Bonjour,
Désolé pour le retard. En cette fin d'année je suis très occupé et je ne vois pas les jours passé. Mais pour me rattraper aujourd'hui je vous offre deux chapitres celui-ci et celui d'aujourd'hui. Bonne lecture à bientôt Craft.
Lundi 24 Juin.
Occupé sur une voiture à l'extérieur du garage, puisqu'ils sont en manque de place, Deathmask essuie son front de son avant-bras dénudé et replonge peu de temps après sous le capot de la voiture.
En plein démontage il doit retirer le moteur du char ainsi que certaines valves. Seul ce n'est pas de tout repos. Entre dévisser, ranger pour ne pas perdre, retrouver les outils et porter la charge volumineuse, …le tout fatigue plus rapidement.
Du cambouis un peu partout sur ses vêtements ainsi que sur sa peau, il bricole encore et toujours pendant que Mû fait quelques achats en gros des pièces manquantes dans leur atelier.
_ Tiens donc…, le professionnel du saké… . Tu es en panne ? S'élève une voix sur le trottoir face au garage.
La réponse ne se fait pas, d'une part parce qu'il n'a pas été entendu, d'autre part parce qu'un casque audio abstrus l'ouïe de son porteur.
Mécontent de cela, d'être ignoré ou snobé, l'instigateur de l'appel traverse la rue et frappe l'épaule de celui qu'il ne connait que de vue pour être au moins considéré et aperçu.
_ T'es du genre à ignorer les autres ? Grogne maintenant Shura qui étudie la situation et aperçoit cette connaissance vraiment sale et taché de partout. Tu devrais appeler un dépanneur, si tu t'obstines trop tu vas la foutre en l'air. Ou alors demande à eux là, dit-il en pointant du doigt l'enseigne à côté d'eux. Ils pourraient t'aider…, je suppose… .
_ J't'avais pas entendu et j'ai pas besoin d'aide. …J'travaille là. Siffle le Bleuté mécontent d'être dérangé. Tu m'veux quoi l'amateur ?
_ Tu travailles… … ? Dans la rue ? Suspecte le Maitre d'arme qui ne comprend pas tout de la situation. Et qui dans le même temps, dévisage son homologue.
Un marcel en guise de haut et le reste d'une combinaison noir sur ses jambes et le bas de ses reins, très honnêtement, c'est assez attirant.
Tous les muscles saillant de ses bras et de son torse moulé à la perfection, Shura en est certain, cet individu doit pratiquer un sport. Il l'épie durant de longues minutes ainsi, à essayer de deviner le sport pratiqué ou l'activité qui permet à l'autre d'avoir un corps parfaitement taillé mais rien n'est aperçu puisque de toute façon, être scruté comme un déchet ou une emmerde permanente Deathmask en a l'habitude et n'y fait plus attention depuis longtemps.
_ T'es vraiment pas intelligent. Dans c'te garage, y'a simplement plus de place pour l'instant alors j'commence le travail à l'extérieur et j'l'y finirais aussi très certainement. Répond le Mécanicien en apercevant l'état de la voiture sans moteur.
_ J't'emmerde ! Peu importe comme on le voit, si tu as un atelier tu dois y travailler à l'intérieur pour ne pas déranger ou blesser les autres. Grince des dents Shura qui fronce déjà les sourcils et qui se demande pourquoi son esprit lui a dicté d'interpeler cet énergumène.
_ Ouais ben…, ils ont qu'à passer ailleurs et ne toucher à rien, soupire le Mécano en attrapant une serviette pour s'essuyer les mains. T'as un problème ? Fini-t-il tout de même par demander.
_ Pas spécialement, j'pensais que c'était toi qui en avais un. Répond sincèrement le Professeur de Kendo dans un sourire moqueur.
_ T'inquiète, j'sais me débrouiller tout seul, y'a pas de souci avec ça. Indique le Mécanicien qui sent une présence derrière lui et se retourne en même temps que ses paroles.
_ Un problème Death' ? Me dit pas que tu l'as blessé ou-
_ Quoi ? Bien sûr que non. Coupe immédiatement Deathmask tandis que dans son dos apparait Mû avec une tablette à la main. T'es venu pour m'aider ?
_ Non, je n'ai pas encore terminé. J'entendais seulement grogner et j'me suis un peu inquiété. Avoue le Parme en remettant sa queue de cheval en place. Vous habitez dans le coin ? Est-ce qu'il vous dérange ou bloque un quelconque passage ? Questionne-t-il en s'adressant à présent au Vert qui assimile le nom ou le surnom de celui qu'il connaît comme « expert en saké ».
_ J'habite dans le coin mais il ne dérange pas, …d'une certaine façon, j'étais venu le saluer. Je m'appelle Shura, enchanté. Se présente-t-il sommairement pour ne pas envenimer la situation. On s'est déjà rencontré plusieurs fois, avoue-t-il également pour ne laisser aucune ambiguïté sur son passage.
_ Oh désolé, j'ai plus l'habitude qu'on se plaigne de lui qu'autre chose. Death', t'aurais pu me dire que tu le connaissais. Se plaint à présent le Violet qui s'excuse une nouvelle fois auprès du visiteur.
_ C'est que…, débute Deathmask qui ne veut pas finir sa phrase. J'y ai pas pensé on va dire. Suppose-t-il maintenant pour ne pas être interrogé davantage.
- Bon j'y retourne alors, j'te rejoins dès que j'ai terminé avec les commandes.
Un hochement de tête se fait puis ce Bleuté sent un regard le transpercer. Soupirant de mauvaise grâce et la tête des mauvais jours –visage habituel-, il se retourne vers l'enquiquineur amateur et grogne. Il n'a rien fait alors quoi ?
La serviette jetée sur son passage, il attend la réflexion venir mais celle-ci se fait trop longue et tardive.
_ Quoi ? C'est quoi le problème ? Se renfrogne le Mécano.
_ Aucun, j'me disais seulement que ton patron était cool, explique logiquement Shura qui a rarement vu des boss aussi compréhensifs.
_ C'est autant mon garage que le sien, me sous-estime pas Crétin. Peste à présent Death' qui déteste être vu comme un imbécile de première.
_ Oh…, c'est encore mieux alors. Ouvrir sa propre boite avec un ami c'est certainement ce qu'il y a de mieux. Au fait, tu connais mon prénom maintenant tu pourrais l'utiliser l'expert en Saké. Râle le Vert foncé en croisant les bras.
_ J'pourrais, mais j'ai pas envie. Maintenant, j'aimerais continuer tu permets ?
_ Evidemment, Death'…, sourit sournoisement le Maître d'arme.
_ C'est Deathmask crétin, j'te permets pas de raccourcir mon prénom. Grogne une nouvelle fois l'interpelé qui attrape dans le même temps une clé pour se remettre au boulot.
_ Merci pour l'info, tu vois ce que ça fait maintenant alors tâche de te souvenir de mon prénom. Sur ce, essaie de ne pas tout casser !
_ J't'emmerde.
_ Je sais. …Ah au fait, la bouteille était superbe. Merci. Sourit en coin Shura avant de réellement partir et reprendre son chemin vers son Dojo à quelques rues de là.
Dans un recoin du garage, Mû continue d'observer la scène et si un malin sourire se dessine sur son visage c'est qu'il a dans l'idée de taquiner son ami.
Revenant sur ses pas après la disparition du semi-inconnu, sans un bruit, il épie son cadet de quelques mois seulement –semaines presque- et cherchant sans réellement le faire, il revient parlementer.
_ Finalement, tu commences à t'y faire à cette ville et Kanon sera heureux de savoir que tu peux parler à d'autres personnes que nous. Sourit le Parme fier de sa réplique.
_ Quoi ? Ferme-la, pis j'le connais pas, c'est juste un amateur de saké. Il est emmerdant, marmonne finalement Deathmask entre ses dents et en reprenant son occupation première, c'est-à-dire réparer la voiture.
_ Comme tu veux…, admet très vite le « chef » qui connaît bien le mal que son ami à se faire accepter comme il est. Bon au boulot, faut que tu termines avant ce soir pour pouvoir la rentrer. J'arrive dans cinq minutes pour aider.
Death' est content, il est arrivé à finir la réparation de la voiture à temps pour la rentrer avant la fermeture du garage. Il se dirige tranquillement vers le frigo privé de la salle de pause qu'ils se sont aménagé avec Mû pour leur repas du midi. Après s'être lavé les mains dans le petit évier à côté - son ami et collègue râlant toujours qu'il mette toujours du cambouis partout – il ouvre le meuble et va se chercher une bière.
- Hey ! Tu fais quoi ? Lâche-ça !
La voix s'élève dans la pièce, si Death' était un homme émotif il aurait sursauté voire eut une crise cardiaque. A cette heure-ci il pense être seul. Même Mû lui a dit au revoir il y a une heure alors il est surpris de voir Kanon et Mû -revenu- derrière lui.
- Kanon, Mû que faites-vous-là ?
- Idiot ! Tonne la voix de l'aîné, tu crois qu'on a oublié quel jour on est ?
Death' les regarde attentivement ne comprenant pas. Mû sourit, il sait que le Bleu au cheveux court a oublié. Au fond, seul lui et Kanon y pense encore. Alors il lui montre son portable et d'un doigt pointe la date. Death' se met à rire.
- Tu avais oublié, n'est-ce pas ? Mû sourit de le voir faire « oui » de la tête en reposant dans le frigo la bière pas encore ouverte.
- Faut vraiment être idiot pour oublier son propre anniversaire, se moque Kanon.
- Et être un enfant pour y porter autant d'intérêt, répond-il en tendant la main. Où est mon cadeau ?
- Crétin ! Claque la voix furieuse de Kanon. On t'offre une tournée chacun.
- Deux, sourit Death'.
- Ok, dit Mû voulant arrêter la future dispute entre ses amis.
Le futur fêté va se doucher et passe des habits propres qu'est allé lui chercher Mû pendant l'heure tout en récupérant Kanon à son travail.
Après avoir quitté le garage, ils débarquent dans un nouveau bar dont Kanon a entendu parler par l'un de ses collègues. Et maintenant, trois heures plus tard, ils en sont à leur cinquième verres. Les trois rient aux éclats et se chahutent comme à leur habitude. Mû regarde Death' lorgner sur un homme aux cheveux Vert, qui lui rend bien ses œillades et cela lui rappelle l'homme de l'après-midi dans la rue.
- Il lui ressemble, rigole Mû en pointant l'homme du doigt.
- Pas du tout ! S'offusque Death' d'avoir été pris en flag et en baissant la main de son ami.
- De qui vous parlez ? Se renseigne Kanon.
- De personne, grogne Death', Mû se fait des idées. C'est qu'un chieur.
Mû explose de rire suivi de Kanon qui comprend que Death' a dû tomber sur un homme avec du répondant. Quand leur rire se calment le Vert Clair attrape le Bleu aux cheveux long et décrète qu'il est tant de rentrer. Alors après un énième « bon anniversaire » et un « va le voir, même si ce n'est pas l'original » les deux partent chez eux.
Death', seul, baragouine des insultes envers ses amis, puis décide de suivre leur conseil. Il se lève et va à la rencontre de l'autre. Il lui paye un verre et après deux trois phrases sans sous-entendu et une main bien baladeuse les deux hommes quittent le bar ensemble. Dans le quartier le Bleu connaît un bon hôtel qui loue à l'heure.
En entrant dans la chambre le mécano n'attend pas de faire plus ample connaissance et saute sur son amant de quelques heures. Il ravage sa bouche et lui montre qui sera le maître du jeu en empoignant ses cheveux et en serrant sa taille. Puis ses mains viennent le déshabiller. L'autre veut aller moins vite mais Death' ne le voit pas comme ça. Il se demande si tous les Vert sont aussi chiant. Cela le fait sourire et l'excite encore plus. Il pousse l'autre sur le lit. Il le met face contre le matelas et d'un doigt humidifié par sa salive vient le pénétrer sans ménagement, ni avertissement.
- Attend ! Je… un baiser le coupe et son visage est remis dans les coussins.
- C'est mon anniversaire, murmure Death' à son oreille. Soit mon cadeau et crois moi tu ne t'en plaindras pas.
L'autre ne répond pas et se détend sous les caresses du Bleu. Quand celui-ci sent que c'est bon, il se pare d'un préservatif et le prend en un coup avant de se muer en lui sans attendre. L'homme hurle entre douleur, surprise et plaisir. Il ne sait pas quoi ressentir mais il ne peut plus arrêter l'autre au-dessus de lui qui a trouvé rapidement sa prostate et le contente à chaque coup de rein.
- Tu vois que je suis doué, rigole Death' en voyant l'autre griffer les draps et crier de plaisir.
- C'est exceptionnel, han, han, personne…
- Ouais, bien sûr, je suis un pro dans ce domaine. Et pour accentuer ses dires il fait hurler encore plus fort l'homme. Alors tu me fais confiance ?
- Fais ce que tu veux, je suis ravi d'être ton cadeau. Bon anniversaire.
Death' sourit et remercie l'homme en le faisant jouir. Il ne lui laisse pas de répit pour autant. Continuant ses à-coups jusqu'à sa complète éjaculation en lui.
Les deux s'effondrent mais le fêté ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. C'est pendant bien trois heures que Death' joue avec son cadeau le faisant jouir plusieurs fois. Puis il repart comme il est venu, d'un pas décidé, sans un nom, ni rien.
Dans la rue il sourit et repense au Vert de l'après-midi se demandant s'il pourra lui faire la même chose un jour. Ça il aimerait bien, même s'il est chiant.
