Bonjour!
Voici le chapitre 25! Enfin le bal de la St-Valentin! Je voulais le faire depuis le chapitre 20, mais je le reportais toujours! le bal est séparé en 3 parties et je suis assez contente:D
merci à Rebecca-Black pour sa review (qui fut la seule d'ailleurs… )
bonne lecture et une p'tite review vous ferait pas de mal!!
WandaBlack
Chapitre 25 : le Bal de la St-Valentin partie 1
L'état de Remus ne s'améliora pas durant les prochains jours; même il semblait s'empirer. Il n'adressa pas une seule fois la parole à ses amis et maintenant, Nandy faisait partie de sa liste noire. C'est ce qu'elle en avait déduit lorsqu'elle avait tenté de lui parler et qu'il s'était mis à hurler.
Même les professeurs se doutaient qu'il s'était passé quelque chose entre les Maraudeurs. Remus était d'une humeur maussade, arrivait en retard à presque tous ses cours et s'assoyait très loin de ses amis. Dans la Grande Salle, il n'était pas rare de le voir assis seul dans son coin à lire.
Les Maraudeurs ne savaient pas comment réparer le tord qu'ils avaient fait. Ils tenaient à tout prix à récupérer l'amitié du loup-garou, mais ils ignoraient comment y parvenir : Remus les ignorait, les évitait et ne leur parlait pas.
Amalia, depuis qu'elle avait appris la mauvaise nouvelle, ne parlait plus aux Maraudeurs; elle restait le plus souvent avec ses amies. Elle les saluait dans le couloir, mais rien de plus. Elle pensait que si elle restait loin d'eux, peut-être Remus reviendrait-il avec eux.
La pleine lune approchait rapidement, ainsi que le bal de la St-Valentin qui fut annoncé à l'heure du déjeuner. Profitant de la présence de tous ses élèves, Dumbledore s'était levé pour faire l'annonce.
-Cette année, après avoir parlé avec les préfets-en-chef et les préfets, nous avons décidé de vous offrir un bal pour la fête de la St-Valentin. Cependant, il n'aura rien à voir avec le bal de Noël que nous avons eu cette année. Je ne vous demande pas de venir avec de belles robes de soirée et des habits chics, non non! Une paire de jeans et un vieux chandail feront l'affaire. Et oui, mesdames, il y aura une sortie à Pré-au-Lard dans les prochains jours. Les dates seront affichées dans vos salles communes. Pour plus de questions, veuillez voir vos préfets ou les enseignants. Je vous laisse manger.
Il se rassit et, aussitôt, les élèves replongèrent dans leurs conversations.
Les Maraudeurs n'étaient pas surpris; Lily leur en avait parlé depuis longtemps. Et de toute façon, autre chose les tracassait plus qu'un bal : la pleine lune. Ils hésitaient à y aller. Après tout, ils ne pouvaient pas laisser Remus tout seul, mais après avoir goûté sa fureur une fois, ils ne voulaient pas répéter l'expérience une seconde fois. Ils se mirent finalement d'accord : ils iront rapidement à la Cabane Hurlante entre deux danses pour voir si tout va bien et reviendront ensuite pour ne pas réveiller la curiosité des élèves et surtout de Lily. Si jamais elle venait à apprendre que son petit-ami risquait sa vie à chaque pleine lune, elle serait plus dangereuse que Remus sous forme de loup-garou.
La journée de cours se passa sans aucun problème; les enseignants ne leur donnèrent aucun devoir, Remus ne hurla pas une seule fois, les Serpentards les laissèrent tranquilles et Sirius réussit une potion complexe sans l'aide de personne.
Après avoir soupé, les Maraudeurs retournèrent à la salle commune, lasses de leur journée. Tandis que les autres s'écrasaient dans les canapés, Lily alla voir la date de la sortie à Pré-au-Lard. Elle revint vers eux, le sourire aux lèvres, et s'assit sur les genoux de son copain.
-Demain, on n'a pas de cours! déclara-t-elle.
-Comment ça? Il y a une épidémie chez les professeurs et ils sont tous morts? tenta Sirius avec espoir. Il y a eu une réunion d'enseignants et ils ont décidé de partir en voyage?
-Non, c'est la sortie à Pré-au-Lard.
-Demain? s'étonna Nandy. C'est tôt.
-Je sais, mais je ne m'en plains pas. J'avais un cours d'histoire de la magie suivi d'un double cours de sortilèges.
-Je ne sais toujours pas pourquoi tu as pris histoire de la magie, soupira James en l'embrassant sur la joue. Tu dois sûrement être seule dans la classe.
-Arrête! C'est intéressant comme cours! Apprendre tout ce qui s'est passé dans le monde des sorciers depuis sa création, suivre son évolution… rien de plus passionnant…
-Et de plus endormant, termina Sirius. Je n'ai jamais réussi à tenir une minute éveillé. C'est un vrai supplice.
Lily, voyant qu'elle n'avait aucun appui, se leva et s'assit plus loin, les boudant. Seul Remus aurait peut-être été d'accord avec elle, mais depuis qu'il ne leur parlait plus, elle se retrouvait souvent seule contre les autres. James se leva et s'assit en face de sa copine, la regardant avec un tendre sourire.
-Qu'est-ce qu'il y a encore? On a dit quelque chose de méchant?
-Vous dites du mal du cours d'histoire.
-Tu fais cette tête-là juste à cause de ça? Voyons, Lily. Je te pensais plus mature.
-Toi et ta maturité, dit-elle en riant. Ne parle pas comme si tu étais plus mature que moi.
-Qu'est-ce qu'il y a, alors?
-C'est que… je m'ennuie de Remus.
-On s'ennuie tous de lui. Tu devrais voir ça dans le dortoir. Quand il vient dormir dans son lit, tout est silencieux. Sirius n'ose même pas parlé de peur de s'attirer la colère de Remus. Avant, on riait et on avait du plaisir. Maintenant… c'est plus triste qu'autre chose. On veut tous qu'il revienne, mais il est trop frustré et têtu pour nous écouter.
-Il faudrait attendre qu'il se calme.
-Aussi bien d'attendre un an ou deux. Il a peut-être l'air d'un élève model, mais lorsqu'il est réellement fâché, comme il l'est en ce moment, il est rare qu'il se calme dans les jours qui suivent. Mais, ne fais pas cette tête-là! lui dit-il en la voyant soupirer tristement. Il va revenir, j'en suis certain. Après tout, il ne pas peut se passer de nous!
-En es-tu certain?
-Bien sûr. Suffit d'attendre quelques années (soupir de Lily) et il reviendra vers nous en disant : «Je suis désolé de m'être emporté et bla bla bla». Bon, finis tes enfantillages! s'exclama-t-il en se levant. Viens avec nous.
Il lui prit la main et la traîna jusqu'aux sofas où Sirius discutait tranquillement avec un groupe de premières années qui avaient les yeux fixés sur lui. James regarda son ami, surpris d'un tel comportement, et s'assit, Lily à côté de lui, pour suivre sa conversation.
-Voyez-vous, les idées de blagues nous viennent toutes seuls, se vanta Sirius. Nous observons les éléments alentour de nous et elles surgissent de notre imagination.
-Est-ce que c'est vrai que vous avez déjà jeté un Serpentard dans le lac et que le calmar géant l'a mangé? demanda une jeune fille, les yeux pétillants.
-Oh oui! Vous auriez du voir sa tête lorsqu'il fut brutalement aspiré sous l'eau. Et le sang qu'il y avait!
-Sirius, ils sont en première année, l'avertit Lily. Ne leur bourre pas la tête avec tes histoires imaginaires.
-Mais c'est vrai! Il ne restait de lui qu'une orteil, continua-t-il d'une voix mystérieuse.
-Ark! s'exclamèrent les élèves.
-Depuis ce temps, le calamar est mon ami et il m'arrive quelques fois d'aller passer une soirée à bavarder avec lui.
-Il parle? s'étonna un petit garçon tout boutonneux qui était assis sur le tapis à quelques pas des Maraudeurs.
-Bien sûr qu'il parle! C'est un être doté d'une intelligence surhumaine. Je ne serai pas surpris de découvrir qu'il peut aussi calculer, chanter et danser…
-Danser! Là, Sirius, tu en mets un peu trop, ria James. Est-ce qu'il peut aussi voler, t'en qu'à faire?
-Oui, il a de grandes ailes…
Ses amis soupirèrent et Lily chassa les premières années, les renvoyant à leurs devoirs. Sirius, déçu d'avoir perdu son FanClub, monta dans son dortoir pour parler tout seul puisque personne ne voulait l'écouter.
Le lendemain, à l'heure du déjeuner, c'était la folie furieuse chez les élèves. Chacun se pressait à manger pour arriver le plus tôt possible à Pré-au-Lard pour profiter de leur journée de «congé». Lily et Nandy forcèrent les Maraudeurs à manger plus vite et dès qu'ils eurent fini, leur prirent la main et les tirèrent en dehors du château. Malgré le vent froid et la neige qui tombait mollement, ils durent marcher jusqu'à Pré-au-Lard, au grand déplaisir des garçons qui seraient volontiers restés dans la salle commune, bien au chaud. James était obligé de venir parce que Lily avait besoin de lui pour choisir ce qu'elle allait mettre et Sirius et Peter, en bons amis, l'avaient suivi pour l'encourager. Ils marchèrent pendant plusieurs longues minutes, le visage caché derrière un gros foulard et les mains dans de chaudes mitaines. Ils atteignirent finalement Pré-au-Lard et entrèrent dans le premier magasin qu'ils virent pour se réchauffer un peu. Heureusement et malheureusement, c'était un magasin de vêtements et déjà Lily et Nandy se précipitèrent dans le rayon pour femmes pendant que les garçons essayaient de gagner un peu de chaleur. Peu de temps après, elles allèrent déjà s'enfermer dans des cabines pour essayer les morceaux. Nandy avait choisi Sirius comme victime ou plutôt comme «guide» pour ses choix. Les deux garçons durent observer chaque vêtement et répondre à une tonne de questions dont quelques-unes assez embarrassantes.
-Est-ce que je suis grosse? demanda Nandy à Sirius tandis qu'elle se regardait dans le miroir.
-Bah… eh… non.
-Réponds-moi franchement, Sirius.
-Ou…non! changea-t-il précipitamment après que James lui ait donné un coup de coude dans les côtes. Non, non, tu es magnifique. Ça t'amaigri, même.
-D'accord.
Nandy retourna dans la cabine et dès que la porte fut refermée, Sirius se retourna vers son ami.
-Pourquoi tu m'as frappé? chuchota-t-il. Ça fait mal.
-Tu ne dis jamais à une fille qu'elle est grosse. Tu voulais ta mort? Ça ne se dit pas. Prends note.
Sirius grommela quelques paroles incompréhensives et jeta un coup d'œil menaçant vers Peter qui sifflotait gaiement derrière eux, libre. Se sentant observé, il tourna la tête et sourit à son ami.
-Les gars, vous voulez venir avec moi aux Trois-Balais? Ah oui, c'est vrai. Vous ne pouvez pas vous en aller.
-Peter, tu rajoutes un autre mot et je te jute que je fais de ta vie un enfer, siffla Sirius entre ses dents, menaçant.
-Mon amour, qu'en penses-tu? demanda Lily en sortant de la cabine d'essayage.
James se tourna vers elle, lasse, et ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son n'en sortit; il était bouche bée. Lily était vêtue d'une petite robe noire à pois blancs, fendue sur le côté des jambes et qui n'avait aucune bretelle. Elle tourna plusieurs fois sur elle-même, attendant le verdict de son copain, et se fixa dans le miroir. Après un moment de silence, elle lui jeta un coup d'œil.
-Et puis? Tu ne l'aimes pas? demanda-t-elle, visiblement déçue.
-Non, non. Tu es… sublime.
-Merci, répondit-elle avec un immense sourire.
Elle retourna dans sa cabine en même temps que son amie en sortait à son tour, vêtue de la même robe. Elle demanda la même question à Sirius et il répondit la même chose que James, faisant de gros efforts pour ne pas éclater de rire.
Après avoir passé près d'une bonne heure dans le magasin, ils changèrent de boutique et se fut la même chose : «Qu'en penses-tu?», «Est-ce que je suis grosse?» et «Est-ce que tu pourrais me passer de l'argent?».
Dès que les garçons franchirent la porte du dernier magasin, ils se laissèrent tomber dans la neige, enfin libérés, sauf Peter qui resta debout à rire d'eux.
-Plus jamais je ne magasinerai avec des filles! s'exclama Sirius. J'aimerais mieux mourir que de refaire cette journée.
-Toi, au moins, tu n'as pas ta copine qui t'y oblige.
-Mes condoléances, James.
Les filles les rejoignirent quelques secondes plus tard, les bras chargés de sacs.
-Nous avons fini, annonça Nandy. Que diriez-vous d'aller aux Trois-Balais?
-On ne regardera pas des vêtements et vous n'essayerez rien? demanda Sirius, inquiet.
-Non, on va se reposer et prendre une bonne Bièreaubeurre.
-Une seule? Après l'épreuve par laquelle on vient de passer, il m'en faudra plus qu'une seule.
Les garçons se levèrent et les cinq se dirigèrent vers le bar les Trois-Balais. En cours de route, Sirius s'arrêta pour regarder un tableau d'affichage où y avaient été épinglées des tonnes d'affiches et d'annonces. Dans un coin se trouvait la carte de tout Pré-au-Lard et à l'endroit où se tenait ce tableau, il y avait la phrase «Vous êtes ici» qui flottait. Dès qu'il la lut, Sirius blêmit.
-Hey, les gars! Revenez ici!
Ses amis s'arrêtèrent et revinrent à côté de lui. Ils observèrent le tableau, essayant de trouver ce qu'il voulait leur montrer.
-Qu'est-ce qu'il y a, Patmol? lui demanda Peter. Pourquoi tu es tout blanc?
-Faites comme si de rien n'était! murmura-t-il précipitamment. Paraissez naturels!
-De quoi tu parles, Sirius? Tu nous inquiète, souffla James en observant bizarrement son ami.
-Nous sommes suivis, déclara-t-il finalement à voix basse.
James et Peter regardèrent autour d'eux, mais ne virent que des élèves qui se pressaient à aller aux Trois-Balais ou dans les autres boutiques.
-Il n'y a personne, Sirius.
-Si, James! Quelqu'un sait exactement où nous sommes! Il nous veut peut-être du mal! C'est peut-être Remus qui veut se venger…
-Tu délires, Patmol. Et puis, pourquoi crois-tu que nous sommes suivis?
-Là, regardez, leur dit-il en pointant la carte de Pré-au-Lard. «Vous êtes ici», lut-il. Il y a quelqu'un qui nous suit!
Ses amis soupirèrent et s'éloignèrent de lui, le laissant seul devant le tableau d'affichage à s'inventer des histoires de meurtriers échappés de prison qui veulent le tuer.
Le bar des Trois-Balais était bondé par les élèves et les professeurs. Les Maraudeurs et les filles réussirent à se dénicher une table vide pendant que James allait chercher cinq Bièraubeurres. Alors qu'il se frayait un chemin parmi la foule avec ses verres dans les mains, il percuta de plein fouet un élève et réussit de justesse à ne rien échapper. Il marmonna un vague «Je m'excuse», mais s'arrêta en croisant le regard assassin de Remus. Le loup-garou se recula un peu pour le laisser passer et lorsqu'il fut près de lui, lui dit :
-Fais attention où tu mets les pieds, Potter.
Et il se dirigea vers la sortie en remontant son foulard. Perplexe, James retourna à sa table et déposa un verre devant chacun de ses amis. Distraitement, il prit une gorgée, le regard perdu devant lui. Lily s'aperçut aussitôt de son comportement étrange.
-Qu'est-ce qui s'est passé, James?
-J'ai croisé Remus. Il a passé du stade James à Potter.
-Il t'a appelé Potter?
-Oui. Je pense que ça va être plus difficile pour qu'il nous pardonne.
-C'est toi-même qui m'a dit de ne pas décourager, qu'il allait se calmer un jour.
-Arrêtez de penser à lui, leur dit Sirius. Il ne doit sûrement pas penser à nous, alors ne vous tracassez pas pour rien. Parlons plutôt d'un sujet plus joyeux. Que comptez-vous faire pendant le bal?
-Danser, c'est certain, répondit aussitôt Nandy. Et tu me réserves une danse, Sirius.
-Ça va me faire plaisir.
-Tu veux réellement danser avec lui? s'étonna James. Tu n'as vraiment pas de goût…
-James Potter, ne commence pas!
-Tu serais mieux de danser avec moi si tu tiens à tes pieds. Seulement si Lily te le permet, mais telle que je la connais, tu vas sûrement danser avec Peter.
-James Potter, dernière chance! le menaça Sirius d'un air féroce.
-Je vais sûrement danser, dit Peter, mais je risque moins de t'écraser les orteils que Sirius en tout cas.
-Pas toi aussi! Je vous avertis les gars! Un mot de plus et vous êtes cuits!
-Vous avez raison, dit Nandy en réfléchissant et en ignorant royalement ce que Sirius disait. J'irais peut-être demander à Mat s'il voudrait danser avec moi.
-Quoi? Mat Dyan, le capitaine de Quidditch de Serdaigle? s'exclama Sirius. Tu es folle ou quoi?
-Serais-tu jaloux? À ce que je sache, je ne sors pas avec toi.
-Mais…
-Alors, continua-t-elle, j'ai le droit de refuser de danser avec toi parce que je tiens à mes pieds, et d'aller voir Mat même s'il est à Serdaigle parce que lui, il est très sympathique et plutôt mignon! lui répondit Nandy en haussant légèrement la voix.
-Mignon? Tu trouves ça mignon? Il ne sait même pas son alphabet et il a de la bave séchée aux coins des lèvres…
-Sirius Black, ne me fais pas enrager! Ce n'est pas parce que tu es le plus beau et le plus intelligent gars de Poudlard que les autres sont tous affreux et stupides. Accepte le fait que je ne danserai pas avec toi, mais plutôt avec Mat! Et ne te fais pas des idées en pensant que tu es le plus beau et le plus intelligent des gars parce que c'est faux!
Sirius croisa les bras devant lui et grommela quelques paroles incompréhensives avant de s'emparer de son verre et de le boire d'un trait. Nandy le regarda avec un sourire victorieux et décida d'achever son adversaire. Elle se leva, envoya d'un mouvement de tête ses longs cheveux bruns derrière elle et marcha vers Mat qui était assis un peu plus loin. Sirius se redressa et la regarda s'asseoir à la même table que le jeune homme. Il plissa les yeux sous l'effet de la colère et alla détourner la tête lorsque Nandy embrassa le Serdaigle. Lily observa son ami en riant, James et Peter la fixèrent, bouche bée, et Sirius semblait sur le point d'éclater en sanglots. Nandy revint ensuite vers eux et s'assit à côté de Lily, affichant toujours son air victorieux.
-Il veut bien danser avec moi au bal, annonça-t-elle calmement en fixant Sirius.
Ce dernier, après un moment de silence, se leva brusquement et se dirigea vers la sortie sans accorder le moindre regard à ses amis. Nandy le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il franchisse la porte et demanda, surprise :
-Qu'est-ce qu'il a?
-Je crois que tu lui as fait de la peine, répondit son amie. Il tenait vraiment à danser avec toi.
-Je ne pensais pas qu'il réagirait de même…
-Il va s'en remettre, ne t'inquiète pas, lui dit James. Ça lui arrive quelques fois, mais après tout, Sirius est un dur.
-On devrait peut-être le retrouver, proposa Peter. C'est notre ami; on ne le laissera pas tout seul.
-D'accord, venez les filles.
Ils se levèrent et après avoir ajusté foulards, tuques et mitaines, sortirent dehors. La neige tombait en virevoltant, empêchant de voir à quelques pas devant soi. James, prenant la main de sa copine, marcha en direction du centre de la rue, suivi de Nandy et Peter. Après une brève réflexion, ils optèrent pour se rendre à Zonko, espérant y trouver Sirius. Cependant, en cours de chemin, ils rencontrèrent Remus qui, à leur grande surprise, s'approcha d'eux.
-Si vous cherchez Black, il retourne au château, leur dit-il simplement avant de s'éloigner.
Lily voulut le remercier, mais il n'était déjà plus qu'une vague silhouette dans la neige. Ils prirent donc la direction de Poudlard, marchant le plus vite qu'ils pouvaient. Au bout de quelques minutes, le château fut en vue et ils y accoururent. Une fois à la chaleur du hall d'entrée, ils purent reprendre leur souffle.
-Vous pensez qu'il est dans la salle commune? demanda Peter.
-Probablement, c'est le seul endroit où je le vois, répondit James. Je ne l'imagine pas à la bibliothèque. Allons-y.
Après avoir grimpé des escaliers, parcouru de nombreux couloirs et avoir donné le mot de passe à la Grosse Dame, ils entrèrent dans leur salle commune chaleureuse et déserte. Pas totalement déserte puisque Sirius était assis devant le feu, les bras croisés, et le fixait d'un air mélancolique. Son manteau et son foulard traînaient sur le tapis à côté de lui, la neige fondant lentement. Il ne bougea pas lorsque Nandy s'approcha et s'assit à ses côtés.
-Je m'excuse, Sirius, si je t'ai fait de la peine.
-…
-Je voulais seulement plaisanter un peu. Je ne savais pas que tu allais réagir de même.
-…
-Dis quelque chose.
-…
James, Peter et Lily, qui étaient restés à l'écart, décidèrent de les laisser seuls. Ils montèrent dans le dortoir des garçons et Lily laissa tomber son manteau ainsi que ses sacs sur le lit de son copain. Depuis qu'elle sortait avec James, le dortoir des garçons était devenu une deuxième chambre pour elle. Elle y venait quand elle le voulait, y laissant même quelques-uns de ses manuels et de ses choses à elle. Elle s'assit par terre, près du petit foyer central et fut bientôt rejoins par James et Peter qui avait apporté sa réserve de bonbons. Ils mangèrent lentement pour laisser le temps à Nandy et à Sirius de se parler. Finalement, Peter brisa le silence qui régnait dans la pièce quelques instants auparavant.
-Est-ce que vous pensez que Sirius est amoureux de Nandy?
-C'est certain, répondit James sans hésiter. Je trouvais qu'il y avait quelque chose qui clochait chez lui ces temps-ci. Je pensais que c'était parce que je sortais avec Lily, mais finalement j'ai eu tord. Il a succombé aux charmes de Nandy, tout comme Remus il y a quelques mois.
-Il ne reste que vous deux qui n'ont pas encore été ses victimes, dit Lily aux deux garçons.
-C'est impossible. J'ai une copine et Peter…
-…n'est pas intéressé parce qu'il a lui aussi une copine, termina-t-il.
-Alors, il y a peu de chances qu'elle réussisse à charmer tous les Maraudeurs.
-Au moins, elle aura essayé. Imaginez un peu si Sirius et Nandy sortent ensemble. Je ne veux pas voir la réaction des filles de l'école, plaisanta Lily. Le taux de suicide va augmenter.
-C'est seulement s'ils sortent ensemble et si Sirius est capable de supporter le caractère de Nandy, dit James.
-Essaies-tu de dire que mon amie peut être agaçante?
-En d'autres mots, oui.
-Tu as raison, admit-elle en riant. Remus m'avait fait le même commentaire. Mais que veux-tu? Je l'aime de même, ma Nandy.
-Chut! s'exclama soudainement Peter. J'entends des bruits de pas dans l'escalier.
Ils gardèrent le silence, les yeux rivés sur la porte du dortoir. Au bout de quelques secondes, elle s'ouvrit et un Remus encore sous le choc entra dans la pièce. Il s'arrêta net en les voyant les trois par terre à manger des bonbons, mais au lieu de leur parler sèchement comme il le faisait lorsqu'il les croisait dans les couloirs, il éclata de rire, un rire joyeux où il n'y avait aucune colère. Les trois amis se regardèrent, surpris, et l'observèrent comme s'il était fou. Remus se calma et se dirigea vers sa malle pour y ranger son foulard et son manteau, toujours un sourire aux lèvres malgré la présence de ses trois amis. Il se tourna ensuite vers eux.
-Vous ne savez pas ce que j'ai vu!
Il leur parlait comme s'il n'y avait jamais eu un froid entre eux. Un sourire se dessina lentement sur le visage de James qui pensait enfin qu'il leur avait pardonnés.
-Quoi? lui demanda-t-il.
-Je remontais et j'ai vu Sirius et Nandy qui s'embrassaient. J'ai hésité à dire à Sirius que Nandy était un vrai pot de colle, mais il va le savoir assez vite. Et puis, ce n'est pas de mes affaires.
Il prit ses livres ainsi que son rouleau de parchemin et sa plume et se dirigea vers la sortie. James, sentant de l'espoir, se leva d'un bond et prit le bras de son ami, l'empêchant d'aller plus loin.
-Attends, Remus!
Lentement, le loup-garou se retourna vers lui, le visage redevenu froid.
-Qu'est-ce que tu veux, Potter?
-Eh… rien, laisse faire, soupira-t-il, triste et déçu.
Remus se dégagea violemment de sa poigne et s'en alla. James fixa la porte comme s'il espérait y voir réapparaître le loup-garou, mais elle ne bougea pas. Finalement, Lily et Peter se levèrent et s'approchèrent de lui.
-Laisse-lui du temps, lui dit Peter. Ça doit être difficile pour lui de nous pardonner.
-Mais… je m'ennuie de lui, murmura James, la voix rauque.
-Il faut faire comme Sirius nous a dit : arrêter de penser à lui.
Derrière la porte, Remus décolla doucement son oreille et, après une hésitation, descendit les escaliers pour se rendre à la bibliothèque.
-En parlant de Sirius, s'exclama Lily, si on allait voir nos petits amoureux?
Un sourire apparut sur les lèvres de James et tous les trois se rendirent dans la salle commune. Ils retrouvèrent Sirius et Nandy enlacés sur le sofa. Lily poussa un cri de joie qu'elle ne put retenir et se lança sur eux pour les prendre dans ses bras.
-Je suis tellement contente pour vous deux! Vous êtes mignons ensembles!
-Sirius, tu dois battre ton record de trois semaines, lui dit James en riant. Ça risque d'être difficile.
-On s'en reparlera dans deux mois, répondit son ami sur un ton de défi. Sans blague, je ne pouvais pas te laisser tout seul avec une nouvelle copine. Et tant qu'à faire pleurer les filles, pourquoi ne pourrais-je pas les achever? En sortant avec Nandy, je porte ainsi le coup final et fatal.
-C'est seulement pour cette raison que tu sors avec moi? s'indigna sa copine.
-Non, non! Bien sûr que non!
-Sirius Black, tu fais de la peine à mon amie et ça va aller mal pour toi, le menaça Lily.
-Tu as fait de la peine à James pendant sept ans, Lily Evans, alors n'essaie pas de me menacer, répliqua-t-il sans réfléchir.
La jeune fille ouvrit la bouche pour répondre, mais ne trouva rien à dire. James, la voyant mal à l'aise, la prit dans ses bras et l'embrassa doucement sur la joua.
-Ne l'écoute pas. Le plus important pour moi, c'est que tu sois enfin avec moi.
-Mais, il a raison…
-Ah! J'ai raison! s'exclama Sirius. J'espère que j'ai raison! J'ai toujours…
Nandy ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase et l'embrassa pour le faire taire. Leurs amis éclatèrent de rire et après une rapide consultation, ils décidèrent, tous les cinq, d'aller dans la Grande Salle pour manger un peu.
Le fait que trois Maraudeurs sur quatre étaient pris affecta grandement toutes les filles de Poudlard, tout comme l'avait prédit Sirius. La journée de la St-Valentin, plusieurs avaient tenté de se faire accompagner par Remus, le seul encore libre, mais il refusa catégoriquement toutes demandes. L'avant-midi fut un enfer pour lui. À chaque couloir où il allait, il y avait un groupe de filles qui se précipitaient sur lui.
-Remus!
-Attends, Remus! On veut te demander quelque chose!
-Ça ne sera pas long, Remus!
-Reviens, Remus! J'ai une petite question pour toi.
-Remus! Est-ce que tu as quelqu'un pour aller au bal?
-Remus! Je suis libre!
-Choisis-moi, Remus! Je suis toute seule!
-Comment un beau garçon comme toi ne pourrait aller au bal sans moi?
-Dis oui, Remus! S'il te plait! Mes amies seraient tellement jalouses!
-Remus!
-Remus!
-Remus!
Le loup-garou en avait la tête qui tournait. S'il avait été avec ses amis… minute! Ses amis lui avaient fait un coup monté! S'ils étaient avec lui, Sirius et James le pousseraient vers les filles et ne l'aideraient pas à s'en échapper. C'est donc avec patience qu'il répondit non à toutes les jeunes femmes qui lui demandaient de l'accompagner. Quand il se retrouvait enfin seul, il ne pouvait s'empêcher de rire. Jamais il ne s'était fait autant harceler par les filles. D'habitude, elles suivaient James et Sirius comme leurs ombres, mais puisqu'ils étaient déjà pris, elles s'étaient tournées vers lui, le pauvre petit qui n'a pas de copine.
C'était fou de voir ce qu'elles pouvaient faire pour attirer son attention. Certaines usaient de subtilité, d'autre de force, car oui, Remus se retrouva, une fois, plaqué contre le mur par un groupe de filles de Poufsouffle en furie. Il avait réussi de peine et de misère à sortir en un seul morceau; même, il y laissa sa cravate.
«Elles sont vraiment folles», se dit-il alors qu'il scrutait un couloir avant de s'y engager. Il essayait par tous les moyens de les éviter, mais elles revenaient toujours à la charge, surtout en cette journée de St-Valentin. Sur ses gardes, il s'avança et après quelques pas, un groupe de filles de Serdaigle apparurent au bout du couloir. Avant qu'il n'ait pu faire demi tour, elles étaient sur lui, le bombardant de questions auxquelles il répondit patiemment.
-Non, je ne veux pas y aller avec toi. Non, je n'irai pas avec toi; tu es trop jeune. Non, je n'ai personne et tu ne seras certainement pas cette fille-là. Non, je n'ai accepté aucune invitation et je n'en accepterai aucune. Non, je suis libre et je vais l'être encore pour longtemps. Non, je ne veux pas. Non…
Ainsi furent ses conversations du matin. Lorsque les filles de Serdaigle s'en allèrent, déçues. Severus Rogue qui passait par là, s'arrêta devant Remus qui se reposait contre le mur et lui sourit méchamment.
-Est-ce que tu es libre, Remus? demanda-t-il en imitant une voix de fille. Est-ce que tu peux y aller avec moi?
Il éclata de rire et le fixa de ses yeux froids et menaçants. Remus releva la tête et le défia du regard.
-Tu dois être content d'avoir enfin de l'attention, continua Rogue de sa voix normale. Depuis que Potter et Black t'ont abandonné, ils ont une belle vie et ils te laissent seul avec ces folles. Tu appelais ça des amis? Pff, n'importe quoi.
-La ferma, Rogue.
-Est-ce que j'aurais touché une corde sensible, hein mon p'tit loup? Ou devrais-je dire, mon p'tit loup-garou.
Remus se figea sur place et le dévisagea, sentant la panique s'emparer de lui. Il avala difficilement et marmonna :
-Tu le sais?
-Bien sûr que je le sais! Ne me prends pas pour un imbécile, Lupin. C'est la pleine lune aujourd'hui et tu vas sûrement disparaître mystérieusement un peu avant l'heure du souper, comme à toutes les autres pleines lunes.
-Tu… Tu n'en as pas parlé, j'espère?
-Tu es chanceux parce que Dumbledore m'a fait promettre de ne rien dire. Mais si ce vieux fou n'avait pas su que je savais la vérité, tu ne serais plus dans cette école, Lupin. Ça, c'est certain. Tu peux compter sur moi.
Severus éclata de rire de nouveau et lui sourit avec un air qui n'avait rien de bon. Il continua à marcher, s'éloignant lentement de Remus qui était immobile contre le mur. Avant de tourner, Rogue lui cria :
-Bonne St-Valentin, Lupin!
Et il disparut tout en riant. Le loup-garou resta un moment à regarder l'endroit où était le Serpentard quel instant plus tôt, le cœur battant à la chamade. Son secret avait été percé. Y avait-il d'autres élèves qui étaient au courant parce qu'ils avaient remarqués qu'il n'était pas en classe lors des journées de pleine lune? Y en avait-il qui avait vu ses cicatrices qu'il avait le long de ses bras? Y en avait-il qui avait remarqué qu'il était extrêmement fatigué lorsqu'il revenait dans ses cours?
Remus calma la panique qui régnait en lui en prenant de grandes respirations.
«Tout ira bien, pensa-t-il. Dumbledore fait juré à tout ceux qui connaissent mon secret de ne rien dire. Je n'ai rien à craindre.»
Il se remit en marche vers un endroit où il pourrait enfin être tranquille.
L'après-midi, dans la salle commune de Gryffondor, c'était l'enfer.
Les élèves de différents niveaux s'y étaient rassemblés afin de se préparer pour le bal puisqu'il y avait eu un bri dans la tuyauterie des dortoirs. Et comme les professeurs mettaient en place les dernières touches dans la Grande Salle et que les élèves ne trouvaient pas ledit bri, ils durent tous descendre. Étant donné que la salle commune n'était pas assez grande pour recevoir tous les Gryffondors, certains furent obligés de sortir dans le couloir. Les Maraudeurs et leurs copines étaient installés dans un coin et interdisaient à quiconque de s'en approcher. Les filles se coiffaient les cheveux tandis quelques les garçons attendaient qu'elles finissent. Pendant ce temps, ils regardèrent les autres qui s'activaient à mettre la touche finale à leurs vêtements. Ils observèrent plus précisément le groupe de filles de sixième année à côté d'eux qui fixaient le tableau de la Grosse Dame en gloussant. Sirius, curieux, s'approcha d'elle.
-Je peux savoir ce qu'il y a de passionnant à regarder le dos d'un tableau?
-On attend quelqu'un, répondit une des filles en levant les yeux vers lui.
-Qui ça?
-Votre ami, Remus. On doit lui demander quelque chose.
-Je ne sais pas s'il…
-Les filles! IL ARRIVE!
En effet, le tableau pivota et Remus entra, traînant péniblement les pieds. À peine eut-il fait un pas que les Gryffondors féminins étaient déjà autour de lui. Sirius retourna auprès de ses amis et ne put s'empêcher de siffler lorsque deux filles commencèrent à se battre pour parler au loup-garou en premier.
-Il fait de l'effet, c'est certain.
-Tu as raison, dut admettre James en le voyant pris dans une «marée» de filles. Je me demande ce qu'elles lui veulent…
-NON JE NE VOUS ACCOMPAGNERAI PAS AU BAL! hurla Remus à bout de nerfs.
-Ah! c'est ça! s'exclama Sirius. Eh ben, je ne savais pas que les Maraudeurs étaient aussi populaires. Pauvre Remus, il va devoir apprendre à gérer son stresse. Regardez-le monter les escaliers, frustré. On ne devrait pas lui dire que les dortoirs sont inondés?
-Il l'apprendra assez vite, lui répondit son ami.
Quelques secondes plus tard, on entendit un cri de rage en provenance du dortoir des garçons de dernière année et Remus descendit peu de temps après, les souliers tous mouillés. Il foudroya du regard tous ceux qui riaient de lui et s'en alla d'un pas pressé. Sirius et James le regardèrent passer devant eux avec un sourire bête et pouffèrent de rire lorsque le tableau se referma. Lily et Nandy, trop occupées à se préparer, n'avaient pas vu le passage de Remus. Les garçons, découragés, durent attendre encore un bon moment avant qu'elles terminent et, pour passer le temps, écoutèrent les commentaires que les tableaux passaient sur la tenue vestimentaire des jeunes. Ils étaient offusqués par la longueur des jupes et de la propreté des vêtements, mais ce qui les frustrèrent le plus était la tenue de Sirius. Il avait sorti ses vieux jeans tout délavés, une des seules choses qu'il avait réussi à sauver de chez lui, et comme chandail, il s'était fait son chandail spécial Sirius Black. «Le sublime», «L'unique», «L'extraordinaire», «Sirius Black», «Adhérez au Fan Club» et «Faites ressortir le côté Black en vous» apparaissaient un après l'autre sur le devant tandis que sur l'arrière, on pouvait lire : «Désolé, réservé!» James avait bien ri lorsque son ami le lui avait montré et l'avait traité de fou lorsqu'il lui avait annoncé qu'il le mettrait pour le bal. Nandy adorait le «réservé» puisque Sirius lui était réservé à elle et à elle seule et Lily, elle, s'était contentée de sourire, tout comme Peter. Lorsque Sirius était descendu de son dortoir avec son chandail sur le dos, il avait attiré l'attention de tous les élèves, mais l'avait vite perdue quand l'eau avait commencé à ruisseler du haut des escaliers.
-Dites, vous en avez pour longtemps? C'est long, se plaignit Sirius aux deux filles.
-Patience! lui répondit Nandy pendant que Lily lui étirait les cheveux à l'aide d'un sort qu'elle avait trouvé. Il ne nous en reste plus pour longtemps.
-J'espère bien, grommela son copain. Un peu plus et je vais être obligé de retourner me raser…
James pouffa de rire et se replongea dans la lecture du magazine qu'il feuilletait avec Peter. Ils interdisaient à Sirius de se joindre à eux parce qu'il se plaignait trop.
Après une quinzaine de minutes qui parurent des heures pour Sirius, les filles eurent fini de se préparer. Ils descendirent ensuite à la Grande Salle où étaient attendus tous les élèves pour le souper de la St-Valentin.
