Alors que je sortais de métamorphose, je vis Harry passer devant moi en courant, il avait chamboulé le pauvre. Sur le chemin, je rencontrais Ron et Hermione qui avaient l'air dépité.
Je leurs avais demandé ce que se passait mais aucun des deux ne voulaient me répondre. Si je voulais obtenir les réponses, j'allais devoir les chercher moi-même et les sous tirer à l'intéressé. Je me mise à sa recherche mais je ne le trouvais nulle part.
Je fis tous les endroits où j'avais l'habitude d'être quand je voulais réfléchir et bingo, je l'avais trouvé à la volière. J'hésitai à m'approcher mais il avait l'air malheureux le pauvre que je ne pouvais pas le laisser ainsi.
- Harry ! Dis-je en m'approchant
- Ce n'est pas le moment Lily ! Dit-il en allant vers sa chouette
- Viens Shadow ! Ordonnai-je en tendant mon bras. Je sais que tu n'as pas l'air bien, tu veux ne pas me raconter ? Demandai-je en caressant ma chouette
- Laisses-moi tranquille Lily, je n'ai pas envie de parler, dit-il énervé
- Tu es furieux et triste Harry je le sens et non je ne vais pas te laisser seule ! Rétorquai-je assez violemment
- …, il me lança un regard noir qui me fit trembler
- Mes parents sont morts dans un combat, je n'en sais pas plus. Ils m'ont laissé à ma tante qui était une vraie salope, je me suis enfuie et le professeur Rogue m'a adopté. Je ne connais pas leurs noms ni leurs visages, révélai-je
J'espérais qu'avec cela il accepte de partager ses sentiments avec moi mais c'était peine perdu. Il se retourna vers moi avant de sortir de son sac un journal qu'il me tendit. En gros titre « Sirius Black dans les parages ». Je ne compris pas ce qui se passait mais j'avais l'impression que je n'allais pas tarder à le savoir
- Il a trahi mes parents! Finit-il par lâcher. Ils sont morts à cause de lui !
- Je suis désolée Harry ! Dis-je en m'approchant de lui
Je posais ma main sur la sienne mais il me repoussa violemment. Je pouvais comprendre sa douleur et sa haine mais je ne voulais pas qu'il garde tout pour lui.
- Laisses-moi tranquille Lily ! Dit-il une fois encore mais avec un ton qui ne laissait pas à la discussion
- Il a tué tes parents mais tu es encore vivant ! Dis-je en m'emportant. Remercie le ciel de t'avoir préservé.
- Le ciel n'a rien à voir là-dedans, c'est ma mère qui c'est sacrifié pour me sauver ! Rétorqua-t-il empli de chagrin
- Ta mère t'aimait et refuserait que tu te tortures pour ce genre de truc, répondis-je sur le même ton que lui
- Mais qu'est-ce t'en sais toi ? Tu as une famille, tu ne vis pas avec des gens qui te déteste ! Tu n'as jamais perdu d'être proche Lily, lâcha-t-il soudainement me faisant un pincement au cœur
- Harry …, dis-je en le regardant impuissante
- Laisses moi tranquille Lily et retourne avec ta famille qui t'aime tant et fou moi la paix, putain, dit-il furieux
- Je …, dis-je en voulant intervenir
- Tu ne sais rien de la douleur, tu ne sais même pas ce qu'est d'affronter la mort alors fou moi la paix. Si tu veux jouer les mères Theresa va le faire ailleurs et va voir ton connard de père !
- …, je le regardais refusant de croire ou plutôt de réaliser ce qu'il venait de dire
- Je … je ne voulais pas …, rectifia-t-il en comprenant son erreur
- C'est bon … c'est bon ! J'ai compris, dis-je en reculant.
Je fis voler Shadow jusqu'à la fenêtre avant de descendre. Comment pouvait-il dire ce genre de truc ? J'avais traversé le hall à toute allure me dirigeant dans les cachots. Je pénétrais dans ses appartements, jetant mon sac contre le mur avant d'y donner un coup de pied. Je m'écroulais sur mon lit énervé avec une envie de tout dévaster. Mon père était entré dans ma chambre sans que je m'en aperçoive et vint à ma rencontre.
- Ce n'est pas le moment ! Dis-je en essayant de retrouver mon calme
Il s'assied prêt de moi et me demanda tendrement de me calmer. Je me levais le regardant un moment avant de courir dans ses bras. Il me demanda ce qui c'était passé et je le lui racontais pendant qu'il essayait de faire sécher mes larmes. La seule chose que je lui dis c'était que je n'allais pas lui pardonner cela aussi facilement.
En effet au dîner, je l'avais ignoré préfèrent parler avec Hermione et Ron. Hermione essaya de me raisonner mais je ne voulais rien entendre préférant l'ignorer jusqu'au bout. Cela dura une semaine, une longue semaine.
On était samedi, alors que j'étais sur le point de sortir pour manger je le vis qui attendait patiemment devant la porte. J'avais pris un temps considérable pour ranger mes affaires et une fois que le dernier élève fut sorti je lui claquais la porte au nez. Il devait vraiment être désespéré pour venir jusqu'ici, le pauvre. Mon père avait croisé ses bras sur la poitrine me lançant un regard sévère avant d'entendre le pitoyable toc-toc venant de la porte. Je m'interposais refusant qu'il l'ouvre mais c'était peine perdu. Il se dirigea vers moi, me saisit l'oreille et ouvrit la porte. En voyant Harry, il me jeta un vif coup d'œil, juste assez pour voir que j'étais toujours furieuse
- Potter, commença-t-il, je ne vous attendais pas ! Dit-il sarcastiquement pendant qu'il me tirait toujours l'oreille
- Je … je pourrais parler à Lily cinq minutes ? Demanda-t-il me fixant avec un regard assez lamentable
- Mais faites donc et vous écoutez-le ! Dit-il en se retournant vers moi
Il fit entrer Harry et partit dans sa réserve nous laissant seuls. Je fusillais Harry du regard qui n'osait me regarder dans les yeux tellement il avait honte.
- Je suis désolé Lily ! Commença-t-il doucement. Je n'avais pas voulu dire cela !
- Mais tu l'as fait ! Tu ne sais pas ce que j'ai enduré Harry, personne ne le sait vraiment ! Dis-je furieuse
- Je n'aurais pas dû te dire cela, c'était vraiment mal venant de moi mais essaie de comprendre, raisonna-t-il
- Comprendre quoi ? Demandai-je énervé
- Sirius Black a trahi mes parents, ils se sont fait tué par lui, dit-il avec une voix qui tremblait
- Je connais l'histoire de ton Voldemort et j'étais là pour te tendre mon épaule, tout ce que tu as fait c'est me repoussé en plus d'ouvrir de vieille blessure ! Dis-je en sentant les larmes monter
- …, il me regarda sans répondre
- Je me demande si tu me considères comme ton ami ou si ce n'est juste pas de culpabilité pour l'histoire du Lac, demandai-je en remettant son amitié en question
- On est ami Lily, je ne serais pas venu m'excuser si je ne te considérais pas comme mon ami, dit-il sincèrement
- Alors pourquoi tu ne me fais pas confiance ? Demandai-je avec un cœur fendu
- Les seuls qui savent ce que je ressens vraiment sont Ron et Hermione. Ce n'est pas aussi facile de se confier, expliqua-t-il
- Je suis quoi moi ? Une chandelle ? Demandai-je en m'emportant
- Non ! Tu es une de mes meilleurs amis, dit-il ne savant plus quoi dire
- Ben on ne dirait pas ! A chaque fois c'est la même chose et j'en ai marre, dis-je résilié
Je partis voir mon père dans la réserve, il me regarda un moment sans rien dire, essuyant les larmes qui coulaient sur mon visage avant de me serrer contre lui.
- L'histoire n'est toujours pas réglée ? Demanda-t-il
- Je n'ai plus envie de l'écouter, annonçai-je en croisant les bras
- Lily ! Dit-il d'un ton réprobateur
- Il m'a blessé … il ne sait pas ce que j'ai enduré et me rabattre dans la figure que je ne sais pas ce que c'est que la douleur de perdre un proche et vous insulter, c'est trop pour moi. Sans vous, je serais peut-être plus là, dis-je en éclatant en sanglot
Il me serra contre lui en me répétant que tout était fini mais la douleur était bien présente. Il me prit dans ses bras sortant de la réserve faisant des cercles dans mon dos pendant que je pleurais.
- Lily, je suis vraiment désolé, ajouta-t-il désespéré
- …, je ne répondis pas toujours accroché au cou de mon père
- Je ne sais vraiment plus quoi dire pour me faire pardonner, tu ne veux plus me parler, c'est ça ? Demanda-t-il chagriné
- Si mais je ne veux pas que tu recommences ! Dis-je
- Je te promets que je ne le ferais plus, je regrette sincèrement, ajouta-t-il sincèrement
- Comment te faire confiance ? Demandai-je entre deux sanglots
- Le seul et unique moyen de le savoir c'est de m'accorder encore une chance, dit-il plein d'espoir
- D'accord ! Mais ne dit plus de telle chose s'il te plait ! Suppliai-je
- Je te le promets ! Dit-il avec un petit sourire qui se dessinait sur son visage
On était resté causer pendant un bon moment devant des sandwichs et un jus de citrouille que mon père avait demandé des cuisines. Après une telle dispute, notre amitié c'était beaucoup renforcé à ma plus grande joie. Mon père était très heureux que je fasse la paix avec Harry, j'arrêtais de le bassiner avec mes histoires et je recommençais à sourire.
Harry, Hermione, Ron et moi on se promenait un peu dans le château parlant un peu de Black et de l'attaque qu'Harry avait subi en revenant de l'entrainement de Quidditch. Il me dit que son attaque n'était rien à côté de mon attaque à moi. Si lui on le vidait de toute joie de vivre moi c'était carrément de mon souffle sans parler de la douleur qui était immense. Alors qu'on se rendait à la salle commune des Gryffondors, on rencontrait Malfoy et sa bande de dégénéré.
- Evans et sa bande de dégénéré, commença Malfoy
- Je vois qu'on utilise de grand mot le blondinet, répliquai-je en souriant.
- Laisses-nous Malfoy, intervint Hermione
- Toi la sang-de-bourbe on ne t'a pas parlé, répliqua-t-il amèrement
- Mais quel exploit, tu as décidé de m'impressionner en utilisant de grand mot, c'est bien, ajoutai-je avant que les deux autres ne riposte. J'ai toujours pensé que la masse de cheveux que t'avais sur la tête te comprimait le cerveau
- Ferme-là ! Ordonna-t-il
- Pourquoi ? Parce que tu n'aimes pas entendre la vérité ou que tu ne comprends pas ce que je dis bien que j'opterais pour la deuxième option
Il sortit sa baguette dans un élan de rage qu'il pointa sur moi. Je regardais les trois autres qui firent pareils pour me protéger, j'allais le faire regretter son geste sans même lever le petit doigt
- Il est interdit de se battre alors rangez vos baguettes les amis ! Ordonnai-je
- Pas avant que je ne le refasse le portrait ! Répliqua Harry furieux
- Rangez vos baguettes, ne me dites pas que vous êtes une bande de sauvage sans manière, ce qui les firent marrer. Dans ton cas Malfoy tu t'es arrêté au stade d'homme de Cro-Magnon, instinct primitif
- Tu vas le regretter ! Dit-il en s'approchant dangereusement vers moi
Il pointa sa baguette sur moi alors que je le souriais. Il avait l'air énervé mais en constatant que je me foutais de lui il commença à rager. Alors qu'il était sur le point de me lancer un sort, mon père apparut et fit voler sa baguette jusqu'à lui
- Que font 7 imbéciles dans le couloir ? Demanda-t-il froidement. Qu'avez-vous à rire bêtement Evans ?
- En faites, avant que vous n'arriviez Malfoy allait nous démontrer à tous qu'il était resté au stade d'homme de Cro-Magnon en m'attaquant, répondis-je simplement
- 50 points seront retiré à Serpentard et vous aurez une retenue M. Malfoy, lâcha-t-il glacialement. Je ne permettrai pas à 3 petits imbéciles de déshonorer la maison Serpentard maintenant disparaissez de ma vue, ordonna-t-il sévèrement
- Votre petite protégée avait manqué le …, il n'eut pas le temps de terminer sa phrase
- Couvre-feu, juste avant les vacances, je suis au courant, reprit-il sèchement
- Je lui ai tout dit, ajoutai-je innocemment
Il me regarda un instant avant de partir furieux. Je le regardais s'éloigner avec le sourire aux lèvres m'imaginant ce qu'il pouvait penser. Je pense qu'à cet instant il m'avait déjà tué une bonne dizaine de fois. Plongée dans mes pensées, je ne vis pas mon père me regarder les bras croisés sur la poitrine, c'est lorsque je reçus un coup de coude que je remarquai qu'il avait l'air mécontent
- Il est 20h00 passé, informa-t-il
- J'avais espéré allez faire un tour à la Tour Gryffondor avant, dis-je désespéré
- Vous oseriez me désobéir ? Demanda-t-il sur un ton qui ne prêtait pas à discussion
- Nan pas du tout mais … mais je voulais juste faire un tour à la Tour Gryffondor, je promets de ne pas rentrer tard, dis-je avec des yeux de chien battu
Il intensifia son regard montrant qu'il n'était pas d'accord alors que je le regardais toujours avec des yeux de chien battu, j'espérais qu'il allait céder mais non, il m'envoya dans ma chambre à 20h20. Je dis bonne nuit à mes amis avant de me mettre en route avec lui à mes côtés
- Vous étiez méchant, pourquoi vous ne m'avez pas laissé aller avec eux ? Demandai-je en trainant des pieds
- Je vous ai instauré un couvre-feu et vous devez le suivre, dit-il simplement
- Mais j'étais en sécurité avec eux, répliquai-je en boudant
- Je suis votre père et c'est moi qui décide à quelle heure je veux que vous soyez rentrée ! Réprimanda-t-il
- Je me demande pourquoi j'ai posé la question, ajoutai-je surprise
- Ne trainez pas ! Dit-il en descendant les escaliers
On arriva assez vite à ses appartements, je m'écroulais dans l'un des canapés m'étirant un peu.
- Vous avez été particulièrement sévère avec vos élèves, constatai-je pendant qu'il me tendit une tasse de thé
- Vous auriez préféré que je le sois avec votre bande ? Demanda-t-il
- Non mais ça m'a juste surpris, répondis-je en prenant une gorgée de thé chaud
- Et pourquoi ? Demanda-t-il intrigué
- Vu l'énergie déployé pour rendre la vie des Gryffondors et des autres deux autres maisons impossible, répondis-je
- Vous avez une si mauvaise opinion de moi que j'en suis déçu, dit-il sérieusement
- Et ma tasse dans votre figure vous la mettez où ? Demandai-je agacé en serrant les dents
- Je plaisantais, calmez-vous !
- Je n'aime pas quand vous dites ça ! Ajoutai-je les sourcils froncés
- Ma fille qui se fâche pour un rien, j'aurais tout vu, ajouta-t-il amusé
Je lui tirais la langue, la plus part du temps je me demandais comment il pouvait me prendre au sérieuse si j'avais ce genre de réaction. Il me regarda avant de rire alors que je lui lançais un regard noir.
- Cessez de faire la tête, cela ne vous va absolument pas
- Ben arrêtez de dire n'importe quoi ! Répliquai-je énervé
- Je reste votre père énervée ou pas vous ne me parlez sur un autre ton ou vous allez le sentir passer, prévint-il. Que ce soit la dernière fois que je vous reprenne
Je baissais la tête présentant mes excuses au passage. Je ne voulais pas avoir d'ennui surtout à deux semaines des vacances de noël. Mes premières vacances, je pourrais enfin me reposer et faire la grâce matinée tant espéré et me promener. Mon père m'envoya dormir s'excusant de la mauvaise plaisanterie avant de m'embrasser. Il n'aimait pas me voir dormir en colère et j'adorais ça surtout quand il m'embrassait sur le front avant de dormir. Je priais tous les soirs pour lui demandant au ciel de le préserver et de faire en sorte qu'il soit moins sévère.
Le ciel m'écoutait mais qu'à moitié, il le préservait et faisait en sorte qu'il soit toujours là mais qu'il soit moins sévère, c'était autre chose.
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