sochic88: Tout ce que je peux te dire est que tu auras des réponses bientôt. Je te remercie pour ta review, j'espère que le chapitre te plaira.


Chapitre vingt-quatre

Bella

Ce soir je commence les cours, disons, plus physique avec les femmes du centre et j'ai un peu peur de comment certaine d'entre elles peuvent réagir. Je ne connais pas leur vécu, mais je sais qu'elles ont tous vécu des choses horrible. J'en ai parlé avec Heidi et elle m'a conseillé de leur présenté les hommes qui seront dans les costumes avant qu'ils ne les enfilent, ensuite, les hommes devraient revenir sans la protection de tête et l'enfiler devant elles, les deux dernières étapes c'est surtout pour les enfants. J'en ai alors discuté avec Jasper, Peter, Santiago et Nathan et les quatre m'ont dit qu'ils vont faire comme je le décide car c'est moi le boss.

J'arrive au Studio de karaté ou le patron nous accueil souriant. Il nous dit qu'il nous laisse la salle principale, il n'a pas de groupe tant que j'aurai besoin de la salle. Je le remercie chaleureusement, il me dit que ce n'est rien, la seule chose qu'il demande est la permission de rester et observer, j'hésite un peu, il me dit qu'il ne dira rien, il veut juste observer. J'accepte, ça reste que la place lui appartient.

Les hommes transporte les habits de protection et c'est là que je leur demande s'il faut qu'il s'éloigne pour les enfiler, ils me disent que non, je souris et je leur dit qu'ils vont s'habiller devant les enfants, comme ça, ils pourront faire le lien qu'ils ne sont pas des méchants. Encore une fois, les hommes me disent que c'est moi le boss.

- Ah oui, dis-je en regardant Nathan et bougeant mes sourcils de haut en bas.

- Pour ce soir Swan, dit-il souriant.

- Swan, comme dans l'agent Swan, celle qui a été suspendu car elle a dit à ce putain d'inspecteur qu'il est un imbécile ? Demande l'une des femmes.

- C'est elle, répond Nathan.

- Le gros con, quand j'ai voulu porté plainte contre mon ex, il a rie et il m'a dit que j'inventais toute l'histoire et que j'avais dû me faire mes blessures moi-même, crache-t-elle. Tu as bien fait Bella, me dit-elle.

Je regarde Nathan en levant un sourcil et je me racle la gorge pour attirer l'attention et que le silence se fasse. Je présente chaque gars et ensuite j'explique que leur présence est que nous allons commencer le volet d'une attaque physique, je vois de la crainte dans les yeux de certaine. Je m'empresse de leur dire de ne pas avoir peur, que personne ici n'est là pour leur faire du mal, la mère de Victoria dit qu'elle a peur pour les gars, je rie doucement en lui disant qu'ils vont porter des habit de protection spécialement faite pour ce genre de chose. Jasper aide Peter à enfiler son habit et Nathan aide Santiago, ensuite les deux premiers aident les deux autres et moi, je les aide à enfiler les gants. Avant de les aider à enfiler les casques, je dis aux enfants de s'avancer, ce qu'ils font, je leur dit de ne pas avoir peur et mets le casque sur la tête de Jasper, un petit garçon se recule un peu et j'enlève le casque, Jasper lui sourit tendrement.

- C'est comme un masque pour Halloween, c'est juste que lui, il est fait pour que tu puisses me taper le plus fort que tu peux sans que ni toi, ni moi on se fasse mal, lui explique Jasper. Le petit garçon lui sourit.

Jasper hoche de la tête et je lui remets le casque, Heidi aide son époux et Peter, donc il me reste Nathan, je lui chuchote que je n'ai pas envie de lui mettre son casque, il éclate de rire en disant que je ne ferais pas ça, je lève un sourcil, il cesse de rire et répète que je ne ferais pas ça, c'est mon tour de rire. Je demande à un des gars de s'avancer devant moi, et je montre comment porter un coup aux yeux avec deux doigts en hurlant non. Je le fais à quelques reprise et comme je viens pour inviter quatre femmes à l'essayer, je me fais prendre la gorge par derrière avec un avant bras. Sans réfléchir, je pile sur le pied de la personne derrière moi le plus fort que je peux, je lui donne un coup de coude dans les cotes, donne un coup de tête par l'arrière et lui arrache le bras de mon coup et lui tord dans le dos et le pousse au sol. Le bruit d'un sifflet retenti, je tourne la tête et je vois la petite Victoria qui souffle dans un sifflet et les autres personnes la bouche grande ouverte. Je regarde les gars et les quatre sont encore debout, j'empoigne le casque et le retire brusquement.

- Bor.. Pu… Me.. C'est quoi ton fou… Que fais-tu là Emmett ? Lui demandais-je.

- Je voulais tester tes réflexes, dit-il en éclatant de rire. C'est super amusant, est-ce que je peux rester ? Demande-t-il d'une voix enfantine.

Les enfants qui sont remis du choc commence à crier que oui, je soupire et je l'avise de ne pas recommencer une telle chose. Je viens pour m'excuser, mais je n'ai pas la chance de placer un mot qu'une femme dit que si elle avait su faire ça, elle aurait pu mieux se défendre. Je lui dis qu'elle saura tout ça. Je reprends ou j'en étais et invite quatre femmes et deux enfants à venir me rejoindre pour le perçage de yeux comme je l'appel.

Chaque femme à la chance d'essayer le perçage de yeux en criant non à deux reprises avant que j'ajoute le je t'enfonce le nez. Ce mouvement consiste à frapper son attaquant avec la paume de la main au niveau des narines en remontant. Je fais la démonstration des deux mouvements et les femmes le font aussi. Ensuit je poursuis avec le je te pile sur le pied. Je prends un des gars par les épaules et le place devant moi, d'après la carrure je pense que c'est Peter. Je lui dis de faire comme s'il m'attaquait. Le gars allonge les bras et fait un pas en avant. Je lui enfonce les doigts dans les yeux en hurlant non, lui enfonce le nez et je lui pile sur le pied avec force, hurlant encore une fois non. Je le fais une deuxièmes fois et c'est ensuite au tour des femmes. Certaines femmes figent quand le gars devant elle simule l'attaque, je reste donc avec elles et lui répète quoi faire en lui disant qu'elle est capable. Les enfants s'amusent comme des petits fous et réussissent très bien.

- Le dernier mouvement pour ce soir est celui que mon père à nommé le casse-noisette. Comme le nom le dit, il faut lui casser les noisettes, un éclat de rire général se fait.

J'installe un gars devant moi et refait les trois premiers mouvements, ensuite je donne un bon coup de genou dans les couilles du gars qui se plie en deux. Les petits gars ont dit que ça fait mal ça, j'entends le gars devant moi rire, comme je ne connais pas ce rire, j'en déduis que c'est Santiago. Pour rassurer les petits, je demande au gars s'il va bien, il hoche la tête. Je recommence les quatre mouvements en criant non à chaque. Encore une fois, les femmes réussissent parfaitement cet enchaînement. À la fin, une femme me demande la raison pour laquelle je les fais crier.

- Même si vous savez vous défendre, vous devez absolument attirer l'attention de quelqu'un. En criant, une personne risque de vous entendre. Et pourquoi non ? Car c'est votre façon de dire à votre attaquant ou agresseur que vous refuser et rejeter ce qu'il essaie de vous faire, expliquais-je comme mon père me l'avait expliqué.

Je remercie les participantes, les gars qui ont enlevé leurs casques et le propriétaire du Studio qui nous à laissé utilisé la salle. Les femmes applaudissent, certaines passent près des gars et leur font des petits clins d'œil, ce qui me fait sourire. La petite Victoria vient me voir et me dit qu'elle a eu très peur quand je me suis fait prendre par en arrière. Je lui dis qu'elle a bien réagis et que je suis fière qu'elle porte son sifflet à son cou. Elle me sourit et me serre fortement dans ces bras avant de m'embrasser sur la joue, elle rejoint sa mère qui me sourit.

Les gars ont eu extrêmement chaud dans leurs habits et il demande s'ils peuvent aller prendre une douche, le propriétaire accepte et les conduit au vestiaire. C'est à ce moment là que je vois Jackson, Élise et Blondasse assis au fond de la salle. Je m'avance vers eux pour discuter un peu en attendant que les gars aient terminé avec leurs douches, une fois devant eux, Blondasse se lève et dit qu'elle va aller attendre Emmett dehors. J'ai presque envie de rire, je dis bien presque. Jackson me demande comment j'ai trouvé sa surprise, je plisse légèrement les yeux et lui dit que pour une surprise c'était toute une surprise. Élise me dit que j'ai bien fait ce soir, je la remercie. Jasper et les autres arrivent et me serre dans ces bras par en arrière. Il embrasse mon cou et me dit qu'il est prêt à retourner à la maison. Je remercie le propriétaire encore une fois et nous partons.

Durant le trajet, Jasper me dit qu'il est surpris de voir le nombre de femme qui ont assistée ce soir, je lui dis que moi aussi, je pensais avoir plus de temps pour leur montrer plus de mouvement, mais qu'avec le nombre qu'elles étaient je n'ai pas pu faire plus. Il me félicite pour le succès de la soirée et il me félicite aussi pour la réaction que j'ai eue quand Emmett m'a attaqué. Je lui demande s'il le savait et son silence me répond.

- Tu dis à ces femmes comment se défendre et elle t'écoute, mais ce soir, tu leur a montrée ce qu'elles peuvent faire car TU l'as fait, m'explique-t-il.

- Je sais, c'est juste que j'ai été surprise, dis-je.

- C'est ce qui a rendu le tout encore plus réel, il a raison, comme souvent.

Je ne sais pas comment, mais tout le poste est au courant que Nathan était présent la veille. Quand on lui pose des questions il répond simplement qu'il a rendu service à la ville, que sur nos badges c'est écrit protéger et servir, pas je me bourre de beignet et te colle une contravention. Ce que je ne savais pas, c'est que l'épouse de Nathan a participé à la séance de la veille et d'après ce qu'il m'a dit, elle a adoré.

Leah m'envoie un message qui me dit que comme elle pensait, ces parents l'ont renié et mise à la porte. Elle a emménagé avec Paul, mais elle ne sait pas combien de temps ils pourront rester sur la réserve, son père fait parti du conseil tribal et il veut les expulser. Je lui demande s'il peut faire ça, elle ne pense pas, mais elle est toujours sur un stress et que ce n'est pas bon pour les bébés. J'essaie de la rassurer, mais je ne sais pas quoi lui dire, je l'invite même à venir passer quelques temps à la maison, ce qu'elle refuse, me disant qu'elle ne peut laisser Paul faire face à son père seul.

Le reste de la semaine passe rapidement et sans que je m'en aperçoive, il est temps pour une nouvelle rencontre avec les femmes. Encore cette semaine, j'ai les mêmes personnes dans les habits de protections. Je demande aux personnes présente si elles se souviennent de ce que nous avons vu la semaine précédente, un oui général se fait entendre, je leur demande de me le montrer, le temps d'attente est moins long car Emmett qui a décidé de revenir aide les autres.

- Ok, nous avons arrêté au casse-noisette, nous allons continuer avec le genou/front. Une fois l'adversaire est plié en deux, il faut donner un coup de genou dans son front. Pour faciliter ce mouvement, je vous conseil de lui empoigner les cheveux et lui baisser la tête d'un mouvement brusque en même temps que vous lever le genou, expliquais-je en faisant le mouvement au ralenti.

Je n'ai pas besoin de faire une deuxième démonstration, elles ont toutes compris. Elles pratiquent le coup de genou dans les couilles et le coup de genou dans le front à quelques reprises. Je termine l'attaque de face en leur disant qu'il ne leur reste qu'à pousser leur adversaire le plus fort possible et s'enfuir en courant. Je fais refaire l'enchaînement à chaque femme en les surveillants bien, reprenant celle qui font quelques erreurs. Jackson et le propriétaire m'aide avec cette étape, ce que j'apprécie grandement.

Nous commençons le volet des attaques par derrière, je leur dit que le pilonne le pied revient, donc je ne montre pas ce mouvement. J'explique que le second mouvement est un coup de coude dans les cotes. J'explique que ce geste est possible car l'attaquant a souvent un bras autour du cou de la victime, et de son autre il essaie de lui maitriser un bras, ce qui laisse un bras pour donner le cou de coude. Comme je m'attendais à être prise par l'arrière, je n'ai pas eu le reflexe d'agir rapidement. Je prends mon temps et montre comment effectuer les deux mouvements. Plusieurs femmes ont des difficultés, pas par les mouvements, mais par la façon qu'elles se font tenir. Heidi vient à ma rescousse en les calmant et leurs expliquant que ce n'est qu'un exercice. Quand elles ont tous plus ou moins réussi, je poursuis avec le cou de tête, ce qui a pour effet d'étourdir l'adversaire, ayant pour conséquence qu'il relâche sa prise. Moins de femmes ont des difficultés mais certaine en ont encore, je me demande ce qu'il a bien pu leur arrivé pour réagir de cette façon. Malgré l'heure, je décide de poursuivre, j'explique ensuite comment s'emparer du bras et faire un pivot pour ramener le bras dans le dos de l'adversaire et le bloquer car cette prise est très douloureuse. Contrairement à ce que je pensais, plus aucunes femmes n'hésitent et toutes réussissent très bien. Je les remercie d'avoir assisté en si grand nombre et je leur dit que nous allons nous revoir la semaine prochaine pour une dernière fois.

Je n'ai pas reparlé à Billy depuis que je me suis rendu à La Push pour les obsèques de Jacob. Rachel a essayé de me rejoindre, mais j'ai toujours rejeté son appel. Je n'ai pas vraiment envie de lui parler. J'ai sus par Leah que Billy se cherche un remplaçant pour prendre sa place comme chef de la tribu, il a décidé d'aller terminer ces jours à Hawaï. Il n'est plus capable de rester dans la maison ou sa femme et son fils ont vécu. Leah me dit que son père aimerait être chef et qu'elle a peur que ça se réalise car s'il est chef, il pourra les bannir de la réserve et personne ne pourra rien faire. Pauvre Leah, je ne sais vraiment pas quoi lui dire, le mieux que je puisse faire est de l'écouter.

Ce soir est la dernière séance et je dois avouer que ça me fait quelque chose. J'ai aimé préparer ces séances et les donner. J'ai aimé dire à ces femmes qu'elles ont la possibilité de répliquer, qu'elles sont capables. Ce soir, je fais les choses différemment, j'ai fait mettre des grands tapis de caoutchoucs pour protéger le sol, j'ai fait mettre des tables et des chaises. Sur chaque table il y a des fruits, des légumes, de la trempette et des breuvages. Ce soir, les femmes passeront une à la fois et elles devront se défendre à l'attaque avant et l'attaque arrière. J'évalue chaque participante, une fois qu'une participante a terminée, elle retourne s'assoir et une vient prendre sa place. Il faut près de deux heures pour évaluer chaque femme. Une fois que tout est fait, je fais le tour de la salle et je remets un petit sac cadeau à chacune d'entre elle. Dans le sac il se trouve deux peignes, un avec un manche en plastique et l'autre avec un manche en métal. Deux bouteilles de fixatifs et un briquet. Un sifflet et une chaine et un lacet de cuire. Le dernier objet est la dernière faveur que j'avais demandée à Nathan et Jackson, chaque sac contient une bombe de poivre. Le magasin ou il est possible de s'en procuerer donne une recharge gratuite à chaque femme, je dois remercier Élise pour ça. Les femmes me remercient chaleureusement, je leur souhaite bonne chance et c'est comme ça que la porte se referme sur la dernière femme. Je fais le ménage de la salle et aide les gens de la compagnie de location à ramasser les tables, les chaises et les tapis.

OoOo

Trois mois plus tard

Paul a terminé les travaux sur la maison plus tôt qu'il ne l'avais cru, la température a été plus clémente que normalement. Je décide de me rendre à Forks pour voir le tout de mes propres yeux et non par photo, Jasper ne peut m'accompagner car il est avec Peter quelque part dans le Connecticut pour assister à un rodéo, il m'a dit que le champion sera présent et qu'il voulait voir ça absolument. Je l'ai embrassé et je lui ai souhaité une bonne fin de semaine.

Paul m'attend à mon arrivé, Leah ne se sentait pas bien ce matin, je lui demande si tout va bien, il me dit que c'est tout le stress qu'elle vit qui la rend malade. La situation avec ces parents ne s'est pas replacer et que maintenant que son père est chef de la tribu, elle a de plus en plus peur de se faire expulser de la réserve. Je lui dis de ne pas s'en faire, que tout va finir par s'arranger. Je vois bien qu'il ne me croit pas, mais il ne dit rien.

Je passe le reste de la journée avec Leah et j'essaie de lui faire oublier ces tracas, ce qui à l'air de fonctionné pendant un temps. Le lendemain, Paul, Leah et moi allons à la maison et je suis sans voix. Paul a laissé la maison blanche, il me dit qu'il n'a que rafraîchit la couleur. Les deux perrons sont parfaits, ainsi que les marches, je n'ai rien à redire. Je lui dis que les volets bleus sont parfaits, il me dit que c'est une idée de Leah. Nous entrons à l'intérieur et je vois les améliorations qui ont été faites, tout est parfait même les couleurs. Les armoires qui étaient jaune pissenlit ont été remplacées par de magnifique armoire en bois. Le dessus du comptoir a été changé, ce qui n'était pas un luxe. Paul a posé des plancher de bois à l'étage, il dit que c'est plus facile d'entretient. La chose qui me frappe le plus est l'absence de meuble. Une fois le tour de la maison faite, je remets un chèque à Paul qui me dit que c'est trop, je lui dis d'accepter, le surplus est un bonus pour avoir terminé avant échéance. Il me remercie et me dit que se sont ces hommes qui vont être content.

J'offre un massage, le restaurant et le cinéma à Paul et Leah en leur disant qu'il le mérite. Une fois certaine qu'ils sont partis, je fais le tour de la maison pour ensuite faire quelques appels. Une fois fait, je file à la maison de Forks, j'ai certaine chose à faire et je ne pouvais pas les faire avec Leah avec moi. Je ne pensais pas faire ça si tôt mais là, le temps presse et faut que j'agisse vite. Je file à Port Angeles pour mon rendez-vous qui dure que quelques minutes et je retourne à la maison de Paul et Leah.

- Bordel de merde, entendis-je Leah dire.

- Isabella Marie Swan, cri Paul. Arrive ici tout de suite, exige-t-il.

Je suis devant Paul en quelque seconde, il me demande d'expliquer ce qui s'est passé dans sa maison. Je fais comme si je ne comprenais pas et regarde tout le tour de moi. Je lui demande de quoi il parle, il me donne un regard meurtrier.

- Où sont nos meubles ? Demande-t-il.

Je tends une enveloppe à Leah qui la prend sous le regard attentif de Paul. Elle ouvre l'enveloppe et parcours les papiers rapidement.

- Tu… Mais… Je… Leah est incohérente.

Elle finit par se ressaisir et elle commence à crier et me serre fort, très fort dans ces bras et elle commence à pleurer. Paul lui arrache les papiers des mains et lit à son tour, il me regarde avec de grand yeux et me demande si c'est réel. Je hoche la tête et Paul se joint à nous. Nous montons en voiture, moi dans celle que je me suis loué aujourd'hui et eux dans la leur et nous retournons à Forks, je leur tends les clés de la maison pour qu'ils ouvrent la porte. La maison est maintenant meublée avec leurs meubles. Leah fait le tour et quand elle monte à l'étage, elle crie. Paul monte les marches deux à deux et plus un son ne me parvient, je monte tranquillement pour voir ce qui se passe et je les vois regarder deux chambres dans laquelle j'ai fait installer deux lits d'enfants, deux table à langer et deux rocking chair.

Je leur dit que je voulais leur offrir comme cadeau de mariage, mais qu'avec tout ce qui se passe à la réserve, j'ai décidé de devancer les choses. Cette nuit là, j'ai dormis sur le divan lit dans le salon et pour la première fois depuis le décès de mon père, j'étais heureuse d'être ici, je sais que Paul et Leah vont être heureux avec leurs enfants.

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Jasper

Ça fait un an que Bella et moi sommes officiellement en couple et bon sens qu'on en a vécu des choses depuis nos débuts un peu houleux. Bella a eu, tout comme moi, un peu de difficulté à s'ouvrir à l'autre, mais une fois que nous avons commencé à communiquer, tout c'est replacé et tout va bien depuis. Il y a des choses que je ne sais pas sur Bella tout comme elle ne sait pas tout sur moi et c'est bien comme ça. Il faut bien se garder des choses à découvrir pour les années à venir.

Pour souligner nos un an, nous allons manger au restaurant. Le genre ou les jeans ne sont pas bien vue, donc pour ce soir je porte un pantalon et une chemise blanche, les trois premiers boutons étant ouvert et un veston, mais sans cravate, je déteste tellement ces choses. J'attends ma belle au salon, quand le bruit de ces talons me fait tourner la tête vers l'escalier. Je la regarde descendre lentement et bordel qu'elle est resplendissante, elle est tout simplement magnifique. J'adore quand elle porte cette petite robe noire, je me souviens de la première fois qu'elle l'a porté, je me souviens encore mieux comment je lui ai enlevé. Elle portait exactement cette robe le soir que nous avons fait l'amour pour la première fois.

Je l'embrasse chastement en lui disant qu'elle est magnifique et dépose ma main dans la chute de ces reins pour la conduire jusqu'à mon camion que nous prenons pour aller au restaurant. Le trajet se fait dans la légèreté et la bonne humeur. Je me dépêche à descendre et faire le tour de mon camion pour aller ouvrir la portière à Bella, je lui offre ma main pour l'aider, elle me sourit et la prend. Je lui offre ensuite mon bras qu'elle prend et nous allons à l'intérieur. L'hôtesse pose son regard sur moi sans porter la moindre attention à la beauté à mon bras. Elle me demande si j'ai une réservation, je lui donne mon nom de famille et elle nous conduit à notre table.

Le repas se déroule bien, nous discutons de notre année ensemble et rions de certaine chose. Au moment du dessert, je donne la boîte que j'avais dans la poche intérieure de mon veston. Elle me dit que je n'aurais pas dû avant même d'avoir ouvert la boîte, je souris et lui dit que je l'aime. Elle ouvre finalement la boîte pour y découvrir une chaîne en argent avec un pendentif en forme de fleur de magnolia, fleur qui pousse à profusion au Texas. J'ai réussi à y faire graver nos initiales ainsi que la date d'aujourd'hui. Bella se penche au dessus de la table et m'embrasse chastement.

Bella me dit qu'elle a aussi quelque chose pour moi, elle ouvre son minuscule sac à main et me tends une petite boîte. Je la regarde les sourcils lever et ouvre la boîte. Je regarde ce qu'elle me donne et je fige. Elle me regarde avec insistance, je ne sais toujours pas quoi dire ou comment réagir. Elle me dit qu'elle comprend et reprend la boîte qu'elle vient de me donner. Elle se lève et me dis qu'elle a besoin d'utiliser les toilettes, je hoche simplement la tête.

Après cinq minutes, je commence à me demander ce qui la retient, je vois qu'elle a laissé la chaîne que je viens de lui offrir sur la table, mais pas son sac à main. Bordel, elle ne ferait pas ça ? Je fais venir le serveur et je lui demande la facture, il me dit d'un air hautain que la jeune femme a déjà payé. Je ramasse le cadeau que je lui ai offert et je sors du restaurant juste à temps pour voir Bella monter dans un taxi. Je saute dans mon camion et je suis le taxi jusqu'à la maison.

- Bella, l'appelais-je en descendant du camion. Aucune réaction. Bella, dis-je plus fort.

Je la rejoins facilement et rapidement et lui empoigne le bras et la tourne pour qu'elle soit face à moi. Elle se défait facilement de ma prise sur son bras et me demande ce que je veux.

- Écoute Bella, tu m'as pris par surprise et j'ai figé. Je n'ai même pas eu le temps de réaliser ce qui se passait que tu me laissais là comme le dernier des connards, lui dis-je. Je sais que je ne suis pas parfait, je sais que nous avons encore une longue route tortueuse devant nous, je mets un genou au sol. Je n'ai pas de bague sur moi, mais, Isabella Marie Swan, veux-tu m'épouser ? Lui demandais-je. Elle me regarde droit dans les yeux.

- Non, me répondit-elle sérieusement.

- Non, répétais-je.

- Je ne veux pas que tu me fasses ta demande car je suis enceinte, SI un jour tu le fais, c'est que tu en auras envie et pas parce que tu te sens obliger, m'explique-t-elle, me laissant planter là comme un connard pour la deuxième fois en moins d'une heure.

Je suis maintenant à genou au sol et je regarde le ciel étoilé en me demandant ce que je vais faire pour arranger cette situation qui m'échappe complètement. Ce n'est pas que je ne suis pas content qu'elle soit enceinte, ce n'est pas que je ne veux pas d'enfant avec elle, c'est juste que je trouve ça tôt, trop tôt. Je pensais que nous avions encore quelques années devant nous pour profiter de la vie avant de penser à avoir des enfants. Je ne dis pas qu'elle a fait exprès pour tomber enceinte, je sais qu'elle a dû changer la sorte de pilule qu'elle prenait et que le médecin nous a aviser des risques de grossesse. Je sais qu'il nous ait arrivé de faire l'amour sans condom. Nous avons couru ce risque à deux, je ne peux lui en vouloir pour la conséquence.

Je me relève et entre à l'intérieur, Bella n'est nulle part en vue au rez-de-chaussée, je monte à la chambre et je la vois, coucher dans le lit, elle parait si petite et le lit si grand. Je me déshabille et je la rejoins, je me colle à son dos et lui dit que je l'aime et qu'elle fera une super maman, elle renifle un peu, je lui embrasse le cou et lui dit que je vais avoir besoin d'elle pour qu'elle m'aide à être un bon père. Je m'excuse pour la peine que je lui ai causé, elle se tourne pour se retrouver face à moi, je vois ces yeux rougis et je me maudis de l'avoir fait pleurer. J'embrasse doucement ces yeux et ces joues pour effacer toutes traces de la peine que je lui ai causée. Je lui dis que nous allons faire comme les autres et que nous allons nous en sortir. On s'endort face à face dans les bras l'un de l'autre.

À mon réveil, Bella n'est plus dans le lit, je ne panique pas, je sais qu'elle est dans la douche, je vais la rejoindre et dépose mes mains sur son ventre encore plat, je l'embrasse tendrement. Nous ne pouvons pas nous attardé car nous devons aller travailler, je fais sur qu'elle mange un bon petit-déjeuner. Nous montons dans nos véhicules respectifs et je lui dis d'être prudente. Je lui dis ça à tous les matins, mais ce matin c'est différent, elle n'est plus seule dans son corps.

À la fin de ma journée de travail, je suis dans le bureau de mon père et discute avec lui et Peter quand mon cellulaire sonne. Je réponds et après les premières phrases je me lève d'un bon, tout ce que j'arrive à dire est j'arrive. Mon père et mon frère me regarde leurs regards plein de questionnements.

- Bella a eu un accident, elle est à l'hôpital, dis-je. Je dois y aller, dis-je en m'éloignant.

- Nous venons avec toi, dit mon père.

- Est-ce grave ? Demande Peter.

- Je ne sais pas, crachais-je.

Je monte dans la jeep de patrouille de Peter qui allume la sirène et les gyrophares, nous ne mettons que quelques minutes à nous rendre à l'hôpital. Je cours à l'accueil et demande à voir Isabella Swan. La dame n'a pas le temps de me dire quoi que ce soit que ma mère vient nous voir et nous dit que Rosalie est encore à l'urgence, une voiture l'a enfoncé à une lumière rouge et qu'elle a enfoncé une voiture à son tour.

- Monsieur Whitlock, demande un médecin.

- Oui, papa, Peter et moi répondons en même temps.

- Jasper Whitlock, je m'avance vers lui suivit par ma famille. Je suis le docteur Georges Saint-Pierre, se présente t'il. C'est moi qui s'occupe de mademoiselle Swan. Nous avons communiqué avec vous car vous êtes la personne à rejoindre en cas d'urgence, va-t-il arrêter avec son bla bla ? D'après les informations que nous avons eues, mademoiselle Swan a été percuté par une voiture, par chance, elle était dans sa voiture lors de l'impact, dit-il.

- A-t-elle été blessée ? demandais-je.

- Quelques contusions au niveau du visage, des coupures dues aux éclats de verres et une légère commotion, m'explique-t-il.

- Et le bébé ? Lui demandais-je, j'entends ma famille hoqueter de surprise.

Quand tu penses que le monde te tourne le dos,

Regarde bien, c'est surtout toi qui tourne le dos au monde !

(Inconnu)