Titre : Destiny always knows what it does ! *Le destin sait toujours ce qu'il fait !*
Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Rated : M
Couple : Draco/Harry
Genre : Friendship/Romance/Drame
Warning : Sexe, slash, violences, alcool, drogue et autre joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.
Disclaimer : Les personnages issu de la saga Harry Potter appartiennent à JKR (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Caracter ») tandis que les autres sont de mon cru. Pour le bien de l'adaptation et de certains points impossibles à modifier, certains lieux peuvent faire référence à l'univers Twilight (Forks, Seattle, Portangeles...)
Béta correctrice : Vivi64
Ça fait longtemps, trop peut-être. Mais comment dire… je n'avais pas envie d'écrire cette histoire, tout simplement. Mille pardons. Je tiens aussi à vous rassurer, je n'abandonne pas cette histoire ni aucune autre.
En espérant qu'il reste quelques lectrices/lecteurs,
Bonne lecture
Chapitre 19 : Changement définitif ?
POV Harry (Le vendredi 15 septembre 2000)
« Je sentais mon état de sommeil s'en aller et je m'étirai. Un grand bruit me fit me réveiller en sursaut. J'ouvris les yeux hagards et quelques secondes plus tard, la tête de mon ami dépassa du lit. Il papillonna des yeux, se leva en grognant contre un tel réveil, et, sans rien voir venir, il me frappa avec son oreiller.
- La prochaine fois que tu me pousses en dehors du lit, c'est la douche froide !
Je ne compris rien, mais après quelques secondes, tout se mit en place. Je me frottai les yeux et me rallongeai. Mon ami en fit autant et il posa sa tête sur mon torse, tout en me disant :
- Tu as bien dormi ?
Sa voix était rauque due au réveil récent et je me dis que moi aussi, j'aurais bien besoin de boire un peu d'eau. Je répondis néanmoins à sa question.
- Oui, j'ai bien dormi. Malgré le peu de place. Et toi ?
- Très bien aussi !
Il se leva, s'étira, et mon regard se posa sur son entrejambe où je pus voir un début d'érection. Je rougis, ou plutôt me sentis rougir et sans tarder, je sortis de sous les couvertures et filai en dehors de la chambre pour m'enfermer dans la salle de bains.
Quelque chose n'allait définitivement pas chez moi ! »
Après nous être préparés, nous étions descendus et avions petit-déjeuner. Je n'avais pu manger grand-chose, mon estomac retourné à cause de mon regard sur lui ce matin. J'avais peur, plus que tout, d'être différent. Mais aussi, je devais l'avouer, de le perdre à cause de cette différence.
Je n'étais sûr de rien, je pouvais me rassurer en me disant que tous les garçons regardaient le sexe des autres garçons. Mais je savais au fond de moi que cela était faux.
- Tu es malade fiston ?
La voix inquiète de mon père me fit relever les yeux de mon bol de céréales. Il me regardait avec… je ne savais quoi dans les yeux.
Je secouai la tête et dis, mentant :
- Je n'ai juste pas très faim, c'est tout.
- Moi, j'ai une faim de loup Ry, dit Dray avec un grand sourire en ingurgitant un bout de bacon.
- Allez, mange tout de même un peu et après, vous pourrez y aller.
Face à cet ordre reçu de la part de mon père, je mangeai deux à trois cuillérées avant de repousser mon bol définitivement. Dray but un grand verre de jus d'orange et je me demandai où il mettait tout ça. Il était maigre et mangeait comme quatre.
Moi, je l'étais aussi, mais je ne mangeais pas autant que lui.
Secouant la tête et le voyant se lever, je le suivis et bien vite nous étions dans sa voiture.
- Est-ce que tu… tu es sûr pour demain ? Pas de sexe ? Demanda soudain Dray en me jetant un regard comme… déçu.
Je ne voulais pas lui enlever ce plaisir et ne me sentant pourtant pas prêt à agir avec une fille comme un gars sûr de moi, je murmurai :
- Qu'elle vienne. Mais à une seule condition, ajoutai-je face à son sourire, débrouille-toi pour qu'il y ait de l'alcool.
- No prob mec ! Je prendrai un truc dans le bar de la villa.
Le reste du trajet se passa en musique avec la radio. Je regardais, une fois n'est pas coutume, défiler le paysage et une autre foule d'images défilait devant mes yeux.
Draco…
Je plaçai la main contre mon ventre avant de sentir une nausée remonter. Je fis comprendre à Dray de s'arrêter et, sans trainer, je sortis de la voiture et vomis. Les larmes aux coins des yeux, je me sentais minable. Différent et minable.
- On devrait peut-être te conduire à mon père.
Je secouai la tête, ne désirant pas voir de médecin. Une fois que je fus sûr de ne plus remettre le contenu de mon estomac, je me frottai la bouche avec le mouchoir tendu par mon ami et remontai en voiture.
Une fois arrivé au lycée, je filai aux toilettes pour me rincer la bouche. Dray me suivit, en tenant mon sac. Il avait refusé que je le prenne. Des fois je me demandais s'il ne me prenait pas pour une toute petite chose fragile.
- Tu vas mieux ? Demanda mon ami inquiet.
- Ouais. Je savais bien que je n'aurais pas dû me forcer à manger ce matin, lui expliquai-je.
- Ouais. Tu as fini ? On peut aller en cours ?
Je lui souris et il me tira la langue. Il ajouta, en prenant la direction de la salle de cours :
- J'ai juste envie d'être assis pour dessiner. Ne saute pas aux conclusions.
- Mais oui, je vais te croire petit intello, ris-je en le rejoignant.
Le reste de la matinée passa normalement. Les intellos au premier rang, les professeurs soporifiques, et moi regardant par la fenêtre tandis que Draco dessinait je ne savais quoi sur sa feuille. Quelque soit le cours, l'histoire, l'anglais, les maths ou l'espagnol, comme c'était le cas maintenant.
- Ca te dit une balade en voiture à midi ? Demanda-t-il soudain en stoppant ses griffonnages.
Je tournai la tête vers lui et vis de par la même occasion son air sérieux. Je jetai un œil à sa feuille et y vis le visage d'une fille. Et sans même en être sûr, je sus. C'était Judith.
Je hochai donc la tête et quelques minutes plus tard, nous étions en route pour la voiture, un bout de pizza chacun, un jus d'orange pour moi et un soda pour lui. Lavande était passée près de nous avec un sourire triste tout en prenant place à table dans la cafétéria.
Toujours était-il que nous étions désormais en train de courir vers la voiture, la fine pluie tombant. Quand nous fûmes à l'intérieur, Dray démarra et roula vers l'endroit où nous étions venus avec Lavande. Je me détendis, ayant soudain cru qu'il allait encore rouler comme un fou jusqu'à Seattle.
Rassuré, je mis la musique et choisis une fréquence de variété. Draco regardait la route avec application et ne me regarda pas une seule fois. Et quand il arrêta le moteur, il sortit et passa à l'arrière. J'en fis donc autant et allais râler de sa froideur, mais je fus coupé.
Par sa bouche.
Sa bouche sur la mienne et sa langue quémandant l'entrée. Je le repoussai, doucement, et vis ses yeux perdus.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Lui demandai-je.
- Je ne veux pas penser à elle, pas maintenant. Et elle est là, montra-t-il sa tête avec la main. Aide-moi s'il te plait…
Je le pris dans mes bras et lui caressai le dos. Je ne savais pas comment lui dire que l'aider de cette manière ne m'aiderait pas moi. Mais bien trop vite, sa bouche commença à picorer mon cou et sans que je ne puisse le repousser une fois de plus, nous fumes rapidement sans pantalon ni boxer, nos mains procurant du plaisir à l'autre, sans oublier nos bouches s'embrassant désespérément.
A la fin, mon souffle était erratique et mes doigts poisseux. Mais je n'osais pas trop bouger, de peur de salir mon haut. Draco retira sa tête qu'il avait enfouie dans mon cou et s'occupa de nous nettoyer avec des mouchoirs. Je ne savais pas quoi dire, ni comment agir.
Faire ça dans un lit était déjà bizarre en soi, mais à l'arrière de sa voiture était trop dur pour moi. Je détournai donc les yeux et remis mes vêtements, avant de repasser devant. Sans parler, je commençai à manger mon repas et bus ensuite mon jus d'orange, comme un désespéré. Draco était resté à l'arrière et je le voyais se passer les mains sur le visage dans le rétroviseur.
Que se passait-il dans sa tête ?
Me mentait-il par-dessus tout ? Aimait-il les garçons et… ressentait-il quelque chose envers moi ?
N'en pouvant plus, je comblai le silence et dis :
- On fait quoi maintenant ?
- J'sais pas, murmura-t-il en me regardant enfin par le biais du rétroviseur.
Il sortit ensuite et revint sur le siège conducteur, tout en penchant sa tête en arrière. Le silence reprit sa place entre nous et quelques minutes plus tard, alors que je désespérais d'avoir une solution venant de lui, il dit :
- Je pense que je viens de faire une connerie. Ca n'aurait pas dû arriver, encore plus que les fois précédentes. Je m'excuse Ry.
Je lui souris, ne désirant pas lui en vouloir pour ce qui venait de se passer. Il sembla se détendre et commença à manger. Je changeai la station de radio et me mis à regarder la nature. Les arbres, la mousse, la terre.
Quand nous fûmes de retour au lycée, nous primes le chemin de la salle de biologie et Dray me laissa avec une tape dans le dos pour rejoindre Lavande.
POV Draco (Le vendredi 15 septembre 2000 – fin de soirée)
Je venais de quitter Harry, et j'avais envie de manger un truc avant de monter dans ma chambre et oublier.
Oublier son visage pour le remplacer par le sien, oublier ce moment sur la banquette arrière pour me souvenir de nous dans un lit. Judith avait hanté mon esprit toute la journée et même mon ami n'avait pu m'aider à ne pas souffrir.
Et maintenant, je voulais me laisser souffrir tout en l'aimant. Parce que je l'aimais encore malgré tout. Je la voulais du plus profond de mon âme, je voulais lui caresser la peau, embrasser chaque parcelle. Je voulais l'aimer tendrement, la pénétrant avec douceur. Tout le contraire d'avec Lavande. En biologie, je lui avais confirmé notre petite sauterie de demain et lui avait dit que nous la ferions chez Harry lui-même.
- Bonsoir mon chéri, dit Narcissa.
- S'lut man'. Y a quelque chose à manger ? Demandai-je en allant dans la cuisine.
- Non, mais je peux te cuisiner quelque chose.
- Cool !
Je pris place et me mis soudain à regarder le plafond. Je devais prendre une décision et m'y tenir. Je devais avoir la force de n'être qu'ami avec Harry et non de l'entrainer sur la banquette arrière de la voiture. Ni de profiter de lui dans un lit. J'avais eu beaucoup de remords ce midi, ne lui ayant pas laissé beaucoup le choix.
Cet être fragilisé et débutant réellement dans la vie. Je ne devrais pas l'entrainer vers ce type de relation, bien que pour moi, cela n'en était pas une. Mais je savais au fond de moi que cela n'était pas très clair. Que reporter Judith sur lui n'était pas sain.
Vingt minutes plus tard, je mangeai des pâtes bolognaise que ma mère avait faites, puis décidai de monter dans ma chambre. Je pris immédiatement la direction de ma salle de bains et me lavai. J'avais cette sensation de sperme sur ma peau et ce, depuis ce midi.
Une fois douché et sec, je filai dans ma chambre et sans même enfiler quelque chose, je me glissai sous ma couette complètement nu.
Je me sentis bien, là. Au chaud, bien calé contre mon oreiller.
Mais bien vite, je ressentis un manque, celle d'une présence. Je fermai donc les yeux et commençai à caresser mon corps, imaginant Judith avec moi. Le reste ne fut que gémissements et plaisir. Plaisir amer, vu que je savais très bien qu'elle n'était pas là, mais cela n'évita pas à mon sexe de cracher son jus, et à moi de m'endormir comme un bienheureux le cœur malgré tout esseulé.
OoOoOoOoOoOoO
Le soleil était déjà levé depuis un bout de temps et la pluie avait cessé depuis plusieurs minutes. J'avais la tête dans le cul, ayant eu un sommeil agité. J'avais souillé mes draps deux fois et m'étais réveillé en sueur dû à des cauchemars ou des rêves plus plaisants. Là, j'étais au salon, regardant d'un œil distrait les conneries qui passaient à la télévision. J'attendais patiemment que mon père quitte la maison pour aller travailler. De là, je devrais demander à ma mère un truc à l'étage et j'aurais ainsi le temps de chiper un truc dans le bar.
Par chance, mon paternel quitta la maison, avec sa sacoche, une demi-heure plus tard et je demandai innocemment à Narcissa si elle savait où se trouvait mon polo noir. Je l'avais caché ce matin, alors qu'il avait été déposé la veille avec mes autres linges lavés.
Une fois Narcissa à l'étage, je fonçai et pris une bouteille de Bourbon. Mon père n'aimait pas tellement et j'avais plus de chance que mon emprunt passe inaperçu.
Avec un sourire et mon polo noir retrouvé par ma mère dans sa garde-robe, j'étais au volant pour la maison de mon ami quelques minutes plus tard, la bouteille bien calée au sol.
Après un bon quart d'heure de route, je stoppai le moteur et sortis de la voiture, alors qu'Harry ouvrait la porte de sa maison. Le grand sourire qu'il m'offrit me fit chaud au cœur. Je le rejoignis et lui tapotai l'épaule.
Une fois sur le canapé, devant la télévision, je pus remarquer que Ry était plutôt stressé et que son sourire de bienvenue était sûrement plus dû au soulagement. Je me fis donc un devoir de le détendre et tout en changeant de chaine pour tomber sur celle d'un porno, je partis en cuisine, pris deux verres et servis ensuite un doigt d'alcool.
Lavande devait nous retrouver ici. Je lui avais bien proposé de la prendre sur la falaise, enfin la prendre…
Tout en souriant, je revins au salon, où Ry était scotché à l'écran. Il dit :
- Cette fille vient de prendre… trois… dans…
- Elle est faite pour ça…
Il me regarda bizarrement et sachant que j'allais recevoir le couplet sur le fait que les femmes n'étaient pas des salopes ou des objets, je lui mis le verre dans la main et bus une gorgée du mien.
- Elle arrive quand ? Murmura-t-il.
- J'sais pas. On peut s'occuper, si tu veux.
- J'ai rien ici, à part la télé, rétorqua-t-il.
Je tournai la tête vers lui et voyant vraiment la panique dans ses traits, je réfléchis deux secondes sur ce que je pouvais trouver ici pour nous occuper. Je me levai ensuite, souriant. Ry me conseilla de ne pas faire de connerie et je revins quelques plus tard avec de la mousse à raser. Il en reçut sur la tête et après une bonne vingtaine de minutes, il était sur moi, vainqueur.
Il était haletant mais souriant. Il attrapa mes poings avec une main et vaincu, je me laissai badigeonner de mousse. J'en avais désormais plein les cheveux et malgré tout, je riais.
- Sale gamin, fit Ry en s'enlevant de sur moi.
Il m'aida ensuite à me relever, mais alors que nous allions monter à l'étage pour nous laver, on sonna à la porte. Mon ami se crispa et sentant que je devais prendre les choses en main, j'allai ouvrir. Je ne fus pas surpris de tomber sur la salope qu'on allait baiser comme des fous.
- Oh mon Dieu, ria Lavande.
Je la tirai à l'intérieur et refermai la porte. Quand elle vit Ry, elle se mit à rire comme une folle, tout en enlevant la casquette de sur sa tête.
- Je ne vous touche pas tant que vous serez dans cet état, dit-elle en allant s'installer sur le divan.
Quand elle se rendit compte du programme à la télé, elle soupira mais continua tout de même à regarder.
- Allez viens mec, on va se débarbouiller, dis-je en prenant le bras de mon ami pour nous faire aller à la salle de bains.
POV Harry
Après m'être lavé de la bêtise de Dray, nous étions redescendus et nous avions pris place de chaque côté de cette fille. Et même si la veille, j'avais douté de ma sexualité, je devais dire que je ressentais tout de même une excitation au fait que Draco et moi allions… la… la baiser.
Dieu que penser ça me faisait bizarre, mais je devais me rendre à l'évidence. Je n'étais pas amoureux de cette fille, donc, je n'allais pas lui faire l'amour.
- On peut passer aux choses sérieuses ? Murmura d'une voix sexy Lavande avant qu'elle ne pose sa bouche sur la mienne.
Je lui rendis son baiser alors que je sentais ma main être placée entre ses cuisses. Celles qu'elle écarta alors que je pouvais sentir la main de Draco allait au-delà de la mienne. Lavande gémit contre mes lèvres et le baiser devint plus bestial. J'arrivais à peine à respirer, alors qu'elle gémissait tout en entortillant sa langue autour de sa consœur. Mais je me tendis au moment même où ma main fut placée contre son intimité. Je me reculai et pris une gorgée d'air.
Mais je ne pus vraiment reprendre mes esprits alors que je sentais cette chose humide contre mes doigts, et d'autres ouvrir mon pantalon. Bien trop vite, mon sexe fut pris en main et mes doigts bougèrent, alors que sa bouche volait maintenant celle de mon ami. Je les regardais, les trouvant beaux, excitants.
Sentant la main me touchant faire des allées et venues sur ma longueur, je commençai à prendre de l'assurance et bougeai mes doigts contre elle. Et mes yeux, eux, restaient fixés sur leur bouche. Dray ouvrit les siens et porta ses lèvres dans le cou de Lavande puis me sourit, tout en me faisant un clin d'œil.
Je fus revigoré et commençai à pénétrer cette fille de mes doigts, sentant à fond sa mouille. C'était étrange. J'étais plus à l'aise avec du sperme sur mes doigts que ce liquide. Mais les gémissements et le plaisir que je ressentais à me faire masturber me firent gémir à mon tour.
Je bougeai des hanches pour en ressentir plus, alors que je penchai la tête en arrière. Lavande bougea ensuite et se plaça à genoux, au sol, puis commença à sortir le sexe de Dray pour lui donner le même traitement qu'au mien. Voir cette hampe être caressée me fit encore plus ressentir cette chaleur dans le bas-ventre. Je fermai les yeux, écoutant juste les gémissements de mon ami et de moi-même.
OoOoOoOoO
Nous étions tous les trois nus, dans mon lit. Après le moment au salon, nous nous étions tous jetés dans le sexe. Draco en premier, mais il m'avait comme qui dirait montrer comment m'y prendre et j'avais procuré du plaisir à Lavande avec ma bouche. Et même si je n'avais pas ressenti autant de plaisir que mon ami avait eu l'air d'en prendre en faisant la même chose, j'étais content de moi.
Elle avait crié son plaisir alors que c'était mes doigts et ma langue sur elle, en elle.
- Viens Ry…
Dray avait haleté en s'adressant à moi, et je revins au présent. Il pilonnait cette fille qui gémissait sans retenue et j'allais bientôt bouger en elle à mon tour, devenir un homme. J'allais pour la première fois… faire ça.
Je me plaçai à côté de Draco et il poussa un cri rauque, tout en s'enfonçant en elle plusieurs fois. Il ressortit ensuite d'elle, et je pus voir la capote remplie de sperme. Il posa sa main sur mon épaule et souffla à mon oreille :
- A toi de la faire gémir mon vieux, n'hésite pas, j'ai bien préparé le terrain.
Mon regard se porta sur les fesses de Lavande, puis sur le trou béant qui était si minuscule avant. Et sans même ressentir le moindre stress, alors que cette fille secouait ses fesses en une invitation, j'enfilai la capote que me tendait Dray avant d'enfoncer mon sexe dans ce corps chaud.
Je fermai les yeux et me sentis trembler.
C'était bizarre, délicieux.
Avec les encouragements de mon ami, mais aussi de cette fille ainsi offerte, je me mis à bouger et tout disparu.
Ma vie, mon âge, ma conscience.
Je bougeai des hanches de plus en plus, créant de drôles de bruits. Mais je gémissais aussi comme un fou, tenant ses hanches avec force, la pilonnant comme Draco l'avant fait juste avant.
Je me sentais comme libre, le temps de cette baise qui me transcendait, me portait ailleurs. Ma vue devint floue, je voyais des points noirs, une multitude de petits points noirs.
Après un temps indéterminé à aller et venir en elle, je pensai à caresser son intimité, humide comme jamais. Son clitoris fut titillé, caressé, pincé. J'avais vu Draco le faire pendant qu'il avait pris Lavande de cette façon et à la vue des soupirs de plaisir émis par cette fille, cela lui plaisait. Elle s'était même mise à sucer le sexe mou de mon ami, qui, par ce geste, reprenait de la vigueur.
Voir de nouveau aller et venir cette bouche autour de ce sexe me fit déglutir, et je me mis à la pénétrer encore plus fortement, allant plus loin. Mes testicules touchaient ou plutôt frappaient de plus en plus ses fesses, et quand enfin, je ressentis une sorte de force enserrer ma hampe en mouvement, je me vidai dans la capote. Lavande hurla comme une folle, lâchant par la même occasion le sexe bien en érection de Draco.
Puis ce que je venais de faire me fit peur. Je lui avais peut-être fait mal, j'avais été brutal.
Mais elle se dégagea de moi et sans attendre, repris le sexe de mon ami à pleine bouche. Dray pencha sa tête en arrière, tout en bougeant des hanches, et moi, je m'allongeai à leurs côtés, bercé par leurs gémissements.
Cette vie me plaisait tout compte fait et je ne devais pas me prendre autant la tête. J'avais joui dans le cul de cette fille, et ça, c'était le plus important.
POV Draco
Je me vidai sans cette bouche, vis cette salope avaler tout mon foutre, et cela m'excita. Elle était gourmande en sexe et je n'avais plus qu'une envie, l'enculer une fois de plus. Mais j'étais vanné et sans plus aucune énergie.
- Bordel, tu es super bonne, lâchai-je en me laissant aller en arrière.
Elle en fit de même, entre Ry et moi. Elle soupira et replaça ses cheveux qui s'étaient collées à son front. Puis elle murmura :
- Je vais devoir y aller. Mais… on remet ça quand vous voulez.
- Merci, répondit Ry.
Il n'avait pas à dire merci ! Quel bouffon.
Mais je laissai passer et me plaçai sur le côté, tout en fourrant deux doigts dans le cul à présent dilaté de Lavande :
- Tu aimes ça alors, la sodomie, chuchotai-je.
- J'aime surtout faire ce que je veux de mon corps et prendre du plaisir. Et puis…
Elle se retourna et embrassa le torse de Ry, avant d'ajouter :
- Il baise mieux que toi.
Au lieu d'en être contrarié, je souris, tout en sortant mes doigts de cette antre chaude et humide. J'avais l'impression qu'elle mouillait autant du cul que de la chatte. Cette chatte qui avait été baisée par mes doigts de manière assez brutale quand nous étions au salon.
Je me dis que Ry devait en être heureux, du fait qu'il baisait mieux que moi, et qu'il serait à présent plus confiant en lui. Il s'était lâché, que ce soit pour la minette ou la baise. J'étais fier de lui.
Après que Lavande l'eut embrassé partout, sauf sur la bouche, elle vint faire la même chose avec moi, tout en me regardant craintivement. Mais je ne pouvais lui refuser cette sorte de tendresse. Si je ne me trompais pas, nous allions remettre souvent ça. Notre arrangement était assez plaisant. Et puis, elle était… aussi très entreprenante.
- Bon, je vous laisse. Harry, je peux utiliser ta salle de bains quelques minutes ?
- Ouais, viens, je vais te montrer.
Ils se levèrent et je ne pus m'empêcher de regarder le dos de mon ami. Et bêtement, je n'avais pas réagi au fait que Lavande ait pu le voir. Je paniquai soudain pour Ry, si jamais toute l'école ou même la ville apprenait qu'il était battu, il ne serait plus jamais où se mettre. Quand il revint avec un mini sourire, je me levai et dis :
- Je dois pisser !
Il ne me suivit pas et une fois dans la salle de bains, Lavande sous la douche, je la rejoignis et dis sans lui laisser le temps d'en placer une :
- Tu vas garder tout ce que tu as vu pour toi aujourd'hui !
- Tu me prends pour qui, hein !
Elle me toisa avec colère avant se s'adoucir et de murmurer :
- Le pauvre… j'ai bien failli…
Je lui plaçai un doigt devant ses lèvres et dis, avec une sorte de douceur dans la voix que je n'avais jamais eue avec elle :
- Tout va bien pour lui maintenant. Fais comme si tu n'avais rien vue, s'il te plait.
Elle acquiesça et ensuite se retourna puis se savonna. Je sortis de la cabine, ne désirant plus profiter de son corps. Je m'essuyai rapidement et retournai dans la chambre. Ry était sur son lit, les mains sous la tête, allongé, avec juste un bout de drap recouvrant le bas de son corps.
- Alors, des regrets ? Demandai-je en allant près de lui sous le drap.
- Aucun, répondit-il en soupirant.
Le silence reprit place entre nous, et ne fut seulement coupé que quand Lavande vint nous dire au revoir. Une fois qu'elle fut partie, Ry fila à la salle de bains et moi, je restai là, à profiter de ce moment que j'avais passé.
Je dus m'assoupir car ce fut mon ami, ruminant contre quelque chose, qui me réveilla. Je le vis sautiller pour enfiler un pantalon de jogging et je ris, tout en me redressant. Il me jeta un regard noir et me dit :
- Va te laver, au lieu de te foutre de ma gueule !
Je lui tirai la langue, et fis ce qu'il m'avait demandé. Une fois sous la douche, je me savonnai rapidement, souhaitant maintenant passer une bonne fin de soirée avec mon ami.
Quand je fus séché, les hanches recouverte d'une serviette, je pris le chemin de la chambre et vis un pantalon et un t-shirt déposés sur le bord du lit. Je les enfilai et descendis, où je pus entendre du bruit provenant de la cuisine.
Harry avait préparé un truc à manger et le remerciant, je pris place pour attendre qu'il ait fini. Une fois fait, nous partîmes manger devant la télé. Étrangement, nous regardâmes un film d'action et puis nous montâmes au lit. Ce ne fut qu'une fois sous la couette, près de mon ami, que je ressentis comme un apaisement. Le manque que j'avais eu la veille n'était plus là.
- Je suis bien avec toi, murmurai-je me tournant vers lui.
Il en fit de même, et nous nous sourîmes. Puis, je me rapprochai et me blottis contre lui. J'avais tellement besoin de son amitié.
Il passa sa main dans mon dos, fis quelques allées et venues avant d'embrasser mon cou.
Je m'endormis comme ça, comblé, Judith loin de mes pensées.
POV Harry (Le dimanche 17 septembre 2000 – au matin)
Je sentis quelque chose entre mes jambes et cela était assez dérangeant. Je bougeai donc et entendis un grognement. Cela suffit à me faire ouvrir les yeux.
J'avais si bien dormi que j'en avais oublié avec qui je l'avais fait.
Je soupirai, et me plaçai sur le dos. Cela dut réveiller Dray parce que ce salaud en profita pour poser sa tête sur mon torse, sans même ouvrir un œil. Je dis, amusé :
- Prends-moi pour ton oreiller… hein…
- Ta gueule et laisse-moi encore cinq minutes.
- Mouais…
Je fermai de nouveau les yeux et profitai de cette matinée. Je savais bien que dans quelques heures, j'allais devoir passer du temps avec mon père et je n'en mourrais pas spécialement d'envie.
Le temps passa et bien vite je me dis que mon père allait bientôt revenir, que la maison était en désordre, sans oublier les traces de mousse à raser et la lessive qui attendait d'être lancée.
Je me levai, sans douceur pour la tête de Dray, et descendis pour ranger le bazar.
Après un bon quart d'heure, j'entendis les pas de mon ami dans les escaliers et sans même me dire un mot, et le voyant se gratter… hum, un endroit très malpoli, il m'aida.
Vingt minutes plus tard, la cuisine était rangée, la vaisselle faite, la lessive lancée et le salon tout propre.
Dray venait de s'asseoir et j'en fis de même. Je me permis de poser ma tête sur son épaule.
Le temps se suspendit ensuite, et je me sentais bien.
J'avais une appréhension vis-à-vis de la journée que je devrais passer avec l'autre, mais là, je me sentais bien… normal.
- Je vais devoir y aller, ton père va pas tarder.
- Hum…
Je sentis une main dans mes cheveux et une bouche se poser sur ma joue. Je souris et me redressai. Nous remontâmes à l'étage et Dray s'y habilla avant de me prendre dans ses bras et de me murmurer, redevenant lui-même :
- Qu'est-ce que tu lui as mis à Lavande, hein !
- Allez, décampe d'ici sale pervers !
Il rit et sortit de la chambre pour se rendre en bas. Il me tapota l'épaule et quitta la maison. Je pouvais voir qu'il n'avait pas vraiment envie de partir, mais je savais que je le reverrais demain, et ça, ça m'aida à lui sourire alors que sa voiture s'éloignait.
Après ça, j'avais décidé d'aller me laver et de me préparer à la journée père/fils. Et j'eus raison, car mon père arriva à peine quelques minutes après que j'eus été enfin habillé. Il me sourit et sans attendre, me dit :
- En route pour Seattle !
Je le suivis dans la voiture et rien que ça, ça me fit bizarre. J'y étais monté l'autre jour, mais depuis combien de temps ne l'avais-je plus fait avant ça ?
Le trajet vers Seattle me mit mal à l'aise. Ce n'était pas comme les trajets faits avec Draco. Sans oublier que la radio restait éteinte, et cela me rendait anxieux, nerveux. Je voulais ne plus être ici mais dans la Mercedes de mon ami. Mais je ne pus que regarder le paysage défiler, encore et encore. Mon père roulait à la limite de vitesse et pour peu, j'aurais préféré qu'il roule aussi vite que Draco le faisait. Qu'il slalome entre les voitures et semi-remorques.
Je poussai un soupir quand nous fûmes arrivés dans le centre ville. Mon père roula jusqu'au centre commercial, en haussant la voix sur un ou deux chauffards, et se gara, une fois arrivé, à bonne distance de l'entrée. La fine pluie qui tombait ne me gêna pas et je marchai à allure normale, mon père à mes côtés. Je n'avais pas envie de me précipiter dans ce lieu bondé.
Une fois dans l'établissement, et Dieu que cela faisait un bail que je n'avais plus mis les pieds dans ce genre d'endroit, mon père me tira et ce fut le début de longues heures de shopping.
Entre les escalators, les vendeurs de bonbons ou de pomme d'amour, les mendiant, je mourus plus d'une fois dans les cabines d'essayage.
Tout y était passé : chemises, pulls, jeans, chaussures, sous-vêtements. Mais aussi des appareils tels qu'une télévision, deux consoles de jeux, une dizaines de jeux pour aller avec. Une belle montre, une chaine en or avec mon signe astral. Du parfum, trois joggings de marque avec les baskets qui allaient avec.
Je me sentais bêtement comme cette pute dans Pretty Woman. Mon père me comblait avec tout ça et je ne pouvais que le regarder avec un pincement au cœur.
S'en voulait-il vraiment pour ce qu'il m'avait fait subir ?
Mon père était-il réellement revenu ?
Ou achetait-il mon pardon ?
Par-dessus tous mes doutes, j'eus envie de pleurer quand il paya deux cents cinquante dollars pour un téléphone portable.
Le caissier en profita pour nous expliquer que mon numéro ne serait activé que le lendemain, aux alentours de midi.
Au final, le plus important de cette journée était que si je comptais bien, mon père avait dépensé plus de deux milles dollars rien que pour moi.
En prenant la direction de la sortie, dans l'amas des gens et un chariot rempli d'achats, nous passâmes devant un disquaire. Mon père m'y entraina, le sourire aux lèvres. Il m'acheta une dizaine d'albums mais aussi une chaine hifi. Je devais dire que je n'y avais pas pensé.
Avec une grande joie, à peine étions-nous dans la voiture, mon père, toujours souriant, mit la radio et chantonna quelques airs et ce tout le trajet de retour.
Le soleil se couchait au moment où nous quittâmes Seattle et même si je m'en voulais un peu de pardonner aussi vite à mon père, je devais dire que j'y croyais enfin.
Ma vie allait-elle redevenir comme avant sa mort, sans sa présence ?
La complicité père/fils allait-elle refaire partie de ma vie ?
Un tas de questions tourbillonna dans mon esprit et ce fut une pression sur mon épaule qui me réveilla. J'ouvris mes yeux, me rendant enfin compte que je m'étais endormi. Quoi de plus normal, après avoir essayé des dizaines et des dizaines de tenues dans les cabines surchauffées.
- Allez Harry, on est arrivés, réveille-toi.
Je grognai, mais sortis néanmoins de la voiture. Je pus remarquer que mon père avait déjà tout déchargé. Il y avait donc actuellement une montagne de paquets dans l'entrée.
- Va t'installer au salon, je mets les pizzas au four et on pourra enfin manger.
Je hochai la tête et fis ce qu'il me dit. Je me rendis compte que l'hamburger mangé à la va-vite n'avait pas étanché ma faim. Même si j'étais encore un peu endormi, je n'avais qu'une hâte, aller me coucher et raconter demain à Dray tout ce que j'avais eu. Mais ayant faim, je me dis qu'écouter mon père était aussi une bonne idée. Je m'affalai donc sur le canapé et allumai la télé, regrettant déjà de ne pas pouvoir me rincer l'œil sur la chaine Porno.
POV James
Je priai pour que mon fils me pardonne, et que toutes les dépenses faites aujourd'hui servent. J'avais eu du mal à avoir cet argent. Le prêteur sur gage m'avait largement questionné.
Quand le minuteur sonna m'informant que je devais retirer la pizza, je sortis la suprême cheese du four, la coupai et pris la direction du salon.
Je vis mon fils en train de regarder une émission sur le tuning et prenant sur moi, je décidai de ne pas changer de chaîne. Nous mangeâmes à notre aise, buvant une bière ou deux que j'avais été prendre entretemps.
Désormais, les aiguilles avançaient et me rapprochaient de mon moment.
Jouant le tout pour le tout, Harry n'ayant pas dit un mot depuis bien longtemps, je murmurai, la voix faussement émue :
- Te souviens-tu des soirées en famille devant la télé ? Tu avais ta tête sur mes genoux et tes jambes sur ta mère. On te papouillait…
- Ouais, ça remonte à très loin, répondit-il sans me regarder et en me coupant.
Je serrai le poing, de manière discrète et, tout en souriant, je montrai mes cuisses. Il écarquilla les yeux et suite à un sourire tendre venant de ma part, il s'installa, tendu tout de même.
Je devais bien lui reconnaître ça à mon fils, il était méfiant. J'étais fier de l'avoir éduqué de cette manière, elle devait être contente de moi. Et puis, bientôt nous serons réunis, comme une vraie famille aimante.
Le sentant installé, je commençai à passer la main dans ses cheveux bruns, défaisant petit à petit les nœuds. Je soupirai, d'impatience.
N'allait-il donc pas le dire ?
Une heure passa ainsi, alors que je sentais le poids de mon fils de plus en plus, démontrant qu'il se détendait. Et ma patience s'émiettait.
Une fois l'émission finie, il se redressa et me regarda. Je pus voir des traces de larmes et décidai de les essuyer avec mon pouce. Je n'eus même pas le temps de m'excuser une fois de plus pour tout le mal que je lui avais fait, qu'il me dit, d'une voix éraillée :
- Oh papa… je te pardonne…
Je souris de toutes mes dents et le pris dans mes bras. Si seulement il savait ce que ses mots me faisaient comme bien.
Il me serra aussi fort contre lui et après avoir reniflé, il s'écarta et me dit, en se levant :
- Je vais me coucher, à demain.
Je le vis hésiter, mais il déposa tout de même un baiser sur ma joue. Je jetai un regard à la photo sur le montant de la cheminée et murmurai, pour moi-même, alors que les pas de mon fils m'indiquèrent qu'il était en haut des escaliers :
- Bientôt ma chérie, bientôt.
OoOoOoOoOoOoO
Il était trois heures du matin et j'étais fin prêt. Mon arme chargée de six balles, dont quatre inutiles… Mais bon, l'arme m'avait été vendue comme ça, et je n'avais pas voulu trop la manipuler.
Soufflant, je me décidai à me lever, ayant enfilé mon plus beau costume. Je ne voulais pas rejoindre mon aimée affublé d'un simple pyjama.
Je sortis de ma chambre, le pas léger, déterminé à arranger l'erreur qu'elle avait faite en nous séparant. En se suicidant…
POV Harry (Même moment – Nuit du dimanche au lundi 18 septembre 2000)
Je pénétrai Lavande avec force, alors que je la voyais sucer goulûment Draco. J'avais tellement envie de goûter, comme elle. Savoir ce que cela faisait. Mais je continuai de la pilonner.
J'y mettais même toute mon énergie et cela me rendait vivant.
Une langue froide passa sur ma joue et je jetai un regard sur la droite. Je ne vis personne et ce fut encore cette sensation de froid sur ma peau qui me força à me réveiller.
Je tombai sur l'obscurité de ma chambre et étrangement, la panique monta en moi. Parce que je pouvais sentir une chose froide contre ma tempe mais aussi entendre la respiration de quelqu'un.
Je tournai la tête en quelques millièmes de secondes et vis avec horreur que mon propre père pointait une arme sur moi. Je sortis du lit comme un ressort et un bruit de détonation me rendit étourdi. Mais une poigne me tirant en arrière me fit crier. Je me débattis et réussis à échapper à la main énorme et forte qui tentait de me retenir.
Je rampai au sol et réussis à me lever. Je reçus un coup dans le dos, près de mon omoplate et j'hurlai. Il me battait une fois de plus.
Seulement, là, c'était différent. Il allait trop loin, il voulait me tuer.
Il ne pouvait pas, je ne pouvais pas abandonner Draco !
Je ressentis comme une colère, une force et je me retournai, me jetant avec une rage sans nom sur ce monstre. J'entendis le bruit d'une deuxième détonation, mais elle était passée loin de moi.
Je tentai désormais de faire lâcher l'arme à mon père, tout en le mordant au cou.
Voyant que je n'y arrivais pas et qu'il reprenait le dessus sur moi, je me relevai et lui envoyai un énorme coup de pied dans l'abdomen. Je me mis ensuite à courir afin de m'échapper.
Je détalai les escaliers comme un fou et j'entendis un autre coup de feu. Le bois de la rampe céda un peu avant mon passage, une écharde se plantant dans ma main. Je grimaçai sous la douleur.
J'étais à la moitié des escaliers mais j'eus la malchance d'entendre deux autres coups de feu tirés, proches l'un de l'autre. Je ressentis comme une douleur dans le dos ainsi que le torse. Je criai, tout en me tenant à la rampe de toutes mes forces.
Mon cœur battait comme un fou, mon souffle était erratique. J'entendis un énième coup, mais cette fois-ci, j'avais l'impression qu'il ne m'était pas destiné.
Une fois dans le salon, je portai la main à mon torse et vis mes doigts se couvrir de sang. Je baissai donc les yeux et vis une petite tache rouge. Je ressentis comme un étouffement, une difficulté à respirer et une seule chose me vint à l'esprit : téléphone.
Je marchai, difficilement, vacillant, vers la tablette dans le salon. Je pris le combiné, mais sans pouvoir me retenir, je tombai au sol, sentant l'air devenir de plus en plus rare.
J'eus malgré tout la force de composer le numéro des urgences et murmurai, avant de sombrer dans le noir :
- Potter…
POV Draco (Nuit du dimanche au lundi 18 septembre 2000)
J'avais eu soif trois bons quarts d'heure plutôt et j'étais dans l'impossibilité de me rendormir. Je soupirai une énième fois et me retournai.
Je me mis donc à repenser à ce weekend, à Harry et Lavande. Étrangement, je sentais que j'avais récupérer Kyle et Luke. J'avais deux amis, même si Lavande était plus un trou à fourrer. Mais bon, cela me suffisait, Harry était un très bon ami.
Je repensai aussi à notre moment, assis sur le canapé ce matin, tous les deux. Je m'étais senti complet et je pouvais affirmer avec raison au jour d'aujourd'hui qu'Harry et moi, c'était la plus belle amitié que je n'avais jamais eue.
Entendant du bruit dans le couloir, et ne n'arrivant pas à me rendormir, je décidai de me lever et de voir ce qu'il se passait. Dans le couloir, je tombai sur mon père, prêt à descendre les escaliers. Il entendit sûrement ma porte s'ouvrir car il me dit, tout en dévalant les escaliers, à moitié habillé :
- Je n'ai pas le temps, une urgence. Va te recoucher, tu as besoin de sommeil.
Les derniers mots étaient lointains, et me demandant ce qui avait bien pu arriver, sûrement un accident de voiture, je repris le chemin de ma chambre. Ma mère sortit de la sienne, son peignoir sur les épaules.
- Oh chéri, ton père t'a réveillé ?
- Non, je ne dormais pas.
Je soupirai et une main me caressant la joue me fit trembler.
- Un chocolat chaud, ça te tente ?
- Ouais…
Je suivis ma mère à la cuisine et après un bon chocolat chaud, je repris le chemin de ma chambre et une dizaine de minutes plus tard, je sombrai dans le sommeil.
OoOoOoOoOoO
Je m'étais réveillé en retard et j'avais filé sous la douche.
Là, j'enfilai mes vêtements à la hâte, voyant que j'avais plus d'une demi-heure de retard. Harry devait m'attendre. Je dévalai les escaliers et me décidai à passer en cuisine pour prendre un truc à bouffer en vitesse.
Seulement, ma mère assise à table, les yeux rougis et un tas de mouchoirs devant elle, me fit me stopper dans ma hâte.
Je pensai à mon père sortit la nuit et mon corps trembla. Il avait sûrement eu un accident de la route. Narcissa me remarquant, elle hoqueta, se leva et vint me prendre dans ses bras.
Je sentis les larmes couler, sans même savoir ce qui était arrivé. Mais cœur cessa de battre au moment ou j'entendis :
- C'est ton ami, Harry… il…il…
Je fondis en sanglots, n'entendant plus rien. Mon monde venait de s'éclater en un millier de morceaux, comme mon cœur brisé.
Voilà, le chapitre 19 est enfin publié. Il fait 20 pages et 7.248 mots.
J'espère qu'il vous a plu. Ce chapitre marque un des premiers tournants de mon histoire et je suis ravie de l'avoir enfin passé.
Je ne vais pas mentir en disant que les chapitres suivant arriveront chaque mois, mais je ferai mon possible pour publier plus rapidement que ce délai pour celui-ci. Je vais tenter une update tous les 2 mois.
Pour ceux qui ne suivent pas mon FaceBook, je viens de décrocher un job à plein temps. Mais sachez une chose, cela me boostera à écrire alors n'ayez crainte, je n'abandonnerai aucune fanfic ! Il y a juste un risque que je termine celles où il manqu chapitres, afin de pouvoir ensuite me donner complètement dans mes histoires en cours.
Quoi dire d'autre, à part que j'espère recevoir de ceux qui lisent encore cette histoire, un avis sur leur lecture ^^
A très bientôt !
Sachez aussi que cette fanfic est désormais une des histoires qui sera corrigée par ma super béta « vivi ». Un grand merci à elle pour tout ce qu'elle fait. (Encore une fois, merci à toi de me faire toujours confiance. Ze t'aimeuh *-*)
Et dernière petite chose. J'ai ouvert un site où ne sont publiées que mes histoires complètes. Rien de nouveau, sauf que ces dernières sont triées par univers et par couple, bien plus pratique pour cibler sa lecture. jesc-m . forumprod (Aucune inscription n'est utile – c'est ouvert à tout le monde)
Merci d'avoir lu jusqu'ici,
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 19 publié le 18 mars 2012
