Bonjour à tous,

Je commencerai, comme d'habitude par répondre aux commentaires, bien qu'avec les événements du précédent chapitre, je m'attendais à plus de réaction. Tant pis !

Mini-Yuya : C'est à peur près ça. James a les souvenirs d'Orphen, mais c'est un peu plus compliqué, tu en sera plus au fur et à mesure que l'histoire avance. Et effectivement, il les a bien montré à Remus. Difficile a penser...Je ne dirai pas ça. Bref, tu verras avec le temps.

Helado-Hime : Oui, je pense qu'il y aura d'ailleurs plus de questions que de réponses. Et les réponses font se faire attendre (rire). Ne t'excuses pas pour le retard de tes lectures, je le suis aussi dans ma publication.


Pas de chapitre depuis Novembre, je sais, c'est long. Rabâchant comme une petite vieille, je vais me répéter, j'ai très peu de temps pour moi en ce moment, merci de votre compréhension. Vous allez sûrement être perdue, surtout si vous ne lisez pas que mon histoire et j'en suis désolée. De ce fait, j'ai fais un petit résumé du chapitre précédent, d'ailleurs je vais commencer à mettre de petits résumés au début de chaque chapitres retraçant les grandes lignes de ceux-ci, petit à petit dès que j'aurai du temps, promis !

Contrairement au chapitre précédent où l'ambiance n'était guère gai, je me suis vraiment amusée à écrit celui-ci, et j'espère qu'il vous plaira. Il est question de poèmes ici, je vous laisse découvrir la raison de ce thème. Sachez que chaque poèmes a été imaginé par mes soins sauf un, qui est inspiré d'un drama coréen « Love Rain ». J'ai un gros coups de cœur pour celui de Remus (rire).

Bonne lecture et à la prochaine !


Résumé du chapitre précédent : James n'est pas au meilleur de sa forme ayant renoncé à Lily. Il tente cependant de se changer les idées en aidant Orphen, sous le regard jaloux de Sirius, à réaliser un sortilège de feu. Un cours où celle-ci découvre que cet élément semble sa terrifier. Une journée banale qui se termine avec l'annonce de Dumbledore sur la mort de plusieurs sorcier dont des Aurors, durant laquelle James se retrouve propulsé dans un souvenir. Alors qu'il retrouve ses esprits. Potter est de nouveau victime de violence maux de tête. Sous l'inquiétude de Remus et à bout de force, James fait par à son ami d'un secret qu'il gardait depuis un moment : Il a les souvenirs perdu d'Orphen. Ceux-ci semblent être sources de futur problèmes aux conséquences dramatique...


25 TROIS SECONDES

Le silence. Quoi de plus angoissant qu'un couloir vide et silencieux ? Un soupir échappa des lèvres du jeune homme, dont le visage était cramoisi malgré la fraîcheur ambiante. Prit d'une bouffée de chaleur, il tira d'un geste négligent sur sa cravate pour chercher à se rafraîchir, en vain. Comment en était-il arrivé là ? Il posa son regard sur la lettre scellée qu'il tenait dans ses mains rendues moites par l'émotion et déglutit nerveusement.

— Psitt ! Mais qu'est-ce que tu attends… Souffla une voix dans son dos qui le fit tressaillir.

Il se retourna brusquement et écarquilla les yeux d'horreur en voyant ses amis, grossièrement cachés dans l'angle d'un mur, se tassant joyeusement les uns contre les autres, pour mieux observer ce qui allait suivre. Il leva les yeux au ciel et se frappa le front du plat de la main en voyant James, les deux pouces levés, l'encourager à y aller.

— James, cesse de t'agiter, on va se faire repérer… Souffla Remus, qui tentait de repousser le Poursuiveur.

— T'inquiète Moony, je suis un expert en camouflage… — Justement, c'est bien ça qui m'inquiète…

James éclata de rire et se plaqua les mains sur la bouche, l'air désolé. Remus soupira de plus belle. De son côté, la lettre toujours en main, il sentit plus qu'il ne vit le sang quitter ses joues. Mais pourquoi l'avaient-ils suivi ? C'était déjà assez gênant comme ça… Se déclarer… Pas besoin d'avoir de témoins aussi peu discret.

— Bon Peter, tu te décides à la faire appeler, oui ou non ? S'énerva à moitié Sirius, en s'affalant à moitié sur James et Orha qui les avait accompagnés.

Celle-ci tenta de le repousser en soufflant :

— Mais laisse-le tranquille ! Peter, ne l'écoute pas, et prend autant de temps qu'il te faut pour être prêt !

— Ça me rappelle la première fois que j'ai demandée à Lily de sortir avec moi… J'étais aussi angoissé que ne l'est Wormy…

— Moi je me rappelle surtout du râteau que tu t'es pris… Et de la cruche de jus de citrouille qu'elle t'a vidée sur la tête… rajouta Sirius, d'un ton railleur.

Et en effet, le pauvre Peter regardait sa lettre d'un air effaré.

— Les gars… Calmez-vous, je ne vais pas tenir longtemps à ce train-là ! Souffla Remus qui supportait le poids des trois autres.

Et ce qu'il devait arriver arriva, Remus ne put en supporter d'avantage et s'écroula sous le poids et la bêtise de ses amis. N'ayant plus de soutient, James, Sirius et Orha ne tardèrent pas à le rejoindre dans un « gnourff » sonore et enchevêtrement de bras et de jambes. Orphen se retrouva coincée entre les deux presque frères, qui quand ils découvrirent leurs positions, recommencèrent à se chamailler pour savoir qui lâcherait leur camarade de chambre en premier. Personne ne fit vraiment attention à Remus qui suffoquait, écrasé au sol. Peter leur tourna le dos rouge de honte, se donner en spectacle ainsi à quelques mètres de l'entrée de la salle commune des Pouffsouffle… Le blondinet secoua la tête désespéré… Mais comment, par Merlin, en était-il arrivé là ?

Plutôt dans la journée...

Depuis l'annonce de Dumbledore, qui remontait à une semaine maintenant , la joie avait déserté les traits de Potter et Lupin, ceux-ci broyaient du noir à longueur de journée malgré les multiples tentatives de Black, pour leurs décrocher un sourire. Même découvrir Snape avec de duveteuses et immaculées oreilles de lapin sur le haut du crâne, n'avait pas pu les dérider… McGonagall non plus d'ailleurs, et il avait écopé de plusieurs heures de colle, sans oublié les quelques points enlevés. Et Evans qui lui avait passé un savin monumental dans la salle commune, il était persuadé que ses hurlements avaient recouvert les vocalises de la Grosse Dame, puisque celle-ci boudait depuis ce jour. Cette situation commençait à lui peser tout comme à Peter, qui se sentait impuissant quant aux possibles malheurs de ses amis, alors de temps en temps, il posait une main réconfortante sur leurs épaules ou leur tapotait encore le dos. Soutient discret mais très apprécié.

Orphen, quant à elle, restait de plus en plus souvent avec ses camarades de chambre, Lily ayant fini par lui expliquer la situation avec Snape. Elle en était restée coi de stupeur, quand elle apprit qu'il était son fameux ami d'enfance et comprenait qu'ils veuillent passer du temps ensemble afin de remettre de l'ordre dans leur amitié . Elle revit, amusé, la pauvre Lily s'embrouiller dans ses explications, lui racontant comment elle et Severus s'étaient brouillés, suite à une insulte qu'il avait lancé sous le coup de l'humiliation, mais qu'elle tentait de renouer avec lui, parce qu'il était allé la voir pour s'excuser… Deux fois... La préfète avait, alors, confié à Cross que : « Ça prend beaucoup de courage pour pardonner quelqu'un, mais ça en prend encore plus pour demander pardon ». Du coup, Orha traînait avec les Maraudeurs le temps que Lily fasse ce qu'elle avait à faire.

Sortant d'une séance de DCFM en compagnie de ses camarades de dortoirs, la Gryffondor profita de marcher derrière James et Remus pour les observer un peu. Elle avait bien remarqué la mine sombre et l'étrange calme des deux garçons – pas que ça ne la choque vis-à-vis de Remus mais James… -, et plus d'une fois les avait surpris à se jeter des œillades inquiètes, mais comme nombres de leurs camarades leurs raisons demeuraient inconnue, enfin une idée lui avait bien effleurée l'esprit, mais c'était totalement absurde.

— Et si c'était une nouvelle technique pour séduire Lily ? avait-elle proposée la veille à Black et Peter.

Les deux garçons s'étaient regardés avant d'éclater de rires.

— Impossible ! S'était exclamé Peter en reprenant difficilement son souffle, La technique du « BBTT » a déjà été testée et comme tu t'en doutes, ça n'a pas marché.

— « BBTT » ? S'était-t-elle étonnée, les sourcils haussés.

— Pour « Beau Brun Ténébreux et Torturé »… lui avait expliqué Black avec le plus grand sérieux, la main sur le cœur, avant de reprendre aussitôt, un sourire goguenard sur les lèvres. Je crois bien n'avoir jamais autant rigolé de ma vie que ce jour-là…

— James avait entendu un groupe de filles piailler avec admiration sur un chanteur de ce type. Du coup il était certain qu'il ferait fondre Evans en se la jouant ainsi. Avait rajouté Peter, avec un sourire nostalgique. Mais j'avoue que c'est bizarre son soudain désintérêt et puis mis à part lors des entraînements de Quidditch, Remus et lui disparaissent de plus en plus souvent, on-ne-sait-où, faire on-ne-sait-quoi…

— Bah, il a juste enfin compris que cette fille n'est pas bien dans sa tête pour fraterniser avec un Serpentard… Snape qui plus est…

Orphen avait levé les yeux au ciel devant la flagrante intolérance de l'aîné des Black. La discussion en était restée là, depuis, chacun réfléchissant à sa propre théorie mais n'en parlant pas aux autres. Une chose était sur cependant, c'est que Black, Peter et elle, se faisaient beaucoup de soucis pour eux.

Black avait remarqué l'inquiétude croissante dans les yeux bleus de son camarade de chambre, il s'approcha de lui discrètement et lui donna un léger coup de coude, les sourcils haussés en une interrogation muette. Le jeune homme tourna la tête vers lui et fit la moue. Sirius hocha lentement la tête et posa ma même sur la tête d'Orphen qui en rougit de surprise. Sa réaction fit sourire l'aîné des Black qui profita de l'occasion pour lui ébouriffer un peu plus les cheveux, un grand sourire aux lèvres. Orha bougonna pour la forme en repoussant la main de son camarade et tenta d'aplanir sa tignasse emmêlées en vain, pendant que Black ricanait. James et Remus s'étaient retournés pour observer la scène, et si le préfet arborait un sourire fatigué et quelque peu forcé, le visage de James resta de marbre, seul ses yeux chocolats brûlés d'une flamme qu'Orphen n'avait jamais vue.

Au détour d'un couloir Peter stoppa net, manquant de peu de renverser ses amis qui ne l'avait pas vu. Le groupe contempla le plus petit fixer un groupe de Pouffsouffle, ou plutôt fixer Rosalyn Johnson rire avec ses amies. Pettigrow se gratta la joue, qui avait pris une jolie teinte cramoisie, tout en soupirant avant de continuer son chemin.

— Tu sais, Peter, la St Valentin, c'est dans un mois, lui lança Orha en lui faisant un clin d'œil.

— Tu crois que je... - il secoua la tête – Non... Je ne peux pas... Bredouilla-t-il en s'empourprant de plus belle.

— Hum... Y a un moyen de le faire plus indirectement, réfléchit Orphen.

— Co... Comment ?

— Tu as déjà songé à lui écrire une lettre ? Un poème, par exemple ?

Peter ouvrit grand la bouche semblant méditer l'idée, puis ils remarquèrent enfin le silence pesant et les trois paires d'yeux qui les fixaient intensément.

— Ce n'était pas la Pouffsouffle du train ? S'enquit Black, alors que James et Remus hochaient lentement la tête.

Le pauvre Peter devient encore plus cramoisi, en pensant que ses amis allaient se moquer ouvertement de lui, comme la dernière fois. Mais ce ne fut pas le cas. James attrapa Orphen et Peter par les épaules et déclara joyeusement :

— Ça, c'est une excellente idée, Orphen ! Moony, qu'est-ce que tu en dis ?

— Pourquoi pas, Répondit Remus en se retenant de rire.

Black tourna la tête vers eux et cligna des yeux, surpris. Incrédule, il se frotta les yeux sous le regard intrigués du reste du groupe. Ils avaient sourit... Oui, ils avaient sourit ! Sirius se tourna vers Cross, qui semblait contente de les voir un peu plus joyeux, et en trois grandes enjambées il le prit dans ses bras.

— Tu sais que je t'adore toi ! Regarde-les ! Tu as réussis un prodige que, même moi, je n'arrivais pas à accomplir.

James fronça les sourcils et remonta ses manches sous le regard mi-amusé, mi-blasé de Remus. Le poursuiveur ne perdit pas une seule seconde pour les séparer. Potter se plaça devant Cross, tendant les bras comme pour le protéger de Black.

— Arrêtes de le coller ! S'exclama-t-il énervé.

— C'était amical, Répliqua Sirius, sur un ton de défi.

Les deux jeunes hommes se foudroyèrent du regard, face à un Orphen surprit, qui ne comprenait décidément pas leur comportement. Peter leva les yeux au ciel en glissant à Lupin qu' « il les trouvait de plus en plus bizarre ». Le préfet ne pipa mot, un fin sourire accroché aux lèvres. Il savait parfaitement pourquoi ses deux idiots agissaient de la sorte et il trouvait ça amusant… Pour le moment...

Les garçons regagnèrent finalement leur dortoir, James et Sirius se chahutant encore. Orphen s'affala sur son lit, épuisée de sa journée de cours. Peter soupira bruyamment en s'asseyant sur son propre lit, tout en lançant des œillades en direction de Cross qui regardait d'un air blasé les deux idiots de service. Remus les sépara gentiment, bien qu'avec un peu de difficulté. Leurs chamailleries allaient un temps, mais là, ils devenaient lourds. James prit place à côté du préfet d'un air boudeur et lui adressa des reproches et autres en pointant du doigt Black qui plissa les yeux, son sourcil droit tressautant nerveusement, face à l'attitude de son presque frère. Il contracta la mâchoire en se laissant tomber sur son lit, ses yeux gris fixés sur Potter. Décidément, pensa-t-il, le poursuiveur était de plus en plus bizarre.

— Tu penses vraiment que je devrais le faire ? Demanda soudainement Peter profitant d'un moment de silence dans la chambre pour s'adresser à Orha.

— Pourquoi pas, Lança-t-elle, en masquant son inquiétude vis à vis de la réaction de Rosalyn, qu'elle ne pouvait prévoir.

— Tu nous as dit t'y connaître en fille – James éclata d'un rire nerveux qu'il tenta de faire passer pour de la toux– Tu peux m'aider ?

Orphen resta silencieuse quelques secondes, sourcils froncés, méditant sur la question. Comment aider quelqu'un, à écrire un poème d'amour sans être jamais tombé amoureuse ou sans savoir si elle avait ou non, déjà écrit ou reçu ce genre de missive ? Elle croisa les bras d'un air songeur, sous le regard attentif des Maraudeurs, après quelques instants de battements, James donna un discret coup de coude à Remus.

— Elle n'y arrivera pas seule, chuchota-t-il en toute discrétion.

— Évites de parler de lui au féminin, en présence de Peter et Sirius, Lui souffla Lupin avant de reprendre surprit : Tu sais écrire des poèmes, toi ?

— Du tout... C'est juste que... Je dois faire ce que je peux, non ? Cela serait indigne de ma part de la… Le laisser dans une impasse, non ? Et puis ça pourrait être amusant... Ça nous changerait les idées...

— Tu prends très à cœur ton rôle, souffla Remus amer.

James haussa les épaules, mine de rien, puis se racla la gorge. Il sauta de son lit et prit une posture idiote – le pied sur sa malle et index tendu vers l'horizon - tout en se tournant vers Peter qui le regarda avec anxiété, semblant s'attendre au pire.

— Les Maraudeurs vont, aujourd'hui même, devenir expert dans le domaine de la séduction avec leur imagination… Expansive ! Nous appellerons cette mission : « Le combat du rat pour sa belette ».

Si les Maraudeurs clignèrent des yeux se demandant quelle réaction avoir vis à vis de sa stupidité, Orphen éclata de rire à s'en tenir les côtes. Potter fut extrêmement blessé qu'elle se moque ainsi de lui, il faut dire qu'elle riait tellement qu'elle en tomba de son lit. Après un blanc de quelques secondes, où elle se remit de sa surprise et de sa chute, elle repartit de plus belle en se répétant l'énoncé de la mission.

— Orphen...

James soupira. Sirius qui s'amusait de l'état de son camarade de chambre, s'assit près d'elle et lui tapota l'épaule lui signalant que le poursuiveur clamait son silence. Elle se releva, étant sur le ventre, pour se remettre en position assise. Orha toussota légèrement, rougissante et s'excusa platement de son comportement. James hocha la tête, bon prince, et proposa avec enthousiasme :

— Bon, voilà ce que je propose : On va chacun écrire un petit poème. On rassemblera les meilleures idées ou on prendra le meilleur poème ! Ça vous va ? Ils hochèrent tous la tête et chacun regagna son lit à la recherche de plumes, d'encre et de parchemins. Peter, les yeux humides près à déverser des torrents, regarda faire ses amis sans bouger, il se mordit la lèvre tremblante.

— Les gars... Balbutia-t-il, se retenant, tant bien que mal, de pleurer.

— Pleures-pas Wormy ! Entre amis, on s'entraide, non ? S'exclama James avec un merveilleux sourire.

Orphen observa la scène d'un regard attendrit. Puis posa ses yeux bleus sur son parchemin encore vierge. Comment s'y prendre pour écrire un poème d'amour ? … Pour écrire un poème d'amour, il faut penser à la personne aimer, non ?... Le problème, c'est qu'elle ne connaissait pas Rosalyn...Elle mâchouilla d'un air songeur le bout de la plume que Peter lui avait offert à Noël, puis releva discrètement les yeux et observa les garçons à tour de rôle.

Peter ne cessait se passer sa langue sur ses lèvres et levait, de temps à autre, la tête vers le plafond en secouant la tête. Orha se mit à sourire doucement, il était incontestablement le plus innocent et maladroit des quatre. La demoiselle appréciait énormément sa gentillesse et sa sympathie. Pettigrow était toujours là pour ses amis, fidèle au poste pour les soutenir dans les moments difficiles. Le blondinet était aussi très timide et pas très sûr de lui, mais Orphen se disait que cela faisait partie de son charme. Elle s'entendait très bien avec lui, contrairement à certain. Orha regrettait de ne pas lui accorder plus de temps. Peter le méritait, c'était d'ailleurs pour cela qu'elle voulait à tout prix l'aider. Elle se demanda si Rosalyn avait déjà perçu les qualités du jeune homme… Et espérait, de tout son cœur, que la Pouffsouffle ne l'ai jamais regardé en train de manger, c'était loin d'être glamour...

Elle tourna la tête. Remus semblait parfaitement à l'aise, et écrivait calmement, tout en hochant la tête de satisfaction. Il était toujours si calme et posé. Lupin avait un sang-froid à toute épreuve, qu'Orha admirait plus que tout. Non seulement il était d'une immense bonté, mais en plus il était très intelligent. Cross se mit à sourire bêtement tout en l'épiant, se rappelant qu'ils avaient tout les deux un point en commun, à savoir la pleine lune. Bien que le sourire de la jeune fille s'effaça lorsqu'elle se demanda comment une telle chose avait bien pu lui arriver et comment il le vivait. S'acceptait-il ? Orphen était songeuse. Comment le prendrait-il, s'il savait qu'elle était la fille de ce soir-là, s'il s'en souvenait naturellement ? Comment réagirait-il en sachant qu'il avait failli la tuer ? Le regard de la demoiselle s'assombrit, il s'en voudrait à mort... Elle en était persuadée. La Gryffondor pencha la tête sur le côté, finalement, elle n'avait pas passé, non plus, beaucoup de temps avec lui. Elle souhaitait vraiment apprendre à mieux les connaître, Peter et lui.

Son regard passa de Remus à James, qui s'arrachait les cheveux dans son coin et marmonnait des malédictions à son « satané bout de papier ». Orha pouffa de rire. S'il y en avait bien un qui la faisait rire, c'était bien lui ! Bon, même si au départ Potter était le plus méfiant envers elle, surtout quand elle approchait Lily de trop près. Mais maintenant cela avait changé... Bien changé, d'ailleurs. Orphen mordilla sa plume sans quitter du regard le Poursuiveur qui s'excitait, en silence pour éviter les remontrances, contre son parchemin. James était un garçon compliqué quand même, au début il était assez lunatique. Elle plissa les yeux en se rappelant que c'était à cause de ce crétin si Hogwarts était au courant de son « homosexualité ». Mais quel idiot, vraiment quand il s'y mettait. Mais elle dû bien avouer qu'elle l'aimait énormément. Il pouvait faire preuve d'une telle gentillesse, comme de compassion, sans compter qu'il prenait de plus en plus souvent sa défense. Il était vrai que cela la surprenait énormément, mais elle était tellement contente ! Un sourire s'afficha sur ses lèvres alors qu'elle repensa à la joie immense qui l'envahissait lorsqu'elle reconnaissait sa voix, à chaque fois qu'il lui portait secours. James était loin de l'idiot qui avait créé la chose gluante lors du premier cours de potion. Elle était néanmoins troublée par son comportement vis-à-vis d'elle. Pourquoi semblait-il si protecteur d'un coup ? Et puis cette nouvelle manie de la serrer dans ses bras, et son regard si doux lorsqu'il se posait sur elle. Ils n'avaient plus rien à voir avec les regards noirs du début de l'année. Cross se demanda comment on pouvait changer en si peu de temps. Elle sursauta quand Potter releva la tête et planta son regard chocolat dans le sien, ayant remarqué qu'elle l'observait. Elle déglutit nerveusement alors qu'il lui adressait un regard bienveillant et lui offrit même un magnifique sourire. Elle se mit à rougir en pensant qu'il était mignon comme ça. Cross détourna la tête et posa son regard sur sa table de chevet où elle aperçut un paquet de Patacitrouille. Plongeant la main dedans, elle en extirpa une qu'elle mâchouilla machinalement avant de jeter un coup d'œil furtif à James, qui était retourné à son poème.

Le goût des Patacitrouilles... Inconsciemment, elle tourna la tête vers Sirius qui fronçait les sourcils, remuant les lèvres pour réciter des phrases muettes, tentant de voir si ses rimes étaient correctes. Black... Les débuts avec lui avait, aussi, été dur. Il faut dire que les deux jeunes hommes avaient leurs caractères, les deux teignes du groupe qu'ils formaient. Sirius aussi avait changé, comme Potter. Au début de l'année, Orphen ne savait pas trop comment aborder le jeune homme qui était, aussi, méfiant vis-à-vis d'elle. Mais de tous, c'est bien lui qui la mettait le plus, dans des situations délicates. Ses joues se colorèrent automatiquement en repensant à « l'épisode des pectoraux », ou encore celui où cet imbécile l'avait kidnappé, vêtu uniquement d'un caleçon, pour l'incruster dans leur Strip Bataille explosive. La jeune fille secoua la tête. Black était en apparence un garçon qui aimait plaisanter, ce qu'il était réellement au fond, mais Orha avait pu découvrir d'autre facette du jeune homme. Bien que son visage et ses yeux fussent le plus clair du temps insondables, Sirius était un adolescent comme les autres, avec des hauts et des bas. La Gryffondor n'avait jamais pu s'effacer de la tête le visage de Black pleurant à chaude larmes pour son frère. Elle trouvait les deux frères tellement adorables. Elle avait même un instant, réfléchit à un moyen de les réconcilier, mais avait jugé que cela devait venir d'eux et non d'une tierce personne. Du peu qu'elle avait côtoyé Regulus, elle ne doutait pas qu'un jour tout s'arrangerait, il fallait juste leurs donner du temps. Puis comme Potter, lui aussi était devenu assez protecteur envers elle. A vrai dire, Sirius était devenu plus que ça. Orphen avait dû mal à se l'admettre, mais depuis la sortie de Pré-au-Lard, le jeune homme était devenu un confident. Moins que Lily certes, mais tout de même. Il ne se moquait jamais lorsqu'elle lui posait des questions sur ce qu'elle ne connaissait pas, bien qu'il soit toujours surprit et qu'il ait, des fois, des réactions virulentes, Black lui donnait toujours une réponse. Qui aurait pu croire une telle chose ? Sirius, un confident ? Cross secoua la tête d'un air blasé. Puis le rouge aux joues lui reprit, lorsqu'elle se remémora toutes les fois où elle avait pu se retrouver dans ses bras, du Dragruche à l'annonce de Dumbledore. A y penser, elle sentait encore la chaleur de sa main, la douceur de ses doigts entrelaçant les siens. La demoiselle secoua énergiquement la tête pour se chasser ces pensées de la tête quand elle fut transpercée par un regard gris. Ses yeux. Sirius la fixait comme elle le faisait depuis un petit moment. Cross déglutit en silence alors que le jeune homme sursauta en remarquant qu'elle l'avait vu. Black détourna son visage d'un geste rapide avant de reporter son attention sur son poème et de s'y concentrer, tentant de ne pas rougir. La demoiselle l'imita tournant la tête du côté opposé, son visage lui brûlait et ses oreilles lui semblaient si chaudes. Par Merlin que lui arrivait-il ?

Secouant la tête, elle tenta de se reprendre. Son parchemin était toujours vierge et elle devait s'y mettre pour le bien de Peter et étrangement, sa plume glissa toute seule sur le bout de papier. Comme si l'inspiration était venue… Comme par magie...

James brandit avec fierté son parchemin, comme si c'était la Coupe de Quidditch. Chacun avait plus ou moins finit son « chef-d'œuvre », si toutefois, cela en était un, Sirius peaufinant encore quelques instants de sien. Les cinq adolescents se dévisagèrent ensuite du regard, semblant ne pas vouloir se lancer dans la lecture de leurs sonnets. Remus porta doucement sa main à son menton, méditant dans le calme.

— Et si nous les lisions en tout anonymat ? Il nous suffit de lancer un sortilège pour qu'ils aient tous la même calligraphie, comme ça on ne saura pas qui à écrire quoi. Cela nous permettra de choisir le meilleur sans juger l'auteur, proposa-t-il.

— Merveilleuse idée ! Approuva Potter.

Le jeune homme à lunettes sauta sur ses pieds et attrapa son chaudron de potion. Il fit le tour de la chambre et ramassa les « copies » avant de confier la marmite au préfet qui se chargea du sort. Personne ne protesta, personne n'avoua non plus son malaise quand à lire sa lettre devant les autres. Lupin se porta volontaire pour tirer au sort chaque poèmes et les lire. Cela ne dérangea personne. Les Gryffondor s'assirent à même le sol formant ainsi un cercle. Le jeune homme balafré plongea sa main dans le chaudron et déroula le premier parchemin, il toussota et lu :

« A toi,

Qui hantes mes nuits,

Je sais que c'est tout cuit,

Qui me lances ses regards noirs,

Même si je garde espoir,

Qui m'appelles toujours par mon nom,

J'aimerai juste devenu ton compagnon,

Qui me hurle que je pose problème

Je souhaite qu'un jour que tu me dise je t'aime ».

Un sourire étira les lèvres de Lupin alors que Sirius émit un rire moqueur en fixant l'auteur de ce poème, le préfet se racla la gorge pour rappeler à l'ordre l'aîné des Black. Ils avaient tous devinés qui l'avait écrit, aussi, James lui mit une tape derrière la tête le réprimandant qu'il ne fallait pas se moquer de l'écrit des autres. Le préfet attrapa un nouveau parchemin.

« Trouble,

L'amour, c'est un sentiment pour les niais,

Même si ça à l'odeur du citronnier,

L'amour, ça embrouille l'esprit,

Et ça me coupe l'appétit,

L'amour, c'est une prise de tête,

Qui me fout au milieu d'une tempête,

L'amour, c'est douloureux,

Ça n'a rien de doucereux,

L'amour, c'est troublant,

C'est accablant !

Un coup les hommes,

Donnez-moi une gomme !

Un coup les femmes,

C'est moins un drame,

Alors pourquoi j'hésite ?

C'est insolite».

Tous les visages se tournèrent vers Black qui mit ses mains derrière la tête en sifflotant, l'air de ne pas comprendre. Peter, amusé, lui lança qu'une seule personne ici présente pouvait écrire un truc pareil. Potter se marra sans gêne mais se calma après s'être prit une grande baffe sur l'arrière du crâne par Remus. Lupin leva les yeux au ciel puis sortit un nouveau bout de papier.

« Aveux,

Tes grands yeux couleur bouse de dragon,

Me donne envie de faire le grand saut au bord d'un pont,

Tes longs cheveux couleur maïs,

Glisse graisseusement jusqu'à tes cuisses,

Tes lèvres couleur cochon,

Me font penser aux cornichons

Je t'écrire ce poème,

Pour te crier mon blasphème ».

Black se mordit l'intérieur de la joue mais rien n'y pu. Il éclata de rire. Son aboiement résonna dans toute la chambre. James et Orphen le tapèrent en toute synchronisation sur la tête, mais il s'en foutait complet et continuait de rire en avouant qu'il adorait la première rime.

— C'est … assez insolite pour un poème d'amour… Par contre je ne pense pas que blasphème soit le mot le plus approprié pour… Tenta de rassurer James.

— C'est le seul mot que j'ai trouvé pour faire la rime avec poème… Avoua Peter, rouge de honte en fixant le sol.

Black repartit de plus belle, se tenant les cotes tellement il riait, Lupin soupira en se frappant le front de la paume de la main et passa sans plus attendre au suivant.

« Revers lunaire,

Si brillante, Si envoûtante,

Tu es belle mais cruelle,

Pourquoi es-tu mensuelle ?

Sais-tu le mal que tu me fais ?

Par ta faute, je suis si imparfait.

Tu as une telle emprise sur moi.

Que j'en tremble d'effroi

Libères-moi de mes chaînes

Rends-moi ma forme humaine ! ».

Le préfet s'empourpra de gêne. Les Maraudeurs se lancèrent un regard de connivence mais n'émirent aucuns commentaires. Orha comprit l'allusion mais fit mine de ne pas comprendre le sens du poème. Remus se racla la gorge et déroula le dernier.

« Trois secondes,

Un. Nos regards se sont croisés,

Deux. Mon cœur s'est emballé,

Trois. J'ai su que j'avais succombé,

En trois secondes,

Je suis tombé amoureux,

En trois seconde,

Je me suis sentit fiévreux,

Contaminé par ce sentiment,

Mon doux châtiment ».

Lupin cligna des yeux et se mit à sourire, James entrouvrit la bouche, ses lunettes ayant glissé de son nez, puis se mit à balbutier comme un idiot n'arrivant pas à prononcer le moindre mot. Peter avait les yeux brillant d'admiration et hocha la tête avec énergie, ravi. Sirius haussa les sourcils en fixant l'auteur de ce poème qui se mit à rougir, et tenta de dissimuler sa gêne en cachant son visage de ses mains.

— Co... Comment tu as fait pour écrire ça ? Demanda Potter arrivant enfin à aligner deux mots.

— À qui tu as pensé ? Demanda en toute innocence le blondinet.

Orphen se mordit la lèvre, se demandant que répondre. Son regard se dirigea inconsciemment vers Black qui écarquilla les yeux, en interceptant le regard de son camarade, il sentit ses joues se mettre à chauffer brusquement. Orha baissa immédiatement son regard et déglutit, puis dans un rire nerveux, elle se passa la main dans les cheveux et déclara qu'elle l'avait écrit « comme ça ». Sirius ne détacha pas son regard d'elle encore sous le choc de ce qu'il pensait avoir compris.

— Bien... Je pense qu'il n'y a pas à faire de vote. On retient celui d'Orha ? Demanda Remus.

— Ça c'est sûr... Balbutia James.

Retour devant la salle Commune des Pouffsouffle...

Peter prit une grande inspiration et s'avança vers Rosalyn lorsqu'elle sortit. Pettigrow avait pris le courage de demander à un des élèves de la maison d'aller la chercher. La jeune fille s'approcha immédiatement du blondinet et joua nerveusement avec ses cheveux, n'osant le regarder dans les yeux. Le Gryffondor lui tendit, les mains tremblantes, le poème « Trois secondes ». Johnson accepta la missive, ses joues se colorant délicieusement. Peter recula alors d'un pas, puis d'un autre et se retourna brusquement. Il regarda droit devant lui, ignorant ses amis, qui avaient repris leur cachette ridicule, puis d'un coup, détala comme s'il avait le Sinistros à ses trousses, abandonnant Rosalyn, les Maraudeurs et Orphen, qui le regardèrent s'éloigner en clignant des yeux. Ils n'avaient pas prévus « ça »...