« - Qu'est ce qui me fait dire que vous laisserez partir l'un d'entre eux ? »

« - Je le jure ! »

« - Je ne vous crois pas ! »

Le mangemort ricana.

« - Il faudra bien Potter. Tu resteras, mon maître te veut, celui-là reste aussi, nous avons un contentieux familial à régler, mais eux… Enfin, voilà les règles de mon jeu Potter, tu aimes ? » Lui demanda t-il de sa voix sournoise.

« - Vous êtes une ordure ! »

Il ria de nouveau et se dirigea vers la sortie.

« - Je te laisse une heure, Potter ! »

« - Je vous promet, Malfoy, vous paierez tout ça vraiment très cher ! » Le menaça Harry.

L'homme lui fit un petit sourire et disparut derrière la porte.

Le silence s'installa après le départ du père de Drago. Ginny fixa Harry, une larme coula sur sa joue.

« - Harry, tu n'as pas à faire ce choix, laisse Gregory partir, je reste ! » Lui dit-elle.

« - Non ! » Intervinrent le père et le fils.

Elle sourit.

« - Tu ne peux pas le laissez mourir… » Lui dit-elle comme si ce n'était pas envisageable.

Harry fixa le jeune homme aux coté de la rouquine, puis se tourna à nouveau vers elle.

« - Il est hors de question que se soit toi, Ginny ! » Sa voix était sans appel.

La rouquine horrifiée, pleura.

« - Tu ne fera pas ça, Harry ! » Dit-elle plus fort.

« - Ah oui ? » La défia t-il.

« - Oui ! Je ne te laisserai pas faire ! »

« - Je ne veux pas que tu meurs, Ginny ! Pourquoi je ferais ça ? » Hurla t-il.

La rouquine fixa le brun à ses cotés, il lui fit un signe négatif de la tête.

« - Non, Ginny tais-toi… » Lui demanda Adrian.

La rouquine renifla et fixa Harry sans ciller.

« - Parce que tu ne pourra pas laisser mourir ton fils ! »

Harry et Drago pâlirent.

Voilà, chose promit, chose due ! La suite est venue rapidement non ? Et puis, c'est plus long que d'habitude ! Verdict ?

Biz, liza.