Bonjour à tous et à toutes! J'espère que vous allez bien! J'ai vraiment aimé écrire sur ce chapitre, d'un autre coté il est centré sur un couple trognon x3 Ce chapitre clos les chapitres de transition entre l'arc précédent et celui commençant au chapitre prochain! J'espère qu'il vous plaira! ^o^
Chapitre 24 : Sans regret et sans certitude
Midorima remonta ses lunettes à l'aide de son index, tandis que sa jambe –tendue- tressautait de manière compulsive. Un signe de stress qu'il n'aurait auparavant jamais adopté. Cependant après tous ces jours passés dans cette salle d'attente de plus en plus petite et étouffante il n'avait plus tellement la sensation d'être le Midorima d'autrefois.
La nuit qu'ils avaient passé à l'hôtel était censée avoir été leur meilleure nuit de repos depuis pratiquement une semaine. Sept jours, qui jour pour jour avaient été plus épuisants et éreintants que les précédents. Sept jours les ayants poussé à bout et révélant à tous et à eux-même leurs propres limites et faiblesses.
Lorsque le matin même Midorima s'était réveillé, il s'était levé avec une rapidité déconcertante. Il n'avait pratiquement pas réussi à dormir de la nuit et pourtant il avait sauté sur son tapis de sol, les pieds joints. Son insomnie partielle avait d'abord été nourri par la volonté d'attendre l'heure suivant minuit pour pouvoir ainsi entendre les recommandations quotidiennes d'Oha-Asa. Puis lorsqu'il avait été finalement l'heure, il avait attendu avec impatience que la musique du générique se termine, le cœur battant, les yeux grands ouverts sur le plafond.
Aujourd'hui les scorpions sont placés troisième, félicitations à vous ! La phrase conseillère du jour pour votre entourage est : « Prenez garde aux bonnes volontés des scorpions, aujourd'hui les astres leur donnent toute la sagesse ! » Votre objet chanceux du jour est une paire de crayon mine.
Takao était scorpion.
Les cancers sont aujourd'hui placés en second, félicitations à vous ! La phrase conseillère du jour est : « Vos sentiments atteindront le cœur de ceux de vos amis les plus obstinés, il est nécessaire que votre entourage y fasse attention ! »
Puis Midorima avait attendu la phrase conseillère pour chacun des membres de la génération miracle. Écouter l'horoscope était pour lui comme son propre Emperor Eye, bien qu'en bien plus flou. Akashi pouvait se vanter de voir l'avenir des quelques secondes prochaines. Lui pouvait se vanter de connaître l'avenir d'une personne durant une journée entière. Malheureusement pour lui, il n'avait jamais été doué pour comprendre toutes les subtilités de l'horoscope. Cela était sans doute dû à sa rigidité d'esprit à ne pouvoir comprendre les subtilités et métaphores de ces mises en gardes. Si bien que l'avenir qu'il voyait était à la fois flou et tellement précis que tous cela le plongeait dans un état de stress pour ses camarades.
Le premier signe astrologique en tête du classement avait été les gémeaux. Le vert n'en était pas certain, cependant il était convaincu que le seul gémeaux de la bande était Himuro.
« Votre calme et capacité d'analyse se révéleront être de réelles armes pour la journée à venir, de plus la chance est de votre côté ! »
Kise était quatrième :
« Convaincre la roche n'aura jamais été plus aisé que par vos sentiments les plus sincères. Cependant faites attention, une vieille blessure pourrait se réveiller. »
Aomine venait juste après:
« Vos réflexes seront l'atout qui permettront la survie d'une étoile, ne vous laissez pas attendrir par les mots du soleil. »
Murasakibara placé en septième place avait une mise en garde inquiétante:
« Ne fermez pas l'œil et ménagez vos efforts, ils seront l'aide apportés à la face cachée. »
Kagami possédait la huitième place:
« Le feu bouillonnant devra être refroidi et utilisé avec réflexion suite à la rencontre des dalmatiens. »
Kuroko passait alors en dixième place:
« Accrochez-vous à votre navire avant qu'il ne chavire. »
Akashi quant à lui était dernier dans le classement des douze astres :
« Vous serez tiraillé entre deux forces contraires et la plus juste sera celle qui assombrira les jours de votre entourage. »
- Je n'arrive pas à croire qu'ils ne me laissent pas rentrer.
Midorima fut soudainement tiré de ses pensées lorsque la voix d'Aomine résonna dans la salle d'attente qu'il partageait tous les deux depuis sept heures du matin. Le vert remonta ses lunettes sur le haut de son nez et souffla de fatigue bien plus que d'exaspération.
- Il sort d'un coma. Court, certes. Mais un coma tout de même. Il est normal que tu ne sois pas autorisé à entrer tout de suite.
- C'est facile de dire ça, dans dix minutes tu pourras partir voir Takao. Moi je vais devoir attendre quatre heures avant de voir Momoi et un peu plus de dix-neuf heures pour voir Kise. Savoir qu'ils se sont tous les deux réveillés et que je ne puisse en voir aucun me rend malade.
Le shooteur ne répondit rien. Pour la simple et bonne raison qu'il n'y avait rien à dire. Lui-même avait été incroyablement rassuré lorsque les médecins lui avaient appris qu'il lui serait possible de voir Takao. Or bien qu'il soit déjà neuf heures, il n'en avait pas encore eu l'occasion. Tout cela à cause du fait qu'ils changeaient l'hospitalisé de chambre, l'installant dans la même pièce qu'Ogiwara où Kagami se trouvait déjà.
Selon le corps soignant, l'opération avait été mené avec succès et aucun effet secondaire n'était à déplorer. Il fallait tout simplement que Takao répare ses propres tissus trachéens. De plus il devait porter pour trois jours et durant chaque heure de la journée un masque à oxygène l'aidant à respirer. Ce dernier ne serait utilisé après cela que pendant une petite semaine lorsque la nuit déposerait son voile noir sur la ville.
- « Vos réflexes seront l'atout qui permettront la survie d'une étoile, ne vous laissez pas attendrir par les mots du soleil. » Cita Midorima.
- Hein ?
- C'est ce que disait l'horoscope ce matin. Pour ton signe astrologique.
Le vert vit Aomine le fixer avec surprise du coin de l'œil avant de fondre en un sourire.
- Ouais d'accord, et qu'est-ce que c'est censé dire dans le langage normal ?
- Fais confiance à tes réflexes.
- Je fais toujours confiance à mes réflexes.
Midorima ne chercha pas à prolonger la conversation tandis qu'il distingueait le franc sourire sur les lèvres du bleuté. Ce dernier ne le prenait décidément pas au sérieux. À croire qu'il lui avait raconté une blague à rire particulièrement tordante. Le fait était que malheureusement on ne rigolait pas avec l'horoscope.
- Et pour Momoi ?
- Elle est classée sixième et sa phrase du jour est : « Les voyageurs d'Orient reviennent, accueillez-les avec le sourire.»
Midorima tourna un peu plus la tête vers le basané tandis que ce dernier gardait le silence, l'intriguant légèrement. Son sourire ironique avait disparu de ses traits de visage.
- Ses parents reviennent ce soir d'Afrique. À dix-neuf heures. Et pour Kise… Qu'est ce qu'elle a dit ta femme pour Kise ?
- « Convaincre la roche n'aura jamais été plus aisé que par vos sentiments les plus sincères. Cependant faites attention, une vieille blessure pourrait se réveiller. »
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Je n'en sais rien. Il n'existe pas de dictionnaire pour lire et comprendre les astres.
- « Une vieille blessure pourrait se réveiller. » À ton avis à quoi est-ce que ça correspond ?
- Je n'en sais rien, nanodayo. S'irrita le vert.
Leur conversation ne se prolongea pas. L'infirmière qu'il connaissait maintenant bien entra dans la salle d'attente, les cheveux réunis en un haut chignon toujours aussi bien coiffé et tenu. D'un pas rapide et strict elle se dirigea vers eux.
- Monsieur Midorima Shintaro, nous venons tout juste de finir d'installer monsieur Takao Kazunari dans sa nouvelle chambre. Si vous voulez bien me suivre, je vous y conduirai.
- Oui, merci. Répondit l'as de Shutoku en se levant de son siège métallique faisant ainsi grincer ses genoux.
- Attends ! S'exclama Aomine.
- Qu'y a-t-il? Demanda le vert.
- Quels sont les objets chanceux du jour pour Momoi et Kise ?
Le vert haussa tout d'abord un sourcil sous la surprise de la demande puis il secoua la tête en se massant les tempes à l'aide de sa main bandée. Le basané ne comprenait décidément rien. L'horoscope ne fonctionnait pas pour les personnes n'y croyant pas fermement. Les astres ne nous venaient pas en aide simplement parce qu'une personne lambda aurait acheté l'objet chanceux du jour.
Lorsqu'il releva la tête cependant, il croisa le regard déterminé du bleuté et bien qu'il avait irrésistiblement envie de lui dire qu'aucun objet ne fonctionnerait sur des non-croyants, il s'abstint de justesse. De plus, si Aomine voulait dépenser de l'argent inutilement sur un sujet auquel il ne croyait pas, alors que grand bien lui fasse.
- Pour Momoi c'est un collier de perles et pour Kise ce sont des gants en plastique que l'on utilise pour faire le ménage.
- T'es pas sérieux là ?
- Passe le bonjour à Momoi lorsque tu la verras.
Tout en se retournant pour suivre l'infirmière il ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire au vu du visage déconfis de l'as de Touou. Un doux sourire qui s'effaça rapidement au fur et à mesure qu'il gagnait la chambre de Takao. L'infirmière lui ouvrit la porte ne lui laissant d'autres choix que d'entrer sans attendre dans la chambre de son coéquipier.
Une fois le pas de la porte franchi, il passa devant le lit d'Ogiwara séparé du reste de la pièce par un grand rideau blanc. Il entrevit Kagami à ses côtés et il lui sembla entendre un rire franc de la part de l'hospitalisé.
Puis ses pas le menèrent jusqu'à la seconde moitié de la pièce. Midorima écarta le rideau avec douceur et expertise pour pouvoir finalement parvenir à destination. Ses pieds s'arrêtèrent d'eux-même tandis que le rideau blanc basculait à l'arrière, soumis aux forces de gravité, recouvrant son entrée.
Takao était allongé dans le grand lit blanc de l'hôpital, le buste légèrement relevé par un cousin énorme reposant derrière sa tête. Sur son doigt droit reposant sur son ventre une sorte de pince à linge prenait le nombre de battements de son cœur pour les afficher sur une machine le séparant de la fenêtre. Ses cheveux avaient été lavés ainsi que son visage. Un nouveau pansement avait été apposé sur son œil gauche. Couvrant la blessure que lui avait faite l'agresseur avec ses poings. Le tableau qui se présentait aux yeux émeraudes du shooteur se finissait par le masque à oxygène couvrant la bouche et le nez du garçon face à lui.
Midorima se remit en marche en attrapant à la volé un tabouret pour le placer au côté de l'hospitalisé qui le fixait depuis son arrivée dans son bout de pièce. Son cœur s'était remis à battre à une vitesse folle créant une douce chaleur au niveau de ses joues. Sans savoir pourquoi et sans raison logique apparente sa propre main vint serrer celle du garçon. La gauche de cette dernière lui sembla si douce qu'il eut la sensation que Takao n'avait pas pu être agressé. Était-ce possible de se faire tabasser et de garder tout de même une peau si douce ? Il n'en était pas sûr.
Ses yeux émeraudes se levèrent vers les yeux bleutés du joueur de Shutoku.
- Comment est-ce que tu vas ? Demanda-t-il.
Les lèvres de son ami eurent du mal à s'ouvrir sous l'emprise serrée du masque à oxygène. À peine furent-elles entre-ouvertes qu'une douce buée vint s'apposer contre la paroi en plastique. Cette faible condensation d'eau ne perdura pas et finit par s'évaporer tandis que le son de la réponse parvenait aux oreilles du vert.
- Bien...
Son index caressa le dos de la main du brun tandis que ses autres doigts s'entremêlaient aux siens, comme si leur place n'était nulle part d'autre qu'ici-même, au creux de cette dernière. Le silence s'installa lentement tandis que les prunelles vertes fixaient son propre index répéter un mouvement répétitif et rassurant.
- Je suis désolé Shin-chan…
Sa voix parvint aux oreilles du vert avec une faiblesse déconcertante. La faible sonorité du timbre de sa voix lui enserra le cœur, lui rappelant inlassablement son état. Le torse du brun se souleva, tandis que ce dernier reprenait sa respiration déjà faible. Ce fut durant ce court instant de pause, que le vert resserra son emprise sur la main se trouvant dans la sienne.
- Tais-toi, Takao. C'est qui est arrivé sous la douche c'était de ma faute. Je n'aurais jamais dû faire tout ça.
Lorsqu'il avait allumé l'eau cette fois-là, tandis que Takao et lui s'embrassaient, il avait été persuadé qu'il n'y avait pas de meilleur moment pour associer la phobie de l'eau à un sentiment positif. Cependant il savait, avec le recul, qu'une phobie n'était pas si simple à combattre. Il ne suffisait pas d'embrasser quelqu'un en haut d'un immeuble de cinquante étages pour lui faire oublier sa peur du vide.
- Shin-chan…
- Oui ? Demanda Midorima en relevant les yeux vers ceux de son interlocuteur.
Les yeux bleus du garçon étaient tout petits. La difficulté de respirer et de parler donnait la sensation qu'il allait s'endormir d'un instant à l'autre, faisant resserrer l'emprise de Midorima sur sa main froide.
- Est-ce que… tu… regrettes… ?
- Oui. Répondit Midorima sitôt la question de Takao terminée.
Le vert sut sans savoir réellement pourquoi, que sa réponse n'était pas du tout celle attendue. De plus le brun détourna le regard de ses yeux émeraudes pour observer par-delà la fenêtre. Rompant le seul lien visuel qui s'était installé entre eux deux. Le bandage sur son œil gauche n'offrait donc à Midorima aucune possibilité de savoir quels sentiments passaient sur le visage de Takao. Même sa bouche était partiellement cachée par le masque à oxygène.
Son cœur s'accéléra et sembla s'arrêter immédiatement lorsqu'il vit une larme se faufiler sous le bandage de Takao pour venir dessiner le contour de sa joue gauche.
Le vert bondit sur ses pieds et lâcha la main du brun. Menant la sienne dans les cheveux ébènes du garçon, le forçant à tourner de nouveau sa tête vers lui. Sa main se mit automatiquement à caresser l'une de ses mèches tandis que de nouvelle larmes sortaient de l'œil visible du garçon en-dessous de lui.
- Moi… Je ne… regrette pas… que tu m'aies… embrassé… Shin-chan…
Aussitôt Midorima comprit son erreur et se traita intérieurement d'idiot. Il s'assit naturellement sur le rebord du lit et mena sa main gauche sur la joue de Takao. Caressant ses larmes et les réduisant ainsi à néant, il y eut tout d'abord un long silence. Durant lequel les deux garçons se fixsaient dans les prunelles de l'autre, se contentant de se nourrir de ces dernières.
- Je regrette de t'avoir fait peur sous la douche… Pas de t'avoir embrassé… Idiot. Sourit-il doucement.
Les larmes de Takao semblèrent connaître un moment de pause avant de se dissiper comme de la neige au soleil. Puis un large sourire vint illuminer son visage dérangeant la place de son masque à oxygène.
- Je t'aime… Shin-chan !
Avec une vivacité insoupçonnée le garçon alité se redressa, percutant avec force le torse du shooteur ne s'y attendant pas. Ses bras vinrent se placer tout naturellement autour du cou du vert les obligeant à une proximité tout à fait plaisante pour les deux partis. Midorima eut tout d'abord un temps de latence durant lequel il ne sembla pas réellement réaliser que malgré ses médicaments et sa fatigue, Takao avait bel et bien réalisé un geste brusque et inconsidéré au vu de sa condition.
Ses esprits cependant revinrent peu à peu lorsque l'odeur des cheveux fraîchement lavés du brun lui parvint. Ils sentaient le shampoing de l'hôpital –à la fleur d'orangée- et pourtant derrière cette odeur si commune, il pouvait sentir l'odeur si caractéristique de Takao. Sa main bandée et son opposé vinrent enserrer le dos du garçon tandis que sa tête verte s'abaissait pour pouvoir apposer son front sur l'épaule du brun.
- Je t'aime aussi Takao…
Le doux soleil les inonda de ses innombrables rayons lumineux, les réchauffant comme un ensemble inséparable. Midorima ne sut combien de temps ils restèrent ainsi, dans les bras l'un de l'autre. Lui-même ne se concentrait que sur les battements de cœur de son amant. Il tentait de mémoriser cette sensation, de ressentir le corps en dessous de lui se soulever légèrement à chaque nouveau battement. Tentant de se souvenir de ce bruit, doux, sourd, puissant et répétitif. La chaleur corporel de Takao semblait les envelopper l'un comme l'autre dans une sorte de cocon dont aucun ne voulait sortir.
Au bout d'un long moment de silence parfois interrompu par des rires provenant de l'autre côté du rideau, Midorima confia les dernières nouvelles à Takao, la tête toujours apposée sur son épaule.
- Nous avons retrouvé votre agresseur. Il se nomme Akikuzu et aujourd'hui Akashi devrait recevoir son emplacement grâce aux agents travaillant pour sa famille. De plus Kagami a appris d'Ogiwara qu'aujourd'hui il est censé avoir un rendez-vous avec une personne inconnue au parc d'Akita.
Au regret de Midorima et bien qu'il n'en montra rien Takao cessa son étreinte et recula assez pour voir les deux pupilles vertes de l'ancien vice-capitaine de Teiko.
- Vous allez… appeler… la… police… ?
- Je n'en sais rien, répondit Midorima sur la défensive et après un temps de réflexion. Je ne pense pas. Ils n'ont été d'aucune utilité jusqu'à maintenant.
- Si… vous le… retrouvez… qu'est-ce que… vous allez… faire ?
Une douce aura de violence sembla s'échapper du vert à la question de Takao. Avec une douceur déconcertante, malgré tout, il posa sa main sur la joue du brun.
- On va lui faire payer pour ce qu'il vous a fait. À Kuroko, à Ogiwara, à Momoi, à Kise et à toi.
- Shin-chan… Répondit Takao en saisissant la main sur sa joue, sans pour autant la retirer. Il faut… appeler la police. Ça pourrait être… bien trop… dangereux. De plus… vous risqueriez… d'avoir des problèmes… avec… la justice si… vous tabassez quelqu'un…
- Je m'en fiche. Je veux qu'il paie pour tout ce qu'il a fait. Pour ce qu'il t'a fait.
- Je ne veux pas… que tu aies des problèmes…
Midorima le regarda et après un long moment de silence il se contenta de l'approcher de nouveau de lui pour le serrer un peu plus dans ses bras.
En réalité il ne savait pas réellement comment il réagirait face à Akikuzu. Tout son être avait envie de le tabasser jusqu'à ce qu'il ne devienne rien d'autre qu'une bouillie hétérogène d'hémoglobine. Il en allait sans aucun doute de même pour tous les autres. Cependant ils savaient tous que tuer quelqu'un était un acte totalement hors de leur portée, à quel point pourraient-ils se défouler sur Akikuzu sans le tuer ? Et si l'irréparable avait lieu, ils seraient sans aucun doute placés en prison.
Toutes les certitudes qu'il avait eu jusque-là, vis-à-vis du comportement à adopter face à Akikuzu semblèrent s'évaporer. Il fut tiré de ses pensées au son de la voix de Takao.
- Je t'aime, Shin-chan… ne fait rien… d'inconsidéré… tu veux ?
- Je t'aime aussi Takao…
Au final c'était la seule réponse qu'il pouvait fournir avec certitude et véracité.
