Bonjour à tou(te)s !
Des centaines de milliers de mercis à l'ensemble de mes revieweurs/euses d'amour pour leur super review de la mort qui tue ! Merci également à tous ceux qui font des ajouts en fav'/alertes !
.
Avant de vous laisser avec le nouveau chapitre, j'ai une information à vous transmettre. Avec la rentrée qui approche à grand pas, je me suis rendue compte que je ne serais peut-être pas en mesure de continuer à publier deux chapitres par semaine. Mon rythme de publication passerait donc à une MAJ par semaine. Pour autant, rien n'est encore certain alors je vous informe de cette possibilité mais je vous tiendrai, bien évidemment, au courant par la suite. Donc, pour le moment, nous restons à deux chapitres par semaine :).
.
RàR anonyme :
Guest : Je suis bien d'accord avec toi : Pansy est insupportable et sa crise de jalousie est ridicule. Pour faire court, je dirais que Pansy est tout simplement ridicule mais cela peut promettre de nouvelles scènes assez comiques dans le futur si elle revient… Drago semble effectivement un peu jaloux de Blaise. Pour autant, je ne suis pas certaine qu'il serait prêt à l'appeler par son prénom… A voir.
Hermione pense à Ron car cela ne fait que sept mois qu'il est décédé. Malgré qu'elle soit en passe de faire son deuil, elle ne peut décemment pas arrêter de penser à lui du jour au lendemain. D'autant plus maintenant qu'elle est intime avec un autre homme… Drago Malefoy d'autant plus ^^.
Sinon je suis ravie que tu aies autant apprécié ce chapitre 23 et j'espère qu'il en sera autant avec celui-ci ! :)
Bisous et à très bientôt !
.
Voilà ! Je vous souhaite donc une très bonne lecture de ce chapitre qui risque de créer du remous… et à tout à l'heure pour la note de fin de chapitre :).
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 24 : La mise en garde d'Harry
L'eau chaude avait beau marteler son corps avec force, Hermione se sentait toujours aussi comateuse. Elle avait en tout et pour tout dormi trois heures et demie cette nuit-là et n'avait envie que d'une chose : retourner se coucher. Malgré tout, elle n'arrivait pas à se fustiger de s'être endormie à un horaire si déraisonnable. La soirée qu'elle avait passé avec Malefoy - surtout les dernières heures - avait été appréciable et les lourds cernes qui lui barraient le visage les valaient totalement.
Toutefois, mis à part la fatigue immense qui l'accablait, Hermione n'arrivait pas à apprécier cette matinée. La raison n'était autre que l'angoisse qui lui enserrait la poitrine à l'idée de passer le déjeuner en compagnie d'Harry. Elle se doutait parfaitement qu'il allait vouloir lui parler du comportement qu'elle avait eu lors de son anniversaire et la jeune femme n'était absolument pas pressée de voir midi sonner. Car, malgré tout ce que son meilleur ami pourrait lui dire, elle ne changerait pas son fusil d'épaule. Elle était déterminée à aller de l'avant et ne se laisserait retenir par personne, pas même Harry. S'il était réellement son meilleur ami, il comprendrait son choix... ce que sa femme avait refusé de faire.
.
A peine fut-elle sortie de la salle de bain qu'Hermione fonça dans la cuisine afin de se servir une grande tasse de café bien fort. Elle poussa même le vice jusqu'à s'en resservir une seconde avant de se diriger vers sa cheminée et de partir pour le ministère.
Comme toujours, l'Atrium, était bondé à cette heure et la jeune femme du faire la queue avant de pouvoir accéder aux ascenseurs. Une fois arrivée devant son bureau, elle sortit sa baguette. Elle fit un moulinet du poignet et la porte s'ouvrit devant elle. La jeune femme se débarrassa ensuite de sa veste puis s'assit sur son fauteuil. Il n'était que huit heures et Perkins avait pourtant déjà eu le temps de déposer une pile impressionnante de dossiers sur son bureau.
Hermione soupira de découragement. Elle n'avait jamais rechigné à travailler, bien au contraire, mais elle devait avouer que son nouvel emploi était barbant. Elle se contentait, le plus souvent, de feuilleter les nombreuses affaires, de relever deux ou trois faits pertinents et de les retranscrire avant d'envoyer tout ceci aux services Administratifs du Magenmagot. Elle avait rêvé de tellement mieux...
Elle ne pouvait cependant pas faire la difficile pour le moment. Bien que Malefoy lui permette de vivre très confortablement à moindre coût, son coffre-fort de Gringotts n'avait certainement pas repris son embonpoint d'antan.
Soupirant une nouvelle fois, Hermione se décida à ouvrir le premier dossier qui lui passait sous la main. Un Moldu qui avait été blessé par une tasse à thé mordeuse... passionnant...
.
Plus l'heure avançait, plus la jeune femme stressait. Merlin qu'elle aurait aimé que Malefoy soit là pour lui faire oublier ses soucis... Merlin sembla entendre ses prières mais légèrement trop tard, malheureusement. Il était onze heures cinquante-trois lorsque de petits coups se firent entendre contre la porte de son bureau. Hermione referma le document sur lequel elle planchait depuis maintenant plus d'une heure et demie et se redressa un peu dans son fauteuil avant d'inviter, celui qu'elle pensait être son patron, à entrer.
Elle fut donc stupéfaite de voir Malefoy se faufiler dans la petite pièce et refermer la porte derrière lui.
- Salut, lança-t-il en s'approchant d'elle.
- Salut. Qu'est-ce que tu viens faire ici ? lui demanda la jeune femme, surprise.
- Déjeuner avec toi ? répondit-il en lui lançant un clin d'œil qui signifiait qu'il n'avait pas que l'intention de déjeuner avec elle.
Hermione soupira.
- Si seulement tu avais pu entrer trente minutes plus tôt dans cette pièce, marmonna-t-elle, plus pour elle-même.
- Quoi ? lui demanda le Serpentard qui n'avait pas saisi ses paroles.
- Rien. Je suis désolée Malefoy mais je vais devoir décliner ton offre, annonça-t-elle d'un ton réellement navré.
Elle le vit froncer les sourcils.
- Pourquoi ?
Hermione soupira. Elle n'avait aucune raison de lui cacher la vérité.
- Je dois déjeuner avec Harry.
Sa voix était morne et elle baissa les yeux. Soudain, le corps du Serpentard entra dans son champ de vision et elle se sentit lui relever le menton d'une pression du doigt. Ses prunelles plongèrent dans les siennes.
- Ne te laisse pas marcher dessus par Potter.
Hermione haussa un sourcil. Elle n'avait pas réellement parlé de ses problèmes à Malefoy puisqu'elle l'avait repoussé lorsqu'il avait émis l'idée de lui en faire part, après la soirée d'anniversaire de son meilleur ami, mais il semblait avoir compris que tout n'était pas au beau fixe entre eux.
- Ce n'était pas mon intention, lui assura-t-elle en lui souriant légèrement.
- Je suis sérieux, Granger. Ne le laisse pas te faire culpabiliser.
Voilà donc ce qui lui faisait peur.
- Tu penses qu'il me parlera de toi ?
- Il serait idiot de ne pas le faire.
Hermione fut prise d'un léger vertige. Comment réagirait-elle si Harry abordait le sujet « Drago Malefoy » ?
- J'assume mes actes.
- Je sais. Mais je sais aussi que Potter peut réussir à te retourner le cerveau.
- Je ne suis pas manipulable à ce point, Malefoy. Je ne suis pas faible ! s'exclama la jeune femme. Et Harry n'est pas un manipulateur.
- Je sais que tu n'es pas faible, Granger. S'il y a bien une personne qui peut en témoigner, c'est moi.
La Gryffondor sentit une agréable sensation l'envahir et avant qu'elle n'ait pu en définir le sens, le blond reprenait.
- Je te dis juste de ne pas le laisser te faire culpabiliser, termina-t-il.
.
La jeune femme ne répondit pas. Elle avait de moins en moins envie de se rendre jusqu'au bureau de l'Auror. Hermione était une nouvelle fois perdue dans ses pensées et ne perçut le rapprochement de Malefoy que lorsqu'il lui murmura à l'oreille :
- Je te ferai oublier Potter et toutes les bêtises qu'il pourra t'avoir dites.
Hermione rougit légèrement devant le sous-entendu et un léger sourire prit place sur ses lèvres.
- Je n'ai pas envie d'y aller, se confia-t-elle.
- Je sais. J'aimerais pouvoir te retenir, souffla-t-il avant de lui adresser un sourire en coin.
- Moi aussi...
Et avant qu'il n'ait pu faire le moindre geste, elle s'empara de sa veste, de son sac et quitta la pièce. Si elle restait ne serait-ce qu'une seconde supplémentaire dans son bureau, elle serait incapable d'en sortir et elle n'avait d'autre choix que de faire face à ses responsabilités. De toute façon, si elle n'allait pas voir Harry maintenant, il viendrait à elle et elle préférait ne pas repousser l'échéance indéfiniment.
.
Son ventre se contracta violemment lorsqu'elle toqua trois fois à la porte du bureau de son « meilleur ami ».
- Entrez, l'entendit-elle clamer derrière le panneau de bois.
Hermione prit une profonde inspiration et actionna la poignée.
- Bonjour Hermione, le salua-t-il.
La jeune femme remarqua immédiatement qu'une petite table avait été dressée pour eux. Elle ne s'était donc pas méprise, Harry avait l'intention de la retenir pour le déjeuner.
- Bonjour Harry, répondit-elle.
C'était certainement le « bonjour » le plus froid et distant qu'ils n'avaient jamais échangé et le cœur d'Hermione se serra.
- Je t'en prie, assieds-toi, lui proposa le Gryffondor en lui faisant signe de prendre place sur l'une des chaises.
Elle fit comme il demandait alors qu'il s'asseyait lui-même en face d'elle
- Je suis content que tu sois venue, lui dit-il.
Et il le semblait réellement. La jeune femme garda cependant le silence, attendant qu'il lui explique la raison de sa venue – bien qu'elle sache pertinemment de quoi il retournait.
- Comment vas-tu, Hermione ? demanda-t-il après que le silence se soit installé entre eux.
La Gryffondor réfléchit une seconde avant de répondre. Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas, elle-même, posé cette question et voulait y répondre le plus sincèrement possible.
- Je vais bien. Je vais mieux.
A peine ces mots eurent franchi ses lèvres qu'Hermione sut qu'il s'agissait de la pure et simple vérité. Elle allait mieux ces derniers temps. Elle allait mieux depuis...
- Tu as bonne mine, quoique l'air légèrement fatigué, commenta Harry, avant qu'elle n'ait pu terminer de formaliser ses pensées.
La jeune femme ne tint pas rigueur à Harry de son manque de tact flagrant et préféra ne rien ajouter. Elle avait déjà réussi à ne pas s'empourprer lorsqu'il avait mentionné sa « fatigue », c'était déjà un bon point pour elle.
.
La conversation se poursuivit sur des banalités puis les deux sorciers commandèrent leur repas. Hermione picorait sa salade César lorsque Harry reprit la parole.
- Hermione... à propos de... mon anniversaire. Je suis désolé.
La jeune femme reposa ses couverts. Ils y étaient. La conversation allait enfin prendre la tournure que chacun espérait secrètement.
- Je m'excuse également.
Harry hocha la tête avant de prendre une nouvelle bouchée de son ragoût.
- Tu dois comprendre que je m'inquiète pour toi.
L'intéressée sentit une bouffée de chaleur s'emparer d'elle. Une bouffée quelque peu désagréable.
- Je sais, Harry. Et je t'ai déjà assuré que vous n'aviez pas à vous en faire pour moi. JE. VAIS. BIEN, dit Hermione d'une voix sourde en détachant chaque mot.
- Que tu paraisses bien aller ne vas pas nous empêcher de nous inquiéter pour toi.
- Je ne parais pas « bien aller », je vais bien !
- Et comment pourrais-tu bien aller Hermione ?
- Harry... ne recommence pas, s'il-te-plaît, le prévint-elle en se pinçant l'arête du nez.
- Tu dis « bien aller » alors pourquoi t'énerves-tu ? lui demanda rationnellement le Gryffondor.
- Parce que je n'en peux plus de répéter inlassablement les mêmes choses, soupira Hermione.
Elle vit que le brun allait rétorquer quelque chose mais elle le coupa.
- Harry, commença-t-elle d'une voix calme. Je veux aller de l'avant. Et comprend bien que j'irai de l'avant quoi qu'il arrive. Quoique toi, Ginny ou la famille Weasley pourrez en penser. Et je n'ai jamais été mieux en sept mois que depuis que j'ai décidé de faire face à mes démons.
- Que veux-tu dire par « faire face à mes démons » ? s'enquit-il, visiblement anxieux.
Hermione se mordilla la lèvre.
- Je suis retournée au Manoir Malefoy.
.
Tout d'abord, Harry n'eut aucune réaction, comme s'il n'avait tout simplement pas entendu ce qu'elle venait de lui dire. Puis son visage vira soudainement au rouge pivoine.
- Tu as QUOI ? hurla-t-il presque.
- Je suis retournée au Manoir, répéta Hermione d'une voix calme.
- Ce... ce connard t'a emmenée là-bas ?! explosa le brun en se levant de sa chaise.
Comprenant qu'il faisait référence à Malefoy, Hermione se leva à son tour.
- Malefoy m'a effectivement emmenée chez lui. Parce que je le lui ai demandé, Harry.
La bouche du Survivant s'ouvrit avant de se refermer plusieurs fois de suite. Cela lui donna un petit air de « Pansy Carpe Parkinson » et Hermione se retint difficilement de pouffer. Elle savait pourtant que la situation n'avait rien de risible mais il fallait bien qu'elle extériorise d'une manière ou d'une autre l'angoisse qu'elle ressentait. Car cette conversation prenait un tournant immanquablement dangereux.
- Alors c'est vrai ?! Tu sais, Hermione, malgré ce que tu as pu dire à mon anniversaire et les ragots que j'ai pu entendre, je n'y croyais pas une seule seconde. Je me disais qu'il y avait une explication rationnelle à tout ceci. Hermione Granger, ma sœur de cœur, ma meilleure amie depuis toujours, ne pouvait pas être tombée comme une idiote dans les bras d'un salopard comme Drago Malefoy. Surtout lui !
Hermione se sentait bouillir.
- Je ne sais pas ce que tu as entendu, Harry Potter mais il s'agit de ma vie privée et sache que je me contre fiche de ce que tu peux penser.
- Il se sert de toi, Hermione ! beugla Harry en portant ses mains à ses cheveux déjà très ébouriffés.
La jeune femme leva les yeux au ciel.
- Et en quoi, pourrais-tu me le dire, se servirait-il de moi ?
- Il se sert de toi pour redorer son blason ! Enfin c'est évident ! Si même toi tu donnes l'impression de lui pardonner, plus rien de l'empêchera de redevenir comme avant.
- Oh pitié, Harry ! s'exclama Hermione en lui jetant un regard furieux. On parle de Drago Malefoy, là, pas de Voldemort. Et puis, de toute façon, je ne lui ai jamais pardonné la moindre chose, pour la simple et bonne raison qu'il n'y avait rien à pardonner.
- Pardon ?! balbutia le brun.
- Il n'a rien à voir dans tout cela et tu le sais parfaitement. Tu as toi-même organisé ses aveux et tu as été le premier à m'assurer que je me trompais en continuant à le considérer comme un complice.
- J'ai revu mon jugement. Malefoy est un ex Mangemort, il a très bien pu se servir de la Magie noire pour contourner les effets du Veritaserum.
Hermione explosa d'un rire sans joie.
- Et voilà donc l'impartialité dont les Aurors se vantent tellement... Tu sais très bien qu'aucun sortilège ne peut contrer le pouvoir de cette potion. Et je te signale, au passage, que c'est toi qui a innocenté Malefoy et sa mère lors de leur procès.
- Une décision que je regrette amèrement un peu plus à chaque jour que Merlin fait.
Hermione manqua de peu d'aller frapper le Gryffondor. Il était tellement aveuglé par la haine qu'il déraillait complètement.
.
- Tu me fais pitié, Harry. Nous ne sommes plus à Poudlard, grandit un peu, le sermonna la jeune femme en lui lançant un regard glacial.
- Tu parles comme lui, cracha Harry.
- Pardon ?
- Tu parles comme lui, tu agis comme lui, tu es aussi virulente que lui. Ne comprends-tu pas, Hermione ? Il te manipule !
- Harry... soupira gravement Hermione.
Elle se sentait à bout de nerf.
- Non, Hermione, écoute-moi. Que dirais Ron s'il te voyait ? Penses-tu réellement qu'il serait fier de sa femme ? Et Rose, de sa mère ? Ton attitude est une honte à leur mémoire !
Hermione inspira. Puis expira en fermant les yeux. Elle devait se concentrer sur sa respiration ou elle allait exploser. Apparemment, Malefoy avait eu raison : Harry avait l'intention de jouer sur la corde « Ron et Rose » en essayant de la faire culpabiliser. Que son meilleur ami s'abaisse à des pratiques si méprisables lui brisa le cœur. Au lieu d'essayer de la comprendre, Harry tentait de lui retourner le cerveau en désespoir de cause. De toute évidence, la mort de sa famille n'avait pas uniquement terni l'âme de la jeune femme.
Voyant qu'elle ne répondait rien, le Survivant continua à insister.
- Je te préviens, Hermione, mieux vaut pour vous que je ne vous vois jamais ensemble.
Devant la violence de ses paroles et le mépris avec lequel il lui parlait, la jeune femme ne put retenir une larme qui coula le long de sa joue.
- Tu me menace, Harry ?
- Oui. Si c'est ce qu'il faut pour que tu prennes enfin conscience de ce que tu deviens.
- « Ce que je deviens » ? répéta Hermione qui avait brusquement blêmi.
Harry Potter ne pouvait pas se tenir devant elle, il s'agissait forcément d'une farce, de quelqu'un qui avait pris son apparence. Son frère de cœur ne lui avait jamais parlé de cette façon.
- Tu n'es plus que l'ombre de toi-même, Hermione. Personne ne te reconnaît. Tu deviens une femme froide et distante, tu bois, tu as des fréquentations plus que douteuses, Merlin seul sait où tu vis et tu ne nous adresses la parole que pour nous hurler dessus.
Hermione sentit la même colère sourde que la veille au soir, lorsque Parkinson l'avait insultée, s'insinuer par tous les pores de sa peau et ce fut d'une voix blanche et glaciale qu'elle rétorqua :
- Plus personne ne me reconnaît ? Et toi, Harry ? Tu penses peut-être que je te reconnaîs ? Merlin mais est-ce que tu t'entends parler ?! Ensuite, comme je te l'ai déjà dit, il s'agit de ma vie privée et je t'interdis d'y porter un quelconque jugement. Je pensais que tu aurais compris ! Je pensais que toi, plus que tout autre, me soutiendrais, Harry ! Mais non ! Pour toi, si je ne redeviens pas la gentille petite Hermione que tu as toujours connue, ça ne va pas. Et bien sache une chose, cette femme est partie. Elle est morte avec eux !
Sa voix se brisa tandis que ses joues se baignaient de larmes. Elle trouva tout de même la force de faire une dernière remarque.
- Et tu n'as pas intérêt à mettre tes menaces à exécutions. La dernière chose que je veuille c'est me battre encore davantage avec toi mais je n'hésiterais pas à me défendre si tu continues à m'attaquer. Je ne suis pas une enfant que l'on peut modeler comme on le souhaite. Donc, si tu n'arrives pas à comprendre mes choix, je te prierais de me laisser tranquille, à l'avenir. Ainsi que Malefoy. Car il n'aurait certainement pas la même retenue que moi.
Et elle le laissa là.
.
Le reste de la journée d'Hermione s'écoula avec une lenteur irritante. Son esprit était bien trop distrait par la conversation – si on pouvait appeler ce qu'il s'était passé ainsi – qu'elle avait eu avec Harry. Elle n'arrivait tout bonnement pas à se concentrer sur son travail et se prit la tête entre les mains. Elle avait rapidement arrêté de pleurer après être revenue dans son bureau. Pourtant, elle n'arrivait pas à faire abstraction de la peine que les paroles acerbes de celui qui était pourtant son meilleur ami depuis de nombreuses années, avaient fait naître en elle. Elle ne s'était, bien évidemment, pas attendue à ce qu'il comprenne sa relation avec Malefoy – elle-même n'en saisissait d'ailleurs pas tous les tenants et aboutissants – mais elle pensait qu'il réagirait tout de même avec moins de violence. Ce qui accablait le plus Hermione était qu'il ne semblait même pas avoir pris la peine de se mettre à sa place. Non, il avait seulement condamné son comportement, arguant qu'elle faisait honte à la mémoire de sa famille et que Ron aurait été déçu d'elle.
Les poings de la Gryffondor s'abattirent avec force sur son bureau de bois et elle retint difficilement un petit cri de douleur. La jeune femme resta ainsi de longues minutes. Finalement, elle releva les yeux et ils se portèrent d'eux-mêmes sur la pendule accrochée au mur.
« 17h54 ».
Faisant fi des six minutes durant lesquelles elle était encore supposée travailler, la jeune femme se leva, referma sans ménagement ses dossiers, attrapa sa veste et son sac à main et sortit de son bureau. Elle allait être en avance mais elle préférait encore patienter devant une porte que dans la petite pièce. En arrivant dans le couloir habituellement réservé aux réunions des Aurors, la jeune femme fit apparaître une chaise et s'y laissa lourdement tomber.
.
Elle ne releva la tête que lorsqu'elle entendit des pas s'approcher d'elle et pria silencieusement pour qu'il ne s'agisse pas d'Harry. Heureusement pour elle, ce ne fut pas une chevelure noire qui entra dans son champ de vision mais plutôt des cheveux d'un blond platine qui lui firent, instinctivement, pousser un soupir de soulagement. Toutefois, le petit sourire qui avait pris place sur ses lèvres s'évanouit rapidement lorsqu'elle posa les yeux sur le visage fermé qu'arborait Malefoy. Il ne prononça pas un mot, saisit sa baguette, fit apparaître une chaise en face de la sienne et s'assit.
Hermione se mordit la lèvre. Et si jamais Harry avait tout de même mis ses menaces à exécution et s'en était pris à lui ? Avant qu'elle n'ait pu poser la question au blond, il ouvrit la bouche.
- Alors, comment c'est passé ton déjeuner avec Potter ? demanda-t-il d'une voix agacée.
- Mal, répondit la jeune femme en soupirant.
- Je m'en suis douté.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Potter est venu me voir, lâcha le Serpentard, une lueur de dégoût dans la voix et le regard.
Le cœur de la Gryffondor manqua un battement.
- Il est venu te voir ? répéta-t-elle, espérant naïvement qu'il ne s'agissait pas de ce qu'elle avait tout d'abord envisagé.
Seulement, Harry semblait déterminé à la décevoir encore davantage.
- Oui, dans mon bureau. Je crois que je ne l'avais jamais vu aussi énervé, d'ailleurs, fit remarquer le blond, plus pour lui-même. Enfin bref, il m'a littéralement hurlé dessus en me sortant tout un tas de conneries plus absurdes les unes que les autres.
- C'est à dire ? s'enquit Hermione qui pâlissait à vue d'œil.
- Déjà que je n'avais pas à t'approcher puisque – je cite – « je ne suis qu'un Mangemort qui a assassiné ta famille » ; que j'avais une très mauvaise influence sur toi ; que si jamais il t'arrivait quoi que ce soit, il me jetterait immédiatement à Azkaban et que je n'avais – évidemment – plus le droit d'être vu en ta compagnie ou bien il se ferait – je cite de nouveau – « un véritable plaisir de demander la réouverture de mon procès ainsi que celui de ma mère », énuméra sombrement Malefoy.
Hermione, qui avait fermé les paupières dès les premiers mots, se pinça l'arête du nez. Elle rouvrit doucement les yeux et les posa sur son amant.
- Écoute, je comprendrais tout à fait que... commença-t-elle d'une voix douce.
Il leva une main en l'air, l'intimant au silence.
- Granger, je n'ai absolument pas l'intention de me plier au bon vouloir de cet abruti, la coupa-t-il.
La jeune femme sentit une intense chaleur s'emparer d'elle. Du soulagement. Perdre Malefoy en plus de tout le reste aurait véritablement été trop dur pour elle. Elle avait besoin de lui pour continuer à laisser le passé là où il était supposé demeurer.
- Et puis je sais parfaitement que, même en tant que chef des Aurors, il ne peut pas demander la réouverture de mon procès sans fondement. Or, je n'ai strictement rien à me reprocher. Potter ne me fera rien. Et toi, que t'a-t-il dit ? lui demanda le blond.
Hermione, dont l'esprit divaguait largement, reprit contenance et reporta son regard sur lui.
- En substance, la même chose que toi. Avec en prime que – je cite – « mon comportement était une honte à la mémoire de mon mari décédé et de ma fille », ajouta Hermione d'une voix neutre.
Le visage de Malefoy se tordit en une expression d'antipathie et d'énervement.
- Potter est encore plus con que je le pensais !
Pour une fois, Hermione ne le reprit pas. Elle s'en fichait pas mal que Malefoy l'insulte. D'autant plus qu'en ce moment précis, elle n'en pensait pas moins.
- Tu comptes l'écouter, Granger ? Te plier à ses désirs ?
.
Hermione le dévisagea longuement. Elle le vit froncer les sourcils, signe qu'il était véritablement concerné par la réponse qu'elle pourrait lui apporter. Elle savait qu'il voulait poursuivre leur « relation » aussi étrange soit-elle.
La Gryffondor allait lui donner sa réponse lorsque du bruit se fit entendre sur leur gauche. Un petit groupe de membre du Conseil arrivait dans leur direction et un sourire malicieux étira lentement les lèvres de la jeune femme. Avant qu'il n'ait compris comment, Hermione se leva de sa chaise et alla prendre place sur les genoux de Malefoy. Ceci fait, elle lui donna le baiser le plus passionné qu'elle put et quitta seulement ses lèvres pour lui murmurer à l'oreille :
- Je pense que cela répond à ta question.
Elle le vit sourire pendant qu'il refermait ses bras autour d'elle. La jeune femme jeta un coup d'œil en direction du reste du groupe et ricana intérieurement en voyant leur tête. Tous, sans exception, semblaient avoir été témoins d'un crime particulièrement odieux ou, au choix, d'un acte qui semblait tout bonnement inconcevable.
Elle constata avec amusement que Malefoy avait également penché la tête sur le côté afin de constater par lui-même l'effet qu'ils avaient produit et il lui fit un clin d'œil complice alors qu'un petit rire s'échappait de sa bouche. Les conversations autour d'eux reprirent mais de façon beaucoup plus discrètes et étouffées qu'auparavant.
Hermione et Malefoy n'y prêtèrent aucune attention et la jeune femme n'amorça aucun mouvement pour se dégager de l'étreinte de son amant lorsque Percy se présenta devant la porte. Elle ne prit même pas la peine de s'intéresser à sa réaction lorsqu'il posa les yeux eux.
Toutefois, Malefoy l'avait fait et alors qu'ils rentraient dans la salle, il lui chuchota :
- Weasley est furieux.
La Gryffondor haussa les épaules, signifiant qu'elle n'y accordait absolument aucune importance et se contenta d'avancer vers le fond de la salle. Elle s'assit au côté du Serpentard et croisa les bras sur sa poitrine. Elle s'ennuyait déjà.
Néanmoins, être près de Malefoy avaient des avantages. Peu après que Percy ait commencé son blabla habituel de début de semaine, la jeune femme sentit le blond glisser distraitement ses doigts le long de sa cuisse. Elle avait beau porter un pantalon, ce jour-là, les sensations que pouvaient lui procurer les caresses de Malefoy ne s'amenuisaient pas pour autant.
Elle leva un sourcil interrogateur dans sa direction. Pour toute réponse, le blond lui adressa un sourire en coin. Hermione le vit sortir sa baguette avant de faire un délicat mouvement du poignet de murmurer quelques mots.
- Qu'est-ce que tu viens de faire ? demanda-t-elle en ne constatant aucun changement.
Son sourire s'agrandit et il lui fit signe de regarder sous la table. Hermione obtempéra, curieuse. Elle se retint difficilement d'exploser le rire en découvrant que le Serpentard avait tout simplement cloîtré la partie avant de leur bureau, rendant leurs jambes totalement invisibles aux regards des autres. Lorsque son regard croisa celui du Serpentard, elle leva les yeux au ciel, plus pour la forme qu'autre chose puisqu'elle était plus amusée par son comportement qu'irritée.
Elle le vit à nouveau s'emparer de sa baguette et recommencer son manège mais, cette fois-ci, la Gryffondor manqua de s'étouffer. Un petit cri aigu s'échappa d'ailleurs de ses lèvres, faisant se retourner toutes les têtes dans sa direction et elle ne manqua pas de s'empourprer. Car, contrairement à la première fois, elle n'avait pas eu besoin de demander de précisions au Serpentard pour observer par elle-même les changements qu'il avait effectués. Puisque le changement en question s'était effectué sur elle. Tout d'abord, Hermione avait ressenti une sensation de froid sur ses jambes et, en baissant le regard vers ses dernières, avait remarqué qu'elle portait maintenant une jupe très, très courte.
Malefoy était véritablement un serpent de la plus vicieuse espèce.
Elle lui adressa un regard outré auquel il répondit par un large sourire. Apparemment, il n'était pas décidé à s'ennuyer durant cette réunion.
Il reprit ses délicieuses caresses et, malgré ce qu'elle avait pu penser, Hermione dut admettre que c'était mille fois plus agréable lorsqu'il la touchait quand sa peau était nue. Rapidement, son épiderme se couvrit de chair de poule. Elle essayait tant bien que mal de se concentrer sur les paroles de son beau-frère mais la main du Serpentard sur sa cuisse semblait avoir le pouvoir d'occulter tout ce qui se passait autour d'elle.
Alors qu'il devenait de plus en plus entreprenant et que la jeune femme constatait qu'il ne la quittait plus des yeux, un étrange silence les envahit soudain. Silence qui se rompit lorsque Percy héla fortement Malefoy.
- Mr Malefoy ?!
Hermione tourna la tête vers ce dernier et le vit cligner des yeux. Il ne retira pas sa main de sa cuisse et la jeune femme le vit darder un regard glacial sur Percy.
- Excusez-moi, j'ai été distrait.
Hermione vit la mâchoire de Percy se contracter violemment et elle savait qu'avant même de rentrer chez lui, il foncerait chez les Potter pour faire son rapport. Affligeant...
- Je souhaitais seulement savoir si vous aviez arrêté une date pour le dîner que vous étiez supposé organiser. Ou alors avez-vous été si distrait que vous n'y avez même pas songé ? s'enquit Percy en lui lançant un regard de défi.
}{
Drago aurait volontiers remis ce misérable Weasley à sa place mais, en se remémorant les « menaces » de Potter mais préféra garder le silence. Non qu'il n'ait peur de lui mais Drago voulait lui donner le moins de matière possible pour avoir une excuse de s'en prendre à lui. Et puis il jugea que le petit numéro qu'il avait joué avec Granger, un peu plus tôt dans le couloir, était suffisant pour alimenter les ragots du ministère pendant une bonne semaine.
Aussi se contenta-t-il d'adresser son regard le plus hautain à Weasley.
- Le vendredi vingt-neuf, lâcha-t-il.
A contre cœur, le roux rompit leur guerre visuelle pour noter la date proposée sur son carnet.
- La tenue de soirée est imposée, ajouta le blond après une seconde de silence.
Plusieurs regards se tournèrent vers lui. Premièrement, il y avait ceux qui ne semblaient pas franchement ravi de l'annonce. Ensuite, il y avait ceux, ou plutôt celles – dont la sorcière qui lui jetait souvent des coups d'œil aguicheurs – qui paraissaient enchantés. Il y avait également Weasley qui lui adressa un regard noir mais qui n'osa pas le contredire. Après tout, la soirée se déroulait chez lui, il pouvait bien imposer le dresscode qu'il souhaitait. Enfin, il y avait Granger qui semblait avoir avalé un litre d'acide et qui le regardait en le suppliant des yeux. Drago manqua d'exploser de rire et se contenta de pouffer en silence.
Il s'approcha doucement d'elle et écarta une mèche de cheveux avant de lui chuchoter :
- Ne t'inquiète pas, je te trouverai une tenue.
Il l'entendit grogner et soupirer.
- Tu as intérêt, Malefoy ! Je ne compte pas arpenter toutes les ruelles du Chemin de Traverse pour dénicher une robe de soirée, dit-elle en lui jetant un regard noir.
- Tu as ma parole, Granger, rigola-t-il en lui faisant un clin d'œil.
}{
Hermione fulminait. Malgré le fait qu'elle prêtait nettement plus d'attention à son apparence ces derniers temps, le shopping n'était toujours pas devenu l'une de ses activités favorites. Si Malefoy voulait qu'elle se présente avec une robe de soirée chez lui eh bien il n'aurait qu'à lui en trouver une.
.
- Oh allez détend-toi, Granger, ricana le Serpentard à ses côtés.
La jeune femme lui lança un regard dédaigneux.
- Tu sais parfaitement que je déteste ça ! Alors ne me demande pas, en plus, de t'acclamer pour ton idée stupide.
- N'exagère pas non plus ! dit-il en levant les yeux au ciel.
Elle soupira d'affliction et une seconde de silence s'abattit sur eux. Malefoy avait toujours une main sur sa cuisse et Hermione pouvait sentir ses doigts fins se balader librement sur sa peau.
Il se pencha vers elle.
- Ne t'inquiète pas, je me ferai pardonner, murmura-t-il.
- Oh mais je ne m'inquiète absolument pas. C'est plutôt toi qui devrais t'inquiéter. Je vais placer la barre trèèès haut, tu sais ?! le prévint-elle en se tournant vers lui, un sourire éclatant aux lèvres.
Cela ne sembla nullement l'impressionner, bien au contraire.
- Ça tombe bien, j'adore les défis. Tu me pardonneras, sois en certaine.
Sa voix n'était qu'un souffle et la Gryffondor y perçut très distinctement les connotations lubriques qu'il insinuait. Hermione ne douta pas une seule seconde de sa réussite.
.
La réunion se déroulait avec une lenteur accablante. Les sillons que le blond traçait sur sa peau rendait Hermione de plus en plus sensible à son toucher. Chaque caresse devenait comme une douce torture et elle commençait à perdre patience. Merlin qu'elle avait envie que Malefoy se fasse pardonner sur le champ…
Une déception immense l'envahit lorsqu'elle envisagea la possibilité qu'ils se quittent directement à la fin de la réunion. Grâce aux caresses, elle avait réussi à oublier sa journée, pénible et éprouvante, et n'avait plus envie que d'une chose : coucher avec Malefoy pour continuer à occulter tous les malheurs présents dans sa vie. Elle redoutait donc qu'il décide de rentrer chez lui une fois la réunion terminée.
Finalement, et au bout de près d'une heure trente d'interaction dont Hermione n'avait absolument pas suivi le cours, Percy Weasley clôtura la réunion.
Malefoy et Hermione furent les premiers à l'extérieur. Le blond avait attrapé sa main et la jeune femme le laissa l'entraîner en avant dans les dédales du ministère. Elle ne savait pas véritablement ce qu'il avait en tête mais, au moins, il ne semblait pas pressé de se soustraire à sa compagnie.
Ils arrivèrent finalement en vue des cheminées et Malefoy en prit immédiatement la direction.
- On se retrouve chez toi, lança-t-il à la jeune femme tout en saisissant une poignée de poudre de cheminette avant de la jeter dans l'âtre et de prononcer l'adresse de son appartement.
Quelque peu hébétée par son comportement, Hermione mit une bonne dizaine de secondes avant de reprendre possession de son corps. Elle se précipita ensuite dans la cheminée noire et tourbillonna en direction de chez elle.
.
A peine eut elle mit un pied hors de l'âtre qu'elle se sentit attirée en avant par deux bras puissants. Malefoy la plaqua contre lui avant de la transporter jusqu'à sa chambre où il la laissa lourdement tomber sur le lit.
S'en suivit la partie de jambe en l'air la plus intense qu'Hermione n'avait jamais expérimenté. Malefoy ne lui laissait aucun répit, ses gestes étaient empressés et, parfois, à la limite de la brutalité. Cependant, la Gryffondor se surprit à apprécier ce moment avec, si ce n'était plus, au moins autant de ferveur que leurs trois dernières fois. Elle laissa une nouvelle marque sur la peau sensible de son cou et il en fit autant.
Tous deux poussèrent un long gémissement lorsqu'ils atteignirent finalement l'orgasme et Hermione se sentit enfin pleinement satisfaite. Un léger sourire flottait sur ses lèvres et elle ne releva même pas lorsque le blond s'allongea à ses côtés.
Soudain, une intense fatigue, résultat de sa nuit bien trop courte et de l'énergie qu'elle venait de laisser dans leurs ébats, s'abattit sur la jeune femme et elle allait plonger dans les bras de Morphée avec délectation lorsqu'un mouvement brusque la tira de son état second.
Malefoy s'était levé et cherchait apparemment ses vêtements éparpillés un peu partout dans sa chambre. La Gryffondor se redressa sur les coudes et s'abandonna à la vision qu'il lui offrait. On pouvait dire ce que l'on voulait sur lui et sur sa morale parfois douteuse, Drago Malefoy était un bel homme. Un très bel homme. Et son corps d'Apollon, qu'il entretenait certainement avec beaucoup de minutie, était un appel à la luxure. Prenant conscience qu'elle fantasmait ouvertement sur son amant, Hermione détourna rapidement le regard et partit à la recherche de ses propres vêtements.
.
Leurs au revoir furent relativement bref, ni l'un ni l'autre ne semblant particulièrement à l'aise au moment de se séparer. Aucun d'eux ne savait quoi dire et ils se contentaient souvent de se souhaiter bonne nuit, ou bien – en l'occurrence – un bon appétit. Malefoy s'assura toutefois qu'il était pleinement pardonné avant de rentrer chez lui. Ce à quoi la Gryffondor répondit, en rigolant, qu'elle allait en débattre et qu'en attendant, il ne devait pas relâcher ses efforts.
Peu de temps après qu'il eut quitté son appartement dans un tourbillon de flammes vertes, Hermione s'attaqua à la réalisation de son repas. Elle agita sa baguette en direction de la chaîne Hifi qui, depuis leur escapade à Poudlard, avait repris sa place initiale et se mit à bouger au son de la musique.
Elle dîna puis partit directement dans sa chambre avec un bon livre. Elle ne tarda pas à piquer du nez et sombra rapidement dans un sommeil de plomb.
}{
Les jours se succédèrent et finirent par se ressembler. Il ne se passait pas une journée sans que Malefoy et Hermione ne se voient pour s'adonner à leur nouvelle activité favorite. Le mardi, le blond avait rejoint la jeune femme à l'heure du déjeuner – puisqu'il n'avait pas pu concrétiser ses desseins la veille. Le mercredi, ils se retrouvèrent chez lui à vingt-trois heures passées après que le Serpentard ait envoyé un hibou Hermione en lui expliquant qu'il serait absent jusqu'à cette heure (puisqu'il devait aller voir un match de Quidditch avec Blaise) mais qu'elle était – évidemment – la bienvenue une fois qu'il serait rentré... Le jeudi, il alla la retrouver de lui-même chez elle alors que la jeune femme dormait déjà depuis une bonne demi-heure. Ce qui ne l'empêcha nullement de la réveiller. Elle commença par l'insulter de tous les noms, lui hurla que l'« on entre pas chez les gens sans leur accord pour, en plus, les réveiller d'une façon aussi irrespectueuse et brusque », mais finit par se laisser amadouer par les caresses du Serpentard.
En ce vendredi après-midi, Hermione venait de quitter le bureau de son amant. Cette fois-ci, c'était elle qui avait pris l'initiative de le surprendre et elle arborait maintenant un sourire éclatant. Lorsqu'elle avait débarqué dans la large pièce, Malefoy semblait au bord de la crise de nerf. Apparemment son idiot d'assistant avait perdu une bonne partie d'un dossier très important et il avait été impossible de remettre la main dessus. Comme s'ils s'étaient subitement volatilisés.
Après lui avoir conseillé quelques sortilèges, Hermione s'était rapidement montrée beaucoup plus entreprenante avec le blond. Celui-ci, qui avait bien besoin de se laisser aller quelques instants, avait rapidement répondu à ses avances et la Gryffondor avait été très satisfaite de constater qu'elle avait le pouvoir de – paradoxalement - l'apaiser par le sexe.
.
Bien que cette semaine n'ait pas commencé sous les meilleurs hospices, Hermione sentit son moral remonter en flèche au fil des jours. Harry ne semblait, finalement, pas prêt à mettre ses menaces à exécutions et, en attendant, elle se délectait des moments qu'elle passait en compagnie de Malefoy. Ils ne parlaient pas beaucoup mais, au travers de leurs ébats à répétition, ils exprimaient toute leur colère, leur tristesse et leurs désillusions. La jeune femme convenait parfaitement qu'il ne s'agissait pas là d'un comportement « normal » et digne d'une personne mentalement stable mais elle s'en contentait tout de même parfaitement. Pour une fois, depuis de longs mois, elle évitait de trop penser et cela lui faisait un bien fou. Même ses nuits étaient moins cauchemardesques et elle savait qu'elle le devait en grande partie à son amant.
Lui-même semblait trouver son compte dans cette histoire – même si Hermione avait un peu de mal à comprendre comment - et ne donnait absolument pas l'impression de vouloir arrêter là leur aventure, ce qui la rassurait. Etrangement, sa relation avec lui était la seule chose stable dans sa vie actuelle, et bien que cela ne fasse qu'une semaine, Hermione s'y était attachée.
.
Ce fut d'un ton guilleret qu'elle rentra plus tôt chez elle, ce soir-là. Percy avait annulé la réunion car l'une de ses filles avait attrapé des Oreillongoules. Hermione avait profité du temps qui lui était accordé pour aller flâner le long du Chemin de traverse et se ravitailler dans une épicerie. Une fois rentrée chez elle, elle entreprit de ranger ses achats et de se préparer à dîner.
Il était encore tôt lorsqu'elle termina de faire sa vaisselle et son esprit voyagea tout naturellement vers Malefoy. Il ne lui avait pas fait part de ses plans pour le week-end et Hermione espérait que cela signifierait qu'il resterait chez lui.
Muée par le soudain désir qui l'avait envahie et qui lui était, maintenant, beaucoup trop familier pour qu'elle l'ignore, la jeune femme décida de partir à sa recherche. Elle se dirigea tout d'abord vers son dressing afin de se changer et de passer quelque chose de moins stricte que son tailleur. Ceci fait, elle transplana à l'extérieure de la propriété du Serpentard. Elle appuya sur la sonnette magique qui lui ordonna, d'une voix monotone, de décliner son nom, prénom, adresse – à quoi cela pouvait-il servir, elle n'en savait strictement rien – et le motif de sa visite.
Elle patienta encore quelques instants jusqu'à ce que le portail noir en fer forgé ne s'ouvre devant elle. La Gryffondor entreprit alors de s'avancer jusqu'au perron du Manoir et fut très surprise en voyant Micky, l'elfe de maison de Malefoy, venir à sa rencontre.
- Bonjour Miss Granger, la salua-t-elle de sa voix perçante.
- Bonjour Micky. Je viens voir ton maître. Peux-tu lui annoncer que je suis ici ? demanda la jeune femme en lui souriant gentiment.
- Micky est terriblement désolée, Miss, mais le maître a quitté le Manoir i peine trente minutes, s'excusa la petite elfe en secouant ses grandes oreilles.
Hermione ne cacha que très difficilement sa déception.
- Ah... très bien. T'aurait-il dit où il se rendait ? ajouta la Gryffondor, dans un sursaut d'espoir.
- Oui, Miss. Le maître a dit que Micky pouvais n'informer que vous et Mrs Malefoy de sa destination si l'une d'entre elles venaient le demander.
Les lèvres de la jeune femme s'étirèrent en un léger sourire.
- Le maître a quitté l'Angleterre pour le week-end, Miss. Il s'est rendu dans sa seconde demeure, reprit-elle. Micky ne peut pas en dire plus Miss, Micky est désolée.
- Ne le sois pas ! s'exclama la jeune femme. Je sais où est ton maître. Merci infiniment Micky.
- Micky est ravie d'avoir pu aider Miss Granger, rétorqua l'elfe en souriant à son tour.
- Eh bien passe un bon week-end, Micky. À bientôt.
- Vous de même Miss. Au revoir, la salua-t-elle avant de repartir vers la demeure de son maître.
.
Hermione en fit de même mais dans l'autre sens et transplana à peine les grilles se furent refermées sur elle. Elle réapparut dans son appartement et se dirigea rapidement vers sa chambre. Elle attrapa quelques vêtements dans son dressing, son nécessaire de toilette et plaça le tout dans l'un de ses petits sacs magiquement agrandis.
Elle n'avait aucune idée de ce que Malefoy pouvait bien faire en France mais elle comptait bien le découvrir. Et puis, s'il s'avérait qu'il n'avait rien de mieux à faire, elle comptait bien profiter de la soirée et de la nuit pour combler son désir.
C'était donc muée par cette pensée alléchante et sans envisager une seule seconde que le Serpentard puisse ne pas être seul, qu'Hermione transplana jusqu'à la petite plage dont elle avait le souvenir et qui se situait à l'entrée de la seconde demeure Malefoy.
J'espère que vous ne m'en voulez pas trop de la réaction d'Harry... (Please ne me jetez pas de tomates !). Mais cela montre bien que les décès de Ron et de Rose n'ont pas affecté qu'Hermione... Et puis, après tout, comment Harry Potter aurait-il pu cautionner que sa meilleure amie couche avec Drago Malefoy ?! ^^
Enfin... cela n'a pas franchement l'air de déranger notre Gryffondor qui devient complètement accro à leurs parties de jambe en l'air... En même temps… BREEEF ;).
Quitte à même retrouver Drago dans sa maison de France...
.
Alors que pensez-vous de la réaction d'Hermione vis à vis d'Harry ? De celle d'Harry ?
Comprenez-vous la décision d'Hermione de partir sur un coup de tête pour retrouver Drago ?
Comment pensez-vous que vont se dérouler leurs « retrouvailles » ? Drago va-t-il être étonné ? Énervé ? Vont-ils passer le WE ensemble ? Est-il déjà avec quelqu'un ?
Tant de questions... alors à vos claviers pour m'exposer vos théories ! :) Même vous, les petits lecteurs fantômes !
Je vous fais plein de bisous et je vous dis à mercredi pour le vingt-cinquième chapitre !
Chalusse
