Posté le : 8 Janvier 2010. Alors cette première semaine de cours et/ou d'examen ? =S M'en parlez pas.. Au fait, un ENORME MERCI à ceux laissant des reviews en anonyme ! TH*NKS

Disclamer spécial : Yves Pomeau, pour son texte "Papiers Froissés"

ooO

.

2nd Chapitre spécial MOSCOU*


Chapitre 25

Habent sua fata libelli. Les livres ont leur propre destin

OOO

OO

O

Le temps était radieux bien qu'une mince couche de brume recouvre Moscou. Les nuages semblaient exécuter une savante chorégraphie, répandant à même le sol des ombres gigantesques. Une d'entre elle recouvrait entièrement l'Hôtel Particulier des Malefoyonov. A la fenêtre de sa chambre qu'il partageait avec Harry, Draco fumait à une heure bien matinale. Le jeune anglais fut réveillé par l'odeur âpre que dégageait le mégot de cigarette.

Continuant de faire semblant de dormir, il observa le blond tirer des bouffées de tabac, fixant l'horizon de ses yeux mercure. L'aube se levait doucement, projetant sa palette de couleur sur le visage blême de Draco. Les volutes de fumée qui s'échappaient de son nez ou qu'il soufflait fit sourire Harry. C'était un vrai dragon. Remuant dans son lit, Harry s'étira doucement.

Draco déjà habillé lui jeta un regard légèrement amusé et grogna un vague bonjour du bout des lèvres. Harry fronça des sourcils et jeta un coup d'œil à la pièce. Le lit jumeau qu'occupait Draco était déjà fait. Les deux valises ouvertes offraient un spectacle pittoresque de leurs contenus respectifs. Harry déposa son deuxième oreiller sur son visage et se laissa étouffer par la texture moelleuse.

Il faisait chaud. Les températures caniculaires du mois d'Août s'insinuaient doucement dans la chambre et à la fenêtre, l'Adonis en profitait pleinement. Quand un rai de lumière filtra à travers la pièce, Harry se redressa légèrement, contemplant l'homme qu'il aimait en le dévorant des yeux.

- Tu fumes depuis quand ? Demanda-t-il d'un ton anxieux.

- Depuis… En vérité je ne fume pas. Expliqua calmement Draco. Mais ça m'arrive occasionnellement quand je suis stressé. Mais j'avais arrêté un certain moment, surtout depuis ton accident. Mais… Mais je le fais de plus en plus souvent afin d'évacuer.

- Tu réfléchis trop. Déclara simplement le brun. Vis.

- J'essaie Harry, formula-t-il, en écrasant le mégot de sa cigarette sur le rebord de sa fenêtre, j'essaie… Tu as bien dormi sinon ?

- Comme un ange.

Draco esquissa un sourire en refermant la fenêtre en douceur.

- Je vois ça. Tu devrais aller te doucher avant qu'Agrippine occupe les lieux. Conseilla Draco. Elle ne sortira pas avant un bon bout de temps. Ah au fait, ajouta-t-il tandis qu'Harry prenait sa serviette de bain dans son sac, appelle-moi Dragomir devant ma famille. C'est mon véritable prénom et ils sont assez conservateurs sur ce coup là.

- Sur ce coup là ? Répéta Harry incrédule.

Le parisien leva les yeux au ciel.

- D'accord, ils sont conservateurs sur tous les plans. Admit-il. Pas la peine de chercher la petite bête Potter.

- Je ne te cherche pas, je te trouve. Formula-t-il.

- La dernière fois que tu m'avais dit ça, c'était le jour de ton anniversaire à Little Whinging, tu t'en souviens ?

- Parfaitement. C'était…une magnifique soirée. La plus belle depuis longtemps. Ajouta Harry d'un air songeur. Et puis il y en a eu d'autres : le lendemain matin où je t'ai rejoint dans ton train, notre journée à Paris…

- Et notre journée à Moscou. Coupa Draco en enfonçant ses mains dans ses poches. Ca, il faudra l'écrire en gros sur notre calendrier.

- Tu comptes me faire visiter ? S'étonna le jeune anglais.

- Et comment ! S'exclama le blond. Allez, dépêche-toi, on sort avant que tout le monde ne se réveille. Je laisserai un mot sur la table de la cuisine. On sera tranquille comme ça : rien que tout les deux dans la Ville Rouge. Tu en penses quoi ?

- Le programme me charme déjà. Murmura Harry qui ne pouvait dissimuler son émerveillement. Bon, j'y vais.

Le brun passa le pas de la porte et la referma derrière lui, marchant sur la pointe des pieds afin de ne pas réveiller les autres résidents de l'Hôtel Particulier Malefoyonov. L'odeur du bois et d'une fleur qu'il n'arrivait pas à identifier embaumaient les couloirs. En passant devant une porte, il entendit quelqu'un ronfler. Un sourire orna ses lèvres et il se glissa jusque dans la salle de bain. Il actionna le jet d'eau de la douche et se lava rapidement. Puis il se brossa les dents. Il noua une serviette autour de sa taille et fit le chemin retour en prenant bien garde de faire le moins de bruit possible. En face, une vielle horloge indiqua qu'il était environ six heures du matin. En retournant dans la chambre, Draco était assis en tailleur sur son propre lit et griffonnait d'un air vague, un mot sur un post-it.

- C'est pour ma mère. Expliqua-t-il. Je l'avertis même si elle a l'habitude de mes fugues à répétition. Plaisanta ce dernier.

Harry acquiesça, ruisselant d'eau encore brûlante. Draco leva son regard anthracite vers lui et le rouge lui monta aussitôt aux joues. De mémoire d'homme, c'était bien la première fois qu'il se retrouvait dénué l'un en face de l'autre. Pourtant, le blond semblait décider à ne pas détourner ses yeux avides de la silhouette du brun.

- Je vais m'habiller, tu peux te retourner s'il te plaît. Chuchota Harry.

Draco étouffa une exclamation proche du grognement de désapprobation et du rire avant de prononcer à mi-voix :

- Tu rigoles là j'espère ?

Voyant qu'Harry le fixait de ses yeux vert émeraude d'un air impérieux il reprit, scandalisé :

- Non mais ne joue pas ta prude ! De toute manière un jour ou l'autre on se retrouvera l'un face à l'autre sans (sa gorge se noua)… sans le moindre vêtement.

La réalité frappa alors Harry. C'est vrai, un jour ou l'autre ils se verraient nus. Quand ? Ils l'ignoraient. Surement bientôt. Après tout le cadre était quasiment idyllique. Moscou et sa chaleur, la chambre qu'ils partageaient sans que quiconque ne se pose la moindre question, l'amour qui faisait palpiter leurs veines… Toutes les conditions étaient réunies pour que cela arrive promptement. Leur première fois.

Frustré, Draco se retourna et fixa le mur en signe de capitulation. Harry reprit ses esprits et sourit tendrement avant de s'habiller. Il pensa amèrement que la dernière fois qu'il s'était habillé dans la même pièce qu'un autre garçon c'était le 20 Juin dernier peu après avoir couché une énième fois avec Cédric. Et ce même jour, Draco était arrivé dans sa vie. Etrange coïncidence.

Quand Harry eut mis son T-shirt où le nom du groupe des Beatles était écris en travers, il se retourna et regarda Draco qui était allongé à l'envers dans son propre lit, les pieds contre le mur et lui regardant le plafond. Doucement, le brun s'en approcha et glissa sa main sur son abdomen.

- On peut y aller Monsieur-Je-Me-Vexe-Pour-Un-Rien. Taquina-t-il.

- Je ne suis pas sûr de vouloir aller me balader à Moscou avec une Petite Prude dans ton genre Potter. Que penseraient donc les gens ? Renchérit Draco avec un sourire mauvais peint sur son visage angélique.

- Qu'on est la parfaite illustration du proverbe : 'Les contraires s'attirent'.

- Tu as une réponse à tout ou je me trompe ? Demanda cyniquement le blond en enfilant une paire de tennis.

- Tu ne te trompe jamais Draco. Clama le jeune anglais d'un ton moqueur.

- C'est ça, paie-toi ma tête pendant que tu y es. Grommela-t-il.

Harry dût se contenir pour ne pas laisser échapper son rire de sa gorge. Puis, tous deux sortirent de leur chambre après eux afin de découvrir Moscou…

OOO

OO

O

La Ville Rouge n'était pas encore éveillée. Quelques marchands s'affairaient tandis qu'Harry et Draco passaient devant eux en scooter. Harry aurait préféré faire le voyage à vélo mais le blond en était carrément phobique depuis son accident dans son enfance. Un sourire espiègle étira ses traits en dessous de son casque de moto. Le plaisir de voyager sur un deux roues, il l'avait connu avec Cédric.

Le trajet qu'ils avaient effectué à travers Londres lors d'une nuit étouffante embruma son cerveau. Pourquoi pensait-il encore à son ex petit-ami alors qu'il passait un moment merveilleux avec Draco ? Il secoua légèrement la tête histoire de s'ôter toutes ces idées noires. Enfin, Draco s'arrêta devant une basilique gigantesque, écrasant la ville sous son dôme doré. Draco enleva son casque d'un rouge éclatant et déclara :

- C'est la cathédrale du Christ-Sauveur. Je pensais que commencer par là, ça serait pas mal.

Harry ne répondit rien, rangeant son propre casque dans un coffret dissimulé sous la place du passager. Les deux jeunes hommes entrèrent, contemplant l'architecture majestueuse et remplit de dorures. Des statues splendides ponctuaient l'allée recouverte d'un tapis rouge. Des bougies provoquaient des lueurs fantomatiques dans l'immense cathédrale. Soudain, une question brûla les lèvres du brun :

- Tu crois vraiment en Dieu ?

- Oui, j'ai mes croyances et ça depuis mon plus jeune âge. Expliqua posément Draco en faisant vagabonder son regard d'un tableau à un autre. Je ne me suis jamais détourné de la religion orthodoxe. Elle me sert de repère en quelque sorte.

- Je ne connais rien à cette forme du christianisme.

- Tu dois forcément savoir des choses. Relativisa Dragomir. Fais un effort.

- Eh bien, j'avais vaguement entendu parler du schisme d'Orient avec l'Occident. Constantinople et la Méditerranée à cette époque…

- 1054 après Jésus-Christ. Précisa Draco. L'orthodoxie s'est répandue jusqu'en Russie car au moment où un souverain adhérait aux préceptes d'une religion, tout ses sujets devaient avoir la même croyance. Aujourd'hui, il y a près de 30 millions de fidèles dans le monde.

- Et en quoi cette religion diffère du catholicisme ? Questionna Harry d'une voix où perçait la curiosité.

- Nous n'adorons pas les icônes - enfin on est censé - et on nous prône les valeurs du mariage dès notre plus jeune âge. Par ailleurs, la prière quotidienne n'est pas facultative ; ou du moins pour les familles pratiquantes. Au dîner par exemple, on récite la vêpre. Prononça le blond en s'asseyant sur un banc faisant face à une statue finement taillée.

- Ah, je comprends mieux à présent. Répondit Harry en s'asseyant à ses côtés. Le soir de mon arrivée vous l'aviez fait et ne n'avais strictement rien comprit.

- Excuse-moi, j'aurais dû t'avertir.

- Ca ne fait rien. Formula Harry. Et tu priais quand tu étais à Little Whinging ? Je ne t'ai jamais vu le faire.

- Ce n'est pas parce que tu ne me vois pas le faire que je n'en faisais rien. En fait, je priais le matin très tôt. Je l'ai fait peu avant mon départ et quand tu étais à l'hôpital. On peut prier partout, pas uniquement dans une église. Ajouta-t-il. Les protestants sont d'accord là-dessus.

- Je m'en doute. Mais vous avez une sorte de supérieur non ?

- Oui, le Pope qui préside aux cérémonies. Au-dessus c'est le patriarche. Cette année Kirill Ier succède à Alexis II. Colporta Draco. Souvent il porte une robe noire recouvrant les habits blancs sacerdotaux ainsi qu'une cape verte émeraude attachée sous le cou.

- J'ai déjà vu quelques photographies dans un magazine culturel à la bibliothèque Defoe à Little Whinging. Mais comment s'appelle sa coiffe blanche un peu pointue ?

- C'est un koukol, il est surmonté d'une croix dorée formée de trois anges.

- Tu en sais des choses… Dit Harry, légèrement admiratif.

- Origine russe oblige. Avoua Dragomir en lui faisant un clin d'œil.

Un silence les enveloppa alors, puis il reprit :

- J'ai toujours adoré venir ici le matin, quand il y avait personne. Je trouve cela reposant, tu peux te retrouver avec toi-même. Réfléchir… J'aime la Russie.

- Tu voudrais y vivre plus tard ? Demanda Harry en essayant de cacher son inquiétude.

- Je n'en sais trop rien à vrai dire. Je le saurai en temps et en heure. Mais pour le moment ma vie est à Paris. Avec toi.

Harry sourit et se retint difficilement afin de ne pas l'embrasser dans ce lieu sacré…

OOO

OO

O

Midi venait d'arriver. Sur une berge du fleuve traversant de part et autre Moscou, Draco et Harry regardaient les bateaux passer. La flotte soviétique faisait des va-et-vient sur la rive à la plus grande joie des enfants qui jouaient sur les pontons. Une brise passa et Draco s'autorisa un sourire. Son compagnon lui jeta un regard en biais en fronça de sourcils en prononçant :

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- J'ai trouvé un texte qui pourrait t'aider pour l'introduction de ton bouquin.

- Oh, tu parle de mes petits fragments que tu veux publier sous le nom de « Papiers Froissés » ? Demanda Harry avec une pointe de moquerie. Vas-y je t'écoute.

- Ton cynisme grotesque te perdra mon cher. Maugréa Draco. Je le gardais avec moi où cas où, je l'ai traduit quand on était dans l'avion. Tu dormais.

Il sortit de sa poche un véritable papier froissé et lut, la voix légèrement brisée :

« Papier, celui de cette page blanche, immaculée et sans défaut. Qu'en faire ? La couvrir de signes. Ecrire, dessiner. La science et l'art nous ouvrent une autre voie : cette feuille est un continuum élastique, une plaque mince pour tout dire. Froissée, elle montre sur sa surface plis et craquelures, témoins visibles d'une épaisseur cachée. Vernassa sait nous émerveiller de ces géométries complexes, improbables et néanmoins réalisées. Ses modernes trompe-l'œil sont ceux de l'âge de l'abstraction et son art n'a comme référence qu'une prise en compte de la matière et ses tensions.

« Ce trompe-l'œil ne cherche pas à nous tromper. Il vise plutôt à mettre en évidence une structure sous-jacente, une collusion de la forme et de la force, en un sens précis. Enfin. Et tout cela montré avec le support le plus banal qui soit, cette feuille froissée, Sur cette feuille, univers en soi, les tensions exacerbées aux plis et en leurs croisements rompent irréversiblement les fibres si fragiles du papier-matière. Grâce à cette irréversibilité cette modeste feuille garde la trace de l'acte initial de froissage, comme un visage qui garderait les rides figées de chaque sourire.

« L'irruption, même discrète, de la couleur nous éloigne d'une trop stricte représentation de la contrainte mécanique ou de son souvenir. C'est la réponse de l'artiste à ce réel complexe et mystérieux, qui serait presque trivial si on ne le voyait que 'de loin'. Voir de loin, c'est souvent ne rien voir, les vraies questions exigeant d'être regardées de près. Qu'elles soient celles de la théorie de l'élasticité des plaques minces aux grandes déformations ou des rapports du trompe-l'œil, du tableau même, à l'insaisissable réalité. »

Doucement, Draco replia son papier et le glissa dans la poche arrière de son jean. Harry assimilait les mots que venait de lui lire sa Némésis. Le léger vent estival fouettait leur visage. Les bateaux continuaient de répandre leur éternel sillage de fumée gris perle. La même teinte que les yeux de Draco.

- C'est de Yves Pomeau. Précisa ce dernier. Son texte est intitulé Papiers Froissés.

- Ca m'inspire déjà. Murmura Harry.

- Tu veux rentrer pour écrire ? Proposa Dragomir.

- Il me suffit juste d'un stylo tu sais. J'écrirai au dos de cette feuille.

Draco arbora un sourire satisfait et déclara :

- On n'a qu'à demander à quelqu'un dans la rue. Et puis tu sais, j'ai toujours été curieux de te voir à l'œuvre.

Sans préambule, Draco interpella un passant qui avait l'air d'un homme d'affaire très occupé, l'oreille collé à son téléphone portable. Draco lui parla en russe et Harry fut frapper de trouver cette langue diablement belle. Sans répondre quoi que se soit, l'homme fouilla dans la poche avant de sa chemise et lui donna un stylo avant de s'éloigner en de grandes enjambées, parlant toujours aussi fort dans son combiné. Avec un sourire ravageur, Draco s'assit près du jeune anglais qui s'était assis à même le trottoir, non loin de la berge toujours aussi animée. Harry le remercia en lui rendant son sourire.

- Je ne troublerai pas ton processus de création. Murmura le blond au creux de son oreille.

Cette simple caresse chaude enhardi Harry qui commença alors à écrire :

« Un nuage de papiers froissés m'entourait. Cette matière ouateuse et douce me frôlait à chaque instant. J'en prenais un au détriment d'un autre. Plus doux encore qu'une plume, ces feuilles venaient à tourbillonner au sein même de mon esprit déjà tourmenté, saturé. Alors je noircissais des mots, en raturais d'autre uniquement pour mon bon plaisir. Telle une armée d'origami, ces papiers froissés me narguaient par leur couleur nacrée, presque immaculée.

« Or, en commettant l'action de froissage, je n'arrivais qu'à créer des détritus supplémentaires et informes. Rares étaient ceux pouvant former une blanche colombe ou même une rose. Un écrivain était-il un artiste ? Je ne peux que me vanter d'avoir créer quelque chose d'unique n'ayant aucun intérêt. Mais est-ce que ce que j'écris est beau ?

« Assembler des mots, les mettre les uns à la suite des autres relève de l'ordinaire. Mais avec ces papiers froissés, j'ai toujours rêvé de faire quelque chose d'extraordinaire. De parvenir enfin à écrire une page non raturée, une page parfaite. Ne plus faire des papiers froissés. »

Une fois que Draco eut lut le dernier mot, il se mura dans un silence profond.

- Tu devrais vraiment penser à publier Harry. Confia-t-il. Tu passerais à côté d'un sacré truc.

- J'ai peur, avoua l'écrivain en herbe d'une voix lointaine, peur de l'avis des gens. Pas des critiques – je sais qu'il y en aura forcément, bonnes comme mauvaises – mais, jusque là mes écrits étaient à titre privé alors… le commercialiser ça me fait entrer dans un autre ordre.

- Ais un peu confiance en toi Harry. Regarde vers le haut.

Instinctivement, le brun regarda l'immensité bleue du ciel qui semblait le narguer de toute sa splendeur. Draco avait raison : il fallait toujours viser haut – avoir les mêmes objectifs que les plus grands - même si on était un petit, une dilettante…

OOO

OO

O

De retour à l'Hôtel Particulier Malefoyonov après une journée exténuante, Draco et Harry se tenaient côte à côte, leurs mains se frôlant et riant aux éclats. Ils avaient passés une excellente journée dans la Ville Rouge, voguant de restaurants en terrasses et de monuments en parc public. Mais la nuit chaude était tombée les raccompagnant alors jusqu'à leur domicile. Ayant déjà dînés à l'extérieurs, les deux garçons montèrent précipitamment jusque dans leur chambre, essayant de ne pas attirer l'attention sur leur entrée en trombe.

Harry s'étonna de ne voir personne sur leur chemin. A vrai dire, depuis son arrivée à Moscou il n'avait pratiquement pas adressé la parole aux membres de la famille de Draco. C'était consternant. Hormis la barrière de la langue, le jeune anglais se rendit vite compte qu'un mur invisible le séparait du monde que partageaient les Malefoy et les Lestrange. Draco demeurait son seul repère ici et ailleurs. Ce dernier était son passé, son présent ainsi que son futur – et cela, Harry le désirait ardemment. Il voyait Draco partout ; même en fermant les yeux, il devinait les contours de son visage angevin. Et dans songes encore plus…

La main sur la poignée de la porte, le blond se retourna pour contempler l'écrivain en herbe et lui sourit. Ils entrèrent tous deux dans la chambre à coucher et refermèrent la porte derrière eux, leurs mains l'une sur l'autre et leurs doigts entremêlés. A l'intérieur, quelqu'un était venu faire le ménage. Les lits jumeaux étaient désormais faits au carré et les valises repoussées dans un coin de la pièce – près d'une grande armoire - laissant le champ libre à la descente de lit.

Brusquement, dans un élan possessif, Draco l'embrassa. Le baiser était fougueux et Harry le lui rendit avec fièvre. Il passa sa main dans la chevelure peroxydée de son amant et ne put, en revanche, réprimer un gémissement. Le temps semblait s'être arrêté. Le brouillon d'Harry concernant l'introduction de Papiers Froissés, glissa de sa poche et tomba à même le sol dans une espèce de tourbillonnement.

Or, cette image n'échappa guère à qune personne, se trouvant justement dans l'armoire au fond de la chambre. Car, trop embarrassée, elle préféra regarder le papier froissé tomber que de voir les deux adolescents s'embrasser. Soudain, Draco se détacha de l'étreinte d'Harry et fixa l'embrasure de l'armoire et s'approcha à pas feutré, le cœur battant la chamade. Sa main arachnéenne tira la mince poignée. Le visage du blond se mua une expression de franche surprise et déclara, d'une voix paniquée :

- Que fais-tu ici ?

A suivre


Tadaaaaaaaaam ! Je sais c'est sadique ! Très même. Mais que voulez-vous ? Donc comme vous l'avez compris, quelqu'un * Malefoy ou Lestrange * est dans l'amoire et est désormais au courant pour l'idylle entre Draco & Harry. Qui ? A vous de deviner ! Vous le saurez dans le prochain chapitre qui est un de mes préférés vous saurez bien pourquoi * rougis *. Au fait, le prochain chapitre sera le dernier à Moscou ! Enfin bref, j'espère que ce chapitre vous a tout de même plu ainsi que le texte d'Harry sur Papiers Froissés. Il faut avouer que je suis tombée sur le texte de Yves Pomeau par hasard, en voguant sur Internet un soir de déroute absolue au-dessus d'une tasse de thé. Et j'ai été inspirée. Donc voilà le résultat... Sinon euh, que voulais-je donc dire ? [...] Ah oui ! Le chapitre d'après sera un peu plus long - j'ai fais un effort ! Et j'ai désormais deux correctrice Manelor & Livioute * salve d'applaudissement * Car je suis très vilaine comme auteuz donc il en faut deux pour me supporter niark niark ! Non je plaisante, c'est juste que j'écris beaucoup et vite donc une personne ne peut pas se charger de tout. Donc ça oscillera entre les deux et faut vraiment que vous les remerciez d'avance. Elles aussi s'investissent. Donc voilà à bientôt pour le prochain chapitre même si aujourd'hui j'ai beaucoup parlé, mdr. Dairy22 ou l'Elixir d'Euphorie.

ooO

Reviews ?


NewS : Nouvel Os " Un Lys ou Une Lily " - couple Severus x Lily. Résumé : Je suis mort un 31 Octobre, le jour où ma Lily a fané. Car l'amour que je te portais est pur comme le cristal. Alors, un Lys ou une Lily, peu importe. J'avais déjà perdu les deux.