Chapitre 25
Il la voulait. C'était même plus que du désir. C'était plus fort que l'amour. C'était indescriptible, ce qu'il ressentait pour elle. Il n'avait jamais ressentit ça avant, et il était sur que jamais il ne ressentirait ça une nouvelle fois. En fait, il était sur qu'aucun homme n'avait jamais ressentit pour une femme, ce qu'il ressentait pour elle.
Il garda ses bras aussi droit que possible, pour maintenir son corps loin d'elle, autant qu'il le pouvait. Il baissa son regard vers son magnifique visage, de près, et dit :
-Sais tu combien je te veux et te désire ? Et bien, le sais-tu ?
Hermione ne savait pas quoi dire. C'était une question rhétorique de toute façon, alors au lieu d'essayer de mettre en mots ce qu'elle ressentait pour lui, elle posa sa main à plat contre sa joue. Il ferma les yeux, et s'appuya contre sa main. C'était pour lui la réponse à sa question. Il se poussa loin d'elle, et se dirigea vers le coin de la pièce. Il avait besoin de se reprendre. Il dit :
-Donne-moi un moment.
Elle sourit. Elle aimait avoir ce genre de pouvoir sur lui. Elle ne l'admettrait jamais, mais elle aimait. L'effet qu'il avait sur elle était tout aussi puissant. Elle s'assit sur le lit, et repoussa les couvertures, les pliants au bord du lit. C'était un lit pour une seule personne, trop petit pour deux, mais elle espérait qu'il pourrait la rejoindre, juste pour un moment. Elle alla en dessous du drap, et dit :
-Drago, avant que tu viennes au lit, peux-tu ouvrir la fenêtre ?
Il se retourna pour la regarder. C'était une petite rusée, n'est-ce pas ? Presque manipulatrice. Elle savait l'effet qu'elle avait sur lui. Pensait-elle réellement qu'il serait capable de partager un lit avec elle cette nuit, et empêcher cette histoire de devenir une histoire classée « Mature » ? Il bougea et ouvrit la fenêtre, comme demandé, et ensuite il s'assit sur le lit. Il posa sa main sur son bras, il avait juste besoin de contact. Pendant qu'il le caressait de bas en haut, il demanda :
-Es-tu fatiguée ?
-Harassée, en fait. Admit-elle.
Il se pencha et embrassa son bras. Il se leva et dit :
-Alors, je vais aller dans ma chambre. Ta fenêtre est ouverte, comme demandé. Je t'aime, et je te verrais quand tu te réveilleras dans la matinée.
Elle s'appuya sur ses bras, prête à protester, mais il ouvrit la porte, et commença à sortir dans le couloir. Il se retourna et dit :
-Honnêtement Granger, je ne suis pas un saint. Je suis un homme, avec des désirs, fait de chair et de sang, et je n'ai pas le courage de rester dans le même lit que toi, et de ne pas te faire l'amour. Ca ne veut pas dire que je ne t'aime pas. En fait, c'est plutôt le contraire. Si je ne t'aimais pas, je n'aurais jamais de ma vie rêvé de quitter ton lit. Bonne nuit, mon amour, et fais de beaux rêves.
Il ferma la porte, mais resta dans le couloir, pendant, pendant, longtemps. Finalement il traversa et alla dans sa propre chambre.
Il s'assit sur l'un des lits jumeaux de cette chambre, et baissa la tête. Il se battait contre son désir. Il voulait revenir vers elle. Peut être qu'il pourrait juste la "tenir" toute la nuit. Il se leva, pour aller la rejoindre, mais ensuite il se rassit. Il savait qu'il ne pourrait pas. Il enleva ses chaussures. Il se leva et ouvrit sa fenêtre, il repoussa les couvertures, enleva sa chemise, chaussettes, et se rassit. Il retomba sur le lit, seulement en boxer, croisant ses pieds au niveau des chevilles. Il regarda autour pour chercher sa veste, pour trouver sa baguette ainsi il pourrait jeter un sort de refroidissement. Il la vit sur l'autre lit. Il se leva pour récupérer sa veste, quand il entendit la porte s'ouvrir. Il se retourna, et là elle se tenait dans son embrasure. La lumière venant du couloir agissait comme une toile de fond, encadrant son corps d'ombre et de lumière. La seule lumière dans la pièce était la lumière venant de la pleine lune à l'extérieur. Elle regardait son visage, et il se tourna pour la regarder.
Elle avança dans la pièce, fermant la porte derrière elle. Sans un mot pour l'autre, ils coururent dans les bras de l'autre. Il la tint à longueur de bras, avant d'embrasser sa douce bouche. Il pencha sa tête, et embrassa son long cou gentiment. Il dit :
-Hermione, si tu ne pars pas maintenant, je veux que se soit clair que tu seras la seule responsable pour ce qu'il va se passer.
-Je comprends. Dit-elle.
Il la guida en douceur vers le lit. Ils s'embrassèrent comme des affamés, et leur s corps entremêlés avec celui de l'autre. C'était muscles contre peau douce, épaules larges contre jambes gracieuses, dur contre doux, sombre contre lumière. Le désir s'insinuait de toutes les fibres de son être, et rongeait son âme.
Doigts, lèvres, bras, et jambes, dansant une vieille et honorable danse gracieuse, qui était connu à travers les époques, et appréciés par tous. Il ne pouvait détacher ses yeux d'elle, et elle en retour lui offrait de timide petite caresse. Les baisers devenaient bien plus, beaucoup, beaucoup plus, et ils savaient que c'était réel. Qu'ils étaient à leurs places. Les doigts agiles touchaient des endroits qui se désespéraient d'être touchés, les bouches gracieuses embrassaient des endroits désespérés d'être embrassés.
Pendant que la bouche de Drago glissait sur son corps, à travers les creux et les sommets, elle fredonnait doucement, comme s'il ajustait des accords. Bientôt, une forte explosion, un triomphe, une victoire fut gagnée. Tout fut terminé bien trop tôt, mais grâce aux cieux, c'était arrivé. C'était apprécié, c'était vrai, c'était de bon droit, et c'était réel.
Il la maintint dans ses bras, et elle caressa son torse. Elle commença à pleurer, et elle se redressa elle même pour le regarder. Il posa une main sur son visage, capturant une de ses larmes.
-Pourquoi tu pleures, Granger ?
Il s'assit, la maintenant pendant qu'elle tentait de s'échapper.
-He, où vas-tu ? Qu'est ce qu'il y a ? Est ce que j'ai fait quelque chose de mal?
-Non, c'est juste ça. Dit-elle, ramenant le drap autour de son corps, et s'asseyant sur le côté du lit. Il mit rapidement son boxer sur lui, et s'assit à côté d'elle.
-C'était parfait. C'était ce qui devait arriver. Je me sens complète. J'ai l'impression que nous avons joué avec la perspective de ce moment toute l'après midi, et toute la nuit, et que ça devait se produire. Elle mit ses mains sur son visage, et continua de pleurer.
-Alors, pourquoi est-ce que tu pleures, petite chose ? Demanda t-il.
-Parce que Drago, et si c'était tout ce que nous avions ? Et si c'était juste l'apogée de notre relation ? Après ça, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Nous n'aurions pas dû presser les choses. Nous nous sommes précipités toute la journée, et nous n'aurions pas dû. Dit-elle sincèrement.
-Est-ce que tu m'aimes ? Demanda t-il.
-Oui. Geigna t-elle Presque.
-Alors, rien n'est mauvais. Nous avons fait la bonne chose. S'il te plait, s'il te plait, ne dit pas que tu regrettes ça. Je ne me pardonnerai jamais, si tu dis que tu le regrettes. Dit-il, la ramenant vers lui.
-Je ne le regrette pas. Dit-elle. Je veux juste que tout soit bien cette fois ci. Je veux que tout soit parfait.
Il se rallongea, l'emmenant avec lui. Il dit :
-Dieu, Granger, rien n'est parfait. Les choses ne seront pas toujours bonnes. Ne nous rabaisse pas. C'est ok d'avoir de hautes attentes, mais n'oublie pas d'être faillible. Nous sommes humains, après tout. Nous ferons des erreurs, et nous aurons des regrets. C'est la vie.
-Comment es-tu devenu si sage ? Demanda t-elle.
-C'est venu naturellement. Sourit-il.
Elle dit :
-J'ai l'impression d'oublier toute prudence, pour la première fois de ma vie, et maintenant je ne sais pas quoi faire. Qu'est ce qu'on attend de moi ?
-Tu es BÊTE. Je n'attend rien. Qu'est ce que tu attends de moi? Demanda t-il.
-Que tu ne changes pas ce que tu ressens. S'il te plait, je ne pourrais survivre si une personne de plus n'était plus amoureuse de moi. Dit-elle gravement.
Ses mots étaient si tristes, que ça lui brisa presque le cœur. Il détestait Ron Weasley, pourtant, si l'homme n'avait pas brisé le coeur d'Hermione, Drago n'aurait jamais été capable de le réparer pour elle. C'était revenir à la case départ.
Il décida de changer le sujet pour quelque chose de plus léger.
-Donc, combien d'enfants devrions-nous avoir, Granger ? Je dis quatre. Deux filles, deux garçons, pour que se soit équitable.
-Je veux une grande famille. Dit-elle Quatre me semble bien. Quel serait leur nom ?
-Notre premier, un garçon bien sur, serait nommé Cygnus, car nous devons garder la tradition d'être nommé après les constellations. Dit-il. Il ne plaisantais pas. Il avait toujours aimé ce nom.
-Je pourrais vivre avec ça, continue. Bailla t-elle.
-Notre prochain enfant, une fille, qui sera aussi belle que sa maman, sera aussi nommé après une constellation. Son nom serait Aquilla. Elle serait notre enfant artistique. Dit-il.
-Tu es bizarre, mais intéressant, garde la mesure, enfant numéro trois, un nom de constellation. Souffla t-elle.
-Oh, notre troisième enfant, aussi une fille, n'aura pas besoin d'avoir un nom de constellation. Je pense que tu devrais la nommer. Elle sera très intelligente comme toi, mais me ressemblera plus. Quel sera son nom, Hermione ? Demanda Drago.
Hermione resta silencieuse pendant un moment. Il baissa son regard sur elle, pour être certain qu'elle ne dormait pas.
-Je ne veux pas qu'elle se sente laissée pour compte. Donc je pense qu'elle aura besoin d'un nom de constellation, aussi. Peut être Ara ou Carina. Hydra serait un joli nom, aussi. Mais je préfère Carina. Ca fait partie de la famille de la constellation céleste de l'eau.
-Et bien et bien, tu es ma propre petite encyclopédie, n'est ce pas Hermione ? Il embrassa le haut de sa tête. Bien, j'aime Carina. Notre dernier enfant, notre bébé, sera un garcon. Quel nom devrions nous choisir pour notre dernier gâté ? Demanda Drago, caressant ses cheveux.
-Il y a Léo, ou Orion. Dit-elle, et ensuite elle devint soudainement plus réveillée et dit :
-Nous pourrions le nommé Lupin. Il y a une constellation nommé Lupus, qui est presque comme Lupin.
Il fronça des sourcils.
-Il y a une constellation nommée Norma et nous ne nommerons pas notre enfant ainsi, non plus. Non, pas de noms qui sonne comme un loup garou. Je pense plutôt à Léo.
-J'aime Léo. Fut-elle d'accord. Elle bailla une nouvelle fois.
-Es tu fatiguée ? Demanda t-il.
-Vraiment beaucoup, mais je ne veux pas dormir. Je ne veux pas gâcher un seul moment avec toi. Admit-elle.
Il rit en fait d'elle, et dit :
-Je le dirais pour la troisième fois ce soir, tu es une petite chose idiote. Nous avons le reste de notre vie à passer ensemble. Alors va dormir. Je serais là demain matin. Je promets.
