Les personnages ne m'appartiennent pas etc...

Coucou tout le monde ! Voici nos héros de retour dans un chapitre sans la moindre action, il faut le dire, mais riche en décisions, en révélations plus ou moins douteuses et en dialogues. Les positions de tous sont clarifiées...

Ensuite, je voudrais à dire que ma bêta-lectrice, Cho30 (anciennement Blondie), et moi vous avons concocté un scénario sans accro pour la suite ! Nous nous sommes couchées à une heure et demi du matin pour mettre en place les moindres détails du plan final d'Hannibal, regardant l'histoire comme une partie d'échec entre l'équipe et Petroshva. Ca n'arrivera pas de suite, mais je tenais à rendre hommage à ma bêta, car la pauvre n'a presque pas dormi par ma faute. ^^ Alors un grand, un immense merci à ma chère Cho30 qui a vraiment était géniale sur ce coup ! ;-)

Après ce vibrant hommage (j'ai failli dire cette oraison, mais on va pas enterrer ma bêta de suite... lol), place aux reviews !

BETTYPOUSSIN : Alors puisque tu veux pas me dire bonjour, je ne te réponds pas ! Et toc ! Mdr

NADEGE : J'espère que ce qui te laisse sur ta faim c'est le suspens et non que le dernier chapitre ne t'ait pas plus... ^^ En tout, tant mieux que tu aimes le cauchemar de Decker. Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je suis partie complètement en délire. lol. Alors pour répondre à ta première question (concernant Mistral) : en fait y a trois raisons. La première est psychologique (pas trouvé mieux comme terme...). Amy et les Lefcourt ne sont pas sûrs de l'innocence de Mistral encore, comme ont va le voir dans ce chapitre. Ils font confiance à la CIA. La deuxième raison est pratique : ils n'ont pas réussi à savoir quelle est sa cellule. Enfin, la dernière raison est narrative. J'avais un besoin impératif qu'ils soient obligés de retourner sur la base (à voir dans deux chapitres...). Ensuite, pour ta seconde question : pour une fois, tu n'as pas bien fouillé ma tête ! Non, il n'y aura pas de chapitre avec Futé, Barracuda et Looping parlant d'Hannibal. J'ai peur que ça fasse trop en plus des chapitres qu'il y a déjà eu sur chacun d'eux. Et surtout, l'action va reprendre, sans leur laisser une seule minute de repos. Ils n'auront pas vraiment le temps pour une cérémonie. Mais ne t'inquiète pas, le souvenir d'Hannibal sera présent tout au long du prochain chapitre. ^^ J'espère avoir bien répondu à tes questions ! Ensuite, je ne répondrais pas à la dernière (que va-t-il se passer ensuite) sinon, plus de surprises ! ;-p

BETTYPOUSSIN : Bon, ok, j'arrête de te bouder. Après tout, tu m'as bien fait rire aussi avec ton commentaire. J'imaginais trop la tête de tes ollègues de travail. XD Je tiens particulièrement à te dire que quand tu écris la vengeance est un plat qui se mange froid, tu ne crois pas si bien dire ! Je dirais même... glacé. Tu comprendras au moment voulu. ;-) Pour la réunion totale de l'équipe, je te rassure, ça ne saurait tarder. ^^ Et effectivement, nos costumes antiques sont magnifiques. On a beau dire, un homme en cotte de maille, ça a plus de classe qu'avec les uniformes actuels ! XD Quant aux costumes des camisards, je te laisse imaginer un homme de ton choix avec les perruques de l'époque... ca peut parfois être drôle. Mdr.

BONNE LECTURE !


CHAPITRE 10 : L'INTERROGATOIRE

La nuit avait été mouvementée et tout le monde était au courant de la spectaculaire évasion de l'Agence Tous Risques. Cela n'empêcha pas Jack de se rendre avec deux colosses dans la cellule de Mistral et de l'emmener dans une petite pièce transformée pour l'occasion en salle d'interrogatoire.

« Asseyez-vous. »

Mistral fit ce qu'on lui disait.

« Vous êtes bien le commandant Cynthia ''Mistral'' Villandret ?

-Exact.

-Vous savez que vous êtes accusée de haute trahison envers les États-Unis d'Amérique ? »


« C'est quoi cette histoire encore ? s'exclama Barracuda.

-Mistral, une traitresse ? répéta Futé. Et tu dis qu'elle serait Nastasya Petroshva d'après la CIA ? »

Looping affirma d'un simple signe de tête. Barracuda et Futé se regardèrent, sans arriver à y croire.

« Et qu'est-ce qui leur dit que c'est elle ? » dit le Noir plutôt sceptique.


« Tout est dans les microfilms, continua Jack.

-Je me demande bien ce qu'il y a dans ces microfilms, grommela Mistral. Vous me les avez montré, ils désignaient Johann Kelboorn.

-C'est exact. La CIA savait votre véritable identité. Nous vous avons donc dévoilé de faux microfilms. Pensez-vous vraiment que nous aurions pris le risque de vous faire savoir que nous savions votre alignement ?

-Je vous le redis, je ne suis pas Nastasya Petroshva. »


Hannibal réfléchissait. Beaucoup de chose lui traversait l'esprit, notamment l'affaire Villandret. Plus il y pensait, moins il la croyait coupable. Pourquoi aurait-elle trahi ? Quel était son intérêt là-dedans ?


« Vraiment ? fit Jack de son air supérieur. Pourtant, le communisme est une affaire de famille chez vous.

-Une affaire de famille ? s'indigna Mistral.

-Prenons votre grand-père par exemple.

-Il n'a jamais été communiste.

-Je parle là de Jean Villandret et non de Duke Morency que vous considérez comme votre grand-père ou de Mark Turner votre grand-père maternel. Saviez-vous que Jean Villandret, quand il était en Indochine...

-En Indochine ? Je ne savais même pas qu'il y avait vécu.

-Laissez-moi finir. Je disais donc que Jean Villandret était l'ami d'enfance de l'oncle du père de la cousine par alliance du demi-frère de la tante d'un proche de Ho Chi Minh. »


« Tu peux répéter s'il te plait ? pria Futé incrédule.

-Je disais qu'ils ont toutes les preuves contre elle apparemment, remarqua Amy.

-Oui mais je ne crois pas à toutes ces preuves, moi.

-Pourquoi ? demanda Tawnia.

-Parce que ça colle pas, c'est tout. »


C'est vrai, rien n'était logique, pensait Hannibal. Pourquoi Mistral aurait-elle pris la peine de protéger les microfilms si elle était un agent double au service du KGB ?


« Donc pour vous, fit lentement Mistral, le communisme c'est génétique...

-Disons que nous devons nous méfier de tout le monde. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

-Premièrement, j'ignorais totalement que Jean Villandret avait vécu en Indochine française. Deuxièmement, même mon père ne l'a pas connu puisque c'est un enfant posthume. En plus il est né en France métropolitaine. Mon grand-père est mort dans les tranchés en 1917. Ma grand-mère a rencontré un soldat américain, Duke Morency, en 1918, et l'a suivi aux États-Unis où ils se sont mariés. Troisièmement, si on suit votre raisonnement de l'oncle de la tante du demi-frère, je suis sûre que même le Président a des rapports pouvant être considérer comme suspect avec les Soviétiques. Alors entre tout ça je ne comprend pas comment vous pouvez me soupçonner, d'autant je n'ai même pas connu mon grand-père. »


« Je ne comprend pas ce qui ne colle pas, avoua Brian. La CIA a des informations que nous imaginons même pas et...

-Mistral n'est pas un agent double ! insista Looping.

-Je suis d'accord avec lui, assura Barracuda en le prenant par l'épaule. Sinon, pourquoi les Soviétiques voulaient nous empêcher de partir ? »


Et puis... Et puis pourquoi la CIA aurait-elle pris le risque de confier de pareilles informations sur microfilms à une Soviétique ? Hannibal ne comprenait pas ce point-là. Bon, il fallait partir du point de départ : Mistral avait servit d'appât pour les attraper. Les microfilms lui ayant été confié étaient peut-être faux. Et Jack aurait pu apporter les vrais en douce. Mais ça n'allait pas. Quelque chose sonnait faux. Si elle était Soviétique, pourquoi envoyer l'Agence Tous Risques la cherchait ?


« Quand vous étiez au Vietnam, donc la terre de vos ancêtres, enchaîna Jack, vous avez aidé une Viêt-Cong.

-Ce n'est pas exact. Elle m'a juste demandé des nouvelles de son fils qui avait été capturée par l'armée. Et puis comment voulez-vous que je sache que les Villandret avaient vécus là bas ? demanda-t-elle d'un air las.

-Pourquoi ne l'avez-vous pas dénoncer ? Je parle de cette femme.

-Elle était mourante. Je doute qu'en ayant pris quinze balles de mitrailleuse on survive. Elle est d'ailleurs morte une heure plus tard. »

Jack nota quelque chose sur un carnet. Il passa à une autre question.

« Parlons de cette mission en URSS maintenant. »


« C'est vrai qu'elle a été en URSS, remarqua Futé. Elle parle parfaitement Russe. Ca doit être une des ''preuves''. Mais nous, on a bien braqué une banque. Pourtant on est pas des criminels. C'était un ordre. Il faut se méfier des apparences.

-Oui, mais en même temps, vous n'avez jamais pu prouver votre innocence. » répliqua Amy.


« Qui nous dit que vous n'avez pas pris des contacts là bas ?

-Je m'en suis tenue à la mission que vous m'aviez confiée, Jack.

-En avez-vous des preuves ?

-Vous avez les rapports réguliers que je vous envoyais.

-C'est simple de falsifier un rapport. »


C'était ça la solution ! Hannibal la tenait, il en était sûr. Les microfilms avaient été falsifiés à un moment où un autre. Et par qui d'autre que Nastasya Petroshva ? En effet, le colonel ne croyait plus du tout en la culpabilité de Mistral. La fusillade en était la preuve. Si elle avait été vraiment l'agent soviétique, les balles auraient été réellement à blanc. Le combat aérien n'aurait pas eu lieu, on les aurait laissé filés plus ou moins facilement, mais jamais Medvov aurait tout fait pour les retenir.


« Je ne comprends pas votre acharnement, murmura Mistral à bout de nerf. Je suis un bouc émissaire ou quoi ?

-Vous ne répondez pas à la question : avez-vous falsifié les rapports ?

-Non. Et il me semble également que vous étiez content de mon travail. Pourquoi vous aurais-je transmis des informations sur les prototypes de chasseurs russes si j'étais Soviétique ? »

Jack eut un petit sourire désagréable. Il prit un dossier qu'il jeta devant le commandant.

« Ouvrez donc. »


Barracuda poussa la porte de où résidaient Looping, Amy et les Lefcourt. Ils avaient débarqué sur une plage éloignée et étaient rentrés à pieds. Ils avaient marché toute la nuit et ils n'avaient pas fini. Hors de question qu'ils restent dans cet hôtel si près de la base. Ils iraient plus loin, en centre-ville. Ils montèrent dans la chambre des Lefcourt, continuer la discussion pendant qu'ils réunissaient leurs affaires.

« Y a tout de même quelque chose que je n'explique pas, déclara Barracuda. Si elle était vraiment du côté du bloc de l'Est, pourquoi elle aurait détruit une base russe complète ? J'étais dans l'avion quand elle l'a fait. Je sais de quoi je parle.

-Si vous nous racontiez un peu ce qu'il s'est vraiment passé ? demanda Brian. Parce qu'on ne pourra être d'accord ou pas avec vous que lorsqu'on saura absolument tout. »


« Vous voyez ? insista Jack. Nous savons tout. Absolument tout. Ces trois rapports pris au hasard parmi ceux que vous avez envoyés sont faux. Vous pouvez le constater.

-Je n'ai JAMAIS écrit ces rapports ! paniqua Mistral. Quant à cette signature, c'est une imitation de la mienne ! Je suis innocente ! »


« Effectivement, quand on connait le fin mot de l'histoire, on ne peut que croire à son innocence, avoua Tawnia.

-Oui, elle a quand même risqué sa vie pour les microfilms, reconnut Amy. Quand Looping et elle se sont fait capturés, elle les aurait donné si elle était vraiment au service des Russes.

-Je vois qu'on pense la même chose, sourit Futé. Je dois dire qu'elle et moi on se dispute souvent, mais je ne peux pas croire qu'elle sois passée à l'Est. Ca ne tient pas.

-Et il n'y pas que ça, surenchérit Barracuda. Si elle était Soviétique, elle aurait donné les microfilms. Mais elle aurait très bien pu en faire faire de nouveau à destination de Firedoth.

-Mais non ! s'écria Looping désespéré. Elle ne peut pas !

-Laisse-moi finir, pria Barracuda avec douceur. Si elle avait fait ça, elle n'aurait pas refait faire des microfilms l'accusant. »

Tous se rendirent à l'évidence. Elle était forcément innocente.


« En vertu de ces preuves accablantes, commandant Villandret, je vous arrête.

-Une dernière chose ! tenta Mistral avec l'énergie du désespoir. Vous avez reconnu que je suis bien la petite-fille de Jean Villandret donc que mon nom est bien Cynthia Villandret. Pourquoi me ferais-je appeler Nastasya Petroshva ?

-Simplement votre nom d'emprunt en tant qu'agent du KGB. N'est-ce pas ? »

Rien à faire, rien à redire. La CIA croyait dur comme fer qu'elle était Nastasya Petroshva.


« Nous faisons quoi alors ? demanda Amy.

-Nous la faisons s'évader bien sûr ! proposa Futé.

-Et nous prouvons son innocence ?

-Et nous prouvons son innocence. »