Hello ! Et non, toujours pas morte ! Voilà la suite de la fiction, encore une fois, je suis désolée pour le retard et le temps que je met entre chaque chapitre, mais bon, comme chaque chapitre fait entre 10 et 15 pages, c'est plutôt long à écrire. By the way, si vous souhaitez que je change le rythme de publication pour passer sur des chaps plus courts mais qui sortent à un rythme plus soutenu, n'hésitez pas à me le faire savoir ! j'èspère que ce chapitre vous plaira et on se retrouve dans les reviews !

'Taëlle


L'Agent sortit de sa salle de bain dans un nuage de vapeur, une serviette sur les hanches et s'essuyant le visage avec une autre. Il s'assit sur le bord de son lit en se frottant vigoureusement la tête pour sécher ses cheveux et son regard se posa sur la poupée assise depuis une semaine sur son bureau. Il jeta sa serviette sur son dossier de chaise et se leva pour attraper le jouet afin de mieux l'observer. Depuis une semaine que Jör lui avait donné, il n'avait pas eu une seule minute pour l'étudier, ou même pour lui.
Il avait d'abord dû gérer les agents qui avaient interpellé Fenrir pour éviter que l'info ne fuite jusqu'à Thor et surtout, aider Loki à gérer son deuxième fils, qui était toujours sous sa forme de loup géant. Quelques poils noirs repoussaient peu à peu mais Loki était de moins en moins sûre que Fenrir puisse reprendre seul son apparence de petit garçon. En attendant le loup vivait sur le toit et il fallait trouver comment l'occuper pour éviter qu'il ne dévore d'ennui tous les meubles du penthouse.

Ensuite, depuis qu'Anthony était revenu de l'hôpital, Pepper Potts passait de plus en plus de temps à la Tour et s'était devenu sportif d'empêcher les deux femmes de se rencontrer et encore plus d'empêcher Jör de faire peur à la blonde pour qu'elle parte de son plein gré. Quand il n'était pas occupé à jouer avec son frère ou à apprendre avec sa mère, il rodait dans les couloirs parfois sous sa forme de serpent maintenant qu'il maîtrisait sa transformation, pour surprendre l'assistante et la conduire à la crise de nerf.
Il y était parvenu une fois en enchantant sa brosse à cheveux pour qu'elle se transforme en tarentule lorsqu'elle la prenait en main. Bien sûr la blonde n'avait aucun moyen de prouver que c'était de la faute du petit garçon, mais ce dernier avait dû rester caché pendant quelques heures dans les poils de son frère, le temps que la fureur de l'assistante se calme. Depuis le gamin passait sa vie derrière elle pour pouvoir essayer de l'énerver le plus possible afin de la faire partir.
Et malheureusement, avec Loki s'occupant de Fenrir, c'était à Coulson que revenait la tâche ardue de réussir à temporiser le gamin, puisqu'apparemment c'était le seul adulte dans la Tour en dehors de Loki qu'il respectait assez pour obéir sans tergiverser. Surtout que la brune, loin d'essayer de calmer son fils semblait même l'encourager dans ses bêtises.
Pour l'instant hormis quelques cris et pots cassés, rien de grave n'était encore arrivé mais l'agent comptait les minutes avant que les enfants ou la blonde ne fasse quelque chose de regrettable.

Pour finir, il devait aussi gérer le fait que le Docteur Von Fatalis s'était encore échappé du SHIELD et ça, ça commençait sérieusement à titiller l'Agent.
Le SHIELD était censé être infaillible. Une fois qu'un criminel était entré dans ses locaux, il n'avait aucune chance de s'en sortir. À moins qu'un agent haut placé ne s'en mêle et c'est ça qui embêtait le plus Coulson. Parce que des agents assez accrédités pour pouvoir faire sortir un criminel pour une quelconque raison, il n'y en avait pas trente-six. Il n'y en avait même pas dix. Et sur les dix, il y avait lui, trois étaient sous ses ordres, et les autres étaient bien trop malins et professionnels pour laisser quelques traces que ce soit.
Et il ne pouvait même pas compter sur l'aide de Steve Rogers puisque ce dernier avait décidé semblait-il, de s'enfermer dans sa chambre.
Coulson avait beau poser la question à Jarvis, la réponse de l'IA est toujours la même :

- Monsieur Rogers est actuellement incapable de quitter la chambre.

La poupée qui se trouvait dans sa main était à présent la seule manière dont il pouvait être proche de l'homme qu'il aimait.
Complètement déprimé, il se laissa tomber sur son lit, la main tenant le jouet retombant négligemment entre ses jambes. Il se passa la main sur le visage avant de remarquer la position assez équivoque de la poupée qui avait la tête sous sa serviette. Il la jeta sur le lit.
Se levant pour s'habiller, il secoua la tête pour essayer de chasser ses idées stupides.
C'était une poupée ! Il n'allait pas être gêné qu'un bout de plastique le voit nu non ?
Il se débarrassa de sa serviette et récupéra un caleçon propre pour l'enfiler rapidement, dos à son lit.
Une fois qu'il eut finit de s'habiller, il récupéra une nouvelle fois la poupée et soupira en la regardant.

- Mais que vais-je faire de toi ?

Les paroles de Jörmunganð lui revinrent en tête. « Si vous l'aimez assez fort, elle réalisera un de vos souhait ! »
Il la posa sur son bureau et lui fit un sourire. Ça ne coûtait rien d'essayer. Et puis qui sait, peut-être que Jör avait effectivement enchanté la poupée. Cet enfant avait un tel pouvoir en lui que c'en était parfois inquiétant. Depuis qu'il avait fait exploser toute la vaisselle de la Tour en un claquement de doigt incontrôlé, sa mère le mettait dans un cercle protecteur caché sous son tapis de chambre pour éviter tout débordement. En discutant un peu avec le Jotun, elle avait fini par lui avouer à demi-mots que si le gamin ne faisait pas attention, il pourrait pulvériser New-York et ses fondations dans un claquement de doigts. Coulson commençait même à s'inquiéter au sujet du bébé. Puisque si Jör était capable de maîtriser un tant soit peu ses pouvoirs, ce n'était sûrement pas le cas d'un bébé. Et le pire de ça c'est que même Loki n'était pas capable de dire ce qui allait se passer avec ce bébé. Enfin pour l'instant il n'était pas encore là. Les échographies montraient un bébé parfaitement formé, sans queue ni tête supplémentaire donc il n'était pas encore temps de paniquer.

- À ce soir lança-t-il à la poupée en sortant de la chambre, en se sentant tout de même parfaitement stupide.

Il ne serait pas à la Tour de la journée, retournant au SHIELD pour essayer d'enquêter sur l'évasion du Dr Fatalis.

Dans le couloir qui menait au salon, il récupéra un petit serpent par terre qui espérait se faire discret en ayant pris la couleur du sol.

- Jörmunganð retransforme-toi s'il te plaît, ordonna-t-il au reptile qui s'était immobilisé entre ses doigts.

Le petit serpent baissa la tête et son apparence changea pour laisser place au petit garçon qui regardait ses pieds en faisant la tête.

- Que comptais-tu faire ? Demanda l'Agent en lâchant le col du petit garçon qui commença à piétiner sur place.

Il patienta pendant quelques secondes puis se rendant compte que l'enfant n'avait pas l'intention de répondre, il lui fit signe de le suivre et monta sur le penthouse où il était sûr de trouver Loki en compagnie de Fenrir.

- Loki, je souhaiterais amener ce jeune garçon avec moi au SHIELD aujourd'hui, demanda-t-il.

La brune s'arrêta net alors qu'elle traçait un cercle autour de Fenrir avec difficulté.
Jörmunganð au SHIELD ? Avec Thor ? L'agent s'était-il cogné la tête ce matin ?

- Pour quelles raisons ? Questionna-t-elle en se redressant avec difficultés.
- Parce que j'ai besoin de lui montrer pourquoi on ne peut pas se débarrasser de toutes les personnes que nous trouvons nuisibles, répondit-il en baissant les yeux sur le petit garçon qui commençait à se mâchouiller la lèvre inférieure.

Ah. Loki comprit tout de suite. Coulson avait dû trouver Jörmunganð alors qu'il s'apprêtait à jouer un tour à Potts.
Cela faisait quasiment une semaine que l'assistante vivait à la Tour et Loki n'en pouvait plus de la voir se promener dans la Tour avec son petit air supérieur. Et elle ne l'avait vue que deux fois pendant la semaine ! Elle ne pouvait pas vraiment en vouloir à Jör de vouloir la mettre dehors... Mais elle savait que Coulson avait raison. Politiquement parlant ce n'était pas très futé de se débarrasser ainsi de ce qui nous gênait. Mais bon, Jör avait tout le temps pour apprendre non ?
Elle regarda le loup géant qui attendait sagement dans son cercle et rebaissa les yeux sur l'enfant qui se tenait à côté de Coulson et qui la regardait avec des yeux suppliants.

- Pouvez-vous me promettre que Thor ne le verra pas ? Demanda-t-elle à Coulson en serrant sa craie entre ses doigts.
- Il ne saura rien du tout. Il y a énormément d'enfants au SHIELD, un de plus ou un de moins ne causera pas grand trouble.

Loki fronça les sourcils.
Des enfants ? Au SHIELD ?
Coulson eut un petit sourire triste.

- Ils sont mieux là-bas que dans la rue à la merci des trafiquants.

Loki secoua la tête et tendit la main à Jörmunganð :

- Viens avec moi ensuite tu iras avec Coulson au SHIELD. Ne bouge pas Fenrir ! Ordonna-t-elle lorsque le loup fit mine de les suivre.

Coulson resta seul sur le penthouse avec l'animal géant qui couinait lamentablement. Sur son museau autour de la plaine laissée par l'épée, les poils redevenaient noirs peu à peu et les yeux rouges perdaient leur couleur sanguine et passaient lentement au brun et Coulson ne doutait absolument pas qu'ils finiraient verts comme ceux de son frère.

- Je ramènerai ton frère en un seul morceau, promit Coulson en souriant au loup.

Ce dernier se lécha le museau pour toute réponse et bâilla, dévoilant une rangée de dents acérées qui pourraient déchiqueter un bœuf comme une knacki ball.
L'Agent reçu le message cinq sur cinq et fut presque soulagé de voir que Loki revenait avec Jör sur le penthouse, le gamin tenant quelque chose fermement serré dans sa main.
Il suivit l'homme de bonne grâce, laissant sa mère et son frère seuls sur le toit de la Tour.

Potts traversa le salon pour aller dans la cuisine en faisant claquer ses talons sur le sol.
Tony s'était enfermé dans son labo tôt ce matin, comme à son habitude mais elle avait besoin de lui parler donc autant l'appâter avec du café. Une fois la tasse en main elle se dit qu'elle pourrait en profiter pour lui faire signer quelques contrats et documents qui requéraient son approbation avant de pouvoir être mis en place.

- Jarvis où se trouve le StarkPad de Tony ? Demanda-t-elle en levant les yeux vers les capteurs de l'IA.
- Dans sa chambre Miss Potts. Souhaitez-vous que je vous l'apporte ?
- Non ça ira, frissonna-t-elle en se souvenant que Tony lui avait fait un corps.

Elle ne se ferait jamais à ça. Non seulement Tony s'était créé une entité capable de bloquer le monde entier en un claquement de doigts s'il le voulait mais en plus il lui avait donné un corps bourré d'armes et de techniques de combat capables de créer à son tour d'autres androïdes.
Parfois elle se demandait si l'ingénieur avait déjà vu Terminator ou Matrix.
Même les trois enfants lui faisaient peur. Elle ne supportait pas de les voir dans la Tour, à agir comme des enfants normaux alors qu'il s'agissait uniquement d'armures modifiées.
Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, elle fut surprise par l'absence de désordre. Le lit était fait au carré et rien ne traînait sur la moquette comme c'était habituellement le cas. La pièce aurait pu tout aussi bien sortir d'un magazine de décoration d'intérieur. La seule chose qui dénotait était le dessin coloré et enfantin accroché au-dessus du bureau où se trouvait la tablette.
En se retournant, un éclat de lumière provenant du lit attira son attention. Elle fit quelques pas dans cette direction pour s'apercevoir qu'il s'agissait d'une photo. L'éclat qu'elle avait perçu était en réalité le reflet de la lumière sur le papier glacé.
Encore plus intriguée elle se saisit de la photo du bout des doigts et vit qu'il s'agissait d'une échographie.
Ses doigts se serrèrent sur le papier et son regard se durcit.
Il n'y avait qu'une personne qui pouvait déposer ce genre de photo. Elle la retourna sans but précis et s'aperçut que deux phrases y avaient été notées.

L'écriture était très belle, pleine de pleins et de déliés, relevée et délicate, les courbes parfaitement régulières. Le petit « L » stylisé dans le coin inférieur droit semblait narguer l'assistante qui chiffonna brusquement la photo dans sa main.
Loki !
Elle savait que Tony aurait dû se méfier de ce monstre ! Il suffisait de voir comment il utilisait sa magie pour mettre tout le monde dans sa poche ! Était-elle la seule à voir à quel point l'ancien dieu était fourbe et cruel ?
Pepper était sûre que cette histoire de grossesse était fausse. Loki était un homme ! Il utilisait simplement sa magie pour apparaître en femme mais personne ne pouvait changer sa biologie à ce point ! Il était hors de question qu'elle laisse Tony tomber encore plus dans ses griffes et elle allait prouver à tout le monde à quel point le brun était toxique !
Elle coinça le StarkPad sous son bras et déchira la photo en petits morceaux qu'elle laissa tomber dans la poubelle.
L'échographie disparaîtrait dans la journée quand Dumm-E viendrait vider la poubelle.

Elle arriva devant la porte de l'atelier quelques minutes plus tard, la porte refusant encore de s'ouvrir devant elle, le petit cadrant tactile s'éclairant en rouge.

- Jarvis, tu m'ouvres s'il te plaît ? Réclama-t-elle en soufflant.

Ça l'agaçait que Tony lui refuse l'entrée du labo ! C'était encore un coup de Loki ça...
La porte s'ouvrit en silence après un petit temps de latence et quand Pepper entra dans l'atelier Tony terminait de fermer un dossier holographique.

- Pepper, je peux t'aider ? Demanda-t-il en poussant deux-trois feuilles en arrière de son établi.
- Il faudrait que tu signes ces quelques dossiers.

Elle lui tendit la tablette sur laquelle elle avait transféré ce qu'elle voulait et s'appuya sur le bord de la table alors que Tony soupirait en se saisissant de l'appareil.

- Bien, maintenant faudrait que je te parle de quelque chose, lança-t-elle en récupérant l'appareil une fois qu'il eut fini.

Il leva un sourcil en sa direction en s'appuyant à son tour sur le bord de l'établi.

- C'est à propos de Loki, commença-t-elle.

Immédiatement l'ingénieur leva les yeux au ciel en grognant et s'éloigna en soufflant.

- T'es pas sérieuse ?! S'exclama-t-il en se tournant vers elle.
- Tony, tu ne comprends pas, tenta-t-elle.
- Pepper, arrête !
- Tony écoute-moi ! Il est en train de tous vous embobiner ! Il a cherché à détruire la Terre et là vous l'accueillez à bras ouverts ! Et en plus vous le protégez ! Alors que tu as failli mourir à cause de lui !
- Pepper...
- Il faut que tu réagisses Tony !
- Pepper.
- Tu ne peux PAS être amoureux de lui !
- PEPPER ! Tonna l'ingénieur en se retournant brusquement vers elle.

L'assistante pinça les lèvres et regarda Tony se tenir à quelques pas d'elle, vibrant presque de colère, le regard noir et la mâchoire serrée.
Elle n'avait jamais vu l'ingénieur aussi furieux et elle savait que si elle n'avait pas été une femme il l'aurait déjà frappée. Elle le voyait serrer et desserrer les poings le long de ses cuisses.

- Sors, gronda-t-il.
- Anthony, tenta-t-elle d'une petite voix.
- SORS !

Elle eut le réflexe de rentrer la tête dans les épaules et fila sans demander son reste. Elle tenterait de le raisonner plus tard.

Loki rompit la transe avec Fenrir et s'effondra quasiment dans le fauteuil de jardin. Elle resserra les pans de son gilet sur elle et passa une main sur son ventre qui lui faisait mal.
Ça faisait des jours qu'elle essayait de retransformer Fen en humain et rien ne semblait fonctionner. Son circuit magique était tellement réduit que Loki se demandait encore comment il avait fait pour ne pas mourir. Elle soupira en jetant la tête en arrière alors que la douleur de son ventre refluait.

Elle adorait ses grossesses. Vraiment. Mais les trois derniers mois étaient toujours les pires. Entre les nausées matinales, qui pour une raison inconnue n'arrivaient pas au début mais à la fin de sa grossesse, et les contractions d'entraînement qui arrivaient par intermittence ce n'était pas tout à fait une partie de plaisir.
En plus, elle commençait à enfler comme un ballon et à avoir franchement mal au dos.

Le loup géant couina misérablement et poussa le siège de sa mère tout doucement du bout de son nez ce qui le fit traîner sur 40 centimètres. Elle redressa la tête et se frotta les yeux avant de faire un sourire au loup en lui grattouillant le bout du nez.
Elle ne savait plus quoi faire avec lui.
Un léger vent vint agiter le poil du loup et fit frissonner Loki. Dans la ville tous les arbres s'étaient parés d'oranges et de rouges et les feuilles jonchaient les rues. Il commençait à faire vraiment froid et Loki cherchait désespérément un moyen de retransformer son fils pour pouvoir le faire entrer à l'intérieur et arrêter de dormir dehors. Elle dormait contre Fenrir donc elle n'avait pas si froid que ça mais elle gelait dès qu'elle mettait un orteil en dehors de sa couverture et ça n'était plus possible.

- Jarvis ? Demanda-t-elle en continuant de caresser le museau de son fils où quelques poils noirs commençaient à réapparaître.
- Oui Lady ? Répondit la voix de l'IA.
- Est-ce que tu peux aller me chercher quelques livres dans ma chambre ? Tous ceux avec une pierre incrustée dans la tranche s'il te plaît.

L'androïde ramena une pile complète de bouquins et Loki passa une bonne partie de la journée à feuilleter les lourds volumes pendant que Fenrir se roulait par terre en essayant de s'occuper. Jarvis lui apporta de quoi manger lorsque son ventre se mit à grogner, qu'elle dévora en quelques secondes, affamée.
Après plusieurs heures de recherches et de livres poussiéreux, elle finit par lever les yeux des pages et regarda son fils en se mordillant la lèvre. Elle reposa le livre sur le haut de la pile et se leva pour rentrer dans la Tour, laissant le loup dehors après une dernière caresse.
Elle était en train de boire une tasse de thé appuyée sur le comptoir de la cuisine quand Tony entra dans la pièce d'un pas rageur.
Il eut un temps d'arrêt en voyant la brune, la fixa pendant quelques secondes et finit par se détourner pour récupérer quelque chose dans le frigidaire avant de faire volte-face pour ressortir de la pièce.
Sans réfléchir Loki se saisit instinctivement de son poignet pour le retenir. Il se libéra de son emprise en se retournant, apparemment aussi surpris qu'elle qu'elle cherche à le retenir.

- Anthony, je..., commença-t-elle sans savoir quoi ajouter.

Par quoi commencer ? Le fait qu'elle était désolée pour ce qui s'était passé à la fin du bal, pour ce qui c'était passé au parc, par le fait qu'il lui manquait alors qu'ils vivaient tous les deux dans le même bâtiment, par le fait qu'elle avait besoin de lui... C'était impossible

- Je..., tenta-t-elle encore une fois avant de se mordre la lèvre, toutes ses idées s'entrechoquant dans sa tête sans savoir quoi dire.
- Ça t'arracherait vraiment la gueule de le dire hein ?, dit-il d'un ton sombre en fronçant les sourcils.

Dire ? Mais dire quoi ? Qu'est-ce qu'il voulait entendre ?
L'ingénieur soupira en secouant la tête et tourna les talons pour repartir mais Loki l'arrêta encore une fois.

- Anthony, je suis sincèrement désolée pour tout ce qui s'est passé après le bal, je...

Il s'était arrêté lorsqu'elle l'avait appelé mais ne s'était pas retourné et partit simplement en secouant la tête quand Loki se coupa dans sa phrase.

- Je t'en prie j'ai besoin de toi, murmura-t-elle en le voyant s'éloigner pour disparaître à l'angle du salon.

Elle hésita une seconde avant de partir à sa poursuite, tombant nez-à-nez avec Pepper.

- Vous, siffla la blonde.
- Que voulez-vous Potts ? Répondit froidement Loki en sentant une rage familière se réveiller au fond de son ventre en tentant de la contourner.
- Vous allez arrêter vos petits jeux malsains avec Tony, il n'est pas votre jouet !, lança la blonde en se plaçant devant elle pour l'empêcher de passer.
- C'est drôle mais j'aurais plutôt dit ça à la femme qui s'est servie de lui pour le larguer et finalement venir le récupérer alors qu'il se trouvait dans un état de faiblesse passager.
- Vous ne savez rien de ce qui se passe entre Tony et moi, cracha presque l'assistante.

Loki ne répondit rien et se contenta de serrer les poings. Effectivement elle ne savait rien de ce qui se passait entre Anthony et elle pour la simple et bonne raison que Tony ne lui parlait plus. Et elle n'allait pas se mettre à l'espionner par le biais de Jarvis. De toutes les manière elle n'allait pas y penser trop longtemps parce que ça lui faisait bien trop mal d'imaginer l'ingénieur et son assistante ensemble. Ça lui donnait des envies de meurtres.

- Tony ne voudra jamais de vous, enfonça Pepper avec un rictus.
- Vous ne savez rien de ce qui se passe entre Anthony et moi, parodia le Jotun avec un sourire mauvais.
- Pourquoi voudrait-il d'un monstre qui donne naissance à d'autres monstres ? Qui nous dit que ce bébé, dont vous ne pouvez PAS être enceint parce que vous êtes un homme, ne ressemblera pas à une abomination ? Ou qu'il aura la peau bleue ?

Loki se figea et son sourire s'effaça.
La garce. Comment osait-elle ?
Elle avait sûrement sorti cette couleur au hasard mais Loki allait la tuer. Elle allait lui arracher les yeux pour la pendre par les pieds et la regarder se vider de son sang. Elle allait lui arracher le cœur et le lancer du haut de la Tour.
Ses poings étaient tellement serrés que ses ongles commençaient à lui entailler la paume des mains.

- Laissez Tony tranquille, ordonna Pepper en relevant le menton. Et commencez à faire vos valises parce que vous n'allez pas rester encore très longtemps.

Potts ne sut jamais à quel point elle s'était approchée de la mort lorsque la voix de Jarvis vint distraire Loki de son envie de serrer la gorge de la blonde jusqu'à sentir ses vertèbres craquer sous ses doigts.

- Monsieur Fenrir semble en état de détresse et requiert votre attention Lady Loki.

La brune jeta un regard meurtrier à l'assistante et finit par se détourner pour se diriger vers le penthouse en se demandant ce que son fils avait encore pu fabriquer. La dernière fois il avait mangé la table du salon de jardin et s'était presque étouffé avec le pied.
C'était quoi cette fois-ci ? Un siège de jardin ?
Cependant lorsqu'elle entra sur le balcon Fenrir dormait à poings fermés, le ventre en l'air comme un bienheureux. Aucun signe de détresse en vue.

- JARVIS ! Cria Loki en retournant à l'intérieur.

Elle entendit l'androïde s'éloigner d'un pas rapide mais l'IA lui répondit tout de même par le haut-parleur le plus proche :

- Il m'a semblé judicieux de vous éloigner de Mademoiselle Potts.
- JE déciderai quand il sera judicieux de m'éloigner d'elle Jarvis, merci ! Répliqua-t-elle d'un ton froid.

Et de toute façon ce n'était pas elle qui devait s'éloigner de Potts, c'était Potts qui devait s'éloigner d'elle.
Elle soupira et posa la main sur son ventre, sentant le bébé donner des grands coups de pieds suite à son coup de colère.

- Pardon mon bébé, s'excusa t-elle en se massant doucement du plat de la main. Je n'aurais pas dû crier autant.

Elle s'installa dans le salon et continua son trousseau qui prenait de plus en plus de retard et commença son ouvrage.

Jörmunganð entra dans la Tour en courant, trop content de pouvoir enfin raconter à sa mère ce qu'il avait fait pendant la journée. Le cristal de téléportation était toujours dans sa poche de pantalon, il n'avait provoqué aucune catastrophe et ses yeux étaient restés normaux tout le temps ! Il avait vu plein de gens et plein d'autres enfants, il avait même eu le droit de s'entraîner avec eux avec les exercices que lui avait montré Monsieur Rogers. Monsieur Fils de Coul lui en avait même montré d'autres quand ils avaient été tout seuls pour réussir à battre les plus grands la prochaine fois qu'il viendrait.
Il se dirigeait vers le penthouse où il était sûr de trouver sa mère et son frère quand Dumm-E l'arrêta en chemin, complètement paniqué.

- On a un gros problème !

Refusant d'en dire plus, il prit le poignet du gamin et le tira derrière lui jusqu'à la chambre de l'ingénieur.

- Mademoiselle Potts a déchiré la photo du bébé de Maman ! J'en ai refait une mais il n'y aura pas le mot que Maman a laissé derrière. En plus on avait mis la tablette sur le bureau pour que Papa vienne dans sa chambre...
- Je sais, le coupa Jörmunganð en réfléchissant à toute vitesse.

C'était lui qui avait posé la tablette sur le bureau pour être sûr que l'œil de la personne qui la prenait serait attiré par le reflet de la lumière sur la photo. Il y avait passé des heures, à bouger la tablette dans tous les sens au millimètre près pour être sûr que l'ingénieur voit la photo peu importe la façon dont il l'aurait prise. Il aurait vu la photo et se serait enfin réconcilié avec Mama. Il fallait vraiment évincer cette espèce de... de Kräken et l'envoyer loin de Monsieur Stark !

- Jarvis, montre-moi ce qui s'est passé, demanda Jör en se détournant de la poubelle.

Un petit écran sorti du mur et se plaça à hauteur des deux enfants qui s'approchèrent pour regarder les images défiler. Pendant que Jör observait Pepper récupérer et déchirer l'échographie, Dumm-E décrocha un petit câble de son bras et le brancha à l'arrière de la télé. Il resta sans bouger pendant plusieurs secondes avant que ses yeux ne s'illuminent. La vidéo s'arrêta brusquement et revint en arrière pendant plusieurs dizaines de secondes avant de redémarrer normalement.
Jör regarda les images s'animer devant ses yeux en se mordillant la lèvre inférieure. Une fois la vidéo terminée, il regarda Dumm-E en plissant les yeux.

- Qui c'est qui vide les poubelles ici ? Demanda-t-il après quelques secondes de réflexion intense.
- Moi. You il fait les cuisines et Butter-Finger elle fait les salles de bains.
- Tu dois le faire quand ?
- Le matin quand Papa sort de sa chambre.

L'enfant réfléchit encore quelques secondes en regardant alternativement la poubelle, Dumm-E et l'écran et finit par prendre une décision. S'il se débrouillait bien, il pourrait réconcilier Mama et Monsieur Stark et en plus il réussirait à se débarrasser de l'assistante gênante sans même être impliqué.
Il avait bien retenu la leçon de Monsieur Coulson. On ne se débarrassait des gens qu'en dernier recourt parce qu'ils pouvaient toujours être utiles mais là, il avait beau imaginer toutes les situations possibles, il ne voyait pas du tout comment elle pourrait leur être utile. Mais il savait aussi que si c'était lui qui mettait Mademoiselle Potts dehors, elle pourrait revenir quand elle voudrait parce que Monsieur Stark serait toujours d'accord. Alors que si c'était Monsieur Stark qui la mettait dehors...

- Voilà ce qu'on va faire, commença-t-il. Dumm-E tu vas aller récupérer la tablette de Monsieur Stark et on va la reposer sur le bureau.
- Mais ça a pas marché la dernière fois !
- Mais tais-toi et laisse-moi finir ! S'exclama Jör en fronçant les sourcils.
- Eh ! Me parles pas comme ça !
- J'te parle comme j'veux ! DONC ! Cria-t-il pour empêcher le petit androïde de rajouter quelque chose, on va remettre la tablette sur le bureau. On va mettre quelque chose qui glisse dessus, comme ça quand Monsieur Stark va la prendre elle va lui glisser des doigts et tomber...

L'enfant se dirigea vers le bureau et tira la poubelle devant le bureau.

- … dans la poubelle ! Que tu as pas le droit de vider ! Ordonna-t-il en pointant Dumm-E du doigt.
- Mais à quoi ça va servir que la tablette tombe dans la poubelle ? On risque juste de la casser !
- On s'en fiche de ça, Monsieur Stark il en a plein. Mais comme ça il va voir les papiers dans la poubelle et il va se demander ce que c'est. Là, il va demander à Jarvis ce qui s'est passé et Jarvis ! Tu lui montreras ce que tu nous as montré ! Toute la vidéo !
- Bien Monsieur Jörmunganð, répondit l'IA.
- Et on met quoi sur la tablette ? Parce de l'huile ça va se voir...

Ça c'était la faille dans le plan. Jörmunganð recommença à se mordiller la lèvre en réfléchissant. Qu'est-ce qu'il pouvait utiliser ?

- Si je peux me permettre, intervint doucement Jarvis en entrant dans la pièce, vous pourriez utiliser de la poudre pour bébé.
- Il a ça Monsieur Stark ? Demanda Jör.
- Nan mais Maman elle doit en avoir non ?
- Bah non, pourquoi faire ? Les bébés ça se fabrique pas avec de la poudre.
- On pourrait en avoir où alors ?
- Jarvis tu pourrais en acheter ? Finit par demander l'enfant en se tournant vers le grand androïde qui attendait patiemment à l'entrée de la pièce les mains derrière le dos.
- Je ne suis pas sûr que cela soit nécessaire, dit-il en leur tendant une bouteille blanche avec un bébé rieur dessiné dessus.

Jörmunganð la récupéra et en versa sur ses doigts avant de les frotter ensemble. Un sourire machiavélique s'étira sur son visage et il leva les yeux vers le grand majordome.

- Tu diras rien à Monsieur Coulson hein ?
- Pourquoi tu nous aides ? Demanda Dumm-E. Je croyais que les adultes voulaient pas qu'on se mêle de leurs affaires...
- La santé de Monsieur Stark s'est considérablement améliorée depuis que Lady Loki est arrivée et pour son bien-être, ils doivent rester ensemble.

Jör regarda le robot en levant un sourcil dans une parfaite imitation de sa mère.

- Avoue, il y a pas que ça. Je suis sûr que tu veux aussi qu'ils aient des bébés ensemble.

Jarvis ne répondit rien mais un petit sourire vint étirer ses lèvres.

- Au fait, comment on fait les bébés ? Demanda Dumm-E.
- Je crois qu'il serait préférable que vous demandiez Lady de vous expliquer, répondit l'androïde en se détournant pour quitter la pièce.

Les deux petits garçons se regardèrent avec de grands yeux, surpris que l'IA refuse de leur répondre, Jör haussant les épaules avant de traîner son acolyte derrière lui pour pouvoir mettre leur plan à exécution.
Maintenant, il fallait juste récupérer la tablette de Monsieur Stark.

Coulson entra dans sa chambre en se frottant la nuque, retenant un soupir après avoir tenté une énième fois de faire sortir Steve de sa chambre. Mais la réponse était toujours la même : un long silence suivit par Jarvis qui lui indiquait que « Monsieur Rogers est incapable de quitter la chambre ».
Il se débarrassa de sa veste et remonta ses manches. Il dénoua sa cravate, la laissant lâche autour de son cou et s'assit à son bureau où il avait reposé la poupée le matin. Posant les coudes sur son bureau, il laissa retomber sa tête en se frottant le visage avant de passer une main dans ses cheveux courts, relevant son regard pour tomber sur les yeux bleus du jouet que lui avait offert Jörmunganð. Même ces yeux-là semblaient le regarder avec tristesse et résignation.

- Dis-moi ce que je peux faire pour arranger les choses… murmura-t-il en laissant retomber ses mains sur le bureau. Je ne sais plus quoi faire… Je ne voulais pas te faire de mal. Steve... Je t'en prie. Dis-moi ce que je dois faire. Je te promets de ne plus t'importuner avec mes sentiments. Je resterais loin de toi si c'est ce que tu souhaites. Je sais que j'ai dépassé les bornes, que j'aurais dû rester à ma place, mais je t'aime tellement... Je suis sincèrement désolé. Mais tu me manques… Tu me manques tellement. Reviens-moi…

Il laissa retomber sa tête dans ses bras luttant contre les larmes. Ça faisait des semaines qu'il n'avait pas dormi correctement, il ne savait plus quoi faire pour arranger les choses. Il poussa un soupir tremblant et ferma les yeux, le front appuyé contre ses bras, croisés sous sa tête.

- Je t'aime Steve… finit-il par chuchoter contre le bois du meuble.
- Oui, je commence à comprendre, répondit la voix douce du blond au-dessus de l'Agent.

Ce dernier se leva d'un bond, envoyant valser sa chaise et dans le même geste pointa son arme chargés sur le front de Steve assis sur son bureau. Sauf que ça ne pouvait pas être vrai. Steve était dans sa propre chambre, probablement furieux contre lui, pas assis sur un meuble à l'endroit exact où se trouvait auparavant la poupée. Le blond s'était figé et avait lentement levé les mains en signe de défense.

- Qui êtes-vous et comment êtes-vous arrivé jusqu'ici ? demanda Coulson d'un ton froid.

Il avait peut-être loupé l'intrusion d'un inconnu dans sa chambre mais il il ne le laisserait pas s'en aller comme ça.

- Phil, c'est moi. Steve, répondit son interlocuteur.
- Non. Steve est dans sa chambre. Je répète ma question : Qui êtes-vous et comment êtes vous arrivé jusqu'ici ?
- Jörmunganð m'a transformé en poupée même si je crois que ce n'était pas voulu.
- Il y a peu de choses que Jör fasse sans le vouloir, répliqua l'Agent.
- Il a apparemment fait une fausse manipulation. Si j'ai bien retenu ce qu'il a dit une fois qu'il m'a transformé, apparemment il aurait oublié un point sur sa rune.

Coulson continua de braquer son arme sur Steve et arma même le chien dans un cliquetis inquiétant.
Jarvis se permit alors d'intervenir :

- Je peux vous montrer les images si vous le souhaitez Monsieur Coulson.
- Fais donc Jarvis, répondit l'Agent sans relâcher son attention une seconde alors qu'un petit écran descendait du plafond.

Son regard oscilla entre Steve et l'écran, revenant plus souvent sur l'écran pour finalement s'y fixer quand il vit Jör utiliser sa magie pour rétrécir Steve.

Lorque l'écran remonta une fois la vidéo finie, l'Agent dévia lentement son regard vers le blond, un air de panique absolue comme Steve n'en avait jamais vu se dessinant sur son visage.

- Steve ? Demanda-t-il d'une voix tremblante.
- Bonjour Phil, sourit le blond en comprenant qu'il ne risquait plus de se faire trouer la peau par l'homme qu'il aimait.

Ce dernier lâcha son arme et recula en regardant le blond descendre du bureau d'un geste souple.
Il commença à secouer la tête en dénégation.

- Oh mon Dieu Steve, je... je voulais pas te menacer ou te blesser je suis tellement...
- Hey, du calme, tenta de le raisonner Steve en s'approchant les mains en évidence. N'importe qui aurait réagi comme toi, pas de panique.
- Mais comment... tu étais une poupée, tu n'aurais jamais dû entendre ce que/ Steve. De quoi te rappelles-tu lorsque tu était transformé ? Demanda Coulson en commençant à se sentir mal.
- De tout, rougit Steve jusqu'à la pointe des oreilles.

L'Agent vit soudainement des fragments de ces derniers jours défiler devant ses yeux. Lui sortant de la salle de bain presque nu et surtout couvert de cicatrices de ses années de service, lui complètement déprimé suite aux rejets involontaire du captain, parfois même pleurant...
Incapable de faire face plus longtemps au seul homme auquel il voulait éviter de montrer tout ça, il lui tourna carrément le dos, faisant face au mur.

- Phil, je suis vraiment désolé, je n'avais aucun moyen de te faire savoir que j'étais conscient. Sinon j'aurais fait en sorte de ne pas regarder sous ta serviette mais je ne pouvais pas bouger et...

Oh bon sang. En plus il l'avait carrément vu nu le matin même.
Il se prit le visage dans les mains en se retenant de pousser un gémissement de désespoir. Il avait vraiment tout enchaîné.
Complètement prit dans son agonie sentimentale, il ne sentit pas Steve s'approcher de lui et sursauta violemment quand deux bras musclés s'enroulèrent autour de lui.

- Phil je... Je suis désolé pour être parti sans explications. J'avais tellement peur... Que tu ne m'aimes que pour Captain America et non pas pour Steve Rogers, ajouta-t-il précipitamment quand Coulson se tendit contre lui. Je... je n'ai pas eu beaucoup de... d'expériences. Que ce soit en relations amoureuses ou... physiques.

Coulson lui tournait le dos mais il était sûr qu'il pouvait sentir à quel point il rougissait.

- Et quand on s'est retrouvé sur ton lit j'ai paniqué et c'est allé tellement vite... Je t'aime sincèrement mais je crois que je ne suis pas prêt à franchir le cap.
- Redis-moi ça ? Demanda Coulson en se retournant vers lui le cœur au bord de l'explosion.
- Je suis pas prêt, répéta Steve, une ride d'inquiétude barrant son front.
- Non, avant ça, demanda l'Agent.
- Je t'aime ?

Le blond se mordait la lèvre d'inquiétude mais cette expression disparut bien vite lorsque l'Agent prit son visage en coupe pour l'embrasser fiévreusement.

- Je ne sais pas si je dois tuer ce gosse ou le remercier, déclara-t-il lorsqu'il libéra enfin la bouche de Steve avec un sourire franc.
- Pour l'instant les remerciements l'emportent, répondit-il avec les joues roses et les yeux pétillants.

Mais quelque chose chiffonnait encore l'Agent.

- Jarvis ? Une idée du pourquoi il aurait fait ça ?

L'IA mit longtemps à répondre. Trop longtemps.

- Je l'ignore Monsieur Coulson. Peut-être voulait-il simplement jouer.
- Je crois qu'il va falloir surveiller de près ce garnement, rit Steve en voyant un air suspicieux se dessiner sur le visage de Coulson.
- Oui, surtout s'il est parvenu à mettre Jarvis de son côté il va devenir vraiment incontrôlable. D'autant plus que sa mère n'a pas l'air de vraiment vouloir le canaliser.

Steve eut un doux sourire et posa son front contre l'épaule de Coulson.

- Tu m'as manqué, souffla-t-il en s'accrochant à lui.

Coulson ne répondit rien et se contenta de le serrer contre lui.

Jörmunganð était en opération commando.
Il était présentement dans l'atelier de Tony, avec Monsieur Stark et Dumm-E. Sauf que Monsieur Stark ne le savait pas. Il devait récupérer la tablette de l'ingénieur sans qu'il le remarque pour pouvoir la reposer sur son bureau et cette fois-ci il ferait en sorte que Mademoiselle Kräken Potts ne puisse pas s'approcher de cette chambre ! Il avait donc cassé le bras de Dumm-E pour que ce dernier aille occuper Monsieur Stark pendant que lui attrapait le StarkPad et le remontait dans la chambre. Le plan était simple et pourtant il était toujours là à essayer d'éviter Monsieur Stark. Et puis Monsieur Banner. Et Monsieur Barton aussi.
Il était entré invisible dans le labo juste derrière Dumm-E et il devait ressortir en même temps que lui pour éviter d'ouvrir la porte pour rien et que Monsieur Stark voit la tablette flotter dans les airs. Tout avait bien commencé, il était entré facilement dans le labo avec Dumm-E, il avait dû éviter Monsieur Stark de justesse quelques fois pendant que l'ingénieur cherchait des outils pour réparer le bras de Dumm-E tandis que lui cherchait la tablette mais il était resté quand même totalement inaperçu. Ça s'était compliqué après.

- Monsieur je vous informe que c'est Monsieur Barton qui gagne le pari en cours sur la mise en couple de Monsieur Coulson et Monsieur Rogers, avait soudainement déclaré Jarvis.
- Et merde, avait répondu Monsieur Stark en soupirant. Je vais jamais avoir fini d'en entendre parler...

Quelques minutes plus tard Monsieur Barton était arrivé par les tuyaux de ventilation et Jörmunganð avait dû s'éloigner en vitesse parce qu'il avait failli lui tomber dessus ! Et puis Monsieur Banner était arrivé dans son dos et il avait failli lui rentrer dedans aussi !
Donc il était présentement en train de tourner autour de l'établi de Monsieur Stark pour éviter Monsieur Banner qui était en train de jouer avec les outils de Monsieur Stark en discutant avec lui, Monsieur Stark qui récupérait lesdits outils pour pouvoir réparer Dumm-E et Monsieur Barton qui traversait la pièce assis sur une chaise à roulette ! Mais au moins maintenant il savait où était la tablette.
Il se baissa pour passer sous l'établi mais frôla par accident le bras de Monsieur Clint qui le regarda quasiment dans les yeux d'un air suspicieux. L'enfant arrêta de respirer.
Il était invisible. Il était sûr d'être invisible. Mais peut-être que Monsieur Barton pouvait voir les gens invisibles...
Finalement l'archer se détourna et recommença son manège avec sa chaise à roulette. Jörmunganð recommença à respirer et se mit à quatre pattes pour pouvoir avancer plus discrètement vers le meuble où trônait la tablette. Il se glissa derrière le meuble pour éviter Monsieur Banner et Monsieur Stark qui discutaient.

- C'est étrange quand même, il y a quelques jours Steve ne pouvait pas sortir de sa chambre et maintenant il roucoule avec Coulson. Je suis quand même sceptique ! Dit l'ingénieur en trifouillant dans le bras de Dumm-E. Surtout qu'ils étaient presque ensemble à MA date ! Jarvis, tu n'aurais pas retenu les infos juste pour me griller par hasard ?
- Laisse tomber Tony, je suis un génie ! AÏE ! S'exclama Clint en passant à côté de lui avant de se vautrer à cause de sa chaise qui se pris dans un bout de bras que l'ingénieur venait de jeter par terre.
- Non Monsieur répondit cependant Jarvis à la question de son créateur. Le seul à avoir interféré entre les deux adultes est Monsieur Jörmunganð.

L'enfant s'immobilisa alors que les adultes s'entre-regardaient. Dumm-E lui s'agita inconfortablement sur son siège et finit par fixer Jör avec de grands yeux. Vérifiant d'un coup d'œil que les adultes étaient trop pris dans leur conversation pour lui prêter attention il fit une grimace en le regardant de haut en bas. Jör se regarda pour voir s'il n'avait pas de tâche mais ne trouvant rien il releva les yeux vers son acolyte pour lui montrer qu'il ne comprenait pas.
Finalement le détail le heurta : Il n'était plus invisible ! Il releva les yeux sur les adultes pour vérifier qu'ils ne regardaient pas dans sa direction et croisa le regard de Monsieur Barton. Il eut une seconde de panique avant de porter son doigt à sa bouche pour demander le silence de l'archer. Il posa la main sur la tablette toujours en regardant l'homme qui finit par lui faire un petit signe de tête avec un sourire en coin avant de se détourner.
Jör se concentra et redevint invisible en soupirant de soulagement. Il récupéra la tablette et se glissa de nouveau sous la table mais se heurta de nouveau à un problème : Il n'allait pas pouvoir retraverser comme ça, une tablette qui se baladait toute seule, c'était légèrement voyant quand même !
Il agita légèrement l'outil électronique à la bordure de la table pour essayer d'attirer l'attention de Dumm-E et lui demander de l'aide, mais il fut remarqué par Barton qui s'approcha avec sa chaise à roulette pendant que Banner et Stark discutaient.

- Et tu crois pas qu'après avoir arrangé Coulson et Steve ensemble le petit va s'intéresser à toi et à Loki ? Demanda Bruce alors que Barton glissait la tablette dans son dos pour traverser l'espace entre la table et l'établi.
- Même lui ne peut plus rien pour réparer les choses entre Loki et moi, soupira Tony en terminant de rebrancher les différents fils dans le bras de Dumm-E tandis que Jör récupérait la tablette après être passé sous l'établi.
- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Clint en fronçant les sourcils.
- J'en sais rien ! S'exclama Tony en se détournant pour aller chercher un bout de fausse peau. Tout se déroulait à merveille, elle s'est penchée pour m'embrasser et elle a complètement pété un boulon !
- Et tu veux pas en discuter avec elle ?
- J'en ai marre de me faire balader si tu veux tout savoir Legolas, rétorqua l'ingénieur en refermant le bras de Dumm-E. Et voilà, comme neuf ! S'exclama-t-il une fois le travail fini.

Le petit androïde sauta à bas de son siège et se glissa derrière l'établi.

- Merci Papa ! Lança-t-il en se retournant vers lui.

Il attendit que la tablette vienne discrètement se placer dans son dos sans que les adultes ne la remarquent et fit volte-face pour sortir de l'atelier en courant, trébuchant dans les escaliers et pestant contre quelqu'un, un éclat de rire ne lui appartenant pas retentissant dans la cage d'escalier tandis que la porte se refermait dans un chuintement discret.

- Et maintenant qu'est-ce que tu vas faire ? Demanda Clint en détournant l'attention des deux scientifiques qui regardaient la porte d'un air étrange.

Si le gosse voulait jouer les cupidons, l'archer n'avait rien contre ça. Non seulement ça pourrait arranger l'ambiance dans la Tour et en plus se serait marrant à regarder. Non parce que là franchement, on se faisait plus chier que devant un épisode de Plus Belle la Vie. Manquerait plus qu'un des exs de Loki fasse une apparition et ce serait le pompon !

- Rien. Essayer de l'oublier, répondit Tony en s'asseyant sur son tabouret avec un air sombre.

Jörmunganð et Dumm-E se tapèrent dans les mains, la tablette serrée contre Jör, alors qu'ils se dirigeaient vers la chambre de l'ingénieur.

- Ça a trop bien marché ! S'exclama le petit robot avec un éclat de rire.
- C'est parce que c'était pas toi qui était en train d'essayer d'éviter Monsieur Barton, Monsieur Banner et Monsieur Stark !
- Oui bah je te signale que c'est moi qui ai eu le bras cassé ! D'ailleurs si tu avais pu éviter d'être aussi content quand tu l'as fait, ça aurait été encore plus chouette !

Jörmunganð ricana au souvenir et ne répondit rien. Ils traversaient le couloir quand la voix de Coulson les stoppa net dans leur course.

- Jormunganð viens ici.

Ce dernier fourra la tablette dans les bras de Dumm-E et le poussa vers la chambre de l'ingénieur avant de se retourner vers l'Agent.
À la vue du visage fermé de l'homme, il allait prendre cher pour son grade. Mais flûte, il avait quand même réussi à le réconcilier avec Monsieur Rogers nan ? Il allait quand même se faire gronder pour ça ? Ça arrivait à tout le monde de transformer quelqu'un en poupée par accident ! Non ? Oups.

- Qu'es-tu en train de faire ? Demanda-t-il en s'approchant de lui.
- Rien Monsieur Fils de Coul, répondit l'enfant d'une petite voix.
- Dans ce cas tu as peut-être le temps de m'expliquer pourquoi tu as transformé Steve en jouet.

Oh la la la. Peut-être que ça passerait mieux en jouant l'idiot.

- Qui c'est Steve ?

Peut-être pas si idiot que ça ! Quel imbécile !

- Pourquoi as-tu fait ça Jörmunganð ? Tu aurais pu le tuer !
- Mais je...
- Qu'aurais-tu fait si ça avait été le cas ?! S'écria Coulson en fronçant les sourcils.
- C'était un accident, renifla Jör en sentant les larmes lui monter aux yeux.
- Tu as failli tuer quelqu'un !
- Mais ça n'a pas été le cas, intervint alors Steve en sortant de sa chambre avec des vêtements propres.
- Je... suis... désolé Monsieur Rogers !, pleura carrément Jör en voyant l'homme devant lui.

Le Soldat s'agenouilla devant lui et le prit contre lui pour le consoler.

- Ce n'est pas grave Jör, personne n'a été blessé et c'est le principal. Coulson était juste inquiet parce que tu sais, il m'aime beaucoup, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil vers l'Agent qui ne put s'empêcher de rougir.
- Vous allez avoir des bébés alors ? Demanda le petit en se reculant, les yeux complètement secs.
- Jör, je ne crois pas que...
- Comment on fait les bébés d'ailleurs ?

Cette fois-ci ce fut au tour du blond de rougir comme une tomate.

- Et si tu demandais plutôt ça à ta mère ? Suggéra-t-il en se remettant debout.
- D'accord !

Et Jör partit comme une fusée dans le couloir avant que Coulson ait eu le temps de le rappeler.

- Tu es conscient que tu t'es fait avoir comme un bleu ? Demanda l'Agent en se rapprochant de lui.
- Oui mais tu me pardonnes parce que tu m'aimes, répliqua Steve en reprenant constance.
- On va finir par le savoir, marmonna-t-il avant de l'embrasser avec un sourire.

Jörmunganð entra en trombe dans la chambre de l'ingénieur et referma la porte derrière lui comme s'il avait Odin à ses trousses.
Heureusement qu'il savait pleurer sur commande parce que sinon il aurait été plus embêté qu'un dragon sur Jotunheim !

- Je t'avais dit que t'allait te faire gronder, fit remarque Dumm-E assis sur le grand lit.
- Est-ce que j'ai l'air de m'être fait gronder ? Non ! Alors chut ! Et donne-moi la poudre pour bébé ! Ordonna Jör en récupérant la tablette.

Il la recouvrit de talc et fit tomber l'excédent de poudre sur la moquette, s'attirant les foudres du petit androïde.

- Hey, c'est moi qui nettoie ! S'exclama ce dernier.

L'enfant lui tira juste la langue et reprit la tablette qui faillit lui échapper pour la poser sur le bureau. Il récupéra ensuite la poubelle qu'il plaça sous le bureau mais pas tout-à-fait pour pouvoir faire tomber la tablette dedans.
Une fois leurs méfaits accompli, les deux garçons retournèrent à leurs activités et Jör retourna sur le penthouse tandis que Dumm-E rejoignait ses deux autres frères et sœurs.

- Tiens mon chéri, j'allais justement demander à Jarvis où tu étais, lui dit sa mère lorsqu'elle l'aperçut.
- Pour quoi faire Mama ? Demanda-t-il en s'approchant.
- J'ai trouvé une formule pour faire reprendre à Fenrir sa forme humaine et j'ai besoin de toi pour le faire. Est-ce que tu te sens assez en forme ?
- Oh oui Mama ! S'exclama le garçon avec des yeux brillants.
- Est-ce que tu crois que tu vas pouvoir rester concentré assez longtemps ?
- Oui Mama !

Approuvant d'un signe de tête, elle le conduisit sur le balcon ou le ciel sombre et gris annonçait du mauvais temps.
Suivant les indications de sa mère, il posa les mains sur le museau de son frère qui était couché dans un grand cercle dessiné à la craie et plein de signes étranges. Il récita les paroles que sa mère lui dictait et soudain ce fut le noir.

Loki regarda ses fils avec anxiété alors qu'elle se trouvait au bord du cercle une fois Jör entré en contact avec la magie de son frère.
Le sort en lui-même était assez simple, c'était un simple sort qui permettait de retrouver des chemins. La partie la plus compliquée était de réussir à canaliser son énergie pour éviter d'en créer des nouveaux.
Mais Jör avait réussi à transformer Rogers en poupée à souhait sans le faire exprès,ça devrait aller pour ça non ?
Fenrir se mit soudainement à haleter et un grand éclair de couleur verte explosa dans le ciel de Manhattan, aveuglant Loki.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, deux petits garçons se tenaient devant elle. Un avec des cheveux noirs de jais, raides comme des baguettes et des yeux fendus de serpent, l'autre avec des yeux ronds et jaunes comme ceux d'un loup, une touffe toute ébouriffée sur la tête, d'un blanc de neige. Une grosse cicatrice barrait son nez et Loki savait que si elle lui faisait lever la tête elle trouverait la même sous son menton.

- Bonjour Fenrir, sourit-elle en ouvrant les bras.

Le gamin vint se jeter contre elle en criant :

- Mama !

Une fois après avoir réussi à enfiler des vêtements sur Fenrir, elle s'installa avec lui et Jörmunganð dans le canapé du salon.

- Je suis content d'être avec toi Mama. Tu m'as manqué, déclara le louveteau en se serrant contre sa mère.
- Tu m'as manqué aussi mon ange, répondit Loki en caressant les cheveux blancs de son fils.

Suivant les explications confuses de Jör, Loki en avait déduit que seul le circuit de transformation de Fenrir avait été entièrement retrouvé tandis que celui du glamour seulement partiellement. Ça avait été plus facile de retrouver le premier pour le petit garçon parce que la magie de son frère ressemblait énormément à la sienne tandis que celle de sa mère lui était plus étrangère. Loki ne redemanderait pas à Jör d'essayer de retrouver le reste du circuit. C'était trop dangereux pour lui et pour son frère.

- Mama, ce sont qui les autres gens qui vivent avec nous ? Jör il fait que d'en parler mais il me montre jamais.

Ça c'était une chose que Loki était contente de ne pas être obligée de faire. Jörmunganð avait tenu son frère averti de tout ce qui se passait dans la Tour, aussi n'était-elle pas obligée de recommencer les cours de langues et les courses-poursuites pour lui enfiler un pull. En dehors de leur couleur de cheveux les deux garçons se ressemblaient comme deux gouttes d'eaux mais leurs caractères étaient diamétralement opposés. Fen était doux et presque TROP obéissant, à un point que ça en devenait parfois un peu inquiétant, tandis que Jör faisait toujours la première bêtise qui lui passait par la tête et trouvait toujours la meilleure combine pour se mettre dans le pétrin.

Demanda à Jarvis de montrer les visages des habitants de la Tour, Loki expliqua les fonctions et métiers de chaque habitant, présentant le petit garçon aux trois petits robots dans le même temps.
Couslon et Steve finirent par passer dans le salon pour rejoindre la cuisine, Fenrir les regardant passer avec des yeux brillants.

- Mama, Mama ! Chuchota-t-il d'un air excité en tirant sur sa manche à répétition. Les deux Monsieurs ils sont Uniques !
- C'est quoi ça des Uniques ? Demanda Jör en regardant sa mère.
- Les midgardiens ici les appelleraient des âmes-sœurs. Sur Asgard on les appelle des Uniques parce qu'on pense qu'il s'agit d'une âme coupée en deux qui finit par se réunifier.
- Et tout le monde en a un d'Unique ?
- Je ne sais pas, avoua Loki en haussant les épaules. Certains pensent que oui même s'ils peuvent ne jamais le rencontrer, d'autres disent qu'il s'agit de contes pour enfants. Cela dépends beaucoup de vous je pense.
- Est-ce que tu crois que j'ai un Unique quelque part Mama ? Demanda Fen en posant la tête sur son ventre pour écouter le bébé.
- Je suis sûre que oui, sourit-elle en jouant avec ses cheveux.
- Et toi Mama, est-ce que tu en as un d'Unique, demanda Jör d'un ton innocent.
- Moi c'est un peu compliqué, grimaça la brune.
- C'est parce que Odin a dit que tu pouvais plus tomber amoureuse ?
- Il ne l'a pas juste dit, expliqua Loki en sentant sa gorge se serrer au souvenir, il a ordonné à Freya de m'empêcher d'aimer jusqu'à la fin des temps.

Si jamais elle avait eut le chance d'avoir un Unique quelque part, elle était désolé pour lui ou elle, parce qu'il/elle serait condamné à rester seul le reste de sa vie. Parce qu'elle ne pourrait plus jamais aimer.

- Cela dit, nous savons toi comme moi que ce n'est pas tout à fait vrai, n'est-ce pas ? La contredit tout de même une voix cristalline encore inconnue dans cette Tour, juste derrière elle.